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Je remets en sommeil mon blog pour quelque temps, mais pense y ajouter des articles épisodiquement.

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Brigitte Lahaie et le fantasme du viol : la grande violée de cette époque s’appelle liberté d’expression.

Publié le 12 janvier 2018 par defensededavidhamilton

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Brigitte Lahaie causerait-elle davantage de scandale que, à son époque, la scène fameuse du viol de Cécile Volanges, racontée par Choderlos de Laclos dans  Les liaisons dangereuses?…

Il est curieux de voir que les propos de Brigitte Lahaie suscitent tant de fureur. Le petit monde médiatique, qui est bien souvent ignorant de toutes choses, et qui coïncide avec les « bons » autoproclamés, semble s’horrifier du fait que, selon Brigitte Lahaie, une femme puisse jouir d’un viol. Chose qui ne peut pourtant pas être exclue, à la lumière de divers travaux scientifiques.

Brigitte Lahaie a-t-elle lu Bivona J. and Critelli J. (2009). The Nature of Women’s Rape Fantasies : An Analysis of Prevalence, Frequency, and Contents. Journal of Sex Research, 46 (1), 33-45…

Car, à en croire les travaux récents de deux psychologues (Jenny Bivona et Joseph Critelli) et d’un sociologue (Michael Clark) américains, entre 31 et 62 % des femmes ont des fantasmes de viol.

En France, Peggy Sastre ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Peggy_Sastre   ) écrivait dans l’Obs: « Pour 52% d’entre elles, il s’agissait d’être « sexuellement forcée par un homme ». Question fréquence, 40% le concevait au moins une fois par mois et 20% au moins une fois par semaine. (…) Niveau lien entre « vraie vie » et imagination, les chercheurs n’ont observé aucune corrélation significative entre le fait d’avoir réellement subi un viol et de fantasmer dessus ».

Voir:

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/548716-comment-les-femmes-peuvent-elles-fantasmer-a-propos-de-viol.html

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Pour qui comprend l’anglais, encore, cet article scientifique décrivant à quel point le fantasme du viol serait assez largement répandu:

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/jsm.12734/full

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Lire :

http://www.lessymboles.com/les-fantasmes-sexuels-anormaux-existent-ils/

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A consulter aussi, pour parfaire l’information au sujet des travaux de ces chercheurs américains:

« D’après une étude menée par Jenny Bivona, Joseph Critelli et Michael Clark, psychologues et sociologues américains, l’origine de ce fantasme serait le manque d’estime de soi. Selon cette théorie, le fantasme implique la femme serait si attirante que les individus qui la croisent n’arriveraient plus à contrôler leurs pulsions sexuelles. Ainsi, le fantasme du viol participerait à donner confiance à la personne à laquelle il appartient ».

https://www.softparis.fr/2017/07/fantasme-les-questions-se-poser-avant-de-les-realiser/

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Que le viol effectif soit un crime, nul ne le nie (et notamment pas Brigitte Lahaie). Que ce soit aussi un thème littéraire et un fantasme, il faudrait pour le nier être un bel hypocrite.

Mais au train où vont les choses, que pourra-t-on bientôt dire? La liberté d’expression n’existe plus. Elle n’est plus que l’apanage de certains, les mêmes.

Des hommes  et des femmes (celles par exemple qui, avec Catherine Deneuve et Elisabeth Lévy, ont signé la tribune dans Le Monde sur la « liberté d’importuner ») le savent. Ou l’apprendront rapidement.

C’est tout de suite qu’il aurait fallu défendre la liberté d’expression. Dès qu’elle a été menacée. Parce que la liberté d’expression est inconditionnelle. Quand on interdit à qui que ce soit de dire quoi que ce soit, on a déjà condamné la liberté d’expression dans son ensemble à l’agonie et à la mort. La société moderne et contemporaine en donne la preuve. La grande violée de cette époque, c’est la liberté d’expression.

David Hamilton n’aurait JAMAIS « eu les menottes aux poignets dans le box des accusés »

Publié le 11 janvier 2018 par defensededavidhamilton

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Il est extrêmement étrange de voir que Flavie Flament donne, de plus en plus, son avis sur tout…

C’est étonnant, venant d’une personne qui, bien qu’ayant été chargée d’une mission ministérielle, tient des propos qui manifestent une ignorance crasse des lois en vigueur en France.

Au sujet de David Hamilton, elle a dit (journal Elle, 2017) : « J’aurais tant voulu le voir face à un juge, les menottes aux poignets. J’aurais voulu croiser son regard dans le box des accusés ».

http://www.elle.fr/Societe/Interviews/Flavie-Flament-J-aurais-tant-voulu-voir-David-Hamilton-face-a-un-juge-3564290

Flavie Flament ignore donc, entre autres, qu’au titre de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme (interdisant la torture et autres formes de mauvais traitements), la Cour Européenne des droits de l’Homme s’est prononcée contre le menottage ou le port d’entraves.

En droit français, l’article 803 du code de procédure pénale énonce que « nul ne peut être soumis au port des menottes ou des entraves que s’il est considéré soit comme dangereux pour autrui ou pour lui-même, soit comme susceptible de prendre la fuite ».

Or, il est fort peu probable que, même si David Hamilton avait été conduit dans un tribunal, il eût été, considérant et sa délicatesse naturelle, et son grand âge, susceptible de représenter un grand danger, ou de prendre la fuite.

Pas de chance pour Flavie Flament, mais le nouveau code de déontologie applicable depuis le 1er janvier 2014 à la police et à la gendarmerie (dispositions insérées dans le code de la sécurité intérieure à l’article R. 434-17) traite en partie du même sujet. Même en milieu pénitentiaire, une personne détenue peut faire l’objet d’un menottage exclusivement « s’il n’est d’autre possibilité de la maîtriser, de l’empêcher de causer des dommages ou de porter atteinte à elle-même ou à autrui » (art. 7 du décret n° 2013-368 du 30 avril 2013 relatif aux règlements intérieurs des établissements pénitentiaires). Pareillement, lors d’un contrôle d’identité, les fonctionnaires de police ou les militaires de la gendarmerie ne peuvent poser des menottes que si la personne interpellée a manifesté par ses gestes ou par ses propos des intentions d’agressivité (circulaire du 18 janvier 2013).

Flavie Flament, en tout état de cause, n’aurait donc jamais vu David Hamilton « menotté » ».

En tout cas, tant que la loi n’aurait pas été changée, et tant que Flavie Flament n’aurait pas été chargée d’une mission ministérielle sur le menottage des vieillards de 83 ans dans le box des accusés.

Quand Flavie Flament près de son lit très romantique avec un dessus de lit rose accrochait des tas de photos de David Hamilton

Publié le 10 janvier 2018 par defensededavidhamilton

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OK! Age tendre, numéro 656, du 8 août au 14 août 88 ; pages centrales 16 et 17, « Miss Ok!  chez elle »: « Mon lit est très romantique avec un dessus de lit rose. Au mur j’ai accroché des tas de posters avec des photos de David Hamilton »…

Flavie Flament a affirmé (en 2016) avoir été violée (en 1987) par David Hamilton…

Elle a  déclaré dans plusieurs entretiens, comme dans son livre La Consolation, que récemment, chez son psy, une photographie d’elle par David Hamilton lui aurait rendu « par hasard » la mémoire de ce viol.

En tout cas, elle n’avait pas oublié cette photo en 1988, puisque c’est la photo qu’elle a envoyée (un an donc après 1987) à OK Magazine, et qui lui a donc servi à se faire élire Miss OK 1988.

