Skip to content

AH, LES BŒUFS !

15 avril 2015

Ainsi, les charlots de l’UMP (sigle qui m’a toujours amusé puisqu’il est aussi celui d’un club de "foute-balle" d’une banlieue ouvrière de la Basse-Loire), ces charlots donc ont décidé de se rebaptiser "Les Républicains", les républicains majuscules, les beaux et les z-uniques républicains sans doute, et sans prix, les républicains sur qui il faudra compter, autrement dit : les sans prix uniques.

*

D’aucuns y vont déjà de leurs réflexions, je m’y mets moi itou, et j’ajoute bien évidemment que le jeu de mot parti du lepenisme pour atteindre l’ensemble de la société sur l’UMPS est mort. Il meurt d’ailleurs aux jours où il définissait une nouvelle Bande des Quatre : FG – PS – UMP – FN.

Remarque en passant, c’est amusant, vous avez remarqué, il n’y a pas de Front International et encore moins de Front Mondialiste, ni de Front de Droite.

"La Bande des Quatre", voilà un surnom, une formule qui ne dira pas grand chose aux jeunes. C’était un bon mot du vieux et indécrottable Le Pen. On peut penser ce que l’on veut du personnage, de ses actions en Indochine et en Algérie*, ou de ses idées, mais il est l’un des derniers dinosaures de la politique cultivée, possédant son français et son ironie mordante. Tellement dinosaure que la masse des imbéciles, des imbéciles médiateux veulent enlever à ses mots toutes nuances (cf. "détail" et "fournée"). Du genre De Gaulle ou Mitterrand par exemple, quoi qu’on pense également de ces personnages. Mais quand de Gaulle faisait dans "la chienlit" et "le quarteron de généraux à la retraite", Le Pen, plus menhir, plus lourd, fit dans "la bande des quatre" ou "Durafour crématoire". Par ailleurs De Gaulle et Mitterrand on écrit plusieurs ouvrages. De vrais livres avec du contenu. Je vois mal les nains politicards actuels faire la même chose.

Je veux dire qu’ils sont ou qu’ils étaient d’une classe nettement supérieure, intrinsèquement supérieure à la fiente contemporaine énarquienne (Hollande), avocate ennemi du beau langage, un comble (Sarközy) ou apparatchik également inculte (Valls) ; liste non close et bien évidemment inter-minables (en deux mots).

La Bande des Quatre : qui se souvient encore du nom des quatre dirigeants chinois (dont veuve Mao) qui entendaient maintenir le maoïsme après la mort de Mao et furent accusés d’être les grands responsables de la catastrophe dénommée "Révolution Culturelle" ? Et qui, comme les Trois Mousquetaires étaient quatre, étaient en fait cinq, car il fallait y ajouter Mao lui-même.

Notre "bande des quatre" à nous était dans les années quatre-vingt : le PCF, le PS, l’UDF et le RPR. C’était "celle qui bande à part" comme disait encore Le Pen.

Le RPR de Chirac, le Rassemblement Pour la République, parti encore un peu gaulliste à l’époque, prenait la suite d’une litanie de sigles. Sous la Quatrième République : RPF (Rassemblement du Peuple Français, 1947-1955) et URAS (Union des Républicains d’Action Sociale, 1953-1956), CNRS (pas le Centre National de la Recherche Scientifique, mais le Centre National des Républicains Sociaux, 1956-1958). Sous la Cinquième République : UNR (Union pour la Nouvelle République, 1958-1962) et UDT (Union Démocratique du Travail, 1958-1962) réunies sous le sigle commun de UNR-UDT (de 1962 à 1967), UD-Ve (Union des Démocrates, 1967-1968), UDR (Union pour la Défense de la République, juin 1968), UDR (Union des Démocrates pour la République, octobre 1968 – 1976). Le RPR prit la suite et fusionna en 2002 avec une partie de l’UDF et d’autres groupuscules libéraux ou "de centre-droit", pour devenir un parti libéral ayant perdu pratiquement toute attache avec le gaullisme, sous le nom, tout d’abord d’Union Pour la Majorité Présidentielle, puis d’Union pour un Mouvement Populaire. Union pour un Mouvement Populaire. Honte de rien, les pantins ! Enfin, "Union pour", pas "Union du"… Vœu pieux, il ne faut pas exagérer non plus… exagérer… quand même…

