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HITLER OU LA BONNE OCCASE

30 juin 2015

Je lis en quatrième de couverture du livre de Raoul Vaneigem Ni pardon, ni talion :

«  » Plus jamais ça ! » : tel était l’objectif de la définition du crime contre l’humanité, adoptée en 1945 pour sanctionner les criminels nazis. Pourtant, depuis, massacres et génocides n’ont pas cessé. Et nous vivons dans un monde où le pouvoir réclame toujours plus de désordre pour imposer sa protection mafieuse, plus d’inhumanité pour donner du brillant au mensonge humanitaire. Dans ce monde, que peut signifier la justice ? « 

Rien, puisque le présupposé lui-même est faux.

Les vainqueurs furent tout autant criminels sinon plus que les vaincus.

Financement des uns et des autres, de tous les bords, par la maffia bancaire mondialiste, ce ne sont pas les nazis.

Bombardements de civils à grande échelle, bombes incendiaires, bombes atomiques (fruits de cerveaux « savants » malades), Dresde, Hiroshima, Nagasaki, le summum, ce ne sont pas les nazis.

Et le procès de Nuremberg fut aussi grotesque et mensonger, torturant et terroriste qu’un procès stalinien.

Extermination par millions de paysans, d’ouvriers, de simples gens ou d’intellectuels, et autres mauvais sujets, goulag, ce ne sont pas les nazis.

Les deux principaux vainqueurs, les deux impérialismes de ces temps-là valaient leur pesant de dégueulasserie.

La guerre froide, le stalinisme, le maccarthysme hystériques, ce ne sont pas les nazis.

Et de nos jours, la guerre permanente de l’impérialisme capitalisme, ce ne sont pas « les fachos ». Ou alors il convient de redéfinir ce mot pour l’appliquer à l’impérialisme contemporain lui-même, à la barbarie et au double-jeu permanent « démocratiques ».

L’amoralisme, ou plus exactement l’immoralisme sadique intrinsèque, et l’inhumanité foncière des seigneurs du monde, voilà certainement le vrai « fascisme« , ou le vrai « nazisme«  (du moins tels que les bonnes âmes pourraient l’entendre) or il se fait qu’il est largement « démocratique » et qu’il s’accommode fort bien de régimes plus ouvertement totalitaires ou d’autres destructeurs de civilisation. Il n’aime surtout pas celui qui lui tient tête et qui est ipso facto rangé dans son camp à lui du mal.

C’est la loi du Capital. La chienlit, l’inhumanité, la mort. La morbidité. Le cynisme du plus fort. Et non la sagesse du meilleur.

Et c’est aussi, malheureusement, le fond pervers et cannibale de la sale mentalité humaine.

Sur une Terre surpeuplée en humains, le premier parasite de la Nature et le premier prédateur et annihileur de l’Homme, c’est l’homme lui-même, ce triste animalcule de l’Univers.

***

Et je lis encore :

« … si le capitalisme et l’humanisme de façade ont rompu avec la loi du talion, le rôle de la justice se borne depuis à limiter les excès d’un système inhumain. Pour autant, le pardon n’est pas une alternative à la punition : loin de rendre les hommes meilleurs, il les endurcit dans l’idée de la fatalité et de la compassion. »

Certes on a rangé la guillotine au Musée des Horreurs Historiques, mais au nom d’un progrès dont on voit bien toute la perversité et le mensonge. C’est le progrès hygiéniste, qui cache la mort qui est à nos pieds d’occidentaux*, et qui abhorre l’artisanat. Qui se complaît dans la mise en spectacle médiatique de l’infamie guerrière loin de nos bases dans les formes modernistes des « technologies de pointe ».

De nos jours, une tête coupée en France fait plus peur et semble révéler plus de barbarie que des milliers d’indigènes palestiniens étripés par desdites bombes à uranium appauvri, qui ne sont pas moins pauvres de destruction et de radioactivité (cf. un prochain article).

Le capitalisme et l’humanisme de façade ont modifié la loi du talion. Le capitalisme et le pseudo-humanisme ont rompu de façade avec la loi du talion.

Qui ne voit pas aussi que cet « humanisme », et que bon nombre d’associations humanitaires ne sont pas neutres. Il n’est pas toujours faux de dire qu’elles peuvent déroger à l’aide humanitaire désintéressée. La forme extrême de ce pseudo-humanisme « démocratique » a nom « droit d’ingérence » (expression inventée je crois par le crétin et accessoirement médecin Khouchner, le juif du Pape gaucho-droitier qui a fui au bout d’un an, jeté dehors après avoir instauré le bazar au Kosovo).

Certes encore, la justice remet régulièrement dans la Nature les psychopathes et les sociopathes. Est-ce un progrès ? Il est vrai aussi que les plus grands psychopathes et sociopathes « dirigent » le Monde, maintiennent le Monde sous leur coupe folle.

Enfin, je ne vois pourquoi il faudrait lier en une seule expression « l’idée de la fatalité et de la compassion ». Je ne vois pas en quoi la compassion qui est la forme première d’humanité serait à ranger à côté du trait négatif de la fatalité.

Si, je me doute : la compassion, la charité, sont des notions que l’on retrouve aussi dans le christianisme et l’islam (mais aucunement dans le judaïsme, religion tribale et matérialiste du mal absolu, donc des mythes du mal absolu). Mais ces religions n’ont pas le monopole de la compassion ou de la charité. Ni encore moins celui du sacré.**

Quitte à choquer, et est-ce choquer ? je dirais même que l’on peut être parfaitement athée tout en ayant le sens du sacré. C’est même ce qui différencie l’athée imbécile, intolérant et persécuteur, bassement matérialiste ou ridiculement petit hédoniste, de l’athée ouvert, tolérant et non persécuteur, hautement idéaliste, mais pas en soi ennemi du bonheur (cette douce ou cruelle utopie).

* la loi du talon, si je puis dire.

** on peut ajouter qu’en religion, le fatalisme est la forme populaire de la prédestination, si prisée par les « élites » protestantes et les « élites » siono-talmudiques.


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