Skip to content

NOTE ADDITIVE

30 avril 2015

Je viens d’évoquer "l’inceste, bien tribal celui-là."

Ce qui peut lui ressembler relève des panthéons de nombre de religions païennes anciennes. Ou par exemple, de certaines pratiques successorales pharaoniques (à l’image de ces religions antiques). Mais il s’agit d’un inceste entre personnes de même génération, et il ne faut pas se leurrer sur les mots "frère" et "sœur". Du moins, est-ce ainsi que l’on traduit certains mots. Encore faudrait-il savoir exactement ce que ces termes recouvraient au temps des pharaons des époques anciennes. Frère, demi-frère, cousin germain, petit-cousin, membre plus éloigné de la caste dirigeante ? De plus, les mâles de cette caste étaient généralement polygames. D’ailleurs, il y eut des pharaons ou des épouses de pharaons de plusieurs origines : chamique, nubienne noire, hittite, hellène, ou (probablement) métis de diverses sortes. Et Cléopâtre elle-même, en fin de civilisation était d’origine grecque. Les études ADN de momies confirment ce fait.

J’ajouterai que l’inceste tribal courant, ordinaire, est en contradiction avec un interdit quasi universel, respecté par toutes les sociétés, y compris celles que l’on nomme "primitives" ; interdit qui impose de ne pas se reproduire entre proches, entre membres d’une même tribu, interdit non pas culturel mais avant tout biologique de base qui repose, sans doute aucun, sur une observation ancestrale d’une réalité première, une banalité sociale de base : une société qui accorde trop de place à la proximité et refuse la diversité est une société qui dégénère comme tout élément de la nature ; il n’est que de voir le fléau des mariages consanguins entre cousins germains dans les sociétés rurales occidentales de ces derniers siècles, et ceci jusqu’à une époque relativement récente, pour le constater.

D‘ailleurs, toute cette histoire de peuple lié par le sang et la religion n’est qu’un vaste bluff, une esbroufe hypocrite ; une approche synchronique semble montrer cette réalité, du moins en certains milieux, mais une approche diachronique et biologique révèle que les juifs sont des sang-mêlés comme les autres. Déjà il y a quelque contradiction à prétendre que l’on est juif par la mère tout en portant un patronyme et non un matronyme. Il est bien connu également, que comme partout, les hommes (les mâles) ont toujours su déroger aux règles et à certains interdits. En temps de paix déjà, et en temps de guerre encore plus, moment sans foi, ni loi, et rarement de grandeur.

À ceux qui me diront : mais, il ne s’agit pas de reproduction, juste d’amour, je répondrai : non, il s’agit de satisfaire bassement ses instincts animaux sans retenue sociale, culturelle, ou simplement humaine. À son unique bon vouloir, surtout en cas de différence de génération. Et je crois que nombre d’animaux ne s’abaissent à ces choses. Pour qu’il y ait un tout début d’amour, il faut qu’il y ait un libre accord, une libre conscience de ce que l’on fait, toute absence de contrainte réciproque tant entre majeurs qu’entre mineurs. En deçà, il y a viol, violence, abus de sa force ou de son autorité… décrépitude morale et sociale, lâcheté intrinsèque, et ceci tout aussi bien en haut qu’en bas de la société ; généralement plus en haut qu’en bas. Même si généralement il y a le seul bas à en subir pleinement les conséquences.

Publicités

From → divers

Les commentaires sont fermés.