Skip to content

UN BON RATIER

23 août 2015

On livre encor nos auteurs

Aux censeurs, aux inspecteurs,

Rats de cave littéraires…

(Béranger, La Censure, août 1814)

Emmanuel Ratier n’était pas vraiment ma tasse de thé disons politique, mais lui au moins avait quelques scandales salutaires à dénoncer et quelques analyses du milieu politicard, ce nid à rats, qui détonaient fort face à l’ennui, le conformisme mondialo-sioniste et la niaiserie d’une pseudo-critique de gauche ou gauchiste exsangue et confinée dans l’imbécillité « antiraciste » et « antifasciste » qui n’est que la forme extrême, comme on le voit tous les jours (cf. le gouvernement « socialiste), de la « démocratie » totalitaire ou du totalitarisme « démocratique » pouvant aller jusqu’à « jouer » avec la barbarie, les barbaries.

C’était un émule de Henry Coston, et quelqu’un de la lignée investigatrice de Pierre Péan.

Sa mort est à l’image de sa vie : il aurait présumé de ses forces physiques et serait mort d’une crise cardiaque en faisant de la spéléologie dans quelque gouffre ardéchois. Autrement dit, en grand fouineur de l’ombre, en vrai ratier, loin du spectacle du monde, confronté à la dureté de la nature, des dédales de la croûte terrestre, de la nuit des temps et de l’humidité ambiante…

La librairie qu’il tenait a reçu deux fois au moins (ainsi que son appartement !) la visite des grands « démocrates » et « progressistes » « antifascistes » et « antiracistes » patentés, ces derniers étant assez débiles pour projeter de la peinture rouge sur n’importe quel livre. Y compris des livres qu’ils auraient pu estimer. Mais estiment-ils quoi que ce soit, hormis eux-mêmes et leurs très courtes idées ?

Il est arrivé la même chose il y a déjà plusieurs années du côté de la librairie Roumaine anti-totalitaire de Paris, le libraire d’origine roumaine ayant eu l’outrecuidance d’afficher à la vente des ouvrages révisionnistes. C’est ainsi que je possède un épais volume d’un Atlas linguistique roumain (dont je n’ai pas encore bien compris la teneur révisionniste) à la tranche barbouillée de peinture rouge…

Quand je pense que ces pauvres types (finalement barbares) osent critiquer Hitler (pour ne parler que de lui) qui aura organisé quelques autodafés de livres dans les années trente du siècle dernier. 

La connerie humaine est sans limite aucune. Et la connerie de gauche vaut bien celle de droite tous les jours, avec quelques excuses en moins : la droite n’a jamais prétendu dorer le mou et leurrer Populo avec de grands mots creux et mensongers sur des jours meilleurs; bien au contraire. Et puis finalement, des deux bords, le trop fameux et hypocrite slogan publicitaire « Liberté, Égalité, Fraternité » n’a jamais évoqué que la liberté d’une « élite » du pognon ou de la force d’exploiter (« libéralement » ou étatiquement) la Terre et le Monde sans aucune limite, l’égalité vers le bas pour la masse humaine, et la fraternité d’Abel avec Caïn.

La politicaillerie est un véritable fléau humain, au même titre que le capitalisme et le technologisme (la technique sans retenue, ni morale aucunes).

La sidérante bêtise de gauche (la bien-pensance), qui s’exprime aux quatre coins des feuilles de choux subventionnées, eût voulu que cette librairie fermât. Pensez-vous, on y vend des livres scandaleux (que personne n’est forcé de lire, d’ailleurs !) : « les ouvrages négationnistes [sic] de Robert Faurisson, les Protocoles des Sages de Sion [soit dit en passant, ce livre, qui est comme chacun sait un faux, est quand même par plus d’un point, étonnement prémonitoire], Main Kampf de Hitler [cet écrivaillon sait-il au moins que ce livre se vendait sans problème dans les années quatre-vingt] sans oublier les revues collaborationnistes et les œuvres complètes du philosophe italien fasciste Julius Evola » (le grotesque Michel Eltchaninoff, in Philosophie Magazine [sic!], numéro de mai 2014).

Ah, rien ne vaut n’est-ce pas ?! les œuvres du divin marquis (qui pour moi incarne une forme assurée de barbarie pathologique), les œuvres complètes de Staline et de Mao, celles de Pol Pot s’il en est…

Entendons-nous bien, je ne suis pas pour censurer Sade, Staline ou Mao, mais pour les libertés totales d’expression, de recherche, d’édition et de diffusion… C’est encore un autre sujet. Entre citoyens majeurs, plus la parole est libre, et plus les idées s’échangent, se confrontent, y compris les plus farfelues, extravagantes ou scandaleuses, et plus les excès se dégonflent d’eux-mêmes, plus les fausses avenues deviennent impasses. Et plus on peut prétendre obtenir des consensus réellement démocratiques. Ce qui est actuellement l’inverse dans notre pseudo-démocratie (dite représentative, mais de qui et de quoi ?) à la dérive depuis bien longtemps déjà, totalitaire, totalement intolérante et agoraphobe.