C’est Flavie Lecanu (la future Flavie Flament) qui le disait avec fierté en 1989 dans le numéro  d’OK! Age tendre, numéro 656, du 8 août au 14 août 88 ; pages centrales 16 et 17, « Miss Ok!  chez elle »

OK! Age tendre, numéro 656, du 8 août au 14 août 88 ; pages centrales 16 et 17, « Miss Ok!  chez elle »

Donc, il conviendrait de croire?…

  • que Flavie Lecanu envoyait en 1988 sa photo prise par David Hamilton à OK! Age tendre,

  • photographie dont elle reparlait ensuite et à de nombreuses occasions dans les colonnes d’OK! Age tendre,

  • « Mon lit est très romantique avec un dessus de lit rose. Au mur j’ai accroché des tas de posters avec des photos de David Hamilton »…, comme elle le racontait dans un numéro d’OK! Age tendre (un an après le « viol » présumé subi en 1987).

  • … Puis qu’elle aurait « retrouvé » ladite photographie « par hasard » (sic) chez son psy (son psy qui lui avait demandé de lui apporter son album de photos)…

 

Fabuleux, non?

OK! Age tendre, numéro 656, du 8 août au 14 août 88

« Liberté d’importuner » de Catherine Deneuve: faut-il braire comme l’Ane ou rossignoler comme le Rossignol?

Publié le 10 janvier 2018 par defensededavidhamilton

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C’est curieux. J’avais cru entendre chanter les vertus de la libération de la parole. Or, voici que Catherine Deneuve prend la parole, et ça ne va plus… Or, si Mesdames Flavie Flament Laurence Rossignol et Marlène Schiappa, par exemple, ont certes droit à la parole, si elles ont certes le droit de libérer leur parole (et qui les en empêche?), ce droit ne leur est suppose-t-on pas réservé. On suppose donc qu’Elisabeth Lévy (« Causeur ») Catherine Deneuve et d’autres aient elles aussi droit à la parole.

A moins que dans l’esprit de certaines, la libération de la parole ce soit pour elles seules, et que les paroles des femmes qui ne pensent pas comme elles n’aient aucune valeur?…

Dans une tribune publiée dans Le Monde, une centaine de femmes ont défendu avec beaucoup de courage et d’esprit «la liberté d’importuner» pour les hommes, «indispensable à la liberté sexuelle».  C’est signé Catherine Millet, Catherine Robbe-Grillet, Catherine Deneuve, Brigitte Lahaie, Elisabeth Lévy. Pas n’importe qui.

Bref, une tribune parfaitement rationnelle et sereine, qui s’émeut d’un retour «du puritanisme» et de l’avènement d’«un féminisme qui prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité».

Sur Twitter, l’ancien ministre des « Droits des femmes », une certaine Laurence Rossignol, a parlé d’une «étrange angoisse de ne plus exister sans le regard et le désir des hommes. Et qui conduit des femmes intelligentes à écrire des énormes âneries».

Dois-je comprendre que, dans l’esprit de Madame l’ex-ministre Rossignol, celui qui ne pense pas comme elle dit des « âneries »?

Que dirait-on, puisque Madame Rossignol parle d’âneries, et pour former un charmant bestiaire, que d’autres gens rossignolent (http://www.cnrtl.fr/definition/rossignoler  ) ?

«Dommage que notre grande Catherine Deneuve se joigne à ce texte consternant», a tweeté un autre ex-ministre, Ségolène Royal, adressant ses «pensées aux victimes de violence sexuelle, écrasées par la peur d’en parler».

Curieux, parce que le texte de Catherine Deneuve et des signataires de la tribune condamnent bien évidemment le viol.

Ce texte est «une tribune pour défendre le droit d’agresser sexuellement les femmes (et pour insulter les féministes)», a pour sa part affirmé une certaine Caroline De Haas.

«Révoltant. À rebours de la prise de conscience actuelle», selon Osez le féminisme, qui rappelle qu’«une femme sur six sera agressée ou violée au cours de sa vie».

On ne voit pas très bien le rapport. La tribune de Catherine Deneuve revendique le droit à la drague, et à ce qu’un homme ne soit pas poursuivi pour « viol » s’il a dragué une femme. Il ne s’agit pas de légitimer le viol ou l’agression, mais de ne pas placer les relations entre homme et femme sous l’épée de Damoclès de la délation et de la suspicion systématiques.

Des hommes ont été «sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses “intimes” lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque», qu’y a-t-il de scandaleux à dire cela?

Catherine Robbe-Grillet, au nombre des signataires d’une louable pétition pour défendre le « droit d’importuner »

Publié le 9 janvier 2018 par defensededavidhamilton

article avec illustrations c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/01/09/catherine-robbe-grillet-au-nombre-des-signataires-dune-louable-petition-pour-defendre-le-droit-dimportuner/

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Un collectif de femmes (oui, de femmes!) – parmi lesquelles, pour en citer déjà trois, Catherine Deneuve, Brigitte Lahaie et Catherine Millet – a publié (9 janvier 2018) une tribune dans Le Monde pour « défendre la liberté d’importuner » qu’elles désirent laisser aux hommes. Mieux encore, elles ont le courage  de s’opposer à la « campagne de délations » de « balance ton porc ».

« La drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste », affirment des dizaines de femmes (des comédiennes, des écrivains, des chercheuses, des journalistes), rejetant le « puritanisme ».

Libération de la parole? « Cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche, et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices ! »

Enfin, des femmes déplorent que des hommes aient été « sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses intimes lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque ».

L’éditeur Joëlle Losfeld, l’actrice Ingrid Caven, la journaliste Elisabeth Lévy (« Causeur ») ou l’écrivain Catherine Robbe-Grillet (la veuve d’Alain Robbe-Grillet, dont les photographies de David Hamilton épousèrent au tout début des années 1970 à merveille un texte), « cette fièvre à envoyer les ‘porcs’ à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires ».

Elles concluent: « En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité. Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle. Nous sommes aujourd’hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle.«

OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!! DAVID HAMILTON C’ETAIT PAS OK !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Publié le 7 janvier 2018 par defensededavidhamilton

pour une version amplement illustrée c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/01/07/ok-ok-ok-david-hamilton-cetait-pas-ok/

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Jean-Pierre Fleury:

  • Un bref rappel pour la toute petite histoire: les concours de « Miss OK » étaient ouverts aux filles de 12 à 18 ans.

Olivier Mathieu:

  • Diantre. 12 ans! Donc si je comprends bien, quand David Hamilton photographiait des filles de 15 ans et plus, c’était mal. Mais les candidates Miss OK de 12 ans, tout allait bien. OK!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Le règlement d’OK Age tendre demandait l’autorisation des parents.

Olivier Mathieu:

  • Tout comme David Hamilton demandait une autorisation. OK!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Oui.

Olivier Mathieu:

  • On a donc eu Mademoiselle Âge Tendre, puis Mlle Âge Tendre, puis Âge Tendre, puis OK Age tendre.

Jean-Pierre Fleury;

  • C’est exact.

Olivier Mathieu:

  • Diantre, ou ces messieurs aimaient beaucoup ce concept d’âge tendre, ou ils manquaient d’imagination dans leurs titres.

Jean-Pierre Fleury:

  • Sans doute. Et puis, OK, ça faisait bien américain. C’était « cool ».

Olivier Mathieu:

  • Ah oui, « cool » !

(Eclats de rire. Olivier Mathieu ne parvient pas à finir de prononcer le mot anglais « cool », tant il rit).

Jean-Pierre Fleury:

  • Je trouve que c’était un peu triste, ces filles de 12 à 18 ans exposées sur les couvertures de ces revues. C’était un peu triste parce que certaines avaient douze ans, c’était un peu triste parce que tout ça manquait de beauté, de sens esthétique. Ces filles avec des numéros, ça aurait pu aussi rappeler de si tristes choses, savez-vous?

