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LETTRE OUVERTE A EMMANUEL MACRON, par Olivier Mathieu, écrivain

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LETTRE OUVERTE A EMMANUEL MACRON,

PAR OLIVIER MATHIEU, écrivain

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La lettre qui suit va être adressée à M. Emmanuel Macron, président de la République française, au Palais de l’Elysée à Paris.

Nous la publions en outre, en tant que « lettre ouverte »: conjointement sur le blog « En défense de David Hamilton« , et sur le blog « Lequichotte » de Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université française.

Nous vous appelons à la lire et à la diffuser aussi massivement que possible.

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Olivier Mathieu, écrivain.

Destinataire:
Monsieur le Président de la République,
Emmanuel Macron

Palais de l’Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
(Courrier dispensé d’affranchissement).

Le 26 février 2018

Objet : défense de la mémoire de David Hamilton.

Monsieur le Président de la République,

Léonard David Hamilton, le fameux photographe britannique universellement connu, né à Islington (Londres) le 15 avril 1933, installé en France depuis des dizaines d’années, aurait été retrouvé mort, à son domicile du 41 boulevard du Montparnasse à Paris, le 25 novembre 2016. J’écris aurait, au conditionnel, dans la mesure où l’acte de décès de la victime stipule que « le jour du décès a été impossible à déterminer ».

L’exercice des fonctions d’officier de l’état civil est placé sous le contrôle des juridictions judiciaires. Comme chacun sait, aux termes de la loi française, il appartient à l’officier de l’état civil de s’assurer de la véracité des informations amenées à figurer dans les actes qu’il établit. Il doit notamment inviter les partis, déclarants et témoins dont le nom de famille et le prénom sont amenés à figurer sur l’acte à justifier de leur identité (réponse du garde des Sceaux à la question écrite n°23 921 du 13 février 1995, J.O. du 27 mars 1995 p.1684). En d’autres termes, l’officier de l’état civil doit s’assurer de la réalité des faits matériels portés à sa connaissance pour enregistrement en matière de naissance et de décès. L’officier d’état civil veille à la légalité des informations qu’on lui demande d’acter. Il est tenu de refuser de faire figurer sur les actes des énonciations illégales et contradictoires ou qui révéleraient par elle-mêmes leur caractère mensonger. Il doit bien sûr refuser de dresser des actes illégaux, mensongers ou frauduleux. En cas de doute, l’officier de l’état civil se réfère au procureur de la République, lequel lui donnera toute instruction utile. Il lui est de même conseillé d’attirer l’attention des personnes concernées sur les sanctions encourues en cas de déclarations mensongères. Si une déclaration est mensongère, s’appliquent les peines du délit de faux en écriture publique (art. 441-4 1er Code pénal).
Je vous écris aujourd’hui, Monsieur le Président de la République, parce que je désirerais savoir ce que vous pensez – vous qui incarnez l’autorité de l’État; vous qui veillez, par votre arbitrage, au respect de la Constitution: vous qui assurez le fonctionnement des pouvoirs publics et la continuité de l’État – de cet acte de décès.

Soit cet acte de décès (« le jour de la mort a été impossible à déterminer ») dit la vérité et, dans ce cas, je serais curieux – non seulement en tant que simple citoyen, mais aussi en tant qu’admirateur de l’oeuvre photographique de Léonard David Hamilton – de savoir le jour exact de sa mort, et la cause précise de son décès. Soit cet acte de décès n’a pas été rédigé correctement et, dans ce cas, je m’applique et m’appliquerai à chercher à savoir pour quel motif.

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M. Léonard David Hamilton, qui était la cible d’une campagne de presse de très grande ampleur depuis la fin du mois d’octobre 2016 (au point d’avoir été défini à la télévision par M. Thierry Ardisson comme, je cite, un « enculé » et un « connard », insultes qui à ma connaissance n’ont étrangement pas donné suite à la moindre réprimande de la part du CSA!), avait adressé à l’AFP et à la presse française un communiqué par lequel il rejetait catégoriquement les allégations proférées à son encontre, mais encore avait-il indiqué craindre pour sa vie.

M. Léonard David Hamilton méritait la protection de l’Etat, je le crois et l’espère; et cela d’autant plus qu’il avait contribué à la grandeur de la culture française pendant des décennies puisqu’il fut un collaborateur de nombreuses revues en France, par exemple en tant que directeur artistique au journal Elle.

J’ignore quelles mesures a alors prises (ou peut-être devrais-je dire: aurait pu prendre) l’Etat pour protéger un vieillard de 83 ans, divorcé, sans enfants, et dont la santé déclinait, qui déclarait publiquement sur Internet craindre pour sa sécurité.

Si j’en crois les récits (d’ailleurs souvent contradictoires, ou visiblement partiels) donnés par la presse, on aurait retrouvé M. Léonard David Hamilton avec « un sac de plastique sur la tête » et « la porte ouverte » de son appartement sis 41 boulevard du Montparnasse, à 75 006 Paris, au premier étage.

Cette mort aurait eu lieu le 25 novembre 2016 et, encore une fois, j’emploie le conditionnel aurait dans la mesure où cette date n’est nullement confirmée par l’acte de décès de la victime. Le 25 novembre 2016 est, comme l’ont noté plusieurs journaux français avec une très grande sagacité, le « Jour de la violence contre les femmes ».

Selon plusieurs articles de presse, on peut déduire que quelques jours avant son suicide présumé, M. Léonard David Hamilton avait des projets; et qu’il se rendait par exemple chez des commerçants de son quartier de Montparnasse, qui en ont témoigné dans la presse.

Deux jours avant sa mort, M. Léonard David Hamilton avait surtout indiqué sa volonté de porter plainte en diffamation contre Madame Flavie Flament.

Cette dernière, après avoir laissé passer les délais légaux de prescription pour éventuellement porter plainte contre M. Léonard David Hamilton pour le « viol » présumé dont elle aurait été victime, remontant selon elle à l’année 1987, avait en revanche publié un ouvrage présenté comme un « roman » aux éditions Lattès, dont le titre est: La consolation.

Cet ouvrage est illustré en couverture d’une photographie prise par M. Léonard David Hamilton en 1987, image publiée par Madame Flavie Flament et par les éditions Lattès sans l’autorisation de l’auteur de la photographie. Il y avait donc là une claire, évidente et indéniable infraction à la législation sur le droit à l’image, ce que Madame Flavie Flament a bien volontiers avoué à diverses reprises dans la presse française, déclarant que cette infraction, de sa part, était « intentionnelle ». A titre personnel, il me semble assez curieux qu’une dame co-chargée d’une mission ministérielle de « consensus » claironne publiquement se rendre coupable intentionnellement d’infractions. Il m’a donc semblé, et il me semble que voilà un décès susceptible peut-être que l’on se pose maintes questions à son sujet. L’acte de décès de M. Léonard David Hamilton, enfin, a été enregistré hors délais légaux par la mairie du sixième arrondissement de Paris.

N’y a-t-il pas ici des éléments dignes d’être pris en considération dans l’optique d’une réouverture d’une enquête?

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Je désire également attirer votre attention, Monsieur le président de la République, sur d’autres faits de notoriété publique.

S’entretenant avec la presse, Madame Flavie Flament a elle-même et publiquement indiqué que, « quatre heures avant » la mort de David Hamilton, elle lui avait fait téléphoner, et cela pour l’apeurer en lui faisant communiquer qu’une certaine « Elodie » s’était rangée dans son camp.

D’une part, quelques jours auparavant, Madame Flavie Flament avait été nommée pour co-diriger une « mission de consensus » sur le prolongement des délais de prescription au sujet des viols sur mineurs.

Je me demande, nul ne pouvant être juge et partie, s’il n’y avait pas conflit d’intérêts lorsque, le 25 novembre 2016, cette dame a fait téléphoner à David Hamilton, c’est-à-dire à l’homme qu’elle accusait elle-même d’un « viol » remontant, à l’en croire, à 1987.

Elle le faisait appeler, au demeurant, alors que David Hamilton avait publiquement fait savoir qu’il ne désirait pas avoir de contacts avec les journalistes. Elle le faisait appeler, en dernière analyse, pour lui communiquer une nouvelle sans nulle importance du point de vue judiciaire ou pénal, puisque la plainte déposée autrefois contre David Hamilton par cette « Elodie » avait été rejetée par la justice française.

En d’autres termes, Madame Flavie Flament, quoique fraîchement nommée par Madame Laurence Rossignol pour co-diriger une mission de consensus, faisait téléphoner à David Hamilton, âgé de 83 ans, et cela pour lui communiquer une pseudo-« nouvelle ».

Il y a ici quelque chose d’inquiétant, me semble-t-il, puisque Madame Flavie Flament, dans divers entretiens avec la presse, établit elle-même un rapport temporel de cause à effet entre ce coup de téléphone et la mort de David Hamilton.

Madame Flament a déclaré à la presse connaître l’heure du coup de téléphone donné à David Hamilton, le 25 novembre 2016. Voilà une information extrêmement importante puisque, selon l’acte de décès de David Hamilton, le jour de son décès a été impossible à déterminer. Pourtant, Flavie Flament semble en connaître jusqu’à l’heure précise.

Voilà une affaire – celle de la mort de David Hamilton – à laquelle les proches de Madame Flavie Flament ont apporté une attention toute particulière, à dire vrai… Ainsi, quelques heures après la mort du photographe britannique, voilà que Mademoiselle Lou Pachkévitch (fille du premier lit du concubin actuel de Madame Flavie Flament, un certain Vladimir Pachkévitch) « tweetait » le tweet suivant, disons à tout le moins péremptoire et qui manifeste peu de commisération chrétienne ou simplement humaine : « Justice est faite ». De quelle conception de la « justice » s’agit-il là?

Je n’ai pas réussi, je le confesse, à déterminer quelle serait la conception de la justice de Madame Flavie Flament en personne, lorsqu’elle déclare par exemple à la presse, et cela dans les plus importants journaux français, que les ayants droit de David Hamilton auraient « vidé les appartements » de ce dernier des « preuves de ses crimes, qu’ils devaient contenir »? Comment Madame Flament peut-elle accuser les ayants droit de David Hamilton, qui sont ses demi-soeurs extrêmement âgées, de « vider » des appartements de « traces de crimes »? Effacer des traces de crime est un délit lourdement puni. Mais en outre, de quels crimes parle-t-on ici? David Hamilton n’a jamais été condamné à quoi que ce soit; les rares plaintes déposées contre lui ont été rejetées par la justice. De la sorte, accuser deux vieilles dames d’effacer des traces de crimes – comme le fait Flavie Flament – est-ce là quelque chose de raisonnable, de sensé, d’équilibré? Est-ce là quelque chose de compatible avec l’attitude professionnelle et objective qui devrait être celle d’une « co-chargée de mission de consensus » par le gouvernement français?

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A une époque où le gouvernement français a été interpellé par exemple par Madame le député Valérie Boyer au sujet de « l’Affaire Théo », et où les sociologues, les intellectuels mais aussi les politiciens sont à juste titre très attentifs aux « fake news » et à l’usage que certains font aujourd’hui de Twitter, comme si des internautes érigés en justiciers croyaient s’appuyer sur les lynchages médiatiques de Twitter, en délaissant hélas le recours démocratique aux tribunaux de la République française, j’avoue être inquiet.
Le gouvernement français est en train, me dit-on, de proposer des amendes destinées à lutter contre le sexisme et le « harcèlement de rue ». Ne pensez-vous pas, Monsieur le président de la République, que quelque chose doive aussi être fait contre – par exemple – les insultes télévisées?

Je suis fils de deux enseignants réputés de l’Université française et je me permets de penser que cela ne saurait être un fort bon exemple pour la jeunesse française si un homme de 83 ans, David Hamilton, a été insulté ignominieusement (« connard ») et peut-être même de façon homophobe (« enculé »), en toute impunité, par M. Thierry Ardisson. Quelle émulation positive cela pourrait-il produire parmi les « chères têtes blondes »?
J’ai pour ma part la certitude que Léonard David Hamilton aurait dû avoir – comme tout un chacun – le droit à la présomption d’innocence, ce très noble principe inscrit depuis des siècles dans le droit français. Et par conséquent de ne pas être « lynché » lors d’un de ces terribles lynchages médiatiques qu’ont dû affronter récemment, pour n’en citer que deux, MM. les ministres Darmanin et Hulot, membres de votre gouvernement et auxquels ledit gouvernement a réitéré sa confiance en mettant en avant, à très juste titre, leur présomption d’innocence. La loi étant égale pour tous, ce qui est valable pour MM. Darmanin et Hulot ne devait-il pas l’être pour David Hamilton?

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Une « société de délation » est inimaginable, vous l’avez-vous-même et à très juste titre rappelé, et ne serait-ce que parce que cette délation rappelle de tristes périodes de l’Histoire et que l’on ne doit souhaiter à toute société démocratique d’échapper aux excès et aux horreurs de toutes les épurations de sinistre mémoire.

Tôt ou tard, des intellectuels, des journalistes consciencieux, des enquêteurs se pencheront sur les circonstances de la mort de David Hamilton. La lettre que je vous adresse aujourd’hui a pour désir et pour ambition de prendre date dans un débat qui, un jour ou l’autre, devra avoir lieu.

Les citoyens français en général, et les lecteurs de mes livres en particulier, que vont-ils ou que doivent-ils penser de l’attitude de Madame Flavie Flament qui (bien que co-chargée d’une « mission de consensus » sous le quinquennat du président François Hollande par Madame Laurence Rossignol, mission de consensus qui la conduit encore aujourd’hui à s’exprimer devant le Parlement français) accuse publiquement deux vieilles dames « d’effacer les traces de crimes »?

Que vont-ils ou que doivent-ils penser de l’attitude de Madame Flavie Flament qui (bien que co-chargée d’une « mission de consensus » sous le quinquennat du président François Hollande par Madame Laurence Rossignol, mission de consensus qui la conduit encore aujourd’hui à s’exprimer devant le Parlement français) déclare que si David Hamilton l’avait attaquée en diffamation et que si elle avait été alors condamnée par la justice, il se serait agit d’une injustice? N’est-ce pas dire là que la justice ne vaut à ses yeux que si la justice lui donne raison, à elle seule?

Que vont-ils ou que doivent-ils penser de l’attitude de Madame Flavie Flament qui (bien que co-chargée d’une « mission de consensus » sous le quinquennat du président François Hollande par Madame Laurence Rossignol, mission de consensus qui la conduit encore aujourd’hui à s’exprimer devant le Parlement français) a déclaré publiquement qu’elle aurait voulu « voir David Hamilton menottes aux poings devant un juge », ce qui dénote me semble-t-il chez une chargée de mission gouvernementale une ignorance assez stupéfiante de la loi, car le port de menottes est considéré contraire aux Droits de l’Homme par la Cour européenne des Droits de l’Homme… Même dans la (parfaitement improbable) hypothèse où une plainte contre David Hamilton eût été reçue et instruite, il est heureusement exclu que la justice française ait jamais menotté, dans un tribunal, un accusé de 83 ans qui, en outre, eût été à considérer innocent jusqu’à un jugement définitif. Madame Laurence Rossignol définissait Madame Flavie Flament comme une « spécialiste du viol », elle n’est en tout cas pas spécialiste de droit.

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Que pensez-vous qu’il soit possible de faire, Monsieur le président de la République, afin de mettre un terme aux délations et aux divagations qui ont frappé cet artiste ou son entourage, en d’autres termes afin de défendre la mémoire de David Hamilton et de réparer, au moins dans la mesure du possible, les torts évidents qui ont été commis contre sa personne – alors qu’il n’avait jamais été condamné à strictement quoi que ce soit – mais aussi contre son oeuvre artistique, immense?

Auteur pour ma part de trois ouvrages récents publiés par Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’université française (Le portrait de Dawn Dunlap; puis C’est David Hamilton qu’on assassine, avec une préface de l’écrivain suisse Roland Jaccard, collaborateur du journal « Causeur »; et enfin, David Hamilton suicidé… mais par qui?), je me permets, Monsieur le président de la République, de solliciter votre éminente et bienveillante attention sur les points que j’ai brièvement soulevés dans mon courrier.

Dans l’espoir d’avoir retenu votre attention, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma considération très distinguée.

Olivier Mathieu

Ecrivain

Auteur des livres:

Le Portrait de Dawn Dunlap

C’est David Hamilton qu’on assassine (préface de Roland Jaccard)

David Hamilton suicidé… mais par qui?

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Conversation à bâtons rompus avec Jean-Pierre Fleury

Publié le par

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Jean-Pierre Fleury:

  • Certes, Olivier Mathieu, vous n’avez pas un parcours conformiste, ou une pensée accessible au premier venu… Je le sais depuis longtemps, pour ma part j’en ai parlé dans la biographie que je vous ai consacrée (Olivier Mathieu dit Robert Pioche, le dernier romantique), mais vous ne cessez de le démontrer. J’en veux pour preuve par exemple votre dernier article en date, sur ce tout petit journal qui orthographie « Hansum » à la place de « Hamsun »…

Olivier Mathieu :

  • Récemment aussi, au sujet de l’affaire Doucé, je citais la féministe Françoise d’Eaubonne. Qui était la fille d’Étienne Piston d’Eaubonne, un anarchiste chrétien co-fondateur d’un parti fasciste révolutionnaire, et membre du Sillon; et de Rosita Martinez Franco, fille d’un révolutionnaire espagnol carliste… Je pense que ce sont de tels êtres qui, souvent, témoignent d’un véritable talent, d’une véritable liberté d’esprit. Je plains les gens qui ont, pour parents, deux petits bourgeois heureux d’être des petits bourges… Moi, par ma famille, j’ai eu devant les yeux les exemples de gens qui provenaient des milieux les plus antinomiques: communistes, staliniens, anarchistes, fascistes, j’ai tout eu (ou presque) dans ma famille ou autour de moi. Ajoutez à ça que je commence à vieillir, et déjà qu’à vingt ans (que dis-je, à vingt ans? à cinq ans) personne ne me racontait d’histoires. Ce n’est pas maintenant que je vais commencer à penser là où des crétins me diraient de penser.

Jean-Pierre Fleury:

  • On va dire que vous manquez de « respect humain ».

Olivier Mathieu:

  • J’ai eu la chance de connaître dès mon plus jeune âge des gens qui sont considérés, pour certains, comme des génies universels. Certains m’ont apporté quelque chose. J’ai connu René Magritte, j’ai connu Hergé, j’ai connu le doyen de la fac de Nanterre en mai 1968 Pierre Grappin, j’ai connu Ferdinand Teulé qui fut le directeur du « Musée du Soir » et qui était mon parrain, j’ai connu Alfred Loewenguth qui m’enseignait le violon, le grand poète juif René-Albert Gutmann a  été mon maître de poésie, j’ai été l’ami du peintre André Beaurepaire, j’ai été l’ami de Paul Werrie et, jusqu’à sa mort, de l’écrivain catholique Alexis Curvers, j’ai eu des relations houleuses avec Robert Poulet, j’ai été l’ami d’Arno Breker, j’ai été l’ami de l’écrivain stalinien André Viatour, j’ai hérité d’une partie des archives d’Abel Bonnard qui avaient été léguées en 1968 à Paul Morand, j’ai été l’ami du plus grand linguiste italien du XXe siècle Giuliano Bonfante, j’ai fréquenté les salons parisiens et par exemple ceux de Jacques de Ricaumont, j’ai de beaux souvenirs de mes discussions et de mes disputes avec Jean-Edern Hallier. Partout et toujours, j’ai été à contre-courant. L’habitude, la norme, l’usage, je les ai pris à contre-courant, je les ai retournés, je les ai invertis, et, pour le dire poliment, je les ai enculés à sec. Et j’ai défendu ma liberté.

Jean-Pierre Fleury:

  • Vous ne citez pas tous ceux que vous avez fréquentés.

Olivier Mathieu:

  • En effet, je ne les cite pas tous, très loin de là. Il y a  eu aussi une masse de petits crétins, de faux écrivains, d’abrutis germanopratins, de piliers de bistrots parisiens, de trous du cul, de menteurs, de pleutres, de lâches, de médiocres que j’ai fréquentés (ou, plutôt, que j’ai fuis), surtout dans les années 1980. Je respecte la beauté, la vérité, le sens critique, l’émotion. Et certainement, je préfère quelqu’un qui n’est pas d’accord avec moi mais avec qui il est possible de parler, d’échanger et de vivre poétiquement, pour reprendre la formule de Heidegger. Les idées ne rapprochent pas vraiment, ou très rarement. C’est autour de l’émotion que l’on peut fraterniser. Il y a  des pédants, des « philosophes » à ciseaux et pot de colle, qui font semblant d’être cultivés, et Dieu à qui je ne crois pas sait combien il y en a! Mais personne ne peut feindre l’émotion. Je songe, en disant cela, à une vidéo d’aujourd’hui, de Roland Jaccard, sur Jean-Michel Palmier.

Jean-Pierre Fleury:

  • Et vous avez vous aussi transposé tout cela dans votre défense de David Hamilton.

Olivier Mathieu:

  • En effet. Tout comme mes pianistes préférées sont Clara Haskil, Maria Grinberg et Yudina, David Hamilton dépasse le seul plan des idées. Au fond, que les idées à un certain moment aillent se faire enculer! David Hamilton avait une idéologie, si l’on veut, et il en a parlé. Mais surtout, il avait une sensibilité. La sensibilité qui compte: celle qui naît d’une idéologie qu’on ne devine plus, ou qu’on peut à peine définir. Le seul défi est celui qu’on lance à Eros et Thanatos. Le reste, tout le reste, est médiocrité. Le reste, c’est bon pour la Macronerie et ses journalistes.

Jean-Pierre Fleury:

  • Qu’espérez-vous que naisse, ou que reste, de votre « trilogie jaculatoire », Le portrait de Dawn Dunlap puis C’est David Hamilton qu’on assassine puis David Hamilton suicidé mais par qui?…

Olivier Mathieu:

  • Pour l’heure, il y a surtout eu un superbe article de Roland Jaccard dans Causeur, que vous trouvez aussi sur son blog. Et plusieurs vidéos du même Roland Jaccard, sur son canal You Tube. Maintenant, je suppose et j’espère qu’il va y avoir d’autres articles. Cela dit, imaginons même qu’il n’y en ait pas. Si cela s’avérait, j’en prendrais aisément mon parti!… Il y a un moment dans la vie où tout fait rire. Par exemple une petite andouille, sur un blog sur Mediapart, recopie de temps à autre, quasiment ligne à ligne, ce que j’ai été le premier à écrire sur mon blog « En défense de David Hamilton ». Et quelle est ma réaction? Tout ça me fait rire… Je suis habitué aux soutiens qui arrivent après la bataille, aussi. Je peux très bien imaginer que de fines cervelles germanopratines, un jour ou l’autre, reprennent tous mes arguments ou toutes mes infos sur David Hamilton, sans m’en attribuer la paternité. Mais je le répète, tout ça est sans importance. Personne, absolument personne ne rompra le dialogue intime que j’ai avec David Hamilton et avec son oeuvre, avec sa vision du monde, avec sa sensibilité, avec son émotion. Il y a avait en lui aussi ce dédain mallarméen (« soyez dédaigneux »), ou si vous préférez ce mélange de cynisme et d’émotion dont parlait admirablement, il y a des dizaines d’années de cela, ce grand écrivain oublié que fut René Benjamin. Autre chose, certes, que les petits  bourges de 2018, petits bourges d’extrême gauche, petits bourges de gauche, petits bourges de droite, petits  bourges d’extrême droite, tous avec leurs pensées de basse cour. Le cloaque des petits, des tout petits bourges. Les hommes ne sont nullement des porcs. Ce sont des moutons de Panurge.

Jean-Pierre Fleury:

  • On comprend que vous ayez peu d’amis…

Olivier Mathieu:

  • Vous avez remarqué ? Si j’avais voulu me faire des amis, j’aurais fait la putain. Ou, si j’avais eu encore moins d’ambition, le journaliste. J’aurais été m’agréger à quelque parti d’imbéciles, à quelque camp d’abrutis, à quelque église d’idiots, à quelque secte de tarés. J’ai préféré la solitude mais quand j’aime ou apprécie quelqu’un, il peut au moins être certain que je ne suis pas hypocrite. Comme David Hamilton, je suis un solitaire. Et il n’y a que ce qui bouleverse qui compte. Mes amis sont dans le passé. Ou dans le futur. Et certains font même partie du présent: ils sont déjà dans l’éternité.

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury

Ca va NOUS faire de bonnes vacances, grâce à l’année sabbatique de Flavie Flament et Vladimir Pachkévitch !

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La presse communique aux Français cette nouvelle d’une extrême (je plaisante) importance, et que les smicards (ou les millions de gens qui n’ont jamais mis un pied hors de France) apprécieront probablement à sa juste valeur.

Flavie Flament et son amant Vladimir Pachkévitch vont partir en vacances pendant un an dans le monde entier… Bon  voyage!

http://www.purepeople.com/article/flavie-flament-prete-a-tout-quitter-pour-vladimir-son-projet-avec-son-amoureux_a274642/1

On lit dans ce premier article : « On sait peu de choses sur le compagnon de Flavie Flament, sinon qu’il est agent immobilier et père de deux enfants. En 2015, à Paris Match, l’animatrice le décrivait comme un homme « doux, passionné de cuisine ».

Non, on sait beaucoup de choses, simplement la presse obéit à sa grande prêtresse Flavie. La presse respecte l’anonymat de Vladimir Pachkévitch. La même presse qui a bafoué l’anonymat et la présomption d’innocence de David Hamilton.

Lisez « David Hamilton suicidé… mais par qui? » et vous saurez beaucoup plus de choses sur Vladimir Pachkévitch, dont le blog « En défense de David Hamilton » est le premier à avoir indiqué l’identité, et la date de naissance.

Ainsi que les tweets de sa fille, qui écrivait sur les « réseaux sociaux », quelques heures après la mort de David Hamilton: « Justice est faite« .

Drôle de conception de la « Justice »…

Flavie en vacances pendant un an, voilà qui va faire plaisir aux smicards français.

Que de reportages en vue! Que de photos sur combien de plages!

Une terrible question, enfin: comment va faire Flavie Flament pour réussir à ne pas parler chaque jour ou chaque semaine, pendant un an, du « viol » présumé, pour ne pas dire mythique et fondateur, qu’elle affirme avoir subi au Cap d’Agde?

Voir :

https://lequichotte.wordpress.com/2017/12/30/qui-est-vladimir-pachkevitch-le-fiance-de-flavie-flament/

De la nécessité qu’il y aurait à ce que Flavie tourne la langue sept fois dans sa bouche avant de libérer la parole…

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Il y a quelques mois, l’ex-« animatrice » de téloche Flavie Flament rendait un « rapport proposant d’allonger le délai de prescription des viols sur mineurs ».

C’est ce qu’on lit dans la presse. C’est devenu une formule consacrée, une sorte de mantra. Est-ce qu’elle a rendu un rapport? Toute seule?… Il semblerait que ce rapport soit l’oeuvre du magistrat Jacques Calmette, dont elle était co-responsable. Au nom de l’égalité entre hommes et femmes, on devrait donc peut-être rendre à Calmette ce qui est à Calmette.

Toujours est-il que, selon la presse, Flavie Flament « avait suggéré de porter ce délai à 30 ans après la majorité de la victime ».

Ce rapport, qui semble donc constituer la courroie de transmission entre Hollande et Macron, a été concoté lors du quinquennat précédent, mais va (sans doute) trouver sa place tel quel   dans la future loi sur les violences sexuelles sur mineurs, loi qui doit être présentée le mois prochain (mars 2018).

Marlène Schiappa a »pris cet engagement auprès de Flavie Flament », lit-on ici aussi dans la presse, pendant la dernière campagne présidentielle.

« C’était un engagement de campagne du président de la République », a affirmé Madame le « secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes ».

Dans un entretien à la presse, on pose à Flavie Flament la question qui suit : « Malgré le changement de président, de gouvernement, le travail que vous avez fourni avec Jacques Calmette devrait quand même porter ses fruits. Avez-vous eu peur que cela n’aboutisse pas? »

La réponse est sidérante : « J’ai assuré le relais. Si le nouveau gouvernement n’avait pas inscrit ce dossier dans ses priorités, j’aurais veillé à ce qu’il le soit ».

Que signifie, au juste, « assurer le relais »? Que faut-il comprendre? Que c’est Flavie Flament qui dicte au gouvernement les priorités dudit gouvernement?… Que pense le gouvernement, justement, de telles déclarations?

*

Le journaliste continue : « Beaucoup s’interrogent sur la conservation des preuves, des témoignages et autres vérifications après un laps de temps si long. Que leur répondez-vous? »

Flavie Flament en revient à David Hamilton.

Et dit : « David Hamilton ne s’en était pas seulement pris à moi. Nous étions nombreuses et lorsque je suis sortie du silence, d’autres m’ont retrouvée. Ces témoignages constituent aussi des preuves ».

Et ici, on se demande si Madame Flament comprend quelque chose au droit. Ou si elle ne préfère pas continuer à réciter ses mantras.

AUCUN tribunal n’a dit que David Hamilton s’en était pris à QUI QUE CE SOIT.

AUCUN tribunal n’a condamné David Hamilton.

Les seuls témoignages que l’on connaisse contre David Hamilton sont des « témoignages » qui ont été rejetés par la Justice.

Un témoignage NE constitue PAS une « preuve », chère Madame Flament.

Encore moins s’il a été rejeté par la Justice…!

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Cela dit, tout cerveau encore en état de fonctionnement est obligé de se demander où va une société où une animatrice-starlette de téloche déclare publiquement qu’elle « veille » à ce que le gouvernement choisisse les « priorités » qu’elle désire…

Juge et partie, elle n’a donc pas porté plainte contre David Hamilton dans les délais impartis par la loi… mais se sert de cette même Affaire Hamilton (alors qu’elle n’a pas porté plainte contre lui devant les tribunaux!) comme exemple des thèses qu’elle défend…

Et, parlant d’une affaire qui la concerne personnellement – l’Affaire Hamilton – elle édicte que le « témoignage » vaut « preuve ».

Une dame qui affirme que le « témoignage » vaut « preuve » est donc chargée d’indiquer au gouvernement quelles sont les « priorités » de ce dernier?

La priorité ne serait-elle pas d’apprendre quelques notions élementaires de droit, et de tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de libérer la parole?

« David Hamilton: une ténébreuse affaire » (recension – de vidéaste – de l’écrivain Roland Jaccard)

Publié le par

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DAVID HAMILTON suicidé… mais par qui?… David Hamilton et « le sang de lumière des nymphes »

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Deux larges extraits des dernières pages de mon livre.

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Le Sang des Nymphes.

A la mémoire de David Hamilton,

et à toutes les nymphes qui lui ont été fidèles.

*

Le faux intellectuel occidental moderne ne démontre généralement qu’une seule et unique chose, c’est qu’il ne sait pas le sens des mots. Le faiseur de rap se prétend, sans rire, « compositeur de musique », le faiseur de tags se prétend « peintre », l’illettré se prétend « écrivain », le journaleux se prétend « penseur », la chèvre se prétend « chanteur ». L’abruti capable d’appuyer sur le déclencheur d’un appareil photographique se dit, évidemment, « photographe ». Et le comble, qui est né avec deux bras et deux jambes se dit même « homme ».

Ce n’est rien. C’est le monde moderne. A l’échelle de l’éternité, un pet. L’unique drame est d’être né en Occident, au bout d’environ deux mille ans de modernité. Tout ça, ce n’est qu’un pet mais, grands Dieux, quelle féteur ! Rarissimes les artistes dont l’oeuvre fut plus belle que la réalité. « La beauté est dans le regard », disait David Hamilton à juste titre. Les sages, les grands artistes, les grands hommes ont su qu’ils verraient la dernière fois. Celui qui annonce, parfois d’emblée, qu’il montera un jour au « front de guerre » artistique, esthétique et philosophique pour la dernière fois, celui-là ne recherche pas la victoire banale des médiocres. Il n’y a que les nains pour se croire éternels. Il n’y a que les nains pour se croire ou se vouloir victorieux. Ce que les tout grands ont voulu, c’est la défaite, et le plus grand homme est donc celui de la plus grande défaite. Les artistes, les écrivains, les époques historiques, les hommes politiques et les philosophes dignes de ce nom furent ceux qui eurent conscience qu’ils monteraient à la fête du front de guerre et d’amour, un jour, pour la dernière fois. Peu importe en quelle langue le dire, l’écrire ou le chanter: pour la dernière fois en français, per l’ultima volta en italien, zum letzten mal en allemand.

