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BASTRINGUE SYMBOLIQUE

5 mars 2015

* I *

Sur la caricature publiée dans un précédent article on peut noter la tripe flèche socialote. Sous forme de macaron, cela donne ceci :

200px-SFIO.svg

Peu de gens connaissent l’histoire de ce symbole. Pour le dire en peu de mots il doit tout à Sergeï Tchakhotine, un fort curieux personnage né en Turquie, étudiant à Odessa, docteur en biologie de l’université d’Heidelberg. Menchevik (c’est-à-dire « minoritaire » au sein du Parti Ouvrier Social-Démocrate de Russie) et opposé au coup d’État bolchévik, au début de la Guerre Civile il sera un temps rien de moins que le conseiller à la propagande du général Piotr Krasnov… des armées blanches !

Réfugié comme universitaire en Allemagne il y développera des méthodes de propagande « modernes » au sein du Parti Social-Démocrate. Puis, il se réfugia au Danemark, en France et je ne sais où encore. Après guerre en 1958 il offrit ses services à la Russie pour l’Académie des Sciences à Leningrad aussi bien qu’à Moscou. Son parcours me paraît extrêmement douteux comme ceux, et même plus que ceux des nazis recyclés aux États-Unis après guerre, et parmi eux non des moindres, tandis que d’autres, réfugiés dans des pays « exotiques » furent pourchassés toute leur vie.

Il se disait opposé aussi bien au léninisme et au stalinisme qu’au fascisme et au nazisme. Pourtant… Ses théories exposées en premier lieu dans son livre Le Viol des Foules par la Propagande Politique (première édition française en 1938, titre rendu en anglais par : The Rape of the Masses. The Psychology of Totalitarian Political Propaganda) est le livre le plus creux qui soit, je dirais même plus précisément presque puéril ou totalement cynique, il m’est tombé des mains, ouvrage dont on peut définir la thèse sous la forme suivante : il faut récupérer à notre profit tout l’aspect émotionnel développé par la théâtralité fascisme et plus précisément national-socialiste.

Pour l’exprimer en un terme actuel, il s’agit d’une sorte de propagande nageant sur les mêmes eaux ou entre les mêmes eaux que celle de l’adversaire mais inversée (illusoirement inversée ; comme elle fut, finalement, très illusoirement efficace). Les armes de l’adversaire sont foncièrement mauvaises, mais entre nos mains elles deviennent nécessairement bonnes. Je n’ai eu l’occasion de lire Tchakhotine que des années après mon désir de le lire. Je suis tombé de très haut.

Il y aurait tant et plus de phrases étonnantes à reprendre de son livre, pour les dénoncer. Par exemple : « les masses peuvent être victime d’un véritable viol psychique par la propagande.» Mais qu’on ne se méprenne pas, il ne définit pas là l’activité de l’adversaire politique mais l’activité de propagande en général, la sienne y compris. Ou encore : « « L’absence de guerre n’empêche pas l’emploi de la violence psychique, sans emploi de la violence physique.». Je répète encore une fois : il ne définit pas là l’abominable pratique adverse mais aussi la sienne propre !

Il faut savoir par ailleurs qu’il fut un ami de Pavlov (mais aussi d’Einstein). Pavlov dont il chercha à appliquer à l’homme ses théories sur le conditionnement animal. On eut citer parmi ses autres écrits aux titres révélateurs même quand on ne comprend pas tous les mots : Principy i metody v proizvodstve, torgovle, administracii i politike (1923), Rationelle Organisation von biologischen Instituten (1930), L’organisation de la Science (1938), La morale du point de vue biologique et la notion de culpabilité (in revue Psyché, 1948). Répétons-le : n’oublions surtout pas qu’il fut docteur en biologie ! Comme Pavlov, son maître et ami.