Olivier Mathieu:

  • Oh oui, je sais! Je sais! OK!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Oui, ces numéros, ces photos, cette exposition de filles dont certaines avaient douze ans (ce n’est pas très vieux, douze ans) et qui prétendaient au « titre » de « Miss »… Les gens de ces magazines comme OK Age tendre, en excellents américanisés qu’ils étaient, devaient  savoir le sens de « Miss », « Mistress », maîtresse. Des maîtresses de douze ans?

Olivier Mathieu:

  • Ah oui, si David Hamilton avait fait ça… Pas OK!!!!!!!!!!! Pas OK!!!!!!!!!!!!! Pas OK!!!!!!!!!!!!!!!!

(Rires. Olivier Mathieu s’étrangle de rire)

Jean-Pierre Fleury:

  • Et tout ça, tout ça était accompagné par des conseils, du genre de porter la minijupe. La minijupe à douze ans, vous comprenez? Avec une fillette (qu’ils imaginaient bien sexy, je suppose) en minijupe, avec des peluches pour bien faire comprendre son âge tendre. Très conceptuel non?

 

Olivier Mathieu:

  • Ah oui, je comprends, je comprends! OK!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!!! Très conceptuel! OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Oui, ces listes, ces photos, ces annuaires de gamines… Et, remarquez, ils les « aimaient toutes »!

 

Olivier Mathieu:

  • Oh, Jean-Pierre, c’est très touchant, cet amour; que dis-je cet amour? Cet amour universel! Car ils les aimaient toutes! Vous avez d’autres images, comme ça?

Jean-Pierre Fleury:

  • Pour être d’actualité (ça parle beaucoup de Johnny, soyons modernes, on va s’y mettre nous aussi), voyez cette photo d’une Miss OK (entre 12 et 18 ans, je ne sais pas quel âge elle avait) avec Johnny. Il s’était maquillé avec une grande fraîcheur, je trouve, sans doute pour mieux faire idole des âges tendres. Le résultat était éloquent.

 

Olivier Mathieu:

  • Oh! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!! C’est ravissant! Evidemment, ça change un peu de ce photographe, vous savez, qui faisait de photos poétiques, romantiques, sans maquillage ni éclairage. Vous savez, David Hamilton…

Jean-Pierre Fleury:

  • Oh! Olivier! Vous prononcez un nom dangereux à prononcer!

(Olivier Mathieu s’étrangle de rire)

Jean-Pierre Fleury:

  • Il y avait des miss de tous les âges, parmi les miss que ces messieurs ils aimaient toutes. En voici une de 17 ans.

Olivier Mathieu:

  • Oh! 17 ans! 17 ans, tant qu’il ne s’agit pas de David Hamilton, ça va non? OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!

 

 

Jean-Pierre Fleury:

  • Oh! Il y avait aussi 15. L’important c’est de les aimer toutes, non?

 

Olivier Mathieu:

  • Ah oui, 15! OK!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Quand on aime, on ne compte pas, Olivier. 12, 15, 17. Bagatelles… L’important c’était de les aimer toutes. Et cette culture que ça propageait! Regardez-moi ça: « Jean-Luc Lahaye tel qu’on ne le connaît pas! »

 

Olivier Mathieu:

  • Euh, c’est qui ce monsieur? Mais vous avez raison, Jean-Pierre! Regardez surtout  les deux photos des toutes jeunes filles, sur la plage. C’est vraiment C. comme CULture… Ces photos n’étaient pas  du tout là pour les voyeurs. C’était une vraie photo de mode, pour promouvoir des maillots de bain. C’était très sain, n’est-ce pas? On devait emmener ces jeunes filles sur des plages lointaines. Les photographes se déplaçaient si loin par seul amour de la culture et de la mode. C’est touchant! OK!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!

 

Jean-Pierre Fleury:

  • Très sain, oui… Mais qu’avez-vous, Olivier?

Olivier Mathieu:

  • Mais rien, Jean-Pierre. Je m’étranglais de  rire. Voilà, ça va mieux, maintenant. OK!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Et ici, ce pur bisou, ce bisou fraternel, paternel  de Jean-Luc Lahaye à une Miss OK. Et une autre petite vedette avec une autre petite Miss OK…

 

 

Olivier Mathieu:

  • Ce Jean-Luc Lahaye, que je ne  connais pas , avait l’air très présent dans ce magazine dont les plus grandes vedettes annonçaient « on les aime toutes ». OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!

Jean-Pierre Fleury:

  • Oh, Olivier, OK Age tendre c’était pour de vraies vedettes, Jean-Luc Lahaye, Michael Jackson. Pas pour des artistes comme pour ce… comment dites-vous, encore? David? David comment?

Olivier Mathieu:

  • David Hamilton.

Jean-Pierre Fleury:

  • Oh! Vous prononcez là un nom interdit, mon cher Olivier. C’est très laid, David Hamilton. le Mal absolu!…  La poésie, c’était OK Age Tendre, Jean-Luc Lahaye, Jean-Luc Delarue, Michael Jackson, c’était Flavie Lecanu Mistress OK 1988.

Olivier Mathieu:

  • OK!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! OK!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury.

 

*

Olivier Mathieu:

– Maintenant, le pas OK.

Jean-Pierre Fleury :

– Ah non, Olivier ! Arrêtez! Cela pourrait donner des idées de beauté, de poésie, de romantisme aux gens! Ah non! Arrêtez! Plus jamais ça, Olivier! Plus jamais ça!

De « C’est Flavie qui a décidé » (Cyril Valéry Isaac Hanouna) au grand silence du C.S.A., en passant par le bon sens de Capucine Anav

Publié le 6 janvier 2018

par le blog En Défense de David Hamilton

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La séquence ignoble de « Salut les terriens » (celle où Thierry Ardisson avait insulté Leonard David Hamilton, en l’accusant d’être un « violeur ») a fait l’objet peu après d’une « discussion » entre les chroniqueurs d’une autre émission, appelée celle-là « Touche pas à mon poste ».

L’un des invités à ce « débat » n’étant autre que… Benjamin Castaldi, qui a déclaré qu’il « ne peut que soutenir » la démarche de son ex-femme et a considéré que « les mots employés par Thierry Ardisson, c’est le minimum » (sic).

« Enculé » et « connard » c’était le minimum, qu’est-ce à dire? Benjamin Castaldi voudrait-il préciser sa pensée? « Enculé » et « connard » ce n’était pas assez, ci c’était le « minimum »? Et qu’aurait été le maximum? Quel aurait été le vocabulaire approprié, Benjamain Castaldi peut-il nous le dire? Ou encore, qu’aurait été la peine juste peine, selon Benjamin Castaldi érigé en juge (quoique n’étant pas juge)?

A ce moment, la comédienne Capucine Anav a quant à elle fait remarquer qu’on « ne peut pas balancer un nom comme ça, sans preuve, sans rien ».

C’était là un argument de bon sens. J’ai même envie de dire, quant à moi, que la réflexion de Capucine Anav était le minimum du bon sens.

Ce à quoi, pourtant, deux personnes présentes sur le plateau, un certain Jean-Luc Lemoine et une certaine Isabelle Mori Dubosc, lui répondirent que Flavie Flament « connaissait le nom de son agresseur » et « qu’elle avait l’air d’accord avec le nom qui a été prononcé ».

Précisions fort dignes qu’on les souligne et qu’on s’en souvienne: Flavie avait l’air d’accord.