J’ai d’excellentes raisons pour penser que David Hamilton a su, ressenti, incarné lui aussi, à sa façon, l’amour donjuanesque de la dernière fois.

*

Le 25 novembre 2016, David Hamilton, vous êtes mort. Le 26 novembre 2016, moins de vingt-quatre heures après votre mort, paraissait mon premier article sur le blog « En défense de David Hamilton ». Je vous ai consacré trois ou quatre livres. A Cap d’Agde vous habitiez la résidence Héliopolis, du nom d’une ville solaire où, en un temps solaire, on adorait les divinités liées au Soleil. Le monde, David Hamilton, a connu l’aube, elle a connu son zénith et nous sommes venus, vous et moi, au crépuscule.

Vous aviez la précision et la finesse de Cranach, le talent de peindre les dentelles d’un Degas, l’art du paysage de Gustave Le Gray, vos natures mortes rappelaient Giorgio Morandi, vos nus dépassaient en beauté ceux de Robert Demachy. Vous resterez, David Hamilton, l’un des témoins irremplaçables qui sauront toujours irradier un peu de la grande lumière qui rayonnait jadis sur les civilisations d’Athènes, de Rome et d’Europe.

Heureux les morts qui trouveront au lendemain de leur mort un ami, un pair, un épigone, un frère.

Vous avez bu

nous avons bu la lymphe, le sang des nymphes;

les nymphes des sources et des fontaines, diaphanes, limpides

nous avons bu le sang de lumière des nymphes.

Et eux, que sont-ils? Ils ne sont rien.

Olivier Mathieu.

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Un extrait de la bibliographie de mon prochain livre

CASTELNAU Régis de, Hamilton, Fiona, Sauvage: deux semaines, trois lynchages (Causeur – 1 décembre 2016).

FATTORE Daniel, écrivain, président des écrivains fribourgeois, auteur en 2017 sur son blog littéraire d’un article consacré au Portrait de Dawn Dunlap, et d’un autre consacré à C’est David Hamilton qu’on assassine.

FLEURY Jean-Pierre, Le tombeau de David Hamilton, brochure publiée sous la responsabilité de Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes, 2017. On y trouve un dvd (photographies et films de David Hamilton) dans lequel Jean-Pierre Fleury et Sébastien Guillet ont rassemblé des milliers de photographies de David Hamilton.

HAMILTON David, « Les contes érotiques », cahier photographique 1970-1990. Coffret en 2 volumes. Éditeur Hermé. Parution en décembre 2006. 290 pages.

JACCARD Roland, très nombreuses vidéos sur David Hamilton publiées sur son canal You Tube (et sur le site du journal « Causeur »), au sujet des livres d’Olivier Mathieu Le portrait de Dawn Dunlap et C’est David Hamilton qu’on assassine.

JACCARD Roland, romans: Sugar Babies, Flirt en hiver, Une fille pour l’été et la trilogie: L’âme est un vaste pays, Des femmes disparaissent, L’ombre d’une frange.

LAINE Pascal, L’Irrévolution (roman, Gallimard, prix Médicis 1971); La Dentellière (roman, Gallimard ; réédition Folio – Prix Goncourt 1974); La Femme et ses images (roman, Stock, 1974); Tendres cousines (roman, Gallimard, réédition Folio, 1979), le film Tendres cousines de David Hamilton en a été inspiré; Traité de nudité (essai, Fayard, 2005); L’instant amoureux (texte et photos, Marval, 2006); Nude Attitude (texte et photos, L’Arganier, 2008).

MATHIEU Olivier, Le Portrait de Dawn Dunlap, 2017. Cahier d’illustrations interne en couleurs (photos de David Hamilton).

MATHIEU Olivier (avec une préface de Roland Jaccard), C’est David Hamilton qu’on assassine, Editions des Petits Bonheurs dirigées par Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes, 2017.

David Hamilton : la Meute des Lâches ne pourra rien contre la vérité.

***

Selon toute vraisemblance, mon nouveau livre David Hamilton suicidé… mais par qui? partira vers ses lecteurs aujourd’hui, au plus tard demain.

Le service de presse a d’ores et déjà été effectué dans un pays voisin de la France. Cette fois, il va être effectué en France.

Par ailleurs, un exemplaire sera évidemment évidemment offert à mes collègues écrivains,  aux amis de longue date, et aussi à ceux de mes amis qui effectueront, je le sais, des recensions de l’ouvrage.

Je suis extrêmement ému d’avoir indissolublement lié mon nom à celui de David Hamilton.

Indissolublement lié, dis-je, parce que le grand photographe britannique est mort (dans des circonstances aussi tragiques que troubles) le 25 novembre 2016 et que je lui ai déjà consacré trois livres:

  • Le portrait de Dawn Dunlap
  • C’est David Hamilton qu’on assassine (préface de Roland Jaccard)
  • David Hamilton suicidé… mais par qui?

Qu’il s’agisse de livres publiés avec un (relativement) petit tirage n’a guère d’importance: hier encore, sur son canal You Tube, l’écrivain Roland Jaccardhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Jaccard  ) parlait d’un poète suisse, mort jeune, qui a publié au cours de sa vie deux recueils tirés à environ cent exemplaires.

Quant à Nietzsche, il a vendu trois cents livres de son vivant… Il y a  en revanche plein d’écrivaillons aujourd’hui richissimes, auteurs de best seller, mais dont personne ne parlera plus dans dix ans. Ou dans trois semaines.

J’ai donc l’intime conviction qu’on parlera, fût-ce dans dix ou dans cinquante ans, de mes livres sur David Hamilton.

Par exemple quand on décidera de rouvrir une enquête sérieuse au sujet des circonstances – troublantes – de la fin de son existence, et de son décès.

Mes livres vont y contribuer.

D’ailleurs je n’exclus pas, à la fin de 2018, en collaboration avec mon ami Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie, de consacrer encore un livre à David Hamilton.

J’ai aussi l’intention d’entrer en contact prochainement avec quelques éditeurs parisiens pour leur proposer aussi une biographie de David Hamilton, voire un roman policier inspiré par sa mort (« la thèse du suicide est privilégiée », a répété drolatiquement la presse à ce sujet). Les éditeurs courageux sont rarissimes de nos jours, mais il en reste peut-être quelques-uns. On verra.

*

En attendant, je renvoie à ceux qui ont eu le bon goût et la simple intelligence de parler de mes livres consacrés à la défense de David Hamilton.

Il me faut d’abord citer Roland Jaccard, dont on ne peut manquer de regarder la vidéo que voici.

Roland Jaccard vient aussi de citer mon Portrait de Dawn Dunlap dans l’article que voici (site du journal Causeur) :

https://www.causeur.fr/david-hamilton-flavie-flament-philosophie-149372

« J’aimais bien David Hamilton de quelques années mon aîné, que je croisais parfois boulevard Montparnasse. Ses photos avaient bercé mon adolescence. Et personne n’y voyait rien d’obscène. Les plus grands artistes avaient travaillé avec lui et même Alain Robbe-Grillet avait signé un livre : Rêves de jeunes filles avec Hamilton dont la notoriété s’étendait au monde entier. Il y régnait un érotisme doux, presque chaste, qui n’offusquait personne. Ses films, en revanche, passaient inaperçus : le photographe avait éclipsé le cinéaste dont on retiendra néanmoins Laura ou les ombres de l’été avec Dawn Dunlap actrice à laquelle Olivier Mathieu a rendu un bel hommage dans Le Portrait de Dawn Dunlap. » (Roland Jaccard)

Voir aussi:

FLAVIE FLAMENT, SI PROCHE DE VALÉRIE SOLANAS….

*

On devrait enfin relire ces deux excellentes recensions, parues sur le blog de Daniel Fattore, qui manie la langue française à merveille et est aussi président des écrivains fribourgeois:

http://fattorius.blogspot.fr/2017/06/notes-sur-le-portrait-de-dawn-dunlap.html

et

http://fattorius.blogspot.fr/2017/11/un-photographe-sous-loeil-dun-ecrivain.html

Le 25 novembre 2016, quand David Hamilton est mort, certains pensaient peut-être avoir gagné la bataille. Une bataille extrêmement lâche puisque, face à la Meute, il n’y avait plus qu’un homme vieilli, de 83 ans, malade, solitaire et pauvre.

La Meute pensait sans doute que tout allait s’arrêter là, puisque la Meute avait la grande presse à sa botte.

La Meute des lâches se trompait.

Dès le lendemain, le premier article paraissait sur le blog « En défense de David Hamilton ».

*

Trois livres de moi sont parus.

Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie, défend lui aussi David Hamilton, de son côté, sur son blog. Et, toujours de son côté, il a publié une petite brochure intitulée Le tombeau de David Hamilton.

Roland Jaccard a publié de nombreuses vidéos ( https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/a-voir-you-tube-en-defense-de-david-hamilton/ )

La Meute des Lâches a le pognon et le conformisme. Son succès sera de brève durée. La Meute des Lâches ne pourra convaincre que les convaincus d’avance.

Le blog « En défense de David Hamilton » recherche la qualité, non la quantité.

Il recherche la vérité, pas le clinquant bling bling de quelque starlette frappadingue ou la haine obscène de quelque vieux lyncheur cacochyme de la téloche.

La Meute va l’apprendre

Rap (ad libitum) du bla bla la fla fla (bitum ad libidinem)

***

Saynète,

ou rap du bla bla bla la fla fla

en hommage à Gédéon Tallemant des Réaux (1619-1692)

*

à M.M.

*

« Un doux silence, dans lequel on perçoit le clapotement de l’eau, le flafla mouillé du filet qu’on ramasse » (Goncourt).

*

« Le tambour sur lequel ma mère a battu des rrra et des fla, elle a essayé sur moi des roulées et des étoffes, elle m’a travaillé dans tous les sens, pincé, balafré, tamponné, bourré, souffleté, frotté, cardé et tanné » (Vallès).

*

« Ce fla! c’était le bruit de la pelletée de terre sur la boîte de bois blanc : fla! » (Goncourt).

*

« En voilà! En voilà, des ajustements! des flaflas! Comment! De la soie pour doublure, à deux francs! … (Flaubert, Madame Bovary)

*

« Plus de chichis! plus de flaflas! » (Céline, Voyage)

*

Des Yveteaux lui disoit que c’étoit une chose désagréable à l’oreille que ces trois syllabes: ma, la, pla, toutes de suite dans un vers :
« Enfin cette beauté m’a la place rendue. »
— Et vous, lui répondit-il, vous avez bien mis : pa ra bla la fla.
— Moi, reprit des Yveteaux, vous ne sauriez me le montrer.
— N’avez-vous pas mis, répliqua Malherbe :
« Comparable à la flamme ? »

Gédéon Tallemant des Réaux (1619-1692)

*

Personnages: Vie, demi-vierge;

et M’dame, vierge à plein temps.

VIE:

  • Il tira un double coup, M’dame, de son instrument! Et ça râla! Ra ! Ra ! Et puis fla! fla! Ça fit « fla! fla! »

(On entend, dans les coulisses, un fla, double coup).

M’DAME:

  • De son instrument! De son instrument il tira un double coup? Tu morflas, Vie?

VIE:

  • Oui, M’dame, je morflai d’un double coup, qu’il tira! Qu’il tira de son instrument!

M’DAME:

  • Son instrument, au moins est-ce qu’il l’emmitoufla, Vie? Car de sa baguette, n’est-ce pas, il tira un double coup? Cela t’époustoufla, Vie? Cela t’érafla, Vie? Cela t’essouffla, Vie?

VIE:

  • Oui, de sa baguette, M’dame! Sur mon tambour! Cela me boursoufla (m’en souviens)!

(En coulisses: fla, double coup de baguettes frappé sur le tambour).

M’DAME:

  • Sur ton tambour! Sur ton tambour! Est-ce qu’il se camoufla, Vie? Est-ce qu’il te renifla, Vie?

(En coulisses, choeur gospel ad libitum:

renifla Vie!,

essouffla Vie!, etc)

VIE:

  • Oui, il se camoufla! Il commença faiblement par la main droite, M’dame! Oui il me renifla (m’en souviens)

(En coulisses, rap ad libitum:

reni-

fla

m’en,

camou-

fla

m’en

souviens)

M’DAME:

  • Par la main droite! Par la main droite! Et la gauche, fit-elle un ra ou un fla, Vie?

VIE:

  • Et en appuyant fortement de la main gauche! Mon tambour il gifla (m’en souviens)!

(En coulisses: fla, double coup de baguettes frappé sur le tambour, en commençant faiblement par la main droite et en appuyant fortement de la main gauche).

M’DAME:

  • Oh! Est-ce qu’il s’enfla ad libitum, Vie?

VIE (qui ne comprend pas « ad libitum », mais entend « ad libidinem »):

  • Oui, il s’enfla (m’en souviens) et il m’enfla (m’en souviens), et il me désenfla (m’en souviens)! Oui il me gonfla (m’en souviens), me dégonfla (m’en souviens), me surgonfla (m’en souviens), me regonfla (m’en souviens)! Oui, M’dame, je morflai d’un double coup, qu’il tira ad libidinem!

M’DAME:

  • Selon son bon plaisir pendant tout ça, il te persifla, Vie?

VIE:

  • Oui il me persifla (m’en souviens)!

M’DAME:

  • Et après tout ça ?

VIE:

  • Il ronfla (m’en souviens)!

M’DAME:

  • Et la mise il en fit quoi? Il la rafla, Vie?

VIE:

  • Oui il la rafla (m’en souviens)!

En coulisses, rap gospel ad libitum en français, latin et latin de cuisine)

Bla bla bla la fla fla

bitum ad libidinem,

Bla bla bla la fla fla!

Que de fla,

de flaflas, 

Bla bla la fla fla,

Vie,

Bla bla bla la fla fla!

Bla bla bla la fla fla!

Bla bla bla la fla fla!

FLAVIE FLAMENT, SUBLIME, FORCEMENT SUBLIME…

Le Film Français est un vieil hebdomadaire de cinéma français, qui « s’intéresse tout particulièrement à l’aspect économique de trois grands univers: le cinéma, la télévision et les nouveaux médias. » 

Je ne connais pas cette revue, je ne m’intéresse pas du tout à l’aspect financier et marchand du monde audio-visuel, pas plus français qu’étranger, un monde dit si rapidement, légèrement, superficiellement, « créatif », si ce n’est pour dire que la quantité n’a jamais fait la qualité ; c’est même plutôt l’inverse dans nos sociétés. Je sais, je demeure utopiste depuis mon plus jeune âge. Et les petites salles à la publicité obligée, au son mauvais et tonitruant, à l’image genre grand écran de télévision, en résumé aux capacités techniques dévaluées ici aussi, me m’intéressent pas non plus.

Et j’ajoute : pauvre cinéma français contemporain, dont il m‘est arrivé (par curiosité) de voir des films ou des extraits à la télévision quelquefois, quelquefois seulement, car la télévision n’est vraiment pas au centre de ma vie. Sujets sans intérêts et redondants d’un petit milieu nombriliste qui se définit par une absence totale d’humour et une complète nullité. Conformisme confondant.

Je préfère un film raté d’hier ou d’avant-hier à un film dit génial d’aujourd’hui. Ou revoir de temps à autre, en certaines circonstances familiales, pour la énième fois, sur ma vieille télévision, de bons films consacrés des temps passés qui font l’unanimité, dont on croit tout connaître, répliques y compris, mais qui nous réservent toujours quelques bonnes surprises.

Cinéma ancien, du temps où une place de cinéma valait trois sous, cinéma des familles, avec une première partie en prime de bonne tenue, et Pathé-Journal, Actualités françaises, Gaumont-Actualités Pour moi le cinéma français, l’art cinématographique français est mort il y a déjà plusieurs décennies ; je dirais, à quelques exceptions près, avec la fin des Trente Glorieuses. Et la fin des emprunts à taux zéro pour l’État, début d’une bonne partie de nos misères contemporaines. Et l’explosion de la télévision  médiocre et vulgaire, mercantile et populacière, tirant toujours plus vers le bas.

Cinéma ancien, cinéma dit d’auteur aussi bien que cinéma dit populaire ; cinéma de vrais réalisateurs, vrais scénaristes, vrais acteurs, y compris les seconds ou troisièmes rôles, de vrais techniciens, et pourtant à des coûts en ces temps-là non faramineux comme aujourd’hui. Le cinéma français en tous genres : l’un des plus grands… autrefois.

*

Alors pourquoi en dire autant pour si peu ? Parce que l’ascension vers les sommets de gloire éternelle semble se confirmer pour Flavie Flament. La voilà maintenant reconnue et consacrée dans le domaine cinématographique! Ne vient-elle pas d’obtenir un prix, un « trophée » (sic) de cette revue, Le Film Français?

Les crétins pur jus de Purepeople (sic), les abreuvoirs à crétins plus exactement, car ils savent très bien ce qu’ils font pour entretenir leur fond de commerce jusqu’à la parodie d’eux-mêmes, titraient le 7 février : « Flavie Flament et Diane Kruger : Sublimes lauréates bien entourées à Paris. Sur le tapis rouge des Trophées du Film français. »

Et voici donc que la docteur-ès-viols est devenue maintenant une sublime (sic!) lauréate d’un prix  publicitaire décerné par Le Film Français ! Et ceci en compagnie, en présence (quel honneur !) d’une certaine Diane Kruger dont j’ignore tout. On me dit que cette Diane Kruger, née Heidkrüger en 1976, serait une actrice et mannequin allemande naturalisée américaine. 

Je ne « connais » pratiquement que des actrices et des acteurs morts depuis plus ou moins longtemps. C’est dire si cette actrice me laisse froid, totalement indifférent à son « art ». Je constate juste que les deux « sublimes » sont toutes deux dans la quarantaine ; il est rare que l’on demeure sublime, physiquement parlant, au-delà de quarante ans. Et encore faut-il l’avoir été, « sublime », auparavant. Il est vrai que de nos jours, tout le monde est sublime – surtout à condition d ‘être en vérité d’une parfaite banalité.

*

Je ne vais pas dresser la liste des prix, mais je note cependant le trophée d’honneur Lacoste (sic!) pour Diane Kruger qui a sans doute beaucoup fait pour un cinéma français qui n’en finit pas de chuter de médiocrité en inintérêt.

Je vois qu’il existe un trophée de l’exploitant de l’année, comique! Je note également un trophée du film français pour Daniel Farid Hamidou, dit Dany Boon ; j’ai fait un effort un jour, j’ai essayé d’écouter ce qu’il racontait quand il jouait l’humoriste solitaire ; je dois être coincé, je n’ai pas ri une seule fois, ni même souri. Tous ces prétendus humoristes sont tous aussi nuls, tous aussi conformistes et creux. Mauvais, pour ne pas dire très mauvais. Pas un mot plus haut que l’autre, pas même un semblant de rébellion, de critique même gentillette et innocente. Mais énormément de vulgarité et d’abaissement, et d’adéquation au système tel qu’il est.

Je constate qu’il existe aussi un trophée des trophées pour un certain Moi, moche et méchant 3, dont la production ne me paraît pas être tout à fait française puisqu’il s’agit de « Universal Pictures International France« , quelque filiale franchouillarde des Amerloques sans doute.

Enfin, je n’oublie pas la FEML (Flavie Emilie Marie Lecanu), la Poupette nationale récompensée, elle et les autres scénaristes du « téléfilm La Consolation (adapté de son roman autobiographique du même nom, dans lequel elle raconte avoir été violée au cours de son enfance par le photographe David Hamilton », comme radotent les plumitif.

– C’est qu’elle n’a pas été violée, la garce (mot affectueux), par le premier venu, vous vous rendez compte Madame Michue?! Le David Hamilton bien connu, celui qui fit vibrer toute une jeunesse, et pas qu’une jeunesse, tant féminine que masculine. C’est la mise à bas d’un symbole. Paraît qu’il a été ôté de la liste du Paradis des Arts pour être intégré à celle de l’Enfer. À cause de cette beauté des dieux qui l’a rayée de la liste des vivants, cette géniale animatoresse de télévision et de radio, cette grandissime écriveuse de sexe et de vulgarité, cette sublime co-scénariste d’un film tiré de son oeuvrette. C’est qu’elle ne rigole pas, la Sublime.

– Ben, moi voyez-vous Madame Pipelette, je jurerais plutôt par son premier jules officiel, le discret Bernard Flament (dont elle a gardé le nom) qui entre autres choses fut l’un des réalisateurs des sketchs des Inconnus, plus que de simples amuseurs, satiristes de talent. Ceux-là au moins me faisaient rire. Je crois bien qu’aujourd’hui ils n’auraient plus le droit de dire le dixième de ce qu’ils disaient alors.

Quant au « film » à la Flavie, c’est l’indécence même. Au fait, est-ce moral ou même légal de traîner dans la boue sa propre mère, comme ça ? Qu’est devenue notre société pour tolérer et pire encore récompenser ça ? De la fange…

Je pense en ce moment à David Hamilton et aussi à Madame Lecanu, la « mère indigne » condamnée à rien par la Justice car il n’y a strictement rien à condamner, cette mère qui est la seconde victime des allégations d’une fille irresponsable, haineuse et  malade. Et  manipulée par de prétendus psycho-thérapeutes, de prétendus créateurs du milieu de l’édition et de la télévision.

Madame Michue et Madame Pipelette, en choeur:

– Flavie Flament… Sublime! Forcément sublime!

Jean-Pierre Fleury

David Hamilton, seul animateur d’une époque désanimée

Publié le 8 février 2018 par defensededavidhamilton

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version avec « images » ici : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/02/08/david-hamilton-seul-animateur-dune-epoque-desanimee/

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Le livre « David Hamilton suicidé… mais par qui? » est sorti aujourd’hui (8 février 2018) de son imprimerie parisienne et commence donc, dès aujourd’hui, sa route vers les lieux où il sera publicisé, exposé et lu.

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Le grand problème de cette époque (qui n’est pas la mienne) est, je le crois, celui du rôle donné aux « animateurs » de télévision. Inutile de citer des noms, car tous se valent dans la nullité. C’est quelque chose dont je ne cesse de m’émerveiller. Je crois qu’il serait bon que des psychiatres sérieux se penchent sur les dégâts qui doivent menacer ces pitoyables cerveaux d’oiseaux. Ces gens ont des attitudes d’empereurs romains (mais ne sont pas, que non, des empereurs romains). Ils dévisagent le monde  avec des regards, des gestualités, des tons de voix, des expressions qui font facilement comprendre le sentiment de supériorité qui les a envahis… Ils sont habités par un sentiment de surpuissance. Le réveil risque d’être difficile, pour eux.

Dans un monde sans intellectuels, un monde où les intellectuels sont de plus en plus médiocres, un monde où les intellectuels comprennent (intelligere) toujours moins de choses; dans un monde où le niveau intellectuel ne cesse de baisser, où la langue française est devenue une langue morte, où l’illettrisme et l’inculture se développent de façon exponentielle; dans ce monde-là, les émissions de téloche remplacent les salons littéraires (qui n’existent plus depuis longtemps), les émissions de téloche remplacent tout et notamment les tribunaux (« Il y a des allégations le matin, on est jugé à midi et exécuté en soirée », vient de dire à juste titre Gilbert Rozon, même si lui aussi faisait partie du monde télévisuel).

Des « animateurs » de téloche sans aucune culture, sans aucune finesse – intellectuels  sans pensée, humoristes sans humour – sont alors chargés, par le Système, d’élargir au peuple l’opium de toute cette médiocrité infinie et quotidienne, de toute cette tiédeur, de toute cette féteur. Donnez-nous, tous les jours, notre médiocrité quotidienne.

Le Système a sciemment choisi de rendre milliardaires et célèbres quelques imbéciles pour mieux imbécillifier (imbécilliser, disait Léon Bloy) les masses. On a donc offert un maximum de célébrité et de pouvoir à des gens doués d’une intelligence, d’une culture et d’une noblesse d’esprit minimales. Ce ne peut pas être un hasard. Ce n’en est pas un. Les animateurs de téloche sont les grands prêtres de la société de la médiocrité, la société voulue par les médiocres pour les médiocres.

« Animateur » vient du mot « âme ». Les « animateurs » sont ceux qui devraient donner une âme. En vérité, leur tâche, leur boulot, leur rôle est d’éradiquer toute âme. Sans talent, ils sont chargés de chercher, pour l’avenir, de futurs non talents, de futures absences de talent. Sans âme, ils sont chargés de faire la chasse aux âmes. De tuer les âmes. Les animatueurs, ce fut le titre d’un livre paru il y a quelques années.

« Il y a des allégations le matin, on est jugé à midi et exécuté en soirée », vient de dire  Gilbert Rozon. Il a raison de dire: « exécuté »…

David Hamilton a-t-il été exécuté? La voilà, la question que tant d’animateurs se gardent et se garderont bien de poser (sur les plateaux de leurs émissions de télévision où ils pérorent par dizaines, en rigolant grassement, de sujets qu’ils ne connaissent pas, de préférence les plus insignifiants possibles). Petits pantins, petits minables, ils dissertent du néant et de leur néant.

David Hamilton a -t-il été exécuté? Qui voudra le savoir le saura en lisant mes livres.

*

Oh certes, il y avait et il y a toujours, parmi les admirateurs de David Hamilton, exactement le même nombre d’imbéciles que partout ailleurs: une majorité. Beaucoup des admirateurs de David Hamilton avaient plus de sensiblerie que de sensibilité. Pourtant, l’oeuvre de David Hamilton aurait pu forger une sensibilité, une vraie sensibilité collective. Alors « l’air du temps » (c’est un clin d’oeil à Nina Ricci, grande amie de David Hamilton) aurait pu être respirable.

*

Mais voilà, David Hamilton était seul. C’était un solitaire, comme Léon Bloy que j’ai cité plus haut. On pourrait même dire que David Hamilton fut l’un des derniers grands solitaires, dans une époque qui est désormais celle des masses incultes, abruties (étymologie: « rendues semblables à la brute ») et lobotomisées. L’époque inanimée, désanimée, des animateurs.

Au fond, ses adversaires ont peut-être rendu service à David Hamilton. Par sa mort, David Hamilton est devenu définitivement un personnage tragique.

Par sa mort comme par son existence voilà que David Hamilton, qu’il se soit ou qu’il ait été suicidé, s’est définitivement élevé au-dessus du « bétail ahuri des humains » (Mallarmé).

Voilà le grand crime de David Hamilton: celui d’avoir eu une âme. Celui d’avoir essayé de donner une âme à ses admirateurs. Celui d’avoir développé une vision du monde encore douée d’âme, enchantée, animée.

L’un des rarissimes animateurs – l’un des rarissimes donneurs d’âme – de la seconde moitié du XXe siècle, en France, aura été David Hamilton.

 

LES MALHEURS DE FLAVIE

« David Hamilton suicidé… mais par qui? » : un livre pour qui ne veut pas prendre des lanternes pour des vessies

Publié le 7 février 2018 par defensededavidhamilton

  • Jean-Pierre Fleury: quand paraît « David Hamilton suicidé… mais par qui? »
  • Olivier Mathieu : Je pense que c’est absolument imminent. Avant le 15 février, en principe, mes amis l’auront entre les mains.
  • J.P.F.: On assiste actuellement à une « démocratisation », à une multiplication des accusations de viol. Qu’en penser?

  • O.M.: J’en pense que ces accusations touchent ou toucheront des gens de toutes les religions, des athées, des agnostiques, des catholiques, des protestants, des juifs, des musulmans. Et la position du blog « En défense de David Hamilton » est simple et cohérente: présomption d’innocence pour tous, et refus des tribunaux et des lynchages « médiatiques ». Ce n’est pas parce qu’un photographe est accusé de viol que tous les photographes doivent être regardés avec suspicion. Ce n’est pas parce qu’un athée (ou chrétien, ou juif, ou musulman, ou bouddhiste) est accusé de viol que tous les athées (ou chrétiens, ou juifs, ou musulmans, ou bouddhistes) doivent être regardés avec suspicion. Telle est ma position. Chaque affaire doit être étudiée au cas par cas, et l’appartenance ou la non appartenance à une religion, ou à un parti politique, ne devrait pas signifier automatiquement culpabilité ou innocence.

  • J.P.F.: Faut-il que M. Darmanin démissionne, selon vous?
  • O.M.: Non. Je ne pense pas. Sinon, il suffirait de déposer des plaintes pour viol contre dix ministres d’un gouvernement pour faire sauter tous les gouvernements. Je ne connais pas M. Darmanin, je n’ai pas voté Macron, d’ailleurs je n’ai jamais voté de ma vie. Donc je ne défends pas M. Darmanin, je défends sa présomption d’innocence. Comme je défends celle de MM. Allen ou Polanski, bien qu’à titre personnel je n’apprécie pas leurs films. Et cetera.

  • J.P.F.: Vous pensez que certains des accusés les plus fameux sont coupables?
  • O.M.: Oui, je pense que certains sont coupables, et d’autres innocents. Mais je ne m’occupe guère, en général, que de l’Affaire David Hamilton, parce que c’est la seule affaire que j’ai étudiée en profondeur, et pour laquelle j’ai des sources d’information originales, je veux dire des sources qui ne soient pas celles  de la presse – où les journaux se recopient les uns les autres et sont quelquefois les premiers à propager de fausses informations. Les autres affaires, je distingue entre celles où les accusés ont avoué, ou partiellement avoué; et celles où ils continuent à se déclarer innocents (ce fut le cas de David Hamilton). Sur deux ou trois affaires un peu moins médiatisées, enfin, j’ai des doutes.

  • J.P.F.: Vous avez parlé, hier, d’un cas très peu connu, celui d’un champion de boxe qui se trouve en  détention provisoire, en France, depuis deux ans.
  • O.M.: Oui, je trouve ça inquiétant. Imaginez un homme contre qui (un vrai scénario kafkaïen!) se trouverait en prison pour une accusation de viol, et imaginez que deux cents dames, ou deux mille, déposent ensuite une plainte contre lui. Que se passerait-il? Le temps qu’il y ait des enquêtes pour autant de plaintes, que ferait-on de cet homme? Il pourrait rester vingt ans en prison, en détention « préventive ». Or dans de nombreux cas, comme justement celui de ce champion de boxe, les plaintes pour viol se multiplient littéralement contre lui.

  • J.P.F.: Et donc?
  • O.M.: Et donc les violeurs et les violeurs en série devraient être condamnés. Mais on devrait aussi faire attention aux accusations en série. Surtout quand elles sont fausses. Ce n’est jamais le nombre des accusations qui démontre leur véracité.

  • J.P.F.: Et sur David Hamilton, du nouveau?
  • O.M. Après Le portrait de Dawn Dunlap, que Roland Jaccard vient de citer dans Causeur et sur son blog, et C’est David Hamilton qu’on assassine, je pense que mon David Hamilton suicidé… mais par qui? apporte beaucoup de nouveau, oui… Et je n’exclus pas de faire, dans l’avenir, un nouveau livre encore sur cette affaire. Pour l’instant, il faudrait que des intellectuels et des journaux, après avoir eu l’intelligence d’étudier sérieusement l’Affaire Hamilton, aient le courage de faire connaître mes conclusions. Qui sont des conclusions articulées et démontrables. Je suis ouvert à toute idée de conférence de presse ou de débat sur le sujet… Cela dit, je ne suis pas naïf. Les gens intelligents et courageux ne sont pas légion. Il y  a des gens qui vont lire mon livre. S’ils le lisent et qu’ensuite ils le mettent dans « l’Index » de leur bibliothèque, cela ne servira pas à grand-chose… Qui le lira et le comprendra, qui sera scandalisé et atterré par mes révélations et qui aura le courage d’en faire état, fera avancer la vérité. J’ai la certitude qu’un jour ou l’autre, cette vérité éclatera au sujet de la mort de David Hamilton. Mais aussi au sujet de la place prise par l’Affaire Hamilton dans la campagne planétaire du néo-féminisme misandre. Je suis prêt à contribuer à cette vérité. Tel est le but de mon livre. Comme je dis dans mon livre, et comme je le répète ici, pas de sac de plastique pour moi, merci.

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie.

David Hamilton et les oiseaux de malheur

Publié le 6 février 2018 par defensededavidhamilton

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Beaumarchais aurait-il vraiment dû parler d’une hirondelle?

