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DIEUDONNÉ : L’HOMME, SUITE

25 avril 2015

Je ne suivais plus depuis plusieurs mois les activités de Dieudo Blabla (comme a pu le nommer Ahmed Moualek, alias Kader de Bobigny), j’avais constaté son confusionnisme de plus en plus accentué (défense d’une cause ou simple moquerie finalement porteuse de tout, y compris caricature du combat antisioniste, propos de plus en plus mesurés), son obsession de remplir des salles (« par chez moi le magot » et non pas « développement des idées anti-sionistes ») avec sans doute l’idée simpliste que c’était une preuve de son talent toujours plus mirobolant (pour le dire autrement : sa tête enflait à la vitesse du gonflement de ses comptes en banque…), ses allusions permanentes à l’argent et autres histoires récurrentes et alambiquées de pognon (c’est là que je me suis souvenu qu’il avait appelé à la charité publique, et qui ? des pauvres pour une bonne part, lui le friqué), son goût pour la « procédurerie » avec sa kyrielle d’avocats, le passage de publicités (bien évidemment payantes) dans ses vidéos, la manière de toujours se réfugier derrière les autres du genre : « comme dirait mon directeur de publication, allez tous… », son recours presque obsessionnel à toujours les mêmes « gros mots » qui tournent en rond comme du Bigard…

Au début, on ne le voit ni ne l’entend pas, mais progressivement tout devient plus clair. J’avais également remarqué qu’il lançait beaucoup de choses sans suite (je l’ai remarqué la première fois avec la pétition contre la Licra). Enfin, son histoire d’ananassurance m’a paru dès le début grotesque, surtout le discours qui allait avec : on va s’émanciper… Enfin, j’ai également remarqué que celui qui se présentait comme un ennemi de la pleurniche sioniste, était également un pleurnichard de première.

Il s’avère donc que ses « idées » « politiques » ne recouvraient finalement rien de bon, ou qu’il n’était maître de rien et déléguait à des abrutis ou plus exactement à des malins assoiffés de fric. J’apprends maintenant que ce même Dieudo a un vrai problème avec le picaillon (connu du Tout Paris, du chaud-bise, déjà exprimé par Semoun il y a longtemps, redit par Moualek ces derniers temps ; mais pas des petits qui le soutiennent ; ou de gens comme moi qui voient tout ça d’un peu loin). Cette histoire d’assurance, je voyais mal en quoi ce pouvait être un acte émancipateur de quoi que ce soit, puisqu’il était basé sur le pognon et finalement sur la simple idée de faire des économies (et comme on peut le voir aujourd’hui : à quel prix ?)

Je viens donc d’apprendre par Laurent Louis et Ahmed Moualek que cet homme imbu de sa personne, de plus en plus volumineuse, enflant comme la grenouille de la fable, était un pingre, n’avait que mépris pour son entourage et une clique de parasites, de vasouillards et de disciples (dont je supputais vaguement l’existence), aucune reconnaissance pour les uns et les autres, surtout pour ceux qui pourraient lui faire ne serait-ce qu’un tout petit peu d’ombre.

Petit exemple, mais il y en aurait des dizaines du même genre (on les connaîtra quand certains voudront bien l’ouvrir pour achever la bête). Attention, on va tomber dans le glauque. J’ai appris que cet ange de la paix, ce parfait jésuite (qui se dit chrétien quand ça l’arrange) avait rien de moins que cassé la figure il y a quelque temps à la personne qui tenait son site Internet, un maghrébin.

De sources qui ne semblent pas relever du fantasme (mais pas vraiment mises au grand jour), on apprend que le salarié de Dieudonné subissait les avances appuyées, ou pour le dire autrement un harcèlement sexuel de la part de la présente femme de Dieudo que certains dépeignent comme disons « hystérique ». Ce qui est assuré est qu’elle est l’ancienne femme du roi (du moins, c’est ce qui se dit publiquement, je ne suis pas spécialiste en ce domaine) du cinéma porno français. J’ai également appris que Dieudonné avait loué sa maison pour y réaliser deux films pornos. Ce qui semble révélateur du goût du blé du comique, et du milieu dans lequel baigne Dieudonné. Bien chaud, bien parigot ! Totalement intégré, imprégné des pires aspects de ce monde politico-médiatico-spectaculaire en déconfiture, de cette fin d’empire.

Mais pour en finir avec cette anecdote, j’ajoute que le harcelé, devant son refus d’obtempérer devant madame, puis suite à son refus de signer sous la contrainte une lettre de démission devant monsieur, a été congédié comme un malpropre, gratifié en prime de deux yeux au beurre noir octroyés par l’amant de Jésus au fidèle d’Allah.