Au demeurant, si elle n’avait pas été d’accord, elle aurait pu demander que la séquence soit coupée au montage…

Cela dit, la formulation de Jean-Luc Lemoine et d’Isabelle Mori Dubosc était incorrecte. Il fallait dire, si l’on voulait respecter et la langue française, et le droit aussi, que Flavie Flament connaissait le nom de l’homme qu’elle accusait de l’avoir agressée.

On se demande dans quel pays, ou à quelle époque, le fait de « connaître le nom » d’une personne que l’on accuse de « viol » aurait jamais été une « preuve » de culpabilité du « violeur » présumé…

Sinon, je vais aller accuser mon voisin de m’avoir piqué dix millions d’euros. Le commissaire : « Vous avez des preuves? » Moi: « Euh, non. Mais je connais son nom »…

Ce à quoi le petite amie de Louis Sarközy eut le bon goût, voire le courage de rétorquer: « Je ne sais pas, moi je me pose la question, pourquoi elle l’annonce si tard, en fait? »

Encore un propos de parfait bon sens.

Bon sens qui provoqua pourtant le silence et le malaise des chroniqueurs, Cyril Hanouna décidant d’enchaîner le plus rapidement possible sur la séquence suivante : « On va pas rentrer dans des débats là dessus, c’est Flavie qui a décidé » (sic).

La presse pipole en a conclu que « Capucine Anav avait évité de justesse le dérapage médiatique »

.Hallucinant. Tout simplement hallucinant!

Le seul et unique propos de bon sens était qualifié de « dérapage médiatique ».

Capucine Anav faisait noter qu’on ne peut pas lancer un nom comme ça, sans preuve, sans rien, parce que c’est en effet du lynchage médiatique.

Et cela contredit le principe même de présomption d’innocence!

Faisant usage de sa liberté d’expression, Capucine Anav demandait aussi pourquoi Flavie Flament avait parlé si tard de ce viol présumé.

Ce sont pourtant là les deux premières choses qu’énormément de personnes se demandaient.

Mais non, c’était un « dérapage médiatique ».

Tandis que traiter de « connard » et « d’enculé » un homme de 83 ans, tandis que se substituer à la justice pour accuser un homme au casier judiciaire vierge, un homme qui n’avait pas été non plus invité sur le plateau pour avoir la possibilité de se défendre, ça ce n’était pas un dérapage…?

Curieuse société.

Curieuses moeurs télévisées.

Curieux épisode, vraiment, où la présomption d ‘innocence d’un homme a été bafouée, où de graves accusations ont été lancées, où des insultes ont été proférées, mais où l’on a noté le silence complet du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) et où la pauvre Capucine Anav a été accusée, elle, de « dérapage »…

Il faut reconnaître que le « c’est Flavie qui a décidé » de Cyril Valéry Isaac Hanouna est admirable.

En français, qu’est-ce que cela veut dire? Que quand Flavie « décide », la présomption d’innocence n’existe plus?

Et / ou que l’on n’a pas le droit d’avoir un autre avis que Flavie, ou simplement de se poser des questions, sous peine de « dérapage médiatique »?

Folie pure.

FLAVIE FLAMENT : PETIT MALHEUR D’AVANCE OU GROS MALHEUR PASSÉ ?

Je lis le « roman » La Consolation et plus je lis ça et plus je trouve, entre sanglots, pleurs et arrachages de cheveux à répétition de « l’héroïne », que le vrai sujet du livre c’est le sexe en ses déboires de pauvre « Poupette » (Flavie Lecanu-Flament), manipulée par sa « méchante mère perverse » ; le reste est accessoire ; par exemple de son voyage à Tahiti payé par OK! elle annonce, elle dénonce s’être fait peloter par un aviné dans un ascenseur ! 

À lire F.F. on se rend donc compte que son livre est largement consacré au sexe, qu’elle a eu « un certain nombre » (enfin, un nombre certain) d’amoureux ou amants, qu’elle en est toujours insatisfaite au bout d’un laps de temps jamais très long, mais… qu’elle faisait ça pour faire plaisir à Maman. C’était un jeu pour elles, paraît-il, que Poupette lève du gibier sur les Champs Élysées. Il y a dans tout ça un côté pervers, provocateur, exhibitionniste (cf., plus tard, les photos dans la presse pipole, voir aussi le mime d’un orgasme sur YouTube « devant Stéphane Bern qui n’en croit pas ses yeux » (sic). 

Le sexe vu par F.F., c’était déjà en partie l’objet de son premier « roman » de 82 pages tirant à la ligne… Ce qui est parfaitement résumé ici par Grégoire Leménager(in Flavie Flament, à la ligne (ou la vie sexuelle de Poupette), L’Obs du 20 juillet 2011):

Après avoir eu le bon goût de naître un 2 juillet (1974) dans la Manche (à Valognes), où son grand-père élevait des trotteurs, Flavie Flament a été Miss Météo sur Canal+, puis a présenté toutes sortes d’émissions sur TF1, entre 1999 et 2009 [«Sagas», «Stars à domicile», «Vis ma vie» …]. Elle oeuvre sur RTL depuis septembre 2010. Flavie Flament publie un roman. Des «Chardons» très ardents, atomisés par une sexualité compliquée. Bizarre. »

« L’héroïne s’appelle Poupette. Elle prétend que «ce n’est pas son problème si papa a couché avec la première connasse qui passe», et dit qu’elle «s’en fout si [son papy] est allé faire des câlins cochons à d’autres dames», mais globalement, pour elle, la cause est entendue: «Les hommes sont des salauds. / Des lâches aussi.»

D’ailleurs, il n’y a qu’à voir comment ces messieurs mènent à la saillie une jument «en furie»: au tord-nez, puis «entravée», pour que l’étalon«magnifiquement excité» puisse «fourrer son sexe dans son ventre. / En forçant. / Plusieurs fois.»

En somme, Poupette n’aime guère que «Papa» et «Papy». Et pourtant, à titre personnel, elle ne déteste pas toujours un peu de sauvagerie dans l’acte sexuel, quand «les pores de sa peau ne sont plus que des clitoris béants en attente de la langue salvatrice…»

Mais le vrai mystère dans ces «Chardons» très ardents (le Cherche Midi, 15 euros), c’est cette manie d’aller à la ligne. [en seulement 82 pages] Après chaque phrase. / Comme ça. / Et comme ça. /Et puis encore comme ça. / Sans blague. / On se demande si ce sont des haïkus. / Ou si Flavie Flament écrit comme on tweete.

Le même livre est présenté ainsi par Le Cherche Midi, l’éditeur :

Elle a huit, vingt-cinq puis quarante ans… C’est une fille, une femme que la vie traverse et inonde. Douloureux, sensuel ou dévastateur, chaque épisode de ce premier roman inclassable semble imprimer une marque indélébile sur son corps. Un corps si fragile et si perméable qu’elle doit parfois s’en échapper. Alors, dans un style poétique incisif et très imagé, l’auteure accompagne cette gamine, cette épouse, cette mère et cette amante au-delà des violences de sa réalité ou au point le plus incandescent de son bonheur. Fil à fil, fragment après fragment, se dessine le portrait d’une femme, solaire, évanescente et vulnérable, qui résiste et résiste encore.

