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LA MORT AUX TROUSSES

16 février 2015

Les commentaires que je fais sont là pour resituer le contexte.

Le porc Ochenko, la marionnette de l’Empire, de l’OTAN et de la CIA respire à la fois la suffisance de l’oligarque, l’antipathie d’un pantin, et la bêtise haineuse d’un esprit borné qui expose tranquillement toute sa sous-humanité satisfaite et béate. Il a un aspect profondément répugnant avec sa voix de châtré qui se force à jouer le fier à bras.

Le terme « fasciste » lui est accolé plusieurs fois dans les vidéos qui suivent, à mon point de vue c’est réducteur. C’est avant tout un « digne représentant » de ladite « démocratie » occidentale, ou alors à dire que démocratie = fascisme, fascisme étant entendu alors comme : barbarie techniquement équipée.

À ce propos, je me répète encore, j’ai fait dire (plusieurs fois et par erreur) à Debord que le fascisme était la barbarie (toute forme de barbarie) techniquement équipée, or il n’a dit que : « le fascisme est l’archaïsme techniquement équipé », ce qui ne semble être une erreur assez grossière, ou plus exactement une définition très réductrice, de la part de quelqu’un qui finalement n’était pas totalement détaché de l’idéologie dite démocratique, de l’idéologie dite progressiste et de l’esprit des Vainqueurs.

Je reprends sa définition en l’englobant dans la Totalité du Monde. « En l’englobant » est une manière de dire que l’on retrouve chez Isidore Isou, né Goldstein en lointaine Roumanie, qui a toujours été préoccupé de prendre ce qu’il considérait comme le meilleur de chacun pour aller au-delà, au-dessus… Ma définition du fascisme a donc finalement peu à voir avec le fascisme réel du passé ou avec sa définition courante de la rue. C’est une définition moins liée à l’idéologie qu’à la technique débridée, folle, dénuée de sens, ou plus précisément au technologisme. Si ce n’est qu’il inclut le côté totalitaire et dictatorial de l’entreprise.

Les éléments les plus fous qui soutiennent le guignol sanguinaire et le poussent ne sont pas fascistes en tant que mot passe-partout, vague et galvaudé, mais plus précisément néo-bandéristes (je ne développe pas ici, ça serait trop long, il faudrait raconter toute l’histoire ukrainienne faite de malheurs divers depuis la Révolution dite Soviétique).

Ces individus (dans les rangs desquels on rencontre des « Femens », et où l’on rencontre aussi les plus fanatiques qui soient des supporteurs de football) ont plusieurs haines : la première est la haine du Russe en qui sommeille, encore de nos jours à les écouter, un Rouge voire un tsariste.

Mais alors même qu’ils ont également la haine du juif, ils reçoivent tout le soutien convenu et financier de certains milieux sionistes tant ukrainiens et plus généralement européens que de Sion proprement dit.

Il ne faut pas s’étonner, ce n’est pas connaître l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale que d’ignorer les liens d’amour et de haine mêlés des fascismes d’alors avec le sionisme le plus ultra-nationaliste et raciste qui soit. Ces derniers se reconnaissant dans le fascisme et ayant même adopté le salut fasciste ou pour certains intégrés un temps l’armée italienne ou allemande. (Il y a longtemps que je pense que les idées raciales du nazisme ne sont en grande partie qu’une récupération et inversion « aryenne » des idées raciales sionistes). Le sionisme fut d’ailleurs pour les deux partis, la solution à la question juive. Sur le dos du « petit juif » intégré. Les dites démocraties vivant quant à elles dans l’atermoiement, l’hypocrisie inactive, et les dos ronds veules.

Il faut savoir enfin que l’Ukraine au-delà de l’ukrainien moyen ukrainophone, est une mosaïque de peuples et que chaque région de ce pays a connu une histoire propre au cours des siècles, une histoire généralement de dominations étrangères diverses et pour certains multiples. Et ne parlons pas des deux guerres mondiales!

La question de la langue ou plutôt des langues est récurrent en ce pays qui parle, selon le contexte social et/ou géographique, non pas l’ukrainien unique mais l’ukrainien urbain et médiatique normé ou l’ukrainien dialectal (dans ses différents dialectes ruraux), le russe (dans le sud-est, l’est, le sud, mais également dans les plus grandes villes du pays, à Kiev, Kharkov, Odessa… et plus généralement dans les dites élites y compris les plus russophobes), et fin du fin le sourjyk ou plutôt divers sourjyks.

« Sourjyk » est un mot qui en ukrainien désigne un mélange de céréales, comme on pourrait dire en français « méteil ». Les sourjyks se rencontrent avant tout dans les villes, et principalement dans la zone intermédiaire et centrale (entre le « pur ukrainien » de Galicie) et le « pur russe » de Novorossia (Donbass, Donetz). Le sourjyk est peut-être moins un dialecte intermédiaire entre l’ukrainien et le russe (langues russe et ukrainienne dérivent de la même langue-mère) qu’une sorte de lingua franca ou sabir multiforme qui mêlerait une phrase d’ukrainien à une phrase de russe, ou une phrase d’ukrainien avec des mots russes, ou de russe avec des mots ukrainiens, selon les endroits, les circonstances langagières, les milieux sociaux qui les parlent. Comme si en France on parlait en certains endroits des sortes de franco-espagnols ou de franco-italiens.