*

Maintenant, de nombreux commentateurs nous disent : "pas imaginatifs ni gênés les charlots, voilà qu’ils s’arrogent le mot "républicain"". Certains ajoutent : "voici qu’ils nous font le coup à l’américaine ; on connaît les attaches de Sarkö avec les États-Unis !". Et de rappeler ce qu’est le parti Républicain américain. C’est-à-dire pratiquement un parti d’extrême-droite et fort belliciste (mais après tout pas plus que le Parti Démocrate que l’on peut difficilement classer à gauche).

Ce n’est sans doute pas faux sur le fond, du moins en partie. Mais sur la forme je note quand même, que ceux dont on prétend qu’il furent les "ancêtres" de l’actuel "Les Républicains" se sont dénommés eux-mêmes plusieurs fois "républicains" ou "démocrates" et plus rigolo encore "sociaux" (mais c’était du temps où De Gaulle "le participatif", était encore vivant).

Après la création du RPR, "le p’tit Jobert"**, l’énarque de divers ministères dès la Quatrième République, "un échantillon" (sous-entendu : de ministre) comme disait Coluche qui ajoutait "et lui c’est pas ce qu’il bouffe", continua seul quelque temps avec le Mouvement des Démocrates. Gaulliste de gauche situé comme il l’affirmait lui-même "à l’extrême-centre" (sans doute entre le Capital et le Travail), contre le libéral Giscard, soutint Mitterrand en 1981*** et en fut récompensé par un ministère d’État dans le premier gouvernement Mauroy.

*

D’autres encore disent : "C’est la gauche [sic], les socialistes [resic] qui vont être contents ! Eux qui passent leur temps à défendre lesdites vertus et lesdites valeurs républicaines jusqu’à l’hystérie (celle d’un Hollande et plus encore d’un Valls). Ils n’ont que ce mot à la bouche, ces autres charlots du Onze… Janvier (2015). La droite [sic] n’est pas propriétaire de la République. Les Républicains !… les socialistes n’ont plus qu’à s’appeler Les Démocrates. Comme les Démocrates nord-américains."

Là aussi les socialistes devenant démocrates (ou ayant toujours été sociaux-démocrates), ce n’est pas faux sur le fond. Mais sur la forme, il faut quand même rappeler que le Parti (dit) Socialiste sort d’un ancien parti également totalement dégénéré : la Section Française de l’Internationale Ouvrière. Il s’agit de la Seconde Internationale social-démocrate. Pauvre Internationale. Pauvres sociaux, pauvres démocrates, et plus encore : pauvres ouvriers ! Mais à partir de l’après-guerre, pour le dire schématiquement, les éléments les plus radicaux, ou les moins bouillis de la SFIO, la quittaient pour le PSU (Parti Socialiste Unitaire, puis Parti Socialiste Unifié) quand d’autres rejoignaient le PCF, etc.

*

Rappelons quelques autres petits faits de l’Histoire, ou faux détails et vrais éléments d’importance qui ont marqué le temps. En 1958, le retour de De Gaulle au pouvoir fut considéré par plus d’un comme un coup d’État, pourtant entériné par un référendum plébiscite qui décréta la mort de la Quatrième (république) à bout de souffle qui reproduisait tous les errements politiciens et partisans indescriptibles de la Troisième. Et l’élection au suffrage universel direct d’un président de la République aux pouvoirs étendus.

