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PRINTEMPS DU TONNERRE DES DIEUX

20 mars 2015

Lu sur Le Figaro cette intéressante question : Le PS peut-il perdre le Nord ?

Moi qui croyais qu’il l’avait perdu pratiquement depuis le départ, il y a des décennies.

À quand une éclipse totale, prolongée, éternelle pour ces pantins cyniques ?

Et à quand une grande marée du siècle populaire ?

« Grande marée du siècle » en voilà encore une expression galvaudée.

Je la croyais moderne, propre à notre décadence, lorsque j’ai lu dans les pages d’un journal de la fin du XIXe siècle, peut-être bien Le Figaro également, qu’un journaliste se moquait déjà de la dizaine ou de la vingtaine de « marées du siècle »… de son siècle.

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Mais il est vrai aussi que la notion de décadence, la réalité décadente était déjà très prégnante en ce siècle pourtant artistiquement de grande qualité. Nettement plus artiste et poétique (malgré tout et le colonialisme en particulier) que nos temps technologistes d’un matérialisme immonde vulgaire et laid, et ennemi de tout humanisme ou de grandeur.

L’Empire des Élus est infect et entretient la pauvreté du corps et de l’esprit, le chaos et la mort. En tout, le néant. L’Homme ne mérite pas son intelligence scientifique et technique. Ses dieux aiment le mal. En nombre d’occasions le savoir et le savoir-faire côtoient la bêtise crasse. C’est autrefois, il y a bien longtemps déjà, qu’un certain Lao-tseu disait : « L’intelligence prévoyante est la fleur du Tao, mais de la bêtise aussi le début ». Il avait tout compris celui-ci.

À quand l’intelligence prévenante ?

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L’ampleur d’une grande marée d’équinoxe dépend non seulement de données lunaires mais aussi d’impondérables terrestres telles l’ampleur et la direction des grands vents ou tempêtes qui généralement l’accompagnent avec la pluie et la grisaille ou les nuages en colère. Nous verrons demain.

En ma contrée océane, hier le temps était très beau, printanier même s’il était encore un peu frais et venteux ; enfin propice à admirer une éclipse (ce que les météorologues avaient même prévu pour aujourd’hui) ; ce matin : gris profond, lumière pour toute la journée dans les maisons, vent, giboulée et fort coup de tonnerre du Ciel indigné à l’heure où la Lune était censée se reséparer du Soleil.

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C’est le printemps, les oiseaux contrariés, normalement occupés à nidifier et à leurs amours enchantées (je veux dire : en trilles et chansons), se taisent au moins pour la journée. Moi, je rêve d’électeurs terrés dans leurs nids tout le dimanche qui vient, occupés eux aussi à leurs amours, et ignorant totalement cette mascarade pseudo-démocratique d’élections pour des pantins dont le peuple ne peut jamais contrôler les gesticulations et les errements volontaires. Cette « démocratie » totalitaire, de plus en plus totalitaire comme on le voit et le subit en ces jours-ci, ce totalitarisme « démocratique ».

Notre printemps commence mal : à quand un printemps redonnant le vrai pouvoir au peuple ? À quand une nouvelle constitution ? À quand la mise au pas de ces maffias politicardes de tous bords ? À quand notre mot à dire (et à imposer, pas comme un certain référendum) sur tous les sujets importants nationaux, régionaux ou locaux ? À quand un grand coup de pied dans cette fourmilière immonde ?

À quand la démocratie directe ?

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