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« La calomnie » (Beaumarchais, Le Barbier de Séville)

Bazile :

La calomnie, monsieur !
J’ai vu les plus honnêtes gens près d’en être accablés.
Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville en s’y prenant bien ; et nous avons ici des gens
d’une adresse !
D’abord un bruit léger, rasant le sol comme l’hirondelle avant l’orage pianissimo, murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné.
Telle bouche le recueille, et piano, piano, vous le glisse en l’oreille adroitement.
Le mal est fait ; il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis, tout à coup, je ne sais comment, vous voyez la calomnie se dresser, siffler,
s’enfler, grandir à vue d’œil.
Elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription.
Qui diable y résisterait ?

(Beaumarchais)

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Qui sont aujourd’hui les « oisifs d’une grande ville » ? Sinon la société dans son ensemble, entièrement branchée qu’elle est bien plus que sur la presse moribonde de ses propres partis pris, sur les media audio-visuels et Internet. Et de préférence, effectivement, ceux qui n’ont rien d’autre à faire que d’entretenir les rumeurs, les calomnies, les diffamations ; ça leur donne l’impression d’exister et de sortir de leur vie obscure et misérable. De l’isolement généralisé et dépossédé de tout, et en particulier de tout pouvoir de décision au sein du leurre « démocratique ». Hurler avec les loups, mais de préférence dominants. Ça ne coûte rien, ça ne risque aucunement. Confort intégral. Médiocrité patente. Sentiment riquiqui (qui sait ?!) de « faire l’Histoire ».  

Mais il ne faut pas oublier aussi, justement, ceux qui tiennent les commandes de la prétendue « opinion publique ». Il n’y a pas de calomnie sans visée politique, sans désir des puissants d’entretenir, toujours vers le bas et le sordide, les distractions populaires pour ne pas dire populacières et d’amener le peuple à adopter les buts (les lois par exemple), les préjugés, l’idéologie de la caste dirigeante. Même s’ils sont, en apparence ou réellement, bien loin des calomnies originelles.

Que sont devenus de nos jours le bouche à oreille, le téléphone arabe, les signaux de fumée?… Où se situe la Justice, la grandeur humaine, quand la masse des hommes à l’esprit malin se nourrit des contes de fées et des chasses aux sorcières toujours renouvelées, qui semblent indispensables à « l’avancée » des hommes ; des plus gros bobards sociétaux ou historiques qui soient, des mythes en tout genre et des religions (y compris la religion laïcarde).

J’ai connu en ma jeunesse l’époque de la chasse aux « gauchos », puis est venue celle de la chasse aux « fachos » qui semble ne jamais finir ; et je connaîtrai même la chasse à l’homme, la chasse au mâle. Pas de répit, il faut toujours des « têtes de Turc » et des victimes expiatoires. Sans fin aucune. Du Bien et du Mal du moment, en toute dichotomie, réels ou fantasmés. Des oiseaux de mauvais augure, des diables et diablotins, et des démons ;  même dans notre société française si fortement déconfessionnalisée.

Tristesse de constater que l’hyper-technologisme ne change rien à la nature humaine, rien à rien aux mentalités qui ne progressent aucunement, si ce n’est dans la forme, ou en les amplifiant, mais pas sur le fond.

Jean-Pierre Fleury.

Maître Glock, avocate, dénonce « une justice à la Flavie Flament »

Publié le 5 février 2018 par defensededavidhamilton

 

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Ozkan Kuyruk est un champion de boxe. Il a été accusé par dix femmes de Vandœuvre de « viols » et « d’agressions sexuelles ».

Je ne connais pas le dossier et, n’étant pas Marlène Schiappa, je ne commente pas les affaires en cours et dont j’ignore tout.

Cela dit, voilà un homme qui a  droit – lui aussi – à la présomption d’innocence. Et qui fait remarquer ce qui suit : « Cela fait 24 mois que je suis en détention. Cela devient très difficile. Mon enfant est privé d’un père. C’est ce qui est le plus dur à vivre au quotidien ».

Ozkan Kuyruk est  détenu depuis le 22 janvier 2016. Cela fait donc deux ans…  « La durée de sa détention provisoire est énorme, excessive », a ajouté son avocate, Me Liliane Glock.

C’est qu’elles sont dix, maintenant, les dames qui accusent Ozkan Kuyruk. Il affirme quant à lui avoir eu des relations sexuelles consenties, ou nie les faits qui lui sont reprochés.

« Considérer le nombre de victimes comme une preuve contre mon client est une vision de la justice à la Flavie Flament, c’est une idée de présentatrice télé, pas de magistrat », a fait noter Me Glock.

C’est ici:

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2018/02/02/serial-lover-ou-serial-violeur

La juge d’instruction prévoit encore… un minimum (!) de dix mois d’investigations.

Et cet homme reste en détention…

Les députés français ont-ils vraiment lu la consternante Consolation de Flavie Flament?

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Flavie Flament a déclaré (en 2016) avoir été « violée  » par David Hamilton. Un viol présumé, donc.

Son traumatisme n’est pas décelable sur ses photographies d’alors. Il ne doit pas avoir été noté non plus, suppose-t-on, par sa famille et par les amis de sa famille.

L’agressée de l’ascenseur

A l’âge de quatorze ans (c’était en mars 1989 à Tahiti), elle aurait été « agressée » dans un ascenseur d’un grand hôtel de Tahiti, et l’on serait curieux de savoir ce qu’ont à en dire les adultes (dont sa mère) qui se trouvaient là-bas en sa compagnie. « Agression » supposée. Le présumé coupable de « l’agression », après avoir essayé de la bloquer dans l’ascenseur d’un grand hôtel de Tahiti, serait sorti de cet ascenseur.  Pas de caméras? pas de personnel de  surveillance? pas de bureau de direction auquel se plaindre? Bonne pub pour ces hôtels, au fait… L’agresseur présumé aurait donc disparu à jamais… Est-ce que les députés français, qui invitent Madame Flament à disserter en leur noble assemblée, ont lu La Consolation?

OK âge tendre

A l’âge de 14 ans, elle a « initié la carrière sentimentale » de Thomas Darlet, fils des responsables du magazine « OK! Age tendre » (sic), responsables qui s’appelaient Bernard Darlet et Magda Tobaly et leurs rencontres avaient lieu dans les locaux mêmes d’OK! Age tendre. C’est Thomas Darlet qui l’a écrit dans son unique petit bouquin, qui lui a même valu d’être invité par Flament sur RTL.

Quand une fille de treize-quatorze ans « craquait littéralement »

A l’âge de 14 ans, Flavie Lecanu future Flament disait publiquement (dans OK! Age tendre) avoir « littéralement » (sic) « craqué » (sic) pour Phil Barney, une petite vedette d’alors dont la chansonnette la plus fameuse  racontait l’histoire d’un veuf qui perd sa femme dans l’accouchement de cette dernière (heureusement, ce n’était qu’une chanson, car Phil Barney n’était pas veuf).

Le méchant monsieur de banlieue

A l’âge de 14 ans, Flavie Lecanu future Flament couchait avec un méchant « monsieur de banlieue » (qui habitait dans une banlieue bourgeoise, près d’une forêt et d’une station de RER, informations tirées de La Consolation), et qui avait un « parfum de veuf » (sic dixit Flavie Flament, qui écoutait peut-être alors la chansonnette de Phil Barney, chose fort probable à mon avis puisqu’elle avait rencontré Phil Barney à OK! Age tendre, comme elle le racontait elle-même dans les colonnes de ce magazine).

La pénétration dans les latrines d’un train

A l’âge de 15 ans, Flavie Flament déclare (La Consolation, 2016) avoir poursuivi dans les toilettes d’un train un garçon plus âgé qui lui plaisait, et dont elle avait également compris qu’elle lui plaisait, l’avoir enlacé et lui avoir fait un smack… Qu’a dû comprendre ce garçon à qui une fille faisait un smack juste avant de le pourchasser dans les toilettes d’un train et de l’enlacer? Flavie Flament, toujours dans la Consternation (pardon, La Consolation) affirme que le garçon du train l’a « pénétrée ». Ici encore, aucune preuve. Parole de Flavie, parole d’Evangile?

Chain, une si vieille connaissance

A l’âge de 16 ans, vers 1989-1990, Flavie Lecanu fréquentait déjà Emmanuel Chain (un admirateur de Macron), qui fut son amant plus tard (on m’a dit que la rupture fut houleuse) et qui est l’un des producteurs du film La Consolation (téléfilm diffusé devant quelques sénateurs français, récemment: combien de ces sénateurs étaient-ils au courant des antiques relations entre Chain et Flament?)…

Les baffes insoutenables

A l’âge de 16 ans elle a rencontré son mari, qui avait le double de son âge.
Et tout ça c’était avant Castaldi, Quatrefages (d’où autres accusations de viol conjugal et de « baffes insoutenables » qui ont été le sujet de son premier « roman », Les Chardons).

Il reste une vraie question. La voici.

Flavie Flament a accusé David Hamilton de « viol » dans La Consolation, puis un petit histrion  a insulté ignominieusement, à la téloche, un des plus grands photographes du vingtième siècle.

Dans son livre, La Consolation, Flavie Flament accuse aussi un homme qui selon elle était « quadragénaire  » (en vérité, rafraîchissons les mémoires, il venait de dépasser la trentaine), qui habitait dans la « banlieue » (elle le répète cinq ou six fois dans tout son livre), et qui en 1989 était « une petite célébrité » de l’époque.

Elle dit que cet homme a couché avec elle pendant un an environ, en profitant de la faiblesse d’une mineure qui, à l’époque, avait quatorze ans. Quatorze ans, voilà qui ne devrait pas plaire à Marlène Schiappa.

Cet homme « quadragénaire » qui habitait dans la « banlieue », révèle Flavie Flament dans La Consolation, et aussi dans quelques interviews, lui faisait subir un « calvaire ». Le mot « calvaire » est employé par Flament dans La Consolation.

Le méchant monsieur de banlieue ne mettait pas de préservatif, en outre, comme on le déduit facilement du fait (décrit dans la Consolation) qu’il lui éjaculait dedans et que quand il se retirait le sperme coulait du vagin de la fille de quatorze ans, dont le méchant monsieur « connaissait l’âge » (comme le déplore Flavie Flament).

Par conséquent, les députés invitent à s’exprimer devant eux une femme qui, par un roman et par des interviews, a déclaré qu’un homme beaucoup plus âgé qu’elle, en 1989, alors qu’elle avait quatorze ans, lui faisait subir un « calvaire » et lui éjaculait dedans sans préservatif (et en pleine époque du Sida donc), en profitant d’une situation de faiblesse de cette fillette de quatorze ans.

On s’attend donc à ce que, dès que le délai de prescription des crimes sexuels contre mineurs aura été allongé, Flavie Flament porte plainte contre le méchant « monsieur de banlieue » qui connaissait son âge, lui faisait subir un calvaire et couchait pendant un an, sans préservatif, avec une fillette de quatorze ans.

Cette fois, en ce qui concerne le méchant et si mystérieux « monsieur de banlieue », il ne semble plus que Flavie ait été frappée « d’amnésie traumatique ».

Mais peut-être Flament nous dira-t-elle que c’est un « roman »? Très bien, mais est-ce que La Consolation peut être un « roman » quand il s’agit du méchant monsieur de banlieue, et un « témoignage » quand il s’agit de David Hamilton?

Et de deux choses l’une: ou bien les députés français invitent à disserter à l’Assemblée nationale une dame dont ils n’ont pas lu la consternante Consolation, mais qui est pourtant présentée comme « spécialiste » du « viol ».

Ou alors, les députés français invitent à disserter à l’Assemblée nationale une dame dont ils ont lu ladite consternante Consolation.

Et on ne sait pas, de ces deux hypothèses, laquelle est la plus inquiétante…

« La Consolation » est une vraie consternation, oui.

Je voudrais revenir encore un peu sur l’état délirant de la « démocratie » en France, actuellement, qui invite au sein de l’Assemblée nationale (à croire qu’elle est peuplée d’un nombre notable de notables « idiots » – du latin idiota, ignorant, sans instruction – quand ce n’est pas de roublards qui sont les premiers à enfreindre les lois qu’ils ont votées ou qui ont été votées par des prédécesseurs), qui invite donc Flavie Flament désignée par la caste médiatico-politique comme « spécialiste », que dis-je, comme docteur honoris causa du viol, ou plus précisément du pluriviol ou multiviol.

Il est vrai qu’à l’écouter, les viols, elle en a connu à foison, je pense même qu’à chaque fois qu’elle a eu, en sa jeunesse, en son OK! âge tendre, des rapports sexuels, ou qu’elle a eu à se dévêtir peu ou prou devant un photographe, elle a subi un véritable « calvaire ». Pourquoi donc continuait-elle, dès lors, à illustrer la couverture des magazines?!

Son livre La Consolation (qu’il vaudrait mieux appeler la Consternation) en est farci pratiquement une page sur deux. Il n’y a que le sexe qui a jamais retenu la « pensée » flamentienne. De récents articles sur le blog « En défense de David Hamilton », et aussi sur le mien, ont rappelé certaines de ses mésaventures malencontreuses dont elle impute la faute à sa maman (sa mère qui, aux yeux de Flavie, serait quasiment responsable du péché originel). Puisque, rappelons-le, selon Flavie Flament sa maman serait une mère maquerelle ou une entremetteuse…! 

Pourtant, ce ne peut certainement pas être la faute à Maman si elle, Flavie, a été (selon ce qu’elle raconte) « pénétrée » dans les toilettes d’un train. Ou si elle a couché avec un certain Hari. Ou si elle a épousé Bernard Flament, été l’amante d’Emmanuel Chain (le producteur de « La Consolation », qu’elle connaissait depuis 1988 à l’âge de 14 ans!), épousé Benjamin Castaldi, vécu à la colle avec Pierre Quatrefages tout ça pour finir, pardon pour continuer par l’actuel, Vladimir Pachkevitch. 

La Consolation n’est pas seulement la fable d’un ou plusieurs viols, c’est un constat de vingt-cinq ans environ d’échecs de vie dite amoureuse. Il ne faut pas prendre le lecteur pour plus bête qu’il n’est. On sait lire entre les lignes.

***

Qui convainc donc les députés afin qu’il reçoivent en leur sein quelqu’une qui continue à affirmer (alors que la chose n’est nullement prouvable, encore moins prouvée)  qu’elle aurait été « violée » par David Hamilton?

1 – Alors même que ce pauvre homme, j’entends par là David Hamilton, ce génie de la photographie n’a jamais été condamné à quoi que ce soit, de toute sa vie ; et que la mort éteint l’action publique ; oui, Flavie Flament continue de dire, et cela sans que personne ne la reprenne, pas même à l’Assemblée, nationale : « J’ai été violée lorsque j’avais 13 ans par David Hamilton » ; c’est un harcèlement sans fin, une rage et une haine malades à l’encontre de David Hamilton et de sa propre mère, mais personne ne semble ou n’ose y dénoncer quelque anomalie mentale ; faut-il déterrer le cadavre de David Hamilton pour le brûler ou le pendre en place publique, pour enfin espérer calmer Flavie Flament ? Quel obscurantisme !

À ce compte n’importe qui (femme ou homme) peut déclarer « j’ai été violé » (le mode indicatif est celui de la certitude)  par untel ou unetelle ; j’ai même appris qu’il y a des gens qui demandent que l’administration de la preuve de non-viol incombe à l’accusé ! Là, on sort de l’État de droit pour entrer dans l’arbitraire et la « justice » propre à la jungle ou au Far-West. Et pourquoi pas la torture ? La castration tant qu’on y est?

2 – Alors même que Flavie Flament a diffamé David Hamilton (et qu’elle l’a insulté par l’intermédiaire d’Ardisson) de son vivant et continue de le faire ; et qu’elle l’a poussé (elle et toute une bande complice) au suicide. Seule la Justice devrait rendre la justice et faire appliquer des peines, or à ce que je sache la peine de mort a été (fort heureusement) abolie en France ;

3 – Alors même enfin, que Flavie Flament est visiblement (lisez La Consternation, pardon La Consolation) sérieusement malade mentalement ; et que son « psy » semble bien peu capable d’arranger les choses. En attendant, qui rendra justice et hommage à David Hamilton, si ce n’est quelques intellectuels courageux et isolés comme Olivier Mathieu et Roland Jaccard (pour n’en citer que deux mais il n’y en a pas beaucoup d’autres)? Qui prendra en compte le désarroi profond d’une femme (Catherine Lecanu, sa mère probablement désemparée devant un tel désastre)?

***

Un récent article du blog « En Défense de David Hamilton » a évoqué l’épisode de latrines ferroviaires dont se plaignit Flament chez Ardisson.

Je voudrais ajouter en complément quelques mots sur le contexte. Cette aventure de la série des « viols » flamentiques illustre à merveille ce que certaines illuminées dénommeraient, il paraît, « le viol par distraction » !

C’est lors d’un départ en « colo » (voir le chapitre de La Consolation au titre : WC ; pp. 141 et ss.) que « l’incident » du train arrive.

Poupette a quinze ans et son prochain violeur dix-sept ans environ. Lui est « le plus beau du wagon » (p.142), quant à elle : « Il y a des filles super jolies dans le groupe, mais il ne semble voir qu’elle. Ça lui fait chaud au cœur. » 

Enfin, elle ne sait pas ce qui lui est arrivé, cette âme innocente et vierge de toute mauvaise ou arrière-pensée ; ce frêle oisel virginal tout juste sorti du nid… Enfin presque : à l’époque, Flavie Flament a déjà squatté le lit du quarantenaire de banlieue « veuf » (voir de précédents articles), bien que dans le livre l’ordre chronologique soit inversé, on comprend pourquoi (son âge à elle, quatorze-quinze ans n’est indiqué nulle part, sauf erreur). 

Il lui a fait un smack alors elle le poursuit en rigolant […] Elle est légère, Poupette. […] Elle n’a pas réalisé qu’il allait aux toilettes et, surtout, elle veut seulement lui montrer que c’est rigolo et qu’ils vont bien se marrer ensemble pendant toute la semaine. Elle pousse la porte des WC et se jette dans ses bras. Ça l’a pris comme ça. Ça aurait pu être entre deux compartiments, il se trouve juste qu’il entrait dans les toilettes… Elle est tellement contente ! (pp. 142-43)

Et donc, on en arrive au dénouement prévisible :

Elle se fige. […] Elle a dû faire ou dire une connerie, c’est sûr. Ça lui a fait mal. Elle n’a pas eu le temps de comprendre ce qui se passait. Elle n’a pas réussi à réagir. Elle a écarquillé les yeux quand il l’a pénétrée. […] Alors, elle s’est vue dans le miroir crasseux des chiottes du train de nuit Paris-Moutiers […] Elle n’a rien dit. Elle a pensé qu’elle avait dû faire quelque chose de mal. Puis elle a attendu que cela se passe. Il l’a prise. Visiblement, il y avait méprise. (pp. 143 à 45)

Pauvre Poupette encore victime d’un malentendu.

Inutile d’allonger les citations.

Et c’est cette dame qui va disserter à l’Assemblée nationale?

La France est donc tombée à ce point?…

Jean-Pierre Fleury

2018, magma terminal: le néo-dogme du viol perpétuel ?

Publié le 4 février 2018 par defensededavidhamilton

 

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Il existe dans la religion chrétienne, parmi ses dogmes, celui de la virginité perpétuelle de Marie (elle est dite « toujours vierge »). Selon cette doctrine, Marie mère de Jésus est restée vierge avant, pendant et après cette naissance, et plus exactement depuis sa naissance (naissance de Marie dite « d’immaculée conception ») jusqu’à sa propre mort.

Est-ce que le néo-féminisme ne ressemble pas, au moins quelquefois, à une nouvelle doctrine, celle des « toujours violées »? Aujourd’hui – notamment aux Etats-Unis ou en France, suite à la campagne de néo-féminisme planétaire actuelle – il me semble parfois que l’on est  en train d’entrer dans l’ère d’une doctrine qui ne sera plus celle de la virginité perpétuelle, mais du viol perpétuel. Il ne se passe guère une journée sans que ne soit lancée une nouvelle accusation de viol à l’encontre de tel ou tel personnage jusqu’ici fameux et largement apprécié. Je ne me prononce pas ici (notons-le) sur la culpabilité judiciaire éventuelle de tel ou tel. Les affaires Weinstein, Polanski, Allen, Darmanin, Ramadan, et tant d’autres encore, ne se ressemblent pas. Certains ont sans doute commis des fautes, d’autres pas. Les « juges » portent ce nom parce que ce sont eux qui doivent en juger. Mais ces affaires ont un seul et unique dénominateur commun: les accusés sont tous des hommes et ils sont tous accusés de harcèlement sexuel, et / ou de viol.

Selon les docteurs de l’Eglise, Marie est non seulement censée avoir prononcé des voeux de chasteté, mais aussi les avoir respectés. Fort bien. L’une des questions que je me pose – aujourd’hui –  est la suivante, par exemple : pourquoi tant d’actrices ont-elles suivi des producteurs (ou des acteurs) de cinoche, à les en croire, dans des chambres d’hôtel?

Il y a un lien avec la doctrine chrétienne:  pourquoi au juste Marie, née de l’immaculée conception et qui a en outre prononcé des voeux de virginité éternelle,  se fiance-t-elle? Cela signifiait pour Joseph, si l’on comprend bien: ceinture! Cette vision, commune aux catholiques et aux orthodoxes, symbolise de façon nette le refus du sexe et l’apologie de l’abstinence (même si dans les Églises protestantes, on insiste seulement sur l’idée que Marie était vierge avant la naissance de Jésus).

Où est la logique, de même, en suivant dans leurs chambres d’hôtel des producteurs de cinéma? Je demande ce qui suit: y a-t-il ou pas une sorte de filiation, fût-elle inconsciente, entre le christianisme  et… Hollywood? Dans quelle mesure y a-t-il un lien entre – d’une part  – l’admiration affichée des chrétiens pour la virginité, et – d’autre part – les accusations de viol (dont l’éventuelle véracité devra être établie, une par une, et ce sera un long travail) qui s’accumulent aujourd’hui? Le violeur, en effet, suscite la répulsion parce qu’il vole une virginité. Cette répulsion est légitime, mais voilà aussi la raison pour laquelle des accusations de viol, quand elles sont fausses, devraient provoquer exactement autant de répulsion.

Est-ce que, même dans la société largement laïcisée d’aujourd’hui, ne règne pas une sexophobie manifeste? Est-ce que certaines féministes ne dissimulent pas au fond de leur âme une nostalgie enracinée de la virginité immaculée de Marie?

Au fond, on est passé d’une civilisation chrétienne où le sexe, c’était mal (la virginité de Marie était donnée en exemple) à de brèves époques « progressistes » ou censées être progressistes (voir les années 1970) où des femmes luttaient contre la virginité obligatoire imposée par des réactionnaires plus ou moins hypocrites. La femme qui n’arrivait pas vierge au mariage était, alors, dans l’esprit de beaucoup, une « salope ». La défloration était vue par beaucoup de progressistes et de féministes comme une transgression et / ou une libération.

Aujourd’hui qu’il n’y a pratiquement plus ni réacs ni progressistes, mais une masse indistincte, une sorte de magma qui n’est plus originel (et que j’appellerais plutôt, alors, le magma terminal), on voit des actrices qui, bien que s’étant généralement exposées nues dans cent films ou sur mille couvertures de revues, voire ayant été féministes hier ou se prétendant féministes aujourd’hui, semblent revenir aux dogmes et aux doctrines de la chrétienne virginité perpétuelle.

Car si on les a « violées », comme elles l’affirment, si par dizaines elles ont par exemple été contraintes à des « fellations forcées », alors ce ne sont pas des « salopes » (comme se définissaient polémiquement les féministes d’il y a encore vingt ou trente ans). Les « salauds », ce sont les mâles abhorrés!

La tradition chrétienne (et pas seulement chrétienne) relative à la virginité de Marie est ce qu’on appelle un théologoumène,  une affirmation théologique présentée comme un fait historique d’une réalité qui n’est pourtant saisissable que dans la foi.

Dans la société contemporaine, je dis alors que la tradition néo-féministe qui est en train de naître, relative au viol des actrices ou des starlettes, est ce qu’on appellera peut-être un jour prochain un « médiagoumène »,  j’entends par ce néologisme une « chose discutée au point de vue massmediatique », en bref des allégations médiatiques présentées comme des faits historiques d’une réalité qui, avant même d’être établie judiciairement,  doit d’abord être saisissable dans la foi aveugle des masses à l’égard des prédicateurs-lyncheurs  télévisés…

« Le Puissant fit pour moi de grandes choses : désormais toutes les générations me diront bienheureuse », dit Marie après la révélation de sa virginité (Luc 1). Combien de néo-féministes ne semblent-elles pas espérer, aujourd’hui, qu’on les appelle « malheureuses » pour l’éternité?

Au fond, ne voudraient-elles pas prolonger le délai de prescription non pas de seulement dix petites années, mais pour l’éternité? Pour que « toutes les générations » (Luc 1) les disent malheureuses?

Quoi qu’il en soit, la société moderne et hypertechnologique est aussi celle où des chirurgiens reconstituent des hymens. Au fond, c’est une société privée de tout sens du sacré (mais où ne naît plus aucune beauté « profane »), une société laïque ou laïcisée mais où de vieux archétypes religieux et castrateurs restent profondément enracinés. Le progressisme même, très souvent, l’archéo-féminisme et le néo-féminisme n’ont guère été que les épigones des pires conceptions religieuses et réactionnaires. On passe d’époques dites réactionnaires à des époques dites progressistes, mais les idoles et les dogmes demeurent rigoureusement les mêmes.

Et voilà comment on est en quelque sorte passé, des photographies progressistes du réactionnaire David Hamilton, à la régression du néo-féminisme.

On est loin hélas d’un monde idéal – un monde d’art, un monde de beauté – où les hommes et les femmes cesseraient de se faire la guerre des sexes, et qui serait aussi, on s’en réjouirait, un monde sans viols.

Au fait, qui sera la néo-Vierge des néo-féministes?

À LIRE ET RELIRE

Dans le lent combat de reconquête de l’honneur perdu de David Hamilton, dans ce que nous appelons nous « l’affaire Flavie Flament », il est réconfortant de constater que plus le temps passe et plus la situation de Flavie Flament, et plus généralement d’un certain féminisme que plus d’un et d’une, aujourd’hui qualifie d’hystérique, devient précaire, sujet à doutes et à critiques.

Certes, pas encore dans les media dominants, ni chez les députés incultes et partisans anti-hommes, une honte nationale, mais auprès de gens (et quelques associations) qui savent ce que parler et penser veut dire.

Il faut quand même savoir que les français (une certaine caste) toujours avec ce goût imbécile et à retardement de copier, pour ne pas dire de singer l’Amérique du nord, se sont mis, avec au moins une génération de retard, à aduler la folle et pseudo-théorie de la mémoire traumatique, dont les américains normaux n’ont pas encore fini de subir les dernières conséquences.

Parmi les personnes à citer, il y a par exemple :

* Brigitte Axelrad sur son site : http://www.axelrad.fr/site3wp/


* Régis De Castelnau sur son blog : http://www.vududroit.com/

avec des articles comme :

http://www.vududroit.com/2018/01/flavie-flament-lexploitation-dune-affaire-de-memoire-recuperee/

http://www.vududroit.com/2018/01/violences-sexuelles-hurler-louves/

* Caroline de Haas :

-http://www.vududroit.com/2018/01/caroline-de-haas-violence-neo-feminisme/

* Florence Rault :

http://www.vududroit.com/2018/01/feminisme-guerrier-triomphe-de-pensee-magique/

* Roland Jaccard : je reprends ici ce qu’en dit le Blog en Défense de David Hamilton : Roland Jaccard dans le journal Causeur, un magnifique article sur David Hamilton et Dawn Dunlap

Publié le 3 février 2018 par defensededavidhamilton

(la version avec illustrations est ici : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/02/03/roland-jaccard-dans-le-journal-causeur-un-magnifique-article-sur-david-hamilton-et-dawn-dunlap/)

L’écrivain Roland Jaccard ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Jaccard ) n’est pas seulement un intellectuel renommé. C’est aussi un homme courageux.

Il écrit dans un journal, « Causeur« , que je retiens de même un journal très courageux dans le combat qu’il mène contre la campagne de néo-féminisme misandre planétaire.

 

Aussi Roland Jaccard, d’ores et déjà préfacier de mon livre C’est David Hamilton qu’on assassine (édité en 2017 par Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie), vient-il de consacrer un bel article à David Hamilton.

 

On y lit (j’y souligne quelques passages) entre autres :

https://www.causeur.fr/david-hamilton-flavie-flament-philosophie-149372

J’aimais bien David Hamilton de quelques années mon aîné, que je croisais parfois boulevard Montparnasse. Ses photos avaient bercé mon adolescence. Et personne n’y voyait rien d’obscène. Les plus grands artistes avaient travaillé avec lui et même Alain Robbe-Grillet avait signé un livre : Rêves de jeunes filles avec Hamilton dont la notoriété s’étendait au monde entier. Il y régnait un érotisme doux, presque chaste, qui n’offusquait personne. Ses films, en revanche, passaient inaperçus : le photographe avait éclipsé le cinéaste dont on retiendra néanmoins Laura ou les ombres de l’été avec Dawn Dunlap actrice à laquelle Olivier Mathieu a rendu un bel hommage dans Le Portrait de Dawn Dunlap.

Je savais par un ami commun que la situation de David Hamilton était devenue précaire et que certaines rétrospectives de son œuvre avaient été annulées après des accusations de pédophilie : sans doute portait-il aux très jeunes filles un amour immodéré. Mais jamais la justice, en dépit de deux plaintes, ne l’avait jugé coupable. Et voici que trente années plus tard, une présentatrice de télévision, Flavie Flament, un de ses anciens modèles le prend pour cible dans un médiocre roman intitulé : La Consolation. Le nom de Hamilton sent alors le souffre, tout comme ceux de Weinstein, d’Allen, de Polanski, de Balthus et de tant d’autres.

Devenir « le bourreau de son bourreau »

Sans doute lassé par une époque où la délation et la vulgarité commandent l’esprit du temps, David Hamilton se donne la mort dans des circonstances encore mal élucidées. On le trouve étouffé dans la nuit du 25 novembre 2016 « avec un sac plastique sur la tête » et la porte ouverte de son appartement. Certains pensent qu’il aurait pu être assassiné.

(…) Mais j’apprends non sans stupéfaction que Flavie Flament, dans l’émission « Philosophie » d’Arte, que chacun peut consulter, se réjouit, trente ans après, de la stratégie qu’elle a mise en œuvre pour devenir « le bourreau de son bourreau », stratégie qui lui a permis de se « reconstruire ».

Elle parle d’Hamilton comme d’un monstre de lâcheté, mort de manière vulgaire et sans panache, le visage couvert d’un sac en plastique, car il ne supportait pas de voir son image. On a rarement été plus loin dans l’ignominie. Et, au passage, tous ceux qui ont eu recours au sac plastique pour se suicider apprécieront… s’ils en ont encore l’occasion ».

(Roland Jaccard, dans Causeur)

Le pompon: comment « ça se passait », au juste, dans les coulisses du magazine OK Age tendre?

Publié le 3 février 2018 par defensededavidhamilton

 

***

Flavie Flament a « co-dirigé », on le sait, une mission ministérielle. En quelque sorte, elle a dispensé ses conseils.

Donner des conseils, chez elle, c’est une vieille habitude.

Voyez le PDF de cette mission ministérielle, Flavie Flament est présentée comme suit :

http://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/wp-content/uploads/2017/04/Rapport_MissionConsensus_VF.pdf

« Madame Flavie FLAMENT, animatrice de
télévision et de radio, a été victime de viols
commis durant sa minorité et confrontée à
leur prescription. Autrice d’un ouvrage
relatant ces faits, La Consolation, elle est très
engagée auprès des associations de victimes
pour faire entendre leur voix sur ce sujet ».

Il est donc licite de dire que Flavie Flament serait une « pluri-violée », car même une mission ministérielle l’affirme.

Flavie Flament, combien de viols?

*

Il y a des gens qui n’ont pas de chance, dans la vie.

Qu’on y songe. Toute la presse sait, le grand public sait que Flavie Flament est une pluri-violée, pluri-agressée, pluri-traumatisée.

Le Parisien fait noter, de la sorte, à Flavie Flament, au sujet des viols racontés dans La Consolation (qui faisaient eux-mêmes suite aux autres viols racontés dans Les chardons en 2011) :

« Après ce viol, vous racontez des agressions dans un ascenseur et dans un train, une liaison forcée avec un quadragénaire sur lequel votre mère fantasme…

C’est ici:

http://www.leparisien.fr/informations/je-suis-une-victime-parmi-tant-d-autres-19-10-2016-6225492.php

*

Tous les extraits qui suivent proviennent du n° OK Age tendre sur Tahiti, article signé Flavie Lecanu

L’ascenseur tahitien.