Mitterrand écrivit ainsi un livre sur le sujet qu’il intitula : "Le Coup d’État Permanent". Il faisait parti d’une nébuleuse comprenant des élus républicains plus ou moins à gauche et des minoritaires de la SFIO qui étaient partisans du parlementarisme et/ou qui étaient opposés au changement de la Constitution. On y trouvait ainsi Mendès-France. C’est alors que certains quittèrent la SFIO de Guy Mollet pour fonder le Parti Socialiste Autonome (où se trouva Alain Savary, l’adversaire malheureux de Mitterrand au poste de premier secrétaire du futur PS). En 1960, le PSA fusionnera avec des groupuscules de gauche et des dissidents communistes comme l’Union de la Gauche Socialiste et Tribune du Communisme, pour former le PSU.

Mais revenons à Mitterrand, celui-ci pendant des années (de la fin de la guerre à l’après 68), se présenta toujours comme candidat républicain. J’ai encore le souvenir d’une profession de foi de lui (de 1947 il me semble) que je vis je ne sais où, aux Archives je crois, où il présentait sa candidature "en barrage aux socialo-communistes". Amusant non ! De même, en 1964, il fut l’un des cofondateurs du Centre d’Action Institutionnelle qui deviendra bientôt la Convention des Institutions Républicaines (CIR) avec Charles Hernu, franc-maçon de tradition familiale, ancien du Parti Radical, et Louis Mermaz bras droit de Mitterrand au sein de l’UDSR dans les années cinquante : l’Union Démocratique et Socialiste de la Résistance, au sein de laquelle Mitterrand représentait sans doute l’aile radicale de la Résistance vichyste à francisque. Ce parti a été classé par les "spécialistes" comme organisation centriste ou comme organisation socialiste libérale (sic).

Il y eut au moment de l’élection présidentielle de 1965 une tentative d’union entre les centristes du MRP (le Mouvement Républicain Populaire, parti démocrate-chrétien important d’après-guerre (1944-1967) avec des gens comme Georges Bidault et Maurice Schumann) et la SFIO sous la direction de Gaston Defferre, le maffieux franc-maçon de Marseille, celui qui par exemple en tant que "résistant" s’empara (pour le garder) du journal "Le Petit Provençal" en août 1944 avec l’aide d’une milice de truands dirigés par Nick Venturi, l’un des grands parrains du Milieu. Defferre, le franc-maçon lié au syndicat Force Ouvrière également dirigé par des francs-maçons, véritable bureau d’embauche et second pouvoir marseillais pendant des années ; Defferre, chef de la Fédération des Bouches du Rhône de la SFIO… Union contre nature qui échoua, bien évidemment, c’était l’union de Dieu avec le Diable.

En même temps, Mitterrand lança l’idée d’une candidature de "la gauche non communiste" comme on disait alors, au temps où le PCF était encore le premier parti de gauche. Il s’agit de la FGDS : la Fédération de la Gauche Démocrate et Socialiste. Cette candidature sera soutenue par le PCF et plus modérément par le PSU.

Cette fédération, qui exista entre 1965 et 1968, réunissait la SFIO, le Parti Radical-Socialiste (autre nid de francs-maçons), ce qui restait des éléments de l’UDSR (fidèle à De Gaulle et à un certain esprit "résistance", la minorité avait suivi René Pleven en 1958, celui qui devint plus tard ministre sous Pompidou de chez Rothschild, auteur de la fameuse et anticonstitutionnelle loi Pleven de 1972 sur "l‘incitation à la haine raciale", terme si vague qu’il permet de tout englober, qui n’est pas un délit factuel, en contradiction avec la Loi en général et toute idée de liberté d’expression), la CIR de Mitterrand, l’Union des Groupes et Clubs Socialistes (UGCS, avec Jean Poperen) et l’Union des Clubs pour le Renouveau de la Gauche (UCRG d’Alain Savary ; on peut voir que les intitulés et sans doute les membres de ces groupuscules changeaient sans arrêt).