Poupette n’est responsable de rien, Poupette n’a rencontré que des crétins ; elle ne sait même plus pourquoi elle a couché avec l’un ou l’autre… Ainsi, elle ne sait pas pourquoi elle s’est retrouvée avec le plus beau (évidemment) d’un wagon entier de colons de la SNCF (elle-même choisie parmi de belles fillettes bien évidemment), dans les toilettes minables, sales, miteuses d’un train, où il l’a prise… Si, pour faire plaisir à Maman qui souffrait de « sa vie de merde ». Voire pour s’en vanter auprès d’elle. Idem pour le rebelle de sa classe (ça c’est dans Les Chardons et c’est peut-être aussi le personnage de Hari dans La Consolation). Très modeste elle déclare qu’elle est belle et intelligente, et très conne elle déclare qu’elle aguichait les hommes sur les Champs-Élysées en compagnie de Maman qui la manageait. Lui disait comment faire…

Cette fille, dès l’âge de 13 ans, était envahie par l’idée de sa « beauté » et de son « intelligence », et elle a su très rapidement aguicher les hommes, bien ou mal conseillée par Maman. Elle l’écrit dans son livre, Poupette a su dès quinze ans « ramasser » « à coups d’œillades et d’effets de cul rebondi savamment entretenus » (page 161). Elle savait parfaitement ce qu’elle faisait, mais c’était au fond, dit-elle, contre sa volonté de brimée et poussée par sa mauvaise mère qui vivait par procuration, par l’intermédiaire de sa fille… Si bien qu’à sa quarantaine échue, à la lire, on se demande même si tous ses échecs amoureux, non seulement avant mais même après son premier mariage et jusqu’à nos jours, ne seraient pas la faute de sa mère – mère perverse disent certains commentateurs anonymes, mère maquerelle énoncent d’autres tout aussi anonymes.

***

Depuis toujours donc, elle a l’obsession de se faire remarquer, qu’on la regarde, qu’on parle d’elle. Qu’on l’admire.  J’ai noté que sa hargne contre David Hamilton est apparue quand elle s’est retrouvée sur le déclin : moins de photos dénudées dans la presse pipole,  séparation d’avec Castaldi qui l’a selon elle non seulement trompée mais violentée, giflée ; misère, la pauvre !  Ceci donnera une partie des jérémiades de son premier « roman », œuvrette triviale qui tire à ligne pire qu’un « poème » contemporain : Les Chardons. Comme elle est totalement imbue de sa petite personne, son second « roman » ne pouvait qu’empirer le tableau : elle n’a pu être qu’abusée puis « violée » (une ou plusieurs fois ? elle sème le doute) et ceci par un personnage mondialement connu, David Hamilton, pas par un anonyme, voyons ; il faut garder son rang. Ça la fait remonter chez les pipoles où elle ne naviguait plus qu’à vue, et même dans l’ensemble des media. Tout se tient en fait dans son délire (entretenu par son psy). Violentée, violée. Avec un mort à l’appui, David Hamilton, pour sa promotion publicitaire, et quoi à suivre ?

Lisez sa modestie congénitale :

« Poupette est un oiseau, un ange, un ballon de baudruche, une bulle de savon… Une petite bulle de savon qui virevolte dans le vent, ballottée, un brin hystérique, qui tournoie, insolente de beauté, imprudente de fragilité, éphémère et ivre ; elle se frotte à la dune, par un miracle y échappe, et s’approche trop près des chardons »(page 120)

Curieux roman, autobiographie, document (rayer les mots qui ne conviennent pas) que La Consolation. Moi, je dirais roman d’initiation, certes bien différent d’une Éducation Sentimentale, et de bien d’autres encore…

Pauvre Poupette la grandissime modeste, assoiffée de reconnaissance pour le moins nationale, connue maintenant internationalement, enfin le temps d’un scandale qui aurait dû être judiciaire, si belle et si intelligente, comme tu l’écris (je te rassure, moi je suis vieux et moche, ou plus exactement vieux donc moche et bête) toi qui dès ta première rencontre avec David Hamilton t’es entichée de notoriété, de Miss OK! puis d’emballer du gros gibier avec œillades et « en dandinant du cul », puis de t’exhiber dénudée plus tard chez les pipoles, Gala et autres journaux de cette espèce, puis enfin de te frotter à la « littérature »… Sic!

***

Oui ! j’écris « pauvre Poupette ». On va analyser un peu ton livre. Certes, je ne vais développer que certains aspects, ton livre m’intéresse en tant que document disons psycho-lexical. Tu te veux écrivain, tu revendiques de faire partie de la confrérie des écrivains, moi ça ne me gêne pas. Tu as le droit d’être la Guy des Gares du malheur ; c’est comme tu veux. De toute façon, je me moque pas mal des confréries. De la main droite qui tient ma plume, je peux me dire : peu m’en chaut. J’ai sur certains points épluché ton livre, je le prends comme un témoignage de tes obsessions.

Ta thèse centrale est donc : — Tout ce qui m’est arrivé et qui m’arrive encore est de la faute à Maman. J’ai pourtant fait tout ça pour lui faire plaisir, ne plus l’entendre crier, pleurer, pour qu’elle échappe à « sa vie de merde » (sic), pour qu’elle soit un peu heureuse, gentille, souriante. Brave Poupette ; j’écris « brave » un peu comme lorsqu’on dit « brave bête ».

— Et tout a capoté de mon fait, moi la mauvaise fille pourtant emplie de bonne volonté.

Enfin, c’est ce que tu disais autrefois, mais ce n’est plus du tout ce que tu dis et écris maintenant depuis que l’on t’a inculqué la haine de David Hamilton, à défaut de la haine de toi. La haine, la méchanceté, le dégoût éternels, l’absence de tout pardon et le goût totalitaire pour la damnatio memoriae. La vengeance barbare. — Je vais poursuivre D H dans sa mort même, et je veux la peau de ma mère. Tout ça sur fond de souvenirs douteux et de manipulations contestables.

Tu l’as « expliqué » il y a déjà plusieurs années à ta méchante et mauvaise mère, au temps de ton déclin télévisuel ; et c’est pourquoi tu ne la fréquentes plus. Mais l’assommes de ta rancœur mal établie, faussement assurée. Même Flament, Castaldi, Quatrefages, c’est au fond de la faute à Maman ; redisons-le.

Tu es haineuse, et finalement on en revient, si l’on peut dire, à ta mauvaiseté intrinsèque que ta mère (dis-tu) dénonçait déjà lorsque tu étais toute jeune. Toi, l’apparente victime innocente et naïve, la sainte-nitouche rouée de la virginité offusquée, violentée, martyrisée. Un article de Gala récent, reprenant lui-même un vieil article (de plus de dix ans) de Paris Match dont je n’ai pas la référence, fait dire à ta génitrice : « Ma fille est quelqu’un de fragile. Durant son enfance, ses frères la taqui­naient en l’ap­pe­lant «petit malheur d’avance». Elle a besoin qu’on s’oc­cupe d’elle. »

Moi j’aurais plutôt envie de dire : fille dangereuse qui peut créer de gros malheurs en retard.

Oui venons-en à ton moi, à moins que ce ne soit à ton inconscient ou mieux encore à ton ça, à la manière dont parle Groddeck, hélas (tu apprécieras, j’évoque ici l’un de tes mots fétiches). J’ai établi une petite statistique (et je suis certainement en-dessous de la vérité car certaines choses ont dû m’échapper). Tu as vraiment une propension à répéter certains termes, termes bateaux, termes triviaux. Tu es la nouvelle Zola des lieux communs, de la vulgarité gratuite et du dédain, du mépris de petite et éphémère parvenue. J’ai compté pour la première moitié de ton livre (arrêt page 124 exactement de l’édition de 2016) ; j’avoue avoir eu la flemme d’aller plus loin et de recenser toujours la même chose, épuisé d’ennui, devant la redondance de certains mots, certaines expressions, certaines situations, prévisibles, attendues, en cet amoncellement insatiable de sexe, je veux dire du sexe sans art.

mots seuls (au masculin, féminin, pluriel selon les cas) ou dans des expressions ; du plus utilisé au moins

nombre d’occurrences

corps ; chairs, peau

9

nu ; nudité

7

seins ; nénés, tétons ; buste, épaules

12

ventre, bas-ventre, bide, bidon, nombril

14

cul

6

fesses, fessée, miches

8

sexe (d’homme ou de femme)

