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NOTE QUI ÉTAIT PARTIE POUR ÊTRE UNE SIMPLE BRÈVE

Je suis sidéré.
Je connaissais la propagande et le nivellement par le bas de ladite Éducation Nationale « progressiste » (ces derniers temps, c’était la prétendue théorie du genre, l’incitation à lire les « bons journaux » et l’adhésion obligatoire à la « bonne lecture » de l’actualité ou de l’Histoire, puis vient maintenant la quasi disparition de la grammaire jusqu’en 5e, sans oublier le développement achevé des ateliers « glandouille ») dans un but de plus en plus évident et affiché d’abêtir le troupeau et de le manipuler pour le plus grand bien de l’impérialisme mondialiste.
De plus en plus d’éducation, ou de garderie scolaire dirigée et bien particulière ; et de moins en moins d’instruction. C’est ce que « la gauche », en particulier, ose dénommer : pédagogie !
Ce matin, passant devant une télévision où il y avait une émission enfantine, sur une chaîne de la Voix de son Maître gouvernemental, en l’occurrence France 4 (mais ça aurait pu être ailleurs) je suis resté estomaqué devant un dessin animé de quelques minutes.
Son histoire simpliste était la suivante : le riche et méchant Trump à sale tronche, de ce grand, généreux et merveilleux pays nord-américain (welcome! écrit en toutes lettres) ne veut plus accueillir la gentille misère généralisée du Mexique, pays d’un très sympathique président, et fait construire cet ogre ! un long mur à sa frontière, qui plus est, mur qui va coûter une fortune, c’est proprement intolérable.
Il ne manquait plus qu’une allusion à Adolf… ou à Vladimir.
Par contre, je doute qu’il existe quelque dessin animé expliquant la misère palestinienne, à moins qu’il ne soit prévu d’en faire un, expliquant que c’est pour leur bien que les indigènes palestiniens de Gaza sont enfermés et à l’occasion bombardés.
C’est là que l’on voit bien que, publics ou privés, il n’y a plus de différence, l’ensemble des media sont aux mains des collabos mondialistes et décadents. Sans même parler de la propagande publicitaire consommatrice qui inonde tout. Avec de moins en moins de retenue, mais fort heureusement aussi, avec de moins en moins de succès et d’adhésion populaire. L’un allant avec l’autre.
Le totalitarisme capitaliste « démocratique » est patent. Il n’est que de voir comment les media dominants et collabos manipulent ladite campagne présidentielle en France depuis quelques mois. Mais à la différence du stalinisme ou du maoïsme, il est beaucoup moins violent et beaucoup plus sournois. Du moins en nos contrées. Posé en évidence « incontournable » et naturelle.
Pour son malheur, ou plutôt pour notre bonheur, le vent tourne, Internet (malgré tous ses défauts) est en train de laminer cette propagande et de rassembler, de lutter contre l’atomisation des individus réduits à la simple production et consommation ; et c’est la débandade (hargneuse) dans les media officiels, tant privés que publics.
On voit même la gazette Le Monde, autrefois journal de référence, sombrer corps et âme dans L’Immonde, perdre ses derniers lecteurs payants, et dégouliner de parti pris et de bêtise (et même de nombreuses fautes d’orthographe de nos jours, que moi-même je vois alors que, je le reconnais, je ne suis pas un champion en ce domaine).
Allez voir sur son site, on y trouve une équipe de sept personnes (par là) chargée de nous expliquer où se trouve la bonne information et la mauvaise ; la « démocratique » et la « fasciste » ou « poutinienne », etc. ; et comment les reconnaître (généralement par la simple étiquette d’appartenance à tel ou tel groupe de presse). Il nous explique comment différencier la fausse information de la vraie ; petite Pravda mondialiste tombant elle-même journellement dans la diffusion propagandiste, non vérifiée, biaisée, orientée, partisane, unilatérale, voire mensongère ou diffamatoire, ou pire encore : dans le silence total et patent quand ça la gêne.

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 25 février

Premières réactions au « Portrait de Dawn Dunlap »

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/25/premieres-reactions-au-portrait-de-dawn-dunlap/

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Photo extraite de « Laura les ombres de l’été » (1979, David Hamilton)

Quelqu’un – en France, en Roumanie, en Italie et ailleurs – a déjà lu Le portrait de Dawn Dunlap, et m’écrit.

Je me permets de publier ces quelques lignes, que j’ai reçues.

« Puis-je vous dire « merci » ? Merci pour votre texte si beau, si délicat, si précieux. Votre texte que je ne voulais pas quitter… Comment pouvait-il en être autrement ? C’est léger et bouleversant. C’est de l’éternité dont vous parlez. L’éternité qui traverse votre âme ou votre âme qui traverse l’éternité.  Vous êtes des élus qui peuvent, savent et veulent voir la beauté infinie. La beauté pure, celle que l’on ressent toujours. A travers toutes ses existences ».

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

Les jeunes filles hamiltoniennes de l’auteur du Portrait de Dawn Dunlap

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/24/jeunes-filles-hamiltoniennes/

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ARTICLE DE JEAN-PIERRE FLEURY, écrivain

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A LIRE

https://lequichotte.wordpress.com/2015/09/12/pour-celebrer-lanniversaire-de-lecrivain-olivier-mathieu-dit-robert-pioche/

https://lequichotte.wordpress.com/2016/12/09/les-jeunes-filles-hamiltoniennes-de-lecrivain-olivier-mathieu/

Sur Mediapart :

https://blogs.mediapart.fr/robertspitzhacke/blog/100414/alain-finkielkraut-et-le-triple-candidat-robert-spitzhacke-robert-pioche-olivier-mathieu

Sur le blog du cinéaste Sébastien Guillet:

http://sebguillet.fr/2016/jeunes-filles-ont-coeur-pur/

Sur le blog de l’écrivain Daniel Fattore:

http://fattorius.over-blog.com/article-une-adolescence-a-marly-le-roy-62612963.html

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Il y a quelques années, c’était en 2010, j’ai publié un roman écrit par Olivier Mathieu, « Voyage en Arromanches », et dont l’histoire se déroule entre 1976 et 1979 dans la banlieue parisienne et dans la petite ville normande d’Arromanches.

C’est un roman qui, étant donné les temps vulgaires que nous vivons, a eu peu de succès, peu (ou pas) de recensions dans la presse, et à peine quelques avis favorables sur des blogs (je donnerai un seul exemple : http://fattorius.over-blog.com/article-une-adolescence-a-marly-le-roy-62612963.html)

Simple coïncidence, Olivier Mathieu avait vu – en novembre 1979 – à Paris, comme d’ailleurs beaucoup de gens, le film de David Hamilton « Laura les ombres de l’été ». Un film où il avait retrouvé quelque chose de l’époque, de la mentalité de l’époque, et aussi de sa propre existence et, donc, de ses propres séjours à Arromanches.

Olivier Mathieu a toujours apprécié la jeune actrice américaine Dawn Dunlap. Il a toujours apprécié l’oeuvre photographique mais aussi cinématographique de David Hamilton, notamment pour tout ce qu’elle a de littéraire, c’est-à-dire pour les liens qu’elle entretient avec Pierre Louÿs (Bilitis), Nabokov (Lolita), Balthus, Robbe-Grillet (Les demoiselles d’Hamilton) ou Pascal Lainé (Tendres cousines).

Peut-on dire que « Voyage en Arromanches » soit un roman « hamiltonien » ? Peut-être. Il l’est en tout cas par son exquise et extrême nostalgie. Ce qui m’a toujours frappé chez Olivier Mathieu, c’est la nostalgie. Je ne suis pas le seul à en être frappé, et je songe par exemple au jeune cinéaste et écrivain Sébastien Guillet qui, tout récemment, a dit tout le bien qu’il pensait (voir : http://sebguillet.fr/2016/jeunes-filles-ont-coeur-pur/ ) d’un livre de poésies d’Olivier Mathieu.

Je m’explique, quant à la nostalgie d’Olivier Mathieu. En 1980, il a publié une plaquette, aujourd’hui extrêmement rare, qui s’appelait « Vingt ans pour deux petites filles d’hiver et d’autrefois ». Je possède quant à moi un exemplaire que j’ai acheté dans une librairie de Londres, il y a quelques années, et qui avait été dédicacé en 1980 par Olivier Mathieu à Georgette Magritte, la veuve du peintre et militant antifasciste René Magritte.

En 1980 donc, Olivier Mathieu qui avait 19 ans avait consacré une plaquette poétique à deux jeunes filles qui en avaient 16 (ce sont aussi les héroïnes du roman « Voyage en Arromanches », paru trente ans plus tard en 2010!), mais il ne les appelait pas jeunes filles « d’aujourd’hui ». C’était comme s’il s’était déjà projeté dans le futur, les appelant d’ores et déjà jeunes filles d’hiver et « d’autrefois ». Si ce n’est pas de la nostalgie !

Olivier Mathieu a aussi écrit un article que je vous recommande sur le film « Du côté d’Ourouët » (voir : https://lequichotte.wordpress.com/2015/03/12/du-ct-dorout-de-jacques-rozier-un-chef-duvre-oubli-par-olivier-mathieu/ )

Jean-Pierre Fleury

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SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — À PROPOS DE L’AUTEUR DU « PORTRAIT DE DAWN DUNLAP »

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/24/lauteur-du-portrait-de-dawn-dunlap-le-grand-meconnu-de-la-litteraure-francaise-article-de-jean-pierre-fleury-docteur-en-sociologie-de-luniversite-de-nantes/

L’auteur du Portrait de Dawn Dunlap, « grand méconnu de la littérature française »

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En mai 1968 à Nanterre, Olivier Mathieu, auteur du livre « Le portrait de Dawn Dunlap » (paru en février 2017)

Un éditorial de « une » du Figaro sur OLIVIER MATHIEU.

 Paru en 2011.

« Candidat à l’habit vert, il sait discourir en vers ».

« Depuis la mort de Cocteau, il n’y a plus guère de poète à l’Académie française. C’est ce qu’a dû penser Olivier Mathieu, candidat au trentième fauteuil. Hier, jour d’élection, quai de Conti, il distribuait un tract où l’on pouvait lire un poème en alexandrins consacré à Maurice Druon. C’était l’éloge que, s’il était élu, le candidat se proposait de prononcer : « En ce jour d’hui, merci, pour l’immortalité/Que vous me conférez en m’offrant, respectable/Un auguste fauteuil… » Passons sur le nombre de pieds, un peu approximatif… Les 200 vers – ou peu s’en faut – évoquent la vie de Druon, Le Chant des partisans et Les Rois maudits. Mathieu rappelle l’hostilité de l’académicien à la féminisation du cénacle : « Il préférait sous la Coupole un mâle esprit. » Le dithyrambe est aimablement dédié « aux académiciens, aux bouquinistes des quais de la Seine, aux passants ». On ne fait pas plus bucolique. Les immortels sont-ils restés insensibles au lyrisme de Mathieu ? Ont-ils été choqués de voir un candidat aller vite en besogne, s’imaginant déjà élu ? Le rimailleur n’a recueilli aucune voix et c’est Danièle Sallenave qui a été élue au premier tour. C’est à elle qu’il reviendra de prononcer l’éloge de Maurice Druon. Certainement en prose. Quant à Mathieu, il ne lui reste, pour se consoler, qu’à relire Baudelaire, son frère d’infortune : Exilé sur le sol au milieu des huées /Ses ailes de géant l’empêchent de marcher »…

Editorial du Figaro, Etienne de Montety, 8 avril 2011.

24-02-b2Dawn Dunlap (1979)

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ARTICLE (2015) DE JEAN-PIERRE FLEURY,

écrivain, éditeur,

docteur en sociologie de l’Université de Nantes

« Olivier Mathieu est le gand méconnu de la littérature française »

(Michel Marmin, « Eléments », 2010)

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Je publie cet article sans le dire à Olivier, en espérant que ce soit pour lui une surprise, une bonne !
Le 14 octobre 2015 au soir, Olivier Mathieu fêtera dans son restaurant habituel dans le centre de Paris, en compagnie de quelques amis, me dit-on, son cinquante-cinquantième anniversaire. C’est donc l’occasion de lui adresser tous nos vœux les plus sincères.

Olivier Mathieu est le premier biographe d’Abel Bonnard ; il est le premier écrivain à avoir présenté sa candidature à l’Académie française sous trois identités diverses ; il est aussi le premier écrivain dont la candidature à l’Académie a été, en une occasion, refusée…

Rappelons que le 14 octobre est une date importante pour Olivier Mathieu : déjà, sa grand-mère Marie de Vivier était née le 14 octobre (en 1899). Journaliste, écrivain, stalinienne ; dernière amante du grand écrivain communiste André Baillon, mort suicidé en 1932 ; première à défendre Michel de Ghelderode après la seconde guerre mondiale ; plus tard dédicataire de « Tempo di Roma » (le célèbre roman d’Alexis Curvers).

Elle a publié un grand nombre de livres et de romans (par exemple chez Plon, Marabout, La Palatine…) et notamment, à Paris en 1971, un beau roman, « Cent pages d’amour, lettre à un petit garçon » dont on trouve le texte intégral sur Internet et dont Olivier Mathieu est l’unique personnage. Marie de Vivier est décédée en janvier 1980, dans les environs de Paris.

La mère d’Olivier Mathieu, Marguerite Mathieu (née le 8-8-1925), auteur de plusieurs ouvrages scientifiques, chercheuse et enseignante universitaire, décède quelques années plus tard (12-8-1988), et son père (qu’il n’a pour ainsi dire pas connu, l’ayant rencontré deux ou trois fois dans toute sa vie) en 1991.

24-02-b3L’actrice américaine Dawn Dunlap, sujet du « PORTRAIT DE DAWN DUNLAP » par l’écrivain Olivier Mathieu (éditeur : Jean-Pierre Fleury)

L’ENFANCE.
Olivier Mathieu naît le 14 octobre 1960 (enfant prématuré, il perd dès le 19 octobre son frère jumeau, prénommé Jean-Philippe). Au milieu des années 1960, il est primé lors d’un concours national de dessin organisé par Le Figaro. Au cours des mêmes années 1960, il rencontre et fréquente des amis de sa grand-mère ou de sa mère, des artistes et des écrivains comme René Magritte, Hergé, Alexis Curvers, Robert Poulet, Paul Werrie et maints autres.

En 1969, il écrit trois exceptionnelles « comédies  érotiques », publiées au début des années 1980 (et aujourd’hui disponibles sur le site du jeune écrivain suisse Daniel Fattore). Vers 1971 et 1972, Olivier Mathieu se produit à la Salle Pleyel, à Paris, au sein de l’orchestre pour enfants Alfred Loewenguth.

À lire sur : http://www.fattore.com/CentPagesDamour.htm avec des corrections manuscrites de l’auteur et des notes d’Olivier Mathieu.

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Après une enfance pauvre mais heureuse pendant laquelle il ne fut pas scolarisé (il est éduqué à la maison par sa mère), puis le passage de son bachot en « candidat libre » (juillet 1978), et enfin le refus d’effectuer son service militaire (il est resté pacifiste, et l’on rappellera son opposition, par exemple, aux guerres du Golfe), Olivier Mathieu a publié encore très jeune des recueils de textes et de poèmes aux éditions Ouvertures de Liège (voir le catalogue de la Bibliothèque royale de Bruxelles) alors dirigées par M. Jean-Claude Bologne (l’actuel président de la Société des Gens de Lettres). En 1981, Jean-Claude Bologne (dans le « numéro spécial Alexis Curvers » de la revue Ouvertures) remercie Olivier Mathieu parce que ce dernier lui a présenté Alexis Curvers. Vers 1983 (plus ou moins à l’époque où Olivier Mathieu est en année de licence à la fac), une nouvelle d’Olivier Mathieu est primée à l’occasion d’un concours littéraire organisé par la MNEF.

Chantant même brièvement, vers 1980, dans un groupe de rock un peu punk qui se produit dans les boums de banlieue, Olivier Mathieu a ensuite fréquenté plusieurs milieux artistiques et politiques (y compris des milieux d’extrême-gauche et d’extrême-droite), avant d’abandonner rapidement tout militantisme et de se consacrer exclusivement à son œuvre littéraire. Il s’est vite éloigné, et cela depuis très longtemps (début des années 1990), des milieux d’extrême droite qu’il a fréquentés pendant très peu de temps. Et des milieux d’extrême droite, il semble utile de le rappeler, au milieu desquels il disait (et écrivait, aussi, signant noir sur blanc) qu’il N’était PAS d’extrême droite.

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24-02-b5Photo extraite de « Laura les ombres de l’été » de David HAMILTON (1979)

LES CANDIDATURES « ludiques » à l’Académie française d’un humoriste.
Premier biographe d’Abel Bonnard, et auteur de dizaines de livres dont une quinzaine de romans du « Cycle de Robert Pioche », ce grand humoriste qu’est par ailleurs Olivier Mathieu a également été le premier écrivain à se présenter à l’Académie française, sous trois noms différents ! Non seulement donc sous son nom d’Olivier Mathieu, mais aussi sous les pseudonymes de « Robert Pioche » et de « Robert Spitzhacke ». Robert Pioche est le pseudonyme d’Olivier Mathieu depuis 1971, date où ledit pseudo est attesté dans le roman de sa grand-mère, « Cent pages d’amour ». Quant à Robert Spitzhacke (spitzhacke, en allemand, signifiant justement pioche), c’est le pseudonyme sous lequel il s’est présenté encore en 2014, lors de l’élection où se présentait Alain Finkielkraut. Le mystérieux « Robert Spitzhacke » fut cité dans divers journaux (notamment Le Figaro, voir le prochain paragraphe). La radio France-Culture, le jour de l’élection (10 avril 2014), a encore parlé d’Olivier Mathieu.

Le « danger » de la montée de Robert Spitzhacke à l’Académie française ?… Mais non, c’était juste un canular à la façon d’Olivier Mathieu !

On a lu par exemple dans Le Figaro n° 21 667, vendredi 4 avril 2014, p. 26 :
« L’affaire agite l’Académie avec des conséquences inattendues. Un inconnu, Robert Spitzhacke, qui se définit sur son blog comme un « candidat anti néo-con, adversaire d’Alain Finkielkraut », se présente contre lui, reprochant même à la presse, dont le Figaro, de faire campagne pour l’essayiste. Le choix de l’Académie serait donc simple: Alain Finkielkraut ou Robert Spitzhacke. On n’ose y penser ».

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La candidature censurée.
Ajoutons, pour être un rien plus complets, qu’Olivier Mathieu est aussi le premier écrivain dont la candidature a été refusée (en une seule occasion) par l’Académie française, en 2007, et cela contre le règlement même de l’Académie !… Chose d’autant plus extraordinaire qu’Olivier Mathieu possède toujours le courriel de l’Académie, qui lui confirme que sa lettre de candidature a bien été reçue, mais qui ne l’officialise pas sur le site de l’Académie… A noter cependant qu’ensuite, après cette unique entorse au règlement, l’Académie a de nouveau respecté ses statuts, en acceptant toutes les candidatures déposées par Olivier Mathieu.

Une voix contre Giscard.
Olivier Mathieu a d’ailleurs obtenu une voix sous son pseudo de Robert Pioche à l’Académie française, en décembre 2003, contre M. Valéry Giscard d’Estaing, ex-président de la République. Une voix qui avait provoqué l’ire, dans Le Figaro Magazine, de M. Philippe Bouvard.

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David Hamilton et Dawn Dunlap (1979)

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Critique littéraire. (Et collaborateur, bien avant Houellebecq, de la Nouvelle Revue de Paris).
Olivier Mathieu fut critique littéraire pendant les années 1980 (il signa par exemple à de multiples reprises dans la Nouvelle Revue de Paris, revue parue sous le patronage de l’Académie française, ou dans le Spectacle du Monde et dans plusieurs autres titres prestigieux). Olivier Mathieu se trouvait notamment parmi les signataires principaux du numéro de la Nouvelle revue de Paris n° 8, en compagnie par exemple de J. Dutourd.
A lire une remarquable nouvelle littéraire d’Olivier Mathieu, Anniversaire, dans la Nouvelle Revue de Paris.

Lors de la mort de G. Dumézil, nous conseillons de lire l’excellent article, « L’Humanisme de G. Dumézil », qu’Olivier Mathieu avait publié dans le Spectacle du Monde (n° 299 du 01/02/1987).

A signaler aussi, en 1986, pour le 80e anniversaire de son ami Alexis Curvers, l’article d’Olivier Mathieu titré « Tempo di Roma » du n° 306 (septembre-octobre 1986) de la revue Itinéraires.

Article dont Alexis Curvers le remercia par une lettre chaleureuse. Leur amitié – leur première rencontre datait du milieu des années 1960 ! – dura jusqu’à la mort d’Alexis Curvers, en 1991.

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A signaler, et à recommander chaudement, la lecture de :
http://docslide.fr/documents/chiens-et-chats-dans-loeuvre-dandre-baillon-et-dans-celle-de-marie-de-vivier-article-dolivier-mathieu-dit-robert-pioche-dans-la-revue-nouveaux-cahiers-andre-baillon.html
(cf. Les Nouveaux Cahiers André Baillon, n° 6, année 2008)

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« Le grand méconnu de la littérature française contemporaine ».
Impossible de les énumérer toutes, mais parmi ses nombreuses collaborations journalistiques, citons encore par exemple, au cours des années 2000, deux articles dans la revue universitaire belge de gauche Nouveaux cahiers André Baillon. Ou encore en 2010, Olivier Mathieu a publié presque coup sur coup deux articles de grande qualité (sur François Villon et sur F.S. Fitzgerald) dans la revue Eléments. Le rédacteur en chef de la revue Eléments était Michel Marmin.
Et c’est Michel Marmin (autrefois assistant de Pierre Schaeffer au Service de la Recherche de l’ORTF) qui a justement écrit dans Eléments (en 2010) qu’Olivier Mathieu était « le grand méconnu » de la littérature française contemporaine.
C’est un avis que nous partageons.

« Les Modérés ».
Premier à republier Abel Bonnard, Olivier Mathieu avait notamment été le premier à republier « Les Modérés », en 1986, aux éditions du Labyrinthe (dirigées par un journaliste, Alain de Benoist).
Les republications d’Abel Bonnard effectuées par Olivier Mathieu au cours des années 1980 ont ensuite engagé divers personnages, beaucoup plus tard, à essayer d’imiter son exemple. Nous disons bien : essayer…

Les Petits Bonheurs.
Entre 2007 et 2014, la presque totalité des livres d’Olivier Mathieu ont été publiés à l’enseigne des « Petits Bonheurs » à Nantes. Ses œuvres sont évidemment répertoriées, comme c’est le cas pour les livres publiés en France, sur le catalogue de la BNF (Bibliothèque Nationale de Paris).

Pas dans les « bonnes » librairies…
Romancier et poète, blagueur et à l’occasion blogueur, Olivier Mathieu est l’auteur d’un très grand nombre d’ouvrages, qui ne sont (hélas) pas toujours faciles à trouver. Il y a à cela une infinité de raisons, mais pour n’en évoquer ici que trois, il est bien connu que les gens lisent de moins en moins ; qu’Internet a probablement détourné beaucoup de personnes des livres imprimés ; et aussi parce qu’Olivier Mathieu, certainement trop anticonformiste et indépendant d’esprit pour cela, ne fait évidemment pas partie du fameux circuit dit des « bonnes » librairies.

Olivier Mathieu fait aussi partie des personnalités dont on a annoncé la mort, par erreur, par mauvaise foi ou simplement par blague, de leur vivant.

La mort d’Olivier Mathieu a été annoncée, il y a quelques années (2006), par des gens dont on ignore s’ils étaient simplement mal informés, ou mal intentionnés, ou éventuellement les deux. En tout cas, la nouvelle farfelue a été publiée par un petit journal d’extrême droite, Rivarol. Curieuse déontologie journalistique, même s’il faut reconnaître que ce journal a ensuite reconnu son erreur et présenté ses excuses. Dont acte. La nouvelle n’aura donc sans doute abusé que quelques intellectuels (?) présumés ou amateurs, lesquels auront sans doute (en tout cas, on l’espère pour eux) appris de la sorte qu’il ne faut pas recopier tout ce qu’on lit dans les journaux, et notamment dans les feuilles d’extrême-droite. Nul doute en tout cas qu’après sa (vraie) mort, il y aura d’autres biographies – écrites par des historiens de la littérature – d’Olivier Mathieu. En 2006, il s’est exclamé en riant : « Normal que je meure deux fois, puisque, jumeau, je suis né deux fois, non ? »

Au cours des années (il a été marié pendant près de dix ans, en secondes noces, avec une universitaire française publiée aux PUF), Olivier Mathieu a préfacé divers ouvrages comme, par exemple, il y a quelques années, « l’Anthologie Emile Boissier », qui propose des textes du poète nantais rassemblés par Jean-Pierre Fleury, écrivain, poète, et docteur en sociologie de l’Université de Nantes.

Olivier Mathieu sujet de plusieurs ouvrages.
Jean-Pierre Fleury a publié il y a plusieurs années de cela une (première) biographie d’Olivier Mathieu, qui a pour titre : « Olivier Mathieu dit Robert Pioche, le dernier romantique ».
Olivier Mathieu a été cité par d’innombrables personnages, écrivains (ou, en certains cas, de présumés écrivains), par exemple dans le Journal intime de Marc-Edouard Nabe (« Olivier Mathieu a détrôné Marc-Edouard Nabe »). Signalons que l’on trouve sur le site Internet de Marc-Edouard Nabe un extrait d’un roman érotique (2013) d’Olivier Mathieu, « Jouissive à Venise ».
Pour conclure, Olivier Mathieu a d’ores et déjà été le sujet d’une biographie (celle écrite par Jean-Pierre Fleury) et de deux romans (nous avons d’ores et déjà évoqué, ici, le roman « Cent pages d’amour » de Marie de Vivier ; Paris, 1971). Sans parler, évidemment, de quelques bouquins qui, dans les années 1980 ou 1990, lui ont consacré parfois des dizaines de pages (un seul exemple, ici : le « livre » de Christophe Dechavanne, La fièvre du mardi soir, 1991).
Olivier Mathieu est entré, de son vivant, dans environ quatre ou cinq dictionnaires ou encyclopédies (entre autres le « Quid » qui, dans sa dernière édition en date, rappelait la voix obtenue par Olivier Mathieu, à l’Académie française, contre Giscard).

Olivier Mathieu à la « une » du Figaro (2011).
Encore tout récemment, en avril 2011, le directeur du Figaro Littéraire, Etienne De Montety, a écrit un article en première page du « Figaro » pour saluer le talent littéraire d’Olivier Mathieu. C’était à l’occasion d’une élection académique qui a donné l’occasion à Olivier Mathieu de publier un « Eloge poétique de Maurice Druon » (éditions des Petits Bonheurs).

L’amoureux des promenades sur les bords de la Seine.
Grand amoureux de Paris, ville dans la proche banlieue de laquelle il est né, Olivier Mathieu était allé aller distribuer un tract devant l’Académie française.
Il s’agissait d’un tract poétique, rédigé en alexandrins réguliers. Chose encore plus anachronique, désuète, charmante et émouvante, car il convient de toujours souligner l’extrême sensibilité poétique et artistique d’Olivier Mathieu, ce dernier avait dédié son tract à son parrain bouquiniste, Ferdinand Teulé, ancienne figure de première importance de la littérature prolétarienne.

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Blog d’Olivier Mathieu ouvert en 2014 sur Mediapart, au moment de l’élection académique d’Alain Finkielkraut :
http://blogs.mediapart.fr/blog/robertspitzhacke

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A relire un indispensable entretien accordé par Olivier Mathieu et paru dans la presse française dès 2003 :
http://www.fattore.com/Confession.htm

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A conseiller, pour finir, sur le site « Afrique-Asie », la lecture d’une « lettre ouverte » (avril 2014):
http://www.afrique-asie.fr/menu/actualite/7476-lettre-ouverte-de-robert-spitzhacke-a-alain-finkielkraut.html

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Nous avons cherché, dans ce tout petit article, à parler d’Olivier Mathieu de façon certes rapide, non exhaustive, mais nous ne croyons pas utile d’évoquer le « guet-apens médiatique » fameux dans lequel il est tombé en 1990, invité sur TF1 par un journaliste-histrion et se retrouvant violemment frappé par un commando paramilitaire d’un groupuscule juif d’extrême droite, et également opposé à un autre groupuscule appartenant celui-là à l’extrême droite française. Il devrait apparaître comme fort triste que beaucoup de gens aient en effet eu intérêt, à cette époque-là, à profiter de l’indéniable idéalisme (certains diront : de la naïveté) d’Olivier Mathieu.

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L’Olivier Mathieu de 2015 ressemble étrangement à l’enfant qu’il fut. Dit-il d’ailleurs autre chose, aujourd’hui, que ce qu’il a toujours dit ? A jamais gibelin au guelfe et guelfe au gibelin, anti-nationaliste parce qu’européen, anti-chrétien parce que païen depuis son enfance (et également excommunié par débaptisation en 2008), anti-militariste et anti-belliciste depuis toujours, révolté par la peine de mort (il prit position publiquement contre la pendaison de Saddam Hussein), anti-colonialiste, favorable à l’avortement et absolument pas hostile au « mariage » des homosexuels, de sensibilité écologique, végétarien et anti-corridas, anti-capitaliste (mais, en revanche, jamais anti-communiste), Olivier Mathieu est philo-européen (il ne s’agit pas, on l’aura compris, de l’Europe des bureaucrates et des banquiers), il est philo-palestinien, il est favorable à sa propre conception du socialisme, bref il est philo-énormément de choses mais peut-être est-ce surtout et avant tout un amoureux de la poésie et de la littérature, de l’humour et de la dérision, de la vérité, de la liberté vraie, en un mot du dépassement des vieux clivages ! Ses « modèles » sont (pour n’en citer ici que quelques-uns) Don Quichotte, le Ménippe de Lucien, le Cyrano de Bergerac de Rostand, le « brave soldat Chveïk » de Jaroslav Hasek, etc.

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Fin août 2015 : de nouveau, les images de « Ciel mon mardi » du 6 février 1990 sont diffusées, sur TMC (filiale de TF1), dans l’émission «Ces émissions qui nous ont marqués».
Une certitude, le passage d’Olivier Mathieu à « Ciel mon mardi » ne sera pas oublié…
Olivier Mathieu reçoit beaucoup de courriels, ou aussi de lettres par voie postale à son domicile parisien. Des lettres qui contiennent un peu de tout, et qui vont du lecteur sincère au complet farfelu, en passant par certains individus qui ont visiblement du temps à perdre. Récemment, un correspondant m’a annoncé que l’article de Wikipédia sur Olivier Mathieu pourrait être bientôt supprimé. Ah bon ? Et après ?… Vu le nombre de lieux communs, d’inexactitudes (volontaires ou involontaires ?) de l’article en question, une telle suppression serait plutôt une bonne nouvelle, je trouve. « Ma foi », a réagi Olivier Mathieu par une boutade à prendre au second degré, « en ce qui me concerne la disparition de Wikipédia passerait inaperçue. Celle de ce mauvais article, encore davantage. Je ne fais pas partie de la culture, ou du partage de la culture – ou du partage de l’ignorance ? – Wikipédia »…
Il faut certes avouer que si des internautes, souvent anonymes, se permettent de supprimer de Wikipédia des auteurs indépendants, on vit une drôle (ou pas drôle) d’époque… Mais c’est ainsi : Olivier Mathieu (ancien collaborateur de la NRP, auteur de dizaines de livres, une voix à l’Académie française en 2003, « grand méconnu de la littérature française » selon Michel Marmin, poète qui a fait la « une » du Figaro en 2011…) « risque » d’être effacé de Wikipédia par des gens qui… n’ont probablement pas écrit, publié ou fait le mille millième de ce qu’il a fait.
Ces gens ne s’intéressent pas à Olivier Mathieu pour lui, et pour son œuvre littéraire ou ses recueils de poésie. Ils s’intéressent à lui juste quand on repasse à la téloche de vieilles images réchauffées du « guet-apens » chez Dechavanne…  Les braves gens… Les pauvres gens…

*

En attendant d’avoir le plaisir de rencontrer prochainement Olivier sur les bords de la Seine, bon anniversaire de notre part et, aussi, de la part de plusieurs de ses amis (certains sont cités dans cet article) et lecteurs vraiment fidèles !

