Skip to content

EXTRAIT DE LADITE LOI SUR LA LIBERTÉ (SIC) DE LA PRESSE DU 29 JUILLET 1881 :

11 janvier 2015

Je n’ai pas un goût prononcé pour l’État quel qu’il soit, je n’ai pas trop d’illusion sur ladite nature humaine, je n’ai pas non plus d’attirance pour notre pseudo démocratie, démocratie dite représentative (qui est le fait de la gangrène partisane et de professionnels qui, comme chacun sait, font ça parce qu’ils n’ont pas pu faire autre chose, que cela n’exige aucun diplôme, ou parce que c’est le meilleur moyen de vivre confortablement sur le dos de la société).

La démocratie, je l’aimerais un peu plus directe, mais attention, il ne faut pas se méprendre sur ce mot, je ne veux surtout pas dire "à l’américaine" où les shérifs eux-mêmes sont élus et où elle peut être expéditive genre "Far West" ou Ku Klux Klan de la "belle" époque. Je la verrais plus paisible, à la Suisse où le citoyen semble avoir plus son mot à dire. Mais en mieux.

Nous vivons, nous rabâche-t-on, dans un État de droit, sous des lois et autres décrets dont la plupart des gens, moi le premier, ne soupçonne même pas l’existence. La phrase "nul n’est censé ignorer la Loi" est, je me répète ici, la phrase la plus crétine qui soit quand on sait que cette Loi multiforme tient dans de nombreux codes bien épais, est toujours changeante et est appliquée selon telle ou telle jurisprudence, tout en faisant vivre tout un ordre de professionnels, et d’avocats dont un bon nombre sont spécialités tant la Loi est compliquée, et comporte tant et plus d’interdits. Petite remarque : quand il y a trop de lois, de textes, d’autorisations et d’interdits, il y a de moins en moins de Loi car cela devient inapplicable.

Pour l’homme de la rue, pour moi, la Loi c’est quelque chose comme "les dix commandements" : "tu ne voleras pas", "tu ne tueras point", et quelques autres principes de bonnes mœurs partagés par l’essentiel de la société dite civilisée. Du moins partagés en apparence ou à condition de ne pas se faire prendre. Ceux qui détournent le mieux la Loi, sont ceux qui la connaissent le mieux, c’est-à-dire en premier lieu ceux qui la font ou leur entourage, n’est-ce pas nos bons maîtres ?

Au temps présent, la Loi, reflet du temps et de ceux qui nous dirigent politiquement et entendent diriger également nos âmes, est écrite par une maffia bourgeoise absolument pas représentative de l’ensemble de la société, et de la masse du petit peuple en particulier.

Cela dit, les libertés d’expression et de la presse, puisque c’est d’elles dont il est question en ce moment, reposent sur un code de lois. Or l’usage de ce code (totalement politisé) est lui-même devenu depuis des années à géométrie variable, pour ne pas dire manifestement obsolète pour certains nantis de ladite liberté d’expression. Mais pas pour d’autres. C’est ce que rappelle Olivier Mathieu dans son précédent article. C’est ce que clame sur Internet un nombre de plus en plus important de gens sous la formule fort juste de : Deux poids, deux mesures. (Internet critiquable par bien des aspects est heureusement pour nous encore un élément précieux de la démocratie directe et populaire et de la communication, même si c’est à distance.)

Or, il se fait que les "frondeurs", comme dans toute dictature, sont les premiers à se voir appliquer les foudres de la justice, pour le plus souvent des broutilles, quand la presse officielle ou la satire quasi officielles et autre bouffons et pseudo comiques médiatiques de la République ont tous les droits et surtout se croient tout permis, du moins tout permis pour écraser un peu plus ceux qui ne pensent pas droit et refusent de subir le vent dominant de l’époque.

Rappellerai-je l’histoire branquignolesque de l’interdit d’un spectacle de Dieudonné il y a un an environ et la nullité hargneuse, haineuse de Valls en ce domaine. Ce boute-feu irresponsable, ce va-t-en guerre du sionisme premier ministre !!! Dois-je rappeler que c’est le genre d’individu à se faire applaudir par Botul après avoir soutenu, il y a quelques années, les palestiniens !!! Comprenne qui pourra, enfin, si c’est facile à comprendre quand on sait avec qui il s’est remarié. D’ailleurs ça aide pour les promotions, comme la maçonnerie dont il fut un temps également, frère à la truelle. Quelle maffia !

Bref, je donne maintenant un extrait de l’article 24 de "la loi sur la liberté de la presse" : "Ceux qui, par l’un des moyens énoncés à l’article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ou de l’une de ces deux peines seulement."

Je donne la liste des moyens énoncés à l’article 23 : “… ceux qui, soit par des discours, cris ou menaces proférés dans des lieux ou réunions publics, soit par des écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images ou tout autre support de l’écrit, de la parole ou de l’image vendus ou distribués, mis en vente ou exposés dans des lieux ou réunions publics, soit par des placards ou des affiches exposés au regard du public, soit par tout moyen de communication au public par voie électronique…”

Provoquer à la haine et à la violence (y compris contre eux-mêmes) à l’égard d’une religion donnée, n’est-ce pas une bonne part du "talent caricaturiste" et caricatural de feu Charlot le petit scato haineux ?

N’est-ce pas également le fond de commerce de la Le Peine de Mort ?*

* Je rappelle pour qui ne l’aurait pas entendu qu’elle n’a pas attendu cinq minutes mercredi pour balancer sa démagogie habituelle en affirmant qu’elle était pour le rétablissement de la peine de mort. En attendant, je me demande (formule de style) si la gauche n’est pas en ce moment en train de nous rejouer encore une fois : on va repasser grâce à la Le Pen.

Publicités

From → divers

Commentaires fermés