12

pubis

2

zizi, bite ; quéquette

9

gland, testicules

2

mouse* ; souris, minou ; (petites ou grosses) lèvres

15

foufounes, vulves, chattes, utérin

4

cuisses ; hanches

8

jambe ; canne, mollets

9

poils

4

cellulite

2

gueule, engueuler, s’engueuler, dégueulasse (s. ou adj.), faire la gueule,

14

mollard, éructé

2

pisser, pipi, vessie

4

merde, emmerdé, chier, chipoter

8

taloches, claques

3

mauvaise, méchante, mauvais, mal ; ou encore : malheur, méchant, détestable, dégoût, dégoûté, dégoûtant, méchanceté, exécrable, ignoble, répugnant, etc…

au moins deux ou trois douzaines des premiers mots surtout

(cf. en particulier les pages 39 à 41, ou elle décortique les dictionnaires)

moche

8

bourreau

3

prédateur ; criminel

4

pervers, perversion, vicelard, cochon

4

viol, violée

3

bordel, putain, boîte à partouze

6

conne, connerie

2

vieux, vieille (nom ou adjectif essentiellement péjoratif ; esprit dégoûté et/ou méprisant de « l’autrice »)

16

En voilà une indigestion de mots du corps, du sexe, du bas ou du mépris. Ajoutons-y une liste affligeante d’expressions toutes fort peu littéraires pour un « roman » comme il est écrit en gros sous la page de titre de ton ouvrage. Qui plus est patronné par de grosses pointures de chez Lattès. Dont une sommité de la littérature jésuitique publicitaire à gros tirage bardé de prix et de breloques. À si gros tirage que certains le surnomment Eskhárion, le meilleur des braseros.

Du cliché en veux-tu, en voilà (infime partie de ce que l’on trouve dans cet « ouvrage de dame » fort peu distinguée :

numéro de page :

21 coup de pied aux fesses
23 fait la gueule
23 sur les genoux de l’oncle pervers
23 la vieille tante poilue qui pue
23 et mon cul sur la commode
26 ça sent mauvais
27 prendre une fessée
29 se prendre une bonne fessée
29 envie de faire pipi
29 ça va chier
53 elle a « pris du cul »
61 se fout de la gueule
63 ne pense qu’à sa gueule
63 traîner le cul à Paris
91 plonger le cul vers le ciel
111 grosse connerie
112 ça va chier,
113 putain de caractère, faire la gueule (2 fois)
120 Poupette […] rit à présent à gorge déployée

etc.

Le bon goût et l’élévation de pensée à toutes les pages entre les zizis des mâles et « les pubis épilés, touffus… » (p. 79), les « souris », les « sexes de femme » (p. 92), les « petites lèvres » et la « jolie mouse »(p. 93), Ou encore dans des expressions comme: « Ses grosses lèvres. Une mouse vieille et fatiguée », « ce sexe rouge, un peu béant, en vacances… » (p. 93), « une joie mouse, toute fraîche, toute propre » (P. 94), « Une boîte à partouze »(page 123). Que de complaisance à en rajouter, je dirais même : quelle fascination !

Poupette manie beaucoup l’enflure, l’exagération, telle est du moins l’opinion de certains de ses proches (ou ex proches). Page 58, elle a grossi : « Poupette est monstrueuse. Laide. Vilaine et méchante. » Page 59, elle nous aligne à sa charge : « malfaisant, maléfique, parasite, se déteste, se maudit, se conchie, s’arrache les cheveux, etc. » Un régime alimentaire devient un bagne, une torture ; un corps mince, une anorexie.

***

Ainsi que le rappelait déjà Élisabeth Philippe dans sa recension pour Les Inrockuptibles (03/07/11) des Chardons, ta première oeuvre, ton premier ouvrage :

« Le livre raconte la vie d’une femme à différents âges : Poupette amoureuse du rebelle du lycée, Poupette anorexique, Poupette trompée, Poupette au Monoprix… Il est aussi question de l’horoscope du Parisien, de l’odeur du poulet rôti et des pets d’après-gigot. On ne sait pas s’il s’agit d’autofiction. En tout cas, Flavie Flament persévère dans l’ordinaire et le lieu commun avec une fascinante abnégation qui confine au sublime. « Elle aime les clichés », écrit-elle dans Les Chardons, lapidaire. Définitive. Et cette normalité affichée, presque revendiquée, fait d’elle une excentrique contemporaine. »(cf. l’article « Les Chardons » : la reconversion de Flavie Flament en écrivaine).

Alors, tu comprendras, Poupinette, qu’à lire ce grand oeuvre littéraire de caniveau, je sois surpris de rencontrer certains passages disons « poétiques » ou un peu travaillés qui détonnent. Je comprends alors que tu dises « merci à Grégoire Delacourt, qui a toujours cru en ce livre et [t]’a donné la force d’écrire » et « merci à Karina Hocine pour son soutien indéfectible, sa patience et sa délicatesse ». Drôle de délicatesse finalement, sur un fond d’ouvrage grossier.

Au sommet de ton art du trivial et du bas assumé, tu en viens Poupette à commettre de l’inattendu (tu évoques ainsi tes « petits seins sauvages » page 90), ou encore tu nous offres un alexandrin : « Que le monde est petit, et que la mer est grande » (page 120) qui ne dénaturerait pas du tout, l’ironie en moins, parmi le langage volontairement ambigu et joueur des Poésies de Lautréamont, lui qui écrivait déjà au siècle de plus d’un vrai poète « les gémissements poétiques de ce siècle ne sont que des sophismes ». Alexandrin (volontaire ou malgré lui?) gigantesque de banalité. « Le monde » avec un « e » à la fin et « la mer » sans « e », tiens ! en voilà un pied de nez aux adulateurs d’une orthographe non plus châtiée mais châtrée.

Mais avançons dans la déconfiture. F.F. nous offre un portrait du « vieux photographe » (expression répétée un nombre incalculable de fois) comme si ses mots à elle devaient ou pouvaient prouver, par ses outrances répétitives et vulgaires, la véracité des prétendus abus sexuels dudit photographe, David Hamilton, à une époque où ce dernier avait 54 ans et n’était donc pas spécialement « vieux »…

Un portrait qui évidemment correspond davantage à « l’auteure » (sic) présente, qu’à une tendre et sensible, innocente jeune fille de treize ans (plus ou moins pubère on ne sait trop). J’ai noté au milieu d’autres choses :

n° de p.
71

« Tapi comme un prédateur, silencieux comme un fauve, il l’épie. »

72

 » Sans la quitter du regard, il se lève, se dirige vers leur table… Et maman sourit. »

84

« un sexe de vieux », « un vieux zizi », « un gland rosé » [mais néanmoins buriné, cf p.85]

85

« Un long sexe tout flasque comme la queue du mickey sur lequel les petites filles, au manège, ont trop tiré quand leur tour s’est présenté. Une quéquette aux allures de vieille guirlande fatiguée à coups de festivités, un mauvais boudin pour éviter les courants d’air, un sexe de vieux, fripé, buriné à force d’exhibitions au soleil… »

85

« le pitoyable bout de chair »

86

« vieux dégueulasse »

88

« ses fesses plates et flasques »,

89

le corps du photographe est « un amas de peau striée de veines, de vergetures, de graisse en résistance et de rides » ; il s’agit d' »un monstre aux cernes teintés de vert, aux dents jaunies et déchaussées, au torse décharné. »

91

« un vieux cochon, la bite mi-molle à l’air et l’objectif dressé vers nulle part ».

