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Quelques réflexions complémentaires à l’article précédent :

24 mars 2015

À propos de faits du prince : quand on voit l’administration posséder le droit (au-dessus de la Justice pourtant déjà bien docile) de faire fermer des sites sur Internet, quand on voit des gamins et des familles entières stigmatisés et quasiment mis au pilori pour trois malheureuses paroles ou le refus de se taire lors d’une minute de silence obligatoire (sic !), quand on voit des enseignants mis à pied pour itou, quand on voit en particulier un petit Ahmed, huit ans, provoqué alors qu’il jouait dans un bac à sable (« tu ne la trouveras pas là ton arme »), par un crétin de directeur d’école, par un crétin provocateur et délateur et probablement arabophobe de directeur d’école (jolie direction!), un gamin de huit ans auditionné par la police, puis devant faire le tour des classes pour s’excuser de propos qu’il aurait tenu et dont il ne comprend pas le sens (il n’est pas le seul d’ailleurs, c’est arrivé à d’autres jeunes), on ne peut s’étonner (malheureusement) de ce qui arrive à ce « mauvais couple » musulman, ou si l’on préfère à ce couple de mauvais musulmans, à moins que ce ne soit tout simplement à ce couple de mauvais car musulmans.

Et à propos de mariage en prison : je connais au moins le cas de ces deux assassins lourdement condamnés qui ont été mariés en prison il y a peu d’années et qui avaient comme témoins Dieudonné et Carlos ; Carlos lui-même s’est marié en prison avec son avocate qui, à l’occasion, est aussi l’avocate de Dieudonné.

Enfin à propos de sépulture ou d’absence de sépulture : je pourrais évoquer la tombe inconnue de Kadhafi, dans le désert dit-on, la tombe profanée d’Hussein, la tombe aquatique de Bin Laden (si le roman a un fond de vérité).

*

Moi, le temps présent me fait penser à un début de société du genre Russie dite soviétique des années Trente, ou du genre Chine maoïste de ladite Révolution culturelle (« contre-révolution inculte », conviendrait beaucoup mieux). Je m’en tiens à ce côté-là puisque les socialos sont au pouvoir et que plus généralement toute la société, la « culture », les media, sont infestés d’idéologie « socialiste ». De toute leur suffisance de crétins bornés se prenant pour le centre de l’Univers et le centre de la Pensée positive et créatrice.

De fait, c’est toute la classe politico-médiatique qui nage dans une folie que personnellement j’appelle néo-stalinienne et sioniste. Y compris chez les gens de droite qui s’imaginent être les plus éloignés qui soit du stalinisme.

Au niveau de l’économie et de la finance, c’est le laxisme total, la loi du plus fort : ladite « liberté », d’exploiter, détruire, dominer.

Au niveau des mœurs, c’est exactement la même chose, et cette ignominie revêt les habits de la liberté d’expression, c’est-à-dire la liberté d’exprimer son conformisme (propagande) en tous domaines et d’interdire tout ce qui n’est pas conforme (contestation, rébellion, dissidence). Autrement dit le totalitarisme pur (si l’on peut dire) et simple.

On a vu en janvier les pires ennemis de la liberté individuelle et de la liberté d’expression venir souiller les rues de Paris lors de certaines manifestations grotesques pour défendre la liberté des uns (ceux qui dirigent) contre la liberté des autres (les soumis et autres stigmatisés dont certains ont l’outrecuidance de se rebiffer). On a vu l’union sacrée dont a été exclu le FN pour mieux désigner le seul et unique ennemi (vrai ou fantasmé). Manipulation politicarde infecte. Selon l’éternel adage des abrutis « socialistes » (mais bien accepté finalement tant par la droite que par l’extrême-gauche) : ceux qui ne sont pas avec nous, sont contre nous, et ceux qui sont contre nous sont tous des fachos, des demeurés, des antisémites, les ennemis à abattre. La vieille dialectique en toc, binaire. Moi, cela fait longtemps que je préfère la triolectique, voire la multilectique.

On voit cette gauche-droite, cette gauche en particulier qui a tout dévoyé des mots eux-mêmes depuis plus de trente ans, revendiquer la liberté d’expression absolue pour eux et l’interdire à tous ceux qui les dérangent, soutenir de prétendus libertaires qui ne sont que des anticléricaux monomaniaques et sélectifs, des scatophiles pitoyables, des crétins libertins attardés. Des pseudo-artistes sans grand talent.  Un salmigondis de dégénérescence libéralo-libertarienne qu’un connard comme Cohn-Bendit a eu l’outrecuidance de “baptiser”, il y a déjà des années de ça, « libéralo-libertaire » pour mieux semer la confusion.

Qu’est-ce qu’un libertarien, un individu à la Cohn-Bendit, ce déliquescent ? Un personnage qui sur tous les plans prône l’abaissement et le trivial, et la loi du plus fort et du plus friqué. Un aspect de l’esprit talmudique. Les mœurs libertines les plus dévoyées, les pratiques économiques ultra-libérales, le capitalisme sauvage. Et surtout le moins d’État possible. Mais absolument pas dans l’esprit libertaire d’élévation, de responsabilisation des citoyens, d’accès de tous aux prises de décision politiques. Non le Cohn, c’est l’Union Européenne des technocrates qui agissent en dictateurs et ont un mépris total du peuple. Pendant que le minable tient le droit (discret, de moins en moins discret) de se faire tripoter la braguette par des enfants (comme l’autorise le Talmud d’ailleurs).

D’autres crétins nomment ça « anarcho-capitalisme » en donnant à « anarchie » un sens politique positif. Alors qu’il s’agit tout simplement d' »anarchie capitaliste » dans le sens bas du terme : désordre, chienlit, dictature.

Mais si l’on observe bien l’évolution du monde, et de nos sociétés occidentales en particulier, il y aurait tout lieu de donner à ce champ d’épandage en expansion continue, le simple nom de néo-féodalisme. Ou de féodalisme capitaliste.

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