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L’HISTOIRE EN GROS ET AU DÉTAIL

19 avril 2015

Voici quelques morceaux choisis, en forme de thèses ordonnées, d‘un récent éditorial de Rivarol (du moins de ce qui en est accessible à la lecture gratuite), journal qui n’est pas ma tasse de thé mais dont la présente analyse (lucide) recoupe en grande partie ce que je pense. Quand je vois à côté ce qu’ânonne (pour ne parler que de lui), le pitoyable, indigent, et chargé de poncifs Monde (dit) Libertaire !

Cela fait suite à ce que les médiateux nomment quelque chose comme "un nouveau dérapage nauséabond de l’antisémite viscéral Le Pen père".

[Les remarques entre crochets sont de moi]

I

L’idéologie [dite] démocratique qui annihile nos défenses immunitaires, nous empêche de nous protéger et de nous défendre contre nos ennemis, repose depuis 1945, et plus encore depuis les années soixante — et cela n’a fait que s’accentuer depuis — sur un « devoir de mémoire » qui une véritable contre-religion. Laquelle repose sur la morale individualiste des Droits de l’Homme sans Dieu [je dirais plutôt : avec un nouveau sacré, ou plutôt un contre-sacré, un ersatz de sacré, un sacré inversé sans valeurs humanistes aucunes, comme on le voit à suivre]…

II

La religion de la Shoah débouche sur un athéisme pratique même si elle singe les rituels catholiques avec son culte des martyrs (les six millions), des saints (les Justes récompensés par l’Etat d’Israël), ses pèlerinages et processions (à Auschwitz, au Struthof et ailleurs), ses temples et ses cathédrales (les musées de l’Holocauste), ses reliques (les cheveux, les dents des déportés), son hagiographie (les livres d’Elie Wiesel, de Primo Levi), ses martyrologes (les murs et mémoriaux recensant l’identité et le patronyme des victimes), ses lieux de supplice (les chambres à gaz), ses Tables de la Loi* (la Déclaration des Droits de l’homme, le jugement du tribunal militaire international de Nuremberg), ses grands prêtres et ses pontifes (Klarsfeld, Simone Veil), son Inquisition (les tribunaux de la République), sa loi contre le blasphème (la loi Fabius-Gayssot et son équivalent dans une vingtaine de pays), ses juges (les magistrats), sa cité sainte (l’entité sioniste), ses archanges (Tsahal protégeant l’Eretz), ses prédicateurs et ses gardiens (les enseignants et tous les organes dirigeants, qu’ils soient politiques, médiatiques, religieux, syndicaux, économiques et financiers, associatifs, sportifs), ses saintes congrégations (le Congrès juif mondial, le B’nai B’rith, le CRIF, la LICRA, l’UEJF…), son Enfer (tous les nationalistes sauf les israéliens, les révisionnistes, les catholiques fidèles à la doctrine sur le nouvel Israël, à la théologie dite de la substitution [etc.]), ses fidèles (la quasi-totalité de l’humanité), ses mécréants (les révisionnistes[, antisionistes et autres "antisémites", les musulmans…]).

[ajoutons 1/ le mythe fondateur, la suprême légende née de bobards de guerre et sortie d’un jugement de tribunal militaire dont une partie des coupables, voire tous, ont été torturés ! 2/ et des dogmes fort surprenants voire paradoxaux et "hérétiques” tel celui d’un certain jésuite Pape déclarant, tout de go, que : Dieu lui-même n’aurait pu imaginer la Shoah !!!]

III

Si elle singe la religion chrétienne, cette contre-religion en constitue aussi l’inversion : à l’amour elle oppose la haine, à la vérité le mensonge, au pardon la vengeance, au respect des anciens la traque aux vieillards, à l’oubli des offenses l’imprescriptibilité des crimes, à l’esprit de pauvreté l’appât du gain, à l’humilité la volonté de domination, au sens du partage l’esprit de lucre, à la charité le chantage, au respect d’autrui le lynchage, à la discrétion des vertus domestiques le bruit et la fureur médiatiques, à la justice infinie de Dieu la partialité d’un tribunal des vainqueurs jugeant les vaincus.

IV

On nous dit aussi qu’il ne faut pas parler de passé mais seulement du présent et de l’avenir. Mais outre que pour comprendre le présent il faut connaître le passé, qui nous parle ad nauseam des [dites] heures les plus sombres de notre histoire ?

V

Ne nous y trompons pas, ce qui se joue dans cette affaire, c’est la liberté de s’exprimer librement et la capacité de résistance à la pression médiatique, à la police de la pensée, au poids des lobbies, et singulièrement à ce que feu François Mitterrand appelait « l’influence puissante et nocive du lobby juif ».

VI

… Cette question des chambres à gaz n’est pas indifférente par ses implications immenses à la défense de notre civilisation, de notre terre, de notre morale, de notre art de vivre, de notre conception […] de la vie en société…

VII

Ne pas répéter sur ce sujet la vulgate expose à la mort sociale, à l’isolement, à l’incompréhension et à l’hostilité générale. Il y a dans la profession de foi révisionniste une démarche christique — que bien sûr les imbéciles ne voient pas — dont la quasi-totalité des hommes de notre temps sont radicalement incapables. Car nous ne sommes plus à l’époque des convictions fortes, de la croyance en une vérité défendue s’il le faut jusqu’au martyre, jusqu’à la privation de sa vie, de sa liberté, jusqu’à la perte de l’amour d’une femme, de l’affection de ses enfants, de la considération de ses voisins. Ne comptent que les intérêts particuliers et le règne de Mammon. Dans ces conditions il ne faut pas s’étonner que nous perdions toutes les batailles depuis plus de deux siècles. Si l’on n’est pas capable de prendre le risque de tout perdre pour défendre une conviction dont les implications politiques, géopolitiques, financières, morales, métaphysiques et religieuses sont incommensurables, alors c’est que l’on ne vaut rien, que le combat que l’on mène n’a aucun sens et qu’il est perdu d’avance. « Qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la Bonne Nouvelle la sauvera » (Marc 8,35) affirme le Christ dans l’Évangile.

VIII

Il est frappant de constater que ce sont seulement des hommes d’âge, au terme de leur vie politique, et alors qu’ils sont près de prononcer leur Nunc dimittis [je passe la main] qui ont encore l’audace de dire quelques vérités sur le lobby dont on n’a pas le droit de parler, sinon pour en dire du bien ou pour prétendre qu’il n’existe pas.

IX

Cela en dit long sur l’absence de courage, de colonne vertébrale des hommes politiques de notre temps, tous partis et toutes tendances confondus. Ils sont les médiocres laquais, les méprisables valets du nouvel ordre mondial et de son Dogme. A notre époque, on peut tout se permettre**[…] avouer comme Frédéric Mitterrand que l’on se rend en Thaïlande pour faire du tourisme sexuel [pédérastique], mais on ne saurait aborder librement le sujet des chambres à gaz homicides.

***

* Il me souvient d’avoir écrit autour de 1990 un texte que j’avais titré "Les Tables de la Loi Occidentale" (petit texte finalement jamais publié, mais que je devrais ressortir).

** Il me souvient encore, plus lointainement (début des années quatre-vingt), de deux étudiants marocains qui me disaient : chez nous au Maroc, on peut tout faire sauf une seule chose : de la politique, manifester, contester le pouvoir. Je leur avais répondu quelque chose comme : ici, on peut manifester, mais ça ne change rien. Ce qui est vrai très généralement, et peu importe l’étiquette politique du pouvoir en place.

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