Notons que celui-ci avait apparemment un contrat de travail, ce que n’est pas le cas de plus d’un chez l’esclavagiste anti-esclavagiste et sa compagne qui vont jusqu’à dépouiller tous les petits qui gravitent autour d’eux. Tout est à vendre chez Dieudo, rien ne se donne : du moindre élément substantiel au tricot de rebelle surfacturés, en passant par les billets de spectacles annulés par la Justice (prix actuel : 49 euros) remplacés (au bout d’un an) par deux ou trois DVD de spectacles reproduits pour trois sous. Preuve de grande générosité pour lui. Il a le culot du vrai bonimenteur. Vente forcée d’un stock à prix prohibitif, pour moi. Tout pendant que madame semble confondre les biens de son entreprise de production (qui semblerait être à son nom et à celui de la mère de Dieudonné, prête-nom évident du fils) avec les siens propres. Je parlerai une autre fois du patrimoine du pauvre qui fait la manche pour payer ses amendes. Ignoble ! pour moi maintenant que je me suis enfin penché sur l’individu, grâce aux dires de Louis et de Moualek trouvés un peu par hasard sur Internet.

Je me dis finalement, le fric, l’exploitation, la violence contre les plus faibles, je ne vois pas en quoi il se différencie de l’avant-garde auto-Élue dont il est ou était si prompt à faire la critique acerbe. Dans ce monde de faux amis et de salauds Soral, me dit-on, ne serait pas le dernier à dire de Dieudonné, son « grand ami » : « finalement, Dieudo, c’est un vrai juif ». Ce qu’on pourrait également dire de Soral d’ailleurs (j’en parlerai également une autrefois).

Voici maintenant un communiqué sidérant qui date, qui date du 12 décembre 2014 :

Quenel+Communiqué : Dieudonné propose la paix

12 décembre 2014 (oui, je sais, j’ai un léger retard…)

Courrier adressé ce matin au ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, à Gilles Clavreul, délégué interministériel à la Lutte contre le racisme et l’antisémitisme, ainsi qu’à 500 journalistes.

Il sera envoyé également dans la journée aux 577 députés de la Nation.

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Il y en aurait à dire sur cette lettre pathétique de reniement et commenter (mais je n’en ai ni le temps ni le goût) ; ce qui me fait le plus rire (jaune) c’est le passage sur « la qualité d’artiste » ; personnellement je n’ai jamais réclamé ma qualité de quoi que ce soit, et de ce que je suis, pour de vrai ou pour de rire, à qui que ce soit.  Et bien sûr : « Dieudonné propose la paix » !!! Surréaliste.

Mais je comprend bien l’idée : Dieudonné ne fait pas de politique mais… seulement de la bouffonnerie où il se fout aussi bien de la gueule des uns que des autres (mais rarement de lui-même), et en particulier des sionistes et du shoah-business, ainsi que de son public, de son entourage et pire : de la cause antisioniste (ce qui est bien l’essentiel du personnage). Donc moins qu’un bouffon du roi, notre client n’est qu’un pitre pitoyable.

Certains ex dieudonnistes se posent même la question de savoir s’il y a quelque second degré dans ce qu’il dit. On pourrait continuer en se demandant s’il a vraiment de la compassion, pour les palestiniens par exemple ; et si tout n’est pas réclame chez lui. Rappelons-nous ces (je condense) : « Valls est mon meilleur attaché de presse, continuez à parler de moi, ça remplit les Zénith ». Là aussi que cachait réellement ces mots, Monsieur Harpagon ? Voilà l’état des lieux à ce niveau ; lieux à laisser aussi propres en partant qu’en arrivant, comme chacun sait.

Et qu’est-ce que c’est que ce recours permanent à la Justice et cette demande de conversation « au sommet ». Juste en-dessous du Soleil. Entre gens de qualité.

Depuis, il y a eu Charlie et « je me sens Charlie Coulibaly ». Je suppose donc que les autorités et les patentés sionards de service ont dû bien rigoler et dire : « Cause toujours mon con ! Et surtout continue : tu fous en l’air tout seul une partie du mouvement. » Comme, de son côté, Soral a foutu en l’air une autre partie du mouvement (j’en parlerai une autre fois).