Remarques importantes :

– Tant l’ukrainophone que le russophone est généralement apte (sauf au fond des campagnes) à jongler avec tous ces dialectes ou sociolectes. De fait, on peut dire que l’ukrainien moyen, à des degrés divers et selon chacun, est une sorte de polyglotte de slave oriental. D’autant que plus d’un couple est mixte et possède totalement les deux langues. Ajoutons encore l’influence importante de la langue allemande et encore de l’anglais pour compléter le tableau. Sans oublier les minorités nationales proprement dites : ruthènes, polonaises, roumaines, grecques, tatars, etc…

– Il faut bien comprendre que la langue russe n’est pas nécessairement récente dans l’usage de certaines populations ukrainiennes. Il peut remonter à plusieurs siècles. Et le russe de Russie, si je puis dire, sait reconnaître le locuteur russe ukrainien ; et réciproquement. Un peu comme un français reconnaît tout de suite un québécois, ou même un belge ou un suisse. Locuteur russe dont les ancêtres étaient tout aussi bien à l’origine ukrainiens que russes, ou tout autres.

Par contre le barbare ukrainien à l’esprit étroit a vite fait d’établir une seule égalité entre « locuteur russe », « étranger russe », « communiste russe » et… « poutinien ». Ceci d’autant plus facilement que la région du sud-est, en bordure de Mer Noire, ouverte aux échanges depuis toujours, est très ouvrière (mines) et même plus précisément de contestation ouvrière, syndicalisée, mais aussi encore bien emprunte de fidélité à feue URSS. À l’opposée de la Galicie des montagnes, à l’écart de tout et paysanne, et en même temps complètement leurrée par l’Occident. Tandis que « fasciste » pour quelqu’un du sud-est veut dire avant tout : bandériste qui autrefois a été éliminé par l’action de l’Armée Rouge et qui renaît.

L’Ukraine a connu au cours du XXe siècle, et pour ses malheurs présents, tous les mouvements armés les plus extrêmes et antinomiques : les blancs, les rouges, les noirs, les bruns… Or, il se fait que les bruns était plutôt de Galicie ; et les rouges ou les noirs du Sud, du côté de la Mer Noire. Et ceci perdure, du moins en partie.

– Enfin, et cet élément n’est pas du tout négligeable : il se fait que, par des aspects de l’Histoire (occupations lituanienne, polonaise, hongroise marquées par le catholicisme) les tenant de la « pureté » ukrainienne, au nord-ouest en Galicie, sont des catholiques ou des uniates, c’est-à-dire des membres de l’Église grecque-catholique ukrainienne (ou pour le dire encore autrement: catholiques de rite byzantin ou orthodoxe), tous rattachés à la papauté, donc de fait à l’Europe de l’Ouest. Tandis que tout le reste de l’Ukraine est très majoritairement, et indépendamment des langues ou dialectes, des orthodoxes. Ce n’est donc pas un hasard si des édifices religieux de Novorossia sont volontairement endommagés par les « zozos » les plus fanatiques de Kiev.

Note.

* Tout l’ouvrage de Debord serait à commenter et à « actualiser ». Ainsi sa première thèse : « Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme [il y aurait beaucoup de choses à dire sur cette simple expression] une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation », me semble être également réductrice, trop attachée à l’aspect spectaculaire du spectacle si je puis dire. Il faudrait également définir ce qu’est exactement un spectacle. Je pense ici au mot anglais « spectacles » qui veut dire lunettes. Je pense également au mot « spectaculaire ».

Cet aspect spectacle-représentation, se retrouve en fait depuis la plus haute antiquité, avec l’art pariétal, les mégalithes, les pyramides, les processions sumériennes, pharaoniques, mayas, ou tout ce qu’on veut dans ce domaine, comme la représentation permanente à la cour du Roi Soleil, ou encore la « cathédrale univers » des siècles passés.

Ce qui change est sa massification, sa mondialisation, son uniformisation présente, servit par une débauche d’avancées technologiques dans le domaine des dites communications (et publicités au sens le plus large, intégrant les propagandes) audio-visuelles et informatiques. À la surface des choses « tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation » (Debord, idem) ; oui mais, au niveau social (culture contre nature) il conviendrait de définir la classe médiatique ou caste médiatique bourgeoise de tous ceux qui tiennent et entretiennent le Spectacle en soi, ou les spectacles en particulier ; enfin en l’essence même du monde, il faudrait définir qui, en des lieux généralement inconnus du Commun, interdits au Vulgaire, tire les ficelles et selon quelles Weltanschauung et Mananschauung.

Société du Spectacle, certes (mais terme au combien ambigu et polysémique). Et indéniablement Société de la Publicité ainsi que Société du Medium. Avec le double sens de ce mot. Il y aurait également beaucoup à dire sur certaines formes nouvelles de sacré, ou de sacré massacré, ou de pseudo-sacré (talmudique à l’usage exclusif des goyim, par exemple).  En cela la phrase « le spectacle, comme organisation sociale présente de la paralysie de l’histoire et de la mémoire » (Debord, ibidem) ne me paraît pas totalement exacte ; il conviendrait mieux de parler d’appropriation exclusive, de récupération et de falsification de l’Histoire et de la Mémoire. D’Histoire et de Mémoire très sélectives.

***

Choisies parmi tant et plus de vidéos qui circulent sur Internet. Je préfère ne pas montrer le pire, l’ignoble et l’horreur.

Laissons parler…

Tout est sous-titré en français.

1/ Une vidéo du mois dernier : Porochenko est Charlie…

https://www.youtube.com/watch?v=6u8DregtV8c

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2/ Porochenko : leurs enfants resteront dans les caves !

https://www.youtube.com/watch?v=ZYoOCz65KY8

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3/ Donbass : les enfants des souterrains.

https://www.youtube.com/watch?v=_xYPbg-1PJ4

*

4/ Donbass. Makéyévka. » Porochenko est un fasciste et assassin !… »

https://www.youtube.com/watch?v=COc83EX3iEQ

*

5/ L’Ukraine se révolte à Zaporozhié…

https://www.youtube.com/watch?v=qpoPIFNlYIg

 

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