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LE QUESTIONNAIRE DE PROUST

19 juillet 2015

On vient de me rappeler l’existence dudit « questionnaire de Proust ». Cela m’a donné l’envie d’y répondre moi aussi. Je l’ai fait avec ce qui m’est venu plus ou moins en premier à l’esprit et sans trop réfléchir.

*

Ma vertu préférée.

La vertu en soi et le désintéressement sans aucune arrière-pensée.

La qualité que je préfère chez un homme.

Son humanité.

La qualité que je préfère chez une femme.

Sa féminité.

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis.

Leur amitié.

Mon principal défaut.

Ne vivre que dans l’émotion, m’intéresser à tout et donc me disperser sans fin ni remède, la « naïveté » et enfin penser que je n’ai aucune qualité ce qui finit par jouer bien des tours.

Mon occupation préférée.

L’écriture et la musiquette.

Mon rêve de bonheur.

Le bonheur ne peut pas exister, nous sommes mortels.

Quel serait mon plus grand malheur ?

Pour ne parler que de moi et non de mon entourage, mourir avant d’avoir achevé ce que j’ai entrepris, ou devenir aveugle ou me mettre à penser et à réagir sur tout « comme tout le monde ».

Le pays où je désirerais vivre.

La contrée des rêves et le pays des jouets de Pinocchio, l’île d’Avalon ou le monde irréel de Don Quichotte. Et plus généralement le monde de la gratuité, de la rareté et de l’inutilité.

La couleur que je préfère.

Le noir sans doute, mais aussi le jaune du Soleil sans qui nous ne serions rien, mais encore toutes les demi-teintes ou couleurs mêlées, changeantes et moirées, indéfinissables, comme celles des nuages ou de la nature terrestre.

La fleur que j’aime.

Toutes, de la plus noble à la plus humble, même fanées.

L’oiseau que je préfère.

Tous, du plus visible au plus discret, ou le plus banal.

Mes auteurs favoris en prose.

Pour m’en tenir à la seule littérature, Rabelais, Cervantès, le Rousseau autobiographique, Nerval, Barbey d’Aurevilly, Bloy, Céline, et tant d’autres connus ou inconnus, français ou non. Ou à la philosophie au sens large : La Boétie, Max Stirner, Nietzsche…

Mes poètes préférés.

Marie de France, Rutebeuf et Villon, La Pléiade, Théophile de Viau et autres baroques, Scarron, Chénier, Aloysius Bertrand et autres petits romantiques, Baudelaire, Verlaine, Lautréamont, Samain, Péret, et tant d’autres… etc.

* Mes dramaturges préférés (ajouté par moi).

Pierre Corneille, le pseudo-Molière, Marivaux, Musset, Labiche, Courteline, Feydeau… et pour m’en tenir à la seule France.

Mes héros dans la fiction.

Les déchus, les perdants, les rejetés de toutes sortes.

Mes héroïnes favorites dans la fiction.

Idem.

Mes compositeurs préférés.

Debussy, Ravel, Duparc, Satie, Puccini, Le Flem, Chostakovitch et tant d’autres de divers pays, dont de plus anciens.

Mes peintres favoris.

Pratiquement toute la peinture et toute la sculpture depuis les origines jusqu’aux premières décennies du XXe siècle.

Mes héros dans la vie réelle.

Aucun, ou bon nombre de perdants, très généralement anonymes; ce qui est la même chose apparente à l’aune du spectacle dominant.

Mes héroïnes dans l’histoire.

Toutes les femmes connues et inconnues mortes de l’intolérance et de la guerre, les « sorcières » brûlées vives, Madame de Lamballe, les tondues de 1945. Et bien d’autres plus anciennes, ou jusqu’à nos jours y compris.

Mes noms favoris.

Ceux des personnages que j’admire ou que tout simplement j’estime. Et ceux de mes proches, amis, connaissances.

Ce que je déteste par-dessus tout.

L’humain trop humain, la grégarité, le conformisme et la bêtise. La bassesse, la médiocrité et l’inhumanité, en particulier celle des majorités et de toutes les épurations.

Personnages historiques que je méprise le plus.

Dans le domaine politique et guerrier, la liste est infinie (les seuls guerriers que je tolère sont ceux qui ne font que se défendre comme Vercingétorix). Dans le domaine scientifique : tous ces « savants » fous genre Oppenheimer et escrocs genre Einstein.

Le fait militaire que j’admire le plus.

Aucun, je hais la guerre en soi.

* La réforme que j’estime le plus (du modèle originel anglais de questionnaire qui date de 1860 environ, dénommé Confessions ).

Aucune étant favorable à un chamboulement total de la société, avec la fin de la dictature capitaliste et une nouvelle constitution réellement démocratique (cum statuere).

Le don de la nature que je voudrais avoir.

N’ayant que le travail, à défaut du génie j’aimerais avoir tout simplement du talent.

Comment j’aimerais mourir.

En un instant, ou inconsciemment, et à l’heure que j’aurais choisie.

État d’esprit actuel.

Le même que dans la cour de récréation dès la maternelle : triste humanité !

Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence.

Les erreurs de jeunesse.

Ma devise.

Plusieurs mais présentement : bien faire et laisser dire !

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