Jean-Pierre Fleury – le 27 septembre 2015.

24-02-b7Olivier Mathieu

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — LE PORTRAIT DE DAWN DUNLAP

HOMMAGE A DAVID HAMILTON : « LE PORTRAIT DE DAWN DUNLAP »

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/24/1347/

dd1DAWN DUNLAP

UN LIVRE (2017) en hommage à David Hamilton :

LE PORTRAIT DE DAWN DUNLAP

L’auteur : Olivier Mathieu, romancier

A lire !

https://lequichotte.wordpress.com/2015/09/12/pour-celebrer-lanniversaire-de-lecrivain-olivier-mathieu-dit-robert-pioche/

Sur Mediapart :

https://blogs.mediapart.fr/robertspitzhacke/blog/100414/alain-finkielkraut-et-le-triple-candidat-robert-spitzhacke-robert-pioche-olivier-mathieu

Le sujet : Dawn Dunlap et David Hamilton

L’éditeur : Jean-Pierre Fleury (né en 1951), écrivain, éditeur, docteur en sociologie de l’Université de Nantes.

dd2Olivier Mathieu, 1972 (salle Pleyel, Paris), auteur du livre « Le portrait de Dawn Dunlap«

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Jean-Pierre Fleury, écrivain et éditeur né en 1951, docteur en sociologie de l’Université de Nantes, vient donc de publier « LE PORTRAIT DE DAWN DUNLAP« , un livre qui est aussi le premier qui ait jamais consacré à l’actrice Dawn Dunlap (laquelle a joué en 1979 dans « Laura les ombres de l’été« , le plus beau film de David Hamilton).

dd3Dawn Dunlap (photo datable entre 1979 et 1982)

Le livre d’Olivier Mathieu, LE PORTRAIT DE DAWN DUNLAP, est un livre rare par son petit tirage, par son contenu de haute qualité littéraire, par son sujet (Dawn Dunlap et David Hamilton), par son auteur (qui a reçu une voix à l’Académie française) et par son iconographie (cahier photographique interne de huit pages de photographies en couleurs)

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dd4« Le sourire, c’est bon pour les photos de vacances » (David Hamilton). Ici, photographie de 1965 d’Olivier Mathieu, auteur du « Portrait de Dawn Dunlap » (2017)
dd5Olivier Mathieu en 1967

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 24 février

Quand d’autres reprennent, mais sans le citer, les informations du blog « En défense de David Hamilton »

 https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/24/quand-dautres-reprennent-mais-sans-le-citer-les-informations-du-blog-en-defense-de-david-hamilton/

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Sur le blog (Mediapart) de Jacques Délivré, qui est d’ailleurs un blog très bien fait, on lit (25 janvier 2017):

https://blogs.mediapart.fr/jacques-delivre/blog/250117/de-polanski-hamilton

du côté du photographe Léonard David Hamilton, cela ne va pas au mieux, puisqu’il est mort. Mort à son domicile du boulevard du Montparnasse (Paris 6e), le vendredi 25/11/16 à 21h28 précises, comme l’indique la presse, de source bien informée, comme on dit. Cause du décès : asphyxie. Mais pourquoi donc toujours douter des informations officielles ?

C’est que, là comme ailleurs, rien ne se passe comme prévu. Il suffit, en effet, de se procurer l’acte de décès enregistré par la Mairie du 6e arrondissement, et officiellement daté du 9/12/16 à 10h01 précises, pour lire :«Décès constaté le 25/11/16 dont la date n’a pu être établie». Si l’on traduit cette étrange formule, cela signifie donc que l’on ignore tout de la date et de l’heure du décès, contrairement à ce qui avait été dit par les médias bien informés…Mais si l’on sait aussi que la déclaration doit être faite dans les 6 jours au plus tard après la mort, on se demande pourquoi il fallut attendre 14 jours, l’autopsie ayant été rapidement effectuée et ses résultats (officiels)rapidement publiés (trois jours après).

Enfin, les obsèques du photographe n’ont eu lieu nulle part. Car, même en cherchant, on ne trouve absolument rien : aucun avis, aucun faire-part. La Presse, pourtant prolixe sur l’enterrement d’une célébrité, n’en dit mot. (…) Pour Léonard David Hamilton, dont on a remarqué qu’il ne fut, lui, soutenu par quasiment personne, décès rime avec disparition, et disparition rime avec évaporation.

Tout cela est très juste.

L’auteur du blog aurait peut-être pu aussi préciser que TOUTES les informations au sujet du certificat de décès de David Hamilton provenaient du blog « En défense de David Hamilton » (11 janvier 2017):

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/11/encore-au-sujet-de-la-mort-de-david-hamilton/

***

Quelques remarques en plus.

« Mais si l’on sait aussi que la déclaration doit être faite dans les 6 jours au plus tard après la mort, … »

Petite erreur : c’est le délai maximum légal entre décès et inhumation qui est de six jours, sauf dérogation accordée par le préfet.

Par contre la déclaration de décès doit être faite dans les 24 heures (hors dimanche et jour férié) qui suivent le constat du décès (« certificat de décès » établi par un médecin). Mais dans le cas présent, le rapport d’autopsie de la médecine légale a été établi deux ou trois jours après la découverte du corps de David Hamilton, ce qui a permis alors la délivrance du « permis d’inhumer » par le magistrat chargé de l’enquête.

Quant au silence qui a suivi sa mort, m’est avis que cela tient au fait que les media se sont sentis au moins un peu morveux ou plus sûrement encore qu’ils ont été proprement et radicalement éconduits par la famille et l’entourage de David Hamilton. (Ce qui aurait été ou aura été une très bonne chose.) La médiacratie a pu être contrainte à se taire, sous menace judiciaire de la famille, dans le cadre de l' »atteinte au respect dû aux morts ».

Et puis, le silence et l’évaporation ne sont-ils pas, depuis toujours, le lot commun des « mauvais » et des « monstres » du moment ? Jésus n’a-t-il pas quitté son tombeau ? Les cendres des hérétiques, sorcières et mécréants n’ont-elles pas été dispersées à tous vents ? Khadafi n’a-t-il pas été enterré secrètement dans un coin du désert ?

Sa tombe (en France ? en Grande-Bretagne ?) est peut-être anonyme par désir de la famille, ou demande expresse d’un maire dans le cadre du « maintien de l’ordre public » comme on dit. Souci d’éviter, selon les cas, que la tombe devienne « lieu de pèlerinage » ou qu’elle ne soit profanée. Enfin David Hamilton a pu être incinéré, ou encore enterré dans le caveau ou le tombeau d’une autre famille.

C’est ce qu’on nomme sans doute « le flou hamiltonien » !

J.-P. F.

LA FUNÈBRE MALCHANCE DE DAVID HAMILTON

Il a eu le bonheur artistique de quitter le puritanisme britannique pour trouver une plus grande liberté de mœurs et d’expression dans la France des années soixante / soixante-dix qui était aussi celle de toute une génération « peace and love » occidentale.

Mais ce puritanisme anglo-saxon (très protestant et très hypocrite) lui est retombé dessus dès les années quatre-vingt / quatre-vingt-dix, avec l’importation en France depuis les États-Unis du « politiquement correct » s’appliquant à tous les domaines y compris aux dites « bonnes mœurs ».

*

Ici, je voudrais faire une grande (et essentielle) parenthèse.

Aux marges des masses humaines amorphes et suivistes, il y a toujours des minorités agissantes (dominantes ou dominées, peu importe) qui bien souvent sont des extrêmes et / ou des en-dehors jamais très nombreux, et autres dissidents en bien ou en mal qui ouvrent les voies et les brèches ; ceux qui font avancer ou reculer la société ; qui déterminent les mouvements de balancier perpétuels de ladite « opinion publique », des valeurs ou non valeurs du moment, des coutumes et des mœurs de l’époque. De l’ouverture ou de la fermeture, de la libération ou de l’emprisonnement.

Cette tendance est tellement ancrée en l’Homme, qu’il est courant de rencontrer, aux extrêmes mêmes — et la mode autant que l’âge jouant — des dévoyés devenus bigots, des staliniens devenus atlantistes, des gauchistes devenus sionistes, etc., suivant finalement les modes dominantes et branchées. Ou pour le dire plus exactement des générations dominantes qui évoluent avec le temps, généralement de l’excès disons de liberté à l’excès de réaction. Rares sont les hommes immuables ou presque, tant dans les masses humaines qu’à leurs extrémités et marges. David Hamilton fut un de ses immuables et plus encore intemporels. On peut même se demander si le succès passé de cet artiste n’a pas tenu à quelque malentendu du commun des hommes, ou à quelque ironie confluente de l’Histoire artistique et de l’Histoire des mœurs.

Ces mouvements de balancier, toujours guidés par les extrêmes finalement, ont donc la particularité d’être rarement mesurés et pondérés. C’est l’excès, l’esprit borné et intolérant, l’incapacité à sortir du schéma binaire imbécile et infantile du « tout blanc » et du « tout noir ». Quand il ne s’agit pas tout simplement du parler ignorant. Et encore plus à l’heure des media de masse et des propagandes planétaires en tous domaines.

L’amalgame ou fausse assimilation (esthète = criminel), la généralisation (ex. « tout prêtre est pédophile »), la langue des perroquets (je répète sans savoir et selon mes préjugés, ce que disent les media ou la rue), ou encore le silence, en sont les fléaux. Et (je reviens à mon sujet) c’est pourquoi l’amoureux platonique et artiste, émerveillé par la beauté et l’innocence sans partage des jeunes filles, mais aussi triste du temps qui fuit, est devenu peu à peu un pervers, puis une sorte d’émule des criminels Dutroux, mari et femme (ou d’autres plus « protégés » de certaines « hautes sphères » de la société).

*

Mais poursuivons.

Les criminels sexuels bien réels, ce n’était pas encore assez. Il a fallu généraliser et inventer — et ceci en plein délires féministes liés à une application mécaniste, sectaire des plus simplistes et ridicules, des idées freudiennes, ainsi qu’à des pratiques d’hypnose et autres manipulations d’esprits malades, et d’abus de faiblesse — la lubricité et « l’incestuosité » intrinsèques des « masses » masculines.

On en a vu le résultat pitoyable. Du moins là d’où c’est parti. Les pays anglo-saxons et nordiques ont connu une frénésie de dérives « psychanalytiques » et autres, on n’y a plus parlé que de « traumatisme sexuel », ou expressions du même genre, pour tout expliquer ou ne rien expliquer du tout. Cette mode (très rentable pécuniairement parlant) a fait des milliers de victimes « collatérales ». On ne compte pas le nombre d’hommes (surtout) qui ont été victimes de cette folie totalitaire. Plus d’un innocent s’est retrouvé en prison, s’est suicidé ou a sombré dans la dépression, des familles se sont déchirées (bien pire encore parfois que la famille Lecanu), etc.

Puis, un jour, les psycho-thérapeutes sérieux de ces contrées ont fini par reprendre le dessus, et les rênes du bon-sens et de la mesure, et ont dénoncé, y compris devant les tribunaux, cette aberration « théorique » sexiste anti-masculine et mortifère, et ce culte effréné et très freudien, attaché au Veau d’Or et à Mammon de prétendus psycho-thérapeutes.

Et comme en France vassale et heureuse de l’être, on est obsédé par tout ce qui vient d’ailleurs et plus que jamais du centre de l’Empire de la décadence (dans tous les domaines, voir la politique gouvernementale depuis deux quinquennats), et comme il est bien fini le temps du rayonnement mondial de la culture et de la langue françaises, les nabots de la psychiatrie ont repris à leur compte tous les errements « passés de mode » ci-devant énoncés, bien évidemment avec quelques années d’un retard propre au caractère périphérique et imbécile de cette province dont le président n’est d’ailleurs plus qu’une potiche malfaisante, vague chef de service ou de rayon de la multinationale mondialiste.

C’est là qu’est intervenu, à coup quasi sûr, quelque gourou « psy » qui a su manipuler notre Poupinette à la santé mentale fragile, mais aussi atteinte d’un goût maladif, immodéré pour la notoriété. Elle a « eu un flash » (un flash hamiltonien), mieux encore on lui a expliqué (sic!) qu’elle avait été violée, ceci bien évidemment de nombreuses années après les faits supposés, comme si à treize ans elle eût été incapable de se souvenir d’un tel acte. C’est prendre le commun des mortels pour… ce qu’il est finalement.

Le « monstre » dénoncé et jeté en pâture, âgé, passé de mode, plutôt solitaire, et qui mieux est, totalement décrié par le néo-puritanisme ambiant qui marche de concert avec la théorie fumeuse du « traumatisme sexuel » ; mais aussi connu de beaucoup de monde encore (la notoriété), était le gibier idéal. Il a donc été condamné à mort par Poupette l’écrivailleuse détestable, Hardiçon dit Leroadec, tous les media dominants ainsi que les animalcules de la base, enfin de tout un ensemble de « sans talent aucun », comme furent condamnés tous ces hommes innocents qui l’ont précédé, en particulier en Grande-Bretagne, pays qu’il avait plus ou moins délaissé à cause, justement, de son puritanisme détestable.

La boucle s’est donc bouclée, la nasse refermée.

Silence total de la Justice, encouragement des « socialistes ».

Tandis que peu d’années auparavant, des « Femens » lamentables, femelles généralement d’extrême-droite, sionistes et lesbiennes, nichons à l’air profanaient des églises, et peinturlurées de slogans affligeants, s’en prenaient à de « mauvais » manifestants, divaguaient comme des crétines, intégralement soutenues par le gouvernement collabo. Ce nid d’usurpateurs et d’esprits dégénérés.

NOUVEL ARTICLE SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/23/faux-souvenirs-induits-memoire-falsifable-memoire-falsifiee/

Faux souvenirs induits: mémoire falsifiable, mémoire falsifiée

Voici un article à lire.

Il s’agit de quelque chose d’actuel (20 février 2017), et, plus précisément, il s’agit de l’ouverture à Paris d’un procès intenté à une kinésithérapeute, laquelle est accusée d’avoir induit de faux souvenirs à plusieurs de ses patients, cela dans le but de leur soutirer des sommes d’argent parfois considérables.

L’une de ses patientes en est arrivée à accuser son propre père de « viol« , tandis qu’une autre dame s’était persuadée que sa mère dirigeait « un réseau pédophile« .

C’est ici:

http://www.allodocteurs.fr/se-soigner/affaires-justice/une-kine-jugee-pour-avoir-induit-de-faux-souvenirs_21674.html

Extraits de cet excellent article  :

« Pour l’accusation, il s’agit de « faux souvenirs induits » : une technique de « manipulation mentale » qui consiste à faire croire à une personne que sa souffrance psychologique provient d’un événement dont elle a perdu le souvenir – comme l’ont expliqué pendant l’enquête les responsables d’associations qui luttent contre le phénomène. La mémoire est modelable, modifiable, falsifiable. C’est la raison pour laquelle des thérapies spécialement conçues pour faire ressurgir des « souvenirs enfouis » sont interdites par de nombreuses associations professionnelles de psychologues, outre-Manche ou outre-Atlantique. Les faux souvenirs induits, qui peuvent émerger dans des situations particulières de fragilité psychologique et de soumission à l’autorité (séances d’hypnose, de psychanalyse, voire dans une autre mesure lors d’interrogatoires policiers…) ont une réalité avérée par de très nombreuses recherches en psychologie ».

C’est un article à lire dans son intégralité.

Surtout dans un monde comme le monde moderne et contemporain, dans lequel il se trouve  encore des millions de gogos pour gober que la « psychanalyse » inventée par Sigismund Shlomo Freud aurait été une « science »…

Un monde, aussi, où tout récemment le grand photographe britannique David Hamilton a trouvé la mort, dans des conditions admirablement décrites par l’avocat Régis de Castelnau dans le journal « Causeur »:

http://www.causeur.fr/hamilton-fiona-sauvage-justice-41396.html

De la sorte est mort David Hamilton.

*

A noter qu’un blog de Mediapart, récemment, a repris des informations parues sur notre blog « En défense de David Hamilton » (mais en se gardant bien de dire que la source de ses informations, au sujet de l’acte de décès de David Hamilton, c’est nous) :

https://blogs.mediapart.fr/jacques-delivre/blog/250117/de-polanski-hamilton

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/22/le-coeur-des-filles-de-david-hamilton-ne-pouvait-etre-quintolerable-a-lignominie-de-limmonde-monde-moderne/

Le coeur des filles de David Hamilton ne pouvait être qu’intolérable à l’ignominie de l’immonde monde moderne

222302-01Le livre « Le Portrait de Dawn Dunlap » commence… par un souvenir personnel de l’auteur, un souvenir qui remonte à 1969 dans la banlieue parisienne et, plus exactement, dans un « verger aux framboises« .

2223-02Photo de David Hamilton

22-23-03

Nous trouvons très émouvantes les photos qui suivent, qui montrent le même endroit en 1923, 1949, 1957, 1960, 1961, 1962 et 1963

 22-23-041923

Sur chaque photo, le « verger aux framboises » est indiqué par un ovale rouge.

22-23-051949

Baudelaire disait :

« Le vieux Paris n’est plus (la forme d’une ville
Change plus vite, hélas! que le cœur d’un mortel) »…

22-23-061957

C’est là, à l’endroit indiqué par un ovale rouge, qu’un verger aux framboises me donna en 1969 un souvenir (par lequel commence mon petit livre paru en 2017).

22-23-071963

David Hamilton a noté – en maintes phrases de haute philosophie, je devrais dire en maintes sentences – la fugacité du temps, dont il est fort facile et très douloureux de s’apercevoir chez les jeunes filles.

22-23-081962

A la fin, Baudelaire et David Hamilton ont dit la même chose.

22-23-091961-1962

Et ces photographies de la banlieue parisienne l’illustrent, elles aussi, démontrant la folie des hommes dans leur souci de construire et d’étendre sans cesse les villes, en détruisant la nature, tout cela par amour du pognon et sans doute aussi par amour de la laideur.

22-23-101963

22-23-111960

Aujourd’hui, tout cela – strictement tout – est submergé par le béton.

C’est un triste monde que celui qui détruit les villes et les jeunes filles.

C’est le monde occidental moderne et contemporain.

C’est le même monde, c’est le même immonde qui a assassiné David Hamilton, ou qui a poussé David Hamilton au suicide.

La beauté noble de David Hamilton ne pouvait être qu’intolérable à la laideur ignoble d’aujourd’hui.

22-23-12Dawn Dunlap (1979)

22-23-13DAWN DUNLAP

22-23-14

LES ESTIVELLES, film pour la promotion de la mairie du CAP D’AGDE, 1979 (DAVID HAMILTON)

22-23-15

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 22 février

Va-t-on lire « Le portrait de Dawn Dunlap » ?

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/22/va-t-on-lire-le-portrait-de-dawn-dunlap/

22201DAWN DUNLAP

Il est exagérément difficile de faire pénétrer quelque vérité que ce soit, ou quelque beauté que ce soit, à travers la boîte crânienne, dite aussi neurocrâne, de nos contemporains.

Pourtant, le livre (annoncé depuis plusieurs semaines sur le blog « En défense de David Hamilton ») est paru aujourd’hui.

Il a fallu compter, naturellement, avec les habituels incapables, et aussi avec les épouvantables lenteurs postales d’un pays, la France, où (étant probablement un imbécile) je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi et comment les postiers démontrent plus de lenteur que les services postaux de l’Empire romain, et cela malgré des siècles d’indispensable démocratie, de démocratique progrès et l’existence, m’assure-t-on, d’un grand nombre de chômeurs. On se demande ainsi pourquoi des employés des postes manifestement incapables ne seraient pas avantageusement remplacés par des  chômeurs promus au rang de  postiers. Mais ce sont là des questions de simple bon sens: de celles, donc, que ne se posent pas (et auxquelles ne répondront pas) les innombrables, trop innombrables éminents candidats à la non moins éminente fonction présidentielle.

Cela dit, à partir de demain – si du moins les incapables, et autres très hautes intelligences de ce pays consentent – le livre devrait arriver à ses premiers destinataires et lecteurs (que nous remercions, par avance, d’avoir l’extrême amabilité de nous en accuser bonne réception).

Dès lors, comme il a déjà été dit, nous observerons avec une infinie curiosité qui, parmi tous les  très-Zintelligents Zintellectuels qui peuplent ce beau pays de France, aura le sens critique nécessaire pour recenser un livre qui compte fort peu de pages, alors que les mêmes Zéminents journalistes ou blogueurs réussissent à trouver tant de choses à dire au sujet de tant de livres de merde signés (à défaut d’avoir été écrits) par tant de politicards Zabrutis.

Nous espérons aussi, naturellement, que qui parlera de ce livre le fera pour des raisons littéraires et liées au sujet (David Hamilton et Dawn Dunlap) dudit livre…

*

LE PORTRAIT DE DAWN DUNLAP.

Editeur: Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes.

ISBN 978-606-17-1072-06

69 pages, avec en outre un cahier de photographies en couleurs de huit pages.

TABLE DES MATIERES

Le portrait de Dawn Dunlap… page 7.

Citations… page 39.

L’auteur… page 59.

Bibliographie… page 61.

2202201702

Dos de la couverture: photographe inédite (publiée ici, à notre connaissance, pour la toute première fois) du photographe britannique David Hamilton en compagnie de la cinéaste allemande Leni Riefenstahl.

***

Paru aujourd’hui: un livre au sujet du cinéaste David Hamilton et de l’actrice Dawn Dunlap

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/22/paru-aujourdhui-un-livre-au-sujet-du-cineaste-david-hamilton-et-de-lactrice-dawn-dunlap/

220203VOIR:

https://lequichotte.wordpress.com/2016/12/30/a-paraitre-en-2017-un-livre-au-sujet-du-cineaste-david-hamilton-et-de-lactrice-dawn-dunlap/

*

Une attention toute particulière, dans le livre, sera apportée au film réalisé par David Hamilton Laura les ombres de l’été (Laura Moore/les Ombres de l’été/Laura ou les Jeunes Filles) produit par S. Laski, J.C. Fleury, producteur étranger Malcolm Thompson, Les Films de l’Alma, Cora films.

L’actrice était Dawn Dunlap.
Date de sortie en salle : 28/11/1979

*

220204Nous avons le plaisir d’annoncer la prochaine parution d’un livre autour de David Hamilton et des années 1970. Ce livre, petit par le nombre de ses pages, contiendra un texte littéraire de grande qualité, consacré à l’oeuvre et aux films de David Hamilton. Un livre édité à peu d’exemplaires, pour notre simple plaisir.
Nous n’excluons pas qu’il soit suivi, un peu plus tard, par la publication des articles que le blog Lequichotte, ainsi que le blog « En défense de David Hamilton », a publiés sur le grand photographe disparu.
Naturellement, notre blog donnera tous les renseignements utiles, en temps et en heure, au sujet de ces ouvrages.
J.P. Fleury.

220205Dawn Dunlap

We are pleased to announce the upcoming publication of a book about David Hamilton and the 1970s. This book, small in number of pages, will contain a high-quality literary text about works and films by David Hamilton. A book published with few copies, for our simple pleasure.
We do not exclude that it will be followed, a little later, by the publication of the articles that the blog Lequichotte, as well as the blog « In defense of David Hamilton », published on the great photographer disappeared.
Naturally, our blog will give all the useful information, in time and time, about these books.
J.P. Fleury.

220206

À PROPOS DU GLAIREUX HAINEUX ARDIÇON

RÉPONSE DE L’UPR À L’INJURE

https://www.youtube.com/watch?v=R37rdm4rxB4

*

Glaireux à souhait avec des fils dans l’amidon
Se demandant s’il tombera du mur ou non
Le crachat au soleil s’étire

Son œil vitreux de borgne où la haine croupit
Brillant d’un jaune vert pâlot et mal nourri
Sous la canicule chavire…

(Ferré, Le crachat)

*

Du fond de sa poubelle, je ne sais pas si le crétin qui dit, en substance : « la fachosphère rencontre un énorme succès d’audience sur Internet » est capable de se poser même la question du pourquoi (sorti des niaiseries habituelles du genre: les français sont des beaufs, des racistes, etc.).

Mélangeant tout en son catéchisme ridicule, et appliquant à la lettre le vieil adage socialo et assimilés, ou plus exactement le dogme néo-stalinien : tout ce qui n’est pas avec nous est contre nous, et tout ce qui est contre nous est réac, facho, bon à éliminer.

Avec la conséquence logique : le succès, au-delà de l’épouvantail, la progression constante et orchestrée de l’extrême-droite anti-arabe, anti-musulmane et raciste sioniste, depuis 1981. Pour le malheur de tous. C’est peut-être finalement ce que ces minables « de gauche » et autres pitres appellent « le progrès », finalement.

Et c’est là qu’on se rend bien compte que les journaleux des gros media ne connaissent même pas les sujets dont ils parlent. Ou que leurs mensonges et propagande, de plus en plus énormes et à bout de souffle, n’illusionnent plus grand monde. Tellement tout est devenu patent. Ce ne sont plus que des perroquets déplumés des plus imbéciles, de la misérable pantalonnade « démocratique ».

Coco… facho… nazi…

Mais se regardent-ils, ces petits minables, ces médiocres ?

Je doute qu’ils se rendent compte qu’ils sont en train de disparaître avec des pans entiers du mondialisme totalitaire auxquels ils s’accrochent encore désespérément, (avant sans doute de tourner casaque en bons salauds). C’est le « blog historique » comme disait Gramsci, dont ils sont les dignes ou indignes (comme on veut) représentants qui est en train de partir à vau l’eau, pour un autre peut-être plus démocratique au vrai sens du terme. Ce qu’on est plus d’un à attendre depuis plusieurs décennies. Ou du moins à espérer, malgré tout.

Une société ne peut pas tenir éternellement sur l’absence de vérité et sur une manière de se moquer du monde, de la masse des gens. Sur l’impérialisme, la folie monétaire. Des illusions sordides. Sur l’absence de vrais valeurs et une nov-langue qui enrobent, masquent ou inversent le réel.

Le roi, le roi d’opérette est nu. De plus en plus nu. Et c’est tant mieux.

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 21 février

DAVID HAMILTON ET LE COMBAT DU RÊVE D’AMOUR

cet article se trouve également sur le blog En Défense de David Hamilton : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/21/david-hamilton-et-le-combat-du-reve-damour-par-jean-pierre-fleury-ecrivain-3/

 

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David Hamilton a réalisé en 2013, autour donc de ses quatre-vingts ans encore alertes, une série de photographies qui est sa vision du Songe de Poliphile oeuvre célèbre, chez les écrivains des siècles passés du moins, souvent copiée ou recopiée, dont l’original est un joli incunable à xylographes de la Renaissance italienne.

Certaines de ces photos d’Hamilton illustrent cet article.

HYPNEROTOMACHIA POLIPHILI , VBI HV

MANA OMNIA NON NISISOMNIVM

ESSE DOCET  .ATQVE OBITER

PLVRIMA SCITV SANE

QVAM DIGNA COM

MEMORAT .

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* *

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cliché Jean-Philippe Balter

Si tu t’imagines…

chanté par Marcel Mouloudji

https://www.youtube.com/watch?v=fioUpqaQ4Q4

chanté par Juliette Gréco

https://www.youtube.com/watch?v=zcrujIHaNiU

DE L’HISTOIRE LITTÉRAIRE POUR COMMENCER

Qui connaît la Hypnérotomachie de Poliphile, hormis les bibliophiles et vieux écrivains nostalgiques, romantiques à la Nodier, Bertrand, Nerval et aux goûts antiquaires ? « Les ringards », diront les crétins et les médiocres. Pourtant, elle fut oeuvre maintes fois étudiée, copiée, traduite, depuis son apparition au temps de la Renaissance italienne. Née des trois mots grecs hýpnos (sommeil), érôtos (d’Éros), mákhê (combat), la hypnérotomachie est rien de moins que le « combat du rêve érotique », ou le « combat du rêve d’amour » ; celui mené plus précisément par Poliphile : hypnerotomachia poliphili, le combat du rêve érotique de celui qui aime Polia. Polia étant le nom de code, le pseudonyme, le surnom mystère de l’aimée bien terrestre.

Ce que nous vous présentons à suivre, sont quelques extraits de cette Hypnérotomachie ou Discours du Songe de Poliphile déduisant comme Amour le combat à l’occasion de Polia, sous la fiction de quoi l’auteur, montrant que toutes choses terrestres ne sont que vanité, traite de plusieurs matières profitables et dignes de mémoire. Nouvellement traduit de langage italien en françois. A Paris, pour Jaques Keruer aux deux Cochetz, rue S. Jaques. M. D. XLVI.

Jaques Keruer : Jacques Kerver, célèbre imprimeur-libraire d’une famille d’imprimeurs et de libraires. Cette famille Kerver ne serait pas, malgré ses apparences, bretonne mais allemande, de Coblence.

dh-01cliché D.H.

L’auteur présumé de cet ouvrage serait Francesco Colonna ; ceci a été déduit grâce aux lettrines des têtes de chapitres de l’ouvrage qui forment la phrase latine : Poliam frater Franciscus Columna peramavit. « Polia que le frère Francisco Colonna aima intensément » (immensément, très affectueusement ; adora). Les érudits s’accordent plus ou moins pour voir en ce Franciscus Columna un certain Francesco Colonna, un moine prêcheur dominicain vénitien né vers 1433 et mort en 1527 dont on sait très peu de choses. Si ce n’est quand même qu’il tomba follement amoureux d’une certaine Hippolyta de Trévise (qui serait ainsi devenue Polia sous sa plume qui écrivit cet ouvrage en dialecte (sans doute vénitien) mêlé de grec, latin, hébreu et même arabe (pour la première fois semble-t-il en Europe).

Le manuscrit de cet ouvrage aurait été achevé vers 1467, mais il ne fut imprimé pour la première fois qu’en 1499 par Alde Manuce à Venise. Joli incunable dont on attribue généralement les cent-soixante-douze xylographes qui ornent ce roman disons courtois et leste à la fois, ouvrage très original et typique du Rinascimento, rien de moins qu’à Andrea Mantegna et leur gravure sur bois à Giovanni Bellini.

image2Savoir qui est l’auteur de la présente et première traduction française du Songe de Poliphile (autre titre de ce livre) n’est pas chose aisée. Dans son édition princeps de 1546 (édition dédicacée à un certain Henry de Lenoncourt, un capitaine) Jan Martin, qui était le secrétaire du cardinal Robert II (dit : le Bon) de Lenoncourt et qui se présente finalement comme simple éditeur, évoque « un mien amy » sans autre précision, comme ayant été le traducteur. Mais d’autres éditions donnent comme éditeur Jaques Gohory (Parisien), un avocat, médecin, alchimiste, écrivain, traducteur, érudit du temps, dont il aurait reçu le manuscrit d’une traduction ancienne, des mains d’un chevalier de Malte. D’autres voient dans cette traduction l’œuvre conjointe de Martin et Gohory, ou encore celle du cardinal Lenoncourt seul, ou de Lenoncourt et Martin. Dans la deuxième (de 1554) ou la troisième édition (de 1561), « Jan Martin secrétaire de Monseigneur le Révérendissime Cardinal de Lenoncourt » a remplacé la dédicace par un avis « aux lecteurs » tout différent et plus long ou il évoque encore « un mien amy » comme ayant été le traducteur de cet ouvrage.