En mars 1989, Flavie Flament (qui s’appelle encore Flavie Lecanu) va en voyage à Tahiti.

C’est sa récompense, Tahiti, puisqu’elle a été élue Miss OK 1988, intronisée qu’elle a été par Jean-Luc Delarue (voir les fameuses images téloche où ce dernier la mate avec concupiscence, et en effet OK Age tendre écrit que Delarue la trouvait « toute fraîche ») et par Florent Pagny (qui était alors l’amant de Vanessa Paradis qui avait quatorze quinze ans).

Du voyage à Tahiti, « un voyage de rêve », il reste un texte signé Flavie Lecanu, paru dans le journal OK Age tendre.

 

Raconte, Flavie, raconte encore!

Aucune allusion à l’ascenseur, car il ne fallait sans doute pas faire peur aux tellement « toutes fraîches » jeunes Miss OK (pour info, on pouvait être Miss OK de douze à dix-huit ans).

 Le texte paru sur Tahiti dans OK Age tendre n’avait évidemment pas été écrit par Flavie Lecanu (qui venait d’avoir quatorze ans).

Graphie de Flavie Lecanu dans un numéro d’OK Age tendre (« Voyage de rêve » à Tahiti)

Il suffit d’ailleurs de considérer la graphie de Flavie Lecanu pour comprendre qu’elle ne pouvait raisonnablement pas être l’auteur de plusieurs phrases qu’on y trouve, avec du vocabulaire comme « bonitiers », « ibiscus », « tiarés » et, même s’il était médiocre, un style de ce genre:

Flament et l’art de la plume

Le texte sur Tahiti avait très probablement (c’est du moins ce que je suppose) été écrit par sa mère, et corrigé par de « grandes plumes » (je plaisante) d’OK Age tendre. Car à 14 ans, Flavie Lecanu  (même si les plumes Flament sont restées célèbres) ne devait pas  avoir un tel art de la plume…

Qu’en est-il de cette histoire d’ascenseur? Il faudrait demander un témoignage aux gens qui accompagnaient Flavie Lecanu à Tahiti, à commencer donc par sa mère (selon OK Age tendre, Flavie Lecanu était aussi accompagnée par une amie).

On peut assez aisément supposer que les gens qui accompagnaient Flavie Lecanu lui auront suggéré de leur montrer le mystérieux monsieur de l’ascenseur. L’a-t-on jamais revu? Il semble bien que non. Je suppose qu’il avait disparu et que personne ne l’a jamais vu.

Mais cela donne, en 2016, ce dialogue  entre Thierry Ardisson et Flavie Flament.

Ardisson ne devait pas être dans l’ascenseur tahitien, mais il parle à l’indicatif, mode de la certitude.

Thierry Ardisson: « Il y a un mec qui essaie de vous coincer dans l’ascenseur. La porte s’ouvre et il sort ».

Flavie Flament : « Effectivement, ce jour-là, j’échappe de justesse à une agression sexuelle ».

Ouf.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur cette agression sexuelle (parfaitement présumée) où un homme « essaie » (mais sans y arriver, par bonheur) de « coincer » dans un ascenseur une fille de quatorze ans, puis « sort » du dit ascenseur, c’est ici: http://telescoop.tv/browse/1710736/27/salut-les-terriens.html

Il aurait été bon de s’adresser à la direction de l’hôtel. Qui devait avoir un registre de ses clients… Et qui ne devait pas être un hôtel à très bon marché, puisque dans la chambre voisine de celles où logeait Flavie Lecanu, il y avait paraît-il (toujours selon le magazine OK Age tendre) Yves Mourousi et sa femme.

Vu qu’il s’agissait de deux hôtels, l’Ibis et le Maeva Beach, je serais curieux de savoir ce qu’en pensent lesdits hôtels, parce que ça ne leur fait pas de la très bonne publicité, peut-être, puisque Flavie Flament raconte en 1989 son séjour dans les hôtels Ibis et Maeva Beach (ce n’était pas de la pub occulte, au fait?), en les citant, et puis en 2016 à la télé elle déclare qu’en 1989 des clients de l’un de ces hôtels pelotaient les petites filles puis sortaient tranquillement de l’ascenseur. Il n’y avait pas de caméras? Pas de personnel de surveillance? Pas de bureau de la direction pour y déposer plainte? Ça la fout un peu mal, non? Je me trompe?

*

Enfin, rendez-vous compte!

En 1987, Flavie Lecanu aurait été « violée » (c’est ce qu’elle affirme)  par David Hamilton.

En 1989, elle échappe « de justesse » à une « agression sexuelle » dans cet ascenseur à Tahiti.

On voudrait tant que ce soit fini. Hélas non. On croirait presque une tragédie de Sophocle revue ou plagiée par Ardisson.

Le satyre du train

Flavie Lecanu est dans un train, raconte-t-elle. Or là, que se passe-t-il? Pas plus dans un train (suisse, sauf erreur de ma part, car elle allait en Suisse) que dans un ascenseur tahitien, la poisse n’abandonne la malheureuse Flavie Lecanu. Vous avez dit prédestination?

En tout cas, elle se fait pénétrer.

A en croire Thierry Ardisson, au moins, à la télé:

« Vous allez en colonie de vacances dans la montagne. Dans le train, vous rencontrez un garçon plus âgé que vous. Vous l’aimez bien. Vous lui faites un bisou. Il vous pénètre alors ».

Punaise, le manque de bol!

Malgré le « viol » présumé subi en 1987, malgré l’épisode de l’ascenseur tahitien, tu rencontres un garçon dans un train (remarque, dans les trains il y a  plein de passagers, c’est assez normal), tu l’aimes bien (ça va vite l’amour!) et tu lui fais un « bisou », et là, punaise, pas de chance je te dis, le garçon plus âgé qui reçoit ton bisou que fait-il? Aussi sec que ça, il pénètre Flavie Lecanu! Peu banal, hein!

Pas d’autres passagers sur le train, pas de contrôleur, pas de bureau de police à la descente du train? Probablement, le garçon plus âgé sort du train, tranquillement? Comme le méchant client de l’ascenseur tahitien?

Oui, c’est quasiment sophocléen.

*

Un autre qui en prend pour son grade, dans La Consolation, c’est le mystérieux (hi hi hi) « quadragénaire », habitant dans la « banlieue », qui était une « petite célébrité » en 1989, et qui avait « un parfum de veuf ». (Diantre, veuf à quarante ans! Espérons que c’était un veuvage imaginaire, comme dans une chanson fameuse de Phil Barney).

Mais comme elle insiste, Flavie, sur la « banlieue » !

Parisienne, la banlieue.  « Le monsieur de la banlieue parisienne » (la Consolation, page 181).

Et avec une forêt, pas loin: « Parfois, on va faire une promenade dans la forêt » (la Consolation, page 182).

« Ce cachot douillet de la banlieue bourgeoise » (la Consolation, page 195).

« Le monsieur de la banlieue » (page 196), avec une description d’un train qui semble sans aucun doute un RER (« banquettes plastifiées orange de deuxième classe », c’est pas de la grande littérature mais c’est ça la littérature à Flavie et on se croirait en 1988 et 1989 à Boissy comme si on y était!)

« Le tampon, celui de la banlieue » (page 197).

Là, pas d’amnésie traumatique. Oui, Flavie, le méchant monsieur de la banlieue habitait dans la banlieue parisienne, près d’une forêt et d’une station de RER.

Page 206 de La Consolation: « Même quand elle va coucher avec le monsieur de la banlieue. Qu’elle lui raconte leurs ébats, et qu’elle recopie les lettres de maman en faisant croire que c’est elle qui répond ».

Décidément, ce mystérieux personnage de banlieue (qui jouissait comme un porc, se plaint Flavie, car tel est le sujet du chapitre de La Consolation qui s’appelle Le cri) devait habiter… mais où ça? Ah oui, dans la banlieue, c’est sûr!…

*

Enfin, rendez-vous compte.

En 1987, Flavie Lecanu aurait été « violée » (c’est ce qu’elle affirme)  par David Hamilton.

En 1989, l’ascenseur à Tahiti.

En 1989, le monsieur de la banlieue bourgeoise qui jouit comme un porc, couche pendant un an avec une fille de 14 ans dont il connaît l’âge.

 « L’homme que vous évoquez (et qui connaissait mon âge, 15 ans) », dit Flavie Flament à Marie Clairehttp://www.marieclaire.fr/la-consolation-telefilm-de-france-3-adapte-du-livre-de-flavie-flament,1239528.asp

A part qu’elle avait 14 ans, pas 15.

L’odeur du veuf…

« L’odeur de l’homme perdu, veuf, seul, ému, la quarantaine, qui se tape une jeune fille mineure avec l’assentiment de sa maman« , écrit-elle dans La Consolation.

Et c’est repris dans Closer:

https://www.closermag.fr/people/exclu-closer-accusee-par-flavie-flament-sa-mere-repond-678810

En 1988 et 1989, Flavie Lecanu venait souvent à Paris, en effet, lisez La Consolation et consultez comme je l’ai fait la collection d’OK Age tendre et vous le saurez.

A l’époque, en 1988, elle commençait la « carrière sentimentale » de Thomas Darlet, fils de Bernard Darlet et de Magda Tobaly, dans les locaux mêmes d’OK Age tendre. C’est Thomas lui-même qui le raconte dans son (unique) bouquin, un bouquin qui lui a même valu d’être invité sur RTL par Flavie Flament…

Et dans le même temps, elle craquait « littéralement » pour Philippe Baranès, Phil Barney pour le grand public, et elle pouvait bien nous le dire. (Gros gros bisous !)

« Je peux bien vous le dire, j’ai littéralement craqué pour Phil Barney ».

Oui, tu peux bien nous  le dire, Flavie.

Redevenons sérieux. Mais comment? Et les journalistes d’OK Age tendre laissaient faire ça? Ils laissaient leur Miss OK 1988 (dont ils répétaient sans arrêt, dans presque tous les numéros qu’ils lui consacraient, qu’elle était « sexy« , voir illustration suivante)  entre les mains d’un pareil monstre que le monsieur de la banlieue?

Jean-Luc Delarue (celui qui trouvait Flavie « toute fraîche »), il laissait faire ça? Et Phil Barney, il laissait faire ça? Delarue et Barney, en plus, c’était de grands amis, il paraît qu’ils se téléphonaient tous les jours!

Dans La Consolation, on lit:  « Oui, c’est vrai que la première fois qu’on l’a rencontré dans le restaurant à Paris, j’ai trouvé qu’il avait du charme. (…) J’avais vraiment été ravie quand j’avais reçu sa photo assortie d’un petit mot et qu’il nous avait transmis son adresse personnelle » (la Consolation, page 182).

Restaurant? Qui sait quel restaurant? Et dans OK Age tendre,  Flavie Lecanu en son âge très tendre (voyez la graphie, ici encore) écrivait :

N’est-ce pas (d’âge) tendre?

Qui peut envoyer sa photo dédicacée, si ce n’est, justement, quelque vedette ou petite vedette de l’époque? Or, où Flavie Lecanu en compagnie de sa mère, à Paris, pouvait-elle avoir rencontré une vedette, sinon lors de la fête d’OK Magazine pour son élection de Miss OK 1988 avec les Delarue, Pagny-amant-de-Vanessa-Paradis et autres Barney (Phil Barney pour qui, disait Flavie dans OK Age tendre, elle pouvait bien le dire, elle avait « littéralement » craqué)?

Il urge vraiment de relire La Consolation!…

Une éjaculation, un calvaire

 « Une éclaboussure soudaine, chaude, gluante, achève le calvaire et dégouline le long de ses cuisses », voilà entre autres comment Flavie Flament dans La consolation décrit une éjaculation du méchant monsieur de la banlieue, ce « pantin grotesque et sans panache » (page 195).

Le monsieur de banlieue, s’il est encore en vie (moi je crois que oui, hihihi), ne va pas être content-content qu’on le décrive comme un « pantin grotesque et sans panache » quand il fait l’amour.

Mais surtout, que vont en penser les autorités? Voilà un monsieur qui a  fait subir un « calvaire » à une petite fille de quatorze ans en couchant avec elle, pendant un an.

Que fait la police?

Que fait Ardisson?

Thierry Ardisson est au courant, une « petite célébrité » de la fin des années 1980, un « quadragénaire de banlieue » couchait avec une mineure d’âge, Flavie, et lui faisait subir un « calvaire ».

On a dénoncé David Hamilton sur la base de La Consolation. Or, on ne ferait rien contre le monsieur de banlieue qui (selon la même Consolation) faisait subir un calvaire à Flavie en lui éjaculant dessus?

Pourquoi Ardisson a-t-il traité « d’enculé » et de « connard » David Hamilton à la télé, pourquoi a-t-il parlé du mystérieux client de l’hôtel dans l’ascenseur tahitien, pourquoi a-t-il parlé du garçon plus âgé dans le train suisse qui dégainait plus vite que Lucky Luke et pénétrait aussi sec que ça et sans autre forme de procès  les filles qui lui faisaient des bisous?

Mais en revanche, pourquoi Ardisson n’a-t-il pas un mot, un seul,  pour dénoncer le fauteur de calvaires, le méchant « monsieur de la banlieue »?

D’ici peu, grâce à Flavie Flament le délai de prescription va être allongé et elle pourra certainement porter plainte contre le méchant monsieur de la banlieue puisque son livre La Consolation et ses déclarations à la presse configurent le délit, de la part de ce « monsieur de banlieue », de détournement de mineur par abus de faiblesse.  A moins que le méchant monsieur de la banlieue ne  porte plainte pour diffamation contre Flavie Flament?

Loin de toutes ces méchancetés, je préfère me replonger quant à moi dans l’atmosphère des années 1980, l’époque bénie où Flavie Lecanu craquait « littéralement » pour Phil Barney, lequel bêlait son admirable chansonnette, celle où cet éternel célibataire né en 1957 jouait au veuf.

Flavie Lecanu quant à elle dès 1989 donnait des « conseils » aux jeunes filles (de douze ans à 18 ans) qui allaient avoir la chance de rencontrer des vedettes de la téloche ou de la chansonnette, et qui leur offriraient des photos dédicacées et leur donneraient leur adresse personnelle…

Et la chose était plus que fréquente, à OK Age tendre qui mettait si souvent à la « une » des vedettes comme Michael Jackson, Jean-Luc Lahaye, Phil Barney, Flavie Lecanu….

En effet Flavie, comme disait OK Age tendre aux futures miss « pomponnées », elle, « elle savait déjà comment ça se passait »…

Enseigner comment ça se passait aux jeunes filles pomponnées avant d’être présentées aux sous-vedettes, ça devait valoir son pesant d’or.

Hier, Flavie donnait des conseils aux miss OK de douze à dix-huit ans.

Aujourd’hui, elle en donne au sein de missions ministérielles.

Elle pourrait en donner aussi au sujet de l’âge limite qui sera bientôt législativement redéfini, pour un consentement sexuel.

A propos, le blog « En défense de David Hamilton » est désormais en contact avec diverses ex-candidates à Miss OK. Toutes les autres peuvent me contacter.

Pour me raconter un peu « comment ça se passait » dans les  coulisses d’OK Age tendre

Quelques articles croustillants en vue…

Et dire que David Hamilton a été accusé d’être « pédophile » par ces milieux-là… C’est ça, le pompon…

Heureusement que de « sincères amitiés « ‘ naissaient (illustration suivante):

Quand Flavie Flament craquait « littéralement » pour Phil Barney

Publié le 2 février 2018 par defensededavidhamilton

***

De 1988  à 2018, trente ans ont passé,

et revoici février.

*

Vous vous souvenez, vous, d’une  chanson qui commençait par « C’était le mois de février »? (Et qui continuait – bon, c’était pas du Baudelaire, j’en conviens –  par: « Ton ventre était bien rond »)…

Cette oeuvre extraordinaire était due au génie de Philippe Baranès, vedette de la chansonnette, né le 2 février 1957 à Bône, en Algérie alors française.

Cet enfant de la banlieue est passé d’une cité à un joli pavillon de Bonneuil, comme il l’explique dans la presse. Baranès, devenu Phil Barney, entra donc dans la quarantaine en 1987.

Dans sa Consolation, au moins dans la seconde édition de l’oeuvrette, Flavie Flament a nommé sans hésiter David Hamilton. En revanche, elle n’a jamais nommé un autre homme.

Selon Flament, « sa maman la poussait même dans les bras d’un homme plus vieux. Un quadra de banlieue sur lequel sa mère fantasmait et chez qui elle l’obligeait à passer seule ses week-ends ».

Quand est-ce que cette histoire aurait eu lieu? En 1989, selon Paris Match, puisqu’on lit ( http://www.parismatch.com/People/Flavie-Flament-J-ai-ete-trop-emprisonnee-pour-ne-pas-cherir-ma-liberte-1381217  ) :

« Et, deux ans plus tard, elle vous pousse dans les bras d’un homme auquel elle n’était pas insensible ».
– « C’était une petite célébrité de l’époque, chez qui j’ai passé plusieurs week-ends en banlieue. Il avait la quarantaine et n’imaginait pas que tout était orchestré par une femme plongée dans un ennui abyssal : ma mère. (…) Cette histoire a duré environ un an ».

Récemment, Marie Claire a demandé à Flavie Flament  ( http://www.marieclaire.fr/la-consolation-telefilm-de-france-3-adapte-du-livre-de-flavie-flament,1239528.asp ) :

« Comment interprétez-vous le fait que tout le monde a abondamment parlé et commenté les viols de David Hamilton, mais pas ceux de cette autre célébrité don vous taisez le nom chez qui votre mère vous a aussi emmenée pendant un an ? »

Et elle:

« Je ne suis pas certaine que l’homme que vous évoquez (et qui connaissait mon âge, 15 ans), était lui-même au courant des coulisses sordides de cette histoire ».

 L’homme que la journaliste de Marie Claire évoque (et qu’elle évoque parce que Flavie Flament en parle dans La Consolation) connaissait l’âge de la jeune Flavie (qui au fait n’avait nullement quinze mais quatorze ans; elle en a  eu 15 le 4 juillet 1989). Il couchait donc (c’est pas moi qui le dis, c’est La Consolation) avec une mineure de quatorze ans, pendant environ un an.

Pour David Hamilton, des milliers d’articles ont jeté son nom, au sujet de faits supposés, prescrits, improuvables.

Pour l’autre, la presse n’a visiblement pas même songé à enquêter.

Qui était cette petite célébrité, ce quadra de banlieue qui couchait avec une fille de quatorze ans dont il savait l’âge? On ne le saura jamais, c’est sûr…

« L’odeur de l’homme perdu, veuf, seul, ému, la quarantaine, qui se tape une jeune fille mineure avec l’assentiment de sa maman », lit-on dans la Consolation.

Quel portrait!

Qui pouvait-ce être? Je l’ignore.

En 1988, Flavie Lecanu déclarait dans les colonnes d’OK Age tendre qu’elle avait « littéralement » craqué pour Phil Barney.

Elle aura donc au moins pu se consoler, à l’époque (1988-1989, c’était un succès), en écoutant cette chanson au si fort parfum de veuvage:

LA THÉRAPIE DU PIRE

Ce matin, je me demandais : comment  Flavie Flament peut-elle entrer dans le jeu et demeurer entre les pattes d’un apparent gourou du freudisme (le plus étriqué, sectaire et irresponsable, frelaté et pervers), David Gourion, psychiatre, et accepter de mettre à mal toute sa famille ? Et pire encore : persister, à n’en plus finir, en un véritable harcèlement des morts et des vivants? Et si longtemps après des faits supputés et à jamais invérifiables?

Si j’ai bien compris, ses élucubrations à l’encontre de ce malheureux David Hamilton, et à l’encontre aussi de Madame Catherine Lecanu, sa mère, ont un parfum d’indécence, de hargne et de haine – une quasi hystérie à la Femen – qui montre, par là-même, l’échec patent de la « thérapie » de sa prétendue « amnésie traumatique », qu’il convient de dénommer plus réellement « faux souvenirs induits », ensemble de faux souvenirs provoqués, ou encore de souvenirs manipulés et totalement transformés.

Comment peut-on arriver à vouloir tourmenter dans sa mort un homme qui n’a jamais été condamné à quoi que ce soit dans sa vie ; un homme cultivé, discret, réservé, talentueux ? Connu et reconnu ?

Pour se donner de l’importance ?

Comment peut-on dire de telles choses sur sa mère,  dont elle était tellement proche ? Comment pourrait-elle, cette mère, réagir face à une fille peut-être manipulée et endoctrinée ?

Pourquoi Flavie Flament semble-t-elle reporter sur sa mère ses échecs (sentimentaux et autres) à elle ? 

Qu’est-ce que c’est que cette pseudo-psychothérapie qui rend apparemment les gens malades, haineux et destructeurs ? Qui les rend fous et déraisonnables, qui fait d’elles des personnes mal dans leur peau ou névrosées ? Et pire encore: mortifères, délateurs, harceleurs, pousse au suicide ou à l’assassinat, hors-la-loi et impunis.

Flavie Flament entraîne avec elle toute  une caste médiatique de médiocres et une masse de gogos qui ne savent rien à rien, ceux qu’il m’arrive d’appeler les « courageux anonymes d’Internet », les hurleurs avec les loups.

Qu’est devenue notre société pour tolérer que ce soit les medias qui jugent et qui condamnent ? Pour ne pas dire : qui exécutent ?

Oui, les medias agissent sans vergogne ni retenue, d’un bloc unique, dans le sens du vent dominant. Il est tellement politiquement correct, actuellement, de cracher son ire à la face de la gent masculine.

D’où ce soutien mordicus, sans aucune critique ni faille, de plus ou moins toute la caste, de toute la maffia totalitaire à l’égard de l’un de ses membres. Tout cela sans la moindre réserve et sans jamais se poser la moindre question.

Mais attention, rien n’est jamais éternel, le vent peut tourner, les fausses certitudes se fissurer, se briser, et la vérité peut et doit finir par éclater. Flavie Flament y a-t-elle songé? 

Jean-Pierre Fleury.

L’ART À LA KOONS

Jeff Koons est un « artisse » nord-américain. En France, depuis un certain temps, il est bien connu que ce qui vient de l’étranger, et en particulier de cette partie du monde, est toujours meilleur, comme est toujours meilleur ce qui vient de Paris pour un politicien local.

Un « créateur » sans grand intérêt comme il y a en a des milliers dans le prétendu « art » contemporain. Mais c’est la dernière coqueluche à la mode dans le monde cultureux dégénéré de la gauche bobo parisienne qui tient la mairie de Paris. Buren ou Christo sont passés de mode, même en province, et l’épouse du second, Denat de Guillebon, est morte.

« Les Parisiens, me disait autrefois en substance mes aînés… ils croient tout savoir, ils méprisent les ploucs de province. Pourtant, un rien les fait rire où les étonne. Un chansonnier se moquant d’un chapeau féminin de l’assistance faisait se gondoler toute une salle. C’est encore l’histoire du parisien à la campagne : ‘Tiens ! c’est quoi ?’ en appuyant du pied, ‘Ô merde, le con de râteau !’ se tenant le nez ». Et j’acquiesce.

Je n’en parlerais pas si ce Koons (je suppose quelque déformation de Cohn, au pluriel) n’avait eu l’extrême bonté d’offrir une idée, un concept, un koonsceptre, à la mairie de Paris pour commémorer le souvenir de la « fusillade du Bataclan » et autres. Un cadeau fêté en fanfare par l’ambassade des États-Unis et la mairie de Paris en novembre 2017. Mais sans appel à projet préalable comme il est pourtant d’usage, pour ne pas dire de règle, en ce cas.

***

L’idée est gratuite, mais la réalisation, elle, est payante.

I – « L’œuvre » se nomme : Bouquet of Tulips. Son emplacement : devant le Palais de Tokyo dont on me dit qu’il est dédié à l’art des pays dits émergents ou d’artistes français. Situé entre les colonnades du Musée d’art moderne de la ville de Paris et le Palais de Tokyo, il s’agirait d’un endroit stratégique, ou pour le dire autrement d’un lieu publicitaire, pour qui tient la place, particulièrement remarquable. Pas con, le Koons, pour faire sa réclame en direction de ses Koonsommateurs « institutionnels » et « privés ». Comme l’écrit l’historienne de l’art, conférencière et journaliste, Christine Sourgins (https://www.sourgins.fr/le-grain-de-sel-du-mardi/ ; 30 janvier 2018, Koons : les fleurs du mal.) :

— Placer Koons qui incarne un art industriel, m’as-tu vu et spéculatif, devant le Palais de Tokyo dédié aux artistes émergents et à la scène artistique française… c’est comme ériger une statue à la gloire de Conan le Barbare devant une salle de cinéma d’art et d’essai où l’on vénère Godard.

L’opération ressemble à ces cadeaux publicitaires qui ne coûtent guère à ceux qui les écoulent car ils rapportent gros. Ici un emplacement historiquement chargé, avec une grosse visibilité internationale, cela vaut de l’or… Prendre un placement de produit pour un acte de générosité est gênant pour une municipalité coutumière du gratuit payant.

Je laisse la référence à Godard à Christine Sourgins, mais sur le fond, j’approuve son esprit très généralement et généreusement critique.

II – L’objet : une nullité abstraite de trente-cinq tonnes de bronze, acier inoxydable et aluminium poli, avec des tulipes géantes (12 mètres de hauteur, 8 de large, 10 de profondeur). Enfin, pour le dire plus sérieusement de semblant de tulipes, et comme l’écrit également Christine Sourgins :

D’ailleurs, est-on sûr qu’il s’agisse d’un bouquet de tulipes ? Elles sont tellement stylisées qu’elles ressemblent à d’obèses bâtons de dynamite munis d’une mèche. Un comble quand on entend consoler la population d’une vague d’explosions criminelles. Est-ce un zeste de cynisme dont Jeff serait bien capable car on sait qu’une œuvre d’Art contemporain réussie (version AC) doit être transgressive ? Selon la maxime de Marcel Duchamp, « ce sont les regardeurs qui font les tableaux » donc ce sont les regardeurs qui font les tulipes ! Et beaucoup commencent à les trouver vénéneuses…

III – Et la chose, qui va la payer ? Avec sa langue de bois habituelle, la mairie de Paris déclare : « ça ne coûtera rien à la Ville puisque le mécénat est privé». C’est déjà oublier que des travaux de renforcement vont être nécessaires pour que le sous-sol du Palais de Tokyo puisse supporter le poids de l’immondice métallique. D’où un manque à gagner pour le centre d’art de 1,5 millions d’euros, à cause de l’immobilisation de salles d’expositions.

Les socialistes ont toujours été très généreux avec l’argent du contribuable. Écoutez-les nous dire que ce sont les généreux mécènes qui vont payer (avec la plus-value extorquée aux masses laborieuses comme on disait « dans le temps ») ; or ces généreux donateurs vont pouvoir défiscaliser leur don à hauteur de 66%. Et celui qui paiera l’essentiel au final, ce sera le contribuable. Ou si je puis dire, le koonstribuable. Une broutille diront les jean-foutre ; le prix dudit bouquet de tulipes est estimé « seulement » à 3,5 millions d’euros. Mais quand on sait le nombre « d’œuvres » de ce genre, à droite et à gauche en France, il y a de quoi tiquer.

Procéder ainsi en piochant dans la caisse commune est tellement ancré chez les « socialistes » et assimilés, qu’ils viennent même d’offrir à une prochaine fondation d' »art moderne », la Fondation Pinault (le spéculateur bien connu, décrété « breton de l’année » en 2006 par l’ex-revue Armor Magazine, actuelle huitième fortune de France) l’ancienne Bourse du commerce de Paris, bâtiment racheté par la mairie de Paris, nous dit Le Canard Enchaîné, pour environ 86 millions d’euros à la Chambre de Commerce et d’Industrie de la capitale qui l’avait elle-même achetée… à la ville de Paris en 1949 pourle franc symbolique. C’est qu’on les bichonne à Paris, et ailleurs en France, les mécènes milliardaires.

IV – Enfin qui va la réaliser cette chose ? Qui a commencé à la réaliser ? Certes pas Koons avec ses petites mains ; non, une entreprise ; lui a eu seulement l’idée et le plan général. Je veux dire : l’essentiel (sic) ! N’importe quelle entreprise bien équipée en est capable, ce qui ravale donc cet objet, de fait même, à du non-art, ou si l’on préfère à de l’art reproductible à l’infini. Pour l’heure, la France étant devenue une sorte de république bananière, c’est à une entreprise allemande que le travail a été confié.

***

Certes, certains pontes de la confrérie des arts ou de ladite culture subventionnée, ou supposés tels, rechignent et regimbent ; des conservateurs, des « artistes contemporains », des commissaires d’exposition, des collectionneurs, des politiciens plus ou moins connus. Mais, ce n’est nullement « l’œuvre » ou les dépenses engagées qui les choquent, c’est juste l’endroit à très forte plus-value publicitaire. Face à la fronde de la Cour, le ministre de la culture, une obscure Françoise Nyssen, appelle à des « études complémentaires ». Dans le tas, on cite un seul personnage plus ou moins sincère : un certain Alexandre Gady, président de Sites et Monuments, vigoureux défenseur des paysages.

Certains facétieux ont proposé de déplacer ce « bouquet de tulipes » ailleurs, mais Koons, bien évidemment, s’y refuserait ; ou bien d’affecter le produit de la vente des tulipes aux familles de victimes du Bataclan. On peut toujours attendre… Autant de vœux pieux.

Flavie Flament voue David Hamilton à la géhenne éternelle

Regardez ceci.
https://www.youtube.com/watch?v=Zb7MsvIyB5g
 

On a ici ce qui se fait de mieux dans les media. Je veux dire par là qu’Arte se prétend « chaîne de l’élite ». Moi, il me semble qu’elle est tombée extrêmement bas dans le genre ragots salonnards, mépris des lois, absence du respect dû aux morts. Enfin, plus exactement il y a « morts » et « morts » chez eux ; les bons qui tournent en boucle et les autres, les mauvais, les méchants.

Or, il se fait que David Hamilton serait un méchant, que dis-je : un ignoble. Une seule personne l’a prétendu au départ, Flavie Flament, mais toute une engeance journaleuse l’écouta bouche bée, relayée par l’Ardisson et lesdits réseaux sociaux des médiocres et des anonymes d’Internet ; sans jamais poser de questions (qui pourraient fâcher), sans avoir jamais l’ombre d’un doute ; comme argent comptant ; en un parfait concert d’esprit maffieux. D’esprit de caste. D’esprit « éclairé » et seul « valide ». D’essence totalitaire. Et aux mépris des lois.

Sur les aspects essentiels du discours de Flavie Flament (et accessoirement de ses deux acolytes), je renvoie aux commentaires judicieux qui en ont été faits sur le Blog « En défense de David Hamilton » ; c’est ici : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/01/31/quand-certains-rient-sur-you-tube-dun-homme-mort-a-83-ans-david-hamilton/

Pour ma part, je voudrais apporter ces quelques réflexions :

— « Flavie Flament débat avec Raphaël Enthoven et Hadi Rizk, professeur de philosophie spécialiste de Sartre » est le titre de cet extrait d’émission télévisée. J’ignore plus ou moins qui est Enthoven et totalement qui est Risk mais je constate qu’ils semblent bien accouplés à la haineuse. Tout ce joyeux monde se rit de la mort d’un homme. Se moquer des (si l’on peut dire) « vieux » et « mauvais » morts, ou les vouer aux gémonies audio-visuelles, est une spécialité contemporaine dans le monde mis en spectacle, le petit monde des grouillots médiateux.
De « l’oeuvre » de Sartre (ce pseudo-philosophe, ce personnage du Tout Paris mondain qui jouait au philosophe, cet écrivain de bistrot stalinien puis maoïste mais qui publiait sous l’Occupation, qui s’est toujours trompé sur tout politiquement et socialement parlant) je pense que Rizk a retenu plus le Néant que l’Être, à pontifier et à pérorer ; et pire encore, à adhérer aux propos délirants de Flavie Flament. Laquelle se scandalisequand des internautes risquent de voir en elle une pauvre malade mentale, si mal soignée.
— Il y a un bon bout de temps que je me dis que Flavie Flament, obsédée par son image pipole « sexy » vieillissante (à pattes d’oie, cellulite et double-menton), donc passée de mode, allait finir par cracher, phrase après phrase, demi-secret après demi-secret, tout le morceau. Là, on y vient ! C’est même dit tout en bloc ou presque. Il ne manque plus que quelques raccords essentiels à dévoiler. Comme de savoir comment elle a pu être mise au courant des « allées et venues » de David Hamilton, ou peu avant la mort de ce dernier, de quelques détails inconnus du public (par exemple, le sac de supermarché). « Étage après étage », nous assène-t-elle, tout était prémédité chez elle (et dans sa bande).
— Voilà une femme qui avoue finalement en toute « candeur » ou comme allant de soi, droite dans son mépris du droit, et d’une manière ignoble(au sens étymologique, le contraire du noble) ce qu’elle avait déjà dit parfois à mi-mots, et ce que nous-même supputions depuis un certain temps.
Tout a été orchestré et, j’ajoute, réalisé à plusieurs, circonstances aggravantes :
– Diffamation publique à répétition et à grande échelle, avec complicité de l’ensemble ou presque des media ; autrement dit : lynchage médiatique généralisé ;
– Insultes par l’intermédiaire d’Ardisson, coutumier du fait, et toujours impuni (pas même une réprimande du CSA);
– Provocation au suicide, si pas pire ;
– Harcèlement organisé et en bande ;
– Mépris des morts et acharnement maladif sur un mort.