102/103

« Il rôde autour de moi depuis tout à l’heure. Promène // ses doigts dégueulasses sur mes hanches, effleure mes tétons, dompte une mèche, et s’attarde sur mes épaules. »

103

« le vieux photographe » aux « perversions secrètes »

103

« Prédateur. Pervers, il tend la main. Je vois encore, sur le mur blanc, l’ombre de ses doigts ouverts qui viennent caresser longuement l’une de mes cuisses, ses doigts qui vont et viennent inlassablement, irritent ma peau, torturent mon esprit et transpercent mes chairs. »

105

« nauséabond et ignominieux dessein », « dépouille fripée »

107

« déchet »

108

« criminel », « des doigts qui la pénètre », « du sang, du malsain, du crado, dégueulasse, du vomi, de la puanteur… de la merde », « vieux dégueulasse »

109

« la vierge est violée », « sexe rougi », « le bide flasque et la bite molle, le photographe… »

Dans ce portrait à charge, dans cette caricature sans aucune retenue, qui veut prouver par son outrance, je ne vois aucunement une pauvre et délicate petite fille peu au fait du sexe mais – au virage redoutable de la ride – une quarantenaire haineuse à pattes d’oie et double menton bien engagé et non assumé. J’y lis une véritable aversion pour la vieillesse qui la guette, elle aussi comme tout le monde, avec son statut redouté de future grand-mère.

On a l’impression que le malheur, le grand malheur, le seul malheur du photographe est avant tout d’être « fripé » (je cite), « buriné », « flasque », « mou », « nauséabond », quelque ignoble « déchet » sans talent (« talent » et « art » sont totalement exclus du livre) qui traîne sa « dépouille » laide, repoussante, répugnante comme celle de « la vieille tante poilue qui pue » (cf. plus haut). En un mot toute sa vieille beurkitude ! Je me risquerai même à dire que ce vieux schnock n’a jamais franchement bandé, éjaculé, joui devant le petiot joyau inégalé de la Terre. Erreur, qui sait, mortelle. Quel manque de sensibilité, de courtoisie, de galanterie. Tel est le paradoxe.

Enfin, pour ceux qui n’auraient pas compris qui était ce « photographe mondialement connu » (donc pas le premier venu, hein! Poupette), la spécialiste française des viols, la Zola impudique de ses fantasmes, la traumatisée simulatrice d’orgasme audio-visuel, et adoratrice de son propre corps, nous glisse rien que deux indices. Page 109 : « Il lui tend – nous dit-elle- une serviette qui traîne sur le portant en plastique. Vert anglais. » Page 111 : elle évoque « son accent à la con ». Je suis surpris par cette seconde remarque alors même que tout ce qui vient des pays anglo-saxons semble lui convenir, mais certes dans la tendance libéralo-démocrate américaine commune des bobos bling-bling. Il n’est que de parcourir les réseaux sociaux de F.F. sur Internet. Ou de lire page 34 de son ouvrage : « Poupette soupire, tend son drapeau américain devant sa fenêtre et, en glissant dans son lit, se demande si papa viendra lui dire bonne nuit ce soir. » F.F. adore tout ce qui est américain et américanisé, anglais. Mais pas l’accent anglais de David Hamilton…

***

À propos de Papa. « Mais ça fait longtemps – ajoute-t-elle – que Papa n’est pas venu voir Poupette pour lui souhaiter de beaux rêves. » Je ne sais pas si Poupette a même envisagé que son père par une forme de pudeur, ou parce qu’il prend déjà sa fille pour une grande, ne veuille pas, disons, l’importuner ou l’infantiliser.

Papa c’est l’émotif, le sensible qui pleure en écoutant Sa Jeunesse de Charles Aznavour, l’introverti qui parle peu, laisse faire quand Maman est l’extravertie et l’active. Papa est bien aimé par Poupette, pourtant Poupette nous dit que chacun peut subir ses taloches. Comme lorsqu’elle s’admirait Narcisse dans le reflet d’une poignée de porte. Mais elle en rajoute sur les claques, dit Olivier Lecanu, un de ses frères.

Selon Poupette c’est Maman qui a « un talent indéniable » pour se faire ouvrir les portes, approcher les vedettes (cf. La Consolation page 163) ; c’est elle qui admoneste sa fille en ses termes : « Si j’avais eu ta gueule, ma pauvre fille… Et si tu avais mon intelligence » (page 166).

Sa mère concède (dans un numéro de Paris Match) qu’elle a poussé sa fille devant les photo­graphes. Mais elle pondère en ajoutant « Un jour, elle a réussi à nous faire entrer sur le plateau de « Ciel, mon mardi! », que j’ado­rais (…) Elle était ultra-débrouillarde et, avec elle, j’ai vécu beau­coup de choses par procu­ra­tion. » 

« Elle était ultra-débrouillarde » est en contradiction totale avec l’image que Flavie donne d’elle poussée par sa mère ; voir par exemple chapitre « volte-face » (pages 163 à 165) ; il montre une Poupette très timorée, « nulle », « nouillasse »devant « les vedettes » de la télévision ou de la chanson… 

Maman, c’est celle que Poupette voit « un verre de vin à côté d’elle, et une clope entre ses doigts jaunis » (page 35), celle qui est là « tous les soirs en sirotant son kir »(page 62), celle du bistrot avec sa fille. Celle dont le caractère est toujours imprévisible. Celle qui dénigre Poupette en disant qu’elle est « celle qui [lui] fait le plus de mal ».

Mais, bizarrement, Poupette, c’est celle qui imite consciemment ou pas. Poupette c’est également la cigarette et, à une époque plus contemporaine, celle qui « boit quelques verres de trop », qui sort une bouteille de Bourgogne pour la boire seule… Oserais-je évoquer le mimétisme ? 

La vision que Poupette a « des autres », hors de son proche champ de vision, hors de son entourage, est sans équivoque. Il lui faut l’admiration de « ces hommes beaucoup plus âgés qui se retournent sur son passage »(p. 55), de préférence des gens connus, « de qualité », friqués, connus ; elle-même admirant le luxe et le strass, « la parade des créatures dont elle pensait qu’elles n’existaient qu’à la télé ou sur les unes de magazines » (p.70) « Ça change des pêcheurs en méduses [sic] qui sentent l’éperlan » ajoute-t-elle encore (p. 71). Il lui arrive même de prendre de la hauteur, du moins le pense-t-elle et c’est ainsi que « de son promontoire, elle observe la valse des insectes en villégiature, des transats que l’on déplie et des corps qui s’ouvrent à la chaleur du soleil. Créatures qui luttent contre le vent […] Silhouettes frêles dans le soleil du matin [qui] allaient trouver là un réconfort salvateur. Utérin. » (pp. 117-8)

Elle « dénonce » « les femmes qui rentrent le ventre et étalent leur indice 10 sur leurs seins et les cuisses offertes à la galerie… » (p. 118), mais elle oublie ses propres exhibitions dénudées et parfois rondelettes étalées aux unes ou en plusieurs pages intérieures de la presse pipole. D’ailleurs, elle n’a aucun point commun avec la plèbe qui l’entoure et glose sur « ce qui fait que ces gens-là sont heureux sur la même plage toujours, avec le même horizon et le même vendeur de glaces » (p. 119)…

 

Jean-Pierre Fleury

Avec la collaboration technique d’Olivier Mathieu

Moeurs germanopratines: l’époque des génies à la douzaine, du côté de la rue aussi bien que du côté de la cour.

Je savais l’importance qu’a eue Jean-Luc Delarue pour Flavie Flament. Maintenant, j’ai fait une autre découverte.