Tout aussi totalitaire qu’une autre plus ouvertement dictatoriale, mais sur d’autres (mauvaises) causes. Dans le genre plus feutré au pays des amorphes. Mais il ne faut pas déroger beaucoup pour voir ce qu’il en est réellement. Les révisionnistes en savent quelque chose. Et rien ne dit que cela ne finirait pas un jour par être aussi sanglant qu’ailleurs. Un certain mois de janvier dernier on a même vu à l’œuvre l’hystérie dominante sidérante des ennemis de la liberté de penser et de s’exprimer sommer les « je ne suis pas Charlie » de se taire, les dénoncer ; dénoncer même des enfants ! La décadence et l’avachissement généraux nous ont fort heureusement privé de quelques assassinats « en règle » de mauvais ou de l’ouverture de camps de rééducation pour tous les mal-pensants. Mais on y viendra peut-être quand la société va nécessairement se raidir, pour ne pas dire éclater et refuser, enfin et dans la praxis, cette sinistre mascarade humaine…

De même, d’un récent succès de librairie d’Emmanuel Ratier (succès « populiste » bien évidemment) : Le Vrai Visage de Manuel Valls, les petits censeurs et autres négateurs des faits établis de Wikimachin peuvent écrire des absurdités comme celles-ci :

« Emmanuel Ratier y affirme notamment que Manuel Valls aurait changé d’avis au sujet du conflit [sic!] israélo-palestinien à cause de sa deuxième épouse, Anne Gravoin, de confession juive [plus précisément sioniste]. Cette thèse [comme s’il s’agissait d’une thèse et non d’un fait avéré dont on a des témoignages écrits et audio-visuels !], en vogue au sein de l’extrême droite depuis 2011, est relayée [ah, relayée] en particulier dans la mouvance constituée par Dieudonné et Alain Soral, ainsi que par l’hebdomadaire Rivarol. [Quelle dialectoque imbécile, quelle diarrhée mentale, quels sont les rapports logiques entre tous ces éléments ?!] Nicolas Lebourg, Valérie Igounet [cette spécialiste universitaire (sic!!!) de l’incompétence anti-révisionniste, cette médiocrité de pensée, cette idéologue sans envergure, il faudra que j’en parle un jour, j’ai quelque chose sous le coude depuis assez longtemps] et Jean-Yves Camus, spécialistes [!!!] de l’extrême droite [sic], y voient un raisonnement typique de la théorie du complot juif [oh, les complotistes!], dans la lignée des thèses antisémites d’Édouard Drumont. [quelle litanie ! et la boucle débile est bouclée, comme en un psaume radotant de l’Ancien-Testament]. »

Je ne sais pas si on peut faire mieux dans la nullité de pensée, dans le refus des évidences et des réalités patentes, et surtout dans le néant d’analyse à la Zigounette. Cette femme a des rats dans la tête. Déjà se spécialiser « à vie » dans « l’étude » d’un milieu haï, faut être pas mal masochiste pour se lancer, et surtout perdurer. Être spécialiste du néant (à l’entendre ou la lire) et du Mal absolu. Il faut le faire. De même en est-il de faire une thèse sur du rien annoncé ! C’est finalement n’avoir rien à dire de propre, n’avoir rien à défendre soi-même. Ensuite, les seuls vrais complotistes ne sont-ils pas plutôt les soi-disant anti-complotistes qui mélangent tout et font des rapprochements entre des faits qui n’ont aucun rapport entre eux ? Comme ici où tout serait réglé à l’aune de certaines relations politiques ou ponctuelles entre les gens. Et rien d’autre… Caprices critiques affligeants d’anti-ratiers inconséquents.

Bon !… mais revenons à Emmanuel Ratier de qui nous citerons les principaux titres, ouvrages qui ont le mérite au moins de déranger ou de remettre quelques bonnes idées en place :

Encyclopédie politique française, deux volumes ;

– (en collaboration) Mystères et secrets du B’naï B’rith : la plus importante organisation juive internationale ;

(avec Henry Coston) Encyclopédie des pseudonymes, deux volumes ;

[anonyme], Le Vrai visage de Patrick Gaubert : le conseiller très spécial de Charles Pasqua ;

– Les Guerriers d’Israël : enquête sur les milices sionistes ;

(sous sa direction) Le Vrai Visage de Jacques Chirac : les secrets d’un président;

Encyclopédie des changements de noms, deux volumes (période de 1963 à 1997);

– (sous sa direction) Au cœur du pouvoir : enquête sur le club le plus puissant de France, deux éditions, dont la seconde augmentée ;

Ras l’front : anatomie d’un mouvement antifasciste, la nébuleuse trotskyste ;

Les Chrétiens de gauche — le réseau Gaillot, Golias et les Goliards réunis, droits et libertés dans l’Église, nous sommes l’Église, etc.

Publicités

From → divers

Commentaires fermés