Skip to content

RETOUR SUR LE VERROUILLAGE DU POSTE DE PILOTAGE D’UN AVION

26 mars 2015

Un certain Jean-François Huzen, pilote de ligne sur des A 320, explique (Le Figaro de ce jour) que sur les appareils de la compagnie française, mais c’est sans doute identique ailleurs  :

– la porte (blindée) du poste de pilotage reste verrouillée pendant tout le vol ;

– si un membre d’équipage souhaite entrer dans le cockpit (comme on dit en franglais), il fait une demande auprès des pilotes ; une caméra permet aux pilotes de voir qui se présente et de décider d’ouvrir ou non la porte, un peu comme dans le sas d’une banque ;

– une procédure d’urgence existe, en cas de malaise des pilotes par exemple ; une personne (un membre de l’équipage, mais lequel ? formulation volontairement vague je suppose) tape un code secret, après un délai, la porte se déverrouille et s’ouvre (ce qu’on ne nous dit pas est : comment l’équipage peut savoir que tout se passe bien ou mal dans le poste de pilotage, de même on ne nous dit rien sur ce que pourraient bien faire de toute façon, des membres d’équipage dans la conduite de l’avion, face à des pilotes hors d’état de piloter) ;

– sans doute d’après l’idée qu’une personne possédant le code secret puisse avoir été forcée à ouvrir la porte, il existe une dernière option : la possibilité pour le ou les personnes à l’intérieur du poste de pilotage, de bloquer complètement l’ouverture de la porte. C’est le cas présent, le pilote n’a pas pu re-entrer, malgré l’usage du code secret.

Les conditions d’ouverture de la porte du poste de pilotage auraient été renforcées au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

Ce qui vient d’arriver est donc à ranger dans la longue et mortifère liste des dégâts collatéraux de ce sinistre Onze Septembre. On peut remercier ses sordides initiateurs.

Cela montre également que la personne la moins soupçonnable et en apparence la plus posée peut agir, au moment le plus inattendu, d’une manière totalement irrationnelle et folle. Ce qui bien évidemment renvoie directement à ce qui s’est passé le Onze Septembre et montre que lesdits « complotistes » (mot employé en mauvaise part au sein de l’idéologie dominante) sont peut-être, au moins un certain nombre de fois, les individus les moins délirants et les plus rationnels qui soient.

Car avec l’être humain, tout est toujours possible, à tout moment, en particulier le plus inimaginable et le pire qui soit.

Publicités

From → divers

Commentaires fermés