En fait de traduction de cette allégorie d’amour finalement, fatalement platonique, il conviendrait mieux de dire : contraction, adaptation, et volonté même de noyer les allusions trop vives ou trop évidentes et crues, en des phrases plus floues et expressions plus parfumées et délicates. C’est du moins ce qui se dit généralement parmi les érudits, mais je n’ai pas pris le temps de vérifier.

De même enfin, incertitude sur les graveurs de ces éditions françaises que l’on dit être Jean Cousin et/ou Jean Goujon.

dh-03cliché D. H.

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LA HYPNÉROTOMACHIE DE POLIPHILE

PREMIER EXTRAIT

Sous ce pont sourdait une grosse veine d’eau vive, claire et bouillonnante à plaisir, qui se départait en deux petits ruisseaux, coulant l’un à dextre et l’autre à senestre. Leurs rivages étaient bordés de toutes manières d’herbettes qui aiment le voisinage des eaux, comme souchet, nymphée, adiante, cymbalaire, trichomanes et autres. Puis, à l’entour on pouvait voir toutes espèces d’oiseaux de rivière : savoir est hérons, butors, canards, sarcelles, plongeons, cigognes, grues, cygnes, poules d’eau et cormorans.

Outre le pont avait une grande plaine toute plantée à la ligne d’arbres fruitiers, en forme de verger. Les écureuils y sautaient de branche en branche et les oisillons gazouillaient entre les feuilles, si bien que c’était grande mélodie. Le parterre était semé de toutes manières de fleurs et herbes odorantes convenables en médecine, enrosées [arrosées] de si petits ruisseaux qui rendaient le lieu si plaisant, que je pensais lors être aux Îles Fortunées […]

Entre les deux colonnes, dedans le carré [de la belle fontaine] était entaillée une belle Nymphe dormant, étendue sur un drap, partie duquel semblait amoncelé sous sa tête, comme s’il lui eut servi d’oreiller. L’autre partie, elle l’avait tirée pour couvrir ce que l’honnêteté veut que l’on cache. Et gisait sur le côté droit, tenant la main dessous sa joue, comme pour en appuyer sa tête. L’autre bras était étendu au long de la hanche gauche, jusques au milieu de la cuisse. Des pupillons de ses mamelles (qui semblaient être d’une pucelle) issait [sortait, naissait] de la dextre un filet d’eau fraîche, et de la senestre un d’eau chaude ; qui tombaient en une grand’pierre de porphyre, faite en forme de deux bassins éloignés de la Nymphe environ six pieds de distance.

Devant la fontaine, sur un riche pavé entre les deux bassins, y avait un petit canal auquel ces deux eaux s’assemblaient, sortant des bassins l’une à l’opposite de l’autre ; et ainsi mêlées, faisaient un petit ruisseau de chaleur attrempée, convenable à procréer toute verdure. L’eau chaude saillait si très haut qu’elle ne pouvait empêcher ceux qui mettaient leur bouche à la mamelle droite pour la sucer et y boire de l’eau froide. Cette figure était tant excellentement exprimée, que l’image de la déesse Vénus jadis faite par Praxiteles, ne fut onques si perfectement taillée […]

Elle avait les lèvres entr’ouvertes, comme si elle eut voulu reprendre son haleine, dont on lui pouvait voir tout le dedans de la bouche quasi jusques au nu de la gorge. Les belles tresses de ses cheveux étaient épandus par ondes sur le drap amoncelé dessous sa tête, et suivaient la forme de ses plis. Elle avait les cuisses refaites [sic], les genoux charnus et un peu retirés contremont, si bien qu’elle montrait les semelles de ses pieds, tant belles et tant délicates qu’il vous eut pris envie d’y mettre la main pour les chatouiller. Quant au reste du corps, il était d’une telle grâce qu’il eut (par aventure) pu émouvoir un autre de la même manière.

*

Guy Béart : l’Eau Vive chanson du film éponyme, revisitée pour illustrer ces extraits de Manon des Sources (d’après l’œuvre de Marcel Pagnol), en compagnie d’Emmanuelle Béart qui, à cette date (1986), avait déjà tourné Premiers Désirs (1983) de David Hamilton

https://www.youtube.com/watch?v=90nlBZXxbwAdh-05cliché D.H.

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LA HYPNÉROTOMACHIE DE POLIPHILE

DEUXIÈME EXTRAIT

En la frise de dessous était écrit ce mot [sic] :

PANTON TOKADI.

C’est-à-dire : À la mère de toute chose. 1

Le ruisseau qui sortait de cette fontaine courait entre deux haies de rosiers assez basses et enrosaient [arrosaient] un champ plein de cannes de sucre. Au long de son cours croissaient des artichauts aimés de la belle Vénus, asperges, satyrion, melilot, et chicorée sauvage. Aux deux côtés, y avait des orangers et citronniers, plantés à la ligne, chargés de leurs fruits, les branches pendantes à un pas près de terre, tellement qu’ils étaient ronds et larges devers le bas, le haut montant en pointe à la façon d’une pyramide, et fleurant si très soif que mes esprits en étaient tous recréés. […]

Sur ce, j’ouïs derrière, un merveilleux bruit qui semblait le battre des ailes du Dragon : et par devant un autre, comme le son d’une trompette. Adonc, je me retournais soudain tout éperdu et vis à côté de moi aucuns arbres de caroubes, avec leurs fruits mûrs longs et pendants, lesquels, agités du vent, s’étaient un peu entreheurtés ; par quoi je revins à moi-même et commençais à rire de ce qui m’était avenu. […]

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Peu de temps après, j’ouïs venir devers moi une compagnie de gens chantant ; et me sembla bien à la voix que c’étaient jeunes pucelles accompagnées du son de quelque lyre ; par quoi m’inclinais par dessous les rameaux pour voir que ce pouvait être, si bien que j’aperçus cinq damoiselles qui marchaient de bonne grâce, les cheveux liés à cordons de fil d’or, portant chapeaux de Myrte en leurs têtes, avec autres fleurs divinement agencées, vêtues d’un accoutrement de soie à la mode de l’île de Cos.

C’étaient trois tuniques, l’une plus courte que l’autre. Celle de dessous était de satin cramoisi, la seconde de soie verte et la première de toile de coton, déliée comme crêpe, claire et safranée de bien bonne grâce. Ces damoiselles étaient ceintes de carcans de fin or au-dessous des mamelles. Les bracelets étaient de même, qui serraient les poignets de la dernière tunique. […]

Quand elles m’eurent aperçues, tout incontinent s’arrêtèrent et cessèrent de chanter, regardant l’une l’autre sans mot dire, en sorte qu’il semblaient qu’elles fussent ébahies de me voir, comme si ce leur eût été chose étrange et nouvelle ; puis, se joignant ensemble, furent un petit temps murmurant à l’oreille l’une de l’autre ; et, plusieurs fois s’ébahirent de me voir, comme si j’eusse été quelque fantôme. Hélas, je me sentais adonc renverser et remuer toutes les entrailles, comme feuilles battues du vent, car je n’étais encore bien assurée de la peur que j’avais passée. […]

D’autre part, honte me retenait, connaissant que j’étais indignement arrivé en ce lieu qui, par aventure était saint, et en la compagnie des Nymphes, le cœur souillé d’affections mondaines, voire certes par une audace présomptueuse et importune, témérairement entré en région défendue à profanes.

Étant donc en ces grands doutes, une des cinq, la plus hardie, se prit à dire : Qui es-tu ? À laquelle voix fut si surpris de peur et de honte, que je ne sus que dire ni répondre, mais demeurais comme statue à qui parole est interdite. […] Toutes s’approchèrent de moi, disant : Jeune homme, qui que tu sois, notre regard ne te devrait épouvanter. N’aie doute de rien, car en ce lieu ne trouvera que courtoisie. Pourtant parle un petit à nous, et laisse ta peur inutile, disant hardiment qui tu es, et que tu cherches.

Cette gracieuse parole me fit recouvrer un petit de voix, tant que je répondis tout bas : Nymphes divines et admirables, je suis un amant le plus malheureux et infortuné qui jamais naquit en ce monde, car j’aime et ne sais où est celle dont trop ardemment suis épris ; non certes où je suis moi-même. […] Pour Dieu, prenez pitié de moi.

Adonc les belles me voyant en cette douleur furent émues de compassion et me prindrent [prirent] gracieusement par les deux bras pour me relever en disant : Nous savons assez, pauvre homme, et est chose toute certaine, que peu de gens peuvent échapper de la voie par laquelle tu es ci entré.

1 – Pantôn tokadi, mot-à-mot : à celle qui a enfanté de tous.

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Georges Brassens : Dans l’eau de la claire fontaine

https://www.youtube.com/watch?v=kHeP_DrlXPI

dh-04cliché D.H.

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LA HYPNÉROTOMACHIE DE POLIPHILE

TROISIÈME EXTRAIT

bains-00Certainement je me trouvais en grand plaisir et satisfaction de courage parmi ces parfums et senteurs plus odorants que tous les simples que l’Arabie heureuse saurait produire. Les damoiselles se dépouillèrent et mirent leurs riches vêtements sur le dernier degré qui était hors de l’eau, enveloppant leurs blonds cheveux en belles coiffes de fil d’or. Et sans aucun respect de honte, me permirent librement voir leurs personnes toutes nues, blanches et délicates le possible, sauf toutefois l’honnêteté qui fut par elles toujours gardées.

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Leur charnure semblait proprement à Roses vermeilles, mêlées parmi de la neige, dont mon cœur était lors tant ému que je le sentais tressaillir et quasi fendre tant il était surpris de volupté ; car il ne pouvait assez constamment résister aux affections véhémentes qui l’assaillaient de toutes parts. Néanmoins, je m’estimais bienheureux de jouir de cette vision excellente sur toutes autres, laquelle m’embrasait d’une ardeur amoureuse telle que je ne pouvais bonnement endurer. Mais pour éviter à tous inconvénients et pour mon mieux je détournais souventefois ma vue de la beauté tant attrayante.

Et elles qui prenaient bien garde à mes sottes manières et contenances par trop simples, en souriaient de grand plaisir, tirant leur passe-temps de moi dont [sic] j’étais le plus aise du monde, comme celui qui désirait leur complaire en tout et par tout pour acquérir leur bonne grâce.

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Léo Ferré : Petite.

https://www.youtube.com/watch?v=MjWmD9gHBTI

Anecdote qui ne me semble pas être vraiment hors-sujet. Il y a peu d’années, une certaine Annie Butor, belle-fille de Léo Ferré (i.e. fille de sa deuxième femme) a publié un livre de souvenirs où il est souvent question de Ferré, mais cherchant par bien des exemples à le rabaisser ; certes tout homme a ses défauts, tout artiste perdu dans son monde n’est pas nécessairement facile à vivre au jour le jour, ni un saint. Mais ce livre avait la particularité de donner des précisions disons mesquines ou pour le moins curieuses du genre : c’est ma mère qui terminait les chansons de mon beau-père pendant qu’il dormait ; Ferré ne m’a jamais reconnue (semblant oublier qu’elle avait été fort logiquement reconnue par son père naturel du temps où il fut marié avec sa mère) ; la Jolie Môme de la chanson, c’est moi ; et mieux encore : il a eu des vues sur moi, etc. (affirmations reprises comme autant de paroles d’évangiles par les media). En fait, la raison profonde de cette attitude semble bien être le fait qu’elle ne fut jamais associée, malgré son désir et ses chicanes, à la succession de Ferré et qu’elle eut même quelques déboires avec le compagnon des vingt dernières années de la vie de sa mère Madeleine, qui se serait accaparé « indûment » des meubles du temps de la vie bretonne de Ferré qui appartenaient à cette dernière. Bref une basse histoire de pognon et de très juteux héritage qui lui est passé (fort légalement) sous le nez. De la rancœur, de l’aigreur.

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Cliché J.-P. B.

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« NOUVELLE ÉTUDE LECANULLARDESQUE »

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Je voudrais venir ou revenir sur quelques aspects du personnage.

Notoriété.

Au printemps 2015, pour une quelconque gazette pipole, la fameuse Poupette affirmait à propos de ses dix années passées comme présentatrice sur TF1, crachant légèrement dans la soupe :
« J’ai goûté au luxe mais je me suis rendu compte à quel point c’était un décor en carton-pâte. Au début, c’est génial sauf qu’après tu as un arrière-goût et tu n’as plus envie d’y retourner. »
Enfin, quand même un arrière goût tenace d’une dizaine d’années ! Et puis ce n’était pas le premier décor en carton-pâte, non ? oui ? après celui des Miss par exemple.
Et cette phrase essentielle :
 » C’est précisément en terme d’image, de notoriété que tout m’a échappé. Et au final, vous êtes dans un château mais vous aimeriez être ailleurs aussi… » des
Voir également Paris-Match de la même époque (29 avril 2015) : Q. — C’est si difficile à supporter, la notoriété ? R. — Celle qui m’affectait, oui.
En clair : finalement elle était prise pour ce qu’elle était, une blondasse chargée d’attirer le chaland sur TF1 dans diverses émissions dites de « divertissement ». Mais elle avait déjà une autre ambition « non factice » : l’écriture. Ou pour le dire à sa manière :
« Je me suis muselée pendant des années car c’était super, c’était grisant, c’était génial, mais je pense qu’on ne peut pas oublier ses rêves. Je me suis toujours imaginé en Camargue en train d’écrire des livres et j’ai fait tout l’inverse pendant 10 ans. »
Donc, sa notoriété en paillettes n’était pas la bonne, elle en voulait une plus grande. On a vu ce que cela a donné. « Écrivain » (entre guillemets), elle déclara en cette même année 2015 :
« C’était un besoin un peu comme un journal intime (…) Je suis en train de m’accomplir comme j’avais envie de le faire depuis longtemps. D’être loin de certaines choses, de revenir à l’essentiel. »
Un peu comme un journal intime ? Ou comme des romans ?
Que n’eusses-tu continué à te museler, Poupette ! Que n’eusses-tu refusé de « t’accomplir » (guillemets citatifs) !
Avide d’écriture (ou plutôt de reconnaissance « littéraire » à tous crins?) elle exhibe sa famille et ses déboires réels ou phantasmés en un non-style, un vocabulaire d’une extrême pauvreté, de l’ennui à lire, pire qu’un roman de gare.
La reconnaissance « littéraire » à n’importe quel prix… ? Au prix même d’un mort. Je ne crois pas me tromper en avançant que c’est la première fois qu’une campagne publicitaire pour un malheureux bouquin nullissime débouche en quelque sorte sur la mort d’un homme, et pas n’importe lequel.
Toujours à supposer que David Hamilton soit mort par suicide, et pas par crise cardiaque, ou victime d’un meurtre, ou d’un meurtre déguisé en suicide. Sur ce sujet voyez le blog EN DEFENSE DE DAVID HAMILTON sur WordPress.

Contradictoire à l’envie.

Je résume :
Je suis restée dans le château car c’était super (surtout pour le porte-monnaie, je suppose) mais je suis finalement partie parce que… c’était nul.
Tous les hommes sont des salauds mais je m’exhibe aux yeux des mâles à deux « concours de beauté ».
Poupette n’est jamais à une contradiction près. Pas très cohérente.
Un jour elle affirme :
— Quand j’étais petite, j’ai mené une vie saine et incroyablement heureuse.
— « Papa et elle, c’est de l’Amour. » Idem pour Papy.
Et un autre jour :
— La sensation d’être aimée, prise dans les bras [des téléspectateurs], c’était fort. Cela ne m’était pas souvent arrivé dans mon enfance (Paris-Match).
Q. — Votre héroïne, Poupette, est une malade du contrôle, une anorexique qui se fait vomir… Étiez-vous comme cette jeune femme ? R. — Proche d’elle, en tout cas, oui : 46 kilos pour 1,69 mètre, à 20 ans. Disons que j’ai eu une enfance non protégée. Comme mon héroïne, je suis pleine de cicatrices, toute cabossée. (idem)
Je ne pense pas qu’elle ait contesté ces propos repris par les gazettes. Alors, comment la croire ? Et peut-on se fier à elle ? Celle qui dit encore, curieux propos pour quelqu’une qui prétend ne pas avoir été protégée :
— Je pense que, dès mon enfance, j’étais programmée pour le sacrifice,ce qui a fait de moi une parfaite petite animatrice blonde, bien lisse. J’ai été éduquée pour plaire, pour satisfaire les attentes sans tenir compte de mon propre épanouissement. Sachant d’autre part que « Poupette a toujours su. Elle est née avec. Une information innée. Une alerte programmée sur son disque dur. Les hommes sont des salauds. »
Moi, j’aurais bien vu Poupinette enfant gâtée et capricieuse à qui on a trop dit ou fait comprendre qu’elle put être jolie, autrefois.

Racolage public.

Et puis, l’écriture, c’est surtout : ne pas oublier de retourner montrer sa tête à la télé au bon moment ; comme par exemple dans Salut les terriens de son poteau Ardisson, pour faire la réclame de ses « ouvrages ».
C’est sans doute ce qu’elle appelle « vouloir sortir du système » ?… (sic : « Les gens ne comprennent pas que l’on puisse vouloir sortir du système », Paris-Match).
Et mieux encore : de revenir à demeure dans les media ; cette fois à la radio, où Poupette aura l’avantage de savoir qu’on ne la verra plus vieillir en direct. Cela me fait penser à Antoine, « l’artiste » qui conchie la métropole et la société et qui sait revenir régulièrement au bercail pour faire la promotion de livres et films !
Pour son émission de radio On est fait pour s’entendre, Poupette « est très inventive » comme disent les gazettes. Moi, je dirais bien avec mon esprit tordu : racoleuse. Par exemple l’un de ses sujets en 2015 a été la question de la simulation de l’orgasme. Sujet du débat : « Toutes les femmes simulent-elles ? » Présentation des faits : « La jolie blonde évoquera ainsi les raisons qui poussent les femmes à simuler l’orgasme, mais pas seulement. L’animatrice abordera également la pratique, plus taboue, chez les hommes. »

Sur le fil du rasoir, Poupinette ? Ô, j’en doute…

Aucunement dans le système ? Et qui sait, rebelle ? Artiste ? Ô, j’en doute encore plus …

Dans un petit coup de pouce également racoleur, la gazette titrera : « Flavie Flament en plein orgasme devant un Stéphane Bern ébahi ! » Où l’on apprend que Poupette aurait refait le coup d’une scène d’un film de Rob Reiner. Donc Poupette aurait simulé un orgasme dans un restaurant où se trouvaient – comme par hasard… – des journaleux. Mais rassurez-vous, assise et juste avec mimiques du visage et quelques râles.

« En train de déjeuner tranquillement autour d’une table [sic] en compagnie de son ami [un personnage travaillant dans l’immobilier ; un homme doux et aimant cuisiner, Poupinette dixit], Flavie Flament lui lance un « défi » : est-il si simple de repérer une femme qui simule ? La jeune femme commence alors à pousser des cris, à mimer (de façon remarquable, avouons-le) l’orgasme. Après deux bonnes minutes de comédie, l’ex animatrice de « Vis ma vie » et de « Stars à domicile » toise son interlocuteur du regard et reprend, comme si de rien n’était, son repas, en soupirant, l’air soulagé. »

Enfin… « l’orgasme », ça fait la paire avec son désir présent, un mois après la mort de David Hamilton, d’avoir de gros seins (cf. les gazettes pipoles les plus branchées). Ça fait la paire… de nichons.

Et encore un petit coup de cacaphilie.

Poupinette est donc l’autrice (sic) de trois livres, pour l’instant. Je n’avais pas trouvé bon de parcourir son livre pour enfants Lulu, la mouette, j’avais tort. Je m’y suis risqué dans un dernier sursaut de curiosité. Et là encore c’est assez édifiant.
Je lis au dos de couverture :
 » Lulu la Mouette, la canaille des quais de Trouville, la terreur du Festival du film américain de Deauville, la mouette qui fait caca sur tout le monde, eut un jour le coup de foudre… pour Armand le Goéland ! »
On ne nous dit pas si Armand est coprophage.
Finalement, je pense que Poupette a vraiment un vrai problème avec le caca. Son passé d’anorexique ? Retour du refoulé ? Sur un petit livre de 40 pages destiné aux 6/9 ans, paraît-il, plus de trois pages sont entièrement consacrées à Lucette, dite Lulu la mouette, fientant à droite et à gauche, dessins d’une autre personne à l’appui. Je ne voudrais pas priver mes lecteurs de cet extrait de choix :
 » La petite Lucette lasse des quolibets incessants de ses congénères, décida donc un jour qu’on l’appellerait désormais « Lulu la Mouette », et elle devint la terreur des quais de Trouville. Et comment me demanderez-vous ? Tout simplement en faisant caca sur tous ceux qui lui posaient problème !
Tous les ans, quand les grandes stars du cinéma américain se retrouvent pour une grande fête à Deauville, Lulu s’en donne à cœur joie ! C’est sa saison préférée !
À événement exceptionnel, régime exceptionnel ! Pour un caca de qualité, un caca qui colle bien aux vêtements, Lulu se gave de crevettes, et de brouailles de cabillaud. Ensuite, sous les crépitements des flashs des photographes, Lulu vise les plus beaux décolletés, les fleurs dans les chignons, les pochettes de soie dans les vestons. »
Et moi, je me demande si Lucette n’est pas l’autre nom de Poupette dévoilant ainsi sa déconvenue de ne pas faire partie de l’élite (sic) hollywoodienne, « tous ceux qui lui posaient problème ».
Enfin, c’est sans doute ce que la critique complaisante appelle « une histoire touchante, racontée avec humour et espièglerie » (Pariscope, mai 2015) ; « un petit bijou » Laurence Ferrari (Canal +) ; un livre pour enfant « drôle et émouvant » (Télé magazine, mai 2015).
Caca fienteux sur Castaldi. Caca putride sur Hamilton. Caca sur qui à venir et avec quelles conséquences ?

— Père Ubu, où es-tu ?
— Cornegidouille,
Je suis là et bien las
De cette andouille
Et ses cacas !

 

BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON : le 20 février (suite encore)

 

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/14/les-petites-amoureuses-de-david-hamilton/

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 20 février (suite)

LA GADOUE

cet article est paru également ici : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/20/affaire-david-hamilton-la-gadoue-article-par-jean-pierre-fleury-ecrivain-3/

Donc, si je comprends bien, « Poupinette » (Flavie Flament) : elle n’aime pas son nom de famille Lecanu, mais elle préfère celui de Flament, père de son premier enfant, d’avec qui elle a pourtant divorcé (divorcé car trop obscur réalisateur de télévision?) entre-temps, elle avait trouvé nettement mieux en paillettes de la notoriété : Castaldi, père de son second enfant.

Depuis qu’elle en est revenue (de Castaldi), qu’elle a divorcé une seconde fois, puis qu’elle a vécu quelques années avec un certain Pierre Quatrefages, autre réalisateur de télévision, puis qu’elle s’est mise à la colle avec un agent immobilier, « homme doux, passionné de cuisine », elle a eu le temps d’écrire trois livres : un pour enfant, et deux « romans » recherchant avant tout le scandale.

Le premier « roman » (Les Chardons), c’était pour dénoncer les violences conjugales de Castaldi qui ne semble plus lui en tenir rigueur, alors qu’à la sortie du livre il en contesta vigoureusement les faits, puisque de « roman » le livre était devenu, comme par magie, « témoignage ».

Le second « roman » (La Consolation), c’était pour dénoncer le « satyre », que dis-je « le bourreau » (Poupinette dixit) David Hamilton qui lui aussi en contesta les faits, puisque (bis repetita placent) de « roman » le livre était devenu comme par magie « témoignage ».

Triste ironie de l’histoire, cette pauvre femme prête à tout pour faire parler d’elle et pour se maintenir dans le petit-monde cruel médiatico-pipole, suite à l’annonce infondée de sa mort, en 2009 sur le site Le Post, filiale de la gazette Le Monde, attaqua le journal « pour atteinte à sa vie privée » et obtint un bon pactole d’euros (cour d’appel de Versailles, janvier 2011). Ce n’est donc pas manquer de toc que de recourir à la Justice quand ça l’arrange et de faire fi des lois quand ça l’arrange également, en dénonçant tout à fait illégalement David Hamilton comme elle le fit tout récemment.

Lors de la récente « promotion », tous media ouverts, de cette Consolation, Poupinette a donc dénoncé en long et en large un homme âgé et plutôt solitaire (et plus très argenté, si j’ai bien compris), qui n’était plus apte à se défendre par voie de Justice. Toute l’ignoble clique médiateuse s’est assise sur un communiqué de presse par lui envoyé à l’A.F.P.. Et ensuite, il n’a pas eu le temps, ou pris le temps de porter plainte.

Et surtout, semble-t-il, il était miné par les accusations (propos aujourd’hui invérifiables, mais contestés par la famille de Poupinette née Lecanu), de la « romancière », journaleuse pipolo-scandaleuse et sans doute un chouia « avisée » ou si l’on préfère « roublarde » mythomane. Le lâche Ardisson, justicier auto-désigné, l’homme sans talent et sans oeuvre, en a rajouté une couche. Un coup de pub de bas étage, pour sa consœur. Le vieil homme, le vieil artiste s’est alors senti menacé de mort. Il n’avait pas tort : un mois plus tard, il a été retrouvé mort, allongé dans l’entrée de son studio, porte de son appartement entrouverte, avec un sac de plastique sur la tête. Qu’en pense la Police et la Justice au juste ? Car on attend encore des explications et des conclusions !

Moi, j’y vois (et je ne suis pas le seul) une mise en scène. Mais de qui ? Là est la question. Je trouve que l’on piétine à plein dans la gadoue, dans la gadoue journaleuse infecte. Celle qui a tué un vieil homme. Remarquez, ce n’est pas étonnant quand on sait que le petit studio de notre artiste fut autrefois habité par sa concitoyenne, la encore jolie Petula Clark :

https://www.youtube.com/watch?v=-y2NlCP904w

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DAVID HAMILTON ET LA DÉCADENCE MAJUSCULE DÉCRIÉE

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/20/adore-floupette-cetait-mieux-que-poupette-lecanu-article-par-jean-pierre-fleury-ecrivain-2/

En 1992, David Hamilton répondait tout simplement et comme allant de soi au journaliste de Paris-Match, Jean-Claude Zana, qui lui demandait abruptement : Qu’est-ce qui vous passionne ? : ___ La décadence. J’ai cherché un jour à écrire un livre sur la décadence. Un grand sujet à mes yeux. Entre la décadence anglaise qui est positive et la décadence française qui est négative. Malheureusement tous les derniers grands décadents sont tous morts, comme Visconti, Oscar Wilde ou D’Annunzio. » Ajoutant : ___ Les vrais décadents, eux, ne cherchent pas à être connus. Au contraire des faux qui sont légion. »

Premier arrêt pour dire que nous n’essaierons pas de qualifier, de marquer précisément ce qui fait la différence entre les décadents anglais et français, ou autres. Très vaste sujet, effectivement. Des véritables Décadents qu’il conviendrait d’écrire toujours à majuscule. Par contre, il n’est pas compliqué de définir les faux décadents ; on en voit tous les jours, ce sont tous ces faux artistes, faux rebelles, minus estampillés, prodigieux nullards, très généralement grotesques (et très généreusement subventionnés par les impôts) et autres bêtes à media, etc. C’est le lot commun du triste spectacle du monde. De ces décadents au sens péjoratif, de ces décatis sans talent, plus encore de ces fumistes et roublards, grouillots de bas-empire et oserai-je le dire, de ces dégénérés de l’Art. Ceux qui de ladite « fin de l’Art » font leur juteux fonds de commerce.

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Deuxième arrêt pour expliquer le plus simplement et le plus globalement le mot « décadentisme » (parfois « décadisme ») et donc ses dérivés « décadent », « décadence »… pris en un sens littéraire ou plus généralement artistique (je parle ici d’art véritable, de savoir-faire, de métier, de talent, de vocation profonde, de raison d’être). Le « décadentisme » fut à l’origine un mouvement littéraire, relativement informel, propre à la Belle Époque. Puis il s’est étendu à d’autres domaines de l’Art ; et de nos jours on devrait mieux l’appeler néo-décadentiste.

Produit d’une période de décadence, le décadentisme en est à la fois l’illustration et la contestation. Son au-delà et son en-deçà. Sa révolution et sa conservation. Sa révolte et son acceptation. Ou sa transcendance esthétique. Du point de vue de la forme et du style, on pourrait dire que ce mouvement a des analogies avec les aspects maniérés, baroques, précieux, romantiques, art pour l’art, néo-raphaëlistes, parnassiens, symbolistes, impressionnistes… des arts. Tandis que du point du vue du fond, il est prêt à aborder tous les sujets sans aucun tabou, y compris les plus scabreux, amoraux et immoraux, dérangeants. Mais comme le disait Hamilton : « sur le fil du rasoir ». Bien qu’il y ait des nuances d’un auteur à l’autre, d’un artiste à l’autre, des passerelles entre genres divergents, on peut dire que, sur un sujet plus ou moins identique, c’est essentiellement la forme et le style qui différencient une oeuvre décadentiste d’une oeuvre dite naturaliste, ou réaliste, etc.

Au XIXe siècle, à l’époque de Théophile Gautier déjà, qui l’employa plusieurs fois, mais plus encore vers l’époque Fin-de-Siècle, le mot « décadent », du moins dans les milieux littéraires, poétiques et artistiques, avait avant tout le sens de : délicat, recherché, raffiné à l’extrême et jusque dans l’excès. Et dans un sens plus ou moins péjoratif (déjà) et selon le contexte, de : affecté, maniéré, efféminé, mignard, précieux, doucereux, mièvre, à l’eau-de-rose et cœur d’artichaut… Cf. Péladan : … ses sens délicats et raffinés de décadente (in Le Vice Suprême, 1884, p. 4) ; Renan : Le latin […] est la langue de poètes infiniment délicats, presque décadents, comme on dit aujourd’hui (in Feuilles détachées, 1892, pp. 267-268) ; Huysmans : Les décadents qui cuisinent des hachis de mots (in Là-bas, tome I, 1891, p. 33).

Déjà au XIXe siècle cette (si l’on peut dire) école Décadente, pouvait donc faire rager ou sourire certains et même plus d’un. Y compris Verlaine qui était critique de tout ça, ou du moins du militantisme décadentiste, du (comme il l’écrivait) décadisme dans l’outrance, du « isme » final. Souvent oeuvre, comme de bien entendu, des plus jeunes écrivains de ce courant diffus. Tandis que certains autres, bien-pensants, ne se privaient pas de les moquer. Ainsi en fut-il de Gabriel Vicaire et Henri Beauclair qui obtinrent un brin de succès avec : Les déliquescences ; poèmes décadents d’Adoré Floupette ; avec sa vie par Marius Tapora paru pour la première fois en 1885, pastiche ou plus exactement parodie acerbe des Décadents, ou du moins des plus audacieux dans le style et l’emploi de mots recherchés et rares, ainsi que des plus pessimistes et noirs, ou radicaux (dans les abus divers et la transgression des « bonnes mœurs »). Grande époque d’ironie que l’art fin-de-siècle confronté par ailleurs à tant de scandales politiques et de violences sociales (anti-ouvrière, colonialiste, etc.) qui connut par exemple le « club » des Hydropathes et les arts Incohérents.

Tel autre encore, comme Paul Marcel qui tenait la rubrique « Journaux et revues » du Gil Blas, ironisait dans le n° 5382 du journal (au 13 août 1894) :
« Eh ! bien, non, l’école décadente n’est point morte ; Adoré Floupette ne l’a nullement tuée : nous en prenons à témoin l’Art littéraire de ce mois. On s’imagine que ces écoles de jeunes ne sont qu’affaires de modes!… Mais, d’abord, ces jeunes sont-ils réellement des jeunes ? M. Stéphane Mallarmé, le grand-maître, a certainement un peu plus de quinze ans. Il n’en écrit pas moins des vers comme ceux de ce quatrain :
     À dix heures et sans que tel souffle l’émeuve,
     Toute la vétusté presque couleur encens,
     Comme furtive d’elle et visible, je sens,
     Que se dévêt pli selon pli la pierre veuve.
Après quoi, nous vous recommandons l’article de M. Alfred Jarry : Les Minutes de sable mémorial : César-Antéchrist. Tout d’abord, ce « sable mémorial » semble indiquer un assez fort grain chez son auteur. Mais, quand on lit ses explications, sa mise en scène, oh ! alors, plus de doute : M. Jarry est sincère et se croit dans la bonne voie. Et quelles scènes ! Quels dialogues ! [etc.] »

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On a dit : la forme, le style décadentiste ; mais il y a plus encore : l’esprit décadentiste : l’esprit positif d’un monde à dépasser, ou à préserver en certains de ces aspects, en souvenance d’autres temps ; ou l’esprit négatif d’un monde à s’y perdre et sans avenir, de fin d’époque irrémédiable ; d’un monde à subir. Très généralement un esprit d’en-dehors, aristocrate, intemporel, inactuel, non localisable si ce n’est en certains domaines à l’écart ; en de rares cités, quartiers, villages, demeures isolées de l’Esprit, insensibles au temps qui fuit.

Alors que le naturaliste englué dans le matérialisme et le terre-à-terre, prétendra faire oeuvre de progrès, pire encore : parler au nom de ce mot pour le moins ambigu, dénoncer les tares réelles ou supposées de la société et lutter contre lesdits préjugés populaires, dans un style dit « scientifique », « matérialiste », « réaliste » qui à le lire véhicule en fait, tous les lieux communs du scientisme de son époque, l’indigence de style et la faiblesse de vocabulaire, quand il ne confine pas en vulgarité outrée, racoleuse et basse ; indigeste, répétitive et foncièrement apoétique. Zola, « dont l’esprit graisseux n’est huilé que pour glisser sur les surfaces », comme disait de lui son ennemi intime Léon Bloy (in Sur la tombe de Huysmans), en est l’archétype « idéal » si tant est que l’on puisse appliquer « idéal » à ce feuilletoniste besogneux, tireur à la ligne, sans style et d’une grande pauvreté inventive ; ce flatteur du vulgus ; cet exploiteur littéraire loufoque, outrancier, faux, antipathique de la misère populaire qui n’arrive pas à la cheville d’un Balzac, d’un Sue ou d’un Ponson du Terrail, pour ne citer que ceux-ci. Zola, en ses pensums,  » bien décidé à prouver que s’il manque de génie, il peut en revanche se montrer ennuyeux » comme le résume si bien Oscar Wilde.

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« Les vrais décadents, eux, ne cherchent pas à être connus » a dit plus haut Hamilton. Et c’est vrai pour lui en premier lieu, car si un temps le succès d’une époque lui est tombé dessus, il n’a vraiment pas fait exprès. Moment inattendu pour lui d’adéquation apparente avec son temps. Dans ce même entretien avec Jean-Claude Zana il dit encore : ___ « J’ai une vie tranquille. Je n’aime pas les mondanités. Je sors peu de ma maison de Saint-Tropez et je ne fais pas de photos de mode, qui est le milieu le plus « in » pour les photographes. » Ou encore : ___ « Je ne m’agite pas frénétiquement. Je vis comme un milliardaire, mais aussi comme un moine. Je travaille peu. Je ne me sens à l’aise ni dans le monde de la mode, ni dans celui de la publicité. Je travaille plutôt pour l’amour. » Peu ou pas, ou plus de travail dans la mode et la publicité… mais il précise : ___ « Je passe beaucoup de temps dans mes archives qui sont énormes », ses dizaines de milliers de photographies. Rappelons ses « goûts de l’image » qui vont de la Renaissance aux impressionnistes. ___ Je vais souvent dans les musées, précisa-t-il encore. J’aime beaucoup la peinture et la sculpture. Je vais rarement au cinéma. » Ladite modernité n’est pas son fait, ni la technique sophistiquée ; ni la notion de « progrès » en soi. Mais bien avant tout une forme de nostalgie. Il a toujours gardé un vieux et désuet appareil photographique tandis que ses flous artistiques, ses « flous hamiltoniens » doivent tout à la buée produite par sa propre haleine. Il a dit encore : « Pour moi la photo n’a plus rien découvert depuis 1920, à quelques exceptions près. Aujourd’hui, seule compte la technique […] Trop de technique et pas assez de talent. »

Ai-je besoin de préciser que si les Décadents ne cherchent nullement à être connus, on ne saurait ne pas les remarquer. Leurs manières les trahissent, leurs rapports aux autres, leurs retraits sont souvent remarquables car ils détonent par rapport au monde environnant. Leur allure générale n’est pas celle de Monsieur Tout-le-monde, leurs goûts et dégoûts non plus, leurs préoccupations particulières, bizarres ou marginales. Ignorées du plus grand nombre. Dans leur aspect physique ou distinction, élégance ou autre, dans leur maintien et leurs habits, dans leurs propos, leurs passions et leurs obsessions, dans leurs rejets, paradoxes et insolences parfois, dans leur style original on reconnaît tout de suite ce qui ne saurait être un faux rebelle ou pseudo-dissident. Pour le dire en un mot, le Décadent est très généralement un dandy sorti du fond des abysses d’un passé révolu, ou peut-être d’un futur à naître ou renaître. David Hamilton fut de ceux-là.

Et « dandy » est sans doute le substantif qui convient le mieux, qui se colle le mieux, s’acoquine le mieux à l’adjectif « décadent ». « Dandy », cet anglicisme dont on ne connaît finalement pas trop l’origine. Plusieurs étymologies s’affrontent. Par exemple le verbe « dandle » : faire sauter un bébé ou un jeune enfant sur ses genoux ou déplacez quelque chose légèrement vers le haut et le bas ; ou le verbe daddle (archaïque ou dialectal pour dawdle) traîner, lambiner, flâner. Dandy, mot qui n’est pas si loin du français « dandiner ». Le dandy et le dandysme si bien décrit, du moins le dandysme anglais d’origine, par Jules Barbey d’Aurevilly (dandy lui-même et auteur très catholique mais néanmoins (ou à cause de ça) très sulfureux) dans son essai Du Dandysme et de Georges Brummel, publié en 1845.

Je ne parle pas du sens dévoyé de « dandy » qui a fini par prendre plus ou moins le simple sens relevant du paraître, de « vaniteux » ou « suffisant », ou (deux autres anglicismes encore) de « snob » ou « smart », « gommeux et bien nippé » disait-on autrefois, de « beau » (« beau » en anglais), ou plus encore de « vieux beau ».

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Pour nous français, le prototype, l’ancêtre parfait, incomparable et modèle du style et de l’esprit décadent est Baudelaire ou Bien et Mal se perdent, péché et mort de Dieu, « amour de la vie et haine de la vie » (merveille et mauvais sort à la fois ; deux extrémités entre lesquelles il n’a jamais pu, su ou voulu choisir). Dégoût profond pour le progrès technologiste, le matérialisme et le bourgeois d’un côté ; et de l’autre, goût profond du luxe, du précieux, du rare. Mais toujours sur un fond de spleen (autre anglicisme dans le texte). Rare, jusqu’à une attirance extrême pour le difforme et le malade, la transgression des interdits et autres paradis artificielles (qui sont tout sauf paradisiaques). Et au final pour le morbide et le sarcasme rageur de la lucidité à cru : la non pérennité des choses et des hommes, la décomposition. Ce qu’il y a de plus patent et de plus vrai. Tout ceci racheté et anobli par le culte acharné du Beau, de la (vaine et pathétique) Beauté féminine en particulier.

En 1857, dès avant que Les Fleurs Maladives, devenues entre temps Les Fleurs du Mal, de Baudelaire ne soient publiées et connaissent tout le succès judiciaire que l’on sait — amende, pour lui et son éditeur Poulet-Malassis et six pièces supprimées de l’ouvrage (autrement dit : censurées) : Les Bijoux (La très-chère était nue, et, connaissant mon cœur, / Elle n’avait gardé que ses bijoux sonores…), À celle qui est trop gaie (… T’infuser mon venin, ma sœur !), Le Léthé (Viens sur mon cœur, âme cruelle et sourde…), Lesbos, Femmes damnées, Les Métamorphoses du vampire — pour « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs », une tête molle de l’époque, un insignifiant journaleux (redondance) un certain Gustave Bourdin déblatéra longuement sur l’immoralité et l’anti-christianisme du poète, dans le Figaro du 5 juillet 1857 ; en voici un morceau choisi :

 » L’odieux y coudoie l’ignoble ; le repoussant s’y allie à l’infect. Jamais on ne vit mordre et même mâcher autant de seins dans si peu de pages ; jamais on n’assiste à une semblable revue de démons, de fœtus, de diables, de chloroses, de chats et de vermine. Ce livre est un hôpital ouvert à toutes les démences de l’esprit, à toutes les putridités du cœur ; encore si c’était pour les guérir, mais elles sont incurables. Un vers de M. Baudelaire résume admirablement sa manière ; pourquoi n’en a-t-il pas fait l’épigraphe des Fleurs du mal ? Je suis un cimetière abhorré de la lune. »

À comparer avec un passage de l’article en défense des Fleurs du Mal de notre connétable des lettres, Barbey d’Aurevilly dont voici un passage :

« Dans un temps où le sophisme raffermit la lâcheté et où chacun est le doctrinaire de ses vices, M. Baudelaire n’a rien dit en faveur de ceux qu’il a moulés si énergiquement dans ses vers. On ne l’accusera pas de les avoir rendus aimables. Ils y sont hideux, nus, tremblants, à moitié dévorés par eux-mêmes, comme on les conçoit dans l’enfer. C’est là en effet l’avancement d’hoirie infernale que tout coupable a de son vivant dans la poitrine. Le poëte, terrible et terrifié, a voulu nous faire respirer l’abomination de cette épouvantable corbeille qu’il porte, pâle canéphore, sur sa tête hérissée d’horreur. C’est là réellement un grand spectacle ! »

Ou avec ces extraits de lettre de Gustave Flaubert ( auteur peu prolifique à souci de style, de rythme de la phrase et de vocabulaire) :

« J’ai d’abord dévoré votre volume d’un bout à l’autre, comme une cuisinière fait d’un feuilleton, et maintenant, depuis huit jours, je le relis, vers à vers, mot à mot et, franchement, cela me plaît et m’enchante. Vous avez trouvé le moyen de rajeunir le romantisme. Vous ne ressemblez à personne (ce qui est la première de toutes les qualités). L’originalité du style découle de la conception. La phrase est toute bourrée par l’idée, à en craquer.
J’aime votre âpreté, avec ses délicatesses de langage, qui la font valoir comme des damasquinures sur une lame fine. […] En résumé, ce qui me plaît avant tout dans votre livre, c’est que l’Art y prédomine. Et puis vous chantez la chair sans l’aimer, d’une façon triste et détachée qui m’est sympathique. Vous êtes résistant comme le marbre et pénétrant comme un brouillard d’Angleterre. »

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Dans ce même entretien cité au début de cet article, et qui semble résumer au mieux ce que fut David Hamilton, on trouve encore : ___ « J’aurais voulu être peintre ou écrivain. Peintre comme Balthus. C’est un membre du « club ». Avec Vladimir Nabokov. Ce sont les deux grands qui ont choisi le thème de la jeune fille. Nous ne sommes que trois dans ce « club ». J’ai connu Balthus. J’ai passé un peu de temps avec lui il y a une quinzaine d’années à la Villa Médicis. C’est un grand monsieur, tellement distant. Il m’a montré ses toiles. »

En effet Balthus fut un autre dandy et aristocrate austère et à la noblesse polonaise que l’on dit peu assurée (mais qu’importe), peut-être du même acabit que celle de cet écrivain de qualité, déclassé et grand raté (du moins dans le domaine du théâtre symboliste, car pratiquement jamais joué), que fut Jean, Marie, Mathias, Philippe, Auguste de Villiers de L’Isle-Adam, l’auteur des Contes Cruels et de L’Éve Future, pour ne citer que ces titres.

Balthus fut de 1961 à 1977 directeur de l’Académie de France à Rome, à la Villa Médicis, nommé à ce poste par Malraux, alors ministre gaulliste des Affaires culturelles. Lors de sa présence en Italie, Balthus fit rénover le palais et restaurer les jardins de la Villa Médicis dans le style renaissance. Et réalisa une fontaine dite le Carré des Niobides, à partir de copies de statues antiques. Le fait qu’il fût directeur de la Villa Médicis, qu’il eût une famille, qu’il soit mort il y a déjà quelques années (en 2001) et qu’il ait été peintre (même figuratif, nécessairement reconstructeur du réel) et non photographe (témoin du réel), lui a sans doute permis d’échapper à la chasse aux sorcières. Et puis, les collectionneurs de tableaux sont aussi infiniment plus rares que les collectionneurs de photographies originales ou d’album de photographies. Et sans doute de classes sociales différentes.

Figuratif, travaillant en grands à-plats, avec certaines simplifications géométriques dans le dessin, voire parfois dans un style presque naïf ou d’illustrations de livres, Balthus a peint une oeuvre que personnellement je trouve d’une manière générale étrange et distante, comme son auteur. C’est une beauté particulière, une esthétique qui doit aussi à des peintres de la première Renaissance par exemple. Dans le genre de la peinture de jeunes filles habillées ou dénudées, il a repris le flambeau de quelques autres tel Edvard Munch, le pionnier de l’expressionnisme (non exempt d’impressionnisme et de fauvisme), mais sans tomber dans l’outrance d’un hyper-réalisme, ou si l’on préfère d’un naturalisme pictural poussé à l’extrême tel celui d’Otto Dix et de ladite Nouvelle Objectivité, qui a pu sombrer dans la caricature ou le mauvais goût.

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Ici j’aurais dû consacrer deux ou trois paragraphes à Vladimir Nabokov, le Nabokov censuré, s’ils ne se trouvaient déjà pour l’essentiel sur le blog En Défense de David Hamilton : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/29/2017-bientot-le-retour-de-maurice-michel-bokanowski-et-de-jean-gilbert-jules-dit-gilbert-jules/
Où l’on voit qu’il ne faut pas confondre Nabokov et Bokanovski (sonorités ministérielles étranges qui me sont restées de mes années d’enfance au même titre que houla-hop et scoubidou). Nabokov, le style sans gros mot, ceci pour annoncer la catastrophe présentée à la fin de cet article.

J’ajoute que Lolita de Vladimir Nabokov fut au préalable bien évidemment interdit aux États-Unis, « pays de la Liberté » (enfin… de la statue de La Liberté) et de l’hypocrisie protestantes, pour obscénité, histoire d’inceste et pédérastie. Mais de même en fut-il en leur temps, du Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley en raison paraît-il de sa morale douteuse, de scènes de sexe et de son caractère irréligieux. De Ulysse de James Joyce, livre interdit pour sa thématique perverse ainsi que son caractère irréligieux. Des Raisins de la colère et Des Souris et des Hommes de John Steinbeck ; le premier (prix Pulitzer 1940) pour vulgarité, références sexuelles inappropriées et… utilisation du mot Dieu de façon excessive ; le second pour violence, utilisation excessive du mot Dieu (encore) et caractère irréligieux. Pour ne nommer qu’eux. Eh, oui !

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Au temps présent, celui de la mort de David Hamilton, qui est malheureusement aussi l’époque de tant de ganaches (mâles et femelles) écrivailleuses, comment ne pourrais-je pas évoquer une certaine Charlotte Moreau, journaleuse perroquet à la gazette Le Parisien qui, dans la rubrique « culture-loisirs » (sic) fait l’affront au bon sens d’un article ahurissant : Les héros de 2016 — Flavie Flament : la mémoire dans la peau. Le voici in extenso (avec quelques remarques de ma part) :

« À toutes les stations de son calvaire [Est-ce l’expression adéquate ? Jésus, Marie, Joseph ! Qui plus est, est-ce la réalité ou le phantasme ?], elle aura dû choisir ses mots [Voir ce que j’en pense dans la suite de ce texte]. Ceux pour raconter, dans son roman [un roman ou un témoignage ?] « la Consolation », les viols qu’elle a subis l’été de ses 13 ans, au cap d’Agde. Ceux pour identifier David Hamilton, pourtant protégé par la prescription, [Le « pourtant » vaut son pesant de saloperie ; cela a un nom : diffamation publique. Et pour le Parisien : complicité de diffamation publique] en la personne de ce « photographe de mode à l’aura mondiale » [Pas photographe de mode, et à l’aura passée] que tout accusait dans son livre [Paroles d’évangile]. Et enfin ceux pour réagir au suicide de l’octogénaire [Les mots scandaleux d’une imbécile ; quant à « octogénaire », cela sent le moisi de la gérontophobie], après deux mois de guerre médiatique. [Expression sidérante ! Quand il s’agit d’un pilonnage insensé, totalitaire, terroriste et coupable, d’un harcèlement public et médiatique ignoble d’un être âgé, isolé et sans moyen de défense.] Flavie Flament n’obtiendra jamais de confrontation [le salaud!] avec l’artiste [Tiens ! c’est quand même un artiste, comme Polanski, Allen, etc.] britannique, qui a nié les agressions [ô l’affreux négationniste!] et emporté ses secrets dans la tombe [comme tous les morts ]. Mais grâce à sa notoriété, [autrement dit à un pouvoir particulier que lui confère la dictature de la maffia médiatique, qui lui a permis d’être l’instigatrice avec son complice Ardisson d’un suicide ] l’animatrice de RTL a percé, à 42 ans, une brèche dans la chape de plomb pesant sur les victimes de viol [rien que ça ? d’autres ne l’ont pas attendue, et nettement plus crédibles]. Et particulièrement celles de pédophilie, qui peuvent enfouir leurs souvenirs pendant des dizaines d’années avant de les voir ressurgir, [juste un peu sollicités] intacts [sic] et dévastateurs [dévastateurs pour qui ?].
Mettre des mots sur le phénomène méconnu de l’amnésie traumatique. Mettre des noms sur les criminels. Mettre en cause les délais de prescription [sur la base d’une théorie péri-psychanalytique fumeuse pour ne pas dire délirante et d’une pratique de manipulation qui a déjà fait des dégâts énormes, dénoncées par les gens sérieux de la psychiatrie] qui protègent les violeurs dès que leurs victimes mineures atteignent l’âge de 38 ans [20 ans après la majorité, ce n’est déjà pas mal]. Une mission de réflexion dont la ministre des Familles, Laurence Rossignol, ministre du Droit des femmes, a investi officiellement [mazette !] Flavie Flament [sans compétence aucune à part sa fréquentation des psys]. En plus de toutes celles qui l’ont contactée directement, [combien ? qui ? toutes ex-amnésiques en cette épidémie de dénonciations] combien d’autres femmes (ou hommes) l’ex-petite fiancée [sic!] de TF 1 a-t-elle déjà aidées en témoignant publiquement ? [témoignant ou accusant et diffamant ? et n’ayant jamais porté plainte en heure et en temps ?] »

Charlotte, il faudrait peut-être penser avant d’écrire. Autant de phrases que de çonneries, freluquette ! On dirait que les petits moineaux, les petits plumitifs à cervelle d’oiseau, les piafs de l’inconvenance ne reçoivent même plus de cours de déontologie à l’école du journalisme. Poupette, quelle héroïne ! Quel courage ! Tous contre un, à charge, hors des délais prescrits et en toute diffamation pousse-au-suicide !

Enfin, pour vous montrer que le vieux Bardamu avait raison lorsqu’il prétendait, je ne sais plus où, que « la merde a de l’avenir » en ajoutant : « vous verrez qu’un jour on en fera des discours, » je ne peux m’empêcher de vous donner à goûter non pas un discours mais des extraits de mauvaise littérature, de très mauvais roman. De morceaux de choix de Flavie Flament, alias Poupette Lecanu. Je veux dire : non pas des bouts d’elle-même, mais des morceaux choisis sortis du cerveau de l’écrivailleuse.

Eh, oui, de son grand œuvre La Consolation, j’ai retenu un mot (et annexes) car il semble tellement bien correspondre au personnage et à son élévation de pensée, ainsi qu’à son style fort soutenu. Voici donc à suivre une succession impressionnante de phrases toutes faites, d’expressions archi-usées, de lieux communs de la sous-littérature de gare, pas même bas-bleu pour deux sous, dénuées de toute originalité tant dans l’expression que dans le vocabulaire d’une insigne pauvreté (il est vrai qu’elle sait à qui elle s’adresse) que s’en est presque comique :

_ … c’est de ne pas avoir une vie de merde comme la mienne. J’ai une vie de merde. Vous me faites chier. Vous ne faites tous chier. Je ne devrais pas te le dire mais je te le dis quand même. Tu vois, il y a des jours où j’en ai tellement marre …
_ Ensemble, nous allons remonter. Nous allons nous aider. Nous allons chercher, creuser de nos doigts la terre du passé, soulever les pierres tombales, profaner les lourdes sépultures du non-dit, plonger la main dans la merde, enfoncer nos bras, casser nos ongles, forer au plus profond. Nous allons entendre des râles, des éclats de voix, des colères …
_ Merde, c’est quand même pas compliqué ! Ça, c’est maman qui gueule. Du canapé. extrémité gauche, juste à côté du petit meuble et de ses magazines. La lampe est allumée. Elle a les jambes repliées sur les coussins, un verre de vin à côté…
_ C’est la merde. Comment expliquer à maman la grosse connerie qu’elle vient de faire ? Décidément elle n’en rate pas une… Elle a le don de se retrouver dans tous les coups foireux, quand elle va le raconter à maman, ça va chier. ___ Quoi ?!
_ Jamais Poupette ne couche avec les hommes rencontrés sur les Champs Élysées. C’est un jeu. Un jeu qu’elle doit jouer. Maman est ravie : ça la change de sa vie de merde, comme elle dit toujours. Alors Poupette se tait. Fait bonne figure.
_ Je sais que c’est une des seules choses qui te rende heureuse dans ta vie de merde, comme tu dis, que tu y passes la nuit quand tu n’arrives pas à dormir et que ça te fait du bien. Que ça te donnes aussi des choses à raconter à ta meilleure…
_ Merde ! Tu comprends ? Je veux mourir… murmuretelle [sic, coquille de qui s’emmerde (resic) à faire de la saisie de telles banalités niaiseuses] dans un souffle qui semble être le dernier. Poupette est tétanisée. Face à la folie, son inaltérable pouvoir destructeur, sa souveraineté cruelle, elle baisse la garde.
_ Tout se mélange. Des mains, du savon, des yeux rouges embrumés, de la mousse, des doigts qui la pénètre, du sang, du malsain, du crado, du dégueulasse, du vomi, de la puanteur, du parfum bon marché, de la sueur… De la merde. Les yeux se ferment, le corps se barricade, le cœur se verrouille. Le vieux dégueulasse ne m’aura pas. Jamais.
_ Remettre. Non, là, franchement Flavie… Ok, c’est pas de ta faute, mais ça nous met tous dans la merde. Allez ! Fin des vacances, on rentre à la maison. On va devoir expliquer ça à ton oncle qui nous accueille… Quand je pense que c’est pour…
Fermons les écoutilles. C’est assez ! Cette scatologie ou grossièreté [près de vingt occurrences ici, et sans jeu de mot] est grotesque tellement elle est répétitive et foncièrement indigente. Là, tu es bien loin Poupette, de l’ami Panurge qui au Quart Livre, chapitre LXVII te demande :
___ Que diable est ceci ? Appelez-vous ceci foire, bren, crottes, merde, fiente, déjection, matière fécale, excrément, repaire, laisse, émeu, fumée, étron, scybale ou spyrathe ? C’est (crois-je) saphran d’Hibernie. Ha, ha, ha ! C’est saphran d’Hibernie. »

Scybale du latin scybala, lui-même du grec scubalon (excréments) ; spyrathe du grec spurathos (crottes de chèvres ou de brebis). Hibernie : Irlande.

Bloy écrivit un jour (c’était à l’encontre de son ennemi intime Zola) :
« C’est un peu fort tout de même que ce bison, qui n’a plus même l’excuse d’avoir l’air d’être un écrivain, soit admis à déposer son paquet de fiente sur une grande chose qui nous fait, à nous, sauter les larmes des yeux !

Je trouve cette phrase parfaitement adaptée à notre sujet et applicable à Poupette qui semble atteinte de diarrhée mentale pas même bonne à faire fumure. Et la conclusion ultime en reviendra à Père Ubu, expert en merdrologie, in Ubu Directeur, un pastiche de Pierre Veber paru dans le Gil Blas, n° 6432, du 27 juin 1897) :

___ Oh ! oh ! oh ! Fourrez-moi ça dans le tonneau à vidange !

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 20 février

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/20/le-portrait-de-dawn-dunlap/

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Le portrait de Dawn Dunlap

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Dawn Dunlap, du moins selon cette fiche, avait déjà fait des photos avec David Hamilton en 1976, donc trois ans avant le film « Laura les ombres de l’été » (novembre 1979).

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Notre blog – conformément à ce que nous communique un ami intime de David Hamilton – met catégoriquement en doute que David Hamilton ait jamais fait des photos de Dawn Dunlap en 1976, ou qu’elle ait habité trois ans en France avec ses parents.

SUR BILITIS ET SES ENTOURS

Article également paru sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON (https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/19/sur-bilitis-par-jean-pierre-fleury-2/)

BLOG OÙ SE TROUVENT AUSSI BIEN D’AUTRES ARTICLES (QUI NE SONT PAS DE MOI) CONCERNANT DAVID HAMILTON ET SON ŒUVRE.

***

Debussy – Musique pour accompagner la récitation de douze « Chansons de Bilitis » (1901). Il s’agit d’une partition en partie reconstituée par Pierre Boulez vers 1954, puis mise au point et éditée par Arthur Hoérée. Du temps de Debussy, cette oeuvre n’a été exécutée qu’un seule fois le 7 février 1901, la partition manuscrite offerte par Debussy à Louÿs fut égarée, mais il en existait un matériel autographe partiel.

https://www.youtube.com/watch?v=5iSKNthmboA

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Textes des Trois Chansons de Bilitis de Pierre Louÿs / Claude Debussy.

 

la-jeune-fille-a-la-mandoline-2000-2001Balthus, La jeune fille à la mandoline (tableau inachevé, 2000-2001)

1. La Flûte de Pan

Pour le jour des Hyacinthies,
il m’a donné une syrinx faite
de roseaux bien taillés,
unis avec la blanche cire
qui est douce à mes lèvres comme le miel.

Il m’apprend à jouer, assise sur ses genoux ;
mais je suis un peu tremblante.
il en joue après moi,
si doucement que je l’entends à peine.

Nous n’avons rien à nous dire,
tant nous sommes près l’un de l’autre;
mais nos chansons veulent se répondre,
et tour à tour nos bouches
s’unissent sur la flûte.

Il est tard,
voici le chant des grenouilles vertes
qui commence avec la nuit.
Ma mère ne croira jamais
que je suis restée si longtemps
à chercher ma ceinture perdue.

bilitis-cinematographyPhotographie du film Bilitis

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la-toilette-de-cathy-1936Balthus, La toilette de Cathy (1936)

2. La chevelure

Il m’a dit: « Cette nuit, j’ai rêvé.
J’avais ta chevelure autour de mon cou.
J’avais tes cheveux comme un collier noir
autour de ma nuque et sur ma poitrine.

« Je les caressais, et c’étaient les miens ;
et nous étions liés pour toujours ainsi,
par la même chevelure, la bouche sur la bouche,
ainsi que deux lauriers n’ont souvent qu’une racine.

« Et peu à peu, il m’a semblé,
tant nos membres étaient confondus,
que je devenais toi-même,
ou que tu entrais en moi comme mon songe. »

Quand il eut achevé,
il mit doucement ses mains sur mes épaules,
et il me regarda d’un regard si tendre,
que je baissai les yeux avec un frisson.

02Photographie du film Bilitis

***

la-sortie-du-bain-1957Balthus, La sortie du bain (1957)

3. Le Tombeau des Naïades

Le long du bois couvert de givre, je marchais;
Mes cheveux devant ma bouche
Se fleurissaient de petits glaçons,
Et mes sandales étaient lourdes
De neige fangeuse et tassée.

Il me dit: « Que cherches-tu? »
Je suis la trace du satyre.
Ses petits pas fourchus alternent
Comme des trous dans un manteau blanc.
Il me dit: « Les satyres sont morts.

« Les satyres et les nymphes aussi.
Depuis trente ans, il n’a pas fait un hiver aussi terrible.
La trace que tu vois est celle d’un bouc.
Mais restons ici, où est leur tombeau. »

Et avec le fer de sa houe il cassa la glace
De la source ou jadis riaient les naïades.
Il prenait de grands morceaux froids,
Et les soulevant vers le ciel pâle,
Il regardait au travers.

21

***

Trois Chansons de Bilitis. La Flûte de Pan — La Chevelure — Le Tombeau des Naïades, musique de Claude Debussy (1897).

Quelques interprètes :

— Maggie Teyte, soprano, et Alfred Cortot, piano (1936)

— Flore Wend, soprano, et Fiora Contino, piano (1964)

— Régine Crespin, soprano dramatique, et Enrique Ricci, piano (1969, Buenos Aires, en public)

 

— Noémie Pérugia, mezzo-soprano, et Irène Aitoff, piano (1947).

— Dawn Upshaw, soprano, et Gilbert Kalish piano (époque contemporaine)

 

 

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 19 février

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/19/laura-de-la-nymphe-de-petrarque-a-celle-dawn-dunlap-de-david-hamilton/

 

LAURA : de la nymphe de Pétrarque à celle (Dawn Dunlap) de David Hamilton

laura-1     Laura (Giorgione)

LES FILMS DE DAWN DUNLAP

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Laura Martinozzi

Dawn Dunlap (Taramis)
BARBARIAN QUEEN
USA, 1985; Héctor Olivera
Lana Clarkson (Amathea), Dawn Dunlap (Taramis), Katt Shea (Estrild), Frank Zagarino (Argon), Susana Traverso (Tiniara)

*

laura-03LAURA DE NOVES (Petrarca)

Dawn Dunlap (Laura Moore)
LAURA LES OMBRES DE L’ETE (titre allemand : Die Geschichte der Laura M.)
LAURA, LES OMBRES DE L’ETE
France, 1979; David Hamilton
James Mitchell (Paul Thomas Whyler), Maud Adams (Sarah Moore), Dawn Dunlap (Laura Moore), Pierre Londiche (Richard Moore), Thierry Redler (Costa)

 Films de l’Alma/C.O.R.A.
Joseph Morhaim, André Szots
Prises de vue : Bernard Daillencourt
Musique : Patrick Juvet

*

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Image extraite du film « Laura les ombres de l’été » (1979) de DAVID HAMILTON

Dawn Dunlap (Tracy Baxter)
FORBIDDEN WORLD, Horror im All
Science-Fiction, USA; 1982; Allan Holzman
Jesse Vint (Mike Colby), June Chadwick (Dr. Barbara Glasser), Dawn Dunlap (Tracy Baxter), Linden Chiles (Dr. Gordon Hauser), Fox Harris (Dr. Cal Tinburgen), Raymond Oliver (Brian Beale), Scott Paulin (Earl Richards), Michael Bowen (Jimmy Swift)

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LAURA BATTIFERRI

Dawn Dunlap (Darsteller)
HEARTBREAKER
USA; 1982; Frank Zuniga
Fernando Allende, Dawn Dunlap, Peter Gonzales Falcon, Miguel Ferrer, Michael D. Roberts

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DAWN DUNLAP

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 18 février (suite)

Un ami, un des lecteurs du blog « En défense de David Hamilton » nous adresse – de Belgique –  un poème.

Il ajoute :  « Ne vous sentez pas obligé de la publier pour me faire plaisir ; cela ne saurait me satisfaire que si cela vous fait plaisir à vous, je travaille pour mon public et non l’inverse« …

*

Que notre lecteur se rassure, nous ne publions qu’une toute petite partie des textes, des poèmes, des réactions que nous recevons.

Voici donc son poème, qui correspond en effet fort bien – à notre avis – au sort qu’a subi le grand photographe David Hamilton.

*

L’homme déshonoré pour un sentiment pur
De Ton Courroux, Grand Dieu, doit-il craindre la foudre
Si pour laver l’opprobre il résout d’en découdre
En se jetant du haut d’un mur ?

Si pour fuir les crachats fétides de la foule
Au poison, au poignard, il délègue son sort
Au fond de l’antre abject et plus noir que la mort
Seigneur, souffriras-Tu que roule

Cette âme dont le crime est d’avoir trop aimé ?
Ô Toi qui n’es qu’Amour, faut-il que pour Ta Gloire
Ce tragique arpenteur d’un monde dérisoire
Erre à jamais, nu, désarmé

Solitaire, banni, vague objet de la haine
De tous contre celui qui ne s’est pas courbé
Aux scélérates lois ? Non ! Qu’en Toi résorbé,
Il aime sans fin et sans chaîne !

RONDEL POUR UN ÇON

se retrouve aussi sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/18/rondel-pour-un-hardi-con-poeme-par-jean-pierre-fleury-2/

***

Rondel pour un Çon

Connaissez-vous le hardi çon
De l’anathème en ses balcons ?
Celui bien con, celui fécond
Du charançon des caleçons ?
*
Connaissez-vous le hardi çon
De l’anathème en ses balcons ?
Dans sa leçon aux limaçons,
Celui bien con de ce « faucon » ?
*
C’est la chanson de l’échanson
_ pas de Chausson et en gascon* _
Pour tous les cons (sans être abscons)
Dont la boisson est eau de son.
Connaissez-vous le hardi çon ?

***
* vieille expression pour signifier : sans se compromettre.

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 18 février

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/18/les-estivelles-de-david-hamilton-pour-la-promotion-de-la-mairie-du-cap-dagde-1979/

*

Les Estivelles de David Hamilton (pour la promotion de la mairie du CAP D’AGDE, 1979)

Un film promu par la ville de Cap d’Agde en 1979.

On me communique que depuis quelques jours, ou depuis quelques semaines, on trouve sur Internet un film (il vaudrait sans doute mieux dire : un documentaire) d’environ dix minutes, produit par la CORA, et signé par David Hamilton pour la promotion internationale du Cap d’Agde. Il est daté 1979:

http://www.dailymotion.com/video/x5aj8e0

Qu’a fait exactement David Hamilton, dans ce film? A-t-il tourné toutes les scènes? A-t-il participé au montage? Je l’ignore. Il se pourrait, à mon modeste avis, qu’il ne soit l’auteur que de certaines vues fixes, insérées au film.

L’équipe cinématographique était en tout cas constituée de gens qui savaient – et savent, car beaucoup sont encore vivants – leur métier.

Chef opérateur, Walter Bal assisté de Hervé Lefel.

Walter Bal :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Walter_Bal

Hervé Lefel :

http://www.unifrance.org/annuaires/personne/314355/herve-lefel

Montage Rodolfo Wedeles:

http://www.unifrance.org/annuaires/personne/131681/rodolfo-wedeles

Assistant réalisateur Driss Tahri:

http://www.imdb.com/name/nm0846706/

Mixage Paul Bertault:

http://www.unifrance.org/annuaires/personne/132527/paul-bertault   

Producteur Malcolm James Thomson (qui fut aussi le producteur de « Laura les ombres de l’été« ).

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LES ESTIVELLES, film pour la promotion de la mairie du CAP D’AGDE, 1979 (DAVID HAMILTON)

La bande sonore est, ici, en néerlandais.

Je ne suis pas très d’accord avec l’emploi d’une chanson en anglais (personnellement, j’aurais préféré – au moins à certains endroits – de la musique classique); le film est assez inégal; mais on y trouve de jolies choses et, certainement, le reflet d’une époque disparue.

***
**
*

– I – Ultime précision, comme on peut le lire au générique, le film a été écrit et réalisé par András dit André Szőts, prononcé « seuts » (1937-2006), un hongrois d’origine, qui n’est autre que le co-scénariste (avec Joseph Morhaim, et sur une idée de David Hamilton) de Laura, les ombres de l’été.

André Szöts a été scénariste, réalisateur de documentaires ou de films (cf. Grizzly II – The Concert), chef électricien, producteur ou co-producteur (par exemple de Cyrano de Bergerac en 1990, Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes en 1993) ; acteur à l’occasion ; il est également présent dans le film Nitrate d’Argent (1996) de Marco Ferreri.

(cf. imdb.com, allocine.fr, celebrities.prettyfamous.com, …)

*

– II – Bien d’accord pour dire que cette chanson (connue) en anglais, n’a rien à faire ici, c’est un non-sens, un « anatopisme » si l’on peut dire ; elle n’a rien à voir avec le Cap d’Agde. À tout prendre, je préférerais entendre ceci :

La Dagtenco, « l’hymne agathois » :

Fièro cita, o ma bielho bilo d’Agté
Bolé canta
É toun sarét, é toun clouquiè é ta béùta !
Fière cité, ô ma vieille ville d’Agde,
Je veux chanter
Et ton sarret et ton clocher et ta beauté !…

Sarret, sarrette, serrette, sarrelle, sarelle ; serratula tinctoria ; plante vivace à fleurs composées de couleur jaune, utilisé en teinturerie ; du latin serratula ; italien : serratola.

Ou bien encore celà qui demeure dans le contexte :

Mot intéressant que celui de « madrague » qui désigne dans la pêche artisanale méditerranéenne de bord de mer, une sorte d’assemblage de sennes, un piège fixe constitué d’une vaste enceinte de filets à compartiments pour capturer les bancs de poissons migrant le long de la côte, généralement des thons rouges. Ce mot viendrait de l’hispano-arabe « madraba » (même sens, dernier tiers du XIVe siècle). À l’origine, « almadraba » avec l’article indéfini arabe ; mot qui viendrait de la racine trilittère sémitique d-r-b, « battre ». Le sens premier du mot « madraba » est « lieu, endroit où l’on frappe », les thons capturés dans les madragues étant assommés. Certains rapprochent aussi ce mot de l’arabe dialectal algérien « tdarag » (se cacher) et « madrag » (abri, abri de pêche). « Madrague » se dirait « mattanza » en sicilien. Cette manière d’occire les thons, de traiter la chair de poisson, devrait satisfaire BB qui de nos jours semble peu portée sur la viande hallal (et je suppose aussi sur la viande cachère).

J.-P. F.

Patricia d’Arbanville — la chanson de Melissa — (INA, émission Numéro Un du 14 mai 1977)

musique Francis Lai

https://player.ina.fr/player/embed/I07122299/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/wide/1

EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 17 février

 

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/17/david-hamilton-et-die-verkehrte-welt-par-jean-pierre-fleury-ecrivain-2/

DAVID HAMILTON ET DIE VERKEHRTE WELT

*

Nouvel article pour défendre non seulement l’honneur et la réputation de David Hamilton, mais aussi son œuvre.

*

« Die verkehrte welt », le monde inversé, à l’envers, renversé, sens dessus dessous, la tête en bas, est la célèbre expression de Hegel qui à mon sens résume parfaitement l’état de nos sociétés contemporaines : celles du temps triomphant de la marchandisation du monde et de la réification des hommes, celles du temps concomitant de la décadence des arts, de la mort de l’esthétique et de l’aliénation accrue des âmes. Curieuse époque de « progrès » technologique et de régression de la Raison.

Debord a écrit : Dans le monde réellement inversé, le vrai est un moment du faux.

J’aurais envie de corriger cette thèse en disant : Dans le monde réellement inversé, le vrai et le beau sont les moments suprêmes et éclatants du faux et du laid, ou pire encore du silence, de l’absence et des enfers des bibliothèques et des musées, voire d’autodafés à venir.

*

Feu Lény Escudero : Le Silence

https://www.youtube.com/watch?v=YQC6H04r6DU

*

À propos de vulgarité – pardon, j’ai oublié de me mettre la tête en bas, je voulais dire de très haute caricature (mais est-ce de la caricature ? là je pose sérieusement la question), voici un exemple riquiqui mais coutumier de notre époque.

Il s’agit d’un « petit mickey » oeuvre grandiose de Jean Plantureux dit Plantu, « homme de gauche », bardé de prix ceci et prix cela, qui n’a donné lieu à controverse que parmi certains milieux catholiques :

plantu

Que c’est beau, que c’est radical et rebelle, que c’est osé et progressiste ! Moi, j’en redemande. Dans les idées, dans le rendu, dans la composition. C’est surtout d’un tel bon goût et d’une telle drôlerie. Et d’une telle beauté artistique. C’est du très grand art ! C’est beau comme du Cabu « dans le texte » bouffant du curé. Et ce n’est pas plus dangereux ou « utile à la cause », que de manger du Chaussée aux Moines ou du Curé Nantais. Il n’y a pourtant même plus de quoi en faire un fromage dans le Landerneau dit progressiste, sauf chez certains frères laïcards hystériques.

Comme on s’en doute, l’été 2015 le « dessinateur » a gagné son procès en appel contre l’association catholique qui s’était portée partie civile, indignée par le dessin. Moi j’attends une suite avec d’autres personnages que le pape. Des gens bien connus du milieu politique, médiatique, des dites variétés (j’allais écrire : des avariés). Mais là, il ne peut pas, Plantunet : ce sont ses potes ou des gens prêts à lui faire procès pour diffamation et pas « pour de rire ».

De plus, on peut juger ici de la bouillie, pardon de la hauteur de pensée du pauvre Jean Plantureux dit Plantu dont les neurones sont tout prêts de sombrer dans la sénilité (« de gauche » bien sûr). Qu’on m’explique le rapport entre un pape supposé pédéraste et des électeurs de France !

Mais lui, c’est un malin qui ne risque pas de finir comme Cabu, Charb, Honoré, Tignoux, Wolinski. Il l’a dit d’ailleurs. En 2006, lors de l’affaire des caricatures de Mahomet, lui aussi avait « pris position ». Position comme c’est étrange, en faveur de l’autocensure, évoquant la « responsabilité journalistique du dessinateur » !!! Mais bouffer du curé c’est devenu tellement banal, anodin, désuet, plus encore anachronique et sans aucun risque de mal finir, ou même simplement de se faire passer à beignes… 

      

*

Après la Lumière, voici l’Ombre (je précise, quand même, que j’écris ici en langage inversé, certains pourraient s’y perdre, et en particulier d’éventuels lecteurs « socialistes » bien bornés). Là je n’ai rien à dire de plus mais juste à montrer.

Sauf à ajouter ces remarques : David Hamilton, le « mauvais en tout » (en tant qu’homme et en tant qu’artiste) ne fut pas (sauf erreur) bardé de prix de ceci ou de prix de cela. Vous voyez bien !… ajouteront les petites têtes molles de notre époque. Eh bien moi, j’en ferai justement un élément de qualité face au maelström des décrépitudes artistiques « modernes » et « avant-gardistes ».

Un certain nombre de « progressistes », de « gôche », en accord avec les néo-cons(ervateurs) des tréfonds de l’Amérique petite-blanche et profonde, et les vrais et faux-culs-pincés d’extrême-droite française, nomment ceci pédophilie ou pornographie :

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Aux fous !

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Feu Léo Ferré : Tu ne dis jamais rien.

https://www.youtube.com/watch?v=rd-GE-VFhpM

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 16 février

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/16/portrait-of-a-young-lady-dawn-dunlap/

PORTRAIT OF A YOUNG LADY : DAWN DUNLAP

 

by Alvin Langdon Coburn, collotype, 22 October 1913

EZRA POUND 22 Octobre 1913

02

ELIOT

Après avoir lu ou relu “Portrait of a Lady” (T.S. Eliot) et “Portrait D’une Femme” (Ezra Pound) nous espérons que vous lirez avec plaisir « Le portrait de Dawn Dunlap« , le livre que nous allons publier très prochainement (tirage limité).

Sur EZRA POUND :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ezra_Pound

Sur ELIOT :

https://fr.wikipedia.org/wiki/T._S._Eliot

03Dawn Dunlap (DAVID HAMILTON)

LE PORTRAIT DE DAWN DUNLAP :

un livre pour qui est (encore) libre d’esprit…

Le Portrait de Dawn Dunlap : un livre que liront les vrais amateurs, les vrais amoureux de David Hamilton, mais que (si l’on considère notamment le talent littéraire et la personnalité de son auteur, la qualité de l’ouvrage, sa rareté) devraient aussi lire et méditer (si toutefois ils arrivent à le comprendre) ceux qui ont méconnu, censuré, diffamé ou insulté le grand photographe.

Nous adresserons évidemment, en service de presse et donc en cadeau comme le veut l’usage, le livre à certains plumitifs et à certains histrions de la téloche – y compris à ceux qui se sont signalés par un comportement vulgaire voire ignoble et très peu « déontologique » à l’égard de David Hamilton.

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On attendra avec « curiosité » (façon de parler) les résultats de ce service de presse, afin de savoir si (par miracle) il y a encore en France des journalistes pour savoir lire et /ou pour savoir faire le métier qui est (dit-on) le leur…

Naturellement, nous n’avons aucun doute à ce sujet. Pas le moindre.

Jean-Pierre Fleury,

docteur en sociologie de l’Université de Nantes,

éditeur du livre « Le portrait de Dawn Dunlap« .

– II –

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/16/david-hamilton-a-lombre-des-jeunes-filles-en-fleur-3/

David Hamilton à l’ombre des jeunes filles en fleur

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08*09L’actrice américaine Dawn Dunlap, personnage de « Laura les ombres de l’été »

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David Hamilton, le 19 novembre 1983 à l'hôtel des ventes de Drouot.*

 David Hamilton, le 19 novembre 1983 à l’hôtel des ventes de Drouot.

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SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 15 février

– I –

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/15/voyage-avec-des-milliards-danes-sur-internet-travels-with-so-many-donkeys-on-internet/

Voyage avec des milliards d’ânes sur Internet (Travels with so many Donkeys on Internet)

 

Le drame d’Internet n’est pas seulement que le (pseudo) « partage du savoir » soit le meilleur moyen jamais trouvé par l’homme (l’homme, façon de parler: l’homme occidental moderne du XXIe siècle, les nietzschéens derniers hommes du XXIe siècle) d’organiser la surveillance de(s) masse (s).

Internet est avant tout la plus grande organisation d’espionnage, à échelle planétaire.

Ensuite, c’est aussi le partage de l’ignorance et / ou le partage de l’imbécillité.

Internet est le mensonge. Internet est le manque de courage. Internet est un perroquet qui répète les grands bluffs de ces pauvres siècles: des siècles de ce malade terminal qu’est désormais l’espèce humaine.

Les exemples sont si nombreux qu’on ne saurait par où commencer, mais puisque ceci est un blog sur David Hamilton, on prendra un exemple concernant David Hamilton.

Sur des dizaines de sites, vous lirez que l’acteur de « Laura les ombres de l’été » (David Hamilton, 1979) était l’acteur américain James Mitchell.

Hélas, gentils amis, c’est raté.

Il y a des dizaines, des centaines de journalistes qui ont pris pour argent comptant les déclarations unilatérales de Poupette (Flavie Flament ex-Castaldi née Lecanu) au sujet de David Hamilton, déclarations qui n’ont pourtant strictement aucune valeur juridique ou judiciaire.

Il y a des dizaines, des centaines de journalistes qui n’étaient pas plus que moi au Cap d’Agde en 1987 mais qui ont pris pour argent comptant les déclarations de Poupette (Flavie Flament ex-Castaldi née Lecanu.

Il y a aussi des dizaines de « blogueurs » qui se recopient les uns les autres (et qui recopient les fautes d’orthographe de leurs semblables) et qui parlent du film « Laura les ombres de l’été » en affirmant que James Mitchell était un acteur américain…

C’est ennuyeux, parce que cela semble indiquer soit qu’ils n’ont pas vu le film dont ils parlent (donc qu’ils causent de ce qu’ils ne connaissent pas), soit que ces « spécialistes » de cinéma ne savent rien de cinéma, soit – en ultime hypothèse – qu’ils ne possèdent pas de cerveau en état de fonctionnement.

De quoi regretter les temps où, en France et ailleurs, les gens qui n’étaient pas capables de suivre des études faisaient d’excellents plombiers, d’excellents électriciens, d’excellents ouvriers.

Hélas, on a évidemment préféré, en France et ailleurs, depuis des dizaines d’années et quasiment un siècle, augmenter le nombre des mauvais intellectuels, des intellectuels illettrés, des Zintellectuels zabrutis, des Zintellectuels qui ne pigent rien à que dalle.

Voilà une grande réussite de la France, c’est d’ailleurs la seule et l’unique: l’espèce des Zintellectuels a en effet proliféré.

Sauf erreur de ma part, James Mitchell – l’acteur masculin de « Laura les ombres de l’été » n’est pas un acteur américain.  James Patrick Mitchell, qui a joué dans Laura (1979), n’a rien à voir avec l’acteur américain homonyme. Il avait par exemple joué précédemment dans « Voyage avec un âne dans les Cévennes » (1975) et « La femme de Jean » (1974).

Voir le film  « Voyage avec un âne dans les Cévennes » :

http://www.ina.fr/video/CPB87010084

https://fr.wikipedia.org/wiki/Voyage_avec_un_%C3%A2ne_dans_les_C%C3%A9vennes

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Femme_de_Jean

On est donc passé du « Voyage avec un âne dans les Cévennes » (« Travels with a Donkey in the Cévennes »), le fameux et sympathique récit de voyage de Robert Louis Stevenson paru en juin 1879, au voyage avec des milliards d’ânes sur Internet.

***

– II –

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/15/dawn-dunlap-la-jeune-fille-en-fleur-de-david-hamilton-3/

Jeunes filles de David Hamilton… « les cheveux pleins de rubans qui avaient la couleur impubère même de l’aube »…

 

« Jeunes filles endormies, jeunes filles qui faisiez semblant de dormir, bouquets de jeunes filles en fleurs dans le soleil, vos bouches dessinaient une moue déjà en deuil des pudeurs de demain. Vraiment, de quoi se souviendront les jeunes filles ? Quand une jeune fille s’agenouille, elle s’agenouille face à la vieille femme qu’elle sera, demain. Elle s’agenouille face à sa mort prochaine. Elle sait – ou pire, elle sent – qu’elle n’est déjà plus qu’une photographie jaunie, effacée, déchirée que contemplera effarée la vieille femme décharnée qu’elle sera devenue. Si aujourd’hui, elle refuse de s’agenouiller, même celle qui se montre la plus décidée dans un tel refus n’en est pas moins envahie par la tristesse. Car le deuil de ce qui n’aura pas été s’ajoute au deuil de ce qui aura été. Entre occasions perdues et occasions avortées, la vie. Mieux vaudrait ne savoir ni ce qu’hier vous pensiez, jeunes filles, ni ce que vous deviendrez demain. C’était le temps des dernières munitions, l’assaut sans retraite possible, la mort entre les bras de la Mante religieuse. Et la tendresse des coquillages aux lèvres peut-être jamais disjointes encore, les bouquets noirs touffus des sexes des filles brunes, souriantes, rougissantes, jouissantes, les cheveux pleins de rubans qui avaient la couleur impubère même de l’aube ».

(Blog EN DEFENSE DE DAVID HAMILTON)

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01 02 03 04Image extraite du film « Laura les ombres de l’été » (1979) de DAVID HAMILTON

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Dawn Dunlap avec Patrick Juvet:

https://youtu.be/vZ1W4DnhSSk

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Née au début des années 1960 – certains disent le 8 juin 1962, d’autres indiquent (mais c’est une erreur) la date du 17 mai 1963 – semble-t-il dans la ville d’Austin, au Texas, Dawn Dunlap (elle a sans doute, sauf erreur de ma part, deux prénoms: Dawn Marie Dunlap)  a joué dans les films suivants.

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1979 : Laura, les ombres de l’été  (personnage de Laura Moore).

Titre : Laura, les ombres de l’été.
Réalisateur : David Hamilton.
Scénario : Joseph Morhaim et André Szots d ‘après une histoire de David Hamilton.
Photographie : Bernard Daillencourt.
Musique : Patrick Juvet.

Malcolm J. Thomson, Jean-Claude Fleury, Serge Laski, Alain Terzian

Les personnages principaux étaient Maud Adams (Sara Moore), Dawn Dunlap (Laura Moore), James Mitchell (Paul Thomas Wyler),  Pierre Londiche (Richard), Thierry Redler (Costa).

Le 25 novembre 1979, dans le n° 1591 de Paris-Match, pp. 126 et 127, Jean-Claude Zana écrivit un article intitulé: « Dawn Dunlap la decouverte d’Hamilton vit avec un perroquet francophile ».

Le film « Laura » sort le mercredi 28 novembre 1979.

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1982 : Mutant (Forbidden World), personnage de Tracy Baxter.

Dans le film, Dawn Dunlap était doublée en version française par Céline Monsarrat.

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1982 : Les Croque-morts en folie (Night Shift), personnage de Maxine

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1982 : Le Challenger (Liar’s Moon), personnage de Teaser

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1983 : Heartbreaker, personnage de Kim

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1985 : Barbarian Queen, personnage de Taramis

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https://youtu.be/s2mMaK-x5F0

Depuis lors, Dawn Dunlap a quitté le monde du cinéma.

Où a donc disparu la promeneuse de David Hamilton?

VOIR:https://lequichotte.wordpress.com/2016/12/20/dawn-dunlap-la-jeune-fille-en-fleur-de-david-hamilton/

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https://youtu.be/Hs53Tgkpb8g

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– III –

Dawn Dunlap: A portrait of the Actress as a Young Girl

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/15/dawn-dunlap-a-portrait-of-the-actress-as-a-young-girl/

3-a

Après « A Portrait of the Artist as a Young Man« , la première oeuvre de l’écrivain irlandais  James Joyce, notre blog annonce quant à lui la publication imminente du livre « Le portrait de Dawn Dunlap« , l’actrice (elle avait alors seize ans) de David Hamilton (à noter que, selon certaines informations, Dawn Dunlap serait elle aussi d’origine irlandaise).

3-bVoir :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Portrait_de_l’artiste_en_jeune_homme

Il a été tiré une adaptation cinématographique de l’oeuvre de Joyce:

https://en.wikipedia.org/wiki/A_Portrait_of_the_Artist_as_a_Young_Man_(film)

On espère ne pas susciter les foudres de quelque hardi çon en intitulant un article de blog « Portrait of a Young Girl« , vu que c’était autorisé en 1465 et que, depuis lors, on a  la chance (immense) de vivre en démocratie et qu’on est libre (je veux, mon neveu), ah que c’est écrit sur tous les frontons des mairies et des commissariats, merci M’sieur!

PORTRAIT OF A YOUNG GIRL (Petrus Christus), 1465

3-c

Je ne fais pas grand cas des hommes politiques ;
Je ne suis pas l’amant de nos places publiques ;
On n’y fait que brailler et tourner à tous vents.

Pour être d’un parti j’aime trop la paresse,
Et dans aucun haras je ne suis étalon.
Ma muse, vierge encor, n’a rien d’écrit au front.

Oui, c’est la vérité, le théâtre et la presse
Étalent aujourd’hui des spectacles hideux,
Et c’est, en pleine rue, à se boucher les yeux.
Un vil mépris de tout nous travaille sans cesse ;
La Muse, de nos temps, ne se fait plus prêtresse,
Mais bacchante ; et le monde a dégradé ses dieux.

Oui, c’est la vérité qu’à peine émancipée,
L’intelligence humaine, hier esclave encor,
A pris à tire-d’aile un monstrueux essor.
Nos hommes ont souillé leur plus vaillante épée,
La Parole, cette arme au sein de Dieu trempée,
Dont notre siècle au flanc porte la lame d’or.

Oui, c’est la vérité, la France déraisonne ;
Elle donne aux badauds, comme à Lacédémone,
Le spectacle effrayant d’un esclave enivré.

Alfred de Musset, in La Loi sur la presse (Revue des Deux Mondes, 1835, repris in Nouvelles Poésies).

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 14 février

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/14/maxime-le-forestier-jean-pierre-kernoa-audiberti-david-hamilton/

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Maxime Le Forestier, Jean-Pierre Kernoa, Audiberti, David Hamilton…

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Qui se souvient de Jean-Pierre Kernoa?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Kernoa

 

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Kernoa était le parolier de Maxime Le Forestier.

Ecoutez cette chanson hamiltonienne :

https://www.youtube.com/watch?v=A7P39crzOCc

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https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/14/portrait-of-a-lady/

Du « Portrait of a Lady » de Henry James au « Portrait de Dawn Dunlap »

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THE PORTRAIT OF A LADY (Henry James), livre qui se déroule en partie à Florence :

https://en.wikipedia.org/wiki/The_Portrait_of_a_Lady

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En français :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Portrait_de_femme_(roman)

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03Le film :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Portrait_de_femme_(film)

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Henry James

Henry James (né le 28 février 1916) :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_James

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« Laura les ombres de l’été » (David Hamilton, 1979)

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SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 13 février (resuite)

Contre les censures et les répressions puritaines

Publié le 13 février 2017 par defensededavidhamilton

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ROBBE-GRILLET

GAETAN BRULOTTE, ALAIN ROBBE-GRILLET, AUTOBIOGRAPHE. Angélique ou l’enchantement. Romanesques IL Paris, Minuit, 1988, 254 pages.

https://www.erudit.org/culture/liberte1026896/liberte1032747/31686ac.pdf

03-02NABOKOV

« Dans la portion dissertative, la plus intéressante même si elle produit parfois un effet de plaqué, Robbe-Grillet s’implique plus que dans la portion narrative et prend des positions radicales. On y reconnaît au passage le ton polémique de ses essais de Pour un nouveau roman. On l’a souvent accusé de complaisance dans la description de cachots et de supplices sexuels pratiqués sur de jolies jeunes filles. Sans aucun repentir, il reprend ici des descriptions analogues et en profite pour dénoncer, comme conducteurs de crimes, le puritanisme et la vertu répressive. Il expose ses craintes face aux excès de toute censure et prend surtout pour cible les féministes, qu’il combat sans merci. Il est de ceux qui croient à la valeur cathartique des représentations effectuées au grand jour, si violentes et licencieuses soient-elles. Il sent également le besoin de justifier sa sexualité et la transposition artistique de ses fantasmes,comme il défend les célèbres photos de David Hamilton, Histoire d’O (dont il serait d’ailleurs l’auteur selon un professeur allemand!) et le récit sado-masochiste intitulé L’Image que sa femme, Catherine Rstakian, sous le nom de Jean de Berg, a publié en 1956 — il dit 1957 par erreur — et dont on apprend, si on ne le savait déjà, qu’il a signé la préface sous le pseudonyme de Pauline Réage. Dans le même esprit, comme pour jeter encore de l’huile sur le feu féministe, il redore l’image de la femme chez Sade, son «vieux camarade» dit-il, dossier brûlant qu’il ose aborder avec courage ».

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COURBET,
L’ORIGINE DU MONDE

Lire:

Rêves de jeunes filles, avec des photographies de David Hamilton, Paris, Robert Laffont, 1971, 144 p.

03-04

Livre d’Alain Robbe-Grillet, l’un des plus grands écrivains français du XXe siècle

Les Demoiselles d’Hamilton, avec des photographies de David Hamilton, Paris, Robert Laffont, 1972, 135 p.

03-05

Alain Robbe-Grillet. Diacritics. Vol. 6, No. 4 (1976), pp. 35-43

03-06

Dawn Dunlap

Hermaphrodit und Kindfrau. Arabesken zu Irina Ionesco, David Hamilton und Alain Robbe-Grillet, LENDEMAINS, 20, 1980, 45-55.

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David Hamilton

 

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 13 février (suite)

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/13/tribune-libre-journalistes-libellistes-perroquets-de-la-diffamation-justiciers-auto-proclames/ 

Tribune libre : « Journalistes, libellistes, perroquets de la diffamation, justiciers auto-proclamés »…

Notre blog reçoit un nombre toujours plus important de contributions. Aujourd’hui, nous avons reçu par exemple un poème (venu de Belgique) sur David Hamilton, et un texte venu de France.

Nous ne pouvons pas, et nous ne pourrons pas  publier tout ce que nous recevons, mais nous sommes en tout cas ravis de publier aujourd’hui le texte qui suit.

Le blog « En défense de David Hamilton ».

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La Victorine

https://www.youtube.com/watch?v=Pne2h1lAY1I

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Journalistes, libellistes, perroquets de la diffamation, justiciers auto-proclamés…

François Truffaut, dans La Nuit américaine, faisait dire à Julie, son héroïne : « Je sais que la vie est dégoûtante. »

Nous constatons tous en effet que la vie peut être injuste, cruelle, incompréhensible. Nous savons aussi qu’elle peut être vraiment dégoûtante… surtout si nous le souhaitons. Il n’y a qu’à voir ces images dégueulasses auxquelles n’importe quel enfant peut avoir accès chaque jour. Il suffit d’un clic…

Quelle image de la vie leur montre-t-on ? De la violence, du sexe et des fautes d’orthographe (et je ne dis pas cela en plaisantant). Ah, oui : on se lamente sur cette société qui n’a plus de limites et qui est devenue incontrôlable. « Quel avenir pour nos enfants ? », « On est dépassé », « Ça fait peur ! ».

Et puis quoi ? Ce chœur du désespoir est bien stérile.

Qui lutte réellement contre le fléau ? Qui ose s’attaquer par exemple aux réseaux pédophiles en constante recherche de chair toujours plus fraîche et toujours plus jeune à exploiter ? Rares sont ceux qui mènent ce combat et plus rares encore sont ceux qui en sortent indemnes. L’ennemi est offensif et bien protégé. Alors, nous courbons l’échine, nous nous résignons, nous levons les yeux au ciel d’un air entendu, seule pauvre et méprisable manière de dire que tant que cela ne nous touche pas personnellement, nous sommes saufs.

Ce comportement n’est que le résultat d’une société fabriquée dans cette optique depuis des lustres.

Société ? Société : mode d’existence caractérisé par la vie en groupe, milieu dans lequel se développent la culture et la civilisation. Laissez-moi rire… Une société digne de ce nom n’est certainement pas organisée pour que la vie y soit dégoûtante. Nous avons dû nous fourvoyer. À moins que nous ayons été fourvoyés. Cela ne change pas grand-chose : nous râlons mais nous acceptons. Comme si nous n’avions pas le choix. Nous pensons et disons ce qu’on nous dit de penser et dire. C’est moins fatigant.

David Hamilton voyait tout cela. Ses derniers entretiens étaient teintés de cette tristesse résignée face à la laideur du monde. Mais qui entendait ses propos ? Qui était assez sensible pour s’en émouvoir ? On était passé à autre chose. Il était « out ». C’est ainsi que l’on traite les artistes. Ils se vendent, ils ne se vendent plus et ils se vendent à nouveau. La loi du marché.

Depuis l’automne dernier, David Hamilton est devenu « dégoûtant » aux yeux de ceux qui pensent et disent ce qu’on leur dit de penser et dire. Un homme public et bien au chaud l’a accusé de sa grimace de despote frustré. La foule lobotomisée a reçu le message : ne pas défendre la bête si l’on tient à sa peau.

Les journalistes libellistes, perroquets de la diffamation, justiciers auto-proclamés, assassins inconscients ont relayé et délayé l’ordre à n’en plus finir: « Tuez la bête ! »

Voilà comment on déclenche des envies de vomir et de pleurer.

À la Julie de François Truffaut, Alphonse, le héros, répondait : « Non, la vie n’est pas dégoûtante. » et le metteur en scène lançait alors la magnifique musique composée par Georges Delerue.

Non, David Hamilton n’est pas dégoûtant. Ce n’est pas lui qui est dégoûtant.

Kate

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Le Grand Choral

https://www.youtube.com/watch?v=VxvRmUvhLSg

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 13 février

David Hamilton fut, est, restera un inestimable artiste

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/13/david-hamilton-fut-est-restera-un-inestimable-artiste-2/

 

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DAVID HAMILTON : SA VIE APRÈS L’AFFAIRE FLAMENT — UN QUOTIDIEN BOULEVERSÉ.

En octobre dernier, il apprenait, par les media de masse, l’horreur dont il aurait été l’auteur à l’âge de 54 ans et qu’on n’avait jamais osé lui confier. Son accusatrice, Flavie Flament, s’est substituée à la justice, en le diffamant. Mais ce sont des milliers d’autres vies diffamées que l’animatrice attaque aujourd’hui, en codirigeant une mission ministérielle…

Son visage à lui n’irradie plus. Sa parole est totalement abolie. Il se présente désormais comme « un mort » . Il y a quatre mois, David Hamilton apprenait l’histoire de «Poupette», celle d’une gamine qu’il aurait sexuellement abusée à l’âge de treize ans, à la lumière de la « boîte à merde » (comme l’appelle à notre époque, J-C Averty), après trente ans d’obscurité, de pseudo-secret et de prétendue amnésie d’un esprit malade. Aujourd’hui en paix avec son passé, enfin assuré d’être dénigré en vain par les crétins médiatiques et les médiocres qui les suivent, l’animateur de l’art photographique, par la plume de quelque-uns, se fixe pour mission d’informer, de combattre les préjugés mais aussi de faire respecter le délai de prescription.

Certes, son accusatrice, la journaliste sans aucune déontologie Flavie Flament, n’aura jamais à répondre des actes dont elle l’accuse dans son livre « La consolation » (Ed JC Lattès, encore un petit coup de pub en passant), paru en octobre dernier. Jamais nommé dans l’ouvrage, un roman paraît-il, mais finalement désigné par Flavie suite au goût du scandale d’un autre journaliste sans aucune déontologie dénommé Thierry Ardisson, le maître du flou érotique a été retrouvé mort dans son domicile parisien, le 25 novembre dernier. Un décès par asphyxie, selon le rapport d’autopsie qui précise que le photographe fut retrouvé avec un sac en plastique sur la tête, porte d’appartement entrouverte.

Un aveu du caractère trouble de sa mort et d’une injustice, selon les personnes encore douées de sens et de sensibilité. « Nous sommes partagées entre l’horreur de la situation en tant qu’humain et en même temps, il y a un sentiment d’immense révolte car on n’aura pas laissé le temps à la justice de faire son œuvre. L’horreur de cette annonce est accentuée par le fait qu’il a été diffamé, qu’il est encore insulté post-mortem et que les coupables de tels actes ne seront jamais inculpés et moins encore condamnés », résumaient-ils à l’AFP (Agence France Paradis), au nom des autres victimes de la Flament, à venir.

Ce qui donne, dans le langage de l’inversion du réel propre à la vieille péronnelle harceleuse Lecanu, et plus généralement au monde dominant contemporain en son tintamarre : «  Il a fui ses responsabilités… par sa lâcheté, il nous condamne à nouveau au silence. » Réflexion que l’on peut rapprocher de celle, tout aussi tordue, d’un journaliste de télévision, nous donnant comme preuve de turpitude, et quasi aveu, le fait que David aimait photographier de tendres jeunes filles non apprêtées et au sourire triste parce que c’est « lâge de l’innocence ».

Survenu trois jours après une consultation de Flavie par Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Non Droits des hommes, ledit suicide du photographe n’a en rien entamé la détermination de l’animatrice à faire reconnaître le statut de non-victime ou de victime imaginaire. Après avoir lancé, avec le magazine pipole « Psychologies », une pétition en faveur de l’imprescriptibilité, signée par 20.000 personnes, c’est-à-dire rien au niveau de la France, elle a accepté cette proposition de Laurence Rossignol : conduire une mission sur le viol fantomatique, ou si l’on préfère sur le syndrome des faux souvenirs (ou des souvenirs à retardement suggérés par de pseudo-thérapeutes criminels) et le droit à l’insulte des vivants et des morts et au non-respect des délais de prescription.

Ex-icône pailletée de TF1, Flavie Flament n’ignore pas que sa parole a été mise en doute par certains hors de la maffia politico-médiatique qui les censure, encore moins qu’elle n’a pas le profil habituel d’une chargée de mission ministérielle, mais ainsi en est-il en ces temps de déliquescence généralisée. Après onze semaines d’exploitation, son livre « La consolation » se serait écoulé à près de 19.000 exemplaires. On suppose qu’il s’agit pour la plupart des pétitionnaires précédemment évoqués, autrement dit pas grand chose après un tel battage mortifère publicitaire. Ce qui n’empêche pas la revue de haute tenue « Gala » d’affirmer : « Un chiffre honorable, mais qui n’en fait pas un franc best-seller. Son combat pour libérer la parole sera long. Mais son engagement est total. »

Traduction en langage non codé : « l’ouvrage de référence de notre consœur connaît le grand bide publicitaire, non pas parce que c’est un torchon diffamatoire et une nullité romanesque, mais parce que les gens sont bêtes, et n’ont pas encore bien pris conscience de l’importance à accorder quelque crédit aux accusations mensongères de féministes hystériques, ou de femmes victimes des pratiques manipulatrices ignobles de gourous prétendument psycho-thérapeutes. »

Depuis le 25 novembre, entre le silence sidérant ou les insultes à sa mémoire, le grand photographe copilote, bien loin de toute instance étatique, avec quelques indignés « une mission de consensus consacrée au respect des délais de prescription, et à la critique des fantasmes de viol sur mineurs ». Actuellement, les supposées victimes peuvent continuer à le diffamer et à l’insulter en toute impunité. Spécialistes de la raison, ces quelques indignés, sensibles au respect du droit, de la mémoire des morts et… du vrai talent espèrent « éclairer ce que recouvre le non respect de la prescription, son intérêt et ses limites ». Ceci au travers d‘articles et de livres qui ne recevront bien évidemment aucun écho médiatique ni aucune aide du Centre National du Livre, car on ne pactise pas avec le Diable, surtout s’il baigne encore dans « un univers érotico-romantique passé de mode« .

Cette mission s’impose déjà comme un travail de longue haleine, sans effet immédiat et potentiellement sans intérêt pour le prochain gouvernement et ledit « grand public ». Mais quand David claque la grille de son tombeau inconnu, chaque matin (samedi, dimanche et jours de fêtes compris), pour aller s’entretenir avec ses admirateurs et soutiens, il sait enfin pourquoi il mérite d’être reconnu…

Mathos Drandu, du journal « Lagaga », la gazette anti-galeuse et anti-gâteuse.

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 12 février

   wordpress.com/2017/02/12/les-petites-filles-de-david-hamilton-chanson-de-jacques-hustin-3/

« Les petites filles de David Hamilton », chanson de Jacques Hustin

Publié le 12 février 2017 par defensededavidhamilton

Jacques Hustin est un chanteur belge né à Liège le 15 mars 1940 et mort le 6 avril 2009.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Hustin

http://www.encyclopedisque.fr/disque/7843.html

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Voici sa chanson (1979) « Les petites filles de David Hamilton ».

http://tutaudio.su/mp3-album-jacques-hustin-download-5876381.html

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https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/12/portraits-denfants-portraits-de-jeunes-filles-portraits-renoiriens-de-fillettes-portraits-hamiltoniens-le-portrait-de-dawn-dunlap/

Portraits d’enfants, portraits de jeunes filles, portraits renoiriens de fillettes, portraits hamiltoniens: LE PORTRAIT DE DAWN DUNLAP

Publié le 12 février 2017 par defensededavidhamilton

Il y avait le Portrait de Manon :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Portrait_de_Manon

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Il y avait le Portrait d’un inconnu de Nathalie Sarraute.

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Il y avait le Portrait d’un homme par Memling.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Portrait_d’un_homme_(Memling)

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Il y avait le Portrait d’une enfant (Victor Hugo)  (grands Dieux, était-elle majeure?):

https://fr.wikisource.org/wiki/Odes_et_Ballades/Le_Portrait_d%E2%80%99une_enfant

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Il y avait le Portrait d’une jeune fille (grands Dieux, était-elle majeure?) par Petrus Christus :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Portrait_d’une_jeune_fille

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Il y avait Renoir et ses portraits de fillettes (grands Dieux, étaient-elles majeures?) :

http://www.musee-orangerie.fr/fr/oeuvre/portrait-de-deux-fillettes

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Photo extraite de « Laura les ombres de l’été » de David HAMILTON (1979)

LIVRE DE TOUTE PROCHAINE PUBLICATION

On attend maintenant, tout prochainement, le PORTRAIT DE DAWN DUNLAP, portrait d’une actrice de David Hamilton.

Editeur: Jean-Pierre Fleury, né en 1951, docteur en sociologie de l’Université de Nantes.

80 pages environ.

Cahier interne de photographies en couleurs (huit pages).

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SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 11 février

févrierhttps://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/11/nous-noublierons-jamais-les-david-hamilton-girls-3/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/11/the-picture-of-dorian-gray-le-portrait-de-dawn-dunlap-2017/

À PROPOS DU GRAND RADIN DE FRANCE ET DE GROSSAL

Je reviens sur quelques faits passés que j’apprends comme ça, incidemment.

Il y a longtemps que je n’ai rien écrit sur La Dissidence (sic)… Et sur Dieudonné M’bala M’bala, dit « Le plus grand radin de France » dans le milieu des déçus du mbalaïsme. Comme en ce moment mon blog est à nouveau ouvert, et que je suis tombé par hasard sur une photographie, j’en profite pour en redire quelques mots. Je crois me rappeler que j’avais promis des développements sur le côté Picsou sans scrupule et roi délirant de la combine du personnage, mais il y en aurait trop à dire depuis le temps.

Curieux personnage dont le but premier est de faire du pognon sans vergogne aucune, sur le dos d’un nombre certain de pauvres (sans le sou et écervelés) « engouroués ». En appelant même à la charité quand nécessaire ; certains y ont ainsi laissé tout leur bien. Poussant à « faire des quenelles » sans en assumer les conséquences judiciaires, et donc au moins pécuniaires, pour que les « quenelleurs » puissent au moins se payer des avocats. Mais c’est sans doute le prix à payer pour ladite QUENELLE marque déposée (véridique!) par la trésorière avide et cupide de son commerce, sa propre seconde femme.

Seconde femme, Blanche comme la première, car « faut quand même pas déconner » pour ce champion de la négritude qui ferait presque pleurer dans les chaumières en jouant au « pôv’ ‘tit nèg' », homme sans scrupule qui, par ailleurs, fait du commerce au Cameroun en important, par un prête-nom familial, des huiles pétrolières depuis la grande démocratie de Dubaï.

Comme dirait son poteau ou ex-poteau (on ne sait plus très bien) Alain Bonnet de Soral, Bonnet d’Âne, dit Grossal dans le même petit milieu des floués : « les blacks [sic] classes [sic] veulent des blanches (Dieudo)… Les Blancs [sic] prennent les blacks pour des putes (ce qu’elles sont le plus souvent). » Je passe sur le reste, il y en a d’autres du même niveau. Extrait d’un courriel rendu public du vieux « beau gosse » (le pitre Grossal, dixit) éconduit par une jeune noire. *

Enfin, pour revenir au Grand Radin, celui-ci avait promis publiquement (je crois me rappeler) plus d’un million d’euros pour la cause palestinienne, et voici donc ce qu’il en advint. Pas même cent-mille, pas même dix-mille…

oberlinÔ la honte ! Ça, c’est une quenelle de combien, en ton langage ?

Mais Christophe Oberlin, toi un homme respectable et « enquiquiné » par tes pairs médecins pour ton antisionisme, tu n’as pas encore compris qui était Dieudo ? Que fais-tu donc en cette galère publicitaire ? Je sais, tu t’y es laissé prendre comme combien d’autres, connus ou inconnus ! Ou bien « la moindre somme est bonne à prendre », je sais, je sais, mais quand même. Personnellement, je lui aurais dit : « ton chèque de misère, tu peux te le quarrer là où je pense ».

On a moult exemples des propos sans suite, des coups de réclame mbalaienne et des changements de direction de la girouette qui a eu le culot d’accuser son ennemi intime « El Blancos » (sic, pourquoi un « s » final ?), un autre genre de pitre (Dieudo l’auguste et Manu le clown blanc) d’être passé de la défense de la cause palestinienne à la défense du sionisme, quand lui-même est passé de « l’ennemi Le Pen » à « l’ami Le Pen ».

Maintenant que l’autre a « vallsé », le voila orphelin. Mais il est vrai que parmi d’autres projets, il va se présenter à l’élection présidentielle du Cameroun en 2018 !

J’ignore si son directeur de campagne, ou son expert en relations africaines, en sera Grossal ; certains disent que « oui », d’autres disent que « non » ; « moi, tout à fait personnellement, et cela n’engage que moi », j’ai comme un doute, même sur la campagne…

Pour finir, voici quand Atteint du Bonnet faisait dans la mode chébran :

https://www.youtube.com/watch?v=xerwo5T9EYs

* Je n’épiloguerai pas trop sur cette histoire sordide de harcèlement et de propos racistes et sexistes, « l’affaire Binti », qui sur le site d’Égalité [sic] et Réconciliation [resic], au 24 novembre 2014, est titrée : « Histoire d’un dépit amoureux récupéré par un voyou puis vendu à l’extrême-droite sioniste. » Le dépit amoureux n’étant pas celui du boxeur décati à la moto, mais de Binti la jeune noire que l’on présente comme une moins que rien ! et le voyou n’étant pas bien évidemment Grossal la petite frappe, mais celui qui a rendu public les insanités envoyées par Grossal à Binti ! Enfin, conclusion du tout, Grossal a écopé en appel, le 29 novembre 2016, ce n’est pas vieux, de 6.000 euros d’amende et 5.000 euros de dommages et intérêts pour menace ; le « dissident » échappant à six mois de prison ferme, les autres faits n’ayant pas été constatés par voies légales (huissiers ou policiers). Il faut savoir aussi que le voyou psychopathe de la baston, le vaurien comme il se nomme lui-même, s’en prend même aux gens de son bord politique, dernièrement il y a cassé la figure de quelqu’un qu’il accusait d’être raciste ! Là, on atteint la schizophrénie violente.

Enfin, à propos de prison, on ne compte plus le nombre de fois où le loustic Dieudonné aussi a joué, en bon publicitaire, qu’il avait été condamné à de la prison ferme (à tort ou à raison, c’est un autre sujet) pour divers propos dans ses spectacles. Je ne crois pas me tromper en disant qu’il y a toujours échappé. Il a même fait tout un cirque, courant 2016, pour émouvoir les derniers gogos qui lui restent, en disant : « j’ai pris deux mois fermes en Belgique, je préfère aller en prison plutôt que de payer mes amendes ». Ce qui est d’ailleurs, un vrai cri du cœur du pingre, sauf que lorsqu’on est condamné à deux mois en Belgique, il n’est pas sûr du tout que la peine soit exécutée. Près à tout pour faire parler de lui : le parrain de l’un de ses enfants est Le Pen senior ; son « directeur de publication » sur Internet (Quenel+) est un taulard meurtrier, un certain Germain Gueffe-Cohen.

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 10 février

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/10/laura-les-ombres-de-lete-dun-novembre-lautre-3/

EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 9 février

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LA MINUTE DE POÉSIE SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 9 février

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SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 8 février

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SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 7 février

 

Qui lit notre blog nous écrit : voici un témoignage sur David Hamilton

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/07/qui-lit-notre-blog-nous-ecrit-voici-un-temoignage-sur-david-hamilton/

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https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/07/ne-pas-confondre-bokanowski-et-nabokov/

LA DISTANCE EST L’ÂME DU BEAU. (1)

« Si l’on considère une langue déterminée, on voit que les mots dont elle se compose changent assez lentement dans le cours des âges ; mais ce qui change sans cesse, ce sont les images qu’ils évoquent ou le sens qu’on y attache… » (Gustave Le Bon, Psychologie des foules, 1895)

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Un certain nombre de personnes depuis les années quatre-vingt-dix et plus encore depuis sa mort, ont fait de David Hamilton rien de moins qu’un pédophile.
Mon idée est moins de dire ici en quoi il n’est pas et n’a jamais été pédophile, mais de mettre le doigt sur le fait que l’Affaire Flament-Ardisson est révélatrice non seulement de la décadence des valeurs journalistiques (si tant est qu’il existe des journalistes de nos jours possédant encore quelques bribes, quelque vague soupçon de déontologie), mais également de la décadence des mots eux-mêmes, pour ne pas dire en l’occurrence de leur perversion. Perversion originelle en ce qui concerne les mots médiatiques, quasi obsessionnels de nos jours de « pédophile » et « pédophilie ».
Cet article sera donc avant tout un article consacré aux mots, à certains mots et à leurs usages. Je rappelle donc en préalable, à propos de David Hamilton:
Curieux pédophile (dans le sens généralement accordé à ce mot à notre époque) que celui qui ne photographia des jeunes filles (mais pas que ça : des paysages, des fleurs aussi…) non pas très jeunes (comme le fit par exemple Charles Lutwidge Dodgson, dit Lewis Carroll, en son temps), mais pubères (l’âge de la majorité sexuelle a été fixée à quinze ans, en France). Donc « post-paidos » (sur paidos, voir à suivre), des adolescentes et non plus des enfants. Qui plus est, bien évidemment avec l’accord des parents. Parents flattés et non choqués de retrouver leurs filles dans les albums photographiques produits par David Hamilton. Qui plus est encore, photographies jamais vulgaires, mais tout au plus (mais, non au pire) érotiques (sur la définition de ce dernier mot, voir plus bas).
Curieux pédophile qui a donné et donne encore à voir de jeunes beautés éternelles (combien sont maintenant grands-mères?) dans aucune pose et dans aucun contexte condamnables par les tribunaux. Aucune photo de délit d’aucune sorte. Il ne faut pas confondre l’esthétique d’un photographe tout à fait honorable, amoureux de la beauté de toutes jeunes femmes, de l’Art et de son histoire avec la lubricité perverse ou sordide des délinquants ou criminels sexuels, comme il ne faut pas confondre une photographie légalement diffusée avec les clichés coupables circulant sous le manteau.

*

Il n’est donc pas inutile de rapporter ce « pédophile » — mot magique, polysémique et de plus en plus confus tels peuvent l’être « facho » ou « réac », comme chacun peut le constater — à l’histoire de ce mot et de son compère « pédéraste ».
Il faut savoir, dès le départ, que les mots « pédéraste » et « pédophile » remontent à l’Antiquité puisqu’on les rencontre « tels quels » dans les dictionnaires de grec ancien, par exemple dans le Dictionnaire Grec-Français de Charles Alexandre une somme en son temps (cf. l’édition de 1850).
Parmi les très nombreux composés en « paidé/paido » et en « philès/philos », on y trouve ainsi :
Paidérastès : pédéraste.
Paidérastikos : qui concerne l’amour des enfants. [Autrement dit : pédérastique.]
Paidophilès / paidophilos : qui aime les enfants.
Paidophoneús : (poétique) meurtrier d’enfant.
Paidophthóros : qui fait périr des enfants, qui les corrompt.
Paidiskhéϊon : lieu de débauche.

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PÉDÉRASTE

Pédéraste et pédophile. Pour approfondir un peu, je suivrai maintenant, en y adjoignant quelques commentaires, des extraits du livre d’Igor Reitzman : Longuement subir puis détruire (éditions Dissonances, Paris, s.d.) pp. 143 à 145.
Il serait intéressant de vérifier sur l’ensemble des usuels et pour un nombre suffisant de termes si l’on a le droit dénoncer la règle suivante :
Lorsqu’un dictionnaire ne peut ignorer totalement un terme socialement sulfureux, il se contente de le définir de façon minimale, en esquivant l’information qui pourrait mobiliser la vigilance du lecteur.
« Imposer des significations et les imposer comme légitimes » peut passer par la construction de termes étymologiquement bienveillants pour évoquer une réalité perverse : Pédophile — pédéraste. Curieusement, ces deux termes issus du grec, signifient étymologiquement : qui aime les enfants ou ami des enfants […] Il serait intéressant de retrouver des informations sur les hommes qui ont fabriqué ces termes. Il n’est pas nécessaire d’être Sherlock Holmes pour avancer l’hypothèse qu’ils étaient tous deux amateurs de racines grecques comme d’autres sont amateurs (dans amateur, il y a aussi aimer) de vins ou de fromages. Ils ressentaient le besoin de légitimer ce type de consommation perverse par une appellation contrôlée soigneusement. Enfin leur position dans le monde leur assurait l’écho amplifié dont ils avaient besoin pour que leurs mots à eux entrent dans les têtes et les dictionnaires.
Si tous me reconnaissent comme ami des enfants, comme aimant les enfants (… les mots aimer et amour… permettent toutes les embrouilles puisqu’ils signifient une chose et son contraire. Qu’y a-t-il de commun entre l’amour oblatif … et l’amour captatif…?), je n’ai plus besoin de me sentir coupable.
La racine êran étant inconnue du plus grand nombre, le terme pédéraste créé à la Renaissance (peut-être par le plus érudit des mignons d’Henri III), est sans ambiguïté dans la mesure où il est employé depuis plusieurs siècles pour désigner un homme qui, pour assouvir ses besoins sexuels, a recours a de jeunes garçons.
Lorsque I. Reitzman écrit « le terme pédéraste créé à la Renaissance (peut-être par le plus érudit des mignons d’Henri III) », il est certainement tout près de la vérité. Du moins si l’on remplace « créé » par redécouvert et « francisé », comme toute la culture et toute la littérature antiques gréco-latines, du moins ce qui en avait été conservé. Ainsi, l’imposant Dictionnaire Godefroy d’ancien-français (en son tome dixième, supplément deux, page 301) nous livre les attestations suivantes, datant de la fin du XVIe siècle :
— « Et quant les Espagnols se firent maistres des isles Occidentales, ils trouverent qu’on portoit au col pendu une image de pederastie [sodomie] d’un Pedicon et d’un Cynede, pour contrecharme, qui est encore plus villain. (Jean Bodin, angevin De la Demonomanie des sorciers, f° 145 V°, éd. 1580.) Probablement l’édition originale.
— « Ausone se mocque plaisamment par ceste sorte de vers d’un vilain pedant pederaste. » (Tabourot, Les Bigarrures du seigneur des Accordz, f°163 V°, éd. 1584.) Existence d’une édition antérieure, 1583, à la BNF.
J’ajouterai que le mot « pédéraste » est sans trop d’ambiguïté sur son usage, mais qu’il ne manque quand même pas d’une certaine ambiguïté étymologique, ou plutôt qu’il marque bien une réalité plus crue qui remonte à ses origines, puisqu’en grec le verbe êraô/êran (cf. Éros, le dieu Amour) a le double sens de « aimer » et de « désirer ». Érastès signifiant : qui aime beaucoup, passionnément. C’est bien le second sens de « désirer (sexuellement) », de nos jours encore, qui est retenu par les pédérastes actifs, affirmés et confirmés, tel André Gide autrefois, qui écrivait dans son Journal, Feuillets, II févr. 1918) : « J’appelle pédéraste, celui qui comme le mot l’indique, s’éprend des jeunes garçons. »
Définition autrement plus exacte que celle qu’énonçait en 1949, le Larousse universel en deux volumes : « Pédérastie, acte contre nature qui consiste en l’assouvissement de l’instinct sexuel de l’homme avec un autre homme ». Qui est en fait la reprise du sens commun dérivé du mot « pédéraste », généralement rendu par le péjoratif, voire insultant « pédé » (ou « pédoque », « pédale », « pèd »). « Pédé », terme qui, pour ajouter à la confusion, est parfois repris par les homosexuels eux-mêmes. En ce sens, la meilleure définition que je connaisse est celle du Trésor de la langue française (TLF) : « Homme qui éprouve une attirance amoureuse et sexuelle pour les jeunes garçons, enfants ou adolescents ; par extension, homosexuel. » Ou en terme moins contourné « amour dépravé des [i.e. pour les] jeunes garçons » pour citer à nouveau Frédéric Godefroy. Et ce n’est donc pas le mot « amour » qui conviendrait le mieux, mais « désir », « satisfaction de l’instinct ».

*

PÉDOPHILE

Le propre des mots « gênants » à définir pour les lexicographes patentés des dictionnaires reconnus, est qu’il faut arriver à les noyer dans le non-dit et le flou ; le rarement explicite, clair et direct. C’est un autre fait également que ces mots connaissent aussi, dans le langage de tous les jours, une large synonymie (rarement neutre comme « inverti » par exemple, encore que ce mot soit souvent la marque de certains milieux politiques), le plus souvent fielleuse, insultante et grossière, ou ironique et périphrastique (ex. : être de la jaquette flottante). Mais poursuivons la lecture d’Igor Reitzman :
Le terme pédophile me semble infiniment plus contestable […] et puisqu’il n’apparaît pas encore dans tous les usuels à la disposition du grand public […] il est sans doute encore possible de choisir un autre terme pour désigner l’adulte [mâle ou femelle] qui se sert d’enfants pour ses besoins sexuels.
J’ai pensé à pédophage qui mettrait l’action sur la dévoration et la consommation. Mais je ne serais pas hostile à pédocide qui mettrait en valeur l’aspect profondément destructeur ou pédophobe qui attaquerait de front l’hypocrisie du terme à la mode.
Là aussi le terme est étymologiquement contestable (comme je l’ai évoqué déjà dans un article précédent) parce qu’il n’est pas sans ambiguïté lui aussi en grec, où il veut dire aussi bien « ami » dans le sens de : aimé, chéri, cher, aimant, bienveillant ; que « qui plaît », « qui est à cœur » ; ou, sous sa forme féminine « philè » : amie, amante, maîtresse ; ou, sous sa forme neutre « philon » : objet d’amour.
L’avantage du mot « pédophile », l’avantage pervers d’un tel mot, je veux dire (pervers moins pour celui ou ceux qui l’ont inventé autrefois, d’un temps où la société l’acceptait et où la dure condition enfantine n’était pas celle d’aujourd’hui, que pour ceux qui l’on redécouvert, francisé et… appliqué en des temps plus modernes), est de totalement noyer le poisson et de lui faire dire l’inverse de ce qu’il veut dire réellement.
Notons que ce mot, dans nos sociétés, en France plus précisément, semble remonter à une époque très récente puisque les occurrences que les lexicographes donnent, tournent autour des années d’une « explosion » pédérastique post-soixantehuitarde quasi au grand jour (début et courant des années soixante-dix du siècle dernier), époque qui a vu aussi l’explosion de l’audio-visuel pornographique. Il suffit de rappeler que c’est en 1973 que le pédo-pornographe et apologiste obsessionnel de la pédérastie Tony Duvert (dont je dirai quelques mots peut-être en un prochain article) a obtenu le Prix Médicis pour son livre Paysage de fantaisie, histoire pitoyable d’enfants mâles qui dans une maison de campagne sont dressés à la prostitution. Quelques années auparavant, les premiers livres de cet auteur étaient vendus sous le manteau, ou si l’on préfère par souscription, il y a toujours des lecteurs « distingués » pour ce genre de choses.
Pédophile mot pervers, oui, car il a permis de remettre sur pied, à neuf et au goût du jour, la vieille pédérastie trop couverte d’opprobre et de confusion (pédérastie et/ou homosexualité) sous l’aspect sympathique de la « philie », dévoyant par là même, ce préfixe et suffixe d’origine grecque, n’ayant eu jusque là qu’une connotation totalement positive. Il suffit de citer des mots comme : cinéphile, francophile, bibliophile, d’un côté, et de l’autre : philosophe, philanthrope, philatéliste. Et l’on se demande bien ce que ce « pédophile » vient faire au milieu de tout cela.
Pour être complet ajoutons, qu’à l’inverse du suffixe « éraste » (érastès) qui me semble être à usage unique en français, le préfixe « péda/pédé/pédo/péd » (paidos) a connu un certain développement qui semble bien postérieur à la réémergence du mot « pédéraste ». Et d’usage spécialisé ; tels les mots : pédagogue, pédologie, pédopsychiatre ; pédobaptisme (religion), pédogénèse (zoologie).
Le terme « pédie » quant à lui, qui vient du grec « paideía » (ce qui a rapport à l’enfant, éducation, dressage, élevage), entre dans la composition d’un certain de mots en tant que suffixe. Mais il n’est pas perçu comme étant en rapport avec le préfixe « pédé/pédo/péd ». Cf. orthopédie, encyclopédie, gymnopédies, etc.
J’ai laissé de côté un mot dont il conviendrait d’en dire un peu plus, il s’agit du mot rare « pédolâtrie », adoration des enfants. Le TLF cite à ce sujet G. Palante in Mercure de France (1919) : « [Les pédagogues] aiment tous l’enfant. Ils l’aiment d’un amour immodéré et édifiant. Cela déborde de phrases attendrissantes sur l’enfant ; c’est une véritable pédolâtrie. » Il y aurait justement beaucoup à dire sur cette assertion. La vocation enseignante n’étant plus ce qu’elle était, et les méthodes, tant du passé que du présent, ne montrent pas toujours « un amour immodéré et édifiant », ou de bien curieuses amours, de certains enseignants pour les enfants.

*

PERVERS

En jargon médical ou psychiatrique (qui utilise le mot « pédophilie », mais semble ignorer le mot « pédérastie ») la pédophilie est définie comme une chronophilie (préférence sexuelle, attirance sexuelle pour des personnes d’un âge particulier) relevant d’un trouble psychologique dénommé paraphilie, ou pour le dire en terme clair et net, non édulcoré : d’une perversion. Dans le domaine de la sociologie, on parlera de déviance des mœurs et normes communes, de la morale sexuelle habituellement acceptée au sein de la société ; pratique rangée dans les délits par le droit.
Le secteur psycho-médical possède aussi toute une panoplie de mots pour préciser le mot « pédophilie » selon le sexe et l’âge de l’agresseur et de l’agressé, réservant généralement ce terme aux jeunes enfants, aux pré-pubères ; il y a par exemple éphébophilie ou adolescentophilie, hébéphilie ou korophilie ou parthenophilie, etc.
En conclusion je dirai que pas plus ambigus, pour ne pas dire faux et pervers, du moins si on les rapporte à notre époque et non aux temps « étymologiques » antiques (« autres temps, autres mœurs ») que ces mots « pédéraste » et bien plus encore « pédophile ».
J’ai écrit plus haut que le grec « paideía », dans son sens premier, veut dire : ce qui a rapport à l’enfant ; éducation, dans un sens noble ; mais aussi dressage, ou élevage, dans un sens trivial qui ne fut pas le dernier aux siècles passés.
Ici une petite remarque, non sans importance. Il fut dans les temps passés, pas si lointains encore, l’idée que l’enfant devait être « dressé » sans ménagement et sans discussion, avec autorité parentale absolue (uniquement paternelle jusqu’à une époque récente), avec cette autre idée (préalable) qu’à moins de ça, il n’était qu’un être « de nature », un sauvage sans morale, possédant tous les vices, non respectable.
Lieu commun que Freud a « théorisé » de cette manière (je ne mets pas de « sic », il y en aurait trop à mettre) :
« […] l’enfant ne se comporte pas autrement que la femme moyenne inculte, chez qui subsiste la même disposition perverse polymorphe. Dans les conditions habituelles, celle-ci peut rester à peu près normale sexuellement, mais sous la conduite d’un habile séducteur, elle prendra goût à toutes les perversions et en maintiendra l’usage dans son activité sexuelle. Dans son activité professionnelle, la prostituée met à profit la même disposition polymorphe et, par conséquent, infantile ; et, si l’on considère le nombre immense de femmes prostituées et de celles à qui il faut accorder des aptitudes à la prostitution bien qu’elles aient échappé au métier, il devient en fin de compte impossible de ne pas reconnaître dans l’égale disposition à toutes les perversions un trait universellement humain et originel. » (in Trois Essais sur la théorie sexuelle, 1905).
(Comment ai-je pu, en mes années d’études, ne pas me rendre compte de l’ignominie d’un tel individu, et passer devant de telles idées et propos sans même m’en offusquer ? Il est vrai qu’alors, le freudisme, le reichisme, le freudo-marxisme (nec-plus-ultra) étaient très mode.)
Ce que le pédéraste courant rend par : les enfants ont le vice dans la peau, rien ne m’empêche donc d’être aussi vicieux qu’eux, et d’en abuser, puisque je suis le plus fort. Et ce qui a permis à un Duvert d’écrire un livre sur le « bon » esclavage sexuel de mineurs mâles. Ou encore à Polac de disserter de cette manière assez glauque :
Oui, j’ai vécu cela à 14 ans avec I. J’ai défailli comme on disait au XVIIIe siècle, rien qu’en frôlant son ventre nu avec mon ventre. De même avec un autre I. à 28 ans, il avait 18 ans environ, mais ce fut moins foudroyant car je l’avais pris pour un tapin [sic] ; et enfin à 40 ans, avec ce curieux gamin un peu bizarre, sauvage, farouche, un rien demeuré [sic], fils de paysan, orphelin peut-être, qui devait avoir 10, 11 ans, peut-être moins, et qui m’a si étrangement provoqué [on y est !] jusqu’à se coucher nu dans ma chambre d’hôtel en me racontant une obscure histoire de relation sexuelle avec un homme de son entourage et je me suis rapproché de lui, et il était nu sur le côté, et j’ai seulement baissé mon pantalon et ai collé mon ventre contre son cul, et j’ai déchargé aussitôt, en une seconde, dans un éblouissement terrible, et il a eu un petit rire surpris comme s’il s’attendait à ce que je le pénètre, il paraissait si expérimenté, si précocement instruit, tout en ignorant ce que cela signifiait [sic], tout en étant capable de préciser ce qu’il savait ou voulait. [sic]» (Journal, p.147)
Et je crois avoir déjà cité Gide, dans un autre article, qui affirmait même, et d’évidence ! que tous les corses (mâles) avaient « ça » dans la peau. Ah ! ces méditerranéens ! La Corse, le Maghreb… Pitoyable individu. C’est le moment de le dire : il prenait ses désirs pour la réalité.

*

PÉDOCIDE, PÉDOPHAGE, PÉDORÉIFICATEUR

Mais poursuivons.
J’ai déjà écrit plusieurs fois que le mot « pédophile » est une absurdité totale ; et qu’on l’accole sans nuance aucune, aussi bien à des criminels, assassins, barbares tel le couple Dutroux qu’à des exploiteurs de la misère exotique tel Mitterrand le neveu (faute avouée n’est pas toujours à demi pardonnée) ou autres politiciens bien connus, ou feu Michel Polac, pédéraste et/ou homosexuel d’occasion, en passant par les « simples » violeurs. Sans oublier certains réseaux de gens au-dessus de tout soupçon. Ou ceux qui ayant fait vœu de chasteté se retrouvent confrontés à l’instinct sexuel. 2 Or, tout n’y est pas du même niveau.
Je me sens donc en accord avec Igor Reitzman pour donner mot adéquat, ou plus exactement mots adéquats (au pluriel) : – barbare pédocide (ou infanticide, au sens général du terme) pour les assassins ; – pédophage, en tant que consommateur sexuel d’enfants y compris « consentants » ; violeur sur mineur…
Par contre je rejetterai pédophobe. Car là aussi, comme pour philos, le terme n’est pas adapté. Il ne s’agit justement pas de phobie (du grec phobos, peur). C’est tout l’inverse, à moins de prendre en compte la peur de celui qui brave les lois et l’interdit. 3
À la place de la racine phobos, c’est la racine ekhthros (ennemi, qui haït, qui est hostile) qui devrait être employé. « Pédochthrie » (ou pour simplifier : « pédoctrie »), plutôt que « pédophilie ». Ekhthros, qui est peut-être un dérivé de ektos (hors, en-dehors, au-dehors, extérieur, excepté).
Avec pour suite logique la racine : polemios, « contre qui on est en guerre, adverse, nuisible… », de polemos, guerre, bataille, combat. Et dont le dérivé polemikós a donné « polémique » en français, forme affadie du sens premier grec : guerrier, militaire, qui a rapport à la guerre, propre à la guerre, belliqueux. Ce qui donnerait en notre domaine : pédopolémie.
Je proposerais bien encore le néologisme pédo-réificateur, ou pédoréificateur : (substantif et adjectif), qui chosifie les enfants et plus généralement les mineurs, en en faisant de simples objets ou jouets sexuels (« consentants » ou non-consentants) ; synonyme : esclavagiste du sexe à l’encontre des prépubères (des enfants).

*

PERVERSION DES MOTS ET CONFUSION MENTALE

Perversion des mots, répétés jusqu’à la nausée par le commun des hommes et finalement salmigondis d’embrouilles lexicales, de sens et au final d’opinions véhiculées.
Ainsi, contaminé par une prolifération de vraies et fausses affaires dites de pédophilie, le premier venu a fini par assimiler tout cliché de mineur dénudé à de la pédophilie, ou à une perversion ; à ce compte, le Pape lui-même et la très haut clergé catholique sont tous pédophiles ; il n’est que d’avoir visité le Vatican, ses onze musées de premier ordre, la Chapelle Sixtine pour y découvrir tant et plus, non pas de photographies mais, de fresques et de tableaux, de sculptures de nudités intégrales ou quasi intégrales selon les époques, tant adultes qu’enfantines. Dont plus d’une de haute antiquité. Les anges eux-mêmes, normalement hermaphrodites comme tant de déités antiques, ne sont pas toujours très vêtus ; la Vierge Marie montre assez souvent ses seins nourriciers, et le Petit Jésus son zizi (non circoncis d’ailleurs, ce qui semble être un gros anachronisme quand même, ou… une faute de goût). Et c’est en tant qu’adulte seulement que les peintres et les sculpteurs masquent ses attributs.
Les catholiques même les plus intégristes, ou grenouilles de bénitier noyées dans l’eau bénite, ne semblent s’en offusquer. Ils ne sont pas ennemis du Beau, ni du luxe, ni du fastueux ; ils le doivent bien à leur dieu. L’Art en son ensemble, les arts sont en la circonstance d’expression divine. Une forme absolue de Sacré. Ce qui contenterait les plus théocratiques et artistes à la fois, comme un Ernest Hello ou un Léon Bloy s’ils existaient encore.
Il n’y a que les esprits tordus et les anticléricaux fanatiques et je dois dire bornés, pour vouloir établir un rapprochement entre ce que je viens d’écrire et le fait que des religieux se laissent aller à la pédérastie. De nos jours, il faut tout préciser, car tant de choses sont interprétées de travers. Au sein de la chrétienté, au sein même des trois grandes religions du Livre, la chasteté catholique qui fait figure d’exception, n’est qu’en partie la cause première de ses « débordements ». Qui n’a jamais lu, dans la rubrique des faits divers, que des pasteurs, des rabbins, des popes, que sais-je encore, mariés et parfois pères de famille nombreuse, ne se soient laissés aller à commettre des actes relevant de la pédérastie (mâle et femelle), certains même en multirécidivistes ?

*

ANTI-PÉDOPHILE OU APÉDOPHILE ?

J’ai déjà évoqué le fait que des gens avaient été accusé de pédophilie pour avoir possédé, parmi de réelles photographies délictueuses, des photographies du si tendre et distingué David Hamilton ne relevant aucunement de ladite pédo-pornographie. C’est l’époque qui a perdu tous ses repères, abandonné toute nuance et raison, et mélange tout. Dans ce domaine comme dans bien d’autres.
Je ne parle pas en l’air lorsque je dis que l’on est dans le délire et la déraison. Voici par exemple, l’entame d’un article paru sur Internet en anglais (cf. imdb.com, le sept mars 2008), écrit par un pseudonyme qui nous explique dès le titre, que le film réalisé par David Hamilton « Un Été à Saint-Tropez » (de 1983) est « Probably the best anti-pedophile film ever made », probablement le meilleur film anti-pédophile (ou : anti-pédophilique) jamais réalisé. Voici donc un nouveau mot à analyser : anti-pédophile.
Au lieu de nous dire en quoi il n’est pas pédophile, et même anti-pédophile selon ses mots, il nous explique seulement et à son goût ceci :
Ce film montre que, même avec les meilleurs arrière-plans, le paysage le plus romantique et les plus belles filles, il est parfaitement possible de faire un film extrêmement ennuyeux. J’aime les jolies filles comme quiconque, mais ce film m’a complètement éloigné des filles. En fait, je pense que je pourrais essayer cette chose homosexuelle maintenant. Pendant plusieurs heures après avoir regardé cette mocheté absolue de film, je suis resté flasque ! Ce n’était rien que mauvais. J’imagine vraiment que même pour les pédophiles c’est une torture à regarder.
Et j’en conclus qu’un film anti-pédophile, serait donc pour ce critique anonyme, et sans doute pour bien d’autres humains et humaines aussi, un film ennuyeux et anti-excitant (pour le dire vulgairement : « pas bandant ») pour des pédérastes mâles ou femelles attiré(e)s par les jeunes filles non-pubères.
Il n’y a même pas à essayer d’expliquer en quoi ce film ne serait pas anti-pédophile avec de telles raisons, ni d’essayer d’expliquer, avec d’autres raisons du même acabit, en quoi il ne serait pas pédophile non plus, par le simple fait objectif et tout bête que dans ce film, tout le monde a la majorité sexuelle ; que plus un seul, que plus une seule n’est encore « paidos ». Ni pédophile (au sens médiatique et courant du terme ; ou pédophilique), ni anti-pédophile, il est par définition apédophile, totalement en dehors du domaine de la pédophilie.

*

ESTHÉTIQUE ÉROTIQUE

Si, Un Été à Saint-Tropez est apédophilique, tels tous les films réalisés par David Hamilton, si toutes les photographies de jeunes filles réalisées par David Hamilton sont apédophiliques, comment pourrait-on alors définir cette œuvre, du moins son érotisme d’une manière non plus négative, mais positive ?
Nous allons essayer de le faire en poursuivant la lecture de l’article précédemment cité, car il a l’intérêt de définir en creux, et bien malgré lui, les grands principes esthésodiques mis en œuvre par le regard (j’aurais envie de préciser, le regard myope) de David Hamilton.
Mais dès à présent, nous pouvons affirmer que l’esthétique de l’esthète que fut David Hamilton fut, et est encore heureusement, à l’exact opposé de celle (en est-ce encore une ?) de réalisateurs de vulgaires films, de films vulgairement érotiques ou pornographiques. Je sais les mots « esthétique » et plus encore « esthète » peuvent faire sourire, mais laissons sourire, et rire plus encore, les chantres (et chancres) de la décadence qui mélangent tout et ont perdu toute notion de la beauté, de la gratuité, de l’innocence ; et de l’honneur. Ces consommateurs à satisfaire sur place et dans l’instant. Et dont le désir, toujours du plus bas et immédiat, se nommerait « envie ». Comme on a envie de manger, de boire ou… d’uriner. « Et ils piss’nt comm’ je pleure » dirait Brel. Ni distingués, ni délicats, que pourraient-ils comprendre à la vie d’un Des Esseintes ou … d’un Hamilton ?
« La pornographie est l’érotisme des autres », a dit je ne sais pas qui. Personnellement j’ai une définition assez simple permettant de différencier érotisme et pornographie ; à l’érotisme toute absence de vulgarité, le « titillement » si l’on veut ; à la pornographie tout le reste et le simple voyeurisme pratiquement sans limite. Érotisme et pornographie sont à différencier un peu comme on différencie au point de vue du droit, l’abus sexuel (un délit), du viol (un crime). L’érotisme ne montre pas d’acte sexuel à proprement parler (ou les sexes mâles et femelles seraient directement en jeu). Or, le confus, le pas clair, l’autre chose, le non-dit, le non-vu, c’est ce qui justement semble chagriner l’auteur anonyme de notre article qui poursuit en disant :
Je pensais que ce gars était supposé photographe? Ne sait-il pas comment traiter la lumière ? Dans la première partie du film (qui est censé introduire les personnages) tous les plans des visages des filles sont dans l’ombre ou à mi-ombre. Maintenant, je comprends ce qu’il essayait de faire ici, la lumière directe crue n’est pas aussi belle que l’ombre mystérieuse. Mais vous devez bien le faire ! C’était techniquement parlant, le pire film que j’ai vu depuis longtemps. Même une vidéo de Youtube est mieux que ça. Il n’y a pas de gros plans, et les demi-plans larges que nous obtenons des visages des filles sont tous dans le noir ou dans l’ombre. On ne voit jamais les filles. En fait, le premier gros plan qu’on a, qui est vif et bien éclairé, est celui du gars ? Qu’est-ce que c’est que ça ?! Hamilton serait-il homosexuel en fait ? Ou quoi? Était-il camé quand il a fait ça ?
De même plus bas dans l’article, ajoute-t-il :
Pour paraphraser Winston Churchill [sic] : Jamais si peu n’a été accompli avec autant ; tant d’actrices dévastatrices et si beaux paysages à couper le souffle. Si seulement nous avions pu voir les visages de ces actrices correctement! Un corps n’est pas tant intéressant, le manque de temps passé sur les visages dans cette mocheté est ce qui finalement scelle son sort.
Et encore :
Bien que je ne connaisse pas sa situation financière de l’époque, je pense vraiment qu’il aurait dû être capable de se doter d’une bonne lumière.
On en voit pourtant des visages. Et pas toujours « voilés ». Et comment sait-il que ces actrices étaient dévastatrices, lui qui prétend ne les avoir qu’entraperçues ? Cela dit, il définit malgré lui le procédé photographique de Hamilton et finit même par s’en rendre compte. Mais ajoute qu’il est mal réalisé. Or, tout est dans la non-lumière, le flou et le lointain chez Hamilton. Volontairement. Exprès. Et j’ajoute : indépendamment de « bon » ou « mauvais » matériel, de format d’image, etc. Il ne s’agissait pas pour lui de se doter d’une bonne lumière, puisque c’était sa lumière et pas une autre, ou sa non-lumière ou lumière vague, ombrée, floue. Comme dans un rêve.
C’est ainsi Catherine Breillat, co-scénariste du film Bilitis, qui déclare (cf. Gala du 30 novembre 2016) : « David était complètement fasciné par l’esthétisme ». Et qui dit par loin : « On ne s’est pas revus après Bilitis car, franchement, j’ai trouvé le film épouvantablement mauvais. David ne s’attachait qu’à la beauté de sa lumière, c’était un photographe, pas un réalisateur. » Donc voilà quelqu’une qui évoque, à l’inverse de l’anonyme, la beauté de la lumière de David Hamilton. (mais aussi qui semble totalement se dédouaner d’un « film épouvantablement mauvais »dont elle fut pourtant la co-scénariste, mais pas Hamilton ; et oublier que le cadreur a aussi son mot à dire, enfin son savoir-faire à exprimer). Enfin, les deux sont d’accord pour voir le côté essentiel du (bon ou mauvais) jeu avec la lumière, en photographe, de David Hamilton. Mais poursuivons avec l’anonyme :
C’est tout simplement affreux ! Ne pouvait-il pas au moins lire un livre sur la manière de faire un film ? Un dépliant ? Bien sûr, vous devriez avoir une sorte d’introduction des personnages, ce qui est le plus efficacement fait avec un plan large, un plan demi-large, une séquence en gros plan. De cette manière, une sorte d’identification est possible. Ici, pas tant. Spécialement avec des filles qui se ressemblent beaucoup ; il est important d’établir qui est qui et qui a fait quoi, et avec qui. C’est complètement ignoré dans ce film.
Oui, mais justement, l’intérêt ne se trouve pas en soi dans le précis et le patent, mais bien avant tout dans l’imprécis, voire l’interchangeable. Toujours ce même flou de la découverte difficile. La distance entre les acteurs et ceux qui regardent derrière une caméra ou sur un écran. D’ailleurs le cinéma n’est-il pas qu’illusion, distance d’avec la réalité du quotidien, modification des dimensions, transmutation de l’espace, présentation condensée et choisie du temps, procédés techniques, musicaux, etc. annexés au réel ? Le cinéma, ce n’est après tout que des images qui bougent. Mais des images d’essence particulière. Artistiques autant que faire se peut. Du moins dans le cinéma dont on parle ici.
Après l’image, il évoque le son :
Un autre commentateur a déclaré que c’est son meilleur film, à cause de l’horrible dialogue dans Bilitis et Tendres Cousines. C’est un compliment à l’envers, si jamais j’en ai vu un. La solution à mauvais dialogue n’est pas aucun dialogue, mais meilleur dialogue. Se procurer un écrivain?
D’accord, certains films n’ont pas toujours besoin de dialogues, il y a de très bons films de faits sans dialogues. Pourtant, 60 minutes complètement sans intrigue ? Combiné avec cette musique de supermarché pour aéroports? J’ai regardé ce film un matin, assis sur une chaise rigide à dossier droit dans un appartement froid, buvant du café. Pourtant je me suis endormi trois ou quatre fois, ce n’était juste qu’un film ennuyeux.
Et oui, oui, il y a des films sans intrigue qui sont assez bons. Et il y a de mauvais films sans intrigue. Et il y a des films sans intrigue qui sont vraiment mauvais. Et puis … il y a « Un été à Saint-Tropez ».
Et à nouveau un peu plus bas :
Et à quoi pensait-il lorsqu’il se ridiculisait avec cette imposture de bande sonore ?
Mais pourquoi alors, se tirailler l’esprit et s’imposer soixante minutes d’ennui ?… Film sans dialogue, sans intrigue… : mais peut-être s’agit-il d’une variété originale de film qui n’a rien à voir avec un film à histoire, à aventure, mais plus à voir avec un documentaire esthétique, un musée vivant à parcourir, une succession d’images ou de photographies, lents plans longs, plans-séquences ou plans fixes ; au final, un beau livre d’images filmé. Enfin, la musique, de Benoît Widemann, cherche peut-être à s’adapter à l’image, au propos général, à l’idée de base et de fond, non ? Mais qu’en comprend cet anonyme ? Connaît-il un peu le cinéma muet… et (oserai-je le dire ? c’est un très gros mot de nos jours !) la poésie ?
Mais arrêtons les frais ici de la critique par le bas. Et extrayons la moelle du réel de ce discours inversé.

L’ALCHIMIE HAMILTONIENNE

Il sied mieux de donner un avis avisé ; ce sera celui d’un autre anonyme d’Internet (cf. rareandcollectibledvds.com & dvd.netflix.com) véritable contre-pied du précédent.
David Hamilton crée un nouveau genre [« standard » en anglais ; style, norme, manière] dans la photographie de film érotique avec un hommage lyrique à la grâce et beauté de très jeunes femmes. Hamilton conçoit un monde tranquille dans le Sud de la France, où un groupe de beautés cohabitent ensemble dans une maison de campagne isolée. Leurs heures passent inconsciemment de l’une avec l’autre – celles d’une vie idyllique de l’innocence, et l’intimité des moments partagés est tendrement capturé par les cadres doux de Hamilton. Un morceau de musique obsédante marche aux rythmes tendres des jours que ces faons passent ensemble, loin des contraintes de la société. Hamilton a été appelé un «maître de la photographie érotique» pour des livres tels que «Rêves d’une jeune fille», «Sœurs», et sa «Collection privée». Dans Un Été à Saint-Tropez, se prolongeant lui-même dans une nouvelle forme d’art, David Hamilton crée un classique moderne pour les spectateurs matures.
Oui, le style érotique hamiltonien est celui du contenu (de la retenue) et de la tendresse, de la mise à distance (le flou et le lointain) ; le velouté et le feutré, le lent et le léger ; le ténu ; la quiétude ; le quasi invisible ; le doux et le posé ; l’impossible et l’intouchable ; une sorte de pudeur finalement ; ou de curiosité émerveillée et fatalement vaine ; l’irréel et le rêve ; le non trivial. Je risquerai le mot : sacré ; le consacré et le rituel. Le refus du temps qui passe ; la nostalgie de l’éternel, de l’immuable et du pérenne impossibles. Une gageure.
Mais comment expliquer, faire comprendre cela à un temps perdu en régressions artistiques contemporaines, à la foule que l’on manipule et que l’on viole chaque jour, à l’homme que l’on acculture et que l’on abaisse en slogans vils, sous-pensées définitives et sans nuances ?
À des êtres anonymes qui s’indignent de la mort-spectacle de caricaturistes bornés du système, prétendument progressistes, et qui défilent à millions dans les rues en compagnie de leurs pires ennemis sans même s’en rendre compte, tout en revendiquant la liberté d’expression, leur grotesque « liberté d’expression », tandis que demain ils crieront haro à l’en-dehors, au loup ultime de la contrée, au dernier des Mohicans, souffleront à qui mieux mieux, les lâches et insensibles petits ectoplasmes, les animalcules ignorants de la médiocrassie, dans les cors assassins de l’hallali ; participeront satisfaits et sans remords, en « mission accomplie » au lynchage à mort médiatique d’un être seul et innocent, et pis encore, dont ils ne connaissent rien de la vie et de l’œuvre. Et de l’Art en général, ces décérébrés !
Dans le silence complice qui suit encore et qui fait encore partie de leur œuvre de bassesse et d’ignorance, nous refusons de nous taire et de nous terrer. Et d’accepter cette forme sournoise de la terreur.
Oui, le style hamiltonien, prend date au temps qui fuit sans cesse, tout en étant totalement intemporel, car…
« Le beau enferme, entre autres unités des contraires, celle de l’instantané et de l’éternel. »
Oui, le style hamiltonien, c’est la mise à distance, car…
« Le beau est un attrait charnel qui tient à distance et implique une renonciation. Y compris la renonciation la plus intime, celle de l’imagination. On veut manger tous les autres objets de désir. Le beau est ce qu’on désire sans vouloir le manger. Nous désirons que cela soit. »
Et « Le regard et l’attente, c’est l’attitude qui correspond au beau. »
Oui, le style hamiltonien est du grand art, de la belle œuvre, un œuvre magique, car…
« La beauté séduit la chair pour obtenir la permission de passer jusqu’à l’âme. »
Et « Dès lors tout art de premier ordre est par essence religieux. (C’est ce qu’on ne sait plus aujourd’hui). » 4
Oui, La Société de l’indécence, pour reprendre le titre de l’ouvrage de Stuart Ewen 5, n’est pas celle de Hamilton, mais celle qui a tué Hamilton et qui tue l’Art vrai et réel tous les jours d’un temps, notre temps malheureux, sans valeur, ni hauteur.

*

Notes :
1 – J’emprunte mon titre, qui est une pensée de Simone Weil, au recueil posthume de ses cahiers de la période de Marseille (1940-1942) titré La Pesanteur et la grâce, dont les premiers extraits ont été publiés par le philosophe non-universitaire Gustave Thibon, chez Plon, en 1947.
2 – Souviens-toi des jeudis, de la mère Larousse, / Le frangin à rabat comme un flic à tes trousses, / Ta plume qui grattait sous l’œil de ce bandit /Qu’une certaine envie mettait à ta merci. (Ferré, L’enfance). Qu’une certaine envie mettait à ta merci, curieuse expression finalement, ce n’était pas plutôt lui qui était à la merci du bandit à rabat ?
3 – C’est aussi pourquoi la langue n’est pas toujours claire lorsqu’elle évoque, par exemple, l’arabophobie ou l’islamophobie lorsqu’il s’agit tout simplement de haine anti-arabe ou de haine antimusulmane. On ne devrait utiliser la racine « phobie » que lorsqu’il s’agit de peur. Xénophobe : peur (rationnelle ou non) de l’étranger, et non pas haine de l’étranger, ni racisme à l’encontre des étrangers sans distinction.
4 – Toutes ces citations sont tirées de l’ouvrage de Simone Weil o.c.
5 – Le titre original est Captains of Consciousness — Advertising and the Social Roots of the Consumer Culture (McGraw-Hill, New York, 1976). Le titre français cité ici, suivi du sous-titre publicité et genèse de la société de consommation est celui de la traduction de 2014 de François Sainz ; une précédente traduction française, par Gérard Lagneau a été éditée, en 1983, chez Aubier-Montaigne, sous un autre titre : Consciences sous influence — publicité et genèse de la société de consommation.

Le petit lexicographe.

DU BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

A paraître en 2017, un livre au sujet du cinéaste David Hamilton et de l’actrice Dawn Dunlap

00-06-02

NOTULE (par J.P. FLEURY) POUR ANNONCER LA PUBLICATION D’UN LIVRE

Un livre écrit par le blog « En défense de David Hamilton » 

et publié par J.P. Fleury

Rappelons que le blog « En défense de David Hamilton » n’est pas géré par J.P. Fleury.

Le blog de J.P. Fleury est le blog Lequichotte.

VOIR:

https://lequichotte.wordpress.com/2016/12/30/a-paraitre-en-2017-un-livre-au-sujet-du-cineaste-david-hamilton-et-de-lactrice-dawn-dunlap/

Les lignes qui suivent sont donc signées par J.P. Fleury, simplement en tant qu’éditeur du livre.

*

Une attention toute particulière, dans le livre, sera apportée au film réalisé par David Hamilton Laura les ombres de l’été (Laura Moore/les Ombres de l’été/Laura ou les Jeunes Filles) produit par S. Laski, J.C. Fleury, producteur étranger Malcolm Thompson, Les Films de l’Alma, Cora films.

L’actrice était Dawn Dunlap.
Date de sortie en salle : 28/11/1979

01-06-02

*

Nous avons le plaisir d’annoncer la prochaine parution d’un livre autour de David Hamilton et des années 1970. Ce livre, petit par le nombre de ses pages, contiendra un texte littéraire de grande qualité, consacré à l’oeuvre et aux films de David Hamilton. Un livre édité à peu d’exemplaires et hors commerce, pour notre simple plaisir.
Nous n’excluons pas qu’il soit suivi, un peu plus tard, par la publication des articles que le blog Lequichotte, ainsi que le blog « En défense de David Hamilton », a publiés sur le grand photographe disparu.
Naturellement, notre blog donnera tous les renseignements utiles, en temps et en heure, au sujet de ces ouvrages.
J.P. Fleury.

02-06-02

Dawn Dunlap

We are pleased to announce the upcoming publication of a book about David Hamilton and the 1970s. This book, small in number of pages, will contain a high-quality literary text about works and films by David Hamilton. A book published with few copies, for our simple pleasure.
We do not exclude that it will be followed, a little later, by the publication of the articles that the blog Lequichotte, as well as the blog « In defense of David Hamilton », published on the great photographer disappeared.
Naturally, our blog will give all the useful information, in time and time, about these books.
J.P. Fleury.

03-02-06

L’UNIQUE LIVRE SUR L’ACTRICE DAWN DUNLAP — THE ONLY ONE BOOK ABOUT THE ACTRESS DAWN DUNLAP

Du Blog en défense de David Hamilton

L’UNIQUE LIVRE SUR DAWN DUNLAP (février 2017)

On trouve fort peu de choses sur Internet, et beaucoup d’inexactitudes, sur l’actrice américaine Dawn Dunlap.

dd-05-02-2017

Dawn Dunlap est la fille de l’un des plus grands industriels américains du pétrole, né en 1938, James L. Dunlap ( http://www.nndb.com/people/081/000169571/  ), dit « Jamie » pour les amis.

Née en 1962, à une date que nous ignorons (nous hypothisons cependant : le 16 / 8 / 1962), Dawn Dunlap a été l’actrice du film de David Hamilton, « Laura les ombres de l’été » (1979).

Selon nos propres informations, elle n’est nullement née en 1963, comme le prétendent – à tort – plusieurs sites (mal informés) sur Internet.

C’est à cette actrice que le blog « En défense de David Hamilton » consacrera très prochainement un livre (février 2017), qui sera en quelque sorte le premier livre dédié à Dawn Dunlap!

Notre livre sur Dawn Dunlap – pour lequel le n° ISBN a été attribué il y a quelques jours – sera publié très prochainement, et publicisé sur ce blog (« En défense de David Hamilton ») ainsi que sur le blog « Lequichotte » de Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes

(voir: https://lequichotte.wordpress.com/2017/02/05/affaire-david-hamilton-lindecence-des-vip-et-lingenuite-des-gogos/)

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En outre, selon nos intentions –  vers le mois de juin 2017 – nous publierons un AUTRE livre, qui contiendra (entre autres) tous les articles publiés sur le blog « En défense de David Hamilton ». Il devrait contenir une très riche iconographie.

Affaire David Hamilton: l’indécence des VIP et l’ingénuité des gogos.

reprise du blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON :

 

On lit dans la presse: « David Hamilton, le célèbre photographe britannique s’est suicidé il y a 15 jours emmenant dans sa tombe ses secrets ».

Remarquez, c’est assez courant. N’importe qui emmène ses secrets dans sa tombe. Ou son absence de secrets.

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http://www.purepeople.com/article/flavie-flament-violences-conjugales-anorexie-elle-livre-ses-blessures_a158944/1

Dans cet article, que l’on peut lire aussi sur Internet:

« Dans son premier livre intitulé Chardons, l’ancienne épouse de Benjamin Castaldi, maman d’Antoine (18 ans), fils de Bernard Flament, et d’Enzo (10 ans), fils de l’ancien animateur de Secret Story, fait quelques révélations. Violences conjugales, gifles mémorables, presque insoutenables… Du vécu ? « Cela m’est arrivé, comme à beaucoup de femmes », répond laconiquement l’animatrice d’On est fait pour s’entendre sur RTL ».

Donc, si l’on comprend bien, dans son premier livre, Mlle Lecanu puis Mme Flament puis Mme Castaldi (elle a été mariée deux fois) évoque des « violences conjugales » et des « gifles mémorables » et (presque) « insoutenables ».

A croire qu’on n’est pas si fait pour s’entendre que ça.

Du vécu? écrit la journaliste de Pure People.

Dans son second livre, « La Consolation », Flament raconte avoir été violée.

Pour son premier livre, elle était laconique. Pour le second, euh, pas vraiment laconique, non.

Interview à Paris-Match:

  • Des «Chardons», votre premier livre, vous dites : «Ce bouquin, c’est moi.» Vous y faites de sacrées révélations, peut-on en parler ?
  • C’est un roman, mais j’y ai mis beaucoup de mon existence, c’est vrai.
  • Dans une scène, vous parlez de violences conjugales, de gifles mémorables, presque insoutenables.
  • C’est ce que j’ai écrit.
  • Cela vous est arrivé ou est-ce du domaine de la pure fiction ?
  • Cela m’est arrivé, comme à beaucoup de femmes.

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Qu’en pensent les ex-maris?

Y a-t-il eu des plaintes déposées, avant la prescription, pour ces violences conjugales « insoutenables »?

Et au fait, quel sera le troisième volume de la trilogie?

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Accuser les gens de tous les maux, une habitude invétérée?

En tout cas, étant donné l’habitude que ces pauvres gens ont d’étaler leur vie dans la presse, ça ne s’est pas bien passé avec Castaldi.

Qui en est à son quatrième mariage. Des gens stables, à l’évidence.

http://www.francedimanche.fr/infos-people/tele/benjamin-castaldi-mari-tout-prix%E2%80%89/

« Après la naissance d’Enzo, qui a maintenant 12 ans, rien ne va plus. Flavie quitte le nid conjugal du jour au lendemain. Retour à la case tribunal pour Benjamin qui, six années à peine après son premier divorce, souhaite recouvrer au plus vite sa liberté. Enfin pas pour très longtemps… Après ce deuxième passage devant le juge, Flavie le traîne dans la boue, l’accusant de tous les maux, un déballage qu’il n’encaisse pas. « Je me croyais heureuse avec Benjamin. En fait, intérieurement, je hurlais », ira-t-elle jusqu’à déclarer dans Paris Match. De cette guerre des mots par médias interposés, il sort profondément meurtri ».

*

Quand l’ex-Madame Flament a quitté Castaldi, ce dernier n’était pas content. Largué par texto, Castaldi se plaignait à Voici:

http://www.voici.fr/news-people/actu-people/benjamin-castaldi-raconte-comment-flavie-flament-l-a-detruit-apres-leur-separation-574532

Novembre 2015.

« Elle racon­tait des tas de choses qui, pour moi, sont très diffi­ciles à accep­ter, y compris son déni. On a vécu six ans ensemble. Quand vous l’écou­tez, il ne s’est jamais rien passé entre nous. Ne serait-ce que pour mon fils, c’est compliqué de lais­ser dire ça. (…) Mais entre le plus parfait des maris et ce qu’elle insi­nuait à l’époque, il me semble qu’il y a matière à recti­fier. Affir­mer qu’elle a vécu sous la pres­sion psycho­lo­gique et physique de Benja­min Castaldi, je ne peux pas lais­ser dire ça… » (Castaldi sur Flament, novembre 2015).

Décembre 2016.

Flament sur Hamilton:

« Il muse­lait ses victimes. C’est quelqu’un qui parve­nait à avoir une sorte d’au­to­rité physique et psycho­lo­gique telle qu’on savait en sortant de cet appar­te­ment, qu’on ne serait pas comprise et pas enten­due. » (Flament sur Hamilton, décembre 2016).

Castaldi sur Flament:

http://www.parismatch.com/People/Benjamin-Castaldi-son-soutien-a-Flavie-Flament-1113389

«J’ai dit que je n’en parlerai pas, mais je ne peux que soutenir ce livre», a-t-il confié. «Je pense qu’elle en avait besoin. C’est une vertu de l’écriture : se faire du bien à soi. Je pense que c’est très bien.» Et Benjamin Castaldi, comme Flavie Flament, espère que ses déclarations seront utiles à d’autres victimes. «C’est une histoire qui lui appartient, elle a fait le choix d’en parler. Je ne peux que saluer le courage et me ranger à ses côtés et espérer que ce livre permette à d’autres de pouvoir se battre contre ce genre de faits qui sont totalement inacceptables.»

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Résumons: Castaldi, accusé par Flament de lui coller des baffes, déclarait (novembre 2015) qu’elle l’avait « détruit » et qu’elle racontait mensongèrement avoir vécu sous sa pression physique et psychologique, soudain trouve ça très bien (décembre 2016) qu’elle accuse Hamilton de pressions physiques et psychologiques.

Résumons: Flament accuse Castaldi de violences conjugales « insoutenables » et Castaldi trouve le viol présumé (NDR: le viol de Flament présumé par Flament) « inacceptable ».

******************

Affir­mer que Flament a vécu sous la pres­sion psycho­lo­gique et physique de Hamilton, Castaldi peut lais­ser dire ça…

********************

Le problème principal est sans doute qu’il existe une presse pipole, et des gens pour s’intéresser aux divorces, aux baffes, aux histoires de plumard des cerveaux d’oiseau que sont les VIP.

Castaldi, dans un monde normal, serait (par exemple) manutentionnaire dans un supermarché.

Quant à Flament…

 

du blog en défense de David Hamilton : David Hamilton et Dawn Dunlap, Paris, octobre 1979

1979-bon

Dawn Dunlap et David Hamilton, à Paris, le 21 octobre 1979

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 4 février

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/04/david-hamilton-et-dawn-dunlap-paris-octobre-1979-2/

INTERMÈDE CHANTÉ : Le Pays de ton corps

version courte :

https://youtu.be/EcDlwaWGA4I

version longue :

https://www.youtube.com/watch?v=AvzpytiPgF0

 

Paroles et musique de Catherine Le Forestier (1971)

Je connais un pays on dirait un jardin
Je peux y vivre nue sans avoir jamais froid
Quand j’y ferme les yeux j’y trouve sous mes doigts
Tous les chemins
J’ai le fond de tes yeux pour y chercher de l’or
La couleur de ta peau pour y lire les saisons
Le creux de ton épaule pour ligne d’horizon

Et tout autour de moi tes bras font le décor
Au pays de ton corps
Au pays de ton corps
Au pays de ton corps

J’y ai vu des prodiges et de plus grands mystères
Que l’été en décembre ou que la neige en mai
A ce qu’il me semble plus je le connais
Plus je me perds
Et s’il mesure à peine 1m 80
J’y fais plus de chemin avec un seul baiser
Que n’en font dans le ciel les hommes et leurs fusées

C’est un pays où l’on voyage avec les mains
Le pays de ton corps
Le pays de ton corps
Le pays de ton corps

Je connais un pays on dirait un jardin
Je peux y vivre nue sans avoir jamais froid
Quand j’y ferme les yeux j’y trouve sous mes doigts
Tous les chemins
J’ai le fond de tes yeux pour y chercher de l’or
La couleur de ta peau pour lire les saisons
Le creux de ton épaule pour ligne d’horizon

Quand paresseusement je m’enroule et m’endors
Au pays de ton corps
Au pays de ton corps
Au pays de ton corps

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 3 février

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/03/david-hamilton-comme-un-feu-follet-dans-la-nuit-2/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/03/a-new-book-about-dawn-dunlap-and-david-hamilton-2017/

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 2 février

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/02/david-hamilton-a-saint-tropez-2/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/02/david-hamilton-un-homme-qui-a-lutte-contre-lhorreur-de-la-vulgarite-au-xxe-siecle-2/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/02/au-sujet-de-david-hamilton-toujours/

« PUBLICITÉ » Février 2017 : notre livre sur Dawn Dunlap et David Hamilton en voie imminente de publication.

du Blog en défense de David Hamilton

 

On était en 1979. Paris Match publiait les photos qui suivent de Dawn Dunlap (qui avait seize ans, n’en déplaise au chœur des puritains et des puritaines) et de David Hamilton.

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En attendant, notre blog a le plaisir d’annoncer que dans quelques jours – tout au plus quelques semaines, donc en février 2017 – nous allons publier un petit livre d’environ 80 pages, un texte littéraire que nous croyons remarquable, avec de nombreuses photographies.

Le livre contiendra aussi plusieurs pages de citations de David Hamilton, et une longue bibliographie (9 pages).

Il s’agira d’un livre au tirage limité, réservé aux bibliophiles et aux vrais amants de David Hamilton. Le numéro ISBN en sera communiqué prochainement.

Nous avons un peu de peine, et nous avons beaucoup de mépris pour les petits minables qui ont craché sur David Hamilton. Les chiens aboient. La caravane passe.

De ces petits minables, il ne restera rien. Ils sont le néant et, d’eux, restera le néant de leur toute petite, toute grotesque, toute minable nullité.

De David Hamilton, il reste et il restera une oeuvre sublime, et par exemple le très beau film « Laura les ombres de l’été » avec Dawn Dunlap.

 

Les jeunes filles de David Hamilton ont le cœur pur

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Les jeunes filles de David Hamilton ont le cœur pur

Il y a quelques années, c’était en 2010, j’ai publié un roman écrit par Olivier Mathieu, «Voyage en Arromanches », et dont l’histoire se déroule entre 1976 et 1979 dans la banlieue parisienne et dans la petite ville normande d’Arromanches.

C’est un roman qui, étant donné les temps vulgaires que nous vivons, a eu peu de succès, peu (ou pas) de recensions dans la presse, et à peine quelques avis favorables sur des blogs (je donnerai un seul exemple : http://fattorius.over-blog.com/article-une-adolescence-a-marly-le-roy-62612963.html )

Simple coïncidence, Olivier Mathieu avait vu – en novembre 1979 – à Paris, comme d’ailleurs beaucoup de gens, le film de David Hamilton « Laura les ombres de l’été ». Un film où il avait retrouvé quelque chose de l’époque, de la mentalité de l’époque, et aussi de sa propre existence et, donc, de ses propres séjours à Arromanches.

Olivier Mathieu a toujours apprécié la jeune actrice américaine Dawn Dunlap. Il a toujours apprécié l’oeuvre photographique mais aussi cinématographique de David Hamilton, notamment pour tout ce qu’elle a de littéraire, c’est-à-dire pour les liens qu’elle entretient avec Pierre Louÿs (Bilitis), Nabokov (Lolita), Balthus, Robbe-Grillet (Les demoiselles d’Hamilton) ou Pascal Lainé (Tendres cousines).

Peut-on dire que « Voyage en Arromanches » soit un roman « hamiltonien » ? Peut-être. Il l’est en tout cas par son exquise et extrême nostalgie. Ce qui m’a toujours frappé chez Olivier Mathieu, c’est la nostalgie. Je ne suis pas le seul à en être frappé, et je songe par exemple au jeune cinéaste et écrivain Sébastien Guillet qui, tout récemment, a dit tout le bien qu’il pensait (voir : http://sebguillet.fr/2016/jeunes-filles-ont-coeur-pur/ ) d’un livre de poésies d’Olivier Mathieu.

Je m’explique, quant à la nostalgie d’Olivier Mathieu. En 1980, il a publié une plaquette, aujourd’hui extrêmement rare, qui s’appelait « Vingt ans pour deux petites filles d’hiver et d’autrefois ». Je possède quant à moi un exemplaire que j’ai acheté dans une librairie de Londres, il y a quelques années, et qui avait été dédicacé en 1980 par Olivier Mathieu à Georgette Magritte, la veuve du peintre et militant antifasciste René Magritte.

En 1980 donc, Olivier Mathieu qui avait 19 ans avait consacré une plaquette poétique à deux jeunes filles qui en avaient 16 (ce sont aussi les héroïnes du roman « Voyage en Arromanches », paru trente ans plus tard en 2010!), mais il ne les appelait pas jeunes filles « d’aujourd’hui ». C’était comme s’il s’était déjà projeté dans le futur, les appelant d’ores et déjà jeunes filles d’hiver et « d’autrefois ». Si ce n’est pas de la nostalgie !

Olivier Mathieu, qui collaborait jadis quelquefois à mon blog, a aussi écrit un article que je vous recommande sur le film « Du côté d’Ourouët » (voir : https://lequichotte.wordpress.com/2015/03/12/du-ct-dorout-de-jacques-rozier-un-chef-duvre-oubli-par-olivier-mathieu/ )

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SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 1er février

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/01/les-jeunes-filles-de-david-hamilton-ont-le-coeur-pur-article-de-jean-pierre-fleury-ecrivain/

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

— I —

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/24/david-hamilton-en-france-en-2016-on-peut-donc-etre-vieux-etre-insulte-par-des-histrions-craindre-pour-sa-vie-etre-retrouve-mort-avec-un-sac-de-plastique-sur-la-tete-et-la-porte-ouverte-etre-l-3/

DAVID HAMILTON. En France, en 2016, on peut donc être vieux, être insulté par des histrions, craindre pour sa vie, être retrouvé mort avec un sac de plastique sur la tête et la porte ouverte, être l’objet d’une enquête pour finir par… l’incapacité des autorités à déterminer la date et la nature de ta mort?

24-02-04

Comment? Un homme qui craignait pour sa vie, insulté par la haine anonyme des internautes, retrouvé avec un sac sur la tête et la porte ouverte, « on n’a pas pu déterminer la date de sa mort »?

« On n’a pas pu établir la date de la mort »  de David Hamilton, selon son acte de décès. Document officiel.

Nous sommes donc en France, Etat de droit, en 2016.

Un homme de 83 ans dit qu’il craint pour sa vie, un mois avant sa mort.

Quelques jours avant sa mort, il dit son intention de porter plainte pour diffamation.

Il est insulté ignominieusement par un histrion-censeur.

On le retrouve mort, avec un sac de plastique sur la tête. Et la porte ouverte………

Que valent les « témoignages » selon lesquels on l’a / l’aurait vu en train de manger dans un bistrot le midi, ou selon lesquels on (au fait, qui?) lui aurait téléphoné en fin d’après-midi ? La police a-t-elle vérifié sa ligne téléphonique ?

Les témoignages, il en existe aussi de faux.

Le fait est que l’acte de décès dit que la date du décès n’a pas été établie.

Dois-je donc croire la presse, qui dit que le décès a été « constaté » le 25 novembre à 20 heures 30 ?

Ou l’acte de décès, que je suis le premier et le seul à publier, qui dit que la date de la mort n’a pas été établie?

Mais alors, à quoi a servi l’enquête de la police si ladite police n’a même pas établi le moment de la mort? Et le médecin légiste, à quoi ça sert?

Que dit le rapport d’autopsie? Pourquoi sa mort n’a-t-elle été enregistrée que le 9 décembre?……

Que dit le rapport de police ?

Ou bien la presse dit n’importe quoi, ou bien au service d’Etat civil ils ne savent pas faire leur boulot et c’est eux qui disent n’importe quoi.

Il faudrait que tout ce beau monde accorde ses violons.

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Voir aussi:

https://lequichotte.wordpress.com/2017/01/09/la-mort-de-david-hamilton-prend-on-tous-les-francais-pour-des-cretins-du-blog-en-defense-de-david-hamilton/

 

*** II ***

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/24/encore-au-sujet-de-la-mort-de-david-hamilton-2/

Encore au sujet de la mort de David Hamilton

 

24-02-01

Comment? Un homme qui craignait pour sa vie, insulté par la haine anonyme des internautes, retrouvé avec un sac sur la tête et la porte ouverte, « on n’a pas pu déterminer la date de sa mort »?

Etant donné que, sauf erreur de ma part, la déclaration de décès est une démarche obligatoire (qui doit être faite à la mairie du lieu du décès, dans les 24 heures qui suivent sa constatation), je remarque que l’acte de décès de David Hamilton date du 9 décembre (à 10 heures et une minute du matin, belle précision). Or, il serait mort le 25 novembre (j’emploie un conditionnel, « serait », parce que son acte de décès porte la mention: « date du décès impossible à établir », belle imprécision).

Cela signifie-t-il que le permis d’inhumer n’aurait été délivré que le 8 décembre?

En France, c’est un médecin qui constate le décès et établit le certificat de décès.  Je le répète, la déclaration doit être faite dans les 24 heures de la constatation du décès, hors week-ends et jours fériés, et cela y compris si l’officier d’état civil est tenu d’enregistrer le décès même si ce délai est dépassé. A noter: une amende peut être infligée en cas de non-respect de ce délai. Est-ce que le retard dans l’acte de décès de David Hamilton a porté à une telle amende?

Pour déclarer le décès, la personne chargée de faire la déclaration a dû présenter les documents suivants : une pièce prouvant sa propre identité, mais surtout le certificat de décès qui n’a pu être délivré que par le médecin, le commissariat de police ou la gendarmerie.

Qui a délivré le certificat de décès de David Hamilton? Quand?

Sans certificat de décès, pas d’acte de décès.

Sans certificat de décès, pas d’obsèques.  « L’autorisation de fermeture du cercueil ne peut être délivrée qu’au vu d’un certificat, établi par un médecin, attestant le décès », selon l’article L. 2223-42 du Code Général des collectivités territoriales.

Ce certificat, rédigé par le médecin constatant le décès de la personne, est capital: sans lui, le transfert en pompes funèbres serait tout simplement interdit.

Il y  a un acte de décès (n° 129, mairie de 75 006 Paris). Le revoici.

24-02-02

Comment? Un homme qui craignait pour sa vie, insulté par la haine anonyme des internautes, retrouvé avec un sac sur la tête et la porte ouverte, « on n’a pas pu déterminer la date de sa mort »?

Selon le certificat de décès, quel jour et à quelle heure est mort David Hamilton?

Je voudrais rappeler que le certificat de décès est  un document officiel : si vous voulez savoir, il s’agit d’un imprimé bleu en 3 volets composé de deux parties, rédigé par le médecin qui constate la mort. Les exemplaires vierges de certificats de décès s’obtiennent à l’Agence régionales de Santé (ARS).

Ce n’est pas moi qui le dis, mais l’article L. 2223-42: le certificat de décès doit comporter: les prénoms et le nom du défunt ; sa date de naissance ; son sexe, et son domicile ; la commune du décès ; la date et l’heure de sa mort.

Donc, ou bien le certificat de décès indique la date et l’heure de la mort de David Hamilton, ou alors il n’est pas valable et son acte de décès n’est pas, lui non plus, respectueux de la loi.

Et si le certificat de décès indique lui aussi (comme l’acte de décès) que le moment de la mort n’a pas pu être déterminé, alors il faudra savoir pourquoi une telle impossibilité.

A moins que les fonctionnaires de l’Etat civil, à la mairie de 75 006 Paris,  ne sachent pas faire leur métier?

24-02-03

Comment? Un homme qui craignait pour sa vie, insulté par la haine anonyme des internautes, retrouvé avec un sac sur la tête et la porte ouverte, « on n’a pas pu déterminer la date de sa mort »?

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Le constat de décès est réalisé – en général – sur les lieux du décès (dans le cas de David hamilton, donc, supposé-je, au domicile) par tout médecin inscrit à l’Ordre des médecins, qui doit y apposer sa signature et son cachet. En cas de suicide et/ou de mort suspecte, il a fallu obligatoirement effectuer une autopsie.

Quand a-t-elle été organisée? Où? Par qui? Quelles en ont été les conclusions? Je ne parle pas des conclusions de la presse pipole, mais de conclusions médico-légales.

Le blog « En défense de David Hamilton », qui est extrêmement patient, trouvera les réponses à ces questions. A toutes ces questions et à maintes autres…

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Mon livre sur David Hamilton et Dawn Dunlap devrait paraître prochainement, avec 4 et peut-être même 8 pages de photos (la plupart en couleurs), dont certaines inédites.

Le livre dédiera quelques pages (au total, il devrait compter environ 70 pages) au film « Laura les ombres de l’été » (1979) de David Hamilton, produit par Serge Laski, J.C. Fleury, Malcolm J. Thomson.

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Mes remerciements à J.P. Fleury, qui m’a permis de publier plusieurs des articles de son blog sur le mien

https://lequichotte.wordpress.com/2017/01/09/revelations-exclusives-sur-david-hamilton-et-sur-sa-mort-paru-sur-le-blog-en-defense-de-david-hamilton/    ).

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On ne le répétera jamais assez, la mort de David Hamilton a été un drame humain et artistique. Qu’il suffise de penser à tous ceux qui, à un titre ou un autre, à un degré ou à un autre, avaient décidé – parfois par simple passion – de se consacrer à la divulgation de l’oeuvre de David Hamilton, y compris dans des réalités françaises « locales » comme par exemple Aude Fleury (voyez: http://www.utlcreon.org/programme2.html ).

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Voir aussi:

https://lequichotte.wordpress.com/2017/01/11/a-lire-ce-jour-sur-le-blog-en-defense-de-david-hamilton/

 

— III —

Le mystère de l’acte de décès surréaliste de David Hamilton (informations exclusives du blog « En défense de David Hamilton »)
https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/24/le-mystere-de-lacte-de-deces-surrealiste-de-david-hamilton-informations-exclusives-du-blog-en-defense-de-david-hamilton/

LA MORT DE DAVID HAMILTON : QUE DE QUESTIONS SANS RÉPONSE, QUE D’INTERROGATIONS !

article paru également sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON :
https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/11/the-mystery-of-the-death-of-david-hamilton-le-mystere-de-la-mort-de-david-hamilton-article-par-jean-pierre-fleury-ecrivain/

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Plus je cherche, plus j’avance dans l’approche de cette Affaire Hamilton et moins je comprends. Ou plus exactement, plus je comprends qu’il y a quelque chose qui cloche quelque part. Ou en plusieurs parts, si l’on peut dire. Et que derrière les apparences, il y a un message à comprendre, le sens d’une mort.

Je vais faire la liste une nouvelle fois des absurdités comme elles ont déjà été répertoriés dans divers articles du blog « En Défense de David Hamilton », en particulier dans le récent article qui énonce : DAVID HAMILTON. En France, en 2016, on peut donc être vieux, être insulté par des histrions, craindre pour sa vie, être retrouvé mort avec un sac de plastique sur la tête et la porte ouverte, être l’objet d’une enquête pour finir par… l’incapacité des autorités à déterminer la date et la nature de ta mort?

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Vers la fin du mois d’octobre 2016 a débuté une campagne de ce qui s’apparentait à un harcèlement public – à grande échelle – à l’encontre de David Hamilton, lancée en promotion d’un bouquin de Flavie Flament née Lecanu, Poupette pour les intimes (qui a probablement eu affaire, l’Histoire le dira, aux Psys qui manipulent la mémoire, pour reprendre le titre de l’ouvrage d’Elizabeth Loftus et Katherine Ketcham). Cachée derrière Ardisson, elle a laissé ce dernier, un pauvre type qui fait presque pitié, insulter cet homme respectable. Puis le nom du photographe a été donné en pâture à la France entière.

Pendant un mois, il n’y a pas eu un jour où l’ensemble des media, dont tous ceux subventionnés, une presse de bas étage auxquels s’étaient joints les dits « réseaux sociaux » des lâches et haineux perroquets anonymes d’Internet – le tout digne d’un État totalitaire organisant une campagne d’élimination d’un empêcheur de tourner en rond – n’aient répercuté et amplifié rumeur, diffamation, injures…

Un homme seul, isolé, âgé a envoyé aux agences de presse un communiqué qui ne fut pratiquement pas repris par la presse. Et déclaré qu’il ne ferait pas d’autres commentaires. Dès cet instant, cet homme a craint pour sa vie et en a fait part.
Puis, cet homme a dit son intention de porter plainte pour diffamation. Il faut savoir aussi qu’il n’était pas difficile à retrouver puisqu’il était (et est encore) dans l’annuaire.
Peu de jours après, cet homme qui craignait pour sa vie est retrouvé mort/mourant selon les media, officiellement mort d’après l’état civil en son domicile, porte entrouverte donnant sur le palier de son immeuble, un sac en plastique sur la tête. Par un voisin policier, par sa femme de ménage, par « on ne sait qui », selon ces mêmes média. Il est d’ailleurs à noter que (un comble !) c’est la presse pipole qui a été la plus loquace et disons la moins non informative, sur le sujet.

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Maintenant on apprend par l’acte de décès de Léonard David (prénom d’usage) Hamilton ce qui suit :  » Décès constaté le 25 novembre 2016 dont la date n’a pu être établie ». « Formule courante » (???) nous disent certains professionnels, ou présumés tels, des enterrements.
Certes, mais je suppose que c’est la formule en cas de mort naturelle, lorsque personne ne peut témoigner avoir vu le mort depuis un certain temps. Le nôtre a (aurait) été vu vivant le midi même déjeunant dans un bistrot de son quartier comme il le faisait souvent, et un de ses amis l’aurait eu au téléphone en fin d’après-midi (ce qui est facile à vérifier pourtant).
Ce qui semblerait dire que ce qu’est capable de savoir la moindre gazette ne serait pas à la portée d’une enquête de police ? N’y a-t-il pas eu la moindre enquête de voisinage ? Enfin, retrouver un mort porte entrouverte relève-t-il d’un décès normal ?… À moi, il ne me semble pas. On peut avoir au moins quelques doutes, et donc entamer une enquête de police plus poussée, voire recourir à la médecine légale en vue d’une autopsie. En ce cas, c’est la justice qui délivre le permis d’inhumer.

L’autopsie, c’est ce qui semble avoir été le cas, car je ne crois pas me tromper (je ne suis pas juriste) en disant que selon la loi, tout décès doit être enregistré au lieu du décès dans les vingt-quatre heures (non compris les jours fériés), c’est d’ailleurs pourquoi les mairies assurent une permanence pour l’enregistrement des décès (et des naissances aussi), les samedis matin.

Or répétons-le, le décès de David Hamilton a été enregistré en mairie du VIe arrondissement de Paris seulement le 9 décembre. On peut donc supposer qu’entre le 25 novembre et le 9 décembre le corps de David Hamilton se trouvait à l’Institut médico-légal de Paris. Et que le décès n’a été enregistré qu’après que le permis d’inhumé a été dressé puis délivré.
Ou alors, il y a un gros vice de forme.

Mais poursuivons.

Très peu de jours après la mort de David Hamilton, comme si le dossier couvait déjà sous le bras de la sous-ministre « socialiste » Rossignol, voilà que Mme Flament, dont on ignore les compétences en ce domaine, est investie d’une mission ministérielle en vue d’allonger le délai de prescription dans le domaine des viols.

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Maintenant, je vais poser une question peut-être abrupte, mais qu’il convient de se poser, et qu’on a peu abordée jusqu’à maintenant (y compris le blog « En défense de David Hamilton » qui, en France, est le seul à essayer de comprendre ce qui s’est passé en vue de faire la lumière sur cette triste et sordide Affaire Hamilton). Qui aurait eu intérêt à la mort de David Hamilton ou plus exactement qui aurait eu intérêt à ce que ce dernier disparaisse au moment même où il a disparu ?

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Bien des gens auraient pu avoir envie et/ou intérêt à tuer David Hamilton. Notre époque est sordide.
— Des voleurs, oui ça existe. Ses archives valent une fortune malgré ce qu’en pense la bien(mal)-pensance.
— Des jaloux trouvant l’occasion bonne.

— Des fanatiques « justiciers » se substituant à la Justice, à l’unisson de ceux qui insultaient impunément David Hamilton à la télévision ou ailleurs.

— Des fanatiques « féministes », appuyant en quelque sorte la promotion du second livre de Poupette. Dont je rappelle la thèse unique : tous les hommes sont des salauds (sic), sauf Papy et Papa chéris, et le plus salaud c’est Hamilton.

— Des fanatiques d’une certaine psychanalyse manipulatrice, réductrice, gourou, bien malade elle-même et totalitaire.

Un peu de tout ça ? Tout est possible de notre temps. Et qui plus est, dans le silence et le secret. Quand on organise la mort de milliers de syriens, quand on manipule des « terroristes », quand on bat des records dans les assassinats politiques comme au Mali, on peut être prêt à tout. On est sans foi, ni loi.

Expliquez-moi enfin pourquoi un tel lynchage médiatique a été suivi d’un tel silence médiatique… Toute absence de curiosité, y compris de la presse à scandale, sur les causes de la mort de David Hamilton ; disparition totale du spectacle du monde, post-mortem.
Comment expliquer qu’entre le 25 novembre et le 9 décembre aucune gazette n’ait jugé bon de nous dire quelques mots concernant le sort réservé au corps de David Hamilton. Qu’entre le 25 novembre et le 9 décembre, les autorités aient été incapables (selon son acte de décès…!) de déterminer la date de la mort de David Hamilton. Comment croire à tout ce cirque, ou à la rigueur à toute cette négligence.

Si David Hamilton a été retrouvé mort porte entrouverte, c’est que ça ne faisait pas des heures et des heures qu’elle était entrouverte… Si c’est lui qui l’a entrouverte dans un dernier sursaut, sa mort était récente ; si ce n’est pas lui, tout est possible y compris qu’il soit mort bien avant (à condition de déclarer comme nuls les témoignages de certains). Et surtout qu’il ait été suicidé.

D’ailleurs, quel est le sens de ce sac en plastique sur la tête du mort ? Mode de suicide ? Manière d’humilier le mort ?

Comment expliquer les mutismes des uns et des autres ?

Enfin, devant tant d’incongruences, moi je dis : tout ça est curieux, absurde, sidérant. Ou si vous préférez : suspect.

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Notes des références données dans cet article.

– Elizabeth Loftus et Katherine Ketcham, Le syndrome des faux souvenirs – Ces psys qui manipulent la mémoire (1997, 2012, en français, traduction Yves Champollion ; Éditions Exergue). Quatrième de couverture :
« S’appuyant sur un pseudo-freudisme simpliste et sur des techniques proches de l’hypnose, certaines psychothérapies prétendent faire resurgir à la mémoire des «souvenirs refoulés» de traumatismes, généralement sexuels, datant de la petite enfance. L’auteur affirme qu’elles ont produit des millions de « faux souvenirs », qui parfois entraînent des familles entières dans un enfer de ressentiment où les fantasmes sont confondus avec la réalité, comme en témoignent les histoires vécues rapportées dans ce livre. Une analyse détaillée du fonctionnement de la mémoire, des mécanismes du refoulement et de l’inconscient , Une enquête scientifique étayée de témoignages de «faux souvenirs» ayant conduit à de tragiques erreurs judiciaires. Un sujet d’actualité qui compte autant de détracteurs que de défenseurs dans le milieu scientifique. »
Et j’ajoute que cette manipulation de la mémoire a été très largement remise en cause dans les pays anglo-saxons et nordiques suite à tous les ravages qu’elle a occasionnés. Mais comme nous Français, sommes toujours à la traîne…

– Leonard David Hamilton à l’état civil ; ce dernier a dit un jour qu’il s’appelait Leonard en hommage à Leonardo Da Vinci, étant né comme lui un 15 avril. Ce qui est presque étonnant pour quelqu’un qui disait que ses parents n’étaient nullement liés au monde des arts. Mais alors, pourquoi a-t-il choisi de s’appeler David plutôt que Leonard ? Peut-être parce que David Hamilton fut déjà le nom d’un architecte écossais célèbre qui vécut de 1768 à 1843 et qui est célèbre par exemple pour avoir dessiné les Maisons du Parlement de Londres (plus connu sous le nom de « palais de Westminster »). Notre David Hamilton a commencé à travailler, vers vingt ans, au bureau d’un architecte.

Jean-Pierre Fleury.