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UNE LÉGENDE QUI TOMBE.

22 juin 2013

Rigolons deux minutes.

Dans le flot quasi journalier de propagande post-« dernière guerre », qui atteint de nos jours des niveaux que je ne lui connaissais pas en ma jeunesse qui fut pourtant celle des années de la dite Reconstruction, je suis tombé sur une information qui m’a réjoui, je n’ai pas honte de le dire.

Personnellement j’en ai soupé des histoires de Résistance et de Collaboration, de méchants nazis et de bons vainqueurs de la dernière guerre (où se trouvent par exemple, les grands démocrates Staline, terroriste d’État, Roosevelt, qui a ordonné la fabrication de la première bombe atomique, Truman qui a ordonné les crimes d’Hiroshima et de Nagasaki, ou encore Churchill responsable de la destruction de Dresde). Tout ça est minable.

On commence à bien la connaitre la musique, aussi quand elle dérape et cacophonise, on se surprend à en être ravi, surtout le jour de sa fête. Il est toujours bon de lui faire sa fête. Aussi, je répète je me suis bien amusé à lire dans les gazettes du premier jour de l’été, que le juste des « Justes parmi les nations », le déclaré martyr par le pape marrane Jean-Paul II, le saint homme en voie de béatification Giovanni Palatucci, celui à qui la Ligue Anti Diffamation de New York avait décerné en 2005 un prix spécial pour  » un homme ayant fait tout ce qu’il pouvait pour sauver des juifs entre 1940 et 1944, fabriquant des faux papiers et visas, livrant de l’argent et de la nourriture à ceux qui se cachaient, et les avertissant [des rafles] », mort à Dachau en février 1945, serait un escroc involontaire de la martyrologie judéo-chrétienne holocaustique.

Je pouffe. 

Rappelons la légende.

Giovanni Palatucci était connu (on ne sait ni pourquoi, ni comment) pour avoir sauvé, dit-on, entre 1940 et 1944, et en tant que chef de la police locale, quelque cinq mille juifs de la ville de Fiume, devenue depuis Rijeka, en Croatie.

Une équipe d’une douzaine de chercheurs, nous disent encore les gazettes, chercheurs en relation avec le Centre Primo-Levi de New York, seraient arrivés tout récemment aux conclusions que Giovanni Palatucci ne fut jamais préfet de police de Fiume, qu’il n’y avait d’ailleurs pas cinq mille juifs à Fiume en 1943 mais à peine cinq cents dans toute sa région, et que cet homme était un simple policier collabo.  

Ainsi, contrairement à ce que raconte son hagiographie courante, Palatucci n’a jamais envoyé des centaines de Juifs à Campagna, pour qu’ils soient protégés par son oncle qui en était l’évêque. Seulement quarante Juifs se sont retrouvés à Campagna, et en tant qu’internés ; Palatucci n’y étant pour rien, pas plus que son oncle évêque. Enfin, contrairement à la version officielle, Palatucci n’aurait jamais détruit de documents concernant des juifs de Fiume, pour éviter qu’ils ne soient envoyés en camp de concentration.

Giovanni Palatucci est célébré en Italie comme un saint homme, il a plusieurs rues et places à son nom.

Le seul élément de sa biographie qui n’a pas changé est qu’il est bien mort à Dachau en février 1945 à l’âge de 36 ans.  Non pas pour avoir été un Résistant mais probablement pour avoir été un Collabo un peu mou en 1944.

Le Musée de l’Holocauste de Washington le retire de ses plaquettes et d’une exposition en cours.

Comment ce Giovanni Palatucci interné pour mollesse collaborationniste, a-t-il pu devenir le sauveur de 5000 juifs inexistants, ce martyr chrétien et ce juste aux yeux des instances holocaustiques juives, avant de retourner au néant près de soixante-dix ans après les faits ?

Qui peut répondre à cette question peut également saisir tout le mystère, tout le processus mental mis en œuvre autour des dites chambres à gaz homicides.

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