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À DÉGOBILLER !

17 juin 2013

On connaissait depuis 2010 (pas moi, je viens de le découvrir ces derniers jours traînant peu devant les écrans stériles, nauséeux ou propagandistes de la télévision) les SARDINES, C’EST EXTRA de je ne sais quel marchand de sardines en boîte. On entend Léo Ferré nous dire post mortem «c’est extra !», à propos de sardines à l’huile, avec sa tronche en prime.

Pauvre Léo ; tu étais farci de contradictions comme on l’est tous plus ou moins dans ce monde pourri qui nous bouffe la grandeur, nous avilit ; mais je retiens de toi que tu as écrit (in Préface) et publié et chanté à la gueule des connards (ils sont légions) :

LA MUSIQUE SE VEND COMME LE SAVON À BARBE.

POUR QUE LE DÉSESPOIR MÊME SE VENDE,

IL NE RESTE QU’À EN TROUVER LA FORMULE.

TOUT EST PRÊT :

LES CAPITAUX, LA PUBLICITÉ, LA CLIENTÈLE…

QUI DONC INVENTERA LE DÉSESPOIR ?

Comme je l’ai dit dans un précédent article, la Veuve Ferré est une imbécile, une crétine inculte qui n’a même pas envie de recevoir gratis des livres d’inconnus (« inconnus » voilà le mot important, inconnus donc négligeables). Qui a les idées de tout le monde sur le travail. Et qui a eu la bêtise de me relancer après ne même pas avoir daigné répondre à ma demande de dons de quelques malheureux bouquins. 

J’ajoute donc que c’est toute la famille Ferré (veuve, fils, filles) qui est une famille de minables (le fils en particulier, un bon à rien inculte qui n’en avait rien à foutre de son père et des chansons de son père vivant, il l’a dit, mais qui vit maintenant sur le dos du « grand mort » et aime bien traîner et pérorer dans les lieux de la bourgeoisie décadente comme France-Inculture, ce nid d’apparatchiks de la bourgeoisie de gauche, exploitant à mort tous les inédits, les brouillons, les rééditions du père). Ramassis de salopards déjà milliardaires mais qui en veulent encore plus ! Si le patriarche est devenu une sardine (j’espère bretonne, il était amoureux de la Bretagne), la famille est devenue un banc de maquereaux (mes excuses aux maquereaux bretons et autres).

Ces mois derniers, j’ai reçu une publicité par un autre minable éditant une feuille périodique sur toute l’actualité « Ferré », publicité concernant l’édition d’un livre sur ou de Ferré (je ne sais plus, je ne veux plus le savoir) préfacé par… Lou Ravi en personne, le bourgeois de Neuilly, le salopard sympathisant franc-maçon, le capitalo-sioniste digne héritier d’un père de l’Algérie française et de l’OAS, ce « guignol de gauche » !!!  L’éditeur sort quant à lui, de je ne sais quelle jaille (c’est comme ça que l’on appelle par chez moi et sans détour un dépôt d’ordures) !

Pour clore le tout, j’ai vu que depuis plusieurs semaines la Bibliothèque Nationale de France, dite Bibliothèque la Francique, faisait sans vergogne aucune, une exposition intitulée : Guy Debord, un art de la guerre.  « Mais oui, c’est lui » ajoute sa réclame.  Si les mots ont encore un sens, j’aimerais savoir de quelle guerre il est question et de quelles victoires du chef d’état-major il est question.  Moi je vois depuis trente, quarante ans une vaste récupération de tous les écrits situationnistes, et péri et para et pro-situationnistes et autres contestataires. Récupération de tous les bords : de l’extrême-gauche à la Nouvelle Droite. Et je vois une régression mentale, sociale, culturelle affligeante dans notre Europe « éternelle ». En particulier dans les milieux de la dite ultragauche et des dits anarchistes. Anarchistes totalement américanisés, à la « antifacho » qui ne mène évidemment à rien et vont même jusqu’à collaborer avec la police en ce domaine, ou à la Charlie Hebdo, pantins friqués minables totalement intégrés à la « rébellion patentée et estampillée d’État ».   

Je me dis aussi que Debord s’est donné de son vivant les bâtons qui le frappent maintenant, il ne fut pas exempt de tous reproches par ses mauvaises fréquentations leboviciennes par exemple, Lebovici un des rois du spectacle cinématographique quelque peu maffieux sur les bords, il a fini « par y croire », et a été le dernier (ou le premier, comme on veut) des pignoufs en se faisant rééditer intégralement par Gallimard après l’avoir insulté (à juste raison) dans les années soixante et soixante-dix.

J’ajoute encore que présentement, il est très bien servi par une veuve, encore une, qui fait son beurre tant qu’elle peut, entourée d’une petite cour de microbes « éditeurs ».

Enfin, ce n’est pas insulter l’auteur que de dire que ces derniers livres ne valent rien, n’apportent rien en tant que mémoires à l’Histoire, ses développement sur son alcoolisme, sur les différentes bières selon les heures du jour sont à ranger dans les écrits pitoyables qui personnellement me font honte pour lui, son livre sur Lebovici est creux et se résume à un collage d’articles de presse concernant ses déboires à lui, Debord. Tout sur les personnages, un tout qui ne nous apporte rien, strictement rien de plus qu’une simple revue de presse. Son silence assourdissant sur « la question juive » et le sionisme furent également remarquables. Lebovici oblige. Son stalinisme psychologique caractériel, inquisitorial et de l’exclusion de tous (sauf les mécènes et les nanas, « il ne faut quand même pas déconner »), d’un imbu de sa petite personne, d’un feu Monsieur Je Sais Tout et J’ai Toujours Raison, est à ranger dans la catégorie de ce qu’on voudrait oublier du personnage.

J’ajoute enfin la récupération (« ludique » voyons !) des écrits des autres, dont il se fit un champion. En collages plus que lettristes, « surréalistes ».

Lui qui voulait « conquérir » autrefois l’UNESCO !

Quelle époque, mais quelle époque !

Signé : Le Petit Mareyeur.

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