Je n’ai pu me procurer une vidéo de décembre ou janvier où le pauvre homme, de ce que j’en lis, renie tout son combat, qui n’était finalement qu’un jeu, une taquinerie, une agacerie de mauvais gamin, une potacherie, comme il jouait avec Faurisson par exemple, ou avec des taulards de la pire espèce, ou avec son public dont certains se sont retrouvés dans la merde. Et eux, payant cash.

Quand j’énonce ceci je ne veux pas dire que tout un tas de gens ont eu tort de « faire des quenelles » (je ne suis pas un crétin sioniste), mais que Dieudonné n’a pas été assez intelligent, ou trop irresponsable, pas respectueux des autres pour ne pas les avertir des dangers répressifs de certains actes. Je l’ai entendu une fois (une seule) dire quelque chose comme : allez-y, lâchez-vous, prenez vos responsabilités, on a de bons avocats. Mais qu’on fait ses avocats quand certains (dans l’ombre totale) se sont retrouvés sanctionnés de manières diverses ? Rien, bien sûr. De simples mots en l’air, comme souvent chez lui, j’ai l’impression.

Il y a une différence entre la bouffonnerie des planches et le réel. Dieudonné, c’est devenu la perte de tous les repères, la confusion des genres, la confusion totale entre la vie et le spectacle (ce qu’a bien repéré Ahmed Moualek) ; entre la vie réelle, la vie d’une salle de spectacle, et le monde comme mise en spectacle de la réalité par ceux qui nous dirigent. Doublé d’un grave défaut, d’une tare surtout chez quelqu’un qui prétend (prétendait ?) être un anti-capitaliste, un anti-exploiteurs : l’appât du gain.

J’ai déjà dit que le test de l’argent est un test imparable pour connaître la solidité d’une amitié (ou d’un amour) ou d’une idée ou opinion quelconque. Dieudonné n’a rien d’un partageux, d’un généreux, d’un philanthrope. Même pour faire une banale aumône il est réticent. Alors des millions pour des Palestiniens ! Et s’il ne veut pas lâcher son pognon pour les sionistes (amendes, etc.) ce n’est pas par anti-sionisme mais par pingrerie. D’ailleurs, il ne leur a craché que 5000 euros pour commencer (lui qui n’a qu’un chiffre d’affaire de 300.000 à 400.000 euros par mois, mais ça risque pour lui, de ne pas durer !).

Comme dit un anonyme Z (que de masques sur Internet) : « ça n’intéresse pas Mbala Mbala de combattre pour une cause (enfin, ça dépend des jours), tout ce qu’il veut, c’est « créer sa petite arche » qui ne serait en plus même pas en dehors du « système » : il s’agirait simplement de donner votre pognon à Dieudo plutôt qu’a … « ceux avec qui il fait la paix « . »

De même pour son pseudo-parti  Réconciliation Nationale. D’ailleurs il suffisait de voir l' »enseigne » de départ du « parti » : un lion (Dieudonné) et un coq (Soral) pour voir le ridicule du projet. Minable et pas même drôle. Idem de l’ananassurance.

Mais les masques (la succession de masques comme la suite de sarcophages de certaines momies, ou comme les emboîtements d’une poupée gigogne, ou comme plusieurs couches de masques hideux et agressifs de lâches anonymous), les masques tombent les uns après les autres. Le masque du militant antisioniste, le masque du bouffon sympathique, le masque de l’homme généreux, le masque du rigolo, le masque de l’homme intègre, le masque du défenseur des pauvres et démunis, etc.

Par contre, ce qui apparaît dans toute sa splendeur c’est le personnage infatué négligeant la valetaille, finalement sans convictions profondes sauf celles de l’Élection méprisante pour le petit et le pauvre, du culte du Veau-d’Or et de l’Avarice crasse et maladive. La caricature exacte de l’usurier juif et sans pitié doublé d’un sioniste juste à côté du Soleil. Un juif sioniste inversé. Désirant acheter la paix aux sionistes comme il l’a exprimé, revendiqué à la mi-décembre dernière.

J’ajouterai encore que le personnage me semble être un manipulateur de première. Une graine de gourou. En fait il ne respecte personne et donc au final ne se respecte pas lui-même. Il aurait bien mieux fait d’expliquer comme Bigard à propos du vulgaire : si j’ai finalement pris (après avoir quitté mon double Semoun) le domaine de l’antisionisme c’est parce que personne ne s’en occupait. Et parce que ça pouvait rapporter gros, financièrement parlant.

PS voyez les incohérences du personnage qui protestait il n’y a pas si longtemps pour ne pas être viré de « son théâtre » dont il paye une location mensuelle de 15.000 euros à deux sionistes vivant en Palestine occupée.

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