En France il participa à l’élaboration de la propagande du Front Populaire en collaboration avec Marceau Pivert (de l’aile gauche et pacifiste), mettant notamment en scène les meetings et les films de la SFIO. Recourant même aux uniformes. Avec le succès que l’on connaît vu le côté très éphémère de cette vaine débauche d’énergie… débouchant sur la guerre. Il me semble bien que je l’ai déjà écrit mais je le répète, il faut savoir que les films qui avaient le plus de succès, je parle en France, vers l’époque du Front Populaire, étaient ceux de la grande époque française mais aussi incontestablement les films allemands et ceux de Leni Riefenstahlt en particulier. C’est ainsi.

* II *

Donc pour le dire autrement, le symbole de la SFIO des années trente puis des années cinquante à sa mort en 1969, doit tout à ceci :

zQui lui-même (directement ou indirectement) doit peut être quelque chose à ça :

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qui lui même a récupéré une bonne partie de sa symbolique (mais non son esprit) au compagnonnage.

Pour les formes, pour les couleurs. Pourquoi trois flèches ? Parce que, dixit Tchakhotine lui-même, ce serait le plus pratique pour rayer les inscriptions nazies et les swastikas ; sans doute comme ceci :

aaOn voit donc le haut niveau d’abstraction d’un tel symbole !

Symbole qui a aussi quelques points communs avec celui de la Phalange franquiste :

Bandera_FE_JONS.svgD’autres emblèmes jouant avec la même symbolique de couleurs ou de formes :

Wallonische_Legion_Version_1Drapeau de la 28e SS Division Wallonie arborant la Croix de Bourgogne.

$T2eC16V,!yME9s5qGsosBQcW0tbG+w~~60_12Insigne du mouvement des Comités de Défense Paysanne, ou Chemises Vertes de Henri Dorgères. Le faisceau : une gerbe de blé, une faux et une fourche (le pendant de la faucille et du marteau « soviétiques »).

* III *

Pourquoi le rouge et le noir ont-ils une telle place dans les mouvements extrêmistes ?

Le drapeau rouge emblème des autorités parisiennes de 89 pour enjoindre aux masses populaires de se disperser, ne s’est mis en place dans le mouvement ouvrier que progressivement et par inversion de sens, entre les deux révolutions de 1830 et 1848. (cf. le livre de Maurice Dommanget sur le sujet). Symbole de sang. Sans faire remonter le drapeau noir à la piraterie ou aux corsaires, il est indéniable qu’il a été utilisé par les Canuts lyonnais progressivement dépossédés de leur outil de travail lors de leurs révoltes violentes pour ne pas dire insurrectionnelles de 1831, 1834, 1848 et 1849, qui n’étaient pas sans rapport d’esprit avec le mouvement luddiste anglais plus ancien. Luddiste, c’est-à-dire ennemi de la mécanisation du travail et de la dépossession de l’outil de travail au profit du capitaliste.

Ces canuts avaient un bien curieux slogan qui semblait inverser la réalité puisqu’il était : « Vivre libre en travaillant ou mourir en combattant ! ». Personnellement, je préférerais l’inverse : « Mourir (esclave) en travaillant ou vivre libre en combattant ! » nettement moins défaitiste ou résigné, et nettement plus positif.

Drapeau noir comme symbole de misère, de malheur et de mort. C’est bien plus tard qu’il a été remis au goût du jour par la socialiste libertaire (ou anarchiste, comme on veut) Louise Michel: « Plus de drapeau rouge mouillé du sang de nos soldats. J’arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions » déclara-t-elle lors d’un rassemblement en mars 1882. Louise Michel franc-maçonne, d’ailleurs, comme un certain nombre d’anarchistes de cette époque, les pauvres naïfs !

