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Je lis aux gazettes de ce jour : il y a 70 ans, les Françaises votaient pour la première fois

29 avril 2015

Encore un petit coup de révisionnisme :

C’est de Gaulle, gnagna, le grand homme (plus de deux mètres de haut), gnigni, gnognote, etc.

Et d’une : qu’est-ce que ça change ? Comme les hommes, un grand nombre de femmes sont de nos jours du grand Parti des Abstentionnistes (et accessoirement des votants blancs ou nuls), premier parti de France et de loin. Ladite démocratie représentative tombant toujours plus en décrépitude et en désuétude. Jusques à quand ? À quand une nouvelle Constitution ?

Et de deux, ceci est partiellement faux, ou pour le moins bien schématique. Illusoire, ou plutôt illusionniste. Poudre aux yeux. Seuls des féministes effrontés ou des journaleux aux connaissances historiques limitées (limitées à la "glorieuse république", celle qui n’arrêta en rien le colonialisme, bien au contraire, puisque qu’elle considérait faire “œuvre de progrès” auprès des "sous-hommes" indigènes) peuvent être aussi réducteurs.

Sous l’Ancien Régime indépendamment d’élections corporatives masculines par exemple, ou d’élections au niveau des cités (communes), il existait des élections locales. Au temps des rois, chaque feu (chaque famille) avait une voix lors de l’élection des conseils de fabrique (conseils gérant les paroisses), l’équivalent de nos conseils municipaux. C’est le chef de famille qui votait, l’homme s’il était présent, la femme s’il était absent (par exemple en mer, ou mort, etc.). On nous dit même que des femmes pouvaient siéger dans ces conseils.

Certes c’était la noblesse, la petite-bourgeoisie locale, les lettrés du coin… qui généralement siégeaient. Mais est-ce bien différent de nos jours ?

Au début de la Révolution, les femmes ont pu voter une fois (mais sans pouvoir être candidates) en 1789 lors de l’élection des représentants du Tiers-État aux États Généraux, à la demande du tyran bien connu Louis XVI.

Droit de vote accordé aux femmes du Peuple qui fut bien vite retiré par la Constituante "révolutionnaire" bourgeoise.

Puis pendant longtemps au XIXe qui retomba dans la monarchie, ce fut le suffrage censitaire, seuls votaient les gens qui payaient un certain niveau d’impôt, les plus riches donc.

Cela dit si les "bons républicains" en 1848, ont institué ou réinstitué le droit de vote "pour tous" (tous : les hommes, les mâles), ils se sont bien gardés, quand ils ont repris définitivement le pouvoir après 1870/71 ou pendant bien longtemps, d’étendre ce droit aux femmes considérées comme attachées aux traditions, à la religion, donc conservatrices, réactionnaires, "obscurantistes". Êtres inférieurs, amies du prêtre et du noble.

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