Cette femme nous dit qu’elle (et quelques autres) suivait un plan depuis l’édition de son livre, affligeant de médiocrité littéraire, et ne présentant aucune chose prouvable sur les faits présumés et remontant à 1986 et 1987. Elle ajoute encore que dans les derniers temps, elle semblait attendre, bien informée, minute après minute le déroulement d’un certain 25 novembre 2016, journée mémorielle, hésitant, attentive, et jusqu’au dernier moment entre deux conclusions prévisibles : la remise au pas du récalcitrant, ou la mort de ce dernier si nécessaire.

Echec total d’une thérapie sectaire et bornée du pire des freudismes (je ne voudrais pas m’appeler David Gourion, psychiatre) qui au lieu de l’apaiser, rend cette personne haineuse et déchaînée ; haineuse vis-à-vis d’un mort, haineuse vis-à-vis de sa mère, haineuse vis-à-vis des hommes à quelques rares exceptions près. Elle entend poursuivre David Hamilton dans sa mort même, réduire sa mémoire et son oeuvre à rien. Elle attend (selon son frère, Olivier Lecanu) que sa mère se suicide. Si j’étais sa mère, je me dirais : comment ai-je pu forger un tel monstre?

Personnellement, j’ai le plus profond mépris pour cette manipulatrice, mythomane voire nymphomane, cette femme sur le déclin qui s’est sentie obligée de faire un dernier coup d’éclat avant de disparaître dans son néant intellectuel tout peuplé de fantasmes sexuels et de vulgarité.

Au dire de cette spécialiste ès viols, est-ce l’œuvre de David Hamilton qui serait, « du début à la fin une mascarade » ? Ne serait-ce pas plutôt le personnage de Poupette, ayant pris la grosse tête et voyant que ses élucubrations fonctionnaient si bien (mais pour combien de temps ? « l’opinion publique » est versatile), qui serait « du début à la fin une mascarade » ? Une mascarade tragique pour une partie de son entourage.

Pur produit, depuis son plus jeune âge, des strass et des paillettes du triste spectacle médiatique dominant, elle s’accroche au malheur de David Hamilton pour mieux le parasiter encore, le gangrener post mortem. En faire son fond de commerce jusqu’à la fin de sa pauvre vie.

Jean-Pierre Fleury

RONDEL POUR D. H.

Connaissez-vous ce phénomène

Qui d’une simple F. E. M. L.

Fit tout soudain une femelle

Ergots dressés, fort peu amène ?

*

Aussi décente que FEMEN,

Ayant trouvé sa Philomèle,

Connaissez-vous ce phénomène

Qui d’une simple F. E. M. L. …

*

Vomit publiquement sa haine

De mal vieillir, coupant les ailes

De qui la fit sortir plus belle

Qu’aucune M.L.F. aux mains pleines,

Connaissez-vous ce phénomène ?

*

J.-P. F.

ÂGE TENDRE ET TÊTE DE QUOI ?


Christel Le Corvaisier, Miss OK! 84

Un jour il faudra sans doute en dire plus sur certains magazines pour pré-adolescentes et pré-adolescents tel OK! Âge tendre qui a accueilli en ses pages, plusieurs fois et sur plusieurs années, Flavie Lecanu en tant que Miss OK! ou que mannequin (c’est le terme qu’elle a employé) en des articles publicitaires pour des produits de beauté, des vêtements, des choses diverses à consommer par les jeunes… Récurrentes vaches à lait de ce type de presse avec la promotion des « chanteurs » et « chanteuses » du « hit-parade » ; vedettes à fans et groupies, réduits parfois à un seul succès d’été, généralement devenus peu de chose, le temps que s’écoulent deux ou trois printemps…

Il faudra aussi se poser la question de la présence d’un autre type de réclame, un peu inattendue et contestable dans cette presse pour mineurs, pourtant assujettie à la loi du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, en particulier de placards sur la prévention du Sida et, dans les pages « courrier des lecteurs » (tant filles que garçons), des cris au secours du genre : « j’ai quatorze ans, je m’inquiète, je n’arrive pas à éjaculer ». Tout juste âgée de quatorze ans, c’était l’âge de Flavie Lecanu lorsqu’elle fut couronnée Miss OK! 88.

*

Amandine Lepage, Miss OK! 1992

*

Pour continuer sur le même thème, il y avait des contacts (entendez le mot comme vous voulez, ou comme vous imaginez) entre les Miss OK! et les « vedettes » patentées du moment.

Vous direz que je déraille, que je suis « vieux jeu », « pas dans le coup » ni « dans le vent » (expressions elles-mêmes datées, mais je m’excuse, ou plutôt excusez-moi, c’est ma langue, mon français à moi et à tous ceux de ma génération) ; qui sait encore : « réac », ou autres niaiseries appellatives contemporaines.


Amandine Lepage en couverture d’Interviú, août 2017

Pas tout à fait, car pour continuer sur le même thème un peu savonneux, on peut se poser des questions lorsque l’on voit ce que sont devenues certaines Miss OK! telle cette Christel Le Corvaisier, Miss OK! 1984, qui a cessé de faire parler d’elle, juste après, je pense, l’époque où elle avait été élue.

Tout au plus, la lecture d’un article du magazine, avec photo des deux ensemble, enseignait que ce chanteur italo-belge oublié des années quatre-vingt Claude Barzotti, alors âgé d’une trentaine d’années — et qui était encore sur la croisière Âge tendre en novembre dernier — « avait laissé à Christel son numéro de téléphone », et « avait promis de la revoir ».

*

Amandine Lepage, idem

*

Y a-t-il également eu des histoires d’amour ou de sexe? Je l’ignore…Sans doute n’est-il pas interdit de s’interroger quant au chemin qu’il y a eu parfois entre OK! Age tendre (sic) et disons plus que le simple érotisme, quand on voit, par exemple, la façon dont une Amandine Lepage est passée de Miss OK! 1992, à « top model » des années 90, pour finir dans la quasi pornographie au sein de la revue espagnole Interviù du… 28 août 2017.

Amandine Lepage, ibidem

Comme quoi OK! Âge tendre (sic) a pu mener à tout et à rien…

« David Hamilton suicidé… mais par qui? »

Publié le 26 janvier 2018 par defensededavidhamilton

republié

***

David Hamilton (collection privée)

Faites-le savoir sur vos blogs, sur vos sites, sur les réseaux sociaux:

le nouveau livre sur David Hamilton s’appelle :

« David Hamilton suicidé… mais par qui? »

*

Voici sa couverture

*

Je remercie d’avance les abonnés à mon blog et mes correspondants, qui voudront bien faire part de cette nouvelle publication sur leurs blogs et leurs sites et / ou auprès de leurs correspondants sur les réseaux sociaux.

Le livre compte 152 pages serrées de grand format (le même format exactement que mon précédent livre « C’est David Hamilton qu’on assassine« , préfacé par Roland Jaccard).

Couverture illustrée.

Il contient des illustrations (photographies et documents).

Le dépôt du livre à la B.N.F. devrait être effectué (selon ce qui a été prévu) très rapidement.

Le tirage du livre n’est pas important mais les personnes qui doivent le recevoir vont le lire d’ici peu. Question de jours.

On effectuera un nouveau tirage si c’est possible, et quand ce sera possible…

Pour tout renseignement, écrire exclusivement au blog « En défense de David Hamilton ».

*

David Hamilton : une bombe à retardement…

« David Hamilton suicidé… mais par qui? »

Publié le 26 janvier 2018 par defensededavidhamilton

***

David Hamilton (collection privée)

Faites-le savoir sur vos blogs, sur vos sites, sur les réseaux sociaux:

le nouveau livre sur David Hamilton s’appelle :

« David Hamilton suicidé… mais par qui? »

*

Voici sa couverture

*

Je remercie d’avance les abonnés à mon blog et mes correspondants, qui voudront bien faire part de cette nouvelle publication sur leurs blogs et leurs sites et / ou auprès de leurs correspondants sur les réseaux sociaux.

Le livre compte 152 pages serrées de grand format (le même format exactement que mon précédent livre « C’est David Hamilton qu’on assassine« , préfacé par Roland Jaccard).

Couverture illustrée.

Il contient des illustrations (photographies et documents).

Le dépôt du livre à la B.N.F. devrait être effectué (selon ce qui a été prévu) très rapidement.

Le tirage du livre n’est pas important mais les personnes qui doivent le recevoir vont le lire d’ici peu. Question de jours.

On effectuera un nouveau tirage si c’est possible, et quand ce sera possible…

Pour tout renseignement, écrire exclusivement au blog « En défense de David Hamilton ».

*

FOLIE AMBIANTE, SUITE ENCORE

La machine médiatique ne laisse pas passer un jour sans un regain de folie androphobe, ou si l’on préfère d’hystérie misandre.

Ainsi apprend-on que la pitoyable Marlène Schiappa secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes (sic) et les deux ex-ministres, également pitoyables, Roselyne Bachelot et Myriam El Khomri — ne riez pas — donneront le 7 mars, veille de la Journée de la femme, une représentation des Monologues du Vagin, la pièce constamment réécrite d’Eve Ensler, à l’origine à destination des bobos de Brooklin.

Rappelons que Flavie Flament est également passée par ce chemin-là il y a quelques années. Il semble que ce soit devenu une obligation pour toutes les viragos et autres émules de Femen, ou encore pour les spécialistes du viol et du sexe de la trempe de notre Poupette nationale, l’ex exhibitionniste pipole dont le livre La Consolation semble être une apologie du sexe et de la vulgarité réunis. Juge et parties si je puis dire.

Au moins autrefois, le pétomane avait moins d’ambition et ne pratiquait aucun sexisme.

Je laisse imaginer les cris d’orfraies et de donzelles de toutes celles et même de tous ceux qui couvriraient l’annonce des représentations des Dialogues du vit et de son couillon, avec en première partie l’Histoire du phallus priapique à travers les âges. De préférence la veille de la Journée (à créer) de l’homme (le mâle, s’entend).

À LIRE : un résumé de l’avancée de la critique concernant l' »amnésie traumatique »

– article d’il y a un an de Brigitte Axelrad, professeur honoraire de philosophie et de psychosociologie, membre du comité de rédaction de Science et pseudo-sciences. Elle a publié Les ravages des faux souvenirs, ou la mémoire manipulée, aux éditions book-e-book.

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2786

– articles tout récents de Régis de Castelnau, avocat en Droit public et blogueur sur divers sujets de société :

http://www.vududroit.com/2018/01/violences-sexuelles-hurler-louves/

http://www.vududroit.com/2018/01/flavie-flament-lexploitation-dune-affaire-de-memoire-recuperee/

IL EST PLUS QUE TEMPS DE SORTIR D’UN CERTAIN FOLKLORE PSYCHANALYTIQUE MORTIFÈRE, D’UN AUTRE ÂGE, VÉHICULÉ PAR UNE CLASSE POLITICO-MÉDIATIQUE DÉLIRANTE ET IGNARE, ET DE LIBÉRER LA BONNE PAROLE.

De l’an 2018, an 1 après Weinstein, et de la prochaine disparition du sexe

***

Olivier Mathieu:

  • Le sexe va disparaître. Voilà, en quatre mots, exposée ma thèse

Jean-Pierre Fleury:

  • Elle fera sourire certains.

Olivier Mathieu:

  • J’ai l’habitude: je peux citer pas mal de choses que je disais déjà dans les années 1970, qui faisaient sourire et qui sont aujourd’hui des lieux communs. Je me souviens d’une fois, tiens, où j’en parlais avec Jean-Edern Hallier.

Jean-Pierre Fleury:

  • Et votre grand-mère, l’écrivain communiste Marie de Vivier, disait de vous dans le roman qu’elle vous a consacré en 1971 : « enfant initiatique ».

Olivier Mathieu:

  • C’est exact. Le sexe va disparaître, cela signifie qu’il va en effet être de plus en plus normé, de plus en plus contrôlé, de plus en plus déshumanisé. Tout pouvoir a-t-il toujours cherché à normer le sexe?  C’est un autre débat. Ici, dans un entretiens sur un blog, il me faut être bref. La règle est plus ou moins que tout pouvoir a cherché à normer le sexe. Tout pouvoir a cherché à éloigner le sexe. Dans la ville de Florence, aujourd’hui, on lit toujours les inscriptions en latin, près des monastères, qui exigeaient que les prostituées ne puissent pas passer dans leurs parages. Tout pouvoir a cherché à contrôler le sexe, à le récupérer, à le canaliser. Aujourd’hui, sous couvert de lutte à la prostitution, les pouvoirs de pas mal d’Etats ont cherché, cherchent et chercheront à interdire la prostitution. En Italie, la prostitution de rue a été éradiquée, (en tout cas on a cherché à l’éradiquer) et elle s’est massivement transportée dans les appartements des dames qui pratiquent « le plus vieux métier du monde ».

Jean-Pierre Fleury:

  • On parle de lutte contre le Sida, on parle de protection des prostituées.

Olivier Mathieu:

  • Si j’arrive à soixante ans sans avoir eu le Sida, mon opinion personnelle est – considérant ma « carrière » donjuanesque et le fait que je n’aie jamais enfilé un préservatif de ma vie, parce que je n’aime pas qu’on me dicte ce que j’ai à faire – qu’à condition de respecter certaines règles, en commençant par celle de ne pas se piquer à l’héroïne, je suis la preuve qu’il était relativement aisé de passer indemne, au moins pour un hétérosexuel strict comme moi, au travers du Sida.

Jean-Pierre Fleury:

  • Tous les goûts sont dans la nature, va-t-on vous dire.

Olivier Mathieu:

  • Je rectifie. Non, tous les goûts ne sont pas dans la nature.  Tous les goûts sont dans la culture. Dans la culture moderne, je trouve peu de chose à mon goût. Que tous les goûts soient dans la nature ou la culture, au demeurant, ne m’intéresse pas trop. Je parle des miens, de goûts. Il se trouve qu’en matière de sexe,  je ne suis pas très moderne.  Je suis plutôt « à l’antique », comme on dit en italien: all’antica. Par ailleurs, souvenons-nous d’Eros et Thanatos. Le sexe est lié, il doit l’être, il ne peut que l’être, à la mort. Et donc à la lutte contre la mort. J’ai honoré comme il le fallait, à ma façon, et sans causer de mal à quiconque, Eros et Thanatos.

Jean-Pierre Fleury:

  • Nous parlions de la protection des prostituées…

Olivier Mathieu:

  • Je peux être d’accord avec les personnes qui me diront qu’il faudrait lutter contre l’asservissement des prostituées, contre le proxénétisme, contre les maquereaux. Si une femme est contrainte à se prostituer, il y a là un délit et ce délit doit être puni. D’accord. Maintenant, quiconque connaît un peu la vie sait que l’extrême majorité des prostituées choisit ce métier. Si certaines personnes veulent gagner en une journée ce qu’une caissière de supermarché, la malheureuse, gagne en vingt ans, je pense que c’est leur affaire. La vie est faite de choix. Que chacun fasse les siens.

Jean-Pierre Fleury:

  • Revenons à votre thèse, « le sexe va disparaître »…

Olivier Mathieu:

  • La prostitution est mal vue pour deux raisons principales. Première raison, le sexe et le plaisir sont révolutionnaires, du moins ils peuvent l’être. Longtemps les Etats ont privilégié la monogamie pour d’évidentes raisons sociales, politiques et religieuses qui, globalement, allaient de pair. L’Etat préférait que monsieur baise bobonne, et (au moins officiellement) seulement bobonne, et puis tout le monde à confesse le dimanche. Tu n’auras pas d’autre Dieu, et tu n’auras pas d’autre bobonne. Simple mais efficace, ça a marché pendant longtemps. Et contrairement aux brèves parenthèses de progressisme post 1945, ça marche encore. Même la maîtresse de ces messieurs, ou l’amant de ces dames, est dans l’extrême majorité des cas encore inspiré par une vision monogamique du monde. L’homme moderne est monogame avec son épouse, et il l’est aussi à travers sa maîtresse. Il passe d’une monogamie à une autre. L’important pour l’Etat est en effet qu’il reste monogame dans l’esprit (dans l’esprit, comme on dit circoncis en esprit).

Jean-Pierre Fleury:

  • Et la seconde raison, selon vous?

Olivier Mathieu:

  • Les taxes. Le bon pognon. Ce que l’Etat reproche à la prostitution, bien souvent, c’est que ça ne rapporte pas du bon pognon à ses caisses. Un peu comme le hashich. Si l’Etat se préoccupait des poumons des citoyens, il interdirait purement et simplement  le tabac. L’Etat veut bien du tabac, mais pas du hashich. L’Etat veut bien de la prostitution, s’il l’encadre et si ça lui rapporte. L’Etat veut bien de la prostitution, s’il la contrôle.

Jean-Pierre Fleury:

  • L’obsession du contrôle s’est étendue à tous les domaines.

Olivier Mathieu:

  • Evidemment. Si vous employez une carte de crédit, si vous employez un téléphone, vous êtes horodaté. Si vous passez à un distributeur de billets ou à un péage d’autoroute, si vous allez dans un supermarché, quoi que vous fassiez et où que vous soyez vous êtes horodaté, photographié, filmé, enregistré, pisté. Cela ne fait que commencer et continuera, d’ici peu, je pense, par exemple par la suppression de l’argent liquide et par l’obligation du microchip sous la peau. Tous les prétextes seront bons, sécurité contre le terrorisme, santé… La liberté, c’est fini. On est au début de la fin de toute liberté… Ensuite, il y a la délation. Par exemple en Italie, les voitures des clients qui s’arrêtent auprès des dernières prostituées de rue sont photographiées et les amendes arrivent par la poste, dans la boîte à lettres et donc au domicile conjugal des « pécheurs ». La technologie vient à l’aide de la délation morale. Autrefois le curé prononçait son petit sermon contre la prostitution. Aujourd’hui, tout est laissé aux bons soins d’yeux électroniques. La technologie au service de la monogamie!

Jean-Pierre Fleury:

  • Quelles conclusions en tirez-vous?

Olivier Mathieu:

  • La lutte à la prostitution est une des forme de la lutte contre la liberté du sexe (et je vous répète que quand je parle de prostitution, je parle de prostitution entre deux personnes consentantes, donc d’une prostituée qui a  choisi ce métier par choix, pas sous la contrainte).

Jean-Pierre Fleury:

  • On va aussi vers un encadrement de plus en plus strict en ce qui concerne les relations sentimentales, quand il y a une différence d’âge. Qu’en pensez-vous?

Olivier Mathieu:

  • Quand je vois la jeunesse actuelle, je me demande dans beaucoup de cas par quel miracle, du jour au lendemain, beaucoup de jeunes (les garçons en particulier) deviendraient « mûrs » parce qu’ils ont dépassé de vingt-quatre heures leurs dix-huit ans. Par conséquent, je me demande pour quelle raison une supposée maturité devrait obligatoirement coïncider avec un âge donné. La tâche du législateur est très ardue, j’en conviens. En vérité, il faudrait juger au cas par cas. Ne parlons, si vous le voulez bien, que de l’hétérosexualité. Je n’ai pas eu le temps, au cours de ma vie, de m’intéresser au sujet de l’homosexualité. Je n’ai donc rien à en dire.

Jean-Pierre Fleury:

  • Fort bien, parlons de l’hétérosexualité.

Olivier Mathieu:

  • Il me semble avoir remarqué, par expérience personnelle, que les filles sont en général plus mûres que les garçons. Mais je peux me tromper et je ne tire pas de ma propre expérience des conclusions  pseudo-scientifiques. Ce que je dis est en tout cas que, si des relations amoureuses, affectives ou sexuelles sont évidemment impossibles – pour une  foule de raisons – avec des enfants, il y a  en revanche des questions à se poser quand l’une des deux personnes n’a pas encore atteint complètement la majorité légale. C’est là qu’il faudrait juger au cas par cas, en se demandant qui est l’aîné, qui est le cadet, quelle est la nature exacte de leur lien affectif, et surtout quel est le réel degré de maturité des individus en question. J’avoue qu’il m’échappe un peu pourquoi on poursuit, pourquoi on condamne – moralement, si ce n’est pas devant les tribunaux – un homme de quarante ou de soixante ans qui a une relation avec une adolescente de seize ou dix-sept ans, tandis que Crystal Harris et Hugh Hefner avaient respectivement 22 et 82 ans quand ils se rencontrèrent. On se moque des gens qui vivent dans un couple avec une grande différence d’âge lorsque l’une des deux personnes qui constituent ce couple est un « mauvais » aux yeux des « bons » autoproclamés. On reproche à David Hamilton (puisqu’il est mort et qu’on lui reproche tout, d’ailleurs!) d’avoir eu des relations officielles (dont un mariage) avec deux femmes plus jeunes que lui. Mais quand il s’agit d’Emmanuel et de Brigitte, ou de Johnny et de Laeticia, curieusement on n’entend plus siffler le choeur des vipères.

Jean-Pierre Fleury:

  • Que proposeriez-vous?

Olivier Mathieu:

  • Je proposerais aux gens de lire les livres de Roland Jaccard. Je proposerais que les animateurs de téloche cessent de jouer aux moralistes quand un homme et une femme s’aiment et qu’il y a  une grande différence d’âge entre eux. Je crois qu’il est préférable qu’une fille de dix-sept ans ait, si elle le désire, une relation avec un homme plus âgé, qu’elle aime et qui l’aime. Je crois que cela est préférable à un couple du même âge où aucun des deux n’aime l’autre.

Jean-Pierre Fleury:

  • Partout donc, vous voyez une disparition du sexe.

Olivier Mathieu:

  •  Les féministes misandres nous expliquent aujourd’hui, ou nous expliqueront demain que « les hommes » refusent de perdre leur « domination » sur la société, mais c’est un mythe. Il n’y a absolument pas de domination masculine. Cette idée est un mythe fabriqué de toute pièce, par les féministes justement. On veut culpabiliser les hommes, et ça marche très bien avec leur masse.  En vérité, hommes et femmes sont interchangeables dans la plupart des métiers. Grâce au mariage des homosexuels et des homosexuelles ils et elles sont interchangeables dans la famille. Si vous constatez que dorénavant, les techniques de fécondation pourraient permettre aux femmes de reproduire l’espèce humaine sans recours à un mâle abhorré; si vous constatez que la prostitution est l’objet de mesures d’interdiction; si vous constatez que la prostitution est toujours davantage normalisée… des prostituées qui payent leurs impôts dans des bordels gérés au vu et au su de l’Etat, comme dans les Eros center allemands, le sexe revu et corrigé par le capitalisme, je ne crois pas que cela aurait beaucoup plu à des habitués des péripatéticiennes comme Villon, Baudelaire, Nietzsche ou Pierre Louÿs, l’auteur des Chansons de Bilitis; si vous constatez que les relations entre gens d’âge divers sont le grand tabou de ce début de troisième millénaire. Quelle place va-t-il rester au sexe, en tout cas chez les hétérosexuels?

Jean-Pierre Fleury:

  • D’autant que l’Affaire Weinstein…

Olivier Mathieu:

  • Oui! Si vous constatez que, suite à l’Affaire Weinstein, il va devenir impossible et en tout cas assez risqué d’entrer dans un ascenseur avec une femme seule… Si vous constatez l’ensemble de tout cela, vous devez comprendre que le sexe va disparaître. Et que le féminisme actuel n’est plus, ou plutôt qu’il est moins que jamais porteur de liberté sexuelle. C’est un féminisme porteur, tout au contraire, de la mort du sexe. C’est un féminisme qui, plus encore que les plus bouchés des réactionnaires du passé, conduirait tout au plus à obliger les êtres humains au mariage et à la fidélité à vie. Or ici aussi, qui dit mariage à vie dit, dans la presque totalité des cas, absence de sexe. Le sexe est donc en train de disparaître. Voilà pourquoi on lui invente des ersatz: les robots sexuels, par exemple. Ou les « applications » pour téléphones pour faire l’amour, c’est-à-dire pour se masturber à distance. Mais le sexe humain, le sexe entre humains, le sexe entre hommes et femmes, si les choses continuent de la sorte, va disparaître purement et simplement. Et ainsi, dans le grand aplatissement de toutes choses en ce pauvre siècle, la vision chrétienne, la vision cléricale, une vision de catéchisme d’autres temps épouse parfaitement la technologie. La technologie va non pas augmenter mais renforcer le puritanisme, l’Inquisition, la censure, la normalisation des comportements. Le pape, au fond, parle exactement comme les starlettes de Hollywood… On en arrivera au même monde asexué.

Jean-Pierre Fleury:

  • Comment sera 2018?

Olivier Mathieu:

  • Qui a des yeux pour voir comprend que, depuis la campagne Time’s Up jusqu’à Cate Blanchett présidente du jury à Cannes (en mai 2018), le cinéma américain et mondial va proposer en 2018 une infinité d’héroïnes, de protagonistes, d’actrices. Les trois films aux Etats-Unis qui ont eu le plus de spectateurs ont tous des premiers rôles féminins. On veut un 2018 féminin, à commencer par Hollywood. Actrices femmes, cinéastes femmes, sujets féministes, campagnes féministes… Est-ce que vous savez aussi qu’Aux Etats-Unis, on veut faire de la Weinstein Company un « empire au féminin » où 51 % des parts devront appartenir à des femmes?… Voilà, « on » veut un 2018 féministe et misandre. Je n’ai pas dit: un 2018 féminin. Un 2018 féminin serait une merveille!… Non, on veut un 2018 pseudo-féministe, néo-féministe, un 2018 de féminisme misandre. Des actrices, aux Etats-Unis, y compris extrêmement jeunes, ont déclaré qu’elles étaient ravies de comprendre qu’elles n’avaient plus besoin des hommes. Or l’Europe suit, avec quelques années de retard, les modes des Etats-Unis…

Jean-Pierre Fleury:

  • Et en France, donc?

Olivier Mathieu:

  • Après quelques semaines ou quelques jours où l’on va en parler un tout petit peu moins, ça va recommencer. Toute cette promo est très bien organisée. La campagne de féminisme misandre va continuer et recommencer. Au cinéma, dans la presse, à la télé, et enfin au Parlement.

Jean-Pierre Fleury:

  • Et notre défense de David Hamilton, dans tout ça?

Olivier Mathieu:

  • Je croise les doigts pour que les rares personnes qui, en France, semblent avoir conscience de ce qui est en train de se passer veuillent bien relayer mes informations sur David Hamilton, et sur la mort de ce dernier. Car le malheureux et innocent David Hamilton, en France, a été le coup d’envoi de l’Affaire Weinstein. En d’autres termes, j’espère que mon livre sur David Hamilton, qui va paraître incessamment, trouve un écho. C’est la seule chance pour rompre la loi du silence… Mon livre arrive. Tout va se jouer maintenant.

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie.

Ardisson et Jerem: cette leçon vaut bien un fromage (Babybel), sans doute?

Publié le par

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M’est avis que les choses vont aller de plus en plus vite dans l’affaire de « pédophilie » présumée qui met en cause, entre autres, Jerem, le pote à Ardisson.

La gravité des accusations est extrême, et tourne à l’affrontement judiciaire  entre le « spécialiste » (sic) de la « téléréalité », autrement dit du néant, Jérémy Gisclon dit Jeremstar, son pote Pascal Cardonna dit «Babybel», et les accusateurs de ces deux sommités de la téloche.

Pascal Cardonna (qui est un salarié de Radio France) apparaît dans les vidéos de Jeremstar notamment sur Snapchat, sous le surnom de «Babybel». Et les accusations se multiplient sur les réseaux sociaux contre ce Babybel, l’accusant d’avoir  eu des relations sexuelles avec des garçons mineurs.

Pascal Cardonna, combien de plaintes contre lui dans les prochains jours? C’est ce que se demande la presse. Un jeune homme, qui s’appelle ou se fait appeler « Annoir », aurait porté plainte contre « Babybel » pour (entre autres) corruption de mineurs, agression de mineurs et abus de faiblesse. Et aussi contre Jérémy Gisclon (le pote à Ardisson) pour complicité de tous ces chefs d’accusation…

Qui sait ce qu’il y a de vrai dans tout ça? De faux? Qui sait quelles vengeances, provenant de qui sait quels événements advenus dans les milieux des « spécialistes de la téléréalité », ou quelles recherches d’une misérable publicité s’expriment ici, à travers ces délations sur les réseaux sociaux et à travers ces plaintes (dont toutes n’ont pas été, me semble-t-il, confirmées officiellement par les Parquets)…

Ce matin, sur ce blog, j’écrivais ceci. Pense -t-on que je l’aie écrit au hasard? Pense-t-on que j’écrive quoi que ce soit, sur ce blog, au hasard?

Des journalistes – femmes et hommes – et des pas journalistes harcelaient David Hamilton par téléphone, en octobre et novembre 2016, et cela jusque dans son immeuble (et cela, malgré l’âge de David Hamilton, 83 ans, et aussi malgré le fait que David Hamilton avait indiqué par un communiqué ne plus vouloir avoir de rapport avec la presse). Harcèlement téléphonique, harcèlement de messages glissés (par exemple) sous sa porte. Et de bien d’autres espèces. Ces journalistes pensent-ils que je l’ignore? Ils se tromperaient lourdement. Leurs listes ont déjà été communiquées à qui il fallait. Attention, les amis, c’est pas toujours trop légal, tout ça, de la façon dont vous l’avez fait… (Blog « En défense de David Hamilton », ce matin)

Selon l’avocat de Cardonna-Babybel, l’internaute qui se fait appeler « Annoir » se serait rendu à son domicile, samedi 20 janvier au soir : «Il s’est introduit, en voiture, avec trois malabars sur le parking de la résidence de mon client.»

Il y aurait eu, selon Me Dubourd, plusieurs voisins témoins de la scène. L’avocat explique, mardi soir, à Libération, envisager de porter plainte contre Annoir pour mise en danger de la vie d’autrui, tentative d’intrusion, et «peut-être même tentative de meurtre».

Annoir (qui ne se cache pas du tout des journalistes, et n’opère nullement dans l’anonymat des lâches) nie en bloc ces accusations: «Je ne vois pas pourquoi j’aurais fait ça. On est en pleine procédure, j’attends que la justice fasse son travail.»

Mais la question, pour le blog « En défense de David Hamilton », est ailleurs.

En octobre et novembre 2016, des personnes – des journalistes et des pas journalistes – ont harcelé téléphoniquement David Hamilton. Ces personnes ont téléphoné ou fait téléphoner à David Hamilton. Lequel avait 83 ans et avait rendu public par communiqué son désir de ne pas avoir de contacts avec les journalistes. Des personnes se sont introduites, sans autorisation, dans son immeuble du 41 boulevard du Montparnasse. Vous voulez leurs noms? C’est quand je veux moi.

Je sais qui sont ces personnes, dont certaines sont journalistes, d’autres des vedettes fort connues de la télévision dont, pour l’instant, je ne peux pas citer le nom. Mais naturellement, si on me le demande, je le citerai… Un jour ou l’autre, je le citerai. Telle est ma stratégie. C’est intentionnel.

Et donc, c’est intéressant tout ça. Il y a des avocats qui disent vouloir porter plainte contre qui entrait sur le parking du sieur Cardonna.

Il faut communiquer ça aux gens qui entraient dans l’immeuble de David Hamilton!