*

Mais retour à nos "socialistes" contemporains, ce joli sac de nœuds. Ces chantres (ou ces chancres, je ne sais plus trop bien) du républicanisme bon teint, progressiste et moderniste. J’aurais quand même envie de dire qu’ils sont moins des républicains que des suprémacistes laïcards, bouffeurs de curés et d’imams (mais d’aucun rabbin, cocasse, non ?!), des racistes sionistes notoires, affichés et militants, des fascistes de l’antifascisme institutionnel et patenté. Et au fond d’eux-mêmes quand même des colonialiste à la vieille sauce Jules Ferry.

Ces individus foncièrement intolérants, totalitaires (néo-staliniens) et persuadés d’être d’essence supérieure singent, en leurs sectes francs-maçonnes et en rites grotesques, les religions, et sacrifient par ailleurs, aux messes, sermons et bulles "excommuniantes" de la religion "démocratique" shoatique.

Par ailleurs ils semblent tous posséder une aversion pour la Russie, bien au-delà de toute idée de régime ; il est vrai que cette vaste contrée reste viscéralement attachée au christianisme orthodoxe, celui donc qui a refusé tout pape et qui est totalement éloigné de toute bouillie protestante, anglo-saxonne en particulier. Et qui présentement dit MERDRE à l’Empire de la décadence. Décadence sociale, décadence morale, décadence scolaire, décadence culturelle et artistique… dont les "socialos" sont tant friands.

*

J’ai dit plus haut : fini l’UMPS, du moins l’expression "UMPS", mais qu’en sait-on ? Depuis des mois déjà, pour ne pas dire quelques années, l’Affront National libéralo-sioniste, ripoliné et de plus en plus opportuniste et "ramasse tout", désire changer de nom. Cela va être dur, car comment se définir quand on joue, comme l’ont noté certains, à être de gauche (chez les prolos) dans le Nord et à être de droite (chez les bourges ou autres pieds-noirs racistes) dans le Sud. Le Sud qui a déjà sa forte dissidence : la Ligue du Sud.

Moi, je leur proposerais bien un sigle devenu libre de tout emploi, et presque tout neuf : l’UMPS, justement, qui pourrait devenir l’Ukase Musulmanophobe, Populacière et Sioniste…

— Et "Les Républicains", vous semblez les avoir perdus de vue? pourriez-vous dire.

— Les républicains, mais ils sont nulle part et partout !

— Non, Les Républicains à majuscules…

— Que nenni, répliqué-je ! Ils auront un surnom tout trouvé : LES RIPOUBLICAINS, ou LES RIPOUX DE DROITE, ou encore LES RAIEPUBLICAINS DE DROITE. Oui, la droite de la RAIE PUBLIQUE.

Quant au terme péjoratif ancien d’UMPS, je verrais bien cela remplacé par LES RIPOUCIALISTES. Par exemple, ou d’autres termes encore à chercher.

En attendant que vont devenir l’UDI et le MoDem ? Le modem ? le mien marche bien ; et l’UDI, il est très dignement représenté par Meyer Habib, le joaillier du Betar et illettré haineux de Tel-Aviv…

***

* Où Jean, Marie, dit Jean-Marie ne fut pas plus ni moins salaud que Mitterrand qui dénonçait le terrorisme du FLN ; savez-vous qu’il y a longtemps qu’il devrait être mort, le Le Pen, dans le bourbier de "l’Indo" (que fréquenta également Bernier dit "professeur Choron"), si une âme généreuse algéro-musulmane ne l’eut pas sorti de là, blessé, en le portant sur son dos, un jour d’affrontement très meurtrier ?

** Pas Marlène… Michel. Et pas Jobard… Jobert.

*** Comme Renouvin de la NAF (taline), la Nouvelle Action Royaliste, le gaucho-monarchiste au discours d’apparence situationniste en 1981 ! On aura tout vu…

Publicités

From → divers

Les commentaires sont fermés.