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À PROPOS D’UN INCONNU : ANDRÉ VIATOUR.

11 juin 2015

André Viatour (1929-1986?) est un écrivain belge, romancier et poète, qui collabora à quelques revues tels le vénérable Thyrse (qui devait mourir en 1968) ou Empreintes (revue bruxelloise d’Herman van den Driessche qui exista de 1946 à 1951 semble-t-il) et publia trois livres vers le milieu du siècle dernier. Personnage curieux et tourmenté que connut Olivier Mathieu vers la fin de sa vie (celle de Viatour). Il l’évoque dans certains de ses ouvrages.

Les livres de Viatour, trois romans en partie autobiographiques, ou du moins où il mit beaucoup de lui-même, sont : Amparo (A l’enseigne du plomb qui fond, Paris, 1948), Voyage dans l’impasse (L’Écran du monde, Bruxelles, 1950) et L’Étudiant d’Oslo (Julliard, Paris, 1953).

On possède le titre d’au moins deux ouvrages de lui jamais publiés, et sans doute jamais écrits : Les Clients du tabou et Le Sang et la vigne, qui aurait été (comme par hasard et comme on va le voir) une biographie romancée de Giuliano. Il faut dire que 1949 avait été l’année de la sortie du film d’Aldo Vergano : Giuliano, bandit sicilien (titre original : I Fuorilegge).

Enfin, les dernières années avant sa mort (par suicide), il travaillait à un ouvrage dont il ne demeure qu’un très court manuscrit, l’équivalent d’un chapitre, qui a été publié par Raymond Ceuppens, sous le titre de : Extrait de mon roman (Éditions du noyé, Namur, 1993). Pour être complet ajoutons que la Bibliothèque Royale de Belgique possède des lettres de lui ou à lui envoyées (dont de la famille Mathieu).

Il faut dire qu’il avait passé plusieurs décennies à affirmer autour de lui : « je me suiciderai », ce qui faisait rigoler tout le monde.

Entre les deux, pour le dire en quelques mots, il fréquenta les idées staliniennes tout en subissant une déchéance morale (et si j’ai bien compris, une certaine misère sexuelle) qu’il noya dans l’alcool, à partir de je ne sais quelle époque, rejeté de tous ou presque. Et pour l’exprimer d’une autre manière, il défraya la chronique plusieurs fois. En particulier autour de 1960.

Mais laissons la presse de l’époque évoquer son histoire.

Aujourd’hui ce sera la revue Moustique – TV Radio dans son numéro du 21 janvier 1960 que nous allons feuilleter en nous arrêtant aux pages le concernant :

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L’Athénée Fernand-Blum de Schaerbeek :

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Je me plais à imaginer qu’André Viatour ait pu croiser dans la rue, et qui sait ? dans cette école dont il aurait été chassé, Jacques Brel, né comme lui en 1929, ou Jean Roba (né en 1930) l’auteur de la bande dessinée Boule et Bill (un tout autre genre). Tous deux nés à Schaerbeek.

Enfin… Viatour fut quand même responsable de la mort d’une personne lors de l’incendie d’un cinéma… Quant à Marcel Dieu : le nom du libraire anarchiste à béret, cela ne s’invente pas ! Pour ce qui est de son cas, on dirait une blague. Je reviendrai sur ce personnage attachant, grande figure du mouvement libertaire en Belgique.

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Le cinéma Agora de Bruxelles ouvert en 1922, disparu en 1959 suite à un certain incendie. (Collection Archives d’Architecture moderne Bruxelles)

(à suivre)

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