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Jeremstar qualifie également Annoir d’«affabulateur». Qui sait? Ce sera à la justice de le détermoner.

Quant à la « conseillère en communication » du « spécialiste-de-la-téléréalité » Jerem, elle affirme que son client, ne «cautionne pas, si tant est que cela soit avéré, que Pascal Cardonna le-salarié-de-Radio-Franceait pu se servir de lui pour inviter de jeunes hommes».

Mais « si cela a bien eu lieu », Jeremstar (le spécialiste de la téléréalité, et pote à Ardisson) affirme (toujours par le biais de sa conseillère: on n’est jamais trop aidé) qu’il n’était « pas au courant ». Remarquez, il a pourtant pris ses distances, officiellement, avec Pascal Cardonna. On n’est jamais trop prudent.

Cardonna: qu’en pense Ardisson, le pote à Jerem?

Publié le 23 janvier 2018 par defensededavidhamilton

 

***

C’est cela qui est extraordinaire avec la vérité, c’est que quand tu la cherches, tu la trouves.

Vous allez voir, avec David Hamilton…

Mon petit doigt me dit que le temps du mensonge est fini, à son sujet.

*

Prenez la petite affaire Pascal Cardonna, qui est quand même visé par une plainte pour « viol aggravé sur mineur », une grave accusation. Il a porté plainte à son tour contre « Annoir », son accusateur âgé de 18 ans.

Pascal Cardonna, c’est ce proche du « chroniqueur »Jeremstar, un collègue à Ardisson. Il avait déjà porté plainte le 17 janvier pour « diffamation et atteinte à la vie privée » auprès du parquet de Nîmes (Gard), où il demeure.

« Hier, avec mon avocat, nous avons déposé deux nouvelles plaintes : une nouvelle plainte contre ce fameux Annoir qui aujourd’hui m’attaque. Annoir est effectivement venu chez moi, mais il ne s’est rien passé de ce qui est sorti. »

Pascal Cardonna estime à ce jour être « victime d’une campagne de diffamation, d’acharnement sans précédent sur les réseaux sociaux. Ma vie privée a été mise dans la boue, mon honneur également ».

Voilà une chose horrible, être victime d’une campagne de diffamation. David Hamilton, par exemple, en a su quelque chose quand il fut traité « d’enculé »  et de « connard » par Ardisson, le pote à Jerem.

Cardonna a annoncé ce qui suit : « J’ai dès la semaine dernière coupé tous mes comptes, car des photos que j’avais publiées – et je les avais publiées, donc je n’avais rien à cacher – sur des soirées que j’organisais chez moi, avaient été détournées de leur contexte, et avait été légendées en m’accusant de détourner des mineurs. »

On en sait donc un peu plus. Ce monsieur organisait donc des « soirées » chez lui, et Annoir qui avait quinze ans y était invité. Ce sera donc maintenant à la justice de déterminer ce qui se passait aux soirées de Cardonna et de Jerem.

Par exemple, si Cardonna, Jerem et Annoir s’entretenaient de la quête de l’origine dans la philosophie de Plotin.

Pascal Cardonna, le malheureux, se dit « abasourdi, fragilisé par toute cette violence » et très inquiet. « J’ai reçu des menaces de mort. Je suis en situation extrêmement fragile au niveau de ma santé ». Il ajoute:  « Sans aucune preuve, les internautes, surtout la twittosphère, commentent des faits qui n’existent pas, qui ont été annoncés, balancés, mais qui n’existent pas ».

Tiens! Cela rappelle les  termes de David Hamilton, à la fin de 2016, dans son communiqué.

France-Info vient de rappeler :  « Un internaute, mécontent d’un « scoop » sur lequel Jeremstar l’aurait devancé, a commencé à diffuser la semaine dernière des captures d’écran, vidéos et échanges audio attestant de rendez-vous entre Pascal Cardonna, Jeremstar et d’autres jeunes hommes, sans que leur âge n’apparaisse clairement ».

La direction de France Bleu, elle, a publié un communiqué qui, certes, ne semble pas émaner de personnes certaines de l’innocence de leur employé Cardonna : « Si ces faits devaient donner lieu à une décision de justice définitive reconnaissant la culpabilité de la personne concernée, France Bleu tirerait les conséquences de celle-ci, ce type de comportement répréhensible étant bien évidemment à l’opposé de l’image de Radio France et des valeurs qu’elle défend notamment auprès des jeunes. (…) C’est pourquoi, devant la prolifération des accusations portées auxquelles Radio France et France Bleu sont malencontreusement mêlées depuis la semaine dernière, Radio France a immédiatement demandé le 17 janvier dernier au collaborateur concerné de supprimer dans le cadre de sa communication privée tout ce qui entretient un amalgame inadmissible entre sa vie privée et Radio France, France Bleu, sa direction, ses salariés. »

Cardonna, c’est certain, a  droit à la présomption d’innocence. Celle dont a été privée, malheureusement, David Hamilton.

En attendant, Cardonna  pourrait peut-être s’adresser à Ardisson?

Notules éparses

On est chez les dingos (pas les chiens sauvages, je parle des humains fêlés de la caboche) ; mais c’est logique vu l’état scientiste et technologiste de la société qui est le nôtre ; indissociablement lié au monde du spectacle (marchand, consommable, aliénant, uniformisant, propagandiste, publicitaire, conformiste, vide au fond et sans aucune grandeur) est celui de la médiatisation en tout.

Obligation d’un intermédiaire pour tout, de préférence un objet technique à acheter puis à utiliser, sous peine de passer pour un ringard, ou d’être bloqué dans sa relation « sociale » ; même si au fond, il n’apporte rien qui instruise et élève celui qui l’utilise.

Le premier étant évidemment l’argent qui ne saurait échapper à l’immatérialité totale et totalitaire prochaine.

Ceux qui courent le plus vite aux gadgets étant bien évidemment ceux qui n’en ont réellement pas besoin. Ledit confort amorphise. C’est ainsi que s’entretient le Capital. Toujours par le bas tant technique (production de masse d’ersatz de produits de consommation qui pourraient être de toute autre qualité et rendus quasi inusables) qu’éthique. Une masse d’objets inutiles à usage vulgaire.

On en arrive même aux robots dans les domaines les plus délirants. Cf. ceci qui fait passer les poupées gonflables pour des gadgets de plage :

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-digital/quand-les-robots-sexuels-auront-envahi-le-monde/ar-AAuVvPf?li=BBoJIji&ocid=mailsignout

Mais ôtons l’électricité, et il ne reste plus rien de notre monde, un champ de ruines technologiques, le retour direct à des siècles en arrière et je le crains à une barbarie tout azimuts.

Le plus bel objet technique n’apportera jamais l’intelligence (bien au contraire) au premier crétin qui l’utilise. La calculette rend la masse des gens incapables de compter, de faire l’effort de compter. Le plus bel exemple est l’ordinateur et Internet tels qu’ils sont utilisés par une masse d’incultes, illettrés et lâches internautes anonymes.

Monde des media et monde du permis (autorisation) généralisé à tout un tas de domaines ; ça fait des années que je dis qu’il y aura un jour un permis de circuler obligatoire, pour les piétons ; et un permis d’avoir des enfants (de procréer, ou de les acheter tout faits).

Le tout sur fond sécuritaire délirant : voir ce qu’on exige de nos jours, par exemple, pour un automobiliste ou un cycliste… comme si on voulait nous faire accroire que nous (l’homme du commun) puissions être immortels ou indestructibles, ou protégés de la mort elle-même. Et si dociles, si civiques à appliquer les règles (entendues nécessairement comme « bonnes » pour le « bien » de l’homme en son « bonheur »).

On peut prendre n’importe quel domaine : c’est pareil.  La puce à vie individuelle pouvant se connecter à tout et étant connectée à tout… en particulier à la banque, à l’entreprise, à la police, aux impôts, à la Santé… ? On est déjà traversé de partout par les ondes artificielles. Le corps est prêt, ne manque plus que l’ordonnance « démocratique », ou le vote « démocratique » pour sa mise en application obligatoire. Pas de brebis galeuse hors du troupeau des moutons bêlant. Pas de taureau ; des bœufs et veaux châtrés meuglant. Ce qui saura satisfaire lesdites féministes hystériques.

L’Homme est certes ingénieux, mais foncièrement pervers et prédateur, destructeur en même temps qu’indécrottablement grégaire. Et de nos jours atomisé, sans beaucoup de lien de solidarité. Contradiction apparente entre les grands-messes œcuméniques consuméristes et l’isolement généralisé, dépossédé de tout et sans pouvoir, réservé au plus grand nombre.

L’intelligence humaine n’est en soi ni bonne ni mauvaise. Tout autant amorale, qu’immorale ou morale. Comme la Nature. Rien n’est jamais acquis en ce secteur.  Nombre de savants en leur (étroit) domaine ne sont pas toujours les gens les plus réfléchis ou à haute éthique… ou esthétique ; un certain nombre d’entre eux sont eux-mêmes des toqués, des brigands, des criminels… il n’est que de penser à tous ceux qui ont fait la bombe atomique.

Avoir un certain pouvoir sur la Nature (qui n’est pourtant rien par rapport à l’Univers) et sur ses semblables, rend foldingue.

J. – P.  F.

David Hamilton et la Société du Spectacle

Publié le 20 janvier 2018 par defensededavidhamilton

« Sous toutes ses formes particulières, information ou propagande, publicité ou consommation directe de divertissements, le spectacle constitue le modèle présent de la vie socialement dominante. Il est l’affirmation omniprésente du choix déjà fait dans la production, et sa consommation corollaire. Forme et contenu du spectacle sont identiquement la justification totale des conditions et des fins du système existant »

(Guy Debord)

*

La presse française est une grande presse. J’apprends qu’Alain Delon aime les chiens: quand ce sera l’heure (pour lui), ce sera aussi l’heure pour son chien. Un animaliste…

J’apprends que Laeticia veuve Hallyday est « dévastée »: elle doit rentrer de Saint Barth à Los Angeles (moi, quand ma mère est morte, je n’avais pas un sou et je suis rentré dans un appartement de vingt mètres carrés  dans la banlieue, j’étais en pleine forme).

J’apprends que Camille Lacourt (sais pas qui c’est) et Alain Delon voudraient vivre une dernière histoire d’amour (c’est chouette de ne pas devoir payer pour insérer une petite annonce dans un site de rencontres).

J’apprends que Miss France 2018 ne veut pas se réconcilier avec son père (c’est intéressant)…

En revanche, nous sommes en janvier 2018 et aucun de ces prodigieux journalistes de ces prodigieux organes de presse n’a encore songé à se demander le pourquoi et le comment de la mort de David Hamilton.

« Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles », ainsi parlait Guy Debord.

Comme l’a montré Debord, la société du spectacle s’avère comme la cerise sur le gâteau (le gâteau imbouffable) de la société de consommation de 2018. Les spectacles sont toujours plus semblables aux spectacles, les histrions aux histrions, les « animateurs  » aux « animateurs ». Les journaux pipole sont de plus en plus nombreux quantitativement et qualitativement identiques et médiocres.  Les gens n’ont plus conscience de leurs vies, justement parce qu’on leur a imposé de vivre par procuration ( à travers la télévision et le cinéma, entre autres) une fausse existence qui est celle imposée par la société de l’après 1945.

Aujourd’hui, Madame Michu se gave de produits pipole (elle écoute, par exemple, les conversations entre animateurs, sur les plateaux de télé, dont le niveau intellectuel est d’une effarante nullité, et qui suintent tous une vulgarité infinie). Madame Michu est un sujet/consommateur, c’est-à-dire qu’elle n’est plus un sujet, sauf en consommant.  Et notamment en consommant les produits et sous-produits de pitoyables industries socio-culturelles (le cinéma, la télévision, le rock and roll, la « grande « presse).

Tous les dix ans, on change (on fait semblant de changer) de modèles et de stéréotypes.

Aujourd’hui, le modèle de comportement que l’on donne comme à suivre est de toute évidence celui de la femme se souvenant avec parfois dix, vingt, trente ans de retard d’agressions sexuelles qu’elle affirme avoir subies. Cela va encore durer quelques mois ou quelques années.

Ainsi, comme le démontrait justement Guy Debord,  la direction du spectacle (dans le monde capitaliste et néo-capitaliste) coïncide toujours avec son but. Comme un chien qui se mord la queue, le spectacle cherche à se justifier lui-même. Et il transmet une vision plate et uniforme de l’existence, en l’imposant  à la conscience du grand nombre. Rares, rarissimes, ceux qui peuvent lui échapper. Sans doute, dans ma génération (et ne parlons pas de celles qui ont suivi) fus-je le seul et le dernier, puisque n’allant pas à l’école (machine à abrutir) et étant éduqué par une mère qui s’y entendait d’éducation, je n’ai jamais regardé la télévision, ou pour ainsi dire jamais vu un film américain.

En revanche, la pseudo-culture qui a  cours depuis environ cinquante ans se traduit par des manifestations d’uniformisation sous les formes le plus diverses mais, que celles-ci soient politiques (gauche, droite, gauche droite, droite gauche), audio-visuelles, musicales (« musicales », sic), littéraires (« littéraires », sic) – et comment ne pas songer aux mythes des faux rebelles, les « héros » américains et leurs épigones français, qui n’ont servi qu’à installer le conformisme? – on peut dire que le monde moderne a imposé de la façon la plus bureaucratique et totalitaire qui soit  l’aliénation (et on revient ici à Debord révisant Marx)  de l’être humain. On est entré dans l’ère de la vie sans vie.

Et voilà pourquoi les plus grands penseurs de la seconde moitié du Vingtième Siècle (je pourrais citer parmi quelques autres  Amadeo Bordiga, fondateur du parti communiste italien, et très souvent Pasolini; ou encore Guy Debord) ont été si tragiquement peu écoutés (ou mal compris).

A ce titre aussi, David Hamilton était « dangereux » car, photographe qui a vécu à l’époque de la Société du Spectacle, il n’en faisait pas vraiment partie puisqu’il produisait de la beauté. C’était potentiellement un « danger » puisqu’il cherchait à tirer l’être humain vers le haut, non pas à l’enfoncer vers le bas. Et que, pour lui, les mots de liberté, ou de liberté sexuelle, avaient encore un sens – et un sens réel.

L’amour et le sexe, la beauté sont des choses dangereuses pour une société qui, après avoir étêté les intelligences, cherche à aplatir aussi les différences de sexe et à tout uniformiser, à commencer par les comportements, au moyen de l’hyper-technologie.

O. M.

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Le néo-féminisme ambiant, ah oui, c’est « épocal » !

Publié le 20 janvier 2018 par defensededavidhamilton

Tandis que le blog « En défense de David Hamilton » a désormais environ 300 visites par jour en moyenne.

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La chasse aux sorciers.

Malgré la tribune publiée par Le Monde et où de nombreuses femmes, de nombreuses artistes, de nombreuses actrices prenaient position contre le climat de « chasse aux sorcières » (et, je le répète, je préfère pour ma part parler de chasse aux sorciers), malgré aussi les déclarations  de Catherine Deneuve ou de Brigitte Bardot (aucune de ces deux actrices de cinéma ne fait pourtant partie de mes actrices préférées), on n’a pas parlé d’autre chose que d’Harvey Weinstein et d’agressions sexuelles, semble-t-il,  aux Rendez-Vous parisiens. Mais il est vrai que des journalistes ont accouru des quatre coins du monde…

L’actrice Marion Cotillard citée par la presse, me rapporte-t-on, a parlé d’une « révolution nécessaire ». Curieux monde que celui où ce seraient des actrices à décider des révolutions « nécessaires » et de celles qui ne le seraient pas.

Cher Guy Debord, comme il aurait souri au spectacle – à la comédie du spectacle – de tout cela!

 On a donc appris que l’actrice Marion Cotillard ne se reconnaît pas dans la tribune publiée par le Monde. Grands Dieux, c’est son droit le plus strict… et, je pense, personne ne lui demande de s’y reconnaître.

Maintenant, quand cette actrice parle de changement d’époque qui bouleversera le monde, voilà des termes qui font sourire, venant d’une actrice. Outre que personne n’a de boule de cristal, on voudrait rappeler à cette dame le nombre de personnages historiques qui, en leur temps, ont annoncé des bouleversements épocaux (***) … qui n’ont jamais eu lieu. Il serait sans doute bon  de conseiller à Marion Cotillard quelque prudence dans ses affirmations de ce genre. Il me semble qu’elle prenne un peu ses désirs pour des réalités.

Blague à part, on constate donc que des actrices continuent à commenter des déclarations d’autres actrices, d’autres animatrices de téloche, d’autres dames… Rien de forcément mal à tout cela, mais il est toujours amusant de voir des actrices déclarer que les déclarations d’autres actrices (celles qui ne pensent pas comme elles…) seraient « inacceptables ». Je peux dire de n’importe quelle opinion que je ne la partage pas, ou que je la trouve fausse, mais je ne peux pas dire qu’elle soit « inacceptable ». Je ne peux pas contester à qui que ce soit d’avoir l’opinion qu’il veut (à condition qu’il use de la même bienveillance envers moi). Il y a des gens qui pensent que la Terre est plate. Je peux trouver ça ridicule, ou drôle, mais je n’ai pas à juger de ce qui serait « acceptable » ou « pas acceptable ». Et si je dis que l’opinion de l’autre est « inacceptable », je coupe court d’avance à tout débat.

Marion Cotillard déclare que certes, il y a  des accusations d’agressions sexuelles qui sont des accusations mensongères, mais « la plupart des fois, il s’agit de faits réels ». Diantre! Comment fait-elle pour le savoir?

Certes, elle affirme avoir été (elle aussi…) « molestée », mais comment fait-elle pour juger de la véracité de faits présumés arrivé s(ou pas) à d’autres personnes? Quelle merveille! A quoi sert la police? A quoi servent les enquêteurs? A quoi servent les juges? A quoi  servent toutes ces personnes chargées en principe, dans une démocratie, de distinguer le vrai du faux? Alors qu’il suffit (peut-être) d’appeler Marion Cotillard qui sait, donc, que « la plupart des fois, il s’agit de faits réels ».

En ces temps de « libération de la parole », Marion Cotillard parle un peu de tout et de tout un chacun, par exemple de Woody Allen. Elle ne tournera plus de films avec lui, dit-elle. Bon, comme je n’ai jamais vu un film de Woody Allen ou un film avec Marion Cotillard, je survivrai à cette nouvelle. Mais le fait que X ou Y ne tourne plus avec Woody Allen ne me démontre pas la culpabilité de Woody Allen. Même si personne ne voulait plus tourner avec Woody Allen, il n’aurait pas encore été condamné à être brûlé, guillotiné ou écartelé en place publique.

Une autre actrice, Juliette Binoche (celle-là m’était sympathique dans quelques films d’il y a  très longtemps) a dit des choses un peu plus pondérées, me semble-t-il. Mais quand Juliette Binoche (elle aussi « molestée » au début de sa carrière) distingue entre la séduction et le viol, et même si elle a naturellement raison, on voudrait comprendre où, dans la tribune du Monde, cette  (évidente) distinction n’aurait pas été prise en compte…

Pourquoi enfoncer cette porte ouverte? Pourquoi chercher à faire croire que Catherine Deneuve et ses co-signataires ait jamais, même e loin, cherché à légitimer le viol?

De deux choses l’une: si quelqu’un lit la tribune de Catherine Deneuve et pense que cette tribune se livre à une apologie du viol, ou bien ce quelqu’un ne sait pas  le français, ou bien c’est un imbécile, ou bien c’est quelqu’un d’une parfaite mauvaise foi.

En attendant, ce qui se passe actuellement en France n’est pas, à mon sens, un « débat ».

J’appelle débat un moment où tout le monde pourrait parler: les hommes, les femmes, les féministes d’une génération antérieure, les féministes actuelles, et aussi, pourquoi pas, les pas féministes du tout. Ma maman, professeur d’Université dans trois pays d’Europe, titulaire de trois doctorats et de divers prix scientifiques internationaux, qui parlait dix-sept langues, est décédée sans avoir jamais été féministe, mais – même si elle n’a jamais été molestée – c’était elle aussi une femme qui a souvent fait des choses pour d’autres femmes (il y a même eu un article dans le journal « Elle », au début des années 1960, pour le dire).

En d’autres termes, non seulement les femmes qui ne sont pas féministes (j’en connais beaucoup) ont droit à la parole.

Devraient surtout avoir droit à la parole, à leur tour, les femmes qui N’ont pas accès aux médias, les femmes qui N’ont PAS de journalistes sur leur carnet d’adresses, les femmes qui NE sont PAS actrices de cinéma, les femmes qui N’ont jamais fixé  rendez-vous avec Harvey Weinstein dans une suite d’hôtel hollywoodien, les femmes qui N’ONT jamais voulu devenir actrices, les femmes dont PERSONNE ne parle.

Les femmes du peuple (pour employer une expression qui fera sourire, mais j’assume), les femmes du peuple qui ont été molestées, et aussi celles qui ne l’ont pas été, devraient avoir droit à la parole. Autant si pas davantage que les starlettes.

Or, la société française d’aujourd’hui plagie misérablement – comme toujours – la société américaine. Il y a les bons d’un côté, les méchants de l’autre. Tout est blanc ou noir. Cela s’explique par des raisons historiques, en ce qui concerne les Etats-Unis. Du puritanisme et du Far West aux lynchages médiatiques, il n’y a eu qu’un pas. On comprend moins bien pourquoi cela advient en France, sauf à devoir considérer, hélas, que la France est désormais devenue une banlieue de New York. Il est vrai que je ne peux plus écouter Beethoven ou Schumann, Vivaldi ou Mozart, sur You Tube, sans que le musique que j’ai choisie ne soit précédée par une pub… en anglais.

Cher Etiemble, comme il aurait souri en entendant le franglais de 2018…

Si l’on n’arrête pas rapidement cette chute verticale de la pensée en France, on arrivera à un monde où les gens, avant d’aller coucher ensemble, enregistreront leur consentement sur quelque app, une application de leur téléphone portable. Adieu à la poésie, au romantisme, à l’imprévu, à la séduction!

Si l’on n’arrête pas cette folie, on verra naître dans cette société démocratique (ou présumée telle) des tentatives de censure à l’égard des grands artistes d’hier, de Nabokov à David Hamilton en passant par Balthus, et il y en a beaucoup d’autres.

Si l’on n’arrête pas cette folie, on peut dire adieu à la liberté sexuelle comme à la liberté artistique, autrement dit à la liberté tout court.

Ce serait en effet, comme dit cette actrice, un sacré « changement d’époque »…

J’ai même bien peur qu’on soit déjà en plein dedans.

********

Note.

J’écris « épocal » au sens du mot italien, largement utilisé en italien, epocalehttp://dizionari.corriere.it/dizionario_italiano/E/epocale.shtml     ).

DE L’ANNONCE FAITE À FLAVIE

 

fragment du Triptyque de l’Annonciation de Rogier Van der Weyden (1430-1435)

J’étais en train de me demander si David Hamilton n’était pas mort de son art.

Quelle découverte direz-vous ? Au premier abord, j’ai l’air d’exprimer une évidence, une banalité des plus communes. Presque une galéjade. Pourtant…

Poussons un peu l’analyse.  Certes, il est mort à cause de l’une de ses propres photographies de jeune fille, qui par ailleurs a toute une histoire et qui pourrait résumer la pauvre vie de Flavie Lecanu jusqu’à nos jours, et son ratage psychologique présent et haineux, manifeste et mortifère (du moins pour David Hamilton).  

Mais à y regarder mieux, ce qui est encore plus manifeste, c’est que cette photo n’est pas du tout une photographie provocante ou « sexy », ou délurée. C’est même tout le contraire. Une retenue totale, un regard tristounet et en même temps émerveillé sur le devenir d’une jeune fille. Une méditation sur la femme et l’éphémère.

Bien évidemment tout à l’inverse des publicités fluorescentes et généralement vulgaires et trop fardées de la revue OK! dont Flavie Lecanu a occupé — je ne sais par quelle grâce particulière, enfin, si, j’ai ma petite idée, mais je me la garde — plusieurs fois, plusieurs pages, pendant plusieurs années.

C’est une photographie qui pourrait finalement se rattacher à la tradition religieuse occidentale des peintures et des fresques de certaines madones tristes et fragiles de « l’Annonciation faite à Marie ». Austères et simples à la fois, dépouillées dans leurs sentiments d’inéluctabilité. De ne pouvoir échapper à leur nature même.

Certes ici, je délaisse Gabriel, le second personnage, l’annonciateur, l’homme de Dieu, voire l’homme-dieu (gbr-l). Et je m’attends bien volontiers à ce que rie grassement, vulgairement, cette masse glauque des courageux anonymes d’Internet qui verraient dans l’Annonciation autre chose qu’une simple allégorie. Notre époque est basse.


Fragment de l’Annonciation de Fra Bartelomeo (1497)

Certains diront encore que David Hamilton est mort par où il a péché. Moi, je dirai : par où il a pêché. C’est dans la tradition séculaire de l’Art occidental et plus généralement européen. Qu’y a-t-il pêché ? Certainement pas de la médiocrité, de l’absence d’art et de la vulgarité contemporaine comme le brame, à corps et à cris, la pauvre Poupette, médiocre personne bien de son temps, incapable de penser plus haut que le sexe, le sien ; et dont le livre La Consolation est une aberration psychologique totale, un déni de qui fut en tant qu’être humain David Hamilton.

Mais pouvait-on attendre autre chose de cette petite Poupette, de cette Poupinette ; que peut-elle y comprendre, elle qui semble avoir effectivement un gros problème avec le sexe, avec un sexe très libéré, et qui semble tout ramener à ça ? Sinon massacrer le sacré, tout semblant d’élévation de l’âme. De la fréquentation du catéchisme, n’a-t-elle sans doute retenu que l’hypocrisie jésuitique. Vingt à trente ans de fréquentation d’un milieu aussi tordu que celui des media, des paillettes, du faux, du toc, du spectacle avilissant, des « cher ami, je t’embrasse » et des « après l’un, l’autre », l’a malheureusement marquée à jamais du sceau de la perversité, pour ne pas dire de la perversion mentale.

Elle voit une photographie triste d’elle, j’ai été violée en conclut-elle, et par celui qui l’a faite; ça frise la folie. Et le plus fou dans tout ça est certainement son thérapeute irresponsable et dangereux lui-même qui, au lieu de l’apaiser, en a fait une virago haineuse de ladite cause des femmes. Elle n’a pu être « violée » que par l’ancien, l’antique, le vieux-jeu, le ringard, le laid. Sa haine de la vieillesse et des « pas beaux » est palpable en autant de pages de La Consolation.

fragment du Triptyque de l’Annonciation de Jehan Bellegambe (1516-1517)

La question finale que je pose est : mais, si à la place d’une jeunette sans fard, la tête penchée, le sourire triste (éléments du style hamiltonien), la photographie avait été une photographie banale tout sourire, en partie dénudée, racoleuse, « sexy » de notre époque de bassesse, que serait-il arrivé à David Hamilton ?

Je réponds : rien.

C’est pourquoi je dis que David Hamilton est mort de son art, de son esthétique. De son conservatisme anti-moderne et à l’écart.

De même ne se serait-il rien produit si le « vieux photographe » eût été un « jeune éphèbe », tant bien même ce dernier eût-il, lui et lui seul, été un violeur tangible et affirmé.

J.-P. F.

Trouver les filles de treize ans « sexy », c’est… euh… c’est quoi?

Publié le 18 janvier 2018 par defensededavidhamilton

 

          ***

En 1988, Flavie Lecanu (future Flavie Flament) est élue MISS OK 1988 le 19 juin 1988: elle a encore treize ans.

Entre 1988 et 1989, le nombre d’articles, ou de légendes photographiques dans OK Age tendre, qui insistaient sur le côté (selon ce journal)  « sexy » d’une fille de treize-quatorze ans, est un nombre réellement impressionnant!…

Les « journalistes » d’OK Age tendre craignaient-ils que ce côté « sexy » échappe à quelqu’un, pour le répéter sans arrêt?

Jean-Luc Delarue trouvait Flavie Lecanu « toute fraîche » le 19 juin 1988: elle n’avait pas encore 14 ans. Elle en avait treize.

En 1988, Flavie Lecanu avait 14 ans et quelqu’un (mais qui?) à OK Age tendre devait la trouver « sexy ».

Tout ça n’a jamais semblé choquer personne, cette sexualisation et ces éloges (« sexy ») à des filles de treize-quatorze ans. On pouvait désirer devenir Miss OK à 12 ans…

Vous avez entendu parler de l’écrivain  Thomas Darlet, fils de Bernard Darlet et Magda Tobaly? La famille Darlet-Tobaly possédait en 1988 le magazine Age tendre (mais aussi, par exemple, le magazine Sexy Mag).

Et Thomas Darlet a écrit (dans le seul livre qu’il ait d’ailleurs  jamais publié) qu’il commença sa carrière sentimentale avec Flavie Lecanu dans les bureaux d’OK Age Tendre, en 1988. Flavie Flament l’a même invité sur RTL pour parler de son œuvre littéraire, Thomas Darlet.

Flavie Flament déclare au JDD en octobre 2016, au sujet de la photographie prise d’elle en 1987 par David Hamilton (et qu’elle a publiée, en enfreignant intentionnellement la loi sur le droit à l’image, sur la couverture de son « roman » La Consolation): « J’ai mis des années à ouvrir les cartons de photos. Déjà fermés, ils me faisaient peur, alors… C’est mon psy, le Docteur G., qui m’a encouragée à le faire. Celle-ci se trouvait entre une photo de première communion et une de rentrée scolaire. Je craignais de découvrir la vérité. Elle est là, sur cette photo, sur le visage de cette jeune fille qui ressemble à une enveloppe vide. Il n’y a personne derrière son regard, pas d’âme, pas de vie».

Voici les photos de 1988 « de cette jeune fille qui ressemble à une enveloppe vide. Il n’y a personne derrière son regard, pas d’âme, pas de vie ».

« J’ai mis des années à ouvrir les cartons de photos. Déjà fermés, ils me faisaient peur, alors… C’est mon psy, le Docteur G., qui m’a encouragée à le faire. Celle-ci se trouvait entre une photo de première communion et une de rentrée scolaire. Je craignais de découvrir la vérité. Elle est là, sur cette photo, sur le visage de cette jeune fille qui ressemble à une enveloppe vide. Il n’y a personne derrière son regard, pas d’âme, pas de vie».

« J’ai mis des années à ouvrir les cartons de photos. Déjà fermés, ils me faisaient peur, alors… C’est mon psy, le Docteur G., qui m’a encouragée à le faire. Celle-ci se trouvait entre une photo de première communion et une de rentrée scolaire. Je craignais de découvrir la vérité. Elle est là, sur cette photo, sur le visage de cette jeune fille qui ressemble à une enveloppe vide. Il n’y a personne derrière son regard, pas d’âme, pas de vie».

« J’ai mis des années à ouvrir les cartons de photos. Déjà fermés, ils me faisaient peur, alors… C’est mon psy, le Docteur G., qui m’a encouragée à le faire. Celle-ci se trouvait entre une photo de première communion et une de rentrée scolaire. Je craignais de découvrir la vérité. Elle est là, sur cette photo, sur le visage de cette jeune fille qui ressemble à une enveloppe vide. Il n’y a personne derrière son regard, pas d’âme, pas de vie».

OK mai 1989

 

« J’ai mis des années à ouvrir les cartons de photos. Déjà fermés, ils me faisaient peur, alors… C’est mon psy, le Docteur G., qui m’a encouragée à le faire. Celle-ci se trouvait entre une photo de première communion et une de rentrée scolaire. Je craignais de découvrir la vérité. Elle est là, sur cette photo, sur le visage de cette jeune fille qui ressemble à une enveloppe vide. Il n’y a personne derrière son regard, pas d’âme, pas de vie».

« J’ai mis des années à ouvrir les cartons de photos. Déjà fermés, ils me faisaient peur, alors… C’est mon psy, le Docteur G., qui m’a encouragée à le faire. Celle-ci se trouvait entre une photo de première communion et une de rentrée scolaire. Je craignais de découvrir la vérité. Elle est là, sur cette photo, sur le visage de cette jeune fille qui ressemble à une enveloppe vide. Il n’y a personne derrière son regard, pas d’âme, pas de vie».