L’origine du drapeau « rojinegro » de la CNT-FAI date du défilé du 1er Mai 1931 à Barcelone. C.N.T. : Confederación Nacional del Trabajo. F.A.I. : Federación Anarquista Ibérica. Le tout prononcé : cé-èn-té faille. Je n’entrerai pas dans la question de savoir quel est le bon sens et les bonnes formes des couleurs, d’autant que la plupart des documents de l’époque sont en noir et blanc, heureusement nous restent des affiches en couleurs, mais qui ne sont pas à une contradiction près. Ainsi rencontre-t-on, en partant de la hampe :

drapeau_rouge_et_noir-7b3e7-01ce6En deux triangles, rouge dessous tenant la hampe, noir dessus (Barcelone, 1936) ;

0a4d7fb687c282fe6b24cda4ba498328idem ;

Barcelona-noviembre-de-1936.-Varios-manifestante-realizan-un-acto-de-homenaje-a-la-extinta-URSS.En deux triangles, rouge dessous, noir dessus tenant la hampe (Barcelone, 1936) ;

1211287081_fidem ;

images

Affiche de la CNT prônant l’unité d’action entre la CNT (anarchiste) et l’UGT (dirigée par les staliniens). Champs et usines, pour les syndicats ! — En deux triangles, noir dessous tenant la hampe, rouge dessus.

cnt-cartel-por-las-milicias1idem ;

anarcist_militia_barcelona_1936À gauche un drapeau en deux bandes, noire dessus, rouge dessous; on peut noter la place non négligeable des femmes sur ces documents ;

rep_mov_rev_bcnIdem.

* IV *

De même en est-il du symbole de la républicaine romaine antique qui a inspiré tout aussi bien la Première République (et les républiques suivantes jusqu’à l’actuelle Ve République) sous cette forme :

EmblemRFque la République Sociale Italienne sous cette autre forme :

130px-Coat_of_Arms_of_the_Italian_Social_Republic.svg

* V *

Pour le dire rapidement… Les fascismes étaient immergés dans une propagande fortement emprunte de symbolique paramilitaire et moutonnière dont on peut retrouver des prémices dans certains aspects du futurisme, chez un Marinetti par exemple recherchant la destruction du passé, prônant le technologisme le plus moderniste et le plus fou, et si nécessaire le recours aux bienfaits de la guerre ! Celle tout aussi technologiste du stalinisme, exaltait moins le corps et le guerrier que le travailleur. Mais sur le fond, c’était exactement la même logique de grégarité et de puissance illusoire de la meute humaine. Le mouvement anarchiste espagnol armé (milices populaires, ou colonnes au sein de l’armée républicaine), non moins emprunt de folie destructrice (l’Église en particulier), était me semble-t-il nettement plus spontané, moins marqué de modernité, plus lié à la terre et aux métiers dans le sens traditionnel du terme (artisanat), plus « peuple » et non pas exempt d’un fond moraliste qui pouvait être pesant lui aussi, et qui eut pu donner dans son genre, un système tout aussi autoritaire, tranché et intolérant que tous les autres.

Tchakhotine, le social-démocrate Tchakhotine, enfin le propagandiste de la social-démocratie ne disait pas autre chose que les fascismes ou le stalinisme, et entendait contrer les mauvais sur leur propre terrain celui des réflexes humains quasi pavloviens. Adhésion béate et de masse, grands-messes, puissance de la tribu uniformisée, quelques slogans bien choisis, ennemi(s) commun(s), réel ou fantasmé. Absence de réflexion critique et de démarquage individuel, adhésion totale. Sollicitation émotive des masses.

Adhésion obligée pour ne pas dire obligatoire. Voici une image saisissante, elle est celle (célèbre) où l’on voit un certain August Landmesser, lors de l’inauguration d’un navire de guerre à l’arsenal de Hambourg, en juin 1936, marié à une juive, emprisonné puis finalement disparu en mission en février 1944 à la 999e division légère Afrika. On peut lui adjoindre cet anonyme, vers le bas de la photo, qui regarde l’objectif et qui fait un salut bien timide, ou vers le haut un autre qui regarde l’objectif et semble « faire coucou » plutôt qu’autre chose. Et d’autres encore, en cherchant bien.

august-landmesser-1936 - Copie

Cette autre personnage oublié (mais pas de tous les catalans espagnols qui en font aujourd’hui encore le symbole de la Résistance au franquisme) est Francesc Sabaté LLopart dit En Quico. Il entra très jeune à la CNT-FAI, participa en 1933 aux insurrections républicaines et autres expropriations, fut réfractaire à l’Armée et bien plus tard… acheva sa vie militante armée de maquisard le 5 janvier 1960 abattu par la Guardia Civil en Catalogne. Mort commune à tout son groupe et à plus d’un autre maquisards anti-franquistes jusque dans le courant des années soixante. Et voilà d’une histoire largement occultée.