Côté cour, un monsieur répondant au nom, cette fois, non de Delarue mais de Delacourt, et prénommé Grégoire, a été en octobre 2016 l’un des dédicataires du « roman » La Consolation de Flavie Flament.

Laquelle, je trouve et ça n’engage que moi, n’a pas vraiment dans son premier « roman » Les Chardons le même style (si je puis dire) que dans son deuxième « roman » La Consolation.

Qui sait ce qu’en pense ce Grégoire Delacourt, qui doit en savoir long de littérature? En tout cas, Grégoire Delacourt a un blog littéraire, et des gens bien informés me jurent même qu’il serait écrivain (il va falloir que je lise ses oeuvres!), et il avait lu dès le 19 octobre 2016, à tel point qu’il semblait le connaître aussi bien que s’il l’avait écrit lui-même, tout le « roman » La Consolation, parce que sur ce blog il enseignait que : « De tous les très beaux chapitres du livre de Flavie Flament »…

Il y a encore du fabuleux, ici. Du fabuleux et du parfaitement orchestré dans la promo!

Aux alentours du 16 octobre 2016, déjà, la presse savait (par qui?) qu’à la lecture du « roman » La Consolation, Grégoire Delacourt avait écrit à Flavie Flament: « A la lecture de ce livre, l’écrivain Grégoire Delacourt lui a envoyé ce message: Merci pour tous ces enfants saccagés»…

Voilà donc un monsieur qui n’appartient évidemment pas – comme moi –  au commun des mortels (ceux qui sont obligés, les pauvres, d’aller faire la queue dans les librairies) puisqu’il avait lu le livre de Flavie Flament, et intégralement encore (il était capable de décider quel était le plus beau « de tous les très beaux chapitres » de ce livre trois jours avant sa parution).

Logique, étant l’un des éditeurs de ce « roman ».

Le journal Le Parisien, quant à lui, était informé dès le 23 novembre 2014 que Flavie Flament écrivait son deuxième « roman » (sic), La Consolation donc: « Après son premier roman Les Chardons, sorti en 2011, Flavie Flament prépare le deuxième ».

Le même article du 23 novembre 2014 la décrivait, coïncidence, « à l’aise pour discuter d’émotions avec l’écrivain Grégoire Delacourt ».

« Dans Flavie, il y a vie », note sur son blog (et avec une sagacité, avec un sens prodigieusement développé de l’observation!) ce même Grégoire Delacourt, pardon, l’écrivain Grégoire Delacourt, un spécialiste (si je comprends bien) quand il s’agit de discuter d’émotions.

Et dans Flament il y a quoi? Qu’y aurait-il donc, M’sieur Delacourt, dans Flament? Voulez-vous m’aider, M’sieur Delacourt, moi vous savez je n’suis qu’un imbécile…

En tout cas, on est bien content de voir qu’il y a deux ans, Le Parisien annonçait dans le même article que Flavie Flament préparait son deuxième « roman » et qu’elle causait d’émotions avec Grégoire Delacourt, puis que ce livre est sorti, dédié à Grégoire Delacourt, et que Grégoire Delacourt le trouve génial.

Pour « documenter » un peu la mort si étrange de David Hamilton

Plus passe le temps, et plus il est permis de parler  sereinement. Et donc, à la suite de rapprochements de faits d’apparence anodine, mais qui ne sont pas du tout hors-sujet, même s’il s’agit de faits trop longtemps ignorés du public, il est possible d’affirmer que le hasard fait parfois un peu trop bien les choses.

Il est intéressant de constater que Flavie Flament a passé un accord, en 2014 ou 2015, avec la société de production Éléphant & Cie pour la réalisation de documentaires.

Éléphant & Cie a été fondé en 1999 par les journalistes Emmanuel Chain (qui sort tout droit du milieu médical de Neuilly-sur-Seine) et Thierry Bizot (qui n’est le petit-fils de Jean-Jacques Bizot, sous-gouverneur de la Banque de France et neveu de Jacques de Larosière, gouverneur de la même Banque de France).

Il est vrai qu’elle pouvait difficilement se produire elle-même puisque la société de production 2 F Productions dont elle était la gérante semble être en sommeil depuis 2014.

Elle ne pouvait sans doute pas non plus s’adresser à son « ex », le réalisateur de télévision Pierre Quatrefages, moins parce qu’elle venait de le quitter que parce que la propre société de production de Quatrefages, P4 Productions, a été radiée le 29/10/2014.

Elle s’est donc tournée vers Emmanuel Chain, sans doute parce que ce dernier était proche d’elle déjà à l’époque lointaine où elle se nommait encore Flavie Lecanu, bref à l’époque où après avoir été « Miss OK! 88 » elle fit ses premières classes à M6. Et cela avant de se marier en 1993 avec Bertrand Flament, réalisateur d’émissions télévisées de variétés, dont elle a conservé le patronyme.

Dès 2014/2015, la date où elle déclare avoir repris et achevé son livre La Consolation , elle envisagea de réaliser ou de faire réaliser un ou des documentaires.

Puis, quelques mois après la mort tragique de David Hamilton (83 ans), autrement dit dès le printemps ou l’été 2017, un film reprenant le titre de La Consolation était tourné pour être ensuite diffusé sur les écrans de télévision à l’automne dernier, accompagné d’un « documentaire ».

Parmi les producteurs, tiens!  Éléphant Productions.

Flavie Flament, en 2014-2015, pressentait-elle déjà les événements qui ont suivi? Ou attendait-elle le moment propice à l’exploitation de tout cela?

On peut constater que non seulement elle a diffamé publiquement David Hamilton (comme ensuite pratiquement tous les media, se recopiant les uns, les autres, Ardisson se chargeant en plus de l’insulter), mais qu’elle chargea en outre une comparse de harceler au téléphone le vieil homme (« quatre heures avant sa mort » déclare-t-elle, en se montrant de la sorte plus précise même que ce qui a été déclaré officiellement sur son acte de décès enregistré à la mairie du sixième arrondissement de Paris !)…

Donc David Hamilton se serait « lâchement assassiné, échappant à la Justice », disait Flavie Flament en substance (et en laissant sa porte entrouverte dans une mise en scène ne correspondant absolument pas au personnage discret et bien élevé qui était celui du photographe). Flavie Flament  ajouta alors qu’elle le poursuivrait de sa haine « jusque dans la mort », propos qui rappelle celui que son frère Olivier Lecanu lui attribue, puisqu’Olivier Lecanu affirme que Flavie Flament lui aurait confié son désir que leur mère « se foute en l’air » (synonyme de « se suicider »).

Pourtant, l’épisode du « suicide » de David Hamilton fut-il si inattendu que cela? Ou au contraire, n’était-il pas parfaitement attendu par quelqu’un? N’était-il pas  pour le moins prévisible parmi les gens « bien informés »?  En tout cas, ce très curieux suicide aurait eu lieu trois jours après la nomination de Flavie Flament à son poste de la « commission de consensus » relative à l’allongement du délai de prescription des viols, mission voulue par l’État.

David Hamilton allait porter plainte. Le 25 novembre 2016, on le retrouva donc mort, « un sac de plastique sur la tête et la porte ouverte », juste le jour de la Journée contre la violence faite faites aux femmes…
Ainsi fut prononcé son arrêt de mort sans appel, confirmant pourtant la sentence première de la vindicte populacière étalée dégueulassement sur l’Internet des lâches anonymes.

Et le silence de la Justice fut très éloquent.

Olivier Mathieu, écrivain,
et Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie.

Quand Emmanuel Chain se rapprochait notamment de Flavie

Publié le 1 janvier 2018 par defensededavidhamilton

 

***

Né en 1962 à Neuilly-sur-Seine, Emmanuel Chain est (selon l’article que lui consacre Wikipédia, qui reprