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Mon troisième livre sur David Hamilton, à paraître (avril 2018)

Publié le 12 décembre 2017 par defensededavidhamilton

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Suite à mon livre C’est David Hamilton qu’on assassine, préfacé par Roland Jaccard, un nouveau livre va paraître en avril, peut-être déjà en mars 2018. certainement, en tout cas, pour le 15 avril 2018 (anniversaire de naissance de David Hamilton, le 15 avril 1933).

 

Mon livre à paraître en 2018, dont je révélerai le titre ultérieurement, sera encore plus dense, encore plus complet, encore plus novateur que le précédent. Ce sera une véritable somme sur David Hamilton, et le tout sera illustré (peut-être par des dessins ou des peintures, de 2017 et 2018,  d’une femme peintre qui vit dans le Sud de la France). L’ouvrage sera diffusé aussi bien que nous pourrons.

Je me permets de suggérer, aux lecteurs intéressés, de me faire connaître dès maintenant leur intérêt et leur curiosité.

LA SUITE ICI :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/12/mon-troisieme-livre-sur-david-hamilton-a-paraitre-avril-2018/

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Comme quoi c’est « OK » de lire le blog « En défense de David Hamilton »

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Depuis un an que le blog « En défense de David Hamilton » a été le premier et le seul à le dire, quelqu’un d’autre s’en est finalement aperçu.

On lit donc enfin, dans l’article consacré à Flavie Flament, sur Wikipédia, qu’en 1988 elle s’est inscrite au concours « Miss OK 1988 » au moyen de la photographie de David Hamilton, ou attribuée à celui-ci, qui servira ensuite à illustrer la couverture du « roman » La Consolation. Une photo vraiment fort utile.

C’est la photographie qui, ensuite, selon les déclarations de Flavie Flament à la presse, est tombée « par hasard » à ses pieds à la faveur d’un rendez-vous chez le médecin.

Le « hasard » fait bien les choses, parce que dans La Consolation elle explique que c’est son psy perso, David Gourion, qui lui avait demandé d’apporter son album de photos.

Sur Wikipédia, à ce jour, on lit donc:

  1. Dans le numéro du magazine où sont présentées les 252 candidates présélectionnées, la photo de Flavie Lecanu est l’une de celles que David Hamilton a prises l’été précédent. Elle figurera en 2016 en couverture de La Consolation.

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A consulter :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/09/flament-des-lage-tendre-une-plume-ok-2/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/09/limage-hypermaquillee-de-la-purete-selon-ok-2/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/08/lignominie-la-mort-de-david-hamilton-est-elle-vraiment-ok-pour-les-journalistes-2/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/08/les-propos-a-geometrie-variable-de-la-toute-fraiche-14-ans-miss-ok-1988-2/

Dans le pays en marche et le monde à l’envers, hommage national pour Johnny, aucunes funérailles pour David Hamilton…

Publié le 9 décembre 2017 par defensededavidhamilton

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Tandis qu’à Paris, sur les Champs Elysées, ont lieu (me dit-on) des sortes de « funérailles nationales » pour Jean-Philippe Clerc (devenu successivement Jean-Philippe Smet puis Johnny Halliday puis Johnny Hallyday), je ne peux m’empêcher de songer à David Hamilton.

L’idole des jeunes, Johnny, est morte à 74 ans, début décembre 2017.

David Hamilton était mort, fin novembre 2016, à 83 ans. D’un hiver l’autre…

Johnny, comme David Hamilton, fut accusé de viol. A deux reprises, même, en ce qui concerne Johnny.

Adeline Blondieau, l’une de ses ex-épouses, porta plainte contre Johnny Hallyday, d’abord parce qu’elle s’estimait diffamée par des propos tenus à son encontre dans l’autobiographie Dans mes yeux (février 2013). Dès mars 2013, Adeline Bondieau obtint une victoire contre les éditions Plon qui furent condamnées, en référé, par le tribunal de grande instance de Paris, à lui verser un euro de dommages et intérêts pour diffamation et atteinte à la vie privée. En mai 2014, c’est donc tout récent, la même Adeline Blondieau obtint le renvoi de Johnny Hallyday devant le tribunal correctionnel de Paris. L’audience eut lieu le 22 septembre 2015.  Adeline Blondieau accusa alors Johnny de l’avoir violée lorsqu’elle avait 14 ou 15 ans.

L’avocat de Johnny rédigea un communiqué de presse : « Johnny Hallyday se réserve le droit de prendre les mesures propres à la sauvegarde de ses droits au regard des propos tenus par Madame Adeline Blondieau lors de cette audience ainsi que de toute reprise de ces derniers par voie de presse. »

Notez. Ce sont pratiquement le même ton et les mêmes termes que ceux employés par David Hamilton, en novembre 2016, lors des accusations portées contre lui. A part que son communiqué de presse à lui (il était seul et pauvre) fut pratiquement passé sous silence par la presse.

L’accusation de viol portée par l’ex-épouse de la vedette milliardaire ne put faire l’objet d’une procédure judiciaire : ici aussi, les faits présumés étaient prescrits.
Après avoir été déboutée le 3 novembre 2015, Adeline Blondieau  en juin 2016 l’emporta cependant en appel, la cour considérant que trois passages du livre étaient diffamatoires. Johnny Hallyday et son éditeur furent donc condamnés à lui verser la (modeste) somme de 2500 euros de dommages et intérêts (vraiment pas grand-chose pour Johnny).

Johnny Hallyday a épousé Élisabeth Étienne, dite Babeth, le 1er décembre 1981. Elle avait quatorze ans de moins que lui, étant née en 1957.

Johhny Hallyday était né en 1943. Il a épousé le 9 juillet 1990 – à Ramatuelle, tiens! -Adeline Blondieau qui était née en 1971. Adeline Blondieau s’est mariée à 19 ans. Il y avait donc presque 30 ans de différence entre les époux.

Enfin, Johnny rencontra et épousa Læticia Boudou, de 32 ans sa cadette.

Je n’y vois rien de répréhensible, absolument rien. Non. La chose surprenante, selon moi, réside dans le fait qu’on ait souvent reproché à David Hamilton de s’être marié à une femme beaucoup plus jeune que lui, d’avoir eu une compagne elle aussi  beaucoup plus jeune que lui, et de photographier des jeunes filles.

La chose surprenante (ou, peut-être, pas surprenante du tout) est donc dans le deux poids, deux mesures.

Deux hommes accusés de viols présumés sur mineure: Johnny Hallyday et David Hamilton.

David Hamilton appréciait certainement les jeunes filles, son œuvre photographique immense et immortelle le démontre. Il fut marié à une femme beaucoup plus jeune que lui.

Johnny non plus ne devait pas être gérontophile, il suffit de ne considérer ici que la différence d’âge avec la plupart de ses épouses.

Macron (25 ans, mais de moins, que Brigitte) vient de rendre hommage à Johnny  (drôle d’hommage, d’ailleurs, je trouve, pour un président français: « Il a porté un bout d’Amérique dans notre Panthéon »). Comme le disait tout récemment un très bon article dans Causeur, les Français sont en train de devenir des Américains comme les autres.

Curieuse, cette société telle qu’elle devient peut-être, où ce qui est « mal » c’est d’apprécier les jeunes filles (mais on fait une exception pour certains, à commencer par Johnny) et où c’est donc « bien », supposé-je, où c’est peut-être même le Bien absolu, d’être ou d’être un petit peu gérontophile.

Nietzsche avait déjà parlé de tout ça: ça s’appelle l’inversion des valeurs.

Alors: funérailles nationales, sur les Champs Elysées, pour Jean-Philippe Clerc devenu Johnny Hallyday, et dont je ne sais plus trop s’il était belge, suisse, américain, français ou autre chose. Il fut en tout cas naturalisé français seulement à 18 ans, en 2006 il voulait redevenir belge, l’année suivante il s’installa en Suisse, au moins fiscalement il était américain. Voilà donc un excellent Français qui  plaît beaucoup à Macron.

« Funérailles (quasi) nationales », « hommage populaire »  pour Johnny sur les Champs Elysées.

Mais aucunes funérailles pour David Hamilton!

Pourquoi donc ce deux poids et deux mesures?

D’Abel Bonnard à David Hamilton en passant par Jean d’Ormesson, Louis Henri Jean Farigoule et Johnny, propos sur la variabilité des « dignités » et « indignités » nationales

Publié le 7 décembre 2017 par defensededavidhamilton

 

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pour l’article avec ses illustrations, c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/07/dabel-bonnard-a-david-hamilton-en-passant-par-jean-dormesson-louis-henri-jean-farigoule-et-johnny-propos-sur-la-variabilite-des-dignites-et-indignites-nationales/

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Jean d’Ormesson (qui va avoir droit me dit-on à un hommage national aux Invalides), que je n’avais personnellement rencontré qu’à une seule reprise, vers 1986 ou 1987, à l’époque où je collaborais à la Nouvelle Revue de Paris, avait été élu, en 1973, à l’Académie française dont il était le doyen d’âge.

D’Ormesson occupait le fauteuil n° 12, celui d’Abel Bonnard (1883-1968) – fauteuil qui avait cependant été attribué à Louis Henri Jean Farigoule (mieux connu comme Jules Romains) en 1946, après la seconde guerre mondiale. Abel Bonnard avait en effet été condamné en 1945 pour « indignité nationale », une peine remise à l’ordre du jour spécialement pour lui.

Lors de l’absolution judiciaire d’Abel Bonnard, à Paris, en 1960, François Mauriac s’était vivement inquiété dans Le Figaro à l’idée que son ancien ami Abel Bonnard (désormais absous de cette accusation « d’indignité nationale ») ait été en droit de venir réclamer, à Jules Romains ce douzième fauteuil. Mais Abel Bonnard n’avait plus aucune envie du tout de vivre en France, il était donc reparti pour Madrid où il était décédé, le 31 mai 1968.

Marie Merdrignac, dans Ouest France, aujourd’hui, consacre un article à l’Académie française. Elle y écrit que le fauteuil n° 12, celui qu’occupait encore récemment Jean d’Ormesson, serait « vacant ». C’est bien évidemment une erreur, quiconque connaît un tant soit peu l’Académie française sait que la vacance de ce fauteuil n’a évidemment pas été déclarée.

En revanche, la vacance du fauteuil de René Girard a été déclarée, elle, et l’élection aura lieu la semaine prochaine, le 14 décembre ( http://academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-rene-girard-f37-5  ).

Je présenterai ma candidature du 14 décembre 2017 sous le signe de David Hamilton, dont la mort n’a certes pas suscité (comme pour Jean d’Ormesson et même Johnny) d’hommage national, ou de proposition de deuil national. Je trouve cela fort dommage, personnellement.

En attendant de me représenter peut-être Quai de Conti lorsque le fauteuil de Jean d’Ormesson sera déclaré vacant, dans un an (sans doute au début de 2019).

 

L’AMI DAVID VA SE SENTIR MOINS SEUL AD PATRES

« Tout ce que vous peignez peut être retenu contre vous. » (Pierre Alechinsky)

« Thérèse rêvant » à ne pas confondre avec « Jeune fille au chat » :

Encore plus tarés que des français, les habitants de New-York ?

On a coutume de voir dans les américains de cette contrée du nord-est des États-Unis des gens un peu moins bornés et un peu plus ouverts (« européens ») que ceux des fins-fonds du pays aux mentalités primaires de sectaires protestants bien hypocrites qui divinisent avant tout cette « culture qui accepte l’artificialité des armes et de l’argent mais refuse le naturel du sexe. » (Guillaume Champeau, site Numerama, Internet).

Or, on a appris avant-hier, (cf. le New York Post du 3 décembre), que « New Yorkers call for removal of Met Painting that « sexualizes » girl », autrement dit que des new-yorkais (ou si l’on préfère : des nouilles hors quai) réclament le remisage d’une peinture du Metropolitain Museum of Art qui sexualise [sic] la jeune fille.

Une pétition circule, mais fort heureusement la direction du Musée reste de marbre comme (je suppose) les atours du bâtiment, du moins pour l’instant. Pétition où l’on peut lire le dernier prêche à la mode :

The artist of this painting, Balthus, had a noted infatuation with pubescent girls and this painting is undeniably romanticizing the sexualization of a child,” writes Mia Merrill, 30, a New York City entrepreneur who started the petition.

Given the current climate around sexual assault … The Met is romanticizing voyeurism and the objectification of children.”

*

« L’artiste de ce tableau, Balthus, avait un notable engouement pour les jeunes-filles pubères et cette peinture idéalise indéniablement la sexualisation d’un enfant », écrit Mia Merrill, 30 ans, entrepreneur new-yorkais qui a lancé la pétition. »


« Compte tenu du climat actuel autour de l’agression sexuelle … Le « Met » est en train d’idéaliser le voyeurisme et la réification [la chosification] des enfants. »

*

On peut donc constater qu’une simple peinture figurative, datant d’avant la Seconde guerre mondiale (1936 ou 38 selon les sources), donc bien « ringarde » ou « kitch » aux yeux des « modernes », par un revirement, renversement du réel, devient un objet de scandale artistico-moral en 2017 en rapport avec les soi-disant bonnes mœurs du moment. Plus scandaleux encore qu’une pissotière à la Duchamp (ce grand fumiste des ready-merdres) qui, je crois bien, se trouve dans ce même musée. Voilà quelque chose que les meilleurs critiques du pseudo-art moderne (situationnistes et autres) n’avaient pas encore envisagés, il me semble.

Personne ne sera sans remarquer que le tableau, l’unique tableau visé est celui d’un peintre français d’origine polonaise : Balthus.

Voilà donc que le deuxième de la trilogie artistique  » Nabokov (1899-1977) – Balthus (1908-2001) – Hamilton (1933-2016)  » reçoit, post mortem, du mondialisme contemporain puritain, pudibond et prude (du moins en apparence) les foudres des ligues de vertu, ou plus précisément ici de pétitionnaires à l’esprit (et aux fantasmes?) tordus. Notons que Lolita de Nabokov fut édité en France à la fin des années cinquante avant de l’être aux États-Unis ; et que David Hamilton élut domicile en France.

Que dire alors des fresques (catholiques, donc toujours nimbées de paganisme) de la Chapelle Sixtine qui ont été remises en leur état d’origine sous Jean-Paul II ? En effet, ces dernières qui abordaient la cause de la nudité originelle, oeuvre de Michel Ange et de son atelier (1505-1512) furent une première fois « censurées » et retouchées par un élève de Michel Ange à cause de la Contre-réforme (la pire époque du catholicisme en tous domaines qui singea et en rajouta sur le protestantisme naissant) et plus précisément suite aux directives du concile de Trente de 1563 ; puis d’autres voilements et caleçonnades suivirent.

C’est ainsi qu’en 1994, Jean-Paul II — que je ne savais pas espiègle — énonça que la Chapelle Sixtine était le véritable sanctuaire du corps humain et était un témoignage de la beauté de l’homme créé par Dieu. Quoi de mieux pour un dieu d’amour ? Les mal-pensants y verront de l’idolâtrie et bien évidemment une confirmation que tout le clergé romain était, est et sera de toute éternité torturé par la chair et potentiel pédéraste (pédophile comme on dit aujourd’hui).

Enfin, j’aurais une (vaine) suggestion à soumettre aux censeurs amerloques : pourquoi ne pas remplacer le tableau de Thérèse rêvant par un vrai sujet pris dans le monde réel ? Je veux dire substituer au tableau une photographie, pas une de David Hamilton, « bien sûr », mais une adaptée au Metropolitain Museum of Art de New-York ? Par exemple, celle-ci qui a fait le tour de la Terre, et qui est de Nick Ut (Vietnam, 8 juin 1972, après un bombardement au napalm) :

Mais, on me dit que ce n’est pas possible non plus. Déjà à l’époque, il fallut attendre quatre jours, soit le 12 juin pour que la photographie paraisse dans le New York Times. Non pas pour des problèmes techniques, ni même politiques, mais parce qu’il fallut quatre jours aux « grands rédacteurs » de « l’immense journal » de « la si belle démocratie pas belliciste pour deux sous » pour se décider à publier la photo d’une jeune personne nue ! Finalement, devant l’importance « choc » de cette photographie (donc somme toute, bon coût financier), elle fut publiée ; le journal s’engageant à ne pas en faire d’agrandissement (!) et, paraît-il, en floutant légèrement la région pubienne de la petite fille, Kim Phuc, qui brûlée, après 14 mois de soins et 17 opérations chirurgicales, s’en est sorti. C’est aujourd’hui une mère de famille qui vit au Canada. Elle a été nommée Ambassadrice de Bonne Volonté de l’UNESCO en 1997.

Ouais, bonne volonté… y a du boulot !

En attendant, à chacun de juger de ce qui est le plus indécent ou le plus obscène ou le plus chosifiant : le dénudé ou la guerre ? La chair ou le napalm ? …

 

COMPLÉMENT AU POÈME CI-DESSOUS

Un quelconque ou une quelconque imbécile, je ne sais plus qui c’est… ah si ! je crois que ça me revient (ce pourrait être une personne que j’ai précédemment citée et qui fantasmait sur le sort que David Hamilton réservait à ses jeunes modèles (mais il pourrait bien ne pas être le seul : je me demande s’il n’a pas piqué cette idée tordue à un ou à une autre accusateur·e·trice·toresse·teuse (j’essaye de ne pas en oublier, de crainte de passer pour un ignobl macho sexist et harceleur potentiel (sic)))), un quelconque crétin donc (mot dont on dit qu’il serait la déformation du mot chrétien, du latin christianus, innocent) affirmait par écrit que le viol était inscrit dans les photographies mêmes de jeunes filles commises par le « satyre sournois ».

Jeunes filles visage fermé, sérieux et retenu, regard triste et ailleurs, lèvres closes sans même un semblant de sourire et encore moins de rire (on réserve ça aux photos de vacances, disait David), comme figées pour certaines. Il, ils ou elles (pardon ! j’allais encore vous oublier mes princesses, ce que c’est que l’atavisme !) auraient pu évoquer les corps purs de tout fard et de tout apprêtage, hormis d’intemporels voiles chamarrés, chapeaux, foulards ou fleures (sic ; je mets un « e », c’est un mot du féminin, j’ai raison, non ?!), menus objets de décoration non précieux. Autrement dit : nature.

Photographies indubitablement post-stuprum pour les fins limiers des fantasmes et les fines psychologues de l’infâme diffamation ou si l’on préfère de la délation diffamatoire, donc…

C’est ne rien comprendre à la photographie d’art et plus généralement à l’Art, le vrai, en son entier. L’Art vrai, ce qui est tout en-haut, au-dessus même des dieux… ou de Dieu, Ernest Hello et Léon Bloy eux-mêmes (un comble !) n’ont pas dit autre chose.

Pignoufs de plumitifs diffamateurs malades et créateurs de ragots mortifères… Petits humanoïdes…

SEMPITERNELLEMENT

Poème revu et corrigé.

Photographie D. H.

 

Ô toi vaguant au coin du bois précieux,

Hume, au serein, le parfum des sapins

Lourd et empreint d’un vieux fond d’aubépin

Lorsque la brume, en suspens, dit aux cieux :

*

— Mon ciel de lit d’un coton malicieux

Sourd de la Terre et, tel un galopin,

Voudrait déjà que, sur moi, l’aube ait peint

Ses rayons d’or, vernissés, délicieux.

*

Mais, toi vibrant en jeunesse éphémère,

Tu le sais trop que la vie est chimère

Et lui enjoins de mimer l’éternel.

*

Le regard loin et le sourire enclos,

Tu infléchis le souhait, frais éclos,

D’un temps sacré et monde maternel.

*

Variantes de : Ô toi vaguant au coin du bois précieux, :

Ô toi trônant au coin du bois précieux, ;

Ô toi sourdant au coin du bois précieux,

Variante de : Mais, toi vibrant en jeunesse éphémère, :

Mais toi trônant en jeunesse éphémère,

 

 

« Advice to little girls » (Mark Twain) : aïe aïe aïe que Madame Flavie Michu Michue va-t-elle pas encore libérer sa parole?

Publié le 1 décembre 2017 par defensededavidhamilton

 

pour l’article illustré, c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/01/advice-to-little-girls-mark-twain-aie-aie-aie-que-madame-flavie-michu-michue-va-t-elle-pas-encore-liberer-sa-parole/

 

***

Le prochain qui va avoir (ou pourrait avoir) des problèmes (pour le sac de plastique, c’est trop tard, il est déjà mort), le prochain dont des sans oeuvre vont déclarer vouloir rendre l’œuvre infréquentable, c’est (qui sait?)  Samuel Langhorne Clemens, né le 30 novembre 1835 à Florida dans le Missouri (États-Unis) et mort le 21 avril 1910 à Redding, Connecticut (États-Unis), dit Mark Twain.

Parce que voilà, en 1908, il a dit par exemple ceci : “I suppose we are all collectors… As for me, I collect pets: young girls — girls from ten to sixteen years old; girls who are pretty and sweet and naive and innocent — dear young creatures to whom life is a perfect joy and to whom it has brought no wounds, no bitterness, and few tears.1

Et le grand écrivain se faisait photographier avec des jeunes filles, Madame Michu! Il jouait aux cartes ou au billard avec!

Et son livre, « Advice to young girls » ! Avec des illustrations d’un Vladimir en plus (mais non, c’est pas Nabokov!)

Bref, la chasse aux « sorciers » continue. Ou encore, elle ne fait que commencer.

Curieuse, vraiment,  cette propension à vouloir faire correspondre le passé aux dogmes moraux du présent…2

Si l’opération était menée, il faudrait jeter aux flammes pratiquement toute la littérature, la poésie, la peinture, la sculpture et la photographie du passé…3

Et dans les écoles, on apprendrait que la littérature française a commencé avec Madame Michu. Flavie Michu.Michue en écriture « inclusive ».4

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Notes de moi (J.-P. F.)

1 – Soit en français quelque chose comme : Je suppose que vous êtes tous collectionneurs… pour ce qui est de moi, je fais la collecte de chouchoutes : des jeunes filles – filles entre dix et seize ans ; filles qui sont mignonnes et douces et naïves et innocentes – chères jeunes créatures pour qui la vie est joie parfaite et à qui il n’est advenu aucune blessure, aucune amertume et peu de larmes.

2 – Passé jugé pourtant rétrograde, réactionnaire, victorien. Éclatante époque victorienne à l’avant-garde du capitalisme, qui vit 1/ l’explosion de l’industrie et de la finance, la multiplication d’innovations techniques, son lot de déshumanisation des classes laborieuses et de contestation sociale violente ; 2/ l’éclosion éphémère de pseudo-sciences humaines (tels le darwinisme social, dont le chantre français fut Zola, la phrénologie et la physiognomonie à la Lombroso qui « reconnaissait » les criminels à leur tête et dénonçait l’antisémitisme comme une pathologie) ; 3/ le tout dans une atmosphère de puritanisme à faux-culs et à poufs, et d’hypocrisie anglicane exacerbée. Ce qui n’est pas sans certaines analogies, sur les trois points, avec l’ère sarkhollando-macronienne.

3Une bonne part de l’art religieux y compris.

4 – Ou plus précisément, selon le canon en vogue de ladite écriture « inclusive » après avoir connu ceci pendant des années : Michu(e) : Michu·e avec un « point du milieu » ou « point central » que l’on ne trouve que dans les caractères spéciaux ; effectivement, c’est assez spécial !   Pauvre monde décati ! Et borné… Pauvr géni humain (sans ‘e’ puisque masculin, hein ! c’est bien ça ?). Au fait, pour de vrai, vous connaissez le féminin de « génie » ? Non, et bien il paraît que c’est « génisse ».

Quelques films conseillés en guise de CONSOLATION (ah ah ah ah ah ah ah !) au néo-puritanisme des sheriffes féministes planétaires de la délation Publié le 30 novembre 2017 par defensededavidhamilton

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/30/quelques-films-conseilles-en-guise-de-consolation-ah-ah-ah-ah-ah-ah-ah-au-neo-puritanisme-des-sheriffes-feministes-planetaires-de-la-delation/

 

Mes toutes prochaines propositions à mon protecteur, Macron, pour la France qui balance!

Publié le 29 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

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A peine élu à l’Académie française, le 14 décembre 2017, je rencontrerai donc Emmanuel Macron à l’Elysée.

Par mon activité d’académicien, chaque jeudi, je proposerai entre autres de promouvoir et de mettre en œuvre  l’amitié et la parfaite égalité entre chiens et chats, sans parler des porcs et des truies.

Je suggérerai d’ailleurs, avec toute la fermeté nécessaire,  que l’on s’élève contre toute insupportable discrimination basée sur l’appartenance à la race porcine, ou mieux encore aux races porcines, qu’elles soient à oreilles tombantes (Race craonnaise, Race Normande, Porc de Miélan, Race Bretonne, Race Lorraine, Race Boulonnaise, race Flamande, Race de Bourdeaux ou Drômoise) ou à oreilles dressées ou horizontales (Races de Loches et de Montmorillon, Race Périgourdine, Race de Cazères, Race Béarnaise, Race Marseillaise, Race Bressanne) et pardon si j’en oublie.

Balance toute discrimination, dirai-je. Ce sera une société admirable. Balance ton Porc. Balance ton Canari. Balance ton Poisson rouge. Balance ton Flamant.

Tout le monde balancera tout le monde. Une fois que tout le monde aura balancé tout le monde, restera à balancer qui te balance. La balance simultanée, comme l’orgasme du même nom. Ah ça balancera !

Enfin, je proposerai au Président, protecteur de l’Académie française, que les mauvaises pensées, les pensées concupiscentes, les arrière-pensées graveleuses, les rêves libidineux et les fantasmes lubriques soient aussitôt verbalisés et impitoyablement punis par une police de l’amnésie traumatique et des arrière-pensées.

O.M.

Nous portons le deuil de David Hamilton

Olivier Mathieu, écrivain, candidat à l’Académie française le 14 décembre 2017 au fauteuil de René Girard, sous le signe de David Hamilton.

Roland Jaccard, écrivain, romancier, essayiste, éditeur, psychologue.

Phrère Jac, situationniste (Paris), auteur d’un texte dans « C’est David Hamilton qu’on assassine » (livre d’Olivier Mathieu, édité par Jean-Pierre Fleury, et préfacé par Roland Jaccard)

Agnès Degrève, auteur d’un texte dans « C’est David Hamilton qu’on assassine », doctorante en philologie et histoire orientales (Université catholique de Louvain)

C.D., professionnelle de l’édition, directrice d’un magazine paraissant en France, auteur d’un texte dans « C’est David Hamilton qu’on assassine »

Sébastien Guillet, écrivain, cinéaste, auteur d’une vidéo intitulée « L’été n’arrive qu’une fois »

Jean-Pierre Fleury, écrivain, éditeur, docteur en sociologie.

David Hamilton et son miraculeux suicide le Jour du Cochon…

Publié le 28 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

***

Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie l’Université de Nantes:

  • On assiste en ce moment à une formidable campagne en faveur de « l’amnésie traumatique ». J’en ai déjà parlé, j’en reparlerai sans doute, pour ne pas dire certainement, un jour ou l’autre. Mais qu’en pensez-vous?

Olivier Mathieu, écrivain:

  • Une terrible campagne médiatique, en effet. Et j’emploie terrible dans le sens qu’il a. Pas dans le sens, qu’il n’a pas, où l’employait Johnny en disant « cette fille, elle est terrible ».

Jean-Pierre Fleury :

  • L’amnésie traumatique n’est-elle pas une espèce d’invention, rejetée par le monde scientifique?

Olivier Mathieu :

  • Je partage globalement cette opinion. Qu’il convienne de poursuivre et le cas échéant de punir des crimes, c’est le rôle des sociétés. Cela dit, et bien dit, on peut se poser bien des questions. Un viol sur enfant, par exemple, est-il davantage horrible que le viol d’une vieille femme? Je pense qu’il l’est tout autant. Mais pas forcément davantage.  Ce que je ne voudrais pas, c’est que l’amnésie traumatique soit de l’ordre de la  lubie et de la vengeance.  Imaginons même que Flavie Flament (qui y pratiquait le naturisme avec ses parents) ait vu David Hamilton nu au Cap d’Agde. Chose à prouver, car personnellement je n’y étais pas et je n’ai jamais vu que des photos de lui habillé. Mais même si quelqu’un est en mesure de décrire la nudité, ou par exemple le système pileux de quelqu’un, cela ne me semble pas argument probatoire de viol. Quand j’étais petit, j’ai vu des membres de ma famille nus (d’ailleurs, ils pratiquaient eux aussi le nudisme) mais ils ne m’ont pas violé… La question est et elle demeure que sans preuves matérielles, sans preuves médicales, sans des preuves de mille natures, la reconnaissance d’un « viol » est tout simplement impossible, surtout des décennies après… Cela reste de simples affirmations unilatérales, des allégations qui n’engagent strictement qu’elle, comme dans le cas de Flavie Flament. Tant que le droit sera ce qu’il est, rien ne remplacera jamais, en tout cas c’est à espérer, l’argument probatoire: la preuve !

Jean-Pierre Fleury:

  • Donc, ce que vous dites est : prudence!? Comme vous le savez, les Américains ont connu beaucoup d’excès en la matière notamment dans les années 1990. Tout cela est documenté. Des gens ont été accusés – comme David Hamilton, par exemple, l’a été –  par de présumées victimes qui pouvaient même être de bonne foi, sur la base de « souvenirs » qui leur étaient revenus des dizaines d’années après les faits présumés mais dont on s’est aperçu, dans trop de cas, que ces souvenirs étaient complètement bidonnés: ils avaient été fabriqués par les psy ceci et psy cela.

Olivier Mathieu :

  • Vous avez totalement raison. La question est que l’on ne peut pas condamner quelqu’un sur les seules allégations d’une personne qui, des dizaines d’annèes après, déclare avoir souffert d’amnésie traumatique… Sinon, on entrerait dans une époque de folie complète, et de dictature larvée. On entrerait dans une nouvelle « religion ». Ce n’est pas parce qu’une personne déclare qu’elle a été violée il y a trente ou quarante ans que c’est forcément vrai.  Ce n’est pas parce qu’elle est sincère, ce n’est pas parce qu’elle est convaincue de ce qu’elle dit que c’est forcément vrai. Par exemple, il y a des millions de gens, de croyants, qui ont la certitude que le monde a été créé en sept jours par « Dieu ». Ils ont donc cette certitude, et on la leur laisse. Mais est-ce que quelqu’un va me dire que ça aussi, c’est une preuve « scientifique »?… Comprenons-nous bien. Il ne s’agit pas, pour moi, de nier le « traumatisme » qu’a pu éprouver quelqu’un qui a effectivement été violé.  Il ne s’agit pas non plus de nier le traumatisme de quelqu’un qui a été induit par son psy à s’inventer sincèrement des souvenirs, mais de faux souvenirs. Mais une et une seule chose reste claire pour moi, comme je crois et je veux croire pour toute personne sensée. Il est impossible de faire – et cela, pour le viol sur mineurs – une exception aux principes généraux et pratiquement universels de la justice. J’entends par là qu’on ne peut pas supprimer la nécessité sine qua non,  pour celui ou celle qui porte une accusation (et une accusation aussi grave), de démontrer la réalité et la véracité des faits en question.  En d’autres termes, si David Hamilton avait été visé par un procès (et il ne l’a pas été), la justice n’aurait pas pu courir le risque de punir un innocent. Si, pour obéir à la campagne féministe planétaire actuellement en oeuvre, on introduisait dans la loi française un principe exceptionnel pour le viol sur mineurs, un principe qui donnerait alors  à l’accusation une apparence et un vernis de bonne foi systématique, alors on aurait ouvert la boîte de Pandore de l’injustice!…

Jean-Pierre Fleury:

  • On passerait des « lois mémorielles » aux « lois mémorielles traumatiques »…

Olivier Mathieu:

  • En ce qui concerne cette « amnésie traumatique », on en arriverait à un paradoxe. Jadis on condamnait les gens parce que leurs accusateurs se souvenaient et démontraient qu’ils ne mentaient pas et se souvenaient de faits réels et effectivement délictueux ou criminels. Demain, on condamnerait en revanche parce que des femmes NE se souviendraient PAS, parce qu’elles auraient oublié, parce qu’elles se souviendraient à l’improviste. Or, il convient de le rappeler et que cela plaise ou ne plaise pas à Madame Flament et à ses consoeurs et amies, des souvenirs et, mieux, des allégations de souvenirs ne sauraient – par bonheur – avoir une valeur probatoire. Ce ne sont que de simples allégations. En droit, du vent.

Jean-Pierre Fleury:

  • Je crois moi aussi que la campagne de presse actuelle, que vous définissez comme une campagne de presse féministe planétaire, et que l’on pourrait sans doute définir aussi par un mot anglais, celui de  lobbying, n’a pas grand-chose à voir avec la justice la plus élémentaire. Pourtant, elle s’en revendique. En vérité, me semble-t-il, elle bafoue et met à bas les principes les plus classiques du droit puisqu’elle sacralise les allégations des accusatrices, et cela de façon systématique, au détriment de la parole de l’accusé.  Je ne suis pas certains que la conception de la justice du Moyen Age, celle que  nos modernes féministes définiraient probablement et avec mépris comme « moyenâgeuse », fût vraiment différente ou inférieure…

Olivier Mathieu:

  • Si tout cela se met en place, on ouvrira des procès. Les journaux donneront la parole à des actrices victimes (victimes présumées et, souvent, actrices présumées aussi). On s’en prendra à des « mauvais » présumés. Hélas, je crains que les gens pauvres, les femmes anonymes, celles qui ont été violées dans des banlieues par exemple, ne pourront avoir accès à tout cela. Les avocats et les psys, ça coûte cher. Tout le monde ne peut pas se le permettre. Oui: ouvrir des procès, cela signifie aussi enrichir des avocats et des psys. Sans parler des sous qui seront demandés aux accusés. Car les victimes (ou présumées telles), en tout cas certaines victimes du monde bling bling souffriront d’amnésie jusqu’à un certain point, mais pas au point d’oublier de chercher à gagner en notoriété, en victimisation et en bon pognon… Vous parliez des Etats-Unis, cher Jean-Pierre Fleury. Là-bas, beaucoup de psys se sont fait une spécialité, si j’ose dire, dans la création de faux souvenirs, de souvenirs induits, et ils ont parfois recours dit-on non seulement à la suggestion, mais encore à l’hypnose. On peut imaginer, et faire davantage qu’imaginer, qu’ils prennent leur pourcentage sur les dommages et intérêts éventuellement obtenus. L’appât du gain…

Jean-Pierre Fleury :

  • Comment conclure?

Olivier Mathieu:

  • Aucun écrivain, aucun journaliste, aucun juriste sensé ne devrait sérieusement défendre la conception de « l’amnésie traumatique ». A moins de prétendre bouleverser le droit tel qu’il est connu aujourd’hui… En droit, faut-il le rappeler, le doute profite et doit profiter toujours à l’accusé. Aucune condamnation ne peut jamais se baser sur des propos, si ces propos ne sont que des allégations unilatérales. Cela dit, il y a pire. Il faudra comprendre (et ce sera aux historiens de l’avenir de le faire) pourquoi et comment des groupuscules féministes sont soudain soutenus inlassablement, et cela depuis plusieurs mois, par l’ensemble du monde médiatique occidental en général et français en particulier. D’où tout cela est-il né?… Qui a en quelque sorte décidé que l’on devait revenir à la guerre des sexes jadis décrite par Nietzsche?…

Jean-Pierre Fleury:

  • De la pseudo-science?…

Olivier Mathieu:

  • Mais combien, je le crains, d’erreurs judiciaires à venir… Mais j’ai encore deux craintes.

Jean-Pierre Fleury :

  • Lesquelles?

Olivier Mathieu:

  • Que l’on veuille aboutir à un véritable apartheid entre le sexe masculin et le sexe féminin. On y arrive d’ailleurs, ou pire encore on y est déjà. Médicalement, les femmes n’ont plus besoin des hommes, par exemple, pour avoir des enfants… Maintenant, on entend dire que la parole des femmes – quand elles accusent des hommes de les avoir violées – ne saurait être mise en doute… Je connaissais l’infaillibilité pontificale… Pour l’Église catholique, le  dogme selon lequel le pape ne pourrait se tromper (!!!) dans son pouvoir ordinaire et extraordinaire lorsqu’il s’exprime ex cathedra en matière de foi et de morale… Et maintenant, l’infaillibilité de la parole des accusatrices féministes?… Vous comprenez, cher Jean-Pierre Fleury, qu’on baigne – ou que l’on va baigner – dans la folie complète et totale? Et enfin, une dernière chose.

Jean-Pierre Fleury :

  • Je compte écrire un livre entier pour répondre à une question très simple. Que s’est-il réellement passé le 25 novembre 2016? Comment est mort David Hamilton, et pourquoi? Par quel fantastique miracle, ayant 365 jours en 2016 pour se suicider, ou 329 si vous préférez, David Hamilton se serait-il « suicidé » justement le 25 novembre? Pourquoi, par quelle mirifique coïncidence, par quel extraordinaire hasard, ou pour quelle autre raison se serait-il (s’il s’est) « suicidé » le jour de la journée de la violence contre les femmes? Je vais poser des questions à beaucoup de gens, je vais demander cela y compris à des mathématiciens, à des spécialistes de logique et de statistique aussi… Le 25 novembre, me dit-on, cinquième jour du mois de frimaire dans le calendrier républicain, était dénommé « jour du cochon ». Coïncidence, hasard, me direz-vous. Mais certainement… Moi, je vais pourtant enquêter là-dessus. Mon enquête, relayée par mes collaborateurs, avance. Un miracle, non? David Hamilton qui disait craindre pour sa vie, David Hamilton qui voulait porter plainte pour diffamation, David Hamilton qui ne risquait rien judiciairement, David Hamilton qui n’avait jamais été condamné à rien, qui choisit pourtant de se « suicider » juste le Jour du Cochon. Juste un an avant « balance ton porc« . Un précurseur! Et qui se suicide avec la porte ouverte, puis dont l’acte de décès (après autopsie!) indique que le jour de son décès n’a pu être déterminé… Extraordinaire non? PS : pas de sac de plastique pour moi, merci

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury.

La grande chasse médiatique au « sorcier » David Hamilton

Publié le 28 novembre 2017 par defensededavidhamilton

***

Tout le monde connaît, tout le monde emploie l’expression de « chasse aux sorcières », parfois à tort, quand il s’agit d’évoquer un jugement abusif conduisant, généralement, à la mort de l’accusé(e).

De quoi d’autre s’agit-il dans l’affaire David Hamilton?

Les « sorcières » d’autrefois ont été jugées et, dans un grand nombre de cas, réellement exterminées. Ce fut le règne de l’arbitraire. Mais combien de lieux communs à réviser! Pour autant que je sache, la chasse aux sorcières ne fut pas organisée par l’Inquisition et donc par l’Eglise catholique.

N’en déplaise à ceux qui croient encore que le Moyen Âge aurait été une période d’obscurantisme, de mal absolu et de fanatisme, il leur faudrait apprendre l’Histoire et donc, pour commencer, fermer les livres d’histoire officielle.

La chasse aux sorcières… n’a pas eu lieu au Moyen Age! Elle a principalement, voire exclusivement eu lieu – approximativement entre 1550 et 1650 – pendant la période appelée « Renaissance ».  Il est donc inutile d’évoquer le Moyen Age. Mais il y a davantage: peut-être ferait-on bien de parler de ceux qui subissent, ont subi ou subiront une « chasse aux sorcières » au vingtième siècle, et aujourd’hui en 2016. Et si le dernier d’entre eux (le dernier en date) s’appelait David Hamilton?…

Quel fut le nombre de victimes des chasses aux sorcières de l’époque de la Renaissance? Inutile d’employer des chiffres « symboliques » ou destinés à frapper l’imagination et la sensibilité, ou la sensiblerie, des gens.  S’il y a eu des dizaines de milliers de morts dans toute l’Europe, il s’agit d’ores et déjà là de chiffres énormes pour l’époque.

S’il y en a un seul aujourd’hui, c’est trop.

Rien d’étrange, je crois, de parler de « chasse aux sorcières » en ce qui concerne David Hamilton. Ou, si l’on préfère, de chasse aux sorciers (car ce ne sont pas seulement des femmes qui ont été brûlées sur les bûchers, mais également voire surtout des hommes).

Exactement comme dans les procès en sorcellerie de jadis, des gens que l’on a ameutés et apeurés ont fait trop vite, hélas, l’amalgame entre un David Hamilton et un Marc Dutroux. (David Hamilton: «C’est la chasse aux sorcières depuis l’affaire Dutroux. Ce mec a tout foutu en l’air.» )

Les sorcières et les sorciers furent jugés, sous la Renaissance, par des magistrats laïcs, qui rendaient leur « Justice » au nom du pouvoir. Des magistrats laïcs voire davantage laïcs – mais ce serait un autre débat – que les journalistes de 2016.

Au XVIe siècle, la mise en accusation d’une « sorcière » (ou d’un « sorcier »)  se faisait sur dénonciation. Les choses ont-elles vraiment beaucoup changé?  Non. C’est sans doute un fait intemporel, et spécifiquement humain: les « victimes » présumées cherchent toujours un coupable à leurs malheurs et vont dénoncer un quelconque bouc émissaire auprès des juges.

Paradoxalement, sous la Renaissance, c’était donc ceux qui croyaient aux sorcières (ou aux sorciers) qui dénonçaient des innocents auprès de magistrats qui, eux aussi, devaient être convaincus de l’existence des sorcières (et des sorciers).

Le paradoxe est réellement étonnant: des gens qui ne croyaient pas dans la « sorcellerie » ont été brûlés – à la Renaissance, pas au Moyen Age – sur ordre de magistrats qui croyaient aux sorcières, sur plainte de gens qui y croyaient aussi!

C’est bien de ceci qu’il s’est agi, et qu’il s’agit, je le crains, dans l’affaire David Hamilton. Un homme qui n’a jamais été condamné pour « viol » ou pour pédophilie, un homme a été l’objet d’accusations (des accusations qui étaient en outre couvertes par le délai légal en vigueur de la prescription), un homme a été accusé d’être un « sorcier » par des gens (Mme Flament et Ardisson) qui, évidemment, croient ou ont fait semblant de croire en l’existence des « sorciers ».

On pourrait facilement énumérer, tout au cours de l’Histoire, les peuples ou les individus, ou les catégories d’individus qui ont été voués à la mort, au bûcher, à l’extermination par des gens qui semblaient considérer comme leur mission sacrée de combattre le mal, le mal absolu, le Diable, Belzébuth…

Hier, le sorcier (présumé) ou la sorcière (présumée) étaient arrêtés et jetés en prison, puis interrogés (c’est-à-dire sauvagement torturés).

Aujourd’hui, en 2016, les choses sont-elles vraiment plus subtiles? Ardisson insulte, à la télévision, un homme de 83 ans, sans doute désargenté, qui s’appelait David Hamilton. Des milliers d’internautes commencent à hurler, avec les loups, sur les « réseaux sociaux ». Menaces de mort et insultes contre David Hamilton, par tonnes. Aucune justice ne s’en préoccupe. Aucun « modérateur » n’efface ces insultes et ces menaces de mort. Personne ne songe à poursuivre en justice les auteurs de menaces de mort et d’insultes. Aucun avocat ne s’occupe, visblement, des affaires de David Hamilton. A croire qu’il n’avait pas d’avocat: ce qui accrédite la thèse selon laquelle il n’avait plus d’argent.

Les juges chargés de juger et de condamner les sorcières, sous la Renaissance,  avaient l’habitude de confronter les « sorcières » et les « sorciers » présumés à des « témoins ». De ce point de vue, comme on le voit, rien n’a changé. Sauf que même sous la Renaissance, il y avait des juges, chargés de rendre la justice par l’Etat. Aujourd’hui, ce sont les journalistes, certains journalistes, qui se substituent eux-mêmes à la Justice…

Hier, les « sorcières » et les « sorciers »  étaient accusé(e)s d’adorer le Diable, le mal, le mal absolu, Satan, appelez-le comme vous voulez. Les « sorcières » et les « sorciers » étaient confronté(e)s à des « témoins ». Pour les plus récalcitrants,  restait l’épreuve par l’eau. Le présumé sorcier était jeté, pieds et poings liés, dans un puits, parce que les sorciers auraient flotté à la surface.

On te jetait dans un puits, pieds et poings liés: si tu flottais, tu étais un sorcier et on te brûlait sur un bûcher. Si tu te noyais, tu étais innocent… Innocent mais mort.

En 2016, quelles possibilités s’offraient à David Hamilton? Quelles possibilités avait donc un homme de 83 ans, sans argent et sans avocat, pour lutter contre les accusations de Mme Flament dans un livre paru chez Lattès, accusations relayées par pratiquement l’ensemble de la presse pipole, pour ne pas dire l’ensemble de la presse française et internationale ? (Seule exception, exception notable, un article de Régis de Castelnau dans Causeur. Et un autre sur Boulevard Voltaire. Et un article de blog sur Mediapart. Et le blog de Jean-Pierre Fleury, écrivain: https://lequichotte.wordpress.com ).

Subir non l’épreuve de l’eau, mais celle de la télé, tel a été le sort réservé à David Hamilton? Constater qu’une chaîne de télé laissait insulter un homme – un homme qui, la loi française le dit, devait être considéré comme innocent jusqu’à l’établissement éventuel de la preuve d’une sienne culpabilité – et que tous les journaux, d’un même mouvement, se rangeaient du côté de l’accusatrice?

Entre « l’épreuve de l’eau » et le « bûcher », David Hamilton qui arivait de toute façon au terme de sa vie a peut-être choisi le suicide (si c’est en effet d’un suicide qu’il s’est agi). Saura-t-on jamais la vérité? Qu’il ait eu une crise cardiaque, qu’il se soit suicidé, ou – pire encore – qu’il ait été assassiné, qu’en saura-t-on? Je le répète, un mois avant son décès, David Hamilton disait craindre pour sa vie. Son nom, son adresse, son téléphone étaient sur les pages blanches de l’annuaire téléphonique.

Il a été retrouvé un mois plus tard, avec un sac en plastique sur la tête, et la porte ouverte. C’est du moins (ce détail du sac en plastique et de la porte ouverte) ce qu’on lit dans la presse. Y a-t-il eu enquête? La presse n’en dit rien. Où a été enterré David Hamilton? Quand? La presse n’en dit rien. Etrange déontologie journalistique…

Sous la Renaissance (et pas au Moyen Age),  les juges avaient besoin de l’aveu explicite de la « sorcière » ou du « sorcier » présumés… La lecture de tous les livres consacrés à l’argument des chasses en sorcellerie le confirme. Il fallait un aveu, un aveu à tout prix, généralement obtenu sous la torture.

Ici, Mme Flament se transforme aussi en psychologue. Le « suicide » de David Hamilton est, assure-t-elle, un « aveu ». Mais en quoi un suicide est-il forcément le signe d’un aveu?

« Es-tu un sorcier? Es-tu une sorcière? » demandait-on à l’accusé. « Es-tu un sorcier? Es-tu une sorcière? » demandait à l’accusé (qui n’était pas un sorcier) quelqu’un (juge ou bourreau) qui y croyait…

Si la réponse était « non », on passait à la torture, qu’on veuille l’appeler torture d’Inquisition ou torture d’Etat.

La torture, dans les procès de sorcellerie, portait souvent à mort d’homme (ou de femme). Naturellement, face à la douleur physique, combien de « sorcières » ou de « sorciers » ne finissaient-ils pas par « avouer » ce qu’ils n’avaient jamais commis!?

Un beau choix, en vérité. Ou tu n’avouais pas, et tu mourais torturé. Ou tu « avouais », pour faire cesser la douleur, et tu étais condamné à mourir sur le bûcher, observé par la populace des voyeurs qui rigolaient avec la satisfaction d’être « bons », puisqu’ils avaient dénoncé et vaincu le diable…

Le parallèle avec la télévision de 2016 me semble assez clair.

Aujourd’hui,  tu es condamné à mourir, observé par la populace des voyeurs de la télé qui rigolent avec la satisfaction d’être « bons », puisqu’ils ont dénoncé et vaincu le diable…

Et pourtant, un espoir… Le 28 novembre 2016, presque au moment même de la mort de David Hamilton, un livre prenait courageusement la défense du grand photographe.

Un livre dont – tiens ! – personne ne parle!!!

L’auteur fustige pourtant « un Occident qui n’est pas loin de rallumer le bûcher des sorcières — au nom de la liberté, bien entendu. Le photographe David Hamilton, qui fut pendant dix ans universellement célébré pour ses photos d’évanescentes  jeunes — très jeunes — filles nordiques, en a su quelque chose quand son œuvre a été décriée, lui-même menacé de poursuites« …

A LIRE :

https://blogs.mediapart.fr/jacques-delivre/blog/301116/la-mort-du-photographe-david-hamilton-0

Jean-Pierre Fleury:

https://lequichotte.wordpress.com

 

Nous portons le deuil de David Hamilton

Olivier Mathieu, écrivain, candidat à l’Académie française le 14 décembre 2017 au fauteuil de René Girard, sous le signe de David Hamilton.

Roland Jaccard, écrivain, romancier, essayiste, éditeur, psychologue.

Jean-Pierre Fleury, écrivain, éditeur, docteur en sociologie.

Phrère Jac, situationniste (Paris), auteur d’un texte dans « C’est David Hamilton qu’on assassine » (livre d’Olivier Mathieu, édité par Jean-Pierre Fleury, et préfacé par Roland Jaccard)

C.D., professionnelle de l’édition, directrice d’un magazine paraissant en France, collaboratrice du livre « C’est David Hamilton qu’on assassine » (livre d’Olivier Mathieu préfacé par Roland Jaccard)

Sébastien Guillet, écrivain, cinéaste, auteur d’une vidéo intitulée « L’été n’arrive qu’une fois »

David Hamilton et Marc Dutroux : on ne peut comparer l’incomparable.

Publié le 27 novembre 2017 par defensededavidhamilton

***

Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes:

  • Olivier Mathieu, on parle beaucoup ces derniers temps d’une phrase de David Hamilton sur Marc Dutroux. Qu’en pensez-vous?

Olivier Mathieu:

  • Oui, on en parle beaucoup et on en détourne le sens… Après avoir rappelé que toute phrase d’un entretien est rapportée par le journaliste auteur de l’entretien, et qu’elle est donc plus ou moins authentique et plus ou moins correctement rapportée, je rappelle que cette phrase de David Hamilton semble être: « Marc Dutroux a tout foutu en l’air ».

Jean-Pierre Fleury :

Olivier Mathieu :

  • Les choses sont donc claires. David Hamilton rejetait la « pédophilie ». Il estimait que ses photographies NE relevaient PAS de la « pédophilie ». Il rejetait aussi la chasse aux sorcières qui avait lieu – au moins selon lui – depuis la triste affaire Dutroux. L’affaire Dutroux, pour ce que j’en sais, est une affaire d’enlèvement, de séquestration, de viol et de meurtre. Les parents des pauvres victimes auraient certainement souhaité et espéré que la police belge s’occupe mieux de l’affaire Dutroux, quitte à délaisser d’autres tâches!

Jean-Pierre Fleury:

  • Et jusqu’à preuve du contraire, David Hamilton n’a en effet enlevé, séquestré, violé et tué personne. Il n’a été l’objet d’aucune condamnation pour enlèvement, séquestration, viol ou meurtre. Et il ne le sera jamais, à moins qu’on ne vote une lex hamiltoniana condamnant David Hamilton après sa mort…

Olivier Mathieu :

  • Mieux encore, il a souvent condamné la pornographie. Mais c’est ici qu’est le paradoxe: la société qui a inventé et promu la pornographie sous sa forme actuelle, celle du Vingtième siècle – une forme de diffusion massive, technologique, grégaire de la pornographie – c’est cette société-là qui « condamne » et accable David Hamilton, qui était un photographe et un poète de l’érotisme… On rejette l’étotisme et en attendant, des tas de gens se font du fric avec la pornographie, les acteurs de pornographie, les producteurs de pornographie, les diffuseurs de pornographie, les sites de pornographie, etc, etc, etc… On a sali l’imaginaire des masses avec la pornographie de masse. Or voyez-vous, personnellement, je préférerais que mon fils admire des photos de David Hamilton plutôt qu’il ne regarde des films pornographiques d’une bêtise, d’une laideur, d’une médiocrité infinies…

Jean-Pierre Fleury:

  • Revenons à Marc Dutroux…

Olivier Mathieu:

  • Citons un autre entretien de David Hamilton.Serait-il possible en 2007 de photographier de très jeunes filles nues ?DAVID HAMILTON: Non, malheureusement. Dutroux a détruit tout cela et depuis on ne parle que de pédophilie, de perversité. J’ai connu 25 ans d’une extraordinaire liberté. J’aimais la beauté nordique, une certaine ossature, des peaux, des yeux clairs. Je n’ai photographié que cela. Désormais, toutes mes jeunes filles sont grand-mères : elles se sont mariées, elles ont eu des enfants. Je les ai saisies avant la routine, avant que leur vie devienne sérieuse.Comment expliquez-vous ce changement du regard posé sur votre œuvre ?

    DAVID HAMILTON: Il y a clairement eu un avant et un après. En même temps que les affaires de pédophilie, très relayées par la presse, le monde a changé. Aujourd’hui, même chez les artistes, on ne s’intéresse plus à la beauté. Tout n’est que colère, violence : plus c’est vulgaire, mieux c’est. Nous avons changé d’époque.

    https://www.ladepeche.fr/article/2007/09/25/22891-expo-la-nostalgie-david-hamilton.html#ODCzF2J05P12icZt.99

Jean-Pierre Fleury:

  • Quelle lecture en faire?

Olivier Mathieu:

  • Je crois comprendre le français. Dans plusieurs de ses entretiens, David Hamilton parle de Dutroux en l’appelant, par exemple, « ce mec ». Il ne lui manifeste donc aucune sympathie. Il lui reproche ses actes. Il lui reproche d’avoir commis des actes qui ont indirectement éclaboussé son oeuvre de photographe à lui. Il dit qu’il y a eu un avant et un après.

Jean-Pierre Fleury:

  • Grands Dieux! Un avant et un après! David Hamilton avait dit qu’il y avait eu un avant et un après l’affaire Dutroux! (Rire)

Olivier Mathieu:

  • (Rire) Christian De Valkeneer, magistrat belge, a déclaré : « Il y a eu un ‘avant’ et un ‘après’, une révolution culturelle au sein de la justice. »

Jean-Pierre Fleury :

  • Mais là, cher Olivier Mathieu, rendons-nous compte! C’est David Hamilton qui avait osé parler d’un « avant » et d’un « après » Dutroux! (Rire).

Olivier Mathieu:

  • En effet, tout le monde a parlé d’un avant et d’un après Marc Dutroux… Il y a eu des livres sur ça…

Jean-Pierre Fleury :

  • Oui, c’est « amusant », si on peut dire. Des dizaines de gens ont parlé d’un avant et d’un après Marc Dutroux. Y compris des magistrats, des écrivains… Mais si David Hamilton osait parler en ces termes-là, alors lui était un « mauvais ». Il avait beau dire que Dutroux, « ce mec », avait « tout foutu en l’air », pour les idiots David Hamilton était « pire que Dutroux », pratiquement…

Olivier Mathieu:

  • Heureusement que David Hamilton n’avait pas un chien, vous voyez ce que je veux dire?…

Jean-Pierre Fleury:

  • (Rire) Oui, je vois ce que vous voulez dire.

Olivier Mathieu:

  • En conclusion, c’est très simple. Je ne vois aucun rapport entre David Hamilton – un photographe de jeunes filles pures, innocentes, des photographies esthétiquement belles – et Marc Dutroux. Je ne vois aucun rapport entre les condamnations judiciaires que le premier (David Hamilton) n’a jamais reçues, et celles que le second (Marc Dutroux) a reçues. On compare, ici, l’incomparable. Il n’y a aucun rapport entre David Hamilton et Marc Dutroux.

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury.

 

 

Un commentaire pour David Hamilton et Marc Dutroux : on ne peut comparer l’incomparable.

  1. Catherine D. dit :27 novembre 2017 à 13:02L’énorme différence est que la jet-set, les politiciens, la police et la justice ont laissé tomber David Hamilton puisque Flavie la justicière se chargeait de tout pour mettre en avant sa pomme – belle aubaine – et principalement de détourner l’attention sur un sujet faux qui brouille l’atroce réalité des réseaux pédophiles alimentés par Dutroux et ses semblables, et cela probablement et souvent pour la jet-set, certains politiciens, petit monde de monstres qui se tiennent tous par la barbichette…

L’ART DES NUANCES

Harvey Weinstein à une époque où, étant puissant (finalement, Hollywood avait été en quelque sorte fondée pour qu’existent des Harvey Weinstein), il avait autour de lui beaucoup de femmes, souvent jeunes, qui formaient la cour de ce « roi » – chaque époque a les rois qu’elle mérite. Elles formaient un troupeau de courtisanes. Aujourd’hui, c’est d’un troupeau de dénonciatrices qu’il s’agit… Le caractère grégaire demeure.

La grande question au sujet de David Hamilton, l’indéfendable

Publié le 25 novembre 2017 par defensededavidhamilton

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/25/la-grande-question-au-sujet-de-david-hamilton-lindefendable/

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Il y a une évidence, pour moi, depuis longtemps.

Cette évidence, c’est qu’en France, tu peux défendre qui tu veux – tu peux défendre Polanski, tu peux défendre Weinstein, tu peux en défendre encore un ou deux autres, inutile de les citer tous, la liste est connue – mais tu ne peux pas défendre David Hamilton. Je le disais, il y a quelques mois, dans mon livre C’est David Hamilton qu’on assassine (édité par Jean-Pierre Fleury et préfacé par Roland Jaccard).

J’ai été journaliste à Paris, je connais les milieux, j’y ai encore beaucoup d’amis ou de connaissances. Aujourd’hui encore, Roland Jaccard, donc une personne qui est très bien insérée dans le milieu intellectuel et journalistique parisien me l’a confirmé, parce que c’est ce que lui ont confié ses amis à lui: en France, tu peux défendre qui tu veux – tu peux défendre Polanski, tu peux défendre Weinstein, tu peux en défendre encore un ou deux autres, inutile de les citer tous, la liste est connue – mais « tu ne peux pas défendre David Hamilton ».

La question est : pourquoi? Pourquoi peut-on défendre Weinstein et Polanski (qui ont tous deux fait des admissions de culpabilité, ou de responsabilité) mais ne peut-on pas défendre David Hamilton, lequel a repoussé de son vivant les accusations portées contre lui?

Ses adversaires sont-ils trop puissants?… Ou faut-il qu’il soit coupable?… Fallait-il, dès le début, qu’il soit coupable?… Etait-il le coupable, l’indéfendable idéal, le « mauvais » désigné d’avance?… Etait-il trop poète, trop artiste, trop doué de sens esthétique pour que le monde moderne puisse supporter son existence et son oeuvre?

Ou quoi d’autre encore? Pourquoi, pour quelle obscure raison David Hamilton est-il (comme le savent tous les journalistes parisiens) « indéfendable » ? Et si telle était la grande – la seule – question?

La réponse expliquerait qu’aucun journaliste n’ait eu l’élémentaire courage de reprendre nos informations au sujet de son acte de décès (en effet cet acte de décès, document officiel, indique que la date de sa mort n’a pas été établie), ou de son absence (officielle) de sépulture ou de funérailles…

DAVID HAMILTON ET LE PLAGIAIRE. DÉLIVREZ-NOUS DES IDIOTS UTILES

Monsieur Jacques Délivré (dont ne sait trop de quoi il serait délivré, si ce n’est sans doute de toute pudeur éditoriale et marqué d’un dégoût prononcé pour les guillemets) recopie sur son blog Médiapart, en des paragraphes entiers légèrement « rewrités », ce qu’on peut trouver sur nos blogs (celui d’Olivier Mathieu et le mien). Il vient de se prononcer d’une manière catégorique sur le talent de celui qui aurait fait de l’art comme un cochon… dans le sens de la présente campagne de propagande grotesque d’épuration des arts par les androphobes ligues de vertu dites féministes, diarrhée de pensées hystériques mélangeant tout, propagée par un grand nombre d’hypocrites et de renégates qui me font penser aux pauvres putes hors d’usage qui se mettent à fréquenter l’église, en pire des bigotes, sur leurs vieux jours.

Entendons-nous bien : étant pour la liberté intégrale d’expression, nous sommes fatalement pour la liberté de démarquage et de plagiat (étant entendu cependant que le plagiat n’est pas trop notre style). Présentement, on n’en n’aurait rien à dire; et nous serions même prêt à renvoyer un lien au blog du plagiaire si le personnage à l’autre bout était un « honnête plagiaire » (je veux dire s’il citait au moins un peu ses sources). Ne dit-on pas que l’imitation est la plus sincère des flatteries ?

Non ! nous ce qui nous dérange est que, dans le fatras d’idées piochées à droite et à gauche — tout et son contraire — maître Jacques délivre des idées totalement opposées aux nôtres. Pour le dire autrement ces plagiats sont intégrés à un ensemble qui n’est pas notre fait. Que ça soit bien clair.

Il en est un, en particulier, de paragraphe, qui vaut son pesant de cacahuètes, comme on disait quand j’étais jeune. C’est celui où maître Jacques délivré de tout complexe nous livre sa farine charançonnée de fantasmes sur les buts qu’aurait poursuivis David Hamilton, et Délivré le dit et l’écrit sur la foi des on-dit médiatiques et autres rumeurs mémorielles traumatiques (sic). Au bénéfice inégal du non-doute et de la corde expéditive.

Oui, on atteint le pompon lorsque maître Jacques nous explique comme s’il y était les intentions artistiques qu’il attribue (de quelle autorité?) à notre photographe :

« Un âge de l’innocence est bientôt terminé», disait à ce propos l’artiste. Cette fin de l’innocence, c’était sans doute pour lui le fait terrible de ne plus pouvoir déflorer tranquillement de très jeunes filles sous emprise. Quel gâchis contemporain! Car, en matière d’innocence, celui qui le restera toujours présumé au regard de la loi, s’y entend comme pas un. Il voulait en effet saisir par ses clichés le moment magique, si ténu, si fragile, où des innocentes sont en passe (malheureusement) de devenir de vraies femmes. Il faut donc savoir cueillir la fleur à peine éclose, et pas encore épanouie totalement; réactualiser, en mode polaroïd, «Mignonne allons voir si la rose…». Le tout étant de se trouver là au bon moment. Accélérer, à sa façon, le trop lent processus de métamorphose; le photographier et en jouir. Gageons que, sur ses intentions réelles, le photographe restait artistiquement flou… Après, la chose commise, plus rien d’intéressant à faire. »

Je n’ai pas envie de commenter de telles inepties. Ces affirmations sont simplement dégueulasses.

Je, nous ne voulons pas être mêlés aux idées « nauséeuses », comme aiment à dire souvent les donneurs de leçon officiels, d’un chantre et d’un chancre des lieux communs et des on-dit invérifiables.

Jean-Pierre Fleury

David Hamilton, « tiens voilà du (de l’Eugène) Boudin » et les fières cohortes dissuasives de l’ordre moral macronisto-macronien

Publié le 26 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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pour une version complète, avec illustrations, c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/26/david-hamilton-tiens-voila-du-de-leugene-boudin-et-les-fieres-cohortes-dissuasives-de-lordre-moral-macronisto-macronien/

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Selon la presse, Macron a annoncé hier la création prochaine d’un «délit d’outrage sexiste» punissant le harcèlement de rue, qui sera «verbalisable immédiatement pour un montant dissuasif».

J’essaye de traduire ce verbiage.

Macron n’a pas proposé (suppose-t-on) la « création d’un délit », mais a suggéré de rendre pénalement délictueux ce qui sera considéré comme un « outrage sexiste ».

Qui seront les juges en la matière?  Si l’on comprend bien, on donnerait la possibilité à des gardiens de la paix de dresser sur-le-champ des procès-verbaux pour sanctionner  « le harcèlement de rue »…

On souhaite énormément de courage aux nouveaux gardiens de l’ordre moral macronien. Ah que les nouveaux gardiens de l’ordre moral macronien ils vont avoir du boulot! D’abord, ils devront être polyglottes. Supposons que je (il s’agit évidemment ici du je philosophique) m’adresse à une femme, dans la rue, en chinois, en hébreu ou plus simplement en italien, pour lui dire quelque chose que pourrait réprouver la morale macronisto-macronienne. Va-t-il donc falloir que les cohortes des nouveaux gardiens de l’ordre moral macronisto-macronien sachent plusieurs langues?

On souhaite énormément de courage aux nouveaux gardiens de l’ordre moral macronien. Ah que les nouveaux gardiens de l’ordre moral macronien ils vont avoir du boulot! C’est bon pour les chiffres du chômage ça coco! Du bon pognon dans les caisses de l’Etat! Mieux que les contraventions! D’abord, ils devront être très psychologues. Supposons que je (il s’agit évidemment ici du je philosophique) lance un regard à une femme, dans la rue, et que ce regard puisse être considéré (qui en décidera?) comme grivois ou obscène – et donc, un regard que pourrait réprouver la morale macronisto-macronienne. Va-t-il donc falloir que les cohortes des nouveaux gardiens de l’ordre moral macronisto-macronien sachent interpréter les regards? Diantre, interpréter un regard, ne voilà-t-il pas quelque chose d’éminemment délicat et subjectif?… Va-t-il falloir procéder à l’uniformisation des regards, ou en tout cas à l’uniformisation de la lecture qui en sera faite? Les nouveaux gardiens de l’ordre moral macronien seront-ils donc capables d’interpréter et de juger de la même façon, dans toute la France, un regard, un geste, un mot?

En tout cas, on leur demandera un « jugement » immédiat (sans appel?) puisque leur boulot consistera à « verbaliser immédiatement« , et à demander au délinquant de cracher illico presto au bassinet.

 Et si un enfant de huit ans insulte (au moins aux yeux des mirifiques psychologues des cohortes des gardiens de l’ordre moral macronisto-macronien) une dame? Et si cet enfant n’a pas d’argent? La prison?

Et si un clochard insolvable adresse un regard suspect (au moins suspect aux yeux des formidables psychanalystes des cohortes des gardiens de l’ordre moral macronisto-macronien) à une dame? Et si ce clochard n’a pas d’argent? On dresse la potence?

On va donc, on se dirigerait donc vers une société, on est dans une société qui a élu M’sieur Macron président de la République, dont le programme de candidat promettait entre autres la création de milliers de postes de policiers. Ah ben ouais, ça va tout changer, la France est en marche mon coco!

Une société où des milliers, des dizaines de milliers de policiers (après quelle formation?) seraient donc habilités par l’Etat à verbaliser immédiatement, et à faire cracher tout de suite – et sans autre forme de procès – des amendes à des gens coupables (coupables selon les cohortes des gardiens de l’ordre moral macronisto-macronien) d’une phrase ou d’un regard non conformes à la morale des temps macronisto-macroniens…

Que sait, que saura un tel fonctionnaire de police des rapports préalables éventuels qui existent, dans un quartier, entre un monsieur (ou une dame) X qui interpelle une femme (ou un monsieur) Y ? Et si d’aventure un monsieur insultait sa femme, ou l’épouse son époux? On n’aura plus le droit de s’insulter dans la rue?

Peu importe, les cohortes des gardiens de l’ordre moral macronisto-macronien se passeront probablement de le savoir. Ils auront carte blanche pour verbaliser immédiatement, « pour un montant dissuasif ». (Dissuasif, Madame Michu, ça rigole pas!)

Et si d’aventure une dame appréciait (!) un regard coquin ou un compliment un peu osé? Est-ce qu’on lui demandera seulement son avis, à la dame? Ou alors, est-ce que les fières cohortes de l’ordre moral macronisto-macronien, leur p’tit carnet de contraventions à la main, se rueront joyeusement sur le délinquant, le voyou, le coupable que ces fins limiers auront désigné et auquel ils enjoindront catégoriquement de sortir immédiatement son carnet de chèques pour régler un montant dissuasif?

Si je dis à une dame, M’sieur: « Tiens voilà du boudin, de l’Eugène Boudin », ça va chercher dans les combien, M’sieur?

Olivier Mathieu.

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ajouts de J.-P. F.

Tiens, voilà du boudin très généré et très tolérant.

C’est la lutteu, finaleu… !

Et le délit d’incitation ou d’exhibition sexiste sur la voie publique, dans les lieux publics et les lieux de culte, c’est pour quand ?

UNE PENSÉE

En ce jour de mémoire et de peine, – que sont nos rêves devenus ?! – et de remerciements, je signe avec mon cœur dans le ciel et sur la terre en souvenir de David Hamilton !

Agnès Degrève.

MUSIQUETTE À AMUSER LES MUSES QUI MUSARDENT OU SE MUSSENT

En hommage à David Hamilton

N.B les paroles restent à écrire …

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L’impossible consolation – hommage à David Hamilton (25 novembre 2017)

Publié le 25 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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C.D. est une professionnelle de l’édition (nous espérons d’ailleurs qu’un jour, elle consacre un article à David Hamilton, en y citant éventuellement notre livre Le portrait de Dawn Dunlap).

C.D. a collaboré au livre C’est David Hamilton qu’on assassine.

Elle nous adresse aujourd’hui cet hommage à David Hamilton (25 novembre 2017).

*

L’impossible consolation, par C.D.

Il y a un an vous mouriez, David Hamilton.

La stupeur a figé nos cœurs tout comme elle a figé notre certitude que la boue sale dans laquelle on traînait rageusement votre nom et votre art, depuis quelques semaines, allait enfin rejaillir sur vos accusateurs.

Il y a un an vous mouriez et la rage de ces derniers nous a gagnés. Non pas pour se retourner contre vous et vous vilipender à notre tour, considérant que cette mort – un suicide, a-t-on dit – était un aveu des méfaits que l’on vous imputait. Non. Cette colère a fait battre nos tempes, elle a retourné nos estomacs et nous a ouvert les yeux, une fois encore, une fois de trop, sur l’ignoble dépravation de notre société. Peut-on d’ailleurs encore oser parler de société ? Dans une société digne de ce nom, culture et civilisation sont les maîtres-mots. Respect d’autrui, respect de la loi, transmission de ce respect et transmission de la loi. Volonté de s’élever… Les êtres humains pourvus de discernement refusent désormais d’employer ce terme puisque plus rien ne répond à cette définition. Alors, parlons de gabegie : désordre et fourberie, abrutissement et aveuglement, corruption et CORRUPTION. Dégradation morale tout autant que physique. Ce monde n’est plus qu’un amoncellement d’horreurs, une abomination. La pureté y est saccagée, la beauté s’y putréfie.

C’en est fini. Le glas a sonné. Non, en fait : le glas n’a même pas sonné pour vous, David Hamilton… Quelle ironie ! Au charnier ! Comme le rêve, la poésie et l’amour. Comme tout ce qui doit disparaître sans laisser de traces. Comme tout ce que l’on fait disparaître de nos mémoires et réapparaître sous un jour « nouveau », reconstruit pour être enseigné selon ce que l’on veut nous faire aimer ou haïr.

Où êtes-vous David Hamilton ? Où sont vos fleurs, vos jeunes filles, vos voyages, et votre lumière magnifique ? Où sont ces œuvres qui condamnent désormais celui qui les regarde et les aime ?

Qu’a-t-on fait de vous, David Hamilton, après vous avoir adulé puis insulté ?

Est-ce que tout le monde a tellement honte ou peur d’avouer la sensuelle douceur éprouvée devant vos images ?

Il est vrai que pour que la formidable gabegie volontairement mise en place par la petite poignée d’individus manipulateurs-de-crétins qui gère notre monde, la peur est l’arme de dissuasion la plus efficace. Il faut avoir peur. De ne pas être comme les autres, d’être rejeté par les autres, de perdre la considération des autres, d’être mis au ban.

Quelle extraordinaire motivation que la peur ! Venir au monde pour avoir peur toute sa vie, quel épanouissement ! Et, bien sûr, transmettre sa peur. Quel projet ! Quelle tristesse…

David Hamilton, depuis un an, rien n’est venu consoler notre chagrin.

David Hamilton, nous vous faisons une promesse, la plus vraie et la plus pure des promesses : comme nous n’avons jamais cessé d’admirer l’artiste que vous êtes et que vous serez toujours, nous continuerons à parler de la beauté de votre art et à transmettre l’amour de cette beauté. Nous continuerons à vous rendre hommage pour nous avoir offert le plus précieux des cadeaux : l’émotion devant la grâce.

Article de C.D.

Du couteau sous la gorge et des tournantes de banlieue jusqu’aux divans des psys à amnésie traumatique radical-chic, un grand pas.

Publié le 25 novembre 2017

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https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/25/du-couteau-sous-la-gorge-et-des-tournantes-de-banlieue-jusquaux-divans-des-psys-a-amnesie-traumatique-radical-chic-un-grand-pas/

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« Balance ton porc », une campagne de délation planétaire technologiquement organisée et politiquement correctement encouragée…

Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes:

  • Olivier Mathieu, nous sommes le 25 novembre 2017. Nul autre que vous, en France, avec une persévérance admirable et dont je vous remercie, n’a pris chaque jour – depuis un an – la défense de David Hamilton. Que pensez-vous de la campagne « balance ton porc » ?

Olivier Mathieu, écrivain :

  • Je l’ai déjà dit. Mais je suis heureux de répondre à vos questions.

Jean-Pierre Fleury :

  •  Vous vous souvenez du hashtag #UnBonJuif. Qu’en penser? Qu’en dire, notamment, par rapport à « Balance ton porc » ?

Olivier Mathieu :

  • Les hashtags de ce genre (UnBonJuif) sont d’évidentes imbécillités. Ou encore, d’évidentes provocations. C’est, en outre, quelque chose d’anachronique. Une idée que se mettent, dans leur absence de cerveau, des imbéciles de néonazis. Dire imbécile de néonazi est d’ailleurs une imprécision de ma part, car entre un imbécile et un néonazi il n’y a, à mes yeux, absolument aucune différence. C’est l’idée, si on peut appeler ça une idée, que quelqu’un leur met dans la tête. La différence est que les hashtags de ce genre suscitent les protestations, par exemple, des institutions juives et/ou du monde politique. On veut les interdire, on les interdit. On organise des poursuites judiciaires, le cas échéant. Mais j’en viens maintenant à « Balance ton porc ». Balance ton porc emploie le même instrument technologique. L’arme du crime est la même: Internet, les réseaux sociaux. Une arme de décervellement de masse.  On est dans l’ordre de la délation – qui est toujours vile – et de l’extra-judiciaire. Mais… Mais, quand on assiste à une telle campagne de délation encouragée (« Balance » est un impératif, « balancer » est un terme argotique qui signifie faire oeuvre de délation), à une campagne de délation planétaire, à une incitation à la délation planétaire comme « Balance ton porc », dans ce cas on n’assiste à aucune protestation scandalisée des institutions étatiques… Les crétins néo-nazis, avec leurs hashtages imbéciles, anachroniques et inutiles, sont désignés comme les mauvais de service. Ce sont des marionnettes et des épouvantails. En revanche, qui dénonce des « porcs », qui « balance » extra-judiciairement (j’entends  par là, hors de tout cadre juridique), et le fait en outre très souvent hors délais de prescription (dura lex sed lex), est soutenu par les institutions, par Madame le ministre, par les gouvernements… Ces délateurs et ces délatrices de « porcs » deviennent des « bons ». Ce sont, quant à eux, les bons de service…

Jean-Pierre Fleury :

  • Certes, cher Olivier Mathieu, on ne pourra jamais dire que vous aurez pensé en troupeau… Pouvez-vous encore préciser?

Olivier Mathieu :

  • Je crois avoir été précis. Mais on peut toujours ajouter quelque chose. Je reproche à « Balance ton porc » ce que je reprocherais à toute campagne de délation planétaire technologiquement organisée et politiquement correctement encouragée. Contre qui que ce soit. Que la cible soit ou ait été dans le passé le communiste, le national-socialiste, le démocrate, le juif, le musulman, l’athée, celui qui pense autrement que moi, la femme ou l’homme, toute campagne massive et planétaire de délation extra-judiciaire est vile et ignoble. Qui n’admet pas cela n’a rien compris. La vérité judiciaire doit être établie par les tribunaux, chose déjà pas facile et parfois sujette à erreurs. Mais des dénonciations souvent anonymes, souvent hors délais légaux, avec les phénomènes « d’émulation » auxquels on assiste en ce moment, ces dénonciations-là, et leur multiplication insensée, me répugnent. Je n’aime pas trop suivre les modes…

Jean-Pierre Fleury :

  • Mais tout comme moi, vous exécrez le viol.

Olivier Mathieu :

  • Je crois que Patrick Eudeline l’a très bien dit, récemment. Le viol d’une fille anonyme, le viol avec un couteau sur la gorge dans une cave de banlieue, le viol dont tu sors avec le visage tuméfié de coups, le viol que tu dénonces le lendemain (ou mieux, le jour même) dans un commissariat, le viol constaté par des médecins, j’y crois volontiers, en principe.

Jean-Pierre Fleury :

  • A quoi croyez-vous moins volontiers?

Olivier Mathieu:

  • Je crois moins volontiers, probablement, au viol des grandes « vedettes », ou des toutes petites vedettes  aussi, qui affirment parfois dix, vingt, trente ou quarante ans après les faits supposés qu’elles auraient été « violées » par des artistes (ou supposés tels), par des cinéastes (ou supposés tels) auxquels elles doivent – parfois ou souvent – leur carrière, avec lesquels elles ont parfois entretenu des relations, et avec qui elles avaient souvent rendez-vous, elles l’admettent elles-mêmes, dans des chambres d’hôtel. Un conseil aux femmes, dorénavant, mieux vaut prendre un rendez-vous, s’il s’agit d’un rendez-vous professionnel, dans un bureau. Et un conseil aux hommes: donnez rendez-vous aux dames en présence de cinq avocats, de quatre huissiers et de trois notaires, sans parler de quelques dizaines de policiers en service. Je crois moins volontiers aux viols qui n’ont pas été constatés médicalement, je crois moins volontiers aux viols qui permettent à certaines un regain de notoriété médiatique, je crois moins volontiers aux viols qui font gagner beaucoup d’argent à certaines anciennes demoiselles. Notez cependant que mon avis importe peu. A titre personnel, j’y crois moins. Mais ensuite, c’est toujours aux tribunaux de faire leur travail, et, si possible, de le faire correctement. En d’autres termes, tout accusé doit être présumé innocent jusqu’au bout. Tout accusé a droit à la présomption d’innocence, c’est la loi et notamment la loi française qui le dit. Il ne s’agit pas de croire, mais de savoir. Le fait qu’il y ait un « témoignage » ne signifie rien. Le fait qu’il y en ait mille ne signifie rien non plus. La multiplication des témoignages ne signifie jamais rien. Il y a aussi des milliers de gens qui se regroupaient, il y a quelques années, en ex-Yougoslavie, et qui voyaient leur apparaître la Vierge Marie… Si quelqu’un me dit qu’il a  vu la Vierge Marie, je ne le crois pas, ou mieux: je n’ai aucune raison de le croire sur parole. Idem pour le Loch Ness, les extraterrestres, etc, etc… Si six mille personnes viennent me jurer la même chose, je n’ai toujours aucune raison de les croire sur parole. Et là, le blog « En défense de David Hamilton » pourrait proposer quelque chose.

Jean-Pierre Fleury :

  • Quoi donc?

Olivier Mathieu :

  • Le blog « En défense de David Hamilton » pourrait envisager de donner la parole à des femmes violées. Mais je ne parle pas de « vedettes » du cinoche ou de la téloche. Je parle de femmes anonymes, de pauvres femmes, de femmes pauvres pour le dire en termes bloyens. Et plus encore, le blog « En défense de David Hamilton » est et serait disponible pour interroger des femmes qui ont été, ou affirment avoir été des modèles de David Hamilton, autrefois. Parce que c’est seulement en s’interrogeant inlassablement que l’on peut arriver à la vérité vraie. Tout ceci pour dire qu’il y a  quelque chose d’un peu lassant à voir et entendre des dames, souvent des dames très riches, faire des déclarations unilatérales et affirmer qu’elles auraient été violées. Alors que personne ne s’occupe – hélas – des femmes anonymes, des femmes pauvres, des femmes violées avec un couteau sous la gorge (pour reprendre ici encore les termes de Patrick Eudeline). Entre le couteau sous la gorge, les tournantes de banlieue, et les divans des psys à amnésie traumatique radical-chic, il y a  de grandes différences…

Jean-Pierre Fleury :

  • Une actrice vient de déclarer, la chose est reprise notamment par la presse italienne, que « Weinstein ne mérite pas même une balle ».

Olivier Mathieu:

  • La chose est très grave. Je ne suis pour ma part ni juge, ni moraliste. Encore moins bourreau. Je trouve cela scandaleux qu’une dame, qu’une accusatrice, veuille ainsi être juge et partie. Prenons l’exemple de David Hamilton. Je crois en son innocence. Il n’a jamais été condamné à rien. Son oeuvre sublime me pousse, aussi, à ne pas croire qu’il ait été un violeur. Mais y compris dans l’hypothèse où il eût été coupable, ce n’aurait pas été à ses accusatrices de le condamner, ou de décider de la peine. La peine de mort a été abolie en France, j’en suis ravi; et, certainement, David Hamilton n’aurait pas été condamné à mort. En tout état de cause, sa condamnation éventuelle – complètement éventuelle!!! – aurait été prononcée par un juge. Pas par une opinion publique manipulée et à qui on répète du matin au soir, « balance ton porc »… Ce n’est donc pas à une accusatrice de dire si Mr Weinstein mérite, ou ne mérite pas, une « balle dans la tête ». Cela, ce sont des méthodes intimidatoires de petits voyous.

Jean-Pierre Fleury :

  •  Flavie Flament affirme avoir retrouvé lors d’un rendez-vous chez le docteur une photographie (la fameuse photo attribuée à David Hamilton), photo qui aurait réveillé en elle le souvenir du « viol » qu’elle affirme avoir subi il y a si longtemps…

Olivier Mathieu :

  • C’est ce que Flavie Flament affirme, en effet. Le problème est que la photo miraculeusement « tombée chez le docteur » est une histoire à dormir debout. Un, parce que cela veut dire, si tu vas chez un docteur avec un livre et que la photo tombe à tes pieds, qu’il faut quand même un sacré « hasard » pour que cela arrive… Deux, cette photo, Flavie Flament la connaissait parfaitement bien puisqu’elle lui avait servi en 1988 pour être élue Miss OK 1988. Vous ne voyez pas un léger « hic », vous, dans le fait de publier une photo bien utile à sa carrière en 1988, puis « l’oublier » et s’en souvenir des années plus tard, en 2016, quand la photo redevient d’ailleurs utile à la publicisation de son bouquin?…  Il y a d’ailleurs des questions à se poser: en 1988, David Hamilton avait-il donné son accord à la publication de cette photo de lui dans le magazine en question? Le savait-il? Voire avait-il conseillé la publication de la photo? LISEZ https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/08/la-photographie-attribuee-a-david-hamilton-bien-utile-a-flavie-lecanu-flament-des-1988-2/Jean-Pierre Fleury :

  • Certes, il y a  beaucoup de questions à se poser. Par exemple au sujet des déclarations de la maman de Flavie Flament, Madame Lecanu. Ou de son frère Olivier Lecanu. Celui-ci, qui est je le répète  le frère de Flavie Flament, a déclaré que sa soeur revoyait David Hamilton des années après 1987. Il n’y a eu aucun démenti. Ici aussi, le blog « En défense de David Hamilton » est, je suppose, à la recherche de tout témoignage, de tout témoignage sérieux, documenté, documentable, au sujet d’une  éventuelle poursuite des relations entre David Hamilton et Flavie Flament après 1987.

Olivier Mathieu :

  • Vous supposez très bien, cher Jean-Pierre Fleury. Tout pareillement, je continue et mes collaborateurs continuent à se poser des questions au sujet de l’acte de décès de David Hamilton, et des circonstances dans lesquelles il a  été rédigé…

Jean-Pierre Fleury :

  • Cet entretien est particulièrement intéressant, je pense. Vous y dénoncez une campagne de délation planétaire technologiquement organisée et politiquement correctement encouragée. Vous y prenez la défense des femmes violées, effectivement violées dans les tournantes de banlieue, avec un couteau sous la gorge. Vous y revenez ou nous y revenons sur la question de la photo qui tombe miraculeusement sous les yeux de Flavie, « chez un médecin ». Vous y revenez sur la question de l’éventuelle continuation des relations, après 1987, entre Flavie, et David Hamilton, Au moins à en croire, jusqu’à ce qu’il y ait un (éventuel) démenti, un démenti crédible, les propos du propre frère de Flavie Flament. Enfin, vous dites à raison qu’entre le couteau sous la gorge, les tournantes de banlieue, et les divans des psys qui ont trop lu Shlomo Freud, les psys à amnésie traumatique radical-chic, il y a  de grandes différences… Encore un mot, pour conclure?

Olivier Mathieu :

  • Volontiers. On parle beaucoup de combattre la haine, sur Internet. En anglais, on appelle ça les haters. Mais j’ai une crainte. Ma crainte est que la campagne « balance ton porc » ne soit une soupape de sécurité. Comme on ne peut pas supprimer les pulsions humaines, on les canalise. La campagne « balance ton porc » permet à tout un chacun, à toute une chacune, de devenir ou de se croire « bon » ou « bonne ». Le porc, c’est toujours l’autre… On dirige les haters contre les (supposés) porcs, et voilà que les haters anti-porcs deviennent fréquentables… Il y a sur Internet, depuis un an et encore un an après sa mort, des appels au meurtre explicites contre David Hamilton. Ces appels au meurtre ont été publiés avant sa mort et n’ont pas été effacés. J’appelle mes amis à en faire, comme moi, des saisies d’écran. Ces menaces de mort contre David Hamilton, ces appels au meurtre contre David Hamilton, ces réjouissances pour la mort de David Hamilton ne semblent déranger personne… Deux poids, deux mesures…?

PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-PIERRE FLEURY

AH… PETITE !

Avertissement :

Le lot commun des esprits simplistes, conformistes et endoctrinés de 2017 (qui sont légion de nos jours, plus encore qu’hier) ne sont pas conviés à écouter cette chanson de 1967 (cinquante ans déjà, Ma Douéoù !) car ils sont inaptes à la comprendre et à la ressentir :

 

AH, DIS-MOI DONC BERGÈRE… PAGE DÉDIÉE À DAVID HAMILTON EN CE 25 NOVEMBRE 2017

Le marbre du troupeau (album « Souvenirs » ; Laffont, Paris, 1974)

*

Ah ! Dis-moi donc bergère
À qui sont ces moutons ?
Eh ! par ma foé, Monsieur,
À ceux qui les gardions !

Et tra la la déridérette
Et tra déronla… 

(vieille chanson enfantine d’un autre temps).

*

SEMPITERNELLEMENT

Photographie D. H.

 

Ô toi qui vagues au coin du bois précieux,

Hume, au serein, le parfum des sapins

Lourd et empreint d’un vieux fond d’aubépin

Lorsque la brume, en suspens, dit aux cieux :

*

— Mon ciel de lit d’un coton malicieux

Sourd de la Terre et, tel un galopin,

Voudrait déjà que, sur moi, l’aube ait peint

Ses rayons d’or, vernissés, délicieux.

*

Mais, toi qui vibres en jeunesse éphémère,

Tu le sais trop que la vie est chimère

Et lui enjoins de mimer l’éternel.

*

Le regard loin et le sourire enclos,

Tu infléchis le souhait, frais éclos,

D’un temps sacré et monde maternel.

*

Nous portons le deuil de David Hamilton.

Olivier Mathieu, écrivain, candidat à l’Académie française le 14 décembre 2017 au fauteuil de René Girard, sous le signe de David Hamilton.

Roland Jaccard, écrivain, romancier, essayiste, éditeur, psychologue.

Jean-Pierre Fleury, écrivain, éditeur, docteur en sociologie (Nantes).

Phrère Jac, situationniste (Paris), auteur d’un texte dans « C’est David Hamilton qu’on assassine » (livre d’Olivier Mathieu, édité par Jean-Pierre Fleury, et préfacé par Roland Jaccard)

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/23/nous-portons-le-deuil-de-david-hamilton/

Dans l’Antiquité, Circé changeait les hommes en porcs. Les temps modernes ont changé les cochonnes en bigotes… C’est le progrès!

Publié le 24 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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version illustrée ici : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/24/dans-lantiquite-circe-changeait-les-hommes-en-porcs-les-temps-modernes-ont-change-les-cochonnes-en-bigotes-cest-le-progres/

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A seize ans, Nastassja Kinski s’exhibait à la télé dans des émissions de ce genre (avec de gros jeux de mots, pour qui comprend l’allemand, sur le mot de « queue »).

En 2013, elle prit le parti de sa sœur, qui accusait post mortem son père – le grand acteur Klaus Kinski – de l’avoir violée. Et se déclara « heureuse » de la mort de son père.

Pareillement, après avoir tourné le film « Leidenschaftliche Blümchen » (1978), elle déclara – plus tard – qu’elle voudrait condamner ce film à un autodafé.

« Leidenschaftliche Blümchen » (1978):

David Hamilton « enlevait les petites filles », est-ce qu’il ne leur coupait pas les mains aussi? C’était-y pas un ogre?

Publié le 24 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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version illustrée ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/24/betise-abyssale-ou-mauvaise-foi-david-hamilton-enlevait-sic-des-petites-filles-de-douze-ans-2/

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Un pays et une presse qui parviennent à cancaner, à croire (à accepter que de telles crétineries soient publiées dans des journaux, ou sur des réseaux «sociaux» comme Twitter), à s’auto-convaincre du fait que «David Hamilton aurait enlevé des petites filles de douze ans à la sortie de leurs écoles«, sont un pays et une presse qui ont perdu toute intelligence, ou alors tout sens du ridicule.

En effet, on se demande fort où et quand David Hamilton aurait « enlevé » (sic) une « petite fille de douze ans » devant son école (une école sans surveillants? une petite fille laissée toute seule par ses parents, à douze ans, devant une école?…)

On se demande comment un « enlèvement » aurait pu passer inaperçu de la part des parents, des enseignants, des forces de l’ordre…

Doit-on se demander aussi si David Hamilton leur coupait les mains?

https://www.les-crises.fr/le-mythe-des-mains-coupees-par-les-allemands-pendant-la-premiere-guerre-mondiale/#!colorbox[129558]/14/

DE VERRATS ET DE TRUIES

À lire sur Causeur, cet article  :

https://www.causeur.fr/cinematheque-brisseau-polanski-femen-piaf-147781

NB : un exemple connu de jeunot « lancé » par la Môme Piaf : Yves Montand.

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Sur le blog en défense de David Hamilton, balance ta truie…

 article illustré    Publié le 24 novembre 2017 par defensededavidhamilton

Bêtise abyssale ou mauvaise foi? « David Hamilton enlevait » (sic) des petites filles de douze ans »…

Publié le 24 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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Dans Libération, 18 juillet 2013, article signé Anne Diatkine.

On lit

« En 1976, le critique d’art du Figaro s’émeut «des hanches encore enfantines» et compatit à propos de «l’horrible douceur d’un enfer» vécu par David Hamilton, et avant lui par «Carroll et Nabokov», il faut quand même des garants. Cinq ans plus tard, une journaliste de Elle décrit sans malice, «Mia, 12 ans», dernière proie du «chasseur», dont elle raconte l’enlèvement à la sortie de l’école ».

Diantre… Si Madame Diatkine sait écrire, et si les mots ont un sens, David Hamilton aurait donc enlevé une petite fille du prénom de Mia, 12 ans, à la sortie de l’école…?

Et ces faits auraient été rapportés »sans malice » (?) par une journaliste du magazine Elle, cinq ans après 1976, donc en 1981.

 

Elle n° 1976 (1983)

Malheureusement, Madame Diatkne n’a peut-être jamais même lu l’article en question.

Je pense en effet, pour ma part, que c’est un article paru dans le n° 1976 du journal Elle.

Madame Diatkine a donc vu non pas l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu (etc.), mais elle a lu un article d’une journaliste qui, toujours selon Madame Diatkine, raconterait l’enlèvement à la sortie d’une école d’une enfant de douze ans

Dans Le Point, en novembre 2016, une autre journaliste…

Lisons: « En 1983, une journaliste de Elle raconte dans un article assez grinçant que la dernière recrue du photographe britannique n’a que… 12 ans, et qu’il a littéralement enlevé la gamine à la sortie de son collège, chargeant manu militari sa bicyclette, à la vue de tous, dans le coffre de sa voiture… »

C’est ici:

http://www.lepoint.fr/people/hamilton-vous-avez-eu-les-calendriers-moi-j-ai-eu-les-filles-19-11-2016-2084161_2116.php

Et dès le lendemain (novembre 2016), plusieurs blogs reprennent « l’info », textuellement. Le blog qui suit parle « d’un » journaliste, et assure que la « dernière modèle » de David Hamilton avait 12 ans… Bref, que Hamilton n’a plus eu de modèles après 1983…

http://www.legossip.net/david-hamilton-a-journaliste-avez-calendriers-moi-jai-filles/279633/

Cherchez sur Google les mots, et placez-les entre guillemets : « chargeant manu militari sa bicyclette, à la vue de tous, dans le coffre de sa voiture« 

Des dizaines, des CENTAINES de sites ont recopié cette phrase, sans la moindre enquête, sans le moindre recoupement…

Je résume: un article de 1983 est cité par Libération (qui le situe en 1981) puis par Le Point, puis par des dizaines de blogs.

Il est évidemment plus que douteux que David Hamilton ait jamais « enlevé une fillette de 12 ans », « au vu de tous », « devant son école »… C’est là quelque chose que les parents, ou la police, n’auraient pas pu laisser passer. Invraisemblable.

Et donc, un écrit journalistique de 1983 déformé d’un journaliste à un autre jusqu’aux blogueurs… et à l’opinion publique…

Notre « rétrospective David Hamilton »: un an a passé depuis sa mort par « suicide »

Publié le 24 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes :

  • Nous sommes le 24 novembre 2017. Ce sera donc demain le premier anniversaire du décès, du « suicide » selon les gazettes, de David Hamilton. Vous avez publié hier, sur votre blog, un article intitulé: « Nous portons le deuil de David Hamilton« . Peu de signatures…

Olivier Mathieu:

  • Les rats sont toujours plus nombreux sur les navires quand ils appareillent que quand ils naufragent. C’est évident et purement logique. Heureusement, il y a des exceptions à la règle de la médiocrité. A ce titre, mon ami Phrère Jac, écrivain situationniste parisien – et auteur d’un petit texte dans mon livre C’est David Hamilton qu’on assassine – vient de me demander d’ajouter sa signature. De la part d’autres personnes, en revanche, grand silence… Il y a toujours davantage de gens pour lever le doigt quand on leur offre des livres en cadeau, que lorsqu’il s’agirait de réunir trois euros et donc de mettre les mains dans leurs poches pleines d’oursins… Ne parlons pas de démontrer un rien de courage…

Jean-Pierre Fleury :

  • Charlie Hebdo, une fois n’est pas coutume ai-je envie de dire, vient de publier un bon dessin où l’on voit un homme pendu, qui ne suscite d’autre réaction de ceux qui découvrent son cadavre, que: « le porc! »

Olivier Mathieu :

Jean-Pierre Fleury :

  • Et maintenant?

Olivier Mathieu :

  • Il se peut que d’autres personnes sollicitent, y compris si c’est avec retard, d’ajouter leur nom à ceux qui portent sur notre blog le deuil de David Hamilton. Mais surtout, nous allons publier de nouveaux articles. Nous continuons à diffuser des livres. Nous continuons à poser, et à nous poser, les questions qu’il faut au sujet de ce qui s’est passé, ou pas, le 25 novembre 2016 à Paris. Je devrais dire: entre le 25 novembre, date supposée de la mort de David Hamilton, et le jour où son décès a été déclaré – avec retard – à la mairie du sixième arrondissement. Dommage que les personnes que nous cherchons à interroger se refusent à nous répondre… Patience…

Faites comme elle, lisez « C’est David Hamilton qu’on assassine ».

Jean-Pierre Fleury :

  • Ce 25 novembre 2017, que faire?

Olivier Mathieu :

  • Certains – les plus couillus, les plus courageux – publieront un article en hommage à David Hamilton sur leurs blogs et leurs sites. D’autres penseront à lui. Nous, comme toujours, nous jetterons un coup d’œil dans les poubelles contemporaines appelées « journaux », nous sommes et nous serons vigilants. Nous avons de la mémoire, nous aussi…

Jean-Pierre Fleury :

  • Et votre candidature ludique-académique du 14 décembre 2017, cher Olivier Mathieu ?

Olivier Mathieu :

Je suis témoin! Moi aussi!

Jean-Pierre Fleury :

  • Un film à voir, ce 25 novembre?

Olivier Mathieu :

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury.

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En mémoire de David Hamilton, victime expiatoire de « l’amnésie traumatique » – ah! elle a bon dos l’amnésie traumatique!…

Publié le 23 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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L’affaire David Hamilton, ou la non affaire David Hamilton, a mis à la mode une grosse opération que j’appellerai de publicité pseudo-scientifique liée à la « mémoire traumatique » – et aux souvenirs induits.

N’existe-t-il pas d’ailleurs bien des exemples, tant chez des individus que dans des collectivités, de croyances (éventuellement exposées avec sincérité) d’événements certes plus ou moins dramatiques mais aussi, parfois ou souvent, plus ou moins faux?

Si des hommes de science, ou de pseudo-science, proposent à des personnes fragiles voire déséquilibrées  de faux souvenirs explicatifs, ces personnes risquent de les saisir comme une véritable aubaine, avec des conséquences catastrophiques pour autrui.

Peut-on vraiment sacrifier des réputations, ou des existences de qualité, au nom de l’audience d’émissions pipoles de téloche sur des nullités pipoles?

Chacun sait – chacun devrait savoir – que l’on peut PAR EXEMPLE induire de faux souvenirs chez des soldats. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est (grands Dieux!) « Le Monde » :

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2013/06/05/des-chercheurs-creent-de-faux-souvenirs-de-guerre-chez-des-soldats/

L’amnésie traumatique, c’est à la mode? Oui, je n’en disconviens nullement.

Mais c’est aussi très simpliste. Et, souvent, fort peu scientifique.  Il faudrait ABSOLUMENT peser le risque monstrueux des faux souvenirs et des manipulations.

Voyez et LISEZ ABSOLUMENT cet article: http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2355

Un an après, les circonstances toujours plus troubles du « suicide » (?????) de David Hamilton…

Publié le 23 novembre 2017 par defensededavidhamilton

Voir:

https://lequichotte.wordpress.com/2017/10/21/un-an-apres-les-circonstances-toujours-plus-troubles-du-suicide-de-david-hamilton/

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Dans « La Consolation », il y  a un an, Flavie Flament racontait donc « avoir été violée par un photographe célèbre ».  « Elle ne pouvait dire son nom », mais la couverture du bouquin reproduisait une photo de (ou attribuée à) David Hamilton… On sait la suite…

Un an a passé, et France Télévisions va maintenant diffuser un téléfilm adapté de « La Consolation », le 7 novembre, sur France 3, puis un documentaire « Viols sur mineurs : mon combat contre l’oubli », le 15 novembre sur France 5.

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Flavie  vient aussi de donner un entretien à « Elle ».

http://www.elle.fr/Societe/Interviews/Flavie-Flament-J-aurais-tant-voulu-voir-David-Hamilton-face-a-un-juge-3564290

On y lit notamment ces propos de Flavie Flament : « Au moment de cette première interview, l’homme que j’aime, mes enfants, mon oncle et ma tante me croyaient tous. Mais personne d’autre ».

Ce qui vient donc confirmer que ceux qui, dans son entourage, croyaient Flavie Flament étaient ceux qui n’avaient pas été « témoins » des événements supposés avoir eu lieu, ou qui carrément n’étaient pas nés en ce temps-là…

En revanche, le reste de sa famille…

http://www.voici.fr/news-people/actu-people/viol-de-flavie-flament-son-frere-remet-en-cause-son-temoignage-sur-sa-famille-et-la-tacle-611359

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Au fait… les autres « témoignages » contre David Hamilton?

Toujours dans « Elle », Flavie Flament répond:

« En tout, une trentaine de personnes nous ont contactées, mon éditrice et moi. Les faits remontent à la période allant de 1967 à 2007. (…) Beaucoup ont souhaité rester dans l’ombre ».

Ah!…

Qui n’est pas resté dans l’ombre?… Euh… Flavie cite de nouveau « Elodie »:

« Élodie m’a laissé un message, un soir, sur la page Facebook de mon émission à RTL, « On est fait pour s’entendre » : « Bonjour, je m’appelle Élodie, j’ai 27 ans, j’ai porté plainte contre David Hamilton. »

L’unique problème, Flavie (est-ce qu’on ne le sait pas, à « Elle »?)  est que… la justice française a rejeté la plainte d’Elodie…

Mais cela, Flavie Flament n’en pipe mot…

Voir:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/03/11/le-dogme-des-attouchements-sexuels-imaginifiques-de-david-hamilton-dura-lex-sed-lex/

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On croit rêver…

Deux émissions à la télé, un entretien à « Elle », pour évoquer « Elodie »… dont la plainte a abouti à un non lieu à poursuivre contre David Hamilton…

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Voici quelque chose d’encore plus intéressant.

Sur le 25 novembre 2016, jour de la mort de David Hamilton, Flavie Flament dit (en octobre 2017 donc):

  • « Au même moment, des journalistes sollicitaient David Hamilton pour le faire réagir, il menaçait de porter plainte pour diffamation contre moi et les journaux, mais il ne l’a jamais fait ! Je n’attendais que cela : s’il l’avait fait, j’aurais pu m’expliquer devant la justice. Il le savait. Cette guerre de tranchées a duré plusieurs semaines. Et quand il a appris, le 25 novembre, par un journaliste, qu’Élodie était avec nous, il a su que c’était fini pour lui. Quatre heures après, on le retrouvait mort dans son appartement ».

Mais… Mais… Mais…

Dans « France Soir » du 27 novembre 2016 on lisait: « Flavie Flament explique qu’elle dînait au restaurant avec son nouveau compagnon lorsqu’elle apprit que le photographe amateur de jeunes filles mineures dénudées avait été retrouvé mort dans son appartement ».

http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/mort-de-david-hamilton-pour-flavie-flament-le-photographe-suspect-pedophilie-suicide-scandale

Ce qu’écrivait France-Soir semblait signifier que Flavie avait appris la nouvelle de la mort de David Hamilton par hasard…

Or, selon Flavie toujours (« Elle », octobre 2017), un(e) journaliste (qui donc? des noms! des noms!) aurait avisé David Hamilton « qu’Elodie était avec Flavie »…

Et Flavie elle-même établit un lien de cause à effet entre cet appel d’un(e) journaliste et cette mort…!!!

Relisons : « Et quand il a appris, le 25 novembre, par un journaliste, qu’Élodie était avec nous, il a su que c’était fini pour lui. Quatre heures après, on le retrouvait mort dans son appartement »…

Etrange, est-ce que cette nouvelle n’aurait pas dû être communiquée par un juge, par un avocat?… Qui donc est ce ou cette journaliste (un ami, une amie de Flavie?) qui se chargeait d’appeler David Hamilton ? Est-ce là le boulot des journalistes?

Mais comment? Les journalistes n’appelaient pas David Hamilton pour lui poser des questions, ils ne publiaient pas son droit de réponse, ils ne révélaient pas qu’un homme de 83 ans avait peur pour sa vie…

Mais en revanche, Flavie savait qu’un(e) journaliste avait appelé David Hamilton, et pour lui dire quoi, et quand: quatre heures avant la mort de David Hamilton…

On voudrait comprendre par exemple si le (ou la) journaliste en question a appelé David Hamilton (son numéro était sur l’annuaire) éventuellement sur l’ordre ou le conseil de Flavie Flament.

Le 26 novembre 2016, le JDD demandait à Flavie:

  • « Une image vous est-elle revenue quand vous avez appris la mort de David Hamilton?
  • Non, pas d’image, j’étais dans un état de sidération.

Sidération? Sidération, alors qu’elle savait que, quatre heures avant, un(e) journaliste collègue avait appelé David Hamilton pour lui annoncer « qu’Elodie était avec Flavie »? Ou pour lui dire – ou lui faire croire – quoi d’autre?

Les enquêteurs chargés d’examiner les circonstances – fort troubles – de la mort de David Hamilton ont-ils entendu ce (cette) journaliste qui appelait David Hamilton , ce (cette) journaliste qui était en contact aussi avec Flavie Flament, la femme qui rêvait de le voir « menottes aux poings » face à un juge?…

Tout ceci est-il compatible avec la déontologie journalistique?…

Reste-t-il des enregistrements de la (ou des) conversation(s) téléphonique(s) avec David Hamilton?…

Je répète: les enquêteurs ont-ils envisagé l’instigation au suicide, si l’accusatrice d’un homme déclare en octobre 2017 dans la presse qu’il y a eu lien de cause à effet entre un appel d’un(e) journaliste – appel du 25 novembre 2016 dont l’accusatrice sait ou a dicté le contenu – et une mort survenue quatre heures plus tard par « suicide »?!

Si les enquêteurs ne l’ont pas fait, pour quelle raison?…

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L’entretien de Flavie à « Elle » est un habituel délire.

Flavie dit par exemple:

« – J’aurais tant voulu le voir face à un juge, les menottes aux poignets. J’aurais voulu croiser son regard dans le box des accusés ».

Et pourquoi pas pendu en place publique? Ecartelé?

Est-ce que les accusés de 83 ans sont « menottés » face aux juges, dans le box ?

Accusés que la loi française tient à considérer innocents jusqu’à leur éventuelle condamnation, Flavie l’ignores-tu?

Flavie, ta vision est un rien médiévale…

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Enfin, on avance.

Flavie, donc, le jour de la mort de David Hamilton, savait qu’un ou une journaliste téléphonait au photographe, elle savait le contenu de la conversation, et elle était dans un restaurant avec son compagnon.

Le blog « En défense de David Hamilton » a déjà posé la question, il la reposera: quel restaurant? A combien de distance de Montparnasse? Un restaurant habituel du couple? Ou alors, choisi précisément pour ce soir-là? Par quel hasard?

Est-ce le rôle d’une dame – Flavie Flament – qui affirme avoir été violée (mais ne s’est pas adressée à la justice en temps utile) de faire téléphoner un(e) collègue journaliste à un vieillard de 83 ans, en cherchant à l’apeurer en lui parlant d’une autre victime présumée, « Elodie » (dont la plainte a pourtant débouché sur un non lieu)?

Et ensuite, quatre heures plus tard, le vieux monsieur (qui disait craindre pour sa vie, et voulait porter plainte) est retrouvé mort…

La porte ouverte…

Un sac de plastique sur la tête…

Le même soir Flavie est avec son amoureux (c’est beau l’amour) dans un restaurant…

Elle apprend la mort de David Hamilton avec « sidération »…

L’acte de décès de David Hamilton dira, deux semaines plus tard, que le jour et l’heure du décès n’ont pu être établis…

Et tout ça vous semble normal?…

Polanski est-il plus excusable qu’Hamilton?

article du jour de Roland Jaccard à lire sur Causeur

https://www.causeur.fr/polanski-hamilton-harcelement-sexuel-art-147906

 

N.B. On peut se dispenser de lire, à la suite de l’article, les commentaires d’anonymes, quasi tous d’une indigence conformiste crasse.

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Voir aussi :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/23/roland-jaccard-il-ny-a-aucune-raison-dassassiner-david-hamilton/

LA VÉRITÉ SUR DAVID HAMILTON

Publié le 22 novembre 2017 par defensededavidhamilton

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/22/la-verite-sur-david-hamilton/

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Léonard David Hamilton, photographe britannique, né à Islington (Londres) le 15 avril 1933, fils d’Archibald Hamilton, disait dès octobre 2016 qu’il craignait d’être assassiné.

Un homme qui veut se suicider dit-il cela? S’il avait voulu se suicider, en outre, pourquoi attendre le 25 novembre 2016 pour le faire puisque le bouquin La consolation de son accusatrice, Flavie Flament, immédiatement suivi par les insultes d’Ardisson à la télé, datait du 19 octobre précédent? La machination, la machine de mort, le complot était en marche. David Hamilton aurait été retrouvé mort, dit-on, le 25 novembre, «Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes». Simple hasard? Pourquoi aurait-il choisi ce jour-là?

On l’aurait retrouvé avec un sac de plastique sur la tête, mais la porte de son appartement «ouverte». On a parlé aussi de médicaments posés près de lui, mais l’autopsie a ensuite exclu une ingestion médicamenteuse. La presse a déclaré tantôt qu’il était mort à 20 heures 55, tantôt à 21 heures 30. On ne sait pas avec une complète certitude qui a trouvé le corps. On ne sait pas qui a appelé les secours. On ne sait pas qui est arrivé en premier lieu sur place: les pompiers, le Samu ou la presse. Les versions journalistiques se contredisent.

Enfin, sur son acte de décès, qui est un document officiel et que j’ai été le premier et le seul à publier, on lit que «la date de son décès a été impossible à déterminer». Les autorités, si elles n’ont pas protégé un homme de 83 ans qui avait publiquement déclaré (octobre 2016) craindre pour sa vie, dont l’adresse et le téléphone étaient sur l’annuaire, et qui était (novembre 2016) la cible d’une haine anonyme et féroce sur les «réseaux sociaux», ainsi que d’une campagne de presse savamment orchestrée et relayée dans maintes publications, ont-elles vraiment rempli leur rôle institutionnel? Les scellés ont été placés à 1 heure 45, le 26 novembre 2016,
sur la porte de David Hamilton (procès verbal de la 3e DPJ, n° 780).

Depuis lors, le silence est tombé, à peine troublé par les bavardages ordinaires, les propos futiles et hystériques, les cancans de la dame Flament. La présomption d’innocence de David Hamilton, pourtant inscrite dans le droit pénal français, a été bafouée. On l’a insulté à la télévision, lui qui n’avait jamais été condamné à rien par la justice, sur un plateau où il n’avait nullement été invité à donner son propre point de vue dans un débat contradictoire et honnête, comme l’exigerait la déontologie journalistique. Aucun avocat, aucun ami de David Hamilton n’a apparemment élevé la voix pour protester, ou pour se poser d’élémentaires questions.

Moi, en revanche, j’ai continué à rassembler des témoignages, des documents, des indices. J’en ai trouvé. Je pose la question: David Hamilton a-t-il été assassiné? Est-ce que la mort de David Hamilton ne pue pas, hélas, le coup monté, l’orchestration occulte, la mise en scène, la promotion publicitaire, l’enquête pas faite ou mal faite? Voici ma réponse.

*

Au lendemain de l’annonce de la mort de David Hamilton, j’ai ouvert et commencé à gérer le blog «En défense de David Hamilton». Mon blog a publié d’innombrables articles pour révéler notamment que:

contrairement à ce que racontent des dizaines voire des centaines de sites et de blogs et autres pages Wikipédia sur Internet, David Hamilton n’a rien eu à voir avec un film intitulé «Love Love Love»; mais qu’en revanche il a été l’auteur de deux autres films, «Les Jeunes Filles en fleurs» (présenté hors compétition au Festival de Cannes) et «Les Estivelles», dont guère personne (sauf moi) n’a parlé ou ne parle;

contrairement à ce que jacassent des dizaines voire des centaines de sites et de blogs et autres pages Wikipédia sur Internet, David Hamilton n’est nullement né «de père inconnu»; son père s’appelait fort probablement Archibald Hamilton et a disparu en 1933, sans plus jamais donner de ses nouvelles; sa mère, Louise Leat, se remaria peu après 1945 avec un soldat anglais démobilisé qui était encore en vie, tout comme Louise Leat ellemême, en 1988; leur première fille, demi-sœur donc de David Hamilton, née aux environs de 1950, s’appelait Mary; par ailleurs, notons que parmi les sept frères et sœurs de Louise Leat, William (un oncle qui eut une grande influence sur son neveu David Hamilton) était bijoutier, antiquaire et collectionneur de bijoux, et grand amateur d’art;

contrairement à ce que cancanent des dizaines ou des centaines de sites et de blogs et autres pages Wikipédia sur Internet, David Hamilton n’a nullement été marié deux fois, mais une seule: il avait en effet épousé Trui Versyp, fille de l’acteur Oswald Versyp et nièce d’un autre acteur, Nolle Versyp;

David Hamilton est certes né à Londres, mais plus précisément dans le quartier d’Islington; il a passé son enfance (1939-1945) chez des aristocrates à Fifehead Magdalen (Dorset) avant de revenir à Londres en 1945, où sa mère habitait alors Ravensdon Street à Kennington;

Celui qui n’était pas encore David mais Leonard David Hamilton en 1940

contrairement à ce que prétendent des dizaines ou des centaines de sites et de blogs et autres pages Wikipédia sur Internet, James Mitchell (l’acteur de Laura les ombres de l’été) n’était nullement l’acteur américain (1920-2010) du même nom. L’acteur James Mitchell – celui de David Hamilton – a épousé (personne ne l’a jamais écrit sur Internet avant moi) la petite-fille de Nina Ricci, Arlette Ricci, et lui a donné deux fils, John et Scott. C’est Arlette Ricci qui avait dessiné les vêtements de James Mitchell dans Laura les ombres de l’été (1979).

Contrairement aux insanités que déblatèrent une infinité d’ignares et d’ineptes sur des dizaines ou des centaines de sites et de blogs et autres pages Wikipédia (l’encyclopédie de l’ignorance) sur Internet, j’ai voulu donner aux gens la possibilité d’apprendre sur mon blog (tout comme dans le livre que vous tenez entre vos mains) des choses à la fois vraies, originales, inédites; d’y trouver des informations exclusives. Et belles.

Le blog «En défense de David Hamilton» (c’est-à-dire moi) a été le premier et le seul à publier une photo inédite de David Hamilton en compagnie de Leni Riefenstahl. Le blog «En défense de David Hamilton» a été le premier et le seul à publier deux photos strictement inédites de Dawn Dunlap, sur la couverture du livre Le portrait de Dawn Dunlap.

Le blog «En défense de David Hamilton» a été le premier et le seul à publier l’acte de décès de David Hamilton! Et à en dénoncer les étrangetés.

Le blog «En défense de David Hamilton» a publié d’innombrables articles pour dire que, contrairement à ce que répètent des dizaines ou des centaines de sites et de blogs et autres pages Wikipédia sur Internet, ou de journaux, la thèse du suicide de David Hamilton est parfaitement douteuse. Je n’exclus nullement, pour ma part, que David Hamilton ait été assassiné. Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes, pense comme moi. Il n’est pas le seul.

Le blog «En défense de David Hamilton» a révélé ou rappelé beaucoup d’autres choses encore. Voulez-vous des exemples?

Le blog «En défense de David Hamilton» a fait remarquer que, contrairement à ce que l’on pense trop souvent, David Hamilton a photographié non seulement des jeunes filles (pourquoi ne l’aurait-il pas fait? et pourquoi, le cas échéant, ne les aurait-il pas «draguées»?) mais aussi des hommes (habillés, ou artistiquement dénudés); des adultes; des natures mortes; des villes (Venise).

Le blog «En défense de David Hamilton» a fait remarquer que des dizaines de mensonges et de lieux communs, concernant David Hamilton, ont été martelés à l’opinion publique.

De la sorte, la plupart des ignorants croient qu’il ne faisait que des photos de jeunes filles ou de petites filles, ou qu’il employait systématiquement «l’effet Hamilton», son fameux «flou hamiltonien». C’est totalement faux. Il existe chez David Hamilton, comme chez Picasso ou Arno Breker, des «périodes» et en de très nombreuses de celles-ci, Hamilton n’utilisait aucunement le flou hamiltonien!

Le blog «En défense de David Hamilton» a signalé que, si vous pensez que David Hamilton faisait exclusivement des photos en couleurs, vous vous trompez. Il a fait énormément de photos (nus, paysages, photos d’intérieur) en noir et blanc.

Le blog «En défense de David Hamilton» a été le premier et le seul, dans les jours qui ont immédiatement suivi la mort du photographe, à publier le numéro du procès-verbal établi par la 3e DPJ parisienne. Ainsi que l’heure exacte, à la minute près, à laquelle ont officiellement été posés les scellés à son appartement.

Autre exemple, le blog «En défense de David Hamilton» a été le premier et le seul, dans les jours qui ont immédiatement suivi la mort du photographe, à révéler que dès le 27 octobre 2016, David Hamilton avait publiquement fait part qu’il craignait pour son existence et qu’il avait peur d’être assassiné.

Pour indiquer un troisième et ultime exemple (il y en a d’autres), le blog «En défense de David Hamilton» a été le premier et le seul à publier, en les commentant, des photos et des textes extraits du magazine OK! Age Tendre, datant des années 1988 à 1991 environ.

J’ai eu la stupeur extrême de découvrir, dans un vieux numéro (1988) de ce magazine OK! Age Tendre, la photographie (attribuée à David Hamilton) de Flavie Lecanu-Flament, la même photographie utilisée plus tard sur la couverture de La consolation (2016)!

En d’autres termes, c’est moi qui ai prouvé et démontré que cette arriviste précoce a eu l’ignominie d’employer une photo de David Hamilton (qui l’aurait «violée» en 1987, un an avant) pour se faire élire «Miss OK 1988». Sur ses photos de 1988 dans OK! Age Tendre, Flavie Lecanu n’avait nullement l’air «traumatisée».

*

Cependant, la fierté principale du blog «En défense de David Hamilton» réside peut-être dans ce qui suit. J’avais été frappé, dès 1979, par Dawn Dunlap, l’actrice de David Hamilton dans Laura les ombres de l’été. On la déclare née, sur Internet, tantôt en 1962 et tantôt en 1963. C’est faux. En 2017, après une très longue et minutieuse enquête, j’ai fini par dénicher un journal américain et un texte paru au moment de la naissance de Julie Lapham Dunlap, «Little Miss Dunlap». J’ai d’abord pensé que Julie Lapham Dunlap était une sœur cadette de Dawn Dunlap. Or, je me trompais.

J’ai très vite compris que Julie Lapham Dunlap n’est autre que «Dawn» Dunlap elle-même. C’est une autre révélation exclusive de mon blog. «Dawn» (prénom jamais apparu, auparavant, chez les Dunlap ou les familles apparentées, mais très à la mode dans les années 1970) était un surnom, un pseudonyme (dawn, «aurore») choisi très probablement par David Hamilton. Julie Lapham Dunlap, en outre, n’est pas née en 1962 ou en 1963 mais le 28 octobre 1964. Avant moi, personne n’avait jamais révélé son nom réel et sa date de naissance exacte. Le San Antonio Express avait eu raison, dès 1964: la «Little Miss Dunlap», c’était elle. Je continuerai à l’appeler Dawn et je lui ai offert, au début de 2017, mon livre Le portrait de Dawn Dunlap.

Récemment, un metteur en scène américain mondialement connu (ce fut l’un des metteurs en scène de Dawn Dunlap) m’a écrit et j’extrais, de son message, les lignes qui suivent:

«Cher Olivier, Malheureusement, je ne peux pas être d’une grande aide pour localiser Dawn. J’ai un ami (…) au Texas. Je demande qu’il demande à qui il connaît s’il sait comment la contacter. Bonne chance avec votre livre. J’ai écrit un texte, basé sur un journal que j’ai gardé, sur la façon dont l’expérience de montage, au cours du film (…), a mené à ma pause de direction lors du tournage de (…). Dawn a été lancée la veille du tournage. J’étais mécontent de toutes les actrices qui étaient venues. R… a insisté pour que nous ajoutions une touche de jeunesse pour le rôle (il a dit: Pensez à la publicité gratuite!) puis, comme dans un rêve, Dawn est entrée et je l’ai engagée immédiatement. Merci d’avoir écrit sur elle. Bonne chance».

*

Ce «merci d’avoir écrit sur elle» m’a fait plaisir. Hélas, le monde moderne a-t-il encore besoin de vérité et de beauté? Non, sans doute pas. Internet est une poubelle. C’est le vomitoire de la médiocrité. Le monde moderne est celui du mensonge, de la désinformation, du bluff. En revanche, tout le monde semble avoir rencontré l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu
David Hamilton qui, en 1987 aurait été le «violeur» et le «satyre» du Cap d’Agde…
C’est curieux, ce monde – celui d’Internet et du «journalisme» – où des abrutis écrivent
des salauderies, des insanités, des approximations sur David Hamilton, confondent ses acteurs avec d’autres, le prétendent marié deux fois (c’est faux), le prétendent né de père inconnu (c’est faux), lui attribuent des films qui ne sont pas les siens, ne connaissent pas les films qu’il a réellement tournés («Les Jeunes Filles en fleurs», «Les Estivelles»…) mais veulent absolument être considérés dignes de foi quand ils vomissent, rebouffent leur vomi et revomissent les ragots et les diffamations.
Le monde moderne ferait rire, s’il ne faisait vomir.
L’époque moderne est celle de l’inculture, du mensonge et de l’hypocrisie: on le savait et l’affaire de la mort de David Hamilton le confirme. Amplement.

Olivier Mathieu.

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Le grand n’importe quoi des accusations contre David Hamilton

Publié le par

Flament a raconté partout, à tous ses potes journalistes, et à la radio, et à la téloche, quel aurait été « l’élément déclencheur » qui lui aurait rendu la mémoire du « viol » dont elle a accusé (unilatéralement et tardivement) David Hamilton:

http://www.telestar.fr/article/benjamin-castaldi-flavie-flament-m-avait-prevenu-pour-proteger-notre-fils-photos-243202

Flavie Flament racontait dans Sept à Huit comment une photo, prise lorsqu’elle avait 13 ans, avait été l’élément déclencheur qui lui a permis de se souvenir de ce viol : « Quand cette photo est tombée à la faveur d’un rendez-vous chez le médecin, je l’ai ramassée. C’est comme un message que m’envoyait Poupette, la petite fille que j’étais. […] J’ai pris la photo, je l’ai regardée et tout à coup j’ai compris. Et j’ai murmuré : « J’ai été violée » […] à cet âge-là, à l’âge de 13 ans. »

Cette photo est tombée à la faveur d’un rendez-vous chez le médecin?…

Mais non, Flafla… Cette photo, tu l’avais publiée et publicisée dès 1988, pour devenir Miss OK 1988…

Lisez à ce sujet :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/03/22/les-propos-a-geometrie-variable-de-la-toute-fraiche-14-ans-miss-ok-1988/

Ou encore :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/03/16/lignominie-la-mort-de-david-hamilton-est-elle-vraiment-ok-pour-les-journalistes/

Et par exemple, parmi beaucoup d’autres articles du blog « En défense de David Hamilton »:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/03/16/la-photographie-attribuee-a-david-hamilton-bien-utile-a-flavie-lecanu-flament-des-1988/

 

Messieurs-Dames de l’Illustre Compagnie, voici pourquoi vous devriez voter pour Olivier Mathieu à l’Académie française (14 décembre 2017)

Republication d’un article de ce blog du 12 septembre 2015

article repris partiellement ce jour d’hui sur le Blog en Défense de David Hamilton :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/20/messieurs-dames-de-lillustre-compagnie-voici-pourquoi-vous-devriez-voter-pour-olivier-mathieu-a-lacademie-francaise-14-decembre-2017-par-jean-pierre-fleury/

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Pour célébrer l’anniversaire de l’écrivain Olivier Mathieu, dit Robert Pioche.

Je publie cet article sans le dire à Olivier, en espérant que ce soit pour lui une surprise, une bonne !
Le 14 octobre 2015 au soir, Olivier Mathieu fêtera dans son restaurant habituel dans le centre de Paris, en compagnie de quelques amis, me dit-on, son cinquante-cinquantième anniversaire. C’est donc l’occasion de lui adresser tous nos vœux les plus sincères.
Olivier Mathieu est le premier biographe d’Abel Bonnard ; il est le premier écrivain à avoir présenté sa candidature à l’Académie française sous trois identités diverses ; il est aussi le premier écrivain dont la candidature à l’Académie a été, en une occasion, refusée !…

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aAndré Baillon (1875, Anvers ; 1932, Saint-Germain-en-Laye)

Rappelons que le 14 octobre est une date importante pour Olivier Mathieu : déjà, sa grand-mère Marie de Vivier était née le 14 octobre (en 1899). Journaliste, écrivain, stalinienne ; dernière amante du grand écrivain communiste André Baillon, mort suicidé en 1932 ; première à défendre Michel de Ghelderode après la seconde guerre mondiale ; plus tard dédicataire de « Tempo di Roma » (le célèbre roman d’Alexis Curvers).

bAdémar Martens dit Michel de Ghelderode (1898-1962), flamand d’expression française est, avec Maurice Maeterlinck et Fernand Crommelynck, l’une des figures marquantes du théâtre moderne belge.

Elle a publié un grand nombre de livres et de romans (par exemple chez Plon, Marabout, La Palatine…) et notamment, à Paris en 1971, un beau roman, « Cent pages d’amour, lettre à un petit garçon » dont on trouve le texte intégral sur Internet et dont Olivier Mathieu est l’unique personnage. Marie de Vivier est décédée en janvier 1980, dans les environs de Paris.

La mère d’Olivier Mathieu, Marguerite Mathieu (née le 8-8-1925), auteur de plusieurs ouvrages scientifiques, chercheuse et enseignante universitaire, décède quelques années plus tard (12-8-1988), et son père (qu’il n’a pour ainsi dire pas connu, l’ayant rencontré deux ou trois fois dans toute sa vie) en 1991.

L’ENFANCE.
Olivier Mathieu naît le 14 octobre 1960 (enfant prématuré, il perd dès le 19 octobre son frère jumeau, prénommé Jean-Philippe). Au milieu des années 1960, il est primé lors d’un concours national de dessin organisé par Le Figaro. Au cours des mêmes années 1960, il rencontre et fréquente des amis de sa grand-mère ou de sa mère, des artistes et des écrivains comme René Magritte, Hergé, Alexis Curvers, Robert Poulet, Paul Werrie et maints autres.

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Livre de Paul Warrie « imagé » (sic) par Hergé en 1934. Bel exemple de ladite « ligne claire » : Chaque élément du dessin qui contient des crayonnés forme une cellule isolée et reçoit une couleur donnée qui se trouve ainsi séparée de sa voisine par un trait d’encre noire d’épaisseur constante.

 dTroisième hors-texte, à l’encre de Chine et à la gouache blanche, de l’édition originale du Lotus Bleu (éditions Casterman, 1936). Ce hors-texte est absent des rééditions de l’album. Cette planche évaluée à 1.000.000 / 1.500.000 euros, devrait atteindre une somme rondelette le 5 octobre prochain lors d’une vente aux enchères à Hong Kong !

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Robert Poulet vers 1931.

Je cite de mémoire. Marly-le-Roi, années soixante. Poulet âgé, à Marie de Vivier : « J’ai croisé votre petit-fils hier, il m’a encore fait cot-cot !… »

En 1969, il écrit trois exceptionnelles « comédies  érotiques », publiées au début des années 1980 (et aujourd’hui disponibles sur le site du jeune écrivain suisse Daniel Fattore). Vers 1971 et 1972, Olivier Mathieu se produit à la Salle Pleyel, à Paris, au sein de l’orchestre pour enfants Alfred Loewenguth.

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MARIE DE VIVIER, dernière amante d’André Baillon.

ebÀ lire sur : http://www.fattore.com/CentPagesDamour.htm avec des corrections manuscrites de l’auteur et des notes d’Olivier Mathieu.

Après une enfance pauvre mais heureuse pendant laquelle il ne fut pas scolarisé (il est éduqué à la maison par sa mère), puis le passage de son bachot en « candidat libre » (juillet 1978), et enfin le refus d’effectuer son service militaire (il est resté pacifiste, et l’on rappellera son opposition, par exemple, aux guerres du Golfe), Olivier Mathieu a publié encore très jeune des recueils de textes et de poèmes aux éditions Ouvertures de Liège (voir le catalogue de la Bibliothèque royale de Bruxelles) alors dirigées par M. Jean-Claude Bologne (l’actuel président de la Société des Gens de Lettres). En 1981, Jean-Claude Bologne (dans le « numéro spécial Alexis Curvers » de la revue Ouvertures) remercie Olivier Mathieu parce que ce dernier lui a présenté Alexis Curvers. Vers 1983 (plus ou moins à l’époque où Olivier Mathieu est en année de licence à la fac), une nouvelle d’Olivier Mathieu est primée à l’occasion d’un concours littéraire organisé par la MNEF.

Chantant même brièvement, vers 1980, dans un groupe de rock un peu punk qui se produit dans les boums de banlieue, Olivier Mathieu a ensuite fréquenté plusieurs milieux artistiques et politiques (y compris des milieux d’extrême-gauche et d’extrême-droite), avant d’abandonner rapidement tout militantisme et de se consacrer exclusivement à son œuvre littéraire. Il s’est vite éloigné, et cela depuis très longtemps (début des années 1990), des milieux d’extrême droite qu’il a fréquentés pendant très peu de temps. Et des milieux d’extrême droite, il semble utile de le rappeler, au milieu desquels il disait (et écrivait, aussi, signant noir sur blanc) qu’il N’était PAS d’extrême droite.

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gLES CANDIDATURES « ludiques » à l’Académie française d’un humoriste.
Premier biographe d’Abel Bonnard, et auteur de dizaines de livres dont une quinzaine de romans du « Cycle de Robert Pioche », ce grand humoriste qu’est par ailleurs Olivier Mathieu a également été le premier écrivain à se présenter à l’Académie française, sous trois noms différents ! Non seulement donc sous son nom d’Olivier Mathieu, mais aussi sous les pseudonymes de « Robert Pioche » et de « Robert Spitzhacke ». Robert Pioche est le pseudonyme d’Olivier Mathieu depuis 1971, date où ledit pseudo est attesté dans le roman de sa grand-mère, « Cent pages d’amour ». Quant à Robert Spitzhacke (spitzhacke, en allemand, signifiant justement pioche), c’est le pseudonyme sous lequel il s’est présenté encore en 2014, lors de l’élection où se présentait Alain Finkielkraut. Le mystérieux « Robert Spitzhacke » fut cité dans divers journaux (notamment Le Figaro, voir le prochain paragraphe). La radio France-Culture, le jour de l’élection (10 avril 2014), a encore parlé d’Olivier Mathieu.

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Le danger de la montée de Robert Spitzhacke à l’Académie française ?… Mais non, c’était juste un canular à la façon d’Olivier Mathieu !
On a lu par exemple dans Le Figaro n° 21 667, vendredi 4 avril 2014, p. 26 :
« L’affaire agite l’Académie avec des conséquences inattendues. Un inconnu, Robert Spitzhacke, qui se définit sur son blog comme un « candidat anti néo-con, adversaire d’Alain Finkielkraut », se présente contre lui, reprochant même à la presse, dont le Figaro, de faire campagne pour l’essayiste. Le choix de l’Académie serait donc simple: Alain Finkielkraut ou Robert Spitzhacke. On n’ose y penser ».

h

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La candidature censurée.
Ajoutons, pour être un rien plus complets, qu’Olivier Mathieu est aussi le premier écrivain dont la candidature a été refusée (en une seule occasion) par l’Académie française, en 2007, et cela contre le règlement même de l’Académie !… Chose d’autant plus extraordinaire qu’Olivier Mathieu possède toujours le courriel de l’Académie, qui lui confirme que sa lettre de candidature a bien été reçue, mais qui ne l’officialise pas sur le site de l’Académie… A noter cependant qu’ensuite, après cette unique entorse au règlement, l’Académie a de nouveau respecté ses statuts, en acceptant toutes les candidatures déposées par Olivier Mathieu.
Une voix contre Giscard.
Olivier Mathieu a d’ailleurs obtenu une voix sous son pseudo de Robert Pioche à l’Académie française, en décembre 2003, contre M. Valéry Giscard d’Estaing, ex-président de la République. Une voix qui avait provoqué l’ire, dans Le Figaro Magazine, de M. Philippe Bouvard.

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Robert Pioche (alias Olivier Mathieu) élu à l’Académie française ?
Quand le Figaro se demande :
« Verra-t-on élu le farfelu Robert Pioche, qui défie les académiciens à un duel de dictée, chaque battu s’engageant à voter pour lui ? »
http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/03/21/01006-20090321ARTFIG00197–les-dessous-d-une-elec-tion-.php

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Critique littéraire.
(Et collaborateur, bien avant Houellebecq, de la Nouvelle Revue de Paris).
Olivier Mathieu fut critique littéraire pendant les années 1980 (il signa par exemple à de multiples reprises dans la Nouvelle Revue de Paris, revue parue sous le patronage de l’Académie française, ou dans le Spectacle du Monde et dans plusieurs autres titres prestigieux). Olivier Mathieu se trouvait notamment parmi les signataires principaux du numéro de la Nouvelle revue de Paris n° 8, en compagnie par exemple de J. Dutourd.
A lire une remarquable nouvelle littéraire d’Olivier Mathieu, Anniversaire, dans la Nouvelle Revue de Paris.

i

Lors de la mort de G. Dumézil, nous conseillons de lire l’excellent article, « L’Humanisme de G. Dumézil », qu’Olivier Mathieu avait publié dans le Spectacle du Monde (n° 299 du 01/02/1987).

jGeorges Dumézil (1898-1986)

A signaler aussi, en 1986, pour le 80e anniversaire de son ami Alexis Curvers, l’article d’Olivier Mathieu titré « Tempo di Roma » du n° 306 (septembre-octobre 1986) de la revue Itinéraires.

Article dont Alexis Curvers le remercia par une lettre chaleureuse. Leur amitié – leur première rencontre datait du milieu des années 1960 ! – dura jusqu’à la mort d’Alexis Curvers, en 1991.

kAlexis Curvers (1906-1992)

A signaler, et à recommander chaudement, la lecture de :
http://docslide.fr/documents/chiens-et-chats-dans-loeuvre-dandre-baillon-et-dans-celle-de-marie-de-vivier-article-dolivier-mathieu-dit-robert-pioche-dans-la-revue-nouveaux-cahiers-andre-baillon.html
(cf. Les Nouveaux Cahiers André Baillon, n° 6, année 2008)

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« Le grand méconnu de la littérature française contemporaine ».
Impossible de les énumérer toutes, mais parmi ses nombreuses collaborations journalistiques, citons encore par exemple, au cours des années 2000, deux articles dans la revue universitaire belge de gauche Nouveaux cahiers André Baillon. Ou encore en 2010, Olivier Mathieu a publié presque coup sur coup deux articles de grande qualité (sur François Villon et sur F.S. Fitzgerald) dans la revue Eléments. Le rédacteur en chef de la revue Eléments était Michel Marmin.
Et c’est Michel Marmin (autrefois assistant de Pierre Schaeffer au Service de la Recherche de l’ORTF) qui a justement écrit dans Eléments (en 2010) qu’Olivier Mathieu était « le grand méconnu » de la littérature française contemporaine.
C’est un avis que nous partageons.

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« Les Modérés ».
Premier à republier Abel Bonnard, Olivier Mathieu avait notamment été le premier à republier « Les Modérés », en 1986, aux éditions du Labyrinthe (dirigées par un journaliste, Alain de Benoist).
Les republications d’Abel Bonnard effectuées par Olivier Mathieu au cours des années 1980 ont ensuite engagé divers personnages, beaucoup plus tard, à essayer d’imiter son exemple. Nous disons bien : essayer…

lalbUn titre tant d’actualité !

Les Petits Bonheurs.
Entre 2007 et 2014, la presque totalité des livres d’Olivier Mathieu ont été publiés à l’enseigne des « Petits Bonheurs » à Nantes. Ses œuvres sont évidemment répertoriées, comme c’est le cas pour les livres publiés en France, sur le catalogue de la BNF (Bibliothèque Nationale de Paris).
Pas dans les « bonnes » librairies…
Romancier et poète, blagueur et à l’occasion blogueur, Olivier Mathieu est l’auteur d’un très grand nombre d’ouvrages, qui ne sont (hélas) pas toujours faciles à trouver. Il y a à cela une infinité de raisons, mais pour n’en évoquer ici que trois, il est bien connu que les gens lisent de moins en moins ; qu’Internet a probablement détourné beaucoup de personnes des livres imprimés ; et aussi parce qu’Olivier Mathieu, certainement trop anticonformiste et indépendant d’esprit pour cela, ne fait évidemment pas partie du fameux circuit dit des « bonnes » librairies.

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Olivier Mathieu fait aussi partie des personnalités dont on a annoncé la mort, par erreur, par mauvaise foi ou simplement par blague, de leur vivant.
La mort d’Olivier Mathieu a été annoncée, il y a quelques années (2006), par des gens dont on ignore s’ils étaient simplement mal informés, ou mal intentionnés, ou éventuellement les deux. En tout cas, la nouvelle farfelue a été publiée par un petit journal d’extrême droite, Rivarol. Curieuse déontologie journalistique, même s’il faut reconnaître que ce journal a ensuite reconnu son erreur et présenté ses excuses. Dont acte. La nouvelle n’aura donc sans doute abusé que quelques intellectuels (?) présumés ou amateurs, lesquels auront sans doute (en tout cas, on l’espère pour eux) appris de la sorte qu’il ne faut pas recopier tout ce qu’on lit dans les journaux, et notamment dans les feuilles d’extrême-droite. Nul doute en tout cas qu’après sa (vraie) mort, il y aura d’autres biographies – écrites par des historiens de la littérature – d’Olivier Mathieu. En 2006, il s’est exclamé en riant : « Normal que je meure deux fois, puisque, jumeau, je suis né deux fois, non ? »

nAntoine Rivaroli (1753-1801) dit : le chevalier de Parcieux, le comte de Rivarol, l’auteur du Petit Dictionnaire, le comte de Barruel, un citoyen actif ci-devant rien, le chevalier de Kermol, R.V.R.L., Salomon…

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Au cours des années (il a été marié pendant près de dix ans, en secondes noces, avec une universitaire française publiée aux PUF), Olivier Mathieu a préfacé divers ouvrages comme, par exemple, il y a quelques années, « l’Anthologie Emile Boissier », qui propose des textes du poète nantais rassemblés par Jean-Pierre Fleury, écrivain, poète, et docteur en sociologie de l’Université de Nantes.

Olivier Mathieu sujet de plusieurs ouvrages.
Jean-Pierre Fleury a publié il y a plusieurs années de cela une (première) biographie d’Olivier Mathieu, qui a pour titre : « Olivier Mathieu dit Robert Pioche, le dernier romantique ».
Olivier Mathieu a été cité par d’innombrables personnages, écrivains (ou, en certains cas, de présumés écrivains), par exemple dans le Journal intime de Marc-Edouard Nabe (« Olivier Mathieu a détrôné Marc-Edouard Nabe »). Signalons que l’on trouve sur le site Internet de Marc-Edouard Nabe un extrait d’un roman érotique (2013) d’Olivier Mathieu, « Jouissive à Venise ».
Pour conclure, Olivier Mathieu a d’ores et déjà été le sujet d’une biographie (celle écrite par Jean-Pierre Fleury) et de deux romans (nous avons d’ores et déjà évoqué, ici, le roman « Cent pages d’amour » de Marie de Vivier ; Paris, 1971). Sans parler, évidemment, de quelques bouquins qui, dans les années 1980 ou 1990, lui ont consacré parfois des dizaines de pages (un seul exemple, ici : le « livre » de Christophe Dechavanne, La fièvre du mardi soir, 1991).
Olivier Mathieu est entré, de son vivant, dans environ quatre ou cinq dictionnaires ou encyclopédies (entre autres le « Quid » qui, dans sa dernière édition en date, rappelait la voix obtenue par Olivier Mathieu, à l’Académie française, contre Giscard).

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Olivier Mathieu à la « une » du Figaro (2011).
Encore tout récemment, en avril 2011, le directeur du Figaro Littéraire, Etienne De Montety, a écrit un article en première page du « Figaro » pour saluer le talent littéraire d’Olivier Mathieu. C’était à l’occasion d’une élection académique qui a donné l’occasion à Olivier Mathieu de publier un « Eloge poétique de Maurice Druon » (éditions des Petits Bonheurs).
L’amoureux des promenades sur les bords de la Seine.
Grand amoureux de Paris, ville dans la proche banlieue de laquelle il est né, Olivier Mathieu était allé aller distribuer un tract devant l’Académie française.
Il s’agissait d’un tract poétique, rédigé en alexandrins réguliers. Chose encore plus anachronique, désuète, charmante et émouvante, car il convient de toujours souligner l’extrême sensibilité poétique et artistique d’Olivier Mathieu, ce dernier avait dédié son tract à son parrain bouquiniste, Ferdinand Teulé, ancienne figure de première importance de la littérature prolétarienne.

oDe gauche à droite : Ferdinand Teulé, Henry Poulaille fondateur du Groupe des écrivains prolétariens de langue française et René Bonnet en juin 1938, à l’époque du Musée du Soir (1935-1940). Courant littéraire dont on peut trouver de grands précurseurs du côté de Jean-Jacques Rousseau, Agricol Perdiguier, Jules Vallès, ou encore Charles-Louis Philippe et Charles Ramuz. D’essence libertaire au sens le plus large du terme, il convient de le différencier dudit Mouvement populiste d’une part, et des écrivains staliniens de l’entre-deux-guerres d’autre part. « Il est exact que Poulaille n’aime pas Staline, mais cela ne l’empêche pas qu’il puisse être un prolétaire honnête. Il est anarchiste, mais qui n’est pas anarchiste en France ? » écrivit Paul, Adolphe Loffler, écrivain communiste hongrois ami de Poulaille, dans son Journal en 1931.

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Olivier Mathieu n’a plus (il ne veut plus avoir) de blog depuis plusieurs années (pourtant, sauf erreur de notre part, celui qu’il a ouvert en 2014 sur Mediapart, au moment de l’élection académique d’Alain Finkielkraut, est resté en ligne) :
http://blogs.mediapart.fr/blog/robertspitzhacke

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A relire un indispensable entretien accordé par Olivier Mathieu et paru dans la presse française dès 2003 :
http://www.fattore.com/Confession.htm

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A conseiller, pour finir, sur le site « Afrique-Asie », la lecture d’une « lettre ouverte » (avril 2014):
http://www.afrique-asie.fr/menu/actualite/7476-lettre-ouverte-de-robert-spitzhacke-a-alain-finkielkraut.html

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Nous avons cherché, dans ce tout petit article, à parler d’Olivier Mathieu de façon certes rapide, non exhaustive, mais nous ne croyons pas utile d’évoquer le « guet-apens médiatique » fameux dans lequel il est tombé en 1990, invité sur TF1 par un journaliste-histrion et se retrouvant violemment frappé par un commando paramilitaire d’un groupuscule juif d’extrême droite, et également opposé à un autre groupuscule appartenant celui-là à l’extrême droite française. Il devrait apparaître comme fort triste que beaucoup de gens aient en effet eu intérêt, à cette époque-là, à profiter de l’indéniable idéalisme (certains diront : de la naïveté) d’Olivier Mathieu.

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L’Olivier Mathieu de 2015 ressemble étrangement à l’enfant qu’il fut. Dit-il d’ailleurs autre chose, aujourd’hui, que ce qu’il a toujours dit ? A jamais gibelin au guelfe et guelfe au gibelin, anti-nationaliste parce qu’européen, anti-chrétien parce que païen depuis son enfance (et également excommunié par débaptisation en 2008), anti-militariste et anti-belliciste depuis toujours, révolté par la peine de mort (il prit position publiquement contre la pendaison de Saddam Hussein), anti-colonialiste, favorable à l’avortement et absolument pas hostile au « mariage » des homosexuels, de sensibilité écologique, végétarien et anti-corridas, anti-capitaliste (mais, en revanche, jamais anti-communiste), Olivier Mathieu est philo-européen (il ne s’agit pas, on l’aura compris, de l’Europe des bureaucrates et des banquiers), il est philo-palestinien, il est favorable à sa propre conception du socialisme, bref il est philo-énormément de choses mais peut-être est-ce surtout et avant tout un amoureux de la poésie et de la littérature, de l’humour et de la dérision, de la vérité, de la liberté vraie, en un mot du dépassement des vieux clivages ! Ses « modèles » sont (pour n’en citer ici que quelques-uns) Don Quichotte, le Ménippe de Lucien, le Cyrano de Bergerac de Rostand, le « brave soldat Chveïk » de Jaroslav Hasek, etc.

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pMenipo Filosofo, estampe de Goya
d’après le Moenippus de Vélasquez (1639-1640)

Fin août 2015 : de nouveau, les images de « Ciel mon mardi » du 6 février 1990 sont diffusées, sur TMC (filiale de TF1), dans l’émission « Ces émissions qui nous ont marqués ».
Une certitude, le passage d’Olivier Mathieu à « Ciel mon mardi » ne sera pas oublié…
Olivier Mathieu reçoit beaucoup de courriels, ou aussi de lettres par voie postale à son domicile parisien. Des lettres qui contiennent un peu de tout, et qui vont du lecteur sincère au complet farfelu, en passant par certains individus qui ont visiblement du temps à perdre. Récemment, un correspondant m’a annoncé que l’article de Wikipédia sur Olivier Mathieu pourrait être bientôt supprimé. Ah bon ? Et après ?… Vu le nombre de lieux communs, d’inexactitudes (volontaires ou involontaires ?) de l’article en question, une telle suppression serait plutôt une bonne nouvelle, je trouve. « Ma foi », a réagi Olivier Mathieu par une boutade à prendre au second degré, « en ce qui me concerne la disparition de Wikipédia passerait inaperçue. Celle de ce mauvais article, encore davantage. Je ne fais pas partie de la culture, ou du partage de la culture – ou du partage de l’ignorance ? – Wikipédia »…
Il faut certes avouer que si des internautes, souvent anonymes, se permettent de supprimer de Wikipédia des auteurs indépendants, on vit une drôle (ou pas drôle) d’époque… Mais c’est ainsi : Olivier Mathieu (ancien collaborateur de la NRP, auteur de dizaines de livres, une voix à l’Académie française en 2003, « grand méconnu de la littérature française » selon Michel Marmin, poète qui a fait la « une » du Figaro en 2011…) « risque » d’être effacé de Wikipédia par des gens qui… n’ont probablement pas écrit, publié ou fait le mille millième de ce qu’il a fait.
Ces gens ne s’intéressent pas à Olivier Mathieu pour lui, et pour son œuvre littéraire ou ses recueils de poésie. Ils s’intéressent à lui juste quand on repasse à la téloche de vieilles images réchauffées du « guet-apens » chez Dechavanne…  Les braves gens… Les pauvres gens…

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pa

Portrait de Monsieur de Cyrano Bergerac
Le Doyen sc. M DC LXII

La Terre ne fut importune,
Je pris mon essor vers les Cieux.
J’y vis le Soleil et la Lune,
Et maintenant j’y vois les Dieux.

pb

Charles Le Bargy dans Cyrano de Bergerac. Dessin de Paul Delaroche (1886-1914)

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En attendant d’avoir le plaisir de rencontrer prochainement Olivier sur les bords de la Seine, bon anniversaire de notre part et, aussi, de la part de plusieurs de ses amis (certains sont cités dans cet article) et lecteurs vraiment fidèles !

Jean-Pierre Fleury – le 27 septembre 2015.

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Cerise sur le gâteau, finissons, si vous voulez bien, en citant l’éditorial de « une » du Figaro. Un article paru en 2011.

« Candidat à l’habit vert, il sait discourir en vers ».

« Depuis la mort de Cocteau, il n’y a plus guère de poète à l’Académie française. C’est ce qu’a dû penser Olivier Mathieu, candidat au trentième fauteuil. Hier, jour d’élection, quai de Conti, il distribuait un tract où l’on pouvait lire un poème en alexandrins consacré à Maurice Druon. C’était l’éloge que, s’il était élu, le candidat se proposait de prononcer : « En ce jour d’hui, merci, pour l’immortalité/Que vous me conférez en m’offrant, respectable/Un auguste fauteuil… » Passons sur le nombre de pieds, un peu approximatif… Les 200 vers – ou peu s’en faut – évoquent la vie de Druon, Le Chant des partisans et Les Rois maudits. Mathieu rappelle l’hostilité de l’académicien à la féminisation du cénacle : « Il préférait sous la Coupole un mâle esprit. » Le dithyrambe est aimablement dédié « aux académiciens, aux bouquinistes des quais de la Seine, aux passants ». On ne fait pas plus bucolique. Les immortels sont-ils restés insensibles au lyrisme de Mathieu ? Ont-ils été choqués de voir un candidat aller vite en besogne, s’imaginant déjà élu ? Le rimailleur n’a recueilli aucune voix et c’est Danièle Sallenave qui a été élue au premier tour. C’est à elle qu’il reviendra de prononcer l’éloge de Maurice Druon. Certainement en prose. Quant à Mathieu, il ne lui reste, pour se consoler, qu’à relire Baudelaire, son frère d’infortune : Exilé sur le sol au milieu des huées /Ses ailes de géant l’empêchent de marcher »…
Editorial du Figaro, Etienne de Montety, 8 avril 2011.

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À voir aussi sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

Il n’est bon bec que de David Hamilton.

Publié le 19 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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A titre posthume, David Hamilton, notre éternelle et immuable admiration

Publié le 20 novembre 2017 par defensededavidhamilton

LES ENFANTS PEUVENT MENTIR OU SE TROMPER, EUX AUSSI : UN CAS D’ÉCOLE

En cette époque totalement désaxée où la démocratie (bourgeoisie), enfin ce qu’il en reste, est bafouée tous les jours, il n’est pas étonnant que les préjugés sexistes anti-mâles de pseudo féministes à la sauce Femen ou autres envahissent jusqu’à la nausée les sphères médiatiques des larbins de la désinformation, de la propagande et des partis pris.

Le schéma est simple : les mâles sont tous des pervers et violeurs en puissance. Et les enfants eux-mêmes sont mis au parfum de ce fantasme de réalité.

Le jour même où Flament (Flavie) sévissait sur France5, la cour d’appel de Dijon cassait la mise en examen d’un professeur des écoles (comme on dit aujourd’hui) dans une affaire d’attouchements.

Après un an de soupçons, et de vindicte populacière de la part des ignorants des faitsmais heureusement aussi grâce à un fort soutien familial et local, Éric Péclet, instituteur de 43 ans, suspendu de l’Éducation nationale, a obtenu la levée de sa mise en examen devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon (Côte d’Or). En novembre 2016, ce père de famille avait été mis en examen pour le « viol » (sic) d’une de ses élèves âgée de quatre ans au sein de son école, dans le bourg de Genlis.

L’enseignant vient donc d’être placé sous le statut de « témoin assisté« , stade intermédiaire entre le statut de simple « témoin » et celui de « mis en examen » (inculpé, disait-on auparavant). À la différence du simple témoin, le témoin assisté bénéficie du droit d’être assisté par un avocat et a donc accès au dossier de la procédure ; il peut demander à être confronté avec la ou les personnes qui le mettent en cause et peut agir en nullité contre des actes qu’il estimerait irréguliers.

Mais ça n’en fait pas encore un « mis en examen » innocenté et blanchi. Baignant totalement dans les lieux communs de l’idéologie dominante et des causes judiciaires « à la mode » (avec quelques retards sur d’autres pays en notre contrée qui fut autrefois l’exemple à suivre, le fleuron de l’Humanité si l’on peut dire) la balance de la Justice dont les fléaux semblent pipés, a bien du mal à accorder quelque crédit à un « salaud d’enseignant homme », pédéraste potentiel (ou pédophile comme on dit aujourd’hui, bien qu’il n’y a rien de « philique » en cela, comme je ne cesse de le répéter).

Il faut quand même savoir que cet homme subit cette accusation, de plus en plus jugée comme inique par les gens sensés, sur la seule parole d’une gamine de maternelle de quatre ans qui l’a accusé d’avoir « gratté son zizi » disons, contre les faits eux-mêmes.

En effet, et par chance si l’on peut dire, le jour de ce prétendu acte « scolaire », ce maître n’était exceptionnellement pas seul à assurer la classe. Or sa collègue ne masque pas sa perplexité : elle a toujours certifié aux gendarmes que ce dernier ne s’est retrouvé seul avec les enfants que pendant cinq minutes, et encore, entre la salle de classe et la cour de récréation. « Je ne vois pas de créneau propice à ce genre d’acte », confie également la directrice de l’école.

Mis en examen pour « viol et atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité », il a même connu la détention dite provisoire.

Heureusement pour lui encore, il s’avère, qu’à la fin mars de cette année, quelques jours après sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, que l’expert qui a examiné la culotte de la fillette (puisqu’il a fallu fouiller jusque-là) a mis au jour une tache de sperme sur le devant du sous-vêtement, dont l’ADN correspond à un proche de l’enfant. Ainsi qu’une trace de sang au même endroit. Le saignement étant contemporain au viol. Ce dernier « justifie la présence de son liquide séminal par une contamination après un mélange de vêtements. Une hypothèse de « transfert secondaire » pourtant très improbable », concluent les gazettes.

Voilà quelqu’un — un homme et un enseignant, doublement suspect de nos jours, une forme de « délit de sale gueule »— qui allait payer, payer sans doute cher, pour l’acte ignoble d’un autre, un autre qui est visiblement un très proche de la fillette mais qui lui — comme c’est étrange — n’a pas de nom ainsi qu’on peut le constater dans les comptes-rendus des gazettes.

Ce sont Les Risques du Métier comme titrait déjà en 1967 le film d’André Cayatte où s’illustra Jacques Brel, en une époque alors bien loin de toute obsession accusatrice ou diffamatrice médiatiques.* Certains supportent comme ici, d’autres en meurent : suicides dans l’opprobre et le désarroi total…

Si Eric Péclet s’était suicidé, Flavie Flament en aurait conclu que c’était un « aveu » !?

Jean-Pierre Fleury.

* Scénario réalisé d’après un roman de Simone et Jean Cornec, de la fameuse Fédération Cornec de parents d’élèves (aujourd’hui la F.C.P.E.). Jean Cornec est également l’auteur de : Au préjudice du doutelivre qui date de 1986.

Le monde admirable des jeunes filles humaines et sexuées de David Hamilton

Publié le 17 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

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pour une version illustrée, c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/17/le-monde-admirable-des-jeunes-filles-humaines-et-sexuees-de-david-hamilton-5/

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La société actuelle a pour objectif de robotiser l’homme. Tout comme Internet existait déjà dans les années 1970, mais presque personne ne le savait, les robots sont sans doute d’ores et déjà officieusement quelque part. Dans dix ans, dans vingt ans, ils seront officiellement là. L’avenir d’une humanité déshumanisée est le robot. Ou pour paraphraser Aragon (« la femme est l’avenir de l’homme »): le robot est l’avenir du taré. Et notamment, le sex robot.

Oui, le sex robot: dès aujourd’hui, 2017, il est possible d’imprimer en trois dimensions votre compagnon (ou votre compagne), voire votre mari (ou votre épouse). L’imprimerie en trois dimensions, le début – ou la continuation – de l’horreur technologique. L’horreur à la portée des caniches (pour paraphraser, cette fois, Céline). Vous n’y croyez pas? Vous ne le savez pas? C’est que vous ne voulez pas vous renseigner.

Dès aujourd’hui, 2017, il existe un robot (son nom: Harmony) créé par un certain Matt Mc Mullen, fournisseur de la société californienne RealDoll. Tout ceci va marquer la fin de l’amour, de l’émotion et tout simplement des relations humaines. Pour 10.000 euros (dès aujourd’hui, 2017) vous pouvez acheter un robot capable de vous distinguer. Et pour 5000 euros, vous avez droit à la version base. Songez que (aujourd’hui, 2017) les sex toys ont un chiffre d’affaires que j’évalue à 30 milliards de dollars par an.

Songez que dès aujourd’hui (2017), à Barcelone, Espagne, existe un bordel (Lumi Dolls) où les gens font l’amour avec des robots pour 120 euros de l’heure.

Qui sait s’il est « légal » ou « illégal », aujourd’hui, de faire l’amour avec un robot de « mineure » ? Qui sait si ce sera – demain –  « légal » ou « illégal »?… Les législateurs, un jour ou l’autre, et à mon avis très rapidement, devront se pencher sur la question… Songez que pour la seule année 2017, RealDoll vendra (au moins!) mille modèles de robots sexuels. Et que le business des gens qui font l’amour par téléphone avec des robots augmente vertigineusement.

Vous vous montrez favorables (comme moi) au mariage des homosexuels? Ou alors, vous trouvez cela scandaleux? Dans l’un et l’autre cas, VOUS ETES DEPASSE. Ridicule. Out.

Dans la société occidentale moderne, dans la société planétaire, dans la société globalisée, dans la société née en somme sur les ruines laissées par la seconde guerre mondiale du post-1945, on en est déjà au mariage avec des robots!

En Chine, un certain Zheng Jiajia a épousé un robot-femme, robot créé par ses soins. Vous n’y croyez pas? Vous ne le savez pas? C’est que vous ne voulez pas vous renseigner. Ou c’est qu’on ne veut pas vous renseigner.

Nous allons donc avoir – nous avons déjà, aujourd’hui, en 2017 – des jeunes gens qui perdront leur pucelage avec des robots. Et tout cela va ouvrir des questions juridiques passionnantes: que se passera-t-il quand un robot « homme » violera une femme en chair et en os? Ou quand un homme violera une femme-robot?… Ce ne sont plus des questions de science-fiction. Ce sont des questions qui se posent, voire qui se sont déjà posées, aujourd’hui, en 2017. Ce sont des questions qui seront de plus en plus à l’ordre du jour, d’ici à 2050. Vous verrez. Moi, je ne verrai plus. J’ai déjà vu. Les prophètes voient longtemps à l’avance.

David Levy a écrit un livre qui s’appelle Love and sex with robots. Vous y lirez que des gens payent (et paieront) des fortunes pour se faire fabriquer un robot qui ressemble à leurs idoles. Rien n’interdira à quiconque, surtout pas à des milliardaires hollywoodiens pour commencer, de se faire fabriquer des robots qui ressembleront, comme deux gouttes d’eau, à Marilyn Monroe ou à Brigitte Bardot. On peut imaginer absolument tout: un homosexuel anticommuniste primaire, un jour, pourrait sodomiser un robot de Staline, par exemple.

En d’autres termes, à l’horizon 2050, mais à mon avis sans doute bien avant, on va vers la disparition (et je le déplore) de l’amour et du sentiment humains. Et certes, il suffit de voir la tronche des politicards actuels, ou des « spécialistes » de « l’intelligence artificielle », pour comprendre que le niveau d’inculture, d’illettrisme et de stupidité augmente tellement rapidement que « l’intelligence artificielle » ne tardera pas à supplanter la crétinerie bien naturelle et bien humaine.

Jusqu’aux jours prochains où les robots prendront la place des humains, trop humains. Lesquels seront absolument ravis de perdre le si peu qu’il leur reste de « liberté ».

Liberté, amour, émotion, vérité sont des mots privés de la moindre substance pour environ 98% de l’humanité actuelle.

Et des gens comme David Hamilton, ou comme moi, seront définitivement des retardataires. Comment, cher David Hamilton? Vous prétendiez qu’existassent des hommes et des femmes? Des hommes et des jeunes filles? Vous prétendiez que pussent exister des sentiments entre eux?

C’est sans doute en cela que vous avez semblé scandaleux aux hommes (qui ne sont certes pas des surhommes) d’aujourd’hui. Vous avez proposé, par vos photos, une vision à la fois humaine et sexuée de l’homme (et de la femme, et de la jeune fille).

Les « hommes » d’aujourd’hui, les hommes qui sont tellement pressés de devenir des robots, les hommes qui sont tellement pressés de se faire greffer des microchips, les hommes qui sont tellement avides que l’on remplace leur bonne vieille crétinerie par « l’intelligence artificielle » – l’intelligence sans efforts! l’intelligence sans études! l’intelligence sur demande! l’intelligence en option! l’intelligence pour tous!… alors les hommes cesseront de lire Nabokov, d’admirer Balthus, de révérer David Hamilton.

Ce sera un monde sans prostitution, sans maladies sexuelles, qu’ils vous diront. Ce sera surtout un monde sans émotion, sans Eros et Thanatos, sans sentiments, et sans amour.

Ce sera le monde né sur les ruines de l’après 1945.

Enfants en éprouvette. Féministes heureuses que leur corps leur appartienne, et qui n’appartiendra en effet plus aux hommes abhorrés, puisque l’homme (en tant que genre) perdra absolument toute utilité. Société asexuée. Sociétés d’eunuques robotisés. Société de libres esclaves, où l’ambition de l’homme libre sera de devenir, toujours davantage, un robot.

On pourra alors – par exemple – jeter aux flammes les photos de David Hamilton, quitte à aller ensuite tirer un coup avec un robot relié à l’app d’un smartphone: ce que l’on peut déjà faire, aujourd’hui, en 2017. Vous n’y croyez pas? Vous ne le savez pas? C’est que vous ne voulez pas vous renseigner. Ou c’est – plus probablement! – qu’on ne veut pas vous renseigner.

Ce sera le monde de l’horreur. C’est le monde de demain. Pour qui sait voir, mais seulement pour qui sait voir, c’est déjà celui d’aujourd’hui.

Pauvre monde. Un monde d’illettrés, d’imbéciles et de tarés robotisés. Un monde qui a refusé d’écouter ses grands philosophes, ou ses grands chefs d’Etat,  un monde qui a refusé d’entendre les avertissements salutaires de Heidegger quant à la technologie, ou encore un monde qui – dans un tout autre domaine – a refusé la beauté de David Hamilton est un monde qui ne mérite d’ailleurs rien d’autre – hélas ! –  que de finir robotisé et esclavagisé. Ainsi soit-il.

Flavie Flament, combien de « témoins »? AUCUN VIOL DE DAVID HAMILTON N’A ÉTÉ AVÉRÉ. AUCUN.

Publié le par

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  • ENTRETIEN DE JEAN-PIERRE FLEURY, docteur en sociologie, avec Olivier Mathieu, écrivain.

 

  • « Olivier Mathieu, je voulais vous poser une question… Flavie Flament, selon vous, combien de témoins? »
  • Il faudrait d’abord s’entendre sur le sens du mot « témoin ». N’importe qui peut « témoigner ». Je peux trouver autant de « témoins » que je veux de n’importe quoi. Le seul VRAI témoin est celui dont le témoignage est démontré, sans ombre de doute, sincère et authentique. On a lu dans la presse, il y a un an, que trois femmes avaient « témoigné » contre David Hamilton. Elles ont donc « témoigné »…
  • Dans un tribunal!?
  • Ah non, cher Jean-Pierre Fleury, pas dans un tribunal.
  • Mais où ça, alors?
  • Dans un journal qui s’appelle l’Obs. Elles ont « témoigné » sans révéler leur vrai prénom. Elles se sont fait appeler, si je me souviens bien, Alice et Lucie.
  • Et comment est-ce que ça a fini?
  • « Alice », pour autant que l’on sache, est retournée plusieurs fois aux séances… Elle a porté plainte contre lui… dix ans après les faits présumés. Non seulement elle avait multiplié les séances, mais encore il y avait prescription. David Hamilton a nié les accusations. Lucie, elle, aurait (toujours selon la presse) « demandé l’arrêt des essais lors de la seconde séance ».
  • Il y a eu une troisième personne pour « témoigner »?
  • Une autre présumée victime, oui, une autre accusatrice. Il l’aurait violée en 1967, à Ramatuelle. Evidemment, il y avait également prescription.
  • Alors, Flavie Flament, combien de « témoins »?
  • « Témoin » 1, Flavie en personne. Testis unus, testis nullus.
  • Et puis?
  • Deux ou trois femmes qui accusent dans la presse, anonymement, un homme mort (et qui ne peut donc plus se défendre). Je répète: pas dans un tribunal, à visage découvert. Dans la presse, et anonymement. Et elles évoquent des faits anciens, voire très anciens (1967…), qui sont des faits prescrits. Ou qui ont débouché sur un NON LIEU. Mais malgré l’ordonnance de non lieu, à la téloche et dans la presse on continue à présenter ces accusatrices, ces violées présumées, ces accusatrices comme des « victimes »…
  • Flavie Flament déclarait il y a un an:  Nous sommes cinq femmes dont les viols sont avérés, c’est une déclaration au JDD.
  • « Avéré » signifie « reconnu comme vrai, certain, établi ». Que la dame Flament le veuille ou non, c’est le sens donné par les dictionnaires, et c’est le sens que donnent à ce mot ceux qui savent le français.
  • Et donc?
  • Et donc, aucun viol de David Hamilton n’est avéré. Un nombre (très limité) de femmes ont accusé David Hamilton, dans la presse et anonymement, de « viols » (des viols présumés par elles), généralement des dizaines d’années après les faits supposés (par elles supposés) et qui étaient prescrits. David Hamilton n’a été condamné à rien, au moins une plainte contre lui a débouché sur un NON LIEU A POURSUIVRE. En d’autres termes, aucun viol dont a été accusé David Hamilton n’a été, n’est ou ne sera « avéré ». Dire qu’un ou des viols commis par David Hamilton auraient été avérés démontre que qui parle ou ment, ou déraisonne, ou ignore les rudiments élémentaires de la langue française.
  • C’est amusant, cher Olivier Mathieu. Flavie Flament fait des accusations unilatérales  au-delà du délai de prescription, elle continue à présenter comme des « témoignages » (sic) des faits présumés qui ont débouché judiciairement sur un NON LIEU, et elle annonce que les viols sont « avérés »! C’en est cocasse.
  • Certes, traduire « NON LIEU » par « faits avérés« , c’est amusant. Mais que voulez-vous? La Flavie est animatrice de téloche. Ce n’est ni Heidegger ni Héraclite.

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury,

 

Le monde admirable des jeunes filles humaines et sexuées de David Hamilton

à lire sur le blog En Défense de David Hamilton 

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Publié le 17 mai 2017 par defensededavidhamilton

La société actuelle a pour objectif de robotiser l’homme. Tout comme Internet existait déjà dans les années 1970, mais presque personne ne le savait, les robots sont sans doute d’ores et déjà officieusement quelque part. Dans dix ans, dans vingt ans, ils seront officiellement là. L’avenir d’une humanité déshumanisée est le robot. Ou pour paraphraser Aragon (« la femme est l’avenir de l’homme »): le robot est l’avenir du taré. Et notamment, le sex robot.

la suite ici : 

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/05/17/le-monde-admirable-des-jeunes-filles-humaines-et-sexuees-de-david-hamilton/

Misère que du Mort…

republication d’un article de ce blog du 13 avril 2017

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cet article se trouve également sur le BLOG en DÉFENSE de DAVID HAMILTON sous le titre : David Hamilton, victime du « viol des foules » https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/04/13/david-hamilton-victime-du-viol-des-foules/

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   Dessin de Matisse (1943).

Il est plutôt triste de constater que les journaleux à la petite semaine et autres pisse-copie médiocres, incultes et de caniveau, sans oublier les pigistes de rien et sans dignité, de tous les principaux media (je veux dire des titres papier, radio ou télévision connus, mais de moins en moins reconnus, qui monopolisent l’information de masse), non contents d’être tous propagandistes « comme un seul homme » de l’idéologie dominante mondialiste, se font également, comme en un réel régime totalitaire, propagateurs des rumeurs et ragots, du dénigrement systématique de certains, de la diffamation et du mensonge répétitifs et organisés, ou des pires accusations sans aucun droit de réponse, et plus encore — si l’on peut dire — du silence et de la mort sociale médiatique. Et cela en totale impunité. C’est dire où en est rendue également la Justice de notre pays. Sans même parler de la Morale qu’il ne faut évidemment pas confondre avec la pudibonderie hypocrite contemporaine. Ce « quatrième pouvoir » est à abattre.

Ceci est applicable à tous les domaines. Je pourrais citer ici tout un tas d’exemples rien que dans le monde des idées, de la recherche historique et de la liberté d’expression bien mise à mal ; ou présentement dans celui de la « campagne présidentielle » où la manipulation des citoyens atteint un niveau tellement énorme qu’il en devient totalement visible, même par nombre de naïfs courants, mais fort heureusement aussi quasi risible (peaux de bananes à l’encontre de certains candidats, publicité sidérante et mensongère au profit ou au détriment d’autres, sondages (aux plus offrants) totalement truqués, faits en dépit du bon sens, sans aucune méthodologie, etc.). Il y a un côté « viol des foules » assez grotesque, ou si l’on préfère de propagande « très gros sabots », par les crétins médiatiques sans honneur, bornés et haineux de service.


On a vu, pour ce qui nous occupe, je veux dire par rapport à David Hamilton que nous nous faisons forts de défendre, toute cette bassesse à l’œuvre, cette veulerie, cette dégueulasserie. Diffamation, insulte, pousse au suicide, et qui sait pousse au meurtre prémédité, autrement dit à l’assassinat. Non seulement dans ladite « presse à scandale » et « presse pipole », mais dans toute la presse, même celle que l’on nomme encore, et je ne sais trop pourquoi, sérieuse. Et ceci même a été repris et amplifié sans preuve, mais par préjugés du moment, sur ledit « lieu de liberté » nommé Internet, par tous les courageux anonymes de la populace suiviste, haineuse et hurlante.

Ces journaleux, comme le rappelle avec justesse un précédent article du Blog en Défense de David Hamilton (auquel je renvoie), continuent de s’acharner sur David Hamilton post mortem, en toute impunité et ajouterais-je même, par bêtise crasse. La feuille de choux (de gauche?) dénommée « Nouvel Observateur » ose encore titrer en avril 2017 : « Flavie Flament, violée par le photographe David Hamilton alors qu’elle avait 13 ans ». Oubliant de préciser : « … sur la foi seule de l’intéressée et en toute diffamation, d’elle et de nous, d’aujourd’hui un mort, au casier judiciaire vierge pour toute l’éternité ».

Le petit journal à cancans fait dire à Flavie la mal prénommée (Flamort lui conviendrait tellement mieux), ou si l’on préfère à Fla-qui-ment, des énormités telles celles-ci : « Nous avons été écartées de tout : ses appartements ont été tranquillement vidés des preuves qu’ils devaient contenir. Ses ayants droit gèrent désormais une « œuvre » infréquentable dans laquelle nous apparaissons toujours ».

« Appartements … tranquillement vidés ». Que désirait-elle ? Aller fouiller chez le mort ? Mais pour qui se prend-elle ? Et de quelles preuves parle-t-elle ? Moi, j’aurais bien aimé, à propos de preuves, qu’il y eût une enquête sérieuse de menée pour rechercher d’éventuelles traces laissées par d’éventuels assassins. Ses ayant droits ? Ceux-ci ont eu l’intelligence de se taire, de ne rien laisser filtrer à qui que ce soit depuis la mort de David Hamilton.

Ce n’est pas l’Oeuvre majuscule et sans guillemets (je rectifie), qui est infréquentable, mais toi.

La femelle de rien du tout, la petite arriviste médiateuse, la starlette des émissions populacières, l’exhibitionniste pipole impudique et fatalement laide en sa vulgarité, la traumatisée mythique, l’obsédée d’une gloriole minable, la mythomane aux fantasmes, la haineuse des hommes, la ménopausée du ciboulot, la très médiocre écrivassière, en résumé : cette « bête et méchante » à prétention d’écrivain Lecanu, divorcée Flament, vient encore de sévir tout récemment, dans une émission de télévision dont je me suis empressé d’oublier le nom tant tout cela est odieux.

Pour surenchérir sur la une de Gala d’il y a quelques années, titrant : « Sexy Flavie, l’amour rend belle… Sur 30 pages Flavie Flament, la star de TF1, nous présente les produits vedettes de l’été » (quel niveau!), voici, quelques années en arrière, la fla-mante religieuse, la traumatisée anorexique. Pour plagier Michel Colucci : « Poupinette le cas tout nu… Une ancienne speakerine. Ça les esquinte, hein ! Elle arrive, elle est là sur sa petite chaise :  » Avant votre émission préférée, faites donc un poison surgelé … Hamiltoooooonnn, bien sûr ! » Ça fout les boules, hein ! » Enfin, comme dirait l’autre, : « le mal, le méchant, le laid et le faux vont souvent de concert. » Elle nous fait du flafla, et tout son flafla ment.

De cette petite femme j’ai retenu, l’écoutant en diagonale et en rediffusion, sa « faconde » imbécile, son blabla, ses grands mots, son bluff, ses affirmations creuses et assurées, sa diarrhée langagière et mentale de bas étage. Et aussi certains silences pesants ou réponses un peu courtes. Mais avant tout, son adéquation totale aux démons répressifs anti-mâles basés sur de fausses théories psychiatriques qui ont déjà fait beaucoup de mal ailleurs, dans le monde occidental en particulier.

En cette émission elle nous abreuve ainsi de phrases toutes faites, de sortes de slogans, de banalités, elle parle de « protéger nos enfants », ce lieu commun, elle évoque « le mouvement citoyen », cette chimère fameuse, cette tarte à la crème « de gauche ». Là, je me dis, serait-elle socialiste pour employer une telle expression, ou bien la flamante a-t-il été totalement contaminée par la rossignole ? Elle dit : « des artistes nous rejoignent ». Chante beau merle… Moi personnellement, je me disjoins et je ne suis pas le seul.

« Des artistes… », de nos jours lorsque l’on a dit cela, on a tout dit dans le petit milieu politico-médiatique, manque plus que des « fouteux » et autres intellectuels de premier plan (sic). De quels artistes parle-t-elle ? D’individus du genre d’un Olivier Jeanne-Rose par exemple. Moi non plus, j’ignorais totalement qui était cet individu, mais on m’a mis devant les yeux l’article d’un certain Roni Bar titré « The can of worms opened after iconic photographer accused of rape commits suicide » (La boîte de Pandore ouverte après que le photographe iconique accusé de viol s’est suicidé 1) (cf. haaretz.com, le 6 décembre 2016). En voici un morceau choisi :

Generations of photographers have tried, and still try, to achieve the blurry effect named after British photographer David Hamilton, whose signature style was called the « Hamilton Blur. » It helped create nostalgic-romantic pictures, somewhere between memory and dream.

You achieve [the effect] by smearing Vaseline on the lens,” explains Parisian fashion photographer Olivier Jeanne-Rose, thereby killing the magic. “You see? Even at the symbolic level, there were hints of what happened there. »

« Des générations de photographes ont essayé, et essayent encore, d’obtenir l’effet flouté désigné du nom du photographe britannique David Hamilton, dont le style de signature était appelé «flou hamiltonien». Il a contribué à créer des images nostalgico-romantiques, quelque part entre mémoire et rêve.

« Vous obtenez [l’effet] en étalant de la vaseline sur la lentille », explique le photographe de mode parisien Olivier Jeanne-Rose, tuant ainsi la magie. « Vous voyez ? Même au niveau symbolique, il y avait des allusions sur ce qui se passait alors. »

Que dire de cette andouille, ce jaloux sans doute et plus sûrement encore ce minus habens? Sa simple réflexion le range de fait au côté des non-artistes et autres simples techniciens faiseurs de photographies. L’un des milliers de ces photographes interchangeables sans style identifiable, sans une once de poésie, sans talent.

Heureusement, il reste encore de vrais artistes, même dans la mode, qui semblent apprécier David Hamilton – lui le photographe intemporel et non étiquetable – une sorte de gageure dans ce milieu si virevoltant de collection en collection et d’éphémère en éphémère, au renouvellement incessant ; mais certes aussi cyclique et en réaction aux mœurs du temps.

« C’était l’âge de l’innocence. Aujourd’hui, nous sommes dans l’âge de la vulgarité. Si cela ne choque pas, cela n’intéresse pas. »

Voici ce que pouvait écrire encore en 2015, je ne parle pas sur l’homme diffamé mais sur l’artiste pas encore bafoué, Émilie Faure (in Le Figaro Madame du 11 juin 2015, article titré : La Mode estivale sous l’influence de David Hamilton) :

« Fraîche et teintée d’érotisme, la mode estivale s’inspire des images au flou artistique du photographe britannique.

Dans les années 1980, ils tapissaient les murs des chambres des adolescentes. Aujourd’hui, les clichés de David Hamilton sont épinglés sur les moodboards des stylistes. De Clare Waight Keller chez Chloé à Isabel Marant et Véronique Leroy, la tendance seventies est vue par le prisme du photographe et réalisateur de Bilitis. Ses demoiselles évanescentes aux cheveux piqués de fleurs fraîches et à la peau brunie par le soleil, perdues dans leurs robes de crépon de coton, incarnent bien la fille de l’été 2015. Contacté par téléphone – il est en reportage au Montenegro -, l’artiste britannique ne mâche pas ses mots : « Pour moi, la mode revisite toujours le passé. On ne fait que recycler. D’ailleurs, les robes grecques que nous avions bricolées pour Bilitis en 1977 avec des chiffons de soie et quelques bouts de dentelle s’inspiraient de modèles vieux de 2 000 ans. »

« Que les designers lui rendent hommage sur les podiums de la saison? David Hamilton s’en fiche pas mal. Les vêtements utilisés lors de ses prises de vue, même s’ils ont fait la joie de bon nombre de hippies, étaient des voiles de pudeur destinés à masquer la nudité. « David Hamilton n’est pas un photographe de mode, avance le créateur et collectionneur de prêt-à-porter Olivier Châtenet. La plupart des mannequins enfilaient trois carrés de soie noués sur les épaules, des “non-vêtements”. En revanche, la véritable blouse roumaine repérée dans sa campagne pour L’Air du Temps de Nina Ricci, dans les années 1970, est devenue la pièce incontournable du vestiaire féminin de l’époque. Toutes les femmes en réclamaient et l’adorent toujours quarante ans plus tard. Elle symbolise bien l’esprit folklo – on ne disait pas “rétro” ou “vintage”, on appelait cela “la mode de la Côte d’Azur”, car, si un Yves Saint Laurent ou une Sonia Rykiel affectionnaient ces mêmes coupes blousantes, il était essentiellement question de petites pièces peu coûteuses achetées en bord de mer. »

Laissons ici encore quelques créateurs du monde de la mode féminine nous dire :

– Bilitis comme Emmanuelle a nourri bon nombre de mes collections estivales, confie la créatrice Véronique Leroy. L’atmosphère de ces images, le romantisme qui en découle évoquent la sensualité plus que le sexy. La nudité est suggérée, c’est une séduction sans volonté de séduire, plus facile à assumer qu’une surcharge d’efforts. Le personnage de Bilitis plaît aux hommes l’air de rien, et la Française est un peu comme cela.

– Cette influence ne tombe pas du ciel, elle arrive parce que l’époque est lourde et anxiogène, assure Thierry Colson. On a envie de se réfugier dans plus de douceur, on étouffe.

– C’est rassurant de se référer à ces photos, dit Sophie Mechaly, la fondatrice de Paul & Joe. Elles se révèlent aux antipodes des images hyper-sexuées hideuses de la télé-réalité qui font fantasmer les adolescentes de nos jours. Et croyez-moi, les mères préféreraient que leurs enfants s’inspirent de la fraîcheur de Hamilton ! J’y perçois moins de l’érotisme que de la candeur.

– David Hamilton m’a toujours énormément influencée, explique Giada Forte. Je n’ai jamais décelé de perversité dans son travail. Il est parvenu à exhaler la sensualité des femmes dès leur plus jeune âge. Il n’y a rien de choquant là-dedans. Comme ses photographies, impossibles à ancrer dans le temps, nos vêtements se veulent intemporels, ils se portent et se reportent, et le corps l’emporte sur tout le reste.

– Aussi féminine que cool, elle promet une dégaine, une attitude, assure Marie de Reynies, responsable du marché mode femme au Printemps. Avec ses robes en guipure et ses couleurs pastel, le défilé de Chloé a clairement donné le ton et la direction commerciale de la saison, alors que depuis cinq ans c’était la mode plus radicale de Céline qui était suivie. L’austérité a laissé place au grand retour de la féminité.

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La ie, blouse roumaine traditionnelle.2

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http://www.dailymotion.com/video/xjnitq_bilitis-titre-l-arbre-musique-francis-lai-bo-film-david-hamilton-photos-david-hamilton_creation

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Notes :

1 – ou… se soit (simple supposition).

2 – ie (deux syllabes, accent sur le « i »), ia avec l’article défini féminin postposé ; du latin [tunicæ] linæ, tunique en lin.

Ma candidature hamiltonienne à l’Académie française (14 décembre 2017)

Publié le 16 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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pour une version avec illustrations, c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/16/ma-candidature-hamiltonienne-a-lacademie-francaise-14-decembre-2017/

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Sauf erreur de ma part, la liste des candidats à l’élection académique du 14 décembre 2017 est close…

Les candidats sont donc, je les cite tous:

La presque totalité des académiciens ont reçu mes livres, ou quelques-uns de mes livres consacrés à David Hamilton. A certains académiciens, j’ai remis (ou j’espère remettre) mes livres en mains propres.

Je suis naturellement ouvert à tout débat, ou à tout échange par exemple épistolaire non seulement avec les académiciens, mais aussi avec mes adversaires à cette élection, ou avec certains d’entre eux, s’ils le désirent.

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Je suggère en outre  à mes amis écrivains et / ou blogueurs, voire aux amis et admirateurs de David Hamilton :

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Mon espoir, qui démontre je l’espère amplement mon optimisme et ma confiance dans l’humanité, est enfin que les grands journalistes français, et les immenses aussi, et les gigantesques idem, et les fanas de «  » »déontologie » » » ibidem, et les moins grands et puis les minuscules et les tout petits nains, ne disent pas sur mon compte trop de conneries. Je sais que ça vous est difficile, mes amis. Merci toutefois, d’avance, à la tellement brillantissime élite des journalistes. Vous m’aurez tant fait rire et je vous aime…

Olivier Mathieu.

 

PORTRAIT ROBOT DU VIOLEUR. Quand la FL(otte) mouillait à Cap d’Agde, la FL(otte) était d’abord froide puis bonne

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Publié le 16 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

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Début d’un roman que j’ai décidé d’écrire.

En exclusivité, la première phrase.

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Quand la Fl…otte (ensemble des forces navales d’un État ou d’une compagnie) mouillait ( http://www.herault-tribune.com/articles/16572/cap-d-agde-creation-d-une-zone-de-mouillage-et-d-equipements-legers-zmel/ ) à Cap d’Agde, la Fl… otte (en argot, l’eau)  était d’abord froide puis elle était bonne.

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Ajout de J.-P.F.

Tiens ! un vieux dessin de feu Charb… du temps (1991-92) où il fut anti-impérialiste, avec l’idée de départ piquée à Binet (Les Bidochon en vacances, 1981), évidemment avec un dessin plus extrémiste, enfin, je veux dire extrêmement gauche, d’un créateur limité et laidophile qui semble n’avoir jamais été au charbon.

 

LE PARADOXE HAMILTONIEN

IL NE FAUT PAS CONFONDRE

L’INCITATION AU VIOL

précédemment évoquée, invoquée et contestée, voir :

https://lequichotte.wordpress.com/2017/11/15/crachats-sur-david-hamilton-jusqua-la-nausee/

ainsi que :

ELODIE: le dogme des « attouchements sexuels » imaginifiques de David Hamilton, DURA LEX SED LEX

 

AVEC L’EXCITATION TRAUMATIQUE …

  Ici, l’excitatrice (et non pas l’excitateure) de face…

et de fesses, ruminant des histoires de fèces (traumatiques) pour son prochain bouquin (traumatisant)

puis, faussement excitée, mimant (véridique!) de la face un orgasme considérable (de lapin)

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Pour en juger sereinement Olivier Mathieu propose un débat télévisé, arbitré par Carrère d’Encausse — débat qu’il espère fructueux, et sans fesses à face à notre Poupette nationale.

C’est à lire ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/15/je-voudrais-repandre-la-bonne-semence-dans-un-debat-facial-avec-flavie-appel-a-marina-carrere-dencausse/

Crachats sur David Hamilton, jusqu’à la nausée

Publié le 15 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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     Jean Hugues, La Muse de la Source, marbres polychromes et bronze, 1900
Musée d’Orsay, Paris

« C’est quand même atroce d’avoir donné un nom artistique à un violeur multirécidiviste », déclare aujourd’hui dans la presse et à la téloche une personne (« Elodie ») qui aurait servi de modèle à David Hamilton,  en 2004.

Les trois-Grâces-1763, Charles André Van Loo

Il y aurait donc eu, selon ses déclarations (qui n’engagent certes qu’elle, mais sont en plus relayées par la presse), des séances de photos (chose assez logique, s’agissant d’un photographe et d’une modèle) où les parents auraient été « interdits » et avec des « massages qui dérapent, des pénétrations » (c’est ce qu’on lit, et ce qu’on va lire ces jours-ci, dans la presse, jusqu’à la nausée)…

 

Portrait présumé de Gabrielle d’Estrées
et de sa sœur la duchesse de Villars

« Cet homme, il a fait paraître normal le fait de regarder des enfants avec un regard sadique », ajoute Elodie, qui semble oublier ou ignorer qu’elle ne peut pas contrôler la nature du regard que l’un ou l’autre portent ou porteront sur une photographie, un tableau ou une sculpture. Personnellement, je regarde une photo de David Hamilton sans aucun regard « sadique », par exemple.

Loth et ses filles, Jan Matsys

 « Ses ouvrages sont des appels au viol », ajoute Elodie, encore elle, qui enfonce le clou: « Que la France ait laissé faire ça, c’est pas normal ». 

Diantre… Elodie non seulement ignore que, David Hamilton étant mort, toute action à son encontre (dura lex sed lex)  est impossible mais en outre elle souhaite donc, si je comprends bien, dicter à la France ce qui est « normal » ou « pas normal »?

Zeuxis peignant les filles de Crotone (manuscrit du Roman de la rose, ms m.0948)
1525

Elle « souhaite », pour finir (mais est-on certain que ce soit fini?) « que son flou hamiltonien ne figure plus dans le dictionnaire ».

Bref, Elodie veut aussi expurger le dictionnaire?

Maillol

Et tout ça va avoir de l’écho dans « Viols sur mineurs : mon combat contre l’oubli », diffusé ce mercredi 15 novembre 2017 sur France 5 à 20h45…

Venus d’Urbino

Est-ce que le tableau de Courbet, L’origine du monde, est une incitation au viol?

Courbet

Est-ce qu’Elodie, demain, va suggérer que l’on jette aux flammes, par exemple, le tableau qui suit? Ou tous les tableaux du Caravage, qui fut un assassin, et de l’école caravagesque?

Dites-nous, Elodie, faut-il supprimer le mot « caravagesque » du dictionnaire?…

Mars châtiant l’Amour de Bartolomeo Manfredi

POUPETTE AU CONCILE CADAVÉRIQUE

« Comment les parents pouvaient-ils laisser leurs jeunes filles avec quelqu’un qui les recevait nu ? » (“¿Cómo podían los padres dejar a sus hijas pequeñas con alguien que las recibía desnudo? » dans l’article originel cité par ailleurs). « Flament est indignée » (« Flament está indignada ») Et d’une, il me semble bien qu’il n’y a qu’elle qui évoque cette situation de nudité (présumée) du photographe. Et de deux, le Cap d’Agde, que ses parents fréquentaient, était un lieu de nudisme avéré et c’est sur ses plages que David Hamilton trouvait, dit-on, une partie de ses modèles (nudistes). Et c’est au Cap d’Agde, un soir d’été, que Poupinette aurait rencontré le Grand Méchant Loup (méchant loup, du moins selon ses propos — je plaisante un peu car malheureusement, il n’y a plus que ça à faire, c’est tellement grotesque et pathétique).

Je recopie un journaleux ou une journaleuse, peu importe (article de ce début novembre 2017 repris par un grand nombre de gazettes) : « Après six années de psychanalyse, à laquelle elle a recours avant d’en «crever», les vannes s’ouvrent. » Toute la famille d’origine de la petite Poupette, et David Hamilton, et les accusés (bien souvent) à tort pourraient remercier le gourou qui a mis en tête de Poupette que tout venait de mauvais rapports avec sa « mère perverse ».

Je répète encore une fois que sur quelques photos publiques, publiées dans la presse d’alors (je parle essentiellement de la seconde moitié des années quatre-vingt) où on les trouve ensemble, elles font toutes deux très bonne figure. Et je peux citer ici le témoignage de son frère Olivier (je crois ne pas avoir suffisamment parlé jusqu’ici de ses propos essentiels déjà cités par ailleurs, sur le blog En Défense de David Hamilton).

Voici ce que déclarait, parmi d’autres choses, Olivier Lecanu à Thomas Durand de Gala le 25 octobre 2016 (repris dès le lendemain, ou peu de jours après, par plusieurs titres pipoles et autres, mais totalement enfoui, oublié depuis par les media) :

— Quand j’ai commencé la lecture de La Consolation, je me suis dit que j’avais peut-être loupé quelque chose. Mais en avançant, j’ai pu constater le décalage entre la réalité et les écrits de Flavie.

— À treize ans, Flavie en paraissait deux de plus. Mais ma mère lui faisait confiance, elle savait lire dans son regard. Elles étaient super complices. Leur lien épatait tout le monde dans notre entourage. C’est incompréhensible. Il y a encore cinq ans [plutôt dix ans, début de la fâcherie familiale], Flavie assurait à mon père et à ma mère qu’ils étaient des parents formidables.

Aujourd’hui, novembre 2017, cette dernière ose dire publiquement (désignant par là ses propres parents) : « Il y a des parents qui sont défaillants » avec dans le viseur sa propre mère en particulier.

Citons à nouveau l’article de ce début novembre 2017 : « Elle s’est tue longtemps, refoulant ses souvenirs, «enfermés à double-tour en soi», c’est «l’amnésie traumatique», poursuit-elle. Jusqu’à ce qu’un choc affectif vienne rompre le verrou. Pour elle, ce fut le décès «absolument dévastateur» de son grand-père en 2009. » Dans l’article de Gala de 2016 on peut lire : « Comme elle l’explique, ce n’est que lors d’une séance chez un psy, en voyant une photo d’elle datant de cette fameuse époque [de ses treize ans], que sa mémoire lui est revenue. »

Redonnons ici la parole à son frère Olivier, « autrefois complice avec l’animatrice » (les gazettes dixerunt) :

— Contrairement à ce qu’elle dit, tout cela ne lui est pas revenu subitement, on en parle dans la famille depuis longtemps. On savait qu’il s’était passé quelque chose. Elle évoque aujourd’hui un viol. A l’époque, Flavie s’est plaint de gestes déplacés à ma mère et mes parents ont aussitôt interrompu les séances chez ce photographe. Mon père et ma mère auraient été avertis de ce qu’elle raconte dans son livre, ils auraient réagi plus fermement, évidemment.

J’ai suggéré dans un précédent article, il y a déjà quelques mois, que David Hamilton l’a peut-être un peu trop admirée… avec les mains plutôt qu’avec les yeux ; mais aucun viol, ni aucune violence ou contrainte là-dedans. On dirait alors des caresses interdites, quelques attouchements. Je ne dis pas que c’est bien, je constate, ou plus exactement je suppose, point final. Et je mets donc ces faits invérifiables au conditionnel, même si la proche famille de Poupette les a entérinés (sans preuve après tout ; Poupette est quelqu’un qui ne me semble pas fiable sur la véracité ; on rencontre des contradictions ou des versions différentes dans ses propos).

Maintenant, voici une autre phrase vraiment choc du frère :

— Je l’ai revue avec ce type [sic] des années plus tard. Pourquoi traînait-elle à nouveau avec lui, si elle en avait été dégoûtée ? À 17 ans, Flavie demandait à passer des week-ends en dehors de la maison, maman lui donnait l’autorisation. Cette façon de réécrire l’histoire, c’est de la folie pure.

Moi, je n’entends plus du tout parler de ce témoignage du frère, surtout pas ! car il va à l’encontre de la campagne médiatique nationale (et même internationale) de diffamation contre les hommes. Pour de bonnes ou mauvaises raisons (pour les diffamateurs et diffamatrices se sont toujours des bonnes), cela reste des diffamations et une manière de jouer démagogiquement avec la vindicte populaire (pour ne pas dire populacière) et la lâcheté des petits anonymes devant leur écran d’ordinateur. C’est se faire propagandiste à grande échelle des rumeurs, des affirmations à sens unique, du fond malsain humain.

Toujours est-il donc qu’elle aurait continué à voir son « satyre » après qu’il l’eut photographiée. Ce qui serait un curieux effet d’amnésie fulgurante. À treize ans on sait que l’on se fait violer et on ne l’oublie surtout pas ! Et encore moins à chaud si l’on peut dire. Du moins est-ce l’idée généralement répandue (en premier lieu chez les psys), et qui me semble la plus rationnelle. À trois ans, je veux bien croire (et je le crois bien volontiers) que c’est totalement différent, mais pas à treize, à un âge où les filles sont souvent pubères.

D’ailleurs, toute la suite, et en premier lieu la suite immédiate de son histoire personnelle ne cadre pas avec quelqu’une qui aurait subi un viol. Par exemple : Miss OK ! 1988 (voir ce que l’on a déjà écrit sur le sujet dans de précédents articles). Déjà cette volonté de se faire voir, de faire parler d’elle, d’elle reconnue par les media (une constante d’autant plus actuelle qu’elle est plongée au tréfonds de ce monde miteux des médiateux). Tout l’inverse de la personne traumatisée, atteinte dans son être.

« C’est l’amnésie traumatique » nous dit l’ânesse exploitée financièrement durant six ans par son gourou de psychanalyste (ou mieux : de psychanaliste vu la place occupée (et préoccupante) par les excréments dans les bafouilleries de l’auteur, autoresse, autrice, écrivaine — rayer les mentions inutiles). Exploitée certes, mais pour un « si bon rendu » ! dirait-elle. Je dirai, moi, une belle récompense pour un charlatan à fort degré de dangerosité à l’encontre de la santé mentale de gens déjà chancelante au départ. Un bel encouragement à désastre psychologique, familial et social.

« Le choc affectif qui est venu rompre le verrou », comme dit plus haut par les gazettes « ce fut le décès «absolument dévastateur» de son grand-père en 2009″. C’est là qu’il est intéressant d »ouvrir La Consolation. Poupette nous apprend dans cette œuvrette impudique, que son Papa et son Papy chéris 1 cocufiaient allègrement mère et grand-mère. Je ne sais si elle dit vrai. Roman, pas roman ? elle aime jouer sur l’ambiguïté confortable.

En règle générale, Poupette n’aime pas les hommes (les mâles) qui, à ses dires, « sont tous des salauds ». Antienne qui n’est qu’un banal lieu-commun pseudo féministe. Là, elle fait notable exception et semble même trouver un plaisir fielleux, malsain, malade, à présenter grand-père (paternel, maternel ?) et père en joyeux cocufieurs. Ces deux-là, elle les aimerait encore morts. Encore morts ou en corps morts ? On peut d’ailleurs se poser la question, puisque ces deux-ci sont muets à tout jamais.

Avouons que la logique mentale de Poupette semble être une volonté haineuse et tenace, malade, de harceler ante et post mortem David Hamilton et sa mère « la perverse ». De nos jours où il faut tout féminiser, nous dirons plutôt « la mère verse » pour faire dans la psychanalyse lacanienne « à la ‘yau de poêle ». 2 Harceler sa propre mère, sa « complice » ancienne, responsables de tous ses maux réels ou imaginaires, fantasmés à sa sauce (assez stade anal, comme déjà dit). Il convient maintenant qu’elle fasse le maximum de mal à sa mère. Serait-ce la conséquence d’une ménopause prématurée mal assumée ? (je blague) Redonnons ici la parole à son frère Olivier :

Gala: Qu’est-ce qui a motivé la rédaction de La Consolation, selon vous?

Olivier Lecanu: Flavie m’a dit ouvertement qu’elle voulait s’attaquer à notre mère, qu’elle souhaitait qu’elle se foute en l’air [sic]. Alors, l’excuse de la mémoire traumatique… Je ne sais pas si ma sœur suit un traitement, mais à l’évidence, elle ne va pas bien. A l’inverse de ce qu’elle prétend, nous avons toujours pu parler de tout avec nos parents. Flavie est sans doute celle qui en a le plus profité, elle a bénéficié d’une grande liberté.

Quand on lui évoque le livre et les propos de sa sœur, il déclare : « C’est pour nous totalement hallucinant! Elle entremêle des faits réels et des passages complètement romancés. » Le journaliste de Gala, Thomas Durand qui sort ainsi du rang des larbins médiocres, a été d’ailleurs le seul à lui poser une vraie question de vrai journaliste (à l’ancienne). Une question qui pourrait déranger l’accusatrice et son « thérapeute » :

Gala: Pensez-vous que ses souvenirs aient été manipulés?

Olivier Lecanu: Flavie est certainement une bonne cliente pour les psys. Elle sort des événements de leur contexte. Elle assure notamment que notre père faisait preuve de violence à mon égard. J’ai pu recevoir une beigne, parce que j’avais fait une grosse bêtise. Mais je n’étais pas un enfant battu. Excédée, ma mère lui a peut-être dit une fois qu’elle était mauvaise. Mais mes parents ont fait comme ils ont pu, avec trois enfants dont le plus jeune, notre petit frère Max, avait de graves problèmes de vue. Avec Flavie, tout prend des proportions incroyables.

« Avec Flavie, tout prend des proportions incroyables… » Son frère ne pouvait pas mieux dire puisque l’Affaire Flament est devenue de portée nationale grâce à (à cause de) toute cette maffia des media qui a repris sans ciller les propos, les allégations diffamantes de leur consœur (connesœur en écriture féministe) et de son complice, le nullissime Ardisson.

C’est ici qu’il convient d’ajouter que, de nos jours, des quatre pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire, médiatique), deux seuls comptent encore dans notre « démocratie » totalitaire : L’exécutif qui donne ses ordres pour que la société se mondialise, s’uniformise, accepte toutes les dérives « sociétales » (en particulier libertines), et l’organe de propagande, de diffamation de délation et d’accusation publique qui met ça dans la tête de la « valetaille populaire » dont fait partie tous les anonymes et « courageux » crétins qui applaudissent les propos des maîtres et déblatèrent sur Internet.

C’est donc pourquoi, après le film La Consolation, une pseudo-fiction, une autre chaîne de télévision nous propose pour le quinze courant un dit documentaire, avec en vedette, à nouveau, Poupette qui, à nouveau, va faire fis du délit de diffamation et du non-respect dû aux morts. Elle et la télévision complice. Et l’on entendra des « témoignages » (combien de ces « témoignants » fréquentent un psychanalyste dogmatique et d’esprit étroit ? je l’ignore). Des victimes appelées à la barre de la téloche (mais sans partie adverse).

Je ne sais trop pourquoi (si, en fait je le sais, je le dirai une prochaine fois) ce procès, sans prévenu et sans le moindre avocat de la défense, suivant d’un an une exécution préventive, me fait penser aux procès moyen-âgeux faits aux animaux ou même aux morts. Tel le procès du pape Formose (pape de 891 à 896) qui une fois mort fut sorti de sa dernière demeure, sa dépouille mise sur un fauteuil et jugée, « assistée » par un clerc qui répondait pour lui aux accusations, à la demande du pape qui pris sa suite, un certain Étienne VI.

Ce fut le Concile cadavérique où le nouveau pape fit reproche au précédent de mauvais choix politiques. Sentence dite, ses habits de pape lui furent arrachés, les trois doigts de sa main droite servant aux consécrations et bénédictions lui furent coupées et son corps fut jeté dans le Tibre.

Je me réjouis que la masse imbécile des justiciers auto-proclamés (Poupette et Ardisson compris) ignorent tous le lieu où David Hamilton repose (à moins qu’il n’ait été incinéré).

1 – Qu’elle n’a pas daigné visiter, l’un et l’autre, lorsqu’ils étaient mourants à l’hôpital, de peur, disait-elle, de rencontrer sa mère. Je dirai plutôt : de peur d’affronter sa mère. Son père est mort en 2014.

2 – Cf. François George : L’Effet ‘Yau de poêle de Lacan et des lacaniens (Hachette, essais, 1979) (à suivre) 

POUPETTE LECANU OU MADAME SANS GÊNE

Republication d’un article de ce blog datant du 5 juillet dernier. 

***

Non contente

– d’avoir roulé dans la fiente sa plus proche famille, qui lui a d’ailleurs tourné le dos ; d’avoir exploité la notoriété d’un artiste pour « faire la pub » d’un pseudo-« roman », une œuvrette d’une profonde médiocrité d’écriture, vulgarité d’expression, pensée malade maniaque, vocabulaire indigent ;

– d’exploiter maintenant la mort de ce même artiste, dans un film télévisuel de la chaîne de télévision d’État France3, un film qui sera un torchon d’indécence et est actuellement en cours de réalisation ; après l’avoir diffamé et poussé au suicide, ou poussé quelque exalté, analphabète primaire et anonyme à son assassinat ;

la petite Poupette Lecanu alias Flavie Flament, la « spécialiste » d’État « du viol » et plus encore grande traumatisée, comme on peut le voir depuis des années dans ses exhibitions, sans art aucun, sur le papier peu hygiénique de la sous presse pipole, ou dans des vidéos où, en histrionne impudique et pas traumatisée pour deux sous, elle simule, dit-elle, un orgasme,

est non seulement obsédée de notoriété nauséeuse mais également amoureuse du pognon.

On la savait déjà portée sur les « petits avantages » (euphémisme) des notes de frais à la télévision, on la savait également procédurière, obtenant plusieurs dizaines de milliers d’euros de « dédommagement » pour « atteinte à sa vie privée » (78.500 euros par exemple en 2006), alors qu’elle a toujours tout fait pour ne pas avoir de vie privée et que l’on puisse parler d’elle à tout va, et alors même que dix ans plus tard elle a diffamé sans vergogne et traîné dans la boue David Hamilton dans une entreprise de manipulation de ladite « opinion publique », opinion qui n’est jamais que celle des media de masse.

En 2011, Flament a également obtenu 10.000 euros de dédommagement d’un site hébergeur dépendant du journal « Le Monde ». Voyez la logique alambiquée des juges. En 2009, un quidam y annonçait la mort de Poupette des suites d’une « surdose médicamenteuse ». L’hébergeur fit alors un billet qui reprenait cette rumeur de mort médicamenteuse pour la contester : « Flavie Flament va très bien (…) Une rumeur morbide circulait depuis un blog, mais l’animatrice est bel et bien en bonne santé » y ajoutant une photo de la partie civile si l’on peut dire, comme on en trouve des centaines de la chicanière sur Internet.

Dans un premier temps, Flament fut déboutée, mais en appel, les juges déclarèrent qu’en reprenant la rumeur originelle, bien qu’en la contestant clairement, l’hébergeur était passé d’hébergeur à éditeur, que dire l’objet de la rumeur était une atteinte à la vie privée, et y ajouter une photo, une atteinte au droit à l’image.

Quand on voit ce qu’a fait subir en 2016 Flament à la notoriété et à l’image de David Hamilton, je me dis que cette dernière est un être sans foi ni loi. Je suppose même que la moindre photographie de cette glauque « personnalité » pourtant publique (et plutôt « exhibitionniste »), doit être monnayée au prix fort par les gazettes de la décadence.

Et voici maintenant, apprends-je tout récemment, que cette dernière aurait des velléités sinon d’arnaquer le contribuable, du moins de proposer au titulaire du droit de préemption urbain, en l’occurrence à la communauté de communes « Cœur Côte fleurie » regroupant onze communes dont Deauville et Trouville, où est sis son bien, une partie des terres entourant son manoir (sic et mazette!) à un prix défiant le bon sens. 532.680 €. pour 8.878 m². La proposition intercommunale serait de 27.000 euros. Soit elle accepte, soit elle s’en remet à un tribunal qui irait très probablement dans le même sens que les autorités communales, soit elle renonce.

Il y a une dernière solution, l’expropriation pure et simple de cette parcelle de terre qui permettrait l’extension d’un « parc à vocation tertiaire ». Et là, elle devrait se contenter de ces 27.000 euros.

Un manoir à Trouville-sur-mer, haut-lieu du littoral de la Manche avec Deauville, Le Touquet (-Paris-Plage), lieux qui rassemblent toute la chienlit bourgeoise, affairo-politico-médiatico-« artistique » (sic) parisienne ; le « gratin » de cette société spectaculaire-marchande. Cela résume assez bien le fond de cette arriviste grotesque, retorse et madrée ; intéressée, prête à tout.

Mais jusqu’où s’arrêtera-t-elle ? comme aurait dit Coluche.

***

Il n’est que de lire ce genre de commentaire à la vidéo de YouTube : « L’Enquête : L’affaire David Hamilton – Stupéfiant ! » https://www.youtube.com/watch?v=MHTnaIiDoK8, pour se rendre compte de la gravité de la situation en France :

 

Valentin GIl y a 2 semaines

Qu’il aille se faire enculer (sans jeu de mot) serieux il a rien dans la tête ces mecs la qu’ils se prenne une balle dans le crâne putain sa ferais du bien à tout le monde !!!!!!! fils de chien, nique t’es mort sa bâtard !!

Incroyable. On doit donc constater que, depuis plusieurs mois, aucun « modérateur » (sic) de You Tube n’a songé à effacer un commentaire qui exprime autant de haine. En effet, ce « Valentin » devrait apprendre, s’il l’ignore, que la peine de mort a été abolie en France et que ce n’est pas à lui de la rétablir. Mais on constate donc que, suite aux accusations unilatérales de Flament (dans son bouquin « La consolation »), il s’est trouvé des internautes (exemple, ce Valentin) pour proférer des menaces de mort. Répétons : Flament a affirmé avoir été « violée ». Mais, y compris dans le cas où cela aurait été vrai, David Hamilton – en France, en 2017 – n’aurait certes pas reçu une balle et, en outre, ce n’aurait pas été à ce Valentin d’en décider, mais à la justice. On a donc ici un certain Valentin qui se rend coupable de menaces de mort et d’outrage à la mémoire d’un mort, et donc à tous le moins de DEUX délits que le Code pénal juge répréhensibles et condamnables. Mais personne ou presque, et, redisons-le, aucun « modérateur » de You Tube, n’a fait effacer ce commentaire. Que fait la police ? Que font les fonctionnaires de police chargés de surveiller Internet ?… Ne parlons pas de l’orthographe de « Valentin »…

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Cet article se trouve également sur LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON. Ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/07/05/poupette-lecanu-ou-madame-sans-gene-par-jean-pierre-fleury-docteur-en-sociologie-de-luniversite-de-nantes/

ENTRETIEN EXCLUSIF. Un an après sa mort, David Hamilton plus présent que jamais

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Publié le 13 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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Pour une version avec illustrations c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/13/entetien-exlusif-un-an-apres-sa-mort-david-hamilton-plus-present-que-jamais/

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  • Bonjour Olivier Mathieu.

  • Bonjour Jean-Pierre Fleury.

  • Nous sommes en novembre 2017. Il y a quasiment un an, le photographe David Hamilton mourait. Il avait 83 ans. Pour honorer sa mémoire, vous vous présentez le 14 décembre 2017 à l’Académie française. Mais puis-je vous poser quelques questions?

  • Naturellement, Jean-Pierre.

  • Vous avez été, entre autres, journaliste d’investigation. Dans un grand journal, en tout cas, vous l’avez été et votre rédacteur en chef était un très fameux journaliste d’investigation. Vous avez été l’ami et le collègue de fameux journalistes d’investigation de votre génération, et des précédentes. Tout le monde sait cela…

  • Pardon de vous interrompre, cher Jean-Pierre. Comme toujours, ici comme ailleurs, ceux qui savent le savent.

  • Soit. Vous avez été en 2017 l’un des seuls, voire le seul, à faire oeuvre d’investigation au sujet des circonstances de la mort – des circonstances tragiques – de David Hamilton. Quelles ont été vos sources?

  • Mes sources ont été au nombre de trois. La première a été la presse. Il suffit d’avoir un cerveau en état de fonctionnement pour constater que le récit médiatique qui a été fait de cette mort, des causes de cette mort, de l’heure de cette mort, etc, a été un récit absurde, contradictoire, plein de failles. Vous parlez d’investigation. En effet, mon livre « C’est David Hamilton qu’on assassine », dont j’ai emprunté le titre à Gilbert Cesbron et dont la préface a été écrite par un écrivain et journaliste du calibre de Roland Jaccard, est une investigation parfaite. C’est la presse qui, elle, n’a pas fait oeuvre d’investigation. Un exemple, parmi d’autres. Je suis le premier et le seul à avoir publié l’acte de décès de David Hamilton. Cet acte de décès affirme que le jour du décès n’a pas pu être établi. C’est une nouvelle explosive. Aucun journaliste n’a repris l’information! Devant les mille doutes au sujet de ce « suicide », tout le monde a accepté cette version – une version pourtant douteuse.

  • Et votre deuxième source?

  • La deuxième source aurait dû être les autorités judiciaires. Il y a eu mort d’homme, et mort d’un personnage public et mondialement connu. Cet homme avait 83 ans. Il avait été traité « d’enculé » et de « connard » quelques jours auparavant à la télévision et il était la cible et la victime d’une campagne de presse et de haine sur les réseaux « sociaux ». Or, je n’ai pas connaissance d’une conférence de presse des autorités, déclarant le jour, l’heure et la cause de la mort. Il y a mieux. Dans la presse, on a vu un éditeur de Flavie Flament déclarer: « On nous a parlé d’un suicide ». Voilà un point qui mériterait qu’on l’éclaircisse.

  • Expliquez-vous mieux, Olivier. Merci.

  • Très volontiers, Jean-Pierre. Il n’y a eu aucune conférence de presse officielle au sujet des circonstances de la mort de David Hamilton. La presse a dit tout et son contraire. Plusieurs heures ont été annoncées, qui seraient l’heure de son décès. Des journaux ont parlé de médicaments, d’alcool. Aucun, en revanche, n’a eu le courage de signaler que tout cela aurait éventuellement pu être une mise en scène. La chronique judiciaire est pleine de telles mises en scène… En l’absence d’une prise de position officielle des autorités, je suis donc surpris de voir qu’une dame, une des personnes qui ont édité le bouquin de la dame Flament, annonce qu’un mystérieux « on » lui a parlé de suicide. Qui est ce « on » ? Comme je suppose qu’il ne s’agit pas du boucher du quartier, ou d’un anonyme au comptoir d’un bar, je suppose que ce « on » a un nom. Qui est donc ce « on » qui annonce, à l’éditeur de la dame Flament (la dame Flament qui a publié un livre contre David Hamilton, et a participé à l’émission où son collègue Ardisson a insulté ignominieusement David Hamilton…), qu’il se serait agit d’un suicide? Comment? Il y aurait donc eu quelqu’un, un membre des forces de l’ordre, pour donner des informations confidentielles et exclusives, concernant la mort d’un citoyen, non pas au grand public, mais à un proche de l’accusatrice de l’homme qui est mort?... Une telle attitude ne serait alors EVIDEMMENT pas conforme à la fameuse « déontologie » policière. Un enfant de cinq ans devrait le comprendre…

  • Pouvez-vous rappeler, Olivier Mathieu, la source de ce que vous affirmez?

  • Toujours. Je n’ai jamais rien dit, dans ma vie, que je ne puisse prouver. Tout simplement parce que je suis un excellent journaliste d’investigation… (Il rit).  Voyez donc http://www.huffingtonpost.fr/2016/11/25/flavie-flament-devastee-par-la-mort-de-david-hamilton-quelle_a_21614405/

  • Effectivement, c’est effarant. Dans un article des 25 et 26 novembre, cette dame, amie de la dame Flament, dit tranquillement :  « On nous a dit que c’était un suicide ». La question est donc: quel membre des forces de l’ordre a communiqué avec l’éditeur de la dame Flament, le jour de la mort de David Hamilton, en lui donnant des renseignements sur sa mort?…

  • Ma troisième source a consisté à parler avec divers amis de David Hamilton, la plupart sont restés anonymes. Mais un de mes amis parisiens, lui aussi fort doué pour l’investigation, est allé interroger aussi ceux qui ont déclaré à la mairie le décès de David Hamilton. Et qui l’ont déclaré, d’ailleurs, hors délais légaux.

  • Cher Olivier, avez-vous d’autres choses à révéler, peu avant le premier anniversaire de la mort tragique de David Hamilton?
  • Beaucoup d’autres!… Tout est d’ailleurs en sécurité, dans mes dossiers, à Paris et ailleurs, chez diverses personnes. J’ai mis des clés USB en sécurité là où il le fallait. Dans tous les cas, mes informations sortiront. Un jour ou l’autre. La dame Flament a publié un bouquin, elle en a extrait un film. Le sujet: le viol qu’elle affirme avoir subi; le viol (présumé) dont elle a parlé alors que les délais de prescription étaient dépassés; le viol que sa propre famille, selon maints articles de presse, nie ou met fortement en doute. Un viol au sujet duquel (si toutefois on croit encore bon d’en causer) il reste encore tant de zones d’ombre… Or, un tel sujet – le viol présumé de Flavie Flament, qui affirme avoir été violée deux fois le même jour, une fois sur le balcon et une fois sous la douche – ne peut pas rester dans l’ombre, c’est évident. L’édition et la télé s’en occupent. Dès lors, ne convient-il pas de faire la lumière, toute la lumière à son sujet?!

  • Effectivement, David Hamilton le mérite, tant il a été insulté. Non seulement les insultes publiques et télévisées, préméditées, d’Ardisson, mais simplement le fait que l’on ait traité David Hamilton, et cela en l’absence de toute condamnation judiciaire, de « violeur » et de « bourreau ». David Hamilton a été insulté, en outre, sur les réseaux sociaux par une quantité d’anonymes.

  • Vous avez raison, cher Jean-Pierre Fleury. J’engage d’ailleurs mes amis, mes lecteurs, et les admirateurs de David Hamilton à opérer des captures d’écran de toutes les insultes, y compris des menaces de mort contre David Hamilton, de son vivant. Tout cela pourra servir, un jour ou l’autre. Comme dit l’autre, il ne faut et il ne faudra « jamais oublier ».

  • Pourquoi déteste-t-on tant David Hamilton?
  • Les raisons de cette haine, comme celles de l’amour, sont sans doute mystérieuses.
  • Cher Olivier, encore quelques questions. David Hamilton était-il un photographe « glauque », comme disent les jeunes d’aujourd’hui?

  • A mon avis, pas du tout. Je suppose que je suis (encore…)  libre de ne pas trouver « glauque » David Hamilton. Le Parlement français n’a pas édicté de loi, que je sache, pour me dire si je dois aimer ou pas tel ou tel photographe… David Hamilton a photographié des paysages, des fleurs, des hommes. Il a aussi photographié des jeunes filles. Et même s’il n’avait photographié QUE des jeunes filles, c’eût encore été son affaire. A moins que l’on ne veuille interdire demain de photographier des jeunes filles, ce n’est pas un délit. Sinon, il va falloir jeter aux flammes des siècles de peintures qui ont représenté des femmes ou des enfants nus. Je crois pour ma part que David Hamilton était un photographe limpide, diaphane, transparent. C’est cela que le siècle de la laideur et du mensonge ne lui a pas pardonné.

  • Votre candidature du 14 décembre 2017 à l’Académie?
  • Jeudi prochain (dans trois jours), je pense que l’Académie va annoncer la candidature – la « grosse » candidature – d’un écrivain. Le prochain élu, probablement. Je me bornerai comme d’habitude à espérer qu’un académicien ait le courage et le bon goût de voter non seulement pour moi, mais surtout « pour David Hamilton ». Il y a peu d’espoir, ça va de soi!… Dès qu’il s’agit d’académie française, on voit surgir des tas de petits conformistes attirés par toute cette pacotille, ce clinquant vétuste… Les journalistes très probablement vont y aller quant à eux de leurs approximations, ils vont lancer leurs petits anathèmes contre moi et / ou contre David Hamilton, ils vont démontrer leur conformisme ordinaire, tellement ordinaire…  Mais comme me le disait récemment mon ami Phrère Jac, écrivain situationniste, dans un bar parisien, je suis un « passeur ». Nous vivons l’époque de la Nuit. Entre la Lumière et le retour possible de la Lumière, j’aurai été ce qu’a été David Hamilton aussi: un passeur.

  • Cher Olivier, comment définiriez-vous l’insouciance hamiltonienne des années 1970?
  • Par exemple cet instrumental : https://www.youtube.com/watch?v=YV5_qDdnv6o

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury.

Le livre C’est David Hamilton qu’on assassine

Republication d’un article de ce blog du 28 mai 2017.

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Le livre C’est David Hamilton qu’on assassine a eu le mérite, pour l’occasion, de fédérer plusieurs admiratrices et admirateurs de l’œuvre de David Hamilton. De ceux qui persistent et signent au-delà du tragique 25 novembre 2016 (25 novembre : journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes !) et de la mort « curieuse » de David Hamilton. Il a eu aussi le mérite de faire fonctionner les méninges et de donner à s’exprimer à plusieurs personnes. Écriture, dessin, peinture, vidéo. Création, réflexion. C’est la meilleure forme d’hommage que l’on puisse rendre à l’artiste mis au rang médiatique ultime de la DAMNATIO MEMORIAE ; et entériné par nombre de crétins anonymes et autres « rebelles » d’Internet totalement dans le moule de la domination, de l’ignorance et de l’inculture crasse.

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De fait, la mort de David Hamilton est malheureusement éclairante sur les mœurs dévoyées de la France, cette catin de Marianne. Et ceci est applicable à plein de domaines de la société.

Et quand j’écris le mot « mœurs » je veux dire à la fois « morale » (un mot qui a pratiquement disparu de la nov-langue alambiquée ou controuvée contemporaine qui en a fait le « politiquement correct »), « politique » (ou plus exactement : politicaillerie, quincaille politicienne), « médiatisation de masse » (presse, radio, télé, et même en partie Internet), « distraction sous culturelle » (gens du spectacle, de la « variété » et des « arts dégénérés » subventionnés). Autant de lieux de pouvoirs et de propagande/publicité de plus en plus étroitement confédérés et métissés (mot qu’ils adorent). Agissant de concert.

C’est ce que l’on nomme « la société du spectacle », qui est moins une accumulation d’images (et de sons) ordonnés à la sauce des anti-valeurs bourgeoises, qu’un rapport social à sens unique, de domination idéologique. Ou si l’on préfère d’une forme contemporaine de l’aliénation des masses, du viol des foules, de la réification ou marchandisation des hommes, de l’endoctrinement menant tout droit à l’inconscience ou fausse conscience de nombre de milieux populaires et plus encore. *

Pour le dire autrement, la société du spectacle est encore (bien que cela se fissure de plus en plus) le bloc historique de la domination capitaliste (ou si l’on préfère l’expression majeure de l’hégémonie culturelle), à l’heure technologiste exacerbée, des media audio-visuels omniprésents et quasiment omniscients. *

C’est cette même et unique forme de domination, cette bourgeoisie dominante plus exactement qui vient de réaliser un véritable coup d’état par « grands media » interposés en imposant au second tout le face-à-face « anti-fasciste » grotesque entre la marionnette du mondialisme totalitaire Macron et la Marion (dite Marine) Le Pen du tribalisme anti-arabe. Coup d’état par la manipulation, le dénigrement, le détournement ou l’imposition au silence, le matraquage publicitaire, le jeu des sondages, la répartition subtile des « opposants » et autres techniques de propagande unifiée tant dans le domaine public que privé. Bien aidé ou plus exactement, bien piloté par la Finance, le gouvernement en place, la Justice soumise, et les moutons bêlants des « arts » et autres idoles vénérées par la vile et décérébrée populace qui, pour notre malheur, a non seulement le droit de hurler avec les loups, mais également le droit de voter.

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Eh bien, je dirai qu’il en a été de même dans l’ignoble manipulation qui a mené à la mort de David Hamilton. mais tout ça n’a pas fait autant de bruit. Ou plus exactement, l’hystérie médiatique n’a duré que quelques semaines, le temps de mettre sous le boisseau et, si l’on peut dire, « hors d’état de nuire, la « bête immonde ».

Je ne répéterai pas ici les formes qu’a pris ce triste cirque médiatique national. Cet anathème généralisé. Quasi seuls (les exceptions se comptent sur le doigt d’une main, peut-être de deux, mais pas plus) tant le Blog en Défense de David Hamilton que le blog Lequichotte ont assez longuement dénoncé le procédé de mise à mort de l’homme tout en soutenant l’artiste. Il suffit de s’y référer.

Maintenant que la chape de plomb de l’opprobre et du silence recouvre, enserre le corps et la mémoire du vieil homme passé de mode, du solitaire diffamé, de l’artiste décrié, il me semble bienséant, justifié, moral que sorte un livre sérieux et parfois grinçant ou ironique, enfin tout plein de sensibilité et pétri de sentiments, un livre d’émotions et de réflexions sur le pourquoi de tant de haine.

* Voir Marx, Engels, Feuerbach, Stirner, Lukács, Mannheim, Gramsci, Tchakhotine, Gabel, Debord, etc.