La gamine (semble-t-il pas traumatisée) élue Miss OK en employant une photographie de David Hamilton…

« J’ai mis des années à ouvrir les cartons de photos. Déjà fermés, ils me faisaient peur, alors… C’est mon psy, le Docteur G., qui m’a encouragée à le faire. Celle-ci se trouvait entre une photo de première communion et une de rentrée scolaire. Je craignais de découvrir la vérité. Elle est là, sur cette photo, sur le visage de cette jeune fille qui ressemble à une enveloppe vide. Il n’y a personne derrière son regard, pas d’âme, pas de vie».

*

L’important c’est d’avoir un bon psy.

 

 

Je remets en sommeil mon blog pour quelque temps, mais pense y ajouter des articles épisodiquement.

Brigitte Lahaie et le fantasme du viol : la grande violée de cette époque s’appelle liberté d’expression.

Publié le 12 janvier 2018 par defensededavidhamilton

***

Brigitte Lahaie causerait-elle davantage de scandale que, à son époque, la scène fameuse du viol de Cécile Volanges, racontée par Choderlos de Laclos dans  Les liaisons dangereuses?…

Il est curieux de voir que les propos de Brigitte Lahaie suscitent tant de fureur. Le petit monde médiatique, qui est bien souvent ignorant de toutes choses, et qui coïncide avec les « bons » autoproclamés, semble s’horrifier du fait que, selon Brigitte Lahaie, une femme puisse jouir d’un viol. Chose qui ne peut pourtant pas être exclue, à la lumière de divers travaux scientifiques.

Brigitte Lahaie a-t-elle lu Bivona J. and Critelli J. (2009). The Nature of Women’s Rape Fantasies : An Analysis of Prevalence, Frequency, and Contents. Journal of Sex Research, 46 (1), 33-45…

Car, à en croire les travaux récents de deux psychologues (Jenny Bivona et Joseph Critelli) et d’un sociologue (Michael Clark) américains, entre 31 et 62 % des femmes ont des fantasmes de viol.

En France, Peggy Sastre ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Peggy_Sastre   ) écrivait dans l’Obs: « Pour 52% d’entre elles, il s’agissait d’être « sexuellement forcée par un homme ». Question fréquence, 40% le concevait au moins une fois par mois et 20% au moins une fois par semaine. (…) Niveau lien entre « vraie vie » et imagination, les chercheurs n’ont observé aucune corrélation significative entre le fait d’avoir réellement subi un viol et de fantasmer dessus ».

Voir:

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/548716-comment-les-femmes-peuvent-elles-fantasmer-a-propos-de-viol.html

*

Pour qui comprend l’anglais, encore, cet article scientifique décrivant à quel point le fantasme du viol serait assez largement répandu:

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/jsm.12734/full

*

Lire :

http://www.lessymboles.com/les-fantasmes-sexuels-anormaux-existent-ils/

*

A consulter aussi, pour parfaire l’information au sujet des travaux de ces chercheurs américains:

« D’après une étude menée par Jenny Bivona, Joseph Critelli et Michael Clark, psychologues et sociologues américains, l’origine de ce fantasme serait le manque d’estime de soi. Selon cette théorie, le fantasme implique la femme serait si attirante que les individus qui la croisent n’arriveraient plus à contrôler leurs pulsions sexuelles. Ainsi, le fantasme du viol participerait à donner confiance à la personne à laquelle il appartient ».

https://www.softparis.fr/2017/07/fantasme-les-questions-se-poser-avant-de-les-realiser/

*

Que le viol effectif soit un crime, nul ne le nie (et notamment pas Brigitte Lahaie). Que ce soit aussi un thème littéraire et un fantasme, il faudrait pour le nier être un bel hypocrite.

Mais au train où vont les choses, que pourra-t-on bientôt dire? La liberté d’expression n’existe plus. Elle n’est plus que l’apanage de certains, les mêmes.

Des hommes  et des femmes (celles par exemple qui, avec Catherine Deneuve et Elisabeth Lévy, ont signé la tribune dans Le Monde sur la « liberté d’importuner ») le savent. Ou l’apprendront rapidement.

C’est tout de suite qu’il aurait fallu défendre la liberté d’expression. Dès qu’elle a été menacée. Parce que la liberté d’expression est inconditionnelle. Quand on interdit à qui que ce soit de dire quoi que ce soit, on a déjà condamné la liberté d’expression dans son ensemble à l’agonie et à la mort. La société moderne et contemporaine en donne la preuve. La grande violée de cette époque, c’est la liberté d’expression.

David Hamilton n’aurait JAMAIS « eu les menottes aux poignets dans le box des accusés »

Publié le 11 janvier 2018 par defensededavidhamilton

***

Il est extrêmement étrange de voir que Flavie Flament donne, de plus en plus, son avis sur tout…

C’est étonnant, venant d’une personne qui, bien qu’ayant été chargée d’une mission ministérielle, tient des propos qui manifestent une ignorance crasse des lois en vigueur en France.

Au sujet de David Hamilton, elle a dit (journal Elle, 2017) : « J’aurais tant voulu le voir face à un juge, les menottes aux poignets. J’aurais voulu croiser son regard dans le box des accusés ».

http://www.elle.fr/Societe/Interviews/Flavie-Flament-J-aurais-tant-voulu-voir-David-Hamilton-face-a-un-juge-3564290

Flavie Flament ignore donc, entre autres, qu’au titre de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme (interdisant la torture et autres formes de mauvais traitements), la Cour Européenne des droits de l’Homme s’est prononcée contre le menottage ou le port d’entraves.

En droit français, l’article 803 du code de procédure pénale énonce que « nul ne peut être soumis au port des menottes ou des entraves que s’il est considéré soit comme dangereux pour autrui ou pour lui-même, soit comme susceptible de prendre la fuite ».

Or, il est fort peu probable que, même si David Hamilton avait été conduit dans un tribunal, il eût été, considérant et sa délicatesse naturelle, et son grand âge, susceptible de représenter un grand danger, ou de prendre la fuite.

Pas de chance pour Flavie Flament, mais le nouveau code de déontologie applicable depuis le 1er janvier 2014 à la police et à la gendarmerie (dispositions insérées dans le code de la sécurité intérieure à l’article R. 434-17) traite en partie du même sujet. Même en milieu pénitentiaire, une personne détenue peut faire l’objet d’un menottage exclusivement « s’il n’est d’autre possibilité de la maîtriser, de l’empêcher de causer des dommages ou de porter atteinte à elle-même ou à autrui » (art. 7 du décret n° 2013-368 du 30 avril 2013 relatif aux règlements intérieurs des établissements pénitentiaires). Pareillement, lors d’un contrôle d’identité, les fonctionnaires de police ou les militaires de la gendarmerie ne peuvent poser des menottes que si la personne interpellée a manifesté par ses gestes ou par ses propos des intentions d’agressivité (circulaire du 18 janvier 2013).

Flavie Flament, en tout état de cause, n’aurait donc jamais vu David Hamilton « menotté » ».

En tout cas, tant que la loi n’aurait pas été changée, et tant que Flavie Flament n’aurait pas été chargée d’une mission ministérielle sur le menottage des vieillards de 83 ans dans le box des accusés.

Quand Flavie Flament près de son lit très romantique avec un dessus de lit rose accrochait des tas de photos de David Hamilton

Publié le 10 janvier 2018 par defensededavidhamilton

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OK! Age tendre, numéro 656, du 8 août au 14 août 88 ; pages centrales 16 et 17, « Miss Ok!  chez elle »: « Mon lit est très romantique avec un dessus de lit rose. Au mur j’ai accroché des tas de posters avec des photos de David Hamilton »…

Flavie Flament a affirmé (en 2016) avoir été violée (en 1987) par David Hamilton…

Elle a  déclaré dans plusieurs entretiens, comme dans son livre La Consolation, que récemment, chez son psy, une photographie d’elle par David Hamilton lui aurait rendu « par hasard » la mémoire de ce viol.

En tout cas, elle n’avait pas oublié cette photo en 1988, puisque c’est la photo qu’elle a envoyée (un an donc après 1987) à OK Magazine, et qui lui a donc servi à se faire élire Miss OK 1988.

C’est Flavie Lecanu (la future Flavie Flament) qui le disait avec fierté en 1989 dans le numéro  d’OK! Age tendre, numéro 656, du 8 août au 14 août 88 ; pages centrales 16 et 17, « Miss Ok!  chez elle »

OK! Age tendre, numéro 656, du 8 août au 14 août 88 ; pages centrales 16 et 17, « Miss Ok!  chez elle »

Donc, il conviendrait de croire?…

  • que Flavie Lecanu envoyait en 1988 sa photo prise par David Hamilton à OK! Age tendre,

  • photographie dont elle reparlait ensuite et à de nombreuses occasions dans les colonnes d’OK! Age tendre,

  • « Mon lit est très romantique avec un dessus de lit rose. Au mur j’ai accroché des tas de posters avec des photos de David Hamilton »…, comme elle le racontait dans un numéro d’OK! Age tendre (un an après le « viol » présumé subi en 1987).

  • … Puis qu’elle aurait « retrouvé » ladite photographie « par hasard » (sic) chez son psy (son psy qui lui avait demandé de lui apporter son album de photos)…

 

Fabuleux, non?

OK! Age tendre, numéro 656, du 8 août au 14 août 88

« Liberté d’importuner » de Catherine Deneuve: faut-il braire comme l’Ane ou rossignoler comme le Rossignol?

Publié le 10 janvier 2018 par defensededavidhamilton

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C’est curieux. J’avais cru entendre chanter les vertus de la libération de la parole. Or, voici que Catherine Deneuve prend la parole, et ça ne va plus… Or, si Mesdames Flavie Flament Laurence Rossignol et Marlène Schiappa, par exemple, ont certes droit à la parole, si elles ont certes le droit de libérer leur parole (et qui les en empêche?), ce droit ne leur est suppose-t-on pas réservé. On suppose donc qu’Elisabeth Lévy (« Causeur ») Catherine Deneuve et d’autres aient elles aussi droit à la parole.

A moins que dans l’esprit de certaines, la libération de la parole ce soit pour elles seules, et que les paroles des femmes qui ne pensent pas comme elles n’aient aucune valeur?…

Dans une tribune publiée dans Le Monde, une centaine de femmes ont défendu avec beaucoup de courage et d’esprit «la liberté d’importuner» pour les hommes, «indispensable à la liberté sexuelle».  C’est signé Catherine Millet, Catherine Robbe-Grillet, Catherine Deneuve, Brigitte Lahaie, Elisabeth Lévy. Pas n’importe qui.

Bref, une tribune parfaitement rationnelle et sereine, qui s’émeut d’un retour «du puritanisme» et de l’avènement d’«un féminisme qui prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité».

Sur Twitter, l’ancien ministre des « Droits des femmes », une certaine Laurence Rossignol, a parlé d’une «étrange angoisse de ne plus exister sans le regard et le désir des hommes. Et qui conduit des femmes intelligentes à écrire des énormes âneries».

Dois-je comprendre que, dans l’esprit de Madame l’ex-ministre Rossignol, celui qui ne pense pas comme elle dit des « âneries »?

Que dirait-on, puisque Madame Rossignol parle d’âneries, et pour former un charmant bestiaire, que d’autres gens rossignolent (http://www.cnrtl.fr/definition/rossignoler  ) ?

«Dommage que notre grande Catherine Deneuve se joigne à ce texte consternant», a tweeté un autre ex-ministre, Ségolène Royal, adressant ses «pensées aux victimes de violence sexuelle, écrasées par la peur d’en parler».

Curieux, parce que le texte de Catherine Deneuve et des signataires de la tribune condamnent bien évidemment le viol.

Ce texte est «une tribune pour défendre le droit d’agresser sexuellement les femmes (et pour insulter les féministes)», a pour sa part affirmé une certaine Caroline De Haas.

«Révoltant. À rebours de la prise de conscience actuelle», selon Osez le féminisme, qui rappelle qu’«une femme sur six sera agressée ou violée au cours de sa vie».

On ne voit pas très bien le rapport. La tribune de Catherine Deneuve revendique le droit à la drague, et à ce qu’un homme ne soit pas poursuivi pour « viol » s’il a dragué une femme. Il ne s’agit pas de légitimer le viol ou l’agression, mais de ne pas placer les relations entre homme et femme sous l’épée de Damoclès de la délation et de la suspicion systématiques.

Des hommes ont été «sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses “intimes” lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque», qu’y a-t-il de scandaleux à dire cela?

Catherine Robbe-Grillet, au nombre des signataires d’une louable pétition pour défendre le « droit d’importuner »

Publié le 9 janvier 2018 par defensededavidhamilton

article avec illustrations c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/01/09/catherine-robbe-grillet-au-nombre-des-signataires-dune-louable-petition-pour-defendre-le-droit-dimportuner/

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Un collectif de femmes (oui, de femmes!) – parmi lesquelles, pour en citer déjà trois, Catherine Deneuve, Brigitte Lahaie et Catherine Millet – a publié (9 janvier 2018) une tribune dans Le Monde pour « défendre la liberté d’importuner » qu’elles désirent laisser aux hommes. Mieux encore, elles ont le courage  de s’opposer à la « campagne de délations » de « balance ton porc ».

« La drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste », affirment des dizaines de femmes (des comédiennes, des écrivains, des chercheuses, des journalistes), rejetant le « puritanisme ».

Libération de la parole? « Cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche, et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices ! »

Enfin, des femmes déplorent que des hommes aient été « sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses intimes lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque ».

L’éditeur Joëlle Losfeld, l’actrice Ingrid Caven, la journaliste Elisabeth Lévy (« Causeur ») ou l’écrivain Catherine Robbe-Grillet (la veuve d’Alain Robbe-Grillet, dont les photographies de David Hamilton épousèrent au tout début des années 1970 à merveille un texte), « cette fièvre à envoyer les ‘porcs’ à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires ».

Elles concluent: « En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité. Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle. Nous sommes aujourd’hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle.«

OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!! DAVID HAMILTON C’ETAIT PAS OK !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Publié le 7 janvier 2018 par defensededavidhamilton

pour une version amplement illustrée c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/01/07/ok-ok-ok-david-hamilton-cetait-pas-ok/

***

Jean-Pierre Fleury:

  • Un bref rappel pour la toute petite histoire: les concours de « Miss OK » étaient ouverts aux filles de 12 à 18 ans.

Olivier Mathieu:

  • Diantre. 12 ans! Donc si je comprends bien, quand David Hamilton photographiait des filles de 15 ans et plus, c’était mal. Mais les candidates Miss OK de 12 ans, tout allait bien. OK!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Le règlement d’OK Age tendre demandait l’autorisation des parents.

Olivier Mathieu:

  • Tout comme David Hamilton demandait une autorisation. OK!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Oui.

Olivier Mathieu:

  • On a donc eu Mademoiselle Âge Tendre, puis Mlle Âge Tendre, puis Âge Tendre, puis OK Age tendre.

Jean-Pierre Fleury;

  • C’est exact.

Olivier Mathieu:

  • Diantre, ou ces messieurs aimaient beaucoup ce concept d’âge tendre, ou ils manquaient d’imagination dans leurs titres.

Jean-Pierre Fleury:

  • Sans doute. Et puis, OK, ça faisait bien américain. C’était « cool ».

Olivier Mathieu:

  • Ah oui, « cool » !

(Eclats de rire. Olivier Mathieu ne parvient pas à finir de prononcer le mot anglais « cool », tant il rit).

Jean-Pierre Fleury:

  • Je trouve que c’était un peu triste, ces filles de 12 à 18 ans exposées sur les couvertures de ces revues. C’était un peu triste parce que certaines avaient douze ans, c’était un peu triste parce que tout ça manquait de beauté, de sens esthétique. Ces filles avec des numéros, ça aurait pu aussi rappeler de si tristes choses, savez-vous?

Olivier Mathieu:

  • Oh oui, je sais! Je sais! OK!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Oui, ces numéros, ces photos, cette exposition de filles dont certaines avaient douze ans (ce n’est pas très vieux, douze ans) et qui prétendaient au « titre » de « Miss »… Les gens de ces magazines comme OK Age tendre, en excellents américanisés qu’ils étaient, devaient  savoir le sens de « Miss », « Mistress », maîtresse. Des maîtresses de douze ans?

Olivier Mathieu:

  • Ah oui, si David Hamilton avait fait ça… Pas OK!!!!!!!!!!! Pas OK!!!!!!!!!!!!! Pas OK!!!!!!!!!!!!!!!!

(Rires. Olivier Mathieu s’étrangle de rire)

Jean-Pierre Fleury:

  • Et tout ça, tout ça était accompagné par des conseils, du genre de porter la minijupe. La minijupe à douze ans, vous comprenez? Avec une fillette (qu’ils imaginaient bien sexy, je suppose) en minijupe, avec des peluches pour bien faire comprendre son âge tendre. Très conceptuel non?

 

Olivier Mathieu:

  • Ah oui, je comprends, je comprends! OK!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!!! Très conceptuel! OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Oui, ces listes, ces photos, ces annuaires de gamines… Et, remarquez, ils les « aimaient toutes »!

 

Olivier Mathieu:

  • Oh, Jean-Pierre, c’est très touchant, cet amour; que dis-je cet amour? Cet amour universel! Car ils les aimaient toutes! Vous avez d’autres images, comme ça?

Jean-Pierre Fleury:

  • Pour être d’actualité (ça parle beaucoup de Johnny, soyons modernes, on va s’y mettre nous aussi), voyez cette photo d’une Miss OK (entre 12 et 18 ans, je ne sais pas quel âge elle avait) avec Johnny. Il s’était maquillé avec une grande fraîcheur, je trouve, sans doute pour mieux faire idole des âges tendres. Le résultat était éloquent.

 

Olivier Mathieu:

  • Oh! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!! C’est ravissant! Evidemment, ça change un peu de ce photographe, vous savez, qui faisait de photos poétiques, romantiques, sans maquillage ni éclairage. Vous savez, David Hamilton…

Jean-Pierre Fleury:

  • Oh! Olivier! Vous prononcez un nom dangereux à prononcer!

(Olivier Mathieu s’étrangle de rire)

Jean-Pierre Fleury:

  • Il y avait des miss de tous les âges, parmi les miss que ces messieurs ils aimaient toutes. En voici une de 17 ans.

Olivier Mathieu:

  • Oh! 17 ans! 17 ans, tant qu’il ne s’agit pas de David Hamilton, ça va non? OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!

 

 

Jean-Pierre Fleury:

  • Oh! Il y avait aussi 15. L’important c’est de les aimer toutes, non?

 

Olivier Mathieu:

  • Ah oui, 15! OK!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Quand on aime, on ne compte pas, Olivier. 12, 15, 17. Bagatelles… L’important c’était de les aimer toutes. Et cette culture que ça propageait! Regardez-moi ça: « Jean-Luc Lahaye tel qu’on ne le connaît pas! »

 

Olivier Mathieu:

  • Euh, c’est qui ce monsieur? Mais vous avez raison, Jean-Pierre! Regardez surtout  les deux photos des toutes jeunes filles, sur la plage. C’est vraiment C. comme CULture… Ces photos n’étaient pas  du tout là pour les voyeurs. C’était une vraie photo de mode, pour promouvoir des maillots de bain. C’était très sain, n’est-ce pas? On devait emmener ces jeunes filles sur des plages lointaines. Les photographes se déplaçaient si loin par seul amour de la culture et de la mode. C’est touchant! OK!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!

 

Jean-Pierre Fleury:

  • Très sain, oui… Mais qu’avez-vous, Olivier?

Olivier Mathieu:

  • Mais rien, Jean-Pierre. Je m’étranglais de  rire. Voilà, ça va mieux, maintenant. OK!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Et ici, ce pur bisou, ce bisou fraternel, paternel  de Jean-Luc Lahaye à une Miss OK. Et une autre petite vedette avec une autre petite Miss OK…

 

 

Olivier Mathieu:

  • Ce Jean-Luc Lahaye, que je ne  connais pas , avait l’air très présent dans ce magazine dont les plus grandes vedettes annonçaient « on les aime toutes ». OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Oh, Olivier, OK Age tendre c’était pour de vraies vedettes, Jean-Luc Lahaye, Michael Jackson. Pas pour des artistes comme pour ce… comment dites-vous, encore? David? David comment?

Olivier Mathieu:

  • David Hamilton.

Jean-Pierre Fleury:

  • Oh! Vous prononcez là un nom interdit, mon cher Olivier. C’est très laid, David Hamilton. le Mal absolu!…  La poésie, c’était OK Age Tendre, Jean-Luc Lahaye, Jean-Luc Delarue, Michael Jackson, c’était Flavie Lecanu Mistress OK 1988.

Olivier Mathieu:

  • OK!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury.

 

*

Olivier Mathieu:

– Maintenant, le pas OK.

Jean-Pierre Fleury :

– Ah non, Olivier ! Arrêtez! Cela pourrait donner des idées de beauté, de poésie, de romantisme aux gens! Ah non! Arrêtez! Plus jamais ça, Olivier! Plus jamais ça!

De « C’est Flavie qui a décidé » (Cyril Valéry Isaac Hanouna) au grand silence du C.S.A., en passant par le bon sens de Capucine Anav

Publié le 6 janvier 2018

par le blog En Défense de David Hamilton

***

La séquence ignoble de « Salut les terriens » (celle où Thierry Ardisson avait insulté Leonard David Hamilton, en l’accusant d’être un « violeur ») a fait l’objet peu après d’une « discussion » entre les chroniqueurs d’une autre émission, appelée celle-là « Touche pas à mon poste ».

L’un des invités à ce « débat » n’étant autre que… Benjamin Castaldi, qui a déclaré qu’il « ne peut que soutenir » la démarche de son ex-femme et a considéré que « les mots employés par Thierry Ardisson, c’est le minimum » (sic).

« Enculé » et « connard » c’était le minimum, qu’est-ce à dire? Benjamin Castaldi voudrait-il préciser sa pensée? « Enculé » et « connard » ce n’était pas assez, ci c’était le « minimum »? Et qu’aurait été le maximum? Quel aurait été le vocabulaire approprié, Benjamain Castaldi peut-il nous le dire? Ou encore, qu’aurait été la peine juste peine, selon Benjamin Castaldi érigé en juge (quoique n’étant pas juge)?

A ce moment, la comédienne Capucine Anav a quant à elle fait remarquer qu’on « ne peut pas balancer un nom comme ça, sans preuve, sans rien ».

C’était là un argument de bon sens. J’ai même envie de dire, quant à moi, que la réflexion de Capucine Anav était le minimum du bon sens.

Ce à quoi, pourtant, deux personnes présentes sur le plateau, un certain Jean-Luc Lemoine et une certaine Isabelle Mori Dubosc, lui répondirent que Flavie Flament « connaissait le nom de son agresseur » et « qu’elle avait l’air d’accord avec le nom qui a été prononcé ».

Précisions fort dignes qu’on les souligne et qu’on s’en souvienne: Flavie avait l’air d’accord.

Au demeurant, si elle n’avait pas été d’accord, elle aurait pu demander que la séquence soit coupée au montage…

Cela dit, la formulation de Jean-Luc Lemoine et d’Isabelle Mori Dubosc était incorrecte. Il fallait dire, si l’on voulait respecter et la langue française, et le droit aussi, que Flavie Flament connaissait le nom de l’homme qu’elle accusait de l’avoir agressée.

On se demande dans quel pays, ou à quelle époque, le fait de « connaître le nom » d’une personne que l’on accuse de « viol » aurait jamais été une « preuve » de culpabilité du « violeur » présumé…

Sinon, je vais aller accuser mon voisin de m’avoir piqué dix millions d’euros. Le commissaire : « Vous avez des preuves? » Moi: « Euh, non. Mais je connais son nom »…

Ce à quoi le petite amie de Louis Sarközy eut le bon goût, voire le courage de rétorquer: « Je ne sais pas, moi je me pose la question, pourquoi elle l’annonce si tard, en fait? »

Encore un propos de parfait bon sens.

Bon sens qui provoqua pourtant le silence et le malaise des chroniqueurs, Cyril Hanouna décidant d’enchaîner le plus rapidement possible sur la séquence suivante : « On va pas rentrer dans des débats là dessus, c’est Flavie qui a décidé » (sic).

La presse pipole en a conclu que « Capucine Anav avait évité de justesse le dérapage médiatique »

.Hallucinant. Tout simplement hallucinant!

Le seul et unique propos de bon sens était qualifié de « dérapage médiatique ».

Capucine Anav faisait noter qu’on ne peut pas lancer un nom comme ça, sans preuve, sans rien, parce que c’est en effet du lynchage médiatique.

Et cela contredit le principe même de présomption d’innocence!

Faisant usage de sa liberté d’expression, Capucine Anav demandait aussi pourquoi Flavie Flament avait parlé si tard de ce viol présumé.

Ce sont pourtant là les deux premières choses qu’énormément de personnes se demandaient.

Mais non, c’était un « dérapage médiatique ».

Tandis que traiter de « connard » et « d’enculé » un homme de 83 ans, tandis que se substituer à la justice pour accuser un homme au casier judiciaire vierge, un homme qui n’avait pas été non plus invité sur le plateau pour avoir la possibilité de se défendre, ça ce n’était pas un dérapage…?

Curieuse société.

Curieuses moeurs télévisées.

Curieux épisode, vraiment, où la présomption d ‘innocence d’un homme a été bafouée, où de graves accusations ont été lancées, où des insultes ont été proférées, mais où l’on a noté le silence complet du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) et où la pauvre Capucine Anav a été accusée, elle, de « dérapage »…

Il faut reconnaître que le « c’est Flavie qui a décidé » de Cyril Valéry Isaac Hanouna est admirable.

En français, qu’est-ce que cela veut dire? Que quand Flavie « décide », la présomption d’innocence n’existe plus?

Et / ou que l’on n’a pas le droit d’avoir un autre avis que Flavie, ou simplement de se poser des questions, sous peine de « dérapage médiatique »?

Folie pure.

FLAVIE FLAMENT : PETIT MALHEUR D’AVANCE OU GROS MALHEUR PASSÉ ?

Je lis le « roman » La Consolation et plus je lis ça et plus je trouve, entre sanglots, pleurs et arrachages de cheveux à répétition de « l’héroïne », que le vrai sujet du livre c’est le sexe en ses déboires de pauvre « Poupette » (Flavie Lecanu-Flament), manipulée par sa « méchante mère perverse » ; le reste est accessoire ; par exemple de son voyage à Tahiti payé par OK! elle annonce, elle dénonce s’être fait peloter par un aviné dans un ascenseur ! 

À lire F.F. on se rend donc compte que son livre est largement consacré au sexe, qu’elle a eu « un certain nombre » (enfin, un nombre certain) d’amoureux ou amants, qu’elle en est toujours insatisfaite au bout d’un laps de temps jamais très long, mais… qu’elle faisait ça pour faire plaisir à Maman. C’était un jeu pour elles, paraît-il, que Poupette lève du gibier sur les Champs Élysées. Il y a dans tout ça un côté pervers, provocateur, exhibitionniste (cf., plus tard, les photos dans la presse pipole, voir aussi le mime d’un orgasme sur YouTube « devant Stéphane Bern qui n’en croit pas ses yeux » (sic). 

Le sexe vu par F.F., c’était déjà en partie l’objet de son premier « roman » de 82 pages tirant à la ligne… Ce qui est parfaitement résumé ici par Grégoire Leménager(in Flavie Flament, à la ligne (ou la vie sexuelle de Poupette), L’Obs du 20 juillet 2011):

Après avoir eu le bon goût de naître un 2 juillet (1974) dans la Manche (à Valognes), où son grand-père élevait des trotteurs, Flavie Flament a été Miss Météo sur Canal+, puis a présenté toutes sortes d’émissions sur TF1, entre 1999 et 2009 [«Sagas», «Stars à domicile», «Vis ma vie» …]. Elle oeuvre sur RTL depuis septembre 2010. Flavie Flament publie un roman. Des «Chardons» très ardents, atomisés par une sexualité compliquée. Bizarre. »

« L’héroïne s’appelle Poupette. Elle prétend que «ce n’est pas son problème si papa a couché avec la première connasse qui passe», et dit qu’elle «s’en fout si [son papy] est allé faire des câlins cochons à d’autres dames», mais globalement, pour elle, la cause est entendue: «Les hommes sont des salauds. / Des lâches aussi.»

D’ailleurs, il n’y a qu’à voir comment ces messieurs mènent à la saillie une jument «en furie»: au tord-nez, puis «entravée», pour que l’étalon«magnifiquement excité» puisse «fourrer son sexe dans son ventre. / En forçant. / Plusieurs fois.»

En somme, Poupette n’aime guère que «Papa» et «Papy». Et pourtant, à titre personnel, elle ne déteste pas toujours un peu de sauvagerie dans l’acte sexuel, quand «les pores de sa peau ne sont plus que des clitoris béants en attente de la langue salvatrice…»

Mais le vrai mystère dans ces «Chardons» très ardents (le Cherche Midi, 15 euros), c’est cette manie d’aller à la ligne. [en seulement 82 pages] Après chaque phrase. / Comme ça. / Et comme ça. /Et puis encore comme ça. / Sans blague. / On se demande si ce sont des haïkus. / Ou si Flavie Flament écrit comme on tweete.

Le même livre est présenté ainsi par Le Cherche Midi, l’éditeur :

Elle a huit, vingt-cinq puis quarante ans… C’est une fille, une femme que la vie traverse et inonde. Douloureux, sensuel ou dévastateur, chaque épisode de ce premier roman inclassable semble imprimer une marque indélébile sur son corps. Un corps si fragile et si perméable qu’elle doit parfois s’en échapper. Alors, dans un style poétique incisif et très imagé, l’auteure accompagne cette gamine, cette épouse, cette mère et cette amante au-delà des violences de sa réalité ou au point le plus incandescent de son bonheur. Fil à fil, fragment après fragment, se dessine le portrait d’une femme, solaire, évanescente et vulnérable, qui résiste et résiste encore.

Poupette n’est responsable de rien, Poupette n’a rencontré que des crétins ; elle ne sait même plus pourquoi elle a couché avec l’un ou l’autre… Ainsi, elle ne sait pas pourquoi elle s’est retrouvée avec le plus beau (évidemment) d’un wagon entier de colons de la SNCF (elle-même choisie parmi de belles fillettes bien évidemment), dans les toilettes minables, sales, miteuses d’un train, où il l’a prise… Si, pour faire plaisir à Maman qui souffrait de « sa vie de merde ». Voire pour s’en vanter auprès d’elle. Idem pour le rebelle de sa classe (ça c’est dans Les Chardons et c’est peut-être aussi le personnage de Hari dans La Consolation). Très modeste elle déclare qu’elle est belle et intelligente, et très conne elle déclare qu’elle aguichait les hommes sur les Champs-Élysées en compagnie de Maman qui la manageait. Lui disait comment faire…

Cette fille, dès l’âge de 13 ans, était envahie par l’idée de sa « beauté » et de son « intelligence », et elle a su très rapidement aguicher les hommes, bien ou mal conseillée par Maman. Elle l’écrit dans son livre, Poupette a su dès quinze ans « ramasser » « à coups d’œillades et d’effets de cul rebondi savamment entretenus » (page 161). Elle savait parfaitement ce qu’elle faisait, mais c’était au fond, dit-elle, contre sa volonté de brimée et poussée par sa mauvaise mère qui vivait par procuration, par l’intermédiaire de sa fille… Si bien qu’à sa quarantaine échue, à la lire, on se demande même si tous ses échecs amoureux, non seulement avant mais même après son premier mariage et jusqu’à nos jours, ne seraient pas la faute de sa mère – mère perverse disent certains commentateurs anonymes, mère maquerelle énoncent d’autres tout aussi anonymes.

***

Depuis toujours donc, elle a l’obsession de se faire remarquer, qu’on la regarde, qu’on parle d’elle. Qu’on l’admire.  J’ai noté que sa hargne contre David Hamilton est apparue quand elle s’est retrouvée sur le déclin : moins de photos dénudées dans la presse pipole,  séparation d’avec Castaldi qui l’a selon elle non seulement trompée mais violentée, giflée ; misère, la pauvre !  Ceci donnera une partie des jérémiades de son premier « roman », œuvrette triviale qui tire à ligne pire qu’un « poème » contemporain : Les Chardons. Comme elle est totalement imbue de sa petite personne, son second « roman » ne pouvait qu’empirer le tableau : elle n’a pu être qu’abusée puis « violée » (une ou plusieurs fois ? elle sème le doute) et ceci par un personnage mondialement connu, David Hamilton, pas par un anonyme, voyons ; il faut garder son rang. Ça la fait remonter chez les pipoles où elle ne naviguait plus qu’à vue, et même dans l’ensemble des media. Tout se tient en fait dans son délire (entretenu par son psy). Violentée, violée. Avec un mort à l’appui, David Hamilton, pour sa promotion publicitaire, et quoi à suivre ?

