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CIEL, MON… VENDREDI… 6 FÉVRIER… 2015

6 février 2015

Le 6 février… je n’évoquerai pas ici longuement un certain 6 février 34 conséquence de la chienlit parlementaire de la IIIe république agonisante. Je ne juge pas, je ne prends pas parti, mais je constate à la suite de tant et plus d’historiens « de la chose », et de tous bords, que lors des émeutes insurrectionnelles parisiennes qui eurent lieu en particulier sur la Place même de la Concorde (sic !), émeutes qui opposaient des membres des ligues d’anciens combattants et aussi d’extrême-droite à la police et à l’armée, ce furent seize personnes qui trouvèrent la mort (dont un policier) et ce furent environ 2300 personnes qui, à des degrés divers, furent blessées (dont 664 policiers ou soldats). Deux ans plus tard vint le Front Popu. et deux encore après… la déroute française finale que l’on sait.

Non ! Je resterai plus près de nous (plus près de nous, Seigneur !… comme dirait le catho. de base).

Il y a vingt-cinq ans, un quart de siècle…

Le 6 février 1990.

Pour les jeunots qui n’étaient pas encore nés ou seulement à peine nés, je voudrais dire quelques mots de cette date qui restera dans l’Histoire avec un grand H, non pas comme Hiroshima, mais comme Holocausticon.

C’était un mardi ; plus exactement, c’était :

CIEL, MON MARDI !

Un certain mardi dans la soirée, celui d’un Ciel, Mon Mardi ! le seul qui fait encore réellement scandale, celui qui occasionne encore à l’anti-héros de la soirée (« anti » pour les cons du conformisme et de la domination impériale) des insultes et des menaces, y compris des menaces de mort, par des gens formatés, le plus souvent de « jeunes cons à sang chaud » qui n’étaient pas même dans le coup à l’époque, celui qui fait que, depuis ce jour fatidique et fatal pour lui, un certain Olivier Mathieu, dit Robert Pioche, est contraint de vivre en exil.

Exil non doré, pas plus doré que celui, par exemple, d’Abel Bonnard en Espagne suite à l’Épuration instrumentée par des hommes fort peu magnanimes et encore moins aristocrates. La lie des crétins bornés et haineux, tant écrivassière que populaire. Et en premier lieu les staliniens, hommes de très grande vertu, de très grand humanisme et partisan de la tolérance, de la liberté d’expression e tutti quanti, comme chacun sait. Et comme le prouve tous les jours encore la fameuse loi non-constitutionnelle (pour diverses raisons de droit), mais néanmoins maintenue, dénommée loi Gayssot ou loi Fabius-Gayssot qui date du 13 juillet 1990, soit de quelques mois après ce fameux Ciel, Mon Mardi. Loi de circonstances, loi totalitaire. Loi mémorielle communautariste à caractère éminemment religieux. Je ne dirai pas « sacré »,  je réserve ce mot au vrai sacré, au noble sacré.

Il suffit de s’intéresser un tant soit peu aux rouages de la Résistance «  » »communiste » » » pour se convaincre de l’élévation de pensée des staliniens (et néo-staliniens). Les plus grands supplétifs de la remise en bonne marche du capitalisme dès 1945 ! Était-ce bien la peine, un plus tard, d’écrire sur les murs « US GO HOME! » en signant PCF ?

Courte digression : quoi qu’on en pense politiquement, la Résistance, du moins la Résistance armée était une organisation terroriste qui avant de régler ses comptes à l’Histoire réglait d’abord ses propres comptes politiques, parfois les plus étroits ou individuels qui soient, y compris au sein même de la Résistance, quand cette dernière ne faisait pas appel tout simplement au grand banditisme.

Résistance qui ne respectait en aucune façon les dites lois de la guerre (qui valent ce qu’elles valent, mais qui sont reconnues internationalement) : pas d’attaques de civils (voir à ce propos ce qu’il en fut pendant la Seconde Guerre Mondiale et ce qu’il en est de nos jours de la part des grands « démocrates » d’État), attaques ouvertes avec signe de reconnaissance, armes apparentes, respect des hommes qui se rendent et sont faits prisonniers, et des morts, interdiction de tout acte de barbarie, etc. Sur ce chapitre, la Résistance armée a très largement dérogé. Et elle est peut-être mal placée pour donner des leçons de bonnes mœurs à ceux d’en face.

Fermons la parenthèse et revenons à nos moutons ou plus exactement à celui qui fut tout l’inverse d’un mouton et sur qui tomba la lie également de la politique française de 1990. Je veux parler de l’union sacrée entre les pires individus du sionisme national, international et mondialiste, et les pires individus des diverses officines de l’extrême-droite franchouillarde, « nationaliste » et coloniale.

Je peux même affirmer ici que toute cette engeance interlope de suprémacistes, racistes, colonialistes a scellé, ce jour-là même, leur union « indéfectible » comme dirait le crétin. Certes, il a fallu des années de fréquentation de plus en plus assidue pour que le ciment prenne bien, pour que l’on en arrive de nos jours à voir un Front dit National chanter les louanges et les vertus achevées du sionisme. Mais entre des « êtres d’Élection », on se comprend, et on le comprend aisément ! L’entrisme, également congénital, des Élus de leur dieu y a joué parfaitement son rôle ; preuve s’il en est que cette agence (devenue fort respectable et respectée dans tous les media) du racisme belliciste anti-arabe et anti-musulman a le vent en poupe.

En l’affaire, Olivier Mathieu se prit sur le dos l’ensemble de cette racaille dans une soirée bien évidemment sulfureuse, et c’était le but, consacrée à l’extrême-droite.

Que fit-il, que dit-il ? Il avait été invité à participer à cette soirée pour s’exprimer sur le sujet, au nom de la liberté d’expression, on lui refusait le micro, on l’insultait discrètement en lui donnant par exemple du « Monsieur Goebbels » provocateur et totalement hors sujet, alors qu’il n’avait pas encore dit un seul mot et ne montrait, lui, aucune haine. Un de ces tristes individus le tança en particulier, il s’agit de Jean Benguigui (je ne crois pas qu’il s’agisse d’un parent direct de Patrick Bruel) qui comme son nom l’indique sent bon le colon pied-noir et casher sûr de son fait et de son impunité.

Mais je suppose qu’il ne s’agissait là que d’un léger chatouillis de l’âme gênée, une gratouille sans conséquence, un parfum d’orange amère, venant de cet être distingué et « artiste » d’exception (et surtout d’entregent) qui (comme l’explique avec rigueur la quatrième de couverture de ses mémoires qu’il vient d’écrire tout seul comme un grand et qui viennent de sortir… tiens ! justement titrés Un Parfum d’Orange Amère) est l’auteur d’ « une ode à l’amitié, à l’amour et à l’humour ». Amen.

Parmi ces êtres congénitalement haineux et suffisants, présents en cette soirée mémorable, je pourrais nommer également Gérard Darmon (qui ne semble pas être de parenté avec le tennisman Pierre Darmon) autre grand artiste lancé… par Roger Lévy, dit Roger Hanin, et personnage attitré des œuvrettes de Claude Lelouch, tous de la même maffia judéo-maghrébine médiatique. Gérard Darmon fils de « bonne famille » pied-noir casher établie à Paris dès avant-guerre, où le père connu sous le nom de « Trompe-la-Mort » ou « Riquet de Bastille », sut faire son beurre en divers trafics répréhensibles (y compris pendant l’Occupation). En voilà un second après le père du récent nobélisé !

Tiens, c’est également amusant, ce Gérard Darmon vient lui aussi de sortir un livre, consacré à son père et intitulé Sur la Vie de Mon Père « auquel, je cite la quatrième de couverture, il a voué un amour infini ». Autre passage éclairant : « Qui est-il, cet étranger si proche qui m’accompagne, nuit après nuit, jour après jour, dans mon voyage intime ? » Sans commentaire.

Donc ce jour-là, ce mardi-là, ce 6 février-là, Olivier Mathieu n’eut pas le temps de beaucoup s’exprimer, pour l’essentiel il déclara : « Faurisson a raison, les chambres à gaz, c’est du bidon ! » juste avant de se faire agresser par diverses personnes et en particulier un individu qui a un nom, une adresse, contre qui fut porté plainte et qui ne fut jamais inquiété par le parquet, pas plus que ne furent inquiétés divers agressifs membres israéliens d’organisations para-militaires et ultras présents à cette soirée « française » et bien de chez nous.

Mais rassurons-nous au moins sur l’essentiel, le vital pour Olivier Mathieu, c’est l’écriture. De son îlot européen, de sa tour qui n’est pas vraiment d’ivoire, il observe et il envoie des messages aux petits hommes. Quelques dizaines de livres (oui, je dis bien quelques dizaines, dont certains fort épais) : des romans, des nouvelles autobiographiques, d’histoire et de critique sociale contemporaines ; de la poésie également ; de la photographie et du dessin, enfin. Sans compter tant et plus d’articles sur des sujets divers. Bref de l’art.

Je ne vais pas réécrire ici le livre que j’ai consacré, moins à l’histoire événementielle, moins à une biographie stricto sensu, qu’au personnage tel qu’il m’apparut lorsque je le découvris réellement il y a quelques années. Livre de sensations, d’émotions, de sentiments. Pour ceux que cela intéresse, il doit encore en exister quelques exemplaires chez des bouquinistes sur Internet ; son titre est : Olivier Mathieu dit Robert Pioche, le Dernier Romantique.

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