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Deux mars 1974. Ces personnes furent les deux dernières victimes du « garrote vil » franquiste, les derniers « agarrotados » peu de temps après l’assassinat de l’amiral Carrero Blanco, un ponte franquiste en décembre 1973. Certes ils avaient agi dans l’illégalité ou tué des gardes civils, mais Franco la Muerte était un dictateur, non ?

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Puig Antich était au sein du 1000, autrement dit le MIL, Movimiento Ibérico de Liberación ; ce mouvement anarcho-conseilliste catalan qui ne fut actif que peu d’années (essentiellement 1972-1973) et qui se réclamait de l’esprit guérillero de Quico Sabaté, pratiqua le vol de matériel d’imprimerie, et surtout (selon le vocabulaire anarchiste consacré) des « expropriations » de banque, leur but était avant tout d’alimenter des caisses de solidarité aux grévistes et d’éditer des textes au travers de la maison d’édition Mayo 37. C’est lors d’un guet-apens (il avait été repéré par la police) que Puig Antich sera abattu presque mort déjà, alors qu’un policier sera tué (semble-t-il dans la fusillade qui s’ensuivit par l’un de ses propres collègues).

Le parcours du second est d’une étrangeté redoutable. Heinz Chez ou Ches, de son vrai nom : Georg Michael Welzel, est né en 1944 en R.D.A. et a passé une partie de sa jeunesse en prison après avoir tenté trois fois de quitter son pays (en 1964, 1967, 1970). La quatrième fut la bonne, il passa à Berlin-Ouest au printemps 1972 puis entra en Espagne (en Catalogne) avec un passeport falsifié. Il s’était fabriqué le faux nom de Heinz Chez à partir de l’un des prénoms de son père et du nom de sa mère. Celui-ci assassina en l’espace d’une semaine deux gardes civils en décembre 1972, sans doute simplement pour le fait qu’ils étaient policiers et qu’ils devaient lui rappeler la Stasi est-allemande.

La plupart des « terroristes », je veux dire des résistants (en Espagne) étaient anarchistes. On ne peut y subodorer beaucoup de staliniens et encore moins de socialistes, bien évidemment, une part de ces derniers collaboraient avec le régime en place, quand les plus malins attendaient patiemment et douillettement la mort de Franco en France pour aller bientôt se faire élire « au pays ».

Tous les quatre, et bien d’autres, furent, avec ou sans scories, à des degrés divers, Esprit, esprit indomptable, de l’Homme. Seuls, loin des masses bêlantes*, tout seuls face à la Mort. Celle des autres et la leur. Encore un paradoxe diront certains qui ignorent tout de l’esprit romantique, des émotions existentielles, de la mélancolie essentielle. De la Solitude face à la Vie tout autant que face à la Mort. Au-delà encore de tout idéal. Il y a là quelque chose d’artistique, mais je ne sais si c’est de l’ordre De l’assassinat considéré comme un des beaux arts, comme titre l’un des livres de Thomas de Quincey.

Difficile débat que celui de mourir ou pas, ou pire que de tuer ou pas, pour des idées. Mais s’agit-il vraiment d’idées ici, ne s’agit-il pas plutôt de raison de vivre ou de survivre et d’impossibilité physique et morale de supporter l’insupportable ou les cataclysmes sociaux ? D’une sorte de tare congénitale que je nommerais : profonde sensibilité ; grande misère morale ; rareté et exception. Et je lâche l’expression inattendue (ou provocatrice) en cet endroit de : profonde Humanité. Des suicides programmés…

Je ne vois que des êtres (et je n’y peux rien, et je ne discute pas leurs idées ici, ce serait mentir que de ne pas le dire) comme les dirigeants, les mauvais dirigeants puisqu’ils ont perdu, donc failli, d’un certain bunker berlinois pour avoir eu ce même sentiment de ruine et de combat vain mais indispensable, du Monde. Ce même sens de la Mort.