Lisez sa modestie congénitale :

« Poupette est un oiseau, un ange, un ballon de baudruche, une bulle de savon… Une petite bulle de savon qui virevolte dans le vent, ballottée, un brin hystérique, qui tournoie, insolente de beauté, imprudente de fragilité, éphémère et ivre ; elle se frotte à la dune, par un miracle y échappe, et s’approche trop près des chardons »(page 120)

Curieux roman, autobiographie, document (rayer les mots qui ne conviennent pas) que La Consolation. Moi, je dirais roman d’initiation, certes bien différent d’une Éducation Sentimentale, et de bien d’autres encore…

Pauvre Poupette la grandissime modeste, assoiffée de reconnaissance pour le moins nationale, connue maintenant internationalement, enfin le temps d’un scandale qui aurait dû être judiciaire, si belle et si intelligente, comme tu l’écris (je te rassure, moi je suis vieux et moche, ou plus exactement vieux donc moche et bête) toi qui dès ta première rencontre avec David Hamilton t’es entichée de notoriété, de Miss OK! puis d’emballer du gros gibier avec œillades et « en dandinant du cul », puis de t’exhiber dénudée plus tard chez les pipoles, Gala et autres journaux de cette espèce, puis enfin de te frotter à la « littérature »… Sic!

***

Oui ! j’écris « pauvre Poupette ». On va analyser un peu ton livre. Certes, je ne vais développer que certains aspects, ton livre m’intéresse en tant que document disons psycho-lexical. Tu te veux écrivain, tu revendiques de faire partie de la confrérie des écrivains, moi ça ne me gêne pas. Tu as le droit d’être la Guy des Gares du malheur ; c’est comme tu veux. De toute façon, je me moque pas mal des confréries. De la main droite qui tient ma plume, je peux me dire : peu m’en chaut. J’ai sur certains points épluché ton livre, je le prends comme un témoignage de tes obsessions.

Ta thèse centrale est donc : — Tout ce qui m’est arrivé et qui m’arrive encore est de la faute à Maman. J’ai pourtant fait tout ça pour lui faire plaisir, ne plus l’entendre crier, pleurer, pour qu’elle échappe à « sa vie de merde » (sic), pour qu’elle soit un peu heureuse, gentille, souriante. Brave Poupette ; j’écris « brave » un peu comme lorsqu’on dit « brave bête ».

— Et tout a capoté de mon fait, moi la mauvaise fille pourtant emplie de bonne volonté.

Enfin, c’est ce que tu disais autrefois, mais ce n’est plus du tout ce que tu dis et écris maintenant depuis que l’on t’a inculqué la haine de David Hamilton, à défaut de la haine de toi. La haine, la méchanceté, le dégoût éternels, l’absence de tout pardon et le goût totalitaire pour la damnatio memoriae. La vengeance barbare. — Je vais poursuivre D H dans sa mort même, et je veux la peau de ma mère. Tout ça sur fond de souvenirs douteux et de manipulations contestables.

Tu l’as « expliqué » il y a déjà plusieurs années à ta méchante et mauvaise mère, au temps de ton déclin télévisuel ; et c’est pourquoi tu ne la fréquentes plus. Mais l’assommes de ta rancœur mal établie, faussement assurée. Même Flament, Castaldi, Quatrefages, c’est au fond de la faute à Maman ; redisons-le.

Tu es haineuse, et finalement on en revient, si l’on peut dire, à ta mauvaiseté intrinsèque que ta mère (dis-tu) dénonçait déjà lorsque tu étais toute jeune. Toi, l’apparente victime innocente et naïve, la sainte-nitouche rouée de la virginité offusquée, violentée, martyrisée. Un article de Gala récent, reprenant lui-même un vieil article (de plus de dix ans) de Paris Match dont je n’ai pas la référence, fait dire à ta génitrice : « Ma fille est quelqu’un de fragile. Durant son enfance, ses frères la taqui­naient en l’ap­pe­lant «petit malheur d’avance». Elle a besoin qu’on s’oc­cupe d’elle. »

Moi j’aurais plutôt envie de dire : fille dangereuse qui peut créer de gros malheurs en retard.

Oui venons-en à ton moi, à moins que ce ne soit à ton inconscient ou mieux encore à ton ça, à la manière dont parle Groddeck, hélas (tu apprécieras, j’évoque ici l’un de tes mots fétiches). J’ai établi une petite statistique (et je suis certainement en-dessous de la vérité car certaines choses ont dû m’échapper). Tu as vraiment une propension à répéter certains termes, termes bateaux, termes triviaux. Tu es la nouvelle Zola des lieux communs, de la vulgarité gratuite et du dédain, du mépris de petite et éphémère parvenue. J’ai compté pour la première moitié de ton livre (arrêt page 124 exactement de l’édition de 2016) ; j’avoue avoir eu la flemme d’aller plus loin et de recenser toujours la même chose, épuisé d’ennui, devant la redondance de certains mots, certaines expressions, certaines situations, prévisibles, attendues, en cet amoncellement insatiable de sexe, je veux dire du sexe sans art.

mots seuls (au masculin, féminin, pluriel selon les cas) ou dans des expressions ; du plus utilisé au moins

nombre d’occurrences

corps ; chairs, peau

9

nu ; nudité

7

seins ; nénés, tétons ; buste, épaules

12

ventre, bas-ventre, bide, bidon, nombril

14

cul

6

fesses, fessée, miches

8

sexe (d’homme ou de femme)

12

pubis

2

zizi, bite ; quéquette

9

gland, testicules

2

mouse* ; souris, minou ; (petites ou grosses) lèvres

15

foufounes, vulves, chattes, utérin

4

cuisses ; hanches

8

jambe ; canne, mollets

9

poils

4

cellulite

2

gueule, engueuler, s’engueuler, dégueulasse (s. ou adj.), faire la gueule,

14

mollard, éructé

2

pisser, pipi, vessie

4

merde, emmerdé, chier, chipoter

8

taloches, claques

3

mauvaise, méchante, mauvais, mal ; ou encore : malheur, méchant, détestable, dégoût, dégoûté, dégoûtant, méchanceté, exécrable, ignoble, répugnant, etc…

au moins deux ou trois douzaines des premiers mots surtout

(cf. en particulier les pages 39 à 41, ou elle décortique les dictionnaires)

moche

8

bourreau

3

prédateur ; criminel

4

pervers, perversion, vicelard, cochon

4

viol, violée

3

bordel, putain, boîte à partouze

6

conne, connerie

2

vieux, vieille (nom ou adjectif essentiellement péjoratif ; esprit dégoûté et/ou méprisant de « l’autrice »)

16

En voilà une indigestion de mots du corps, du sexe, du bas ou du mépris. Ajoutons-y une liste affligeante d’expressions toutes fort peu littéraires pour un « roman » comme il est écrit en gros sous la page de titre de ton ouvrage. Qui plus est patronné par de grosses pointures de chez Lattès. Dont une sommité de la littérature jésuitique publicitaire à gros tirage bardé de prix et de breloques. À si gros tirage que certains le surnomment Eskhárion, le meilleur des braseros.

Du cliché en veux-tu, en voilà (infime partie de ce que l’on trouve dans cet « ouvrage de dame » fort peu distinguée :

numéro de page :

21 coup de pied aux fesses
23 fait la gueule
23 sur les genoux de l’oncle pervers
23 la vieille tante poilue qui pue
23 et mon cul sur la commode
26 ça sent mauvais
27 prendre une fessée
29 se prendre une bonne fessée
29 envie de faire pipi
29 ça va chier
53 elle a « pris du cul »
61 se fout de la gueule
63 ne pense qu’à sa gueule
63 traîner le cul à Paris
91 plonger le cul vers le ciel
111 grosse connerie
112 ça va chier,
113 putain de caractère, faire la gueule (2 fois)
120 Poupette […] rit à présent à gorge déployée

etc.

Le bon goût et l’élévation de pensée à toutes les pages entre les zizis des mâles et « les pubis épilés, touffus… » (p. 79), les « souris », les « sexes de femme » (p. 92), les « petites lèvres » et la « jolie mouse »(p. 93), Ou encore dans des expressions comme: « Ses grosses lèvres. Une mouse vieille et fatiguée », « ce sexe rouge, un peu béant, en vacances… » (p. 93), « une joie mouse, toute fraîche, toute propre » (P. 94), « Une boîte à partouze »(page 123). Que de complaisance à en rajouter, je dirais même : quelle fascination !

Poupette manie beaucoup l’enflure, l’exagération, telle est du moins l’opinion de certains de ses proches (ou ex proches). Page 58, elle a grossi : « Poupette est monstrueuse. Laide. Vilaine et méchante. » Page 59, elle nous aligne à sa charge : « malfaisant, maléfique, parasite, se déteste, se maudit, se conchie, s’arrache les cheveux, etc. » Un régime alimentaire devient un bagne, une torture ; un corps mince, une anorexie.

***

Ainsi que le rappelait déjà Élisabeth Philippe dans sa recension pour Les Inrockuptibles (03/07/11) des Chardons, ta première oeuvre, ton premier ouvrage :

« Le livre raconte la vie d’une femme à différents âges : Poupette amoureuse du rebelle du lycée, Poupette anorexique, Poupette trompée, Poupette au Monoprix… Il est aussi question de l’horoscope du Parisien, de l’odeur du poulet rôti et des pets d’après-gigot. On ne sait pas s’il s’agit d’autofiction. En tout cas, Flavie Flament persévère dans l’ordinaire et le lieu commun avec une fascinante abnégation qui confine au sublime. « Elle aime les clichés », écrit-elle dans Les Chardons, lapidaire. Définitive. Et cette normalité affichée, presque revendiquée, fait d’elle une excentrique contemporaine. »(cf. l’article « Les Chardons » : la reconversion de Flavie Flament en écrivaine).

Alors, tu comprendras, Poupinette, qu’à lire ce grand oeuvre littéraire de caniveau, je sois surpris de rencontrer certains passages disons « poétiques » ou un peu travaillés qui détonnent. Je comprends alors que tu dises « merci à Grégoire Delacourt, qui a toujours cru en ce livre et [t]’a donné la force d’écrire » et « merci à Karina Hocine pour son soutien indéfectible, sa patience et sa délicatesse ». Drôle de délicatesse finalement, sur un fond d’ouvrage grossier.

Au sommet de ton art du trivial et du bas assumé, tu en viens Poupette à commettre de l’inattendu (tu évoques ainsi tes « petits seins sauvages » page 90), ou encore tu nous offres un alexandrin : « Que le monde est petit, et que la mer est grande » (page 120) qui ne dénaturerait pas du tout, l’ironie en moins, parmi le langage volontairement ambigu et joueur des Poésies de Lautréamont, lui qui écrivait déjà au siècle de plus d’un vrai poète « les gémissements poétiques de ce siècle ne sont que des sophismes ». Alexandrin (volontaire ou malgré lui?) gigantesque de banalité. « Le monde » avec un « e » à la fin et « la mer » sans « e », tiens ! en voilà un pied de nez aux adulateurs d’une orthographe non plus châtiée mais châtrée.

Mais avançons dans la déconfiture. F.F. nous offre un portrait du « vieux photographe » (expression répétée un nombre incalculable de fois) comme si ses mots à elle devaient ou pouvaient prouver, par ses outrances répétitives et vulgaires, la véracité des prétendus abus sexuels dudit photographe, David Hamilton, à une époque où ce dernier avait 54 ans et n’était donc pas spécialement « vieux »…

Un portrait qui évidemment correspond davantage à « l’auteure » (sic) présente, qu’à une tendre et sensible, innocente jeune fille de treize ans (plus ou moins pubère on ne sait trop). J’ai noté au milieu d’autres choses :

n° de p.
71

« Tapi comme un prédateur, silencieux comme un fauve, il l’épie. »

72

 » Sans la quitter du regard, il se lève, se dirige vers leur table… Et maman sourit. »

84

« un sexe de vieux », « un vieux zizi », « un gland rosé » [mais néanmoins buriné, cf p.85]

85

« Un long sexe tout flasque comme la queue du mickey sur lequel les petites filles, au manège, ont trop tiré quand leur tour s’est présenté. Une quéquette aux allures de vieille guirlande fatiguée à coups de festivités, un mauvais boudin pour éviter les courants d’air, un sexe de vieux, fripé, buriné à force d’exhibitions au soleil… »

85

« le pitoyable bout de chair »

86

« vieux dégueulasse »

88

« ses fesses plates et flasques »,

89

le corps du photographe est « un amas de peau striée de veines, de vergetures, de graisse en résistance et de rides » ; il s’agit d' »un monstre aux cernes teintés de vert, aux dents jaunies et déchaussées, au torse décharné. »

91

« un vieux cochon, la bite mi-molle à l’air et l’objectif dressé vers nulle part ».

102/103

« Il rôde autour de moi depuis tout à l’heure. Promène // ses doigts dégueulasses sur mes hanches, effleure mes tétons, dompte une mèche, et s’attarde sur mes épaules. »

103

« le vieux photographe » aux « perversions secrètes »

103

« Prédateur. Pervers, il tend la main. Je vois encore, sur le mur blanc, l’ombre de ses doigts ouverts qui viennent caresser longuement l’une de mes cuisses, ses doigts qui vont et viennent inlassablement, irritent ma peau, torturent mon esprit et transpercent mes chairs. »

105

« nauséabond et ignominieux dessein », « dépouille fripée »

107

« déchet »

108

« criminel », « des doigts qui la pénètre », « du sang, du malsain, du crado, dégueulasse, du vomi, de la puanteur… de la merde », « vieux dégueulasse »

109

« la vierge est violée », « sexe rougi », « le bide flasque et la bite molle, le photographe… »

Dans ce portrait à charge, dans cette caricature sans aucune retenue, qui veut prouver par son outrance, je ne vois aucunement une pauvre et délicate petite fille peu au fait du sexe mais – au virage redoutable de la ride – une quarantenaire haineuse à pattes d’oie et double menton bien engagé et non assumé. J’y lis une véritable aversion pour la vieillesse qui la guette, elle aussi comme tout le monde, avec son statut redouté de future grand-mère.

On a l’impression que le malheur, le grand malheur, le seul malheur du photographe est avant tout d’être « fripé » (je cite), « buriné », « flasque », « mou », « nauséabond », quelque ignoble « déchet » sans talent (« talent » et « art » sont totalement exclus du livre) qui traîne sa « dépouille » laide, repoussante, répugnante comme celle de « la vieille tante poilue qui pue » (cf. plus haut). En un mot toute sa vieille beurkitude ! Je me risquerai même à dire que ce vieux schnock n’a jamais franchement bandé, éjaculé, joui devant le petiot joyau inégalé de la Terre. Erreur, qui sait, mortelle. Quel manque de sensibilité, de courtoisie, de galanterie. Tel est le paradoxe.

Enfin, pour ceux qui n’auraient pas compris qui était ce « photographe mondialement connu » (donc pas le premier venu, hein! Poupette), la spécialiste française des viols, la Zola impudique de ses fantasmes, la traumatisée simulatrice d’orgasme audio-visuel, et adoratrice de son propre corps, nous glisse rien que deux indices. Page 109 : « Il lui tend – nous dit-elle- une serviette qui traîne sur le portant en plastique. Vert anglais. » Page 111 : elle évoque « son accent à la con ». Je suis surpris par cette seconde remarque alors même que tout ce qui vient des pays anglo-saxons semble lui convenir, mais certes dans la tendance libéralo-démocrate américaine commune des bobos bling-bling. Il n’est que de parcourir les réseaux sociaux de F.F. sur Internet. Ou de lire page 34 de son ouvrage : « Poupette soupire, tend son drapeau américain devant sa fenêtre et, en glissant dans son lit, se demande si papa viendra lui dire bonne nuit ce soir. » F.F. adore tout ce qui est américain et américanisé, anglais. Mais pas l’accent anglais de David Hamilton…

***

À propos de Papa. « Mais ça fait longtemps – ajoute-t-elle – que Papa n’est pas venu voir Poupette pour lui souhaiter de beaux rêves. » Je ne sais pas si Poupette a même envisagé que son père par une forme de pudeur, ou parce qu’il prend déjà sa fille pour une grande, ne veuille pas, disons, l’importuner ou l’infantiliser.

Papa c’est l’émotif, le sensible qui pleure en écoutant Sa Jeunesse de Charles Aznavour, l’introverti qui parle peu, laisse faire quand Maman est l’extravertie et l’active. Papa est bien aimé par Poupette, pourtant Poupette nous dit que chacun peut subir ses taloches. Comme lorsqu’elle s’admirait Narcisse dans le reflet d’une poignée de porte. Mais elle en rajoute sur les claques, dit Olivier Lecanu, un de ses frères.

Selon Poupette c’est Maman qui a « un talent indéniable » pour se faire ouvrir les portes, approcher les vedettes (cf. La Consolation page 163) ; c’est elle qui admoneste sa fille en ses termes : « Si j’avais eu ta gueule, ma pauvre fille… Et si tu avais mon intelligence » (page 166).

Sa mère concède (dans un numéro de Paris Match) qu’elle a poussé sa fille devant les photo­graphes. Mais elle pondère en ajoutant « Un jour, elle a réussi à nous faire entrer sur le plateau de « Ciel, mon mardi! », que j’ado­rais (…) Elle était ultra-débrouillarde et, avec elle, j’ai vécu beau­coup de choses par procu­ra­tion. » 

« Elle était ultra-débrouillarde » est en contradiction totale avec l’image que Flavie donne d’elle poussée par sa mère ; voir par exemple chapitre « volte-face » (pages 163 à 165) ; il montre une Poupette très timorée, « nulle », « nouillasse »devant « les vedettes » de la télévision ou de la chanson… 

Maman, c’est celle que Poupette voit « un verre de vin à côté d’elle, et une clope entre ses doigts jaunis » (page 35), celle qui est là « tous les soirs en sirotant son kir »(page 62), celle du bistrot avec sa fille. Celle dont le caractère est toujours imprévisible. Celle qui dénigre Poupette en disant qu’elle est « celle qui [lui] fait le plus de mal ».

Mais, bizarrement, Poupette, c’est celle qui imite consciemment ou pas. Poupette c’est également la cigarette et, à une époque plus contemporaine, celle qui « boit quelques verres de trop », qui sort une bouteille de Bourgogne pour la boire seule… Oserais-je évoquer le mimétisme ? 

La vision que Poupette a « des autres », hors de son proche champ de vision, hors de son entourage, est sans équivoque. Il lui faut l’admiration de « ces hommes beaucoup plus âgés qui se retournent sur son passage »(p. 55), de préférence des gens connus, « de qualité », friqués, connus ; elle-même admirant le luxe et le strass, « la parade des créatures dont elle pensait qu’elles n’existaient qu’à la télé ou sur les unes de magazines » (p.70) « Ça change des pêcheurs en méduses [sic] qui sentent l’éperlan » ajoute-t-elle encore (p. 71). Il lui arrive même de prendre de la hauteur, du moins le pense-t-elle et c’est ainsi que « de son promontoire, elle observe la valse des insectes en villégiature, des transats que l’on déplie et des corps qui s’ouvrent à la chaleur du soleil. Créatures qui luttent contre le vent […] Silhouettes frêles dans le soleil du matin [qui] allaient trouver là un réconfort salvateur. Utérin. » (pp. 117-8)

Elle « dénonce » « les femmes qui rentrent le ventre et étalent leur indice 10 sur leurs seins et les cuisses offertes à la galerie… » (p. 118), mais elle oublie ses propres exhibitions dénudées et parfois rondelettes étalées aux unes ou en plusieurs pages intérieures de la presse pipole. D’ailleurs, elle n’a aucun point commun avec la plèbe qui l’entoure et glose sur « ce qui fait que ces gens-là sont heureux sur la même plage toujours, avec le même horizon et le même vendeur de glaces » (p. 119)…

 

Jean-Pierre Fleury

Avec la collaboration technique d’Olivier Mathieu

Moeurs germanopratines: l’époque des génies à la douzaine, du côté de la rue aussi bien que du côté de la cour.

Je savais l’importance qu’a eue Jean-Luc Delarue pour Flavie Flament. Maintenant, j’ai fait une autre découverte.

Côté cour, un monsieur répondant au nom, cette fois, non de Delarue mais de Delacourt, et prénommé Grégoire, a été en octobre 2016 l’un des dédicataires du « roman » La Consolation de Flavie Flament.

Laquelle, je trouve et ça n’engage que moi, n’a pas vraiment dans son premier « roman » Les Chardons le même style (si je puis dire) que dans son deuxième « roman » La Consolation.

Qui sait ce qu’en pense ce Grégoire Delacourt, qui doit en savoir long de littérature? En tout cas, Grégoire Delacourt a un blog littéraire, et des gens bien informés me jurent même qu’il serait écrivain (il va falloir que je lise ses oeuvres!), et il avait lu dès le 19 octobre 2016, à tel point qu’il semblait le connaître aussi bien que s’il l’avait écrit lui-même, tout le « roman » La Consolation, parce que sur ce blog il enseignait que : « De tous les très beaux chapitres du livre de Flavie Flament »…

Il y a encore du fabuleux, ici. Du fabuleux et du parfaitement orchestré dans la promo!

Aux alentours du 16 octobre 2016, déjà, la presse savait (par qui?) qu’à la lecture du « roman » La Consolation, Grégoire Delacourt avait écrit à Flavie Flament: « A la lecture de ce livre, l’écrivain Grégoire Delacourt lui a envoyé ce message: Merci pour tous ces enfants saccagés»…

Voilà donc un monsieur qui n’appartient évidemment pas – comme moi –  au commun des mortels (ceux qui sont obligés, les pauvres, d’aller faire la queue dans les librairies) puisqu’il avait lu le livre de Flavie Flament, et intégralement encore (il était capable de décider quel était le plus beau « de tous les très beaux chapitres » de ce livre trois jours avant sa parution).

Logique, étant l’un des éditeurs de ce « roman ».

Le journal Le Parisien, quant à lui, était informé dès le 23 novembre 2014 que Flavie Flament écrivait son deuxième « roman » (sic), La Consolation donc: « Après son premier roman Les Chardons, sorti en 2011, Flavie Flament prépare le deuxième ».

Le même article du 23 novembre 2014 la décrivait, coïncidence, « à l’aise pour discuter d’émotions avec l’écrivain Grégoire Delacourt ».

« Dans Flavie, il y a vie », note sur son blog (et avec une sagacité, avec un sens prodigieusement développé de l’observation!) ce même Grégoire Delacourt, pardon, l’écrivain Grégoire Delacourt, un spécialiste (si je comprends bien) quand il s’agit de discuter d’émotions.

Et dans Flament il y a quoi? Qu’y aurait-il donc, M’sieur Delacourt, dans Flament? Voulez-vous m’aider, M’sieur Delacourt, moi vous savez je n’suis qu’un imbécile…

En tout cas, on est bien content de voir qu’il y a deux ans, Le Parisien annonçait dans le même article que Flavie Flament préparait son deuxième « roman » et qu’elle causait d’émotions avec Grégoire Delacourt, puis que ce livre est sorti, dédié à Grégoire Delacourt, et que Grégoire Delacourt le trouve génial.

Pour « documenter » un peu la mort si étrange de David Hamilton

Plus passe le temps, et plus il est permis de parler  sereinement. Et donc, à la suite de rapprochements de faits d’apparence anodine, mais qui ne sont pas du tout hors-sujet, même s’il s’agit de faits trop longtemps ignorés du public, il est possible d’affirmer que le hasard fait parfois un peu trop bien les choses.

Il est intéressant de constater que Flavie Flament a passé un accord, en 2014 ou 2015, avec la société de production Éléphant & Cie pour la réalisation de documentaires.

Éléphant & Cie a été fondé en 1999 par les journalistes Emmanuel Chain (qui sort tout droit du milieu médical de Neuilly-sur-Seine) et Thierry Bizot (qui n’est le petit-fils de Jean-Jacques Bizot, sous-gouverneur de la Banque de France et neveu de Jacques de Larosière, gouverneur de la même Banque de France).

Il est vrai qu’elle pouvait difficilement se produire elle-même puisque la société de production 2 F Productions dont elle était la gérante semble être en sommeil depuis 2014.

Elle ne pouvait sans doute pas non plus s’adresser à son « ex », le réalisateur de télévision Pierre Quatrefages, moins parce qu’elle venait de le quitter que parce que la propre société de production de Quatrefages, P4 Productions, a été radiée le 29/10/2014.

Elle s’est donc tournée vers Emmanuel Chain, sans doute parce que ce dernier était proche d’elle déjà à l’époque lointaine où elle se nommait encore Flavie Lecanu, bref à l’époque où après avoir été « Miss OK! 88 » elle fit ses premières classes à M6. Et cela avant de se marier en 1993 avec Bertrand Flament, réalisateur d’émissions télévisées de variétés, dont elle a conservé le patronyme.

Dès 2014/2015, la date où elle déclare avoir repris et achevé son livre La Consolation , elle envisagea de réaliser ou de faire réaliser un ou des documentaires.

Puis, quelques mois après la mort tragique de David Hamilton (83 ans), autrement dit dès le printemps ou l’été 2017, un film reprenant le titre de La Consolation était tourné pour être ensuite diffusé sur les écrans de télévision à l’automne dernier, accompagné d’un « documentaire ».

Parmi les producteurs, tiens!  Éléphant Productions.

Flavie Flament, en 2014-2015, pressentait-elle déjà les événements qui ont suivi? Ou attendait-elle le moment propice à l’exploitation de tout cela?

On peut constater que non seulement elle a diffamé publiquement David Hamilton (comme ensuite pratiquement tous les media, se recopiant les uns, les autres, Ardisson se chargeant en plus de l’insulter), mais qu’elle chargea en outre une comparse de harceler au téléphone le vieil homme (« quatre heures avant sa mort » déclare-t-elle, en se montrant de la sorte plus précise même que ce qui a été déclaré officiellement sur son acte de décès enregistré à la mairie du sixième arrondissement de Paris !)…

Donc David Hamilton se serait « lâchement assassiné, échappant à la Justice », disait Flavie Flament en substance (et en laissant sa porte entrouverte dans une mise en scène ne correspondant absolument pas au personnage discret et bien élevé qui était celui du photographe). Flavie Flament  ajouta alors qu’elle le poursuivrait de sa haine « jusque dans la mort », propos qui rappelle celui que son frère Olivier Lecanu lui attribue, puisqu’Olivier Lecanu affirme que Flavie Flament lui aurait confié son désir que leur mère « se foute en l’air » (synonyme de « se suicider »).

Pourtant, l’épisode du « suicide » de David Hamilton fut-il si inattendu que cela? Ou au contraire, n’était-il pas parfaitement attendu par quelqu’un? N’était-il pas  pour le moins prévisible parmi les gens « bien informés »?  En tout cas, ce très curieux suicide aurait eu lieu trois jours après la nomination de Flavie Flament à son poste de la « commission de consensus » relative à l’allongement du délai de prescription des viols, mission voulue par l’État.

David Hamilton allait porter plainte. Le 25 novembre 2016, on le retrouva donc mort, « un sac de plastique sur la tête et la porte ouverte », juste le jour de la Journée contre la violence faite faites aux femmes…
Ainsi fut prononcé son arrêt de mort sans appel, confirmant pourtant la sentence première de la vindicte populacière étalée dégueulassement sur l’Internet des lâches anonymes.

Et le silence de la Justice fut très éloquent.

Olivier Mathieu, écrivain,
et Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie.

Quand Emmanuel Chain se rapprochait notamment de Flavie

Publié le 1 janvier 2018 par defensededavidhamilton

 

***

Né en 1962 à Neuilly-sur-Seine, Emmanuel Chain est (selon l’article que lui consacre Wikipédia, qui reprend lui-même des informations largement rendues publiques par la presse) le fils de François Chain, neurologue, et de Marie-Claire Cornély, psychothérapeute. Lors d’un entretien, il a évoqué ses grands-parents maternels, des juifs d’Europe Centrale déportés durant la Seconde Guerre mondiale. Emmanuel Chain a été marié avec Catherine Joubert, psychiatre et, c’est ce qui nous intéresse ici, il a également fréquenté l’animatrice Flavie Flament.

Il l’a même fréquentée extrêmement jeune, car il existe des photographies (certaines ont été diffusées sur Internet) de lui (né en 1962) en compagnie de Flavie Flament (née en 1974)  aux alentours de 1989.

Je me réfère notamment à une photographie parue sur Internet où, sous couvert d’écriture phonétique, quelqu’un a orthographié le nom Chain en « Chein ». Mais sans aucun doute, il s’agit d’une photographie d’Emmanuel Chain, de Flavie Lecanu (et aussi de deux autres enfants). La photographie est prise à la belle saison (peut-être même en Normandie à Port-Bail).

http://moustic50.skyrock.com/576519240-Flavie-Flament-&-Michael-Chein-che-po-komen-sa-sicri.html

Notons le nombre impressionnant de psychothérapeutes et de psychiatres autour de lui, et aussi que la carrière d’Emmanuel Chain a commencé avec son émission « Capital », sur M6, en 1988, juste l’année de Flavie Lecanu Miss OK 1988.

Emmanuel Chain avait trente ans en 1992. Et l’on serait donc curieux de savoir quand il a fréquenté Flavie Flament car, à part de rarissimes articles, leur relation n’a jamais bénéficié de beaucoup de publicité « médiatique ».

« Le journaliste de Capital a eu plusieurs histoires d’amour plus ou moins officielles avec des personnalités publiques (Mazarine Pingeot notamment) », lisait-on dans Elle du 25 février 2016.

Tandis que sur un « Portrait d’Emmanuel Chain » publié sur le site de l’Observatoire des journalistes et de l’information médiatique, ojim.fr, on lit que : « Emmanuel Chain est né en août 1962 à Neuilly-sur-Seine. Fils d’un neurologue, François Chain, et d’une psychothérapeute, Marie-Claire Cornély, il a été marié avec une psychiatre, Catherine Joubert, avant de se rapprocher, un temps, de Mazarine Pingeot, la fille adultérine de François Mitterrand ou de Flavie Flament. Emmanuel Chain a évoqué dans un entretien le sort de ses grands-parents maternels, des juifs d’Europe Centrale, déportés durant la seconde guerre mondiale ».

https://www.ojim.fr/portraits/emmanuel-chain/

Peu après la création de la société Eléphant & Cie, ladite société a produit «Unisexe», le « magazine multithématique » présenté par Flavie Flament. Sur M6.

Encore en 2014, la société de production d’Emmanuel Chain, Eléphant & Compagnie, avait un « contrat d’exclusivité » avec Flavie Flament.

Savez-vous qui a produit le téléfilm « La Consolation » et « FLAVIE FLAMENT : VIOL SUR MINEURS, MON COMBAT CONTRE L’OUBLI » (un film de 70 minutes écrit par Flavie Flament et Karine Dusfour et diffusé sur France 5 le mercredi 15 novembre 2017 à 20h50)? Je vous le donne en mille: Béatrice Schonberg, Thierry Bizot et Gaël Leiblang. Et Emmanuel Chain (Eléphant Doc).

Elephant Doc est une filiale de la société Elephant & Cie d’Emmanuel Chain.

Bref, le téléfilm « Mon combat contre l’oubli« , consacré à la « pédophilie » présumée (mais jamais condamnée, à supposer seulement qu’elle ait existé, par quelque tribunal que ce soit) de David Hamilton, ce téléfilm compte parmi ses principaux producteurs Emmanuel Chain dont la devise a longtemps été « Aime et fais ce que tu veux », et qui fréquentait Flavie Lecanu (future Flavie Flament) quand celle-ci avait l’âge de quinze ou seize ans et qui, selon son portrait publié sur le site de l’Observatoire des journalistes, s’est « notamment rapproché » d’elle.

Le journal Voici numéro 677 (30/10/2000) évoquait lui aussi ce rapprochement entre Emamnuel Chain (48 ans) et Flavie Flament (26 ans), qu’il connaissait depuis que cette dernière avait quinze ou seize ans.

Il est même possible de penser que la maman de Flavie Lecanu, Madame Catherine Lecanu, servait de nounou aux enfants que l’on voit sur cette photo :

http://moustic50.skyrock.com/576519240-Flavie-Flament-&-Michael-Chein-che-po-komen-sa-sicri.html

 

L’important, c’est de combattre contre l’oubli.