Enfin, s’approprier une violence mortifère, un monopole de la violence, une violence elle-même réservée et imposée par la force (de tyrans, de la masse…) est-ce pire que d’envoyer à la mort, du fond d’un quelconque bureau, des jeunesses entières pour les beaux yeux de fous ou de capitalistes ? Où se situe le plus grand courage? Ou la plus grande lâcheté ? Comme on veut…

* VI *

Mais revenons au symbole socialo…

Le symbole « nazi inversé » de la SFIO resta surtout cantonné à la région parisienne et aux Jeunesses Socialistes, du moins jusques après la guerre. Cela ne l’empêche pas d’avoir une très grande pauvreté de pensée. Et à mon goût un aspect insensé et repoussant.

Cela me fait penser à cet autre escroc de la « pensée libérée » et « de progrès » que fut le freudo-marxiste Reich ; ce dernier affirmait tout de bon et sans rire que les nazis, et plus généralement les fascistes étaient incapables de connaître l’orgasme par le simple fait de ce qu’ils étaient idéologiquement. (C’est je crois dans La Fonction de l’Orgasme, mais il y a tellement longtemps que j’ai lu ou parcouru tout ça…). Dans le même ordre d’idée, il affirmait, je crois me rappeler que c’était dans La Psychologie de Masse du Fascisme, qu’il fallait rapporter l’image de la croix gammée (la rapprochant d’autres formes d’autres temps et d’autres lieux) à une déformation d’un dessin qui aurait représenté un homme et une femme en train de copuler. Donc une image de frustrés sexuels. Certes, pourquoi les couleurs rouge et noire ont-elles une telle place dans « l’esthétique » érotique tout autant que politique ?

À ce niveau, pour montrer que tout n’est pas si simple ni tout noir ni tout blanc, j’aurais envie de mettre en rapport équerre (le travail manuel) et compas (le travail intellectuel) maçonniques, ainsi que l’œil (du malin ?). Vieux symbole maçonnique ou compagnonnique (origine inconnue) :

Issigeac-compasequerreà l’une des sortes de drapeaux anarchistes contemporains :

index (3)Pourquoi enfin l’antifascisme ressemble-t-il autant au fascisme, le nazisme au sionisme ? Et « les jours meilleurs » aux pires terreurs ou barbaries ? C’est un des mystères humains de toujours retomber dans les travers de ceux que l’on critique et conteste. Du genre : pas de liberté pour les ennemis de la liberté. Et autres fadaises. Ou pire, du genre : bombes incendiaires ou atomiques « démocratiques ».

Voici, en louvoiements presque contradictoires, deux types d’affiches de la même époque, la première pacifique, pour ne pas dire pacifiste, n’est pas vraiment tchakhotinienne :

legislatives2_1932La seconde, agressive, si : elle me fait penser à une affiche stalinienne ou nazie (de l’époque de l’Occupation par exemple) :

legislatives_1956Mais quels comptes ? et à qui ? au juste…

* J’ai lu dans une revue du temps de la Guerre de Quatorze, Le Rire (curieux rire devenu d’ailleurs Le Rire Rouge en ces temps-là), numéro du 8 septembre 1917, l’un de ceux d’une année de rébellions des tranchées et de « mauvais éléments » fusillés, l’expression étonnante, ou plus exactement détonante : « pacifiste bêlant » ; quand le Monde marche la tête en bas, il est presque normal (même chez les comiques, supposés tels ou auto-décrétés) que ce ne soit pas le belliciste abruti qui soit bêlant, mais le pacifiste, ou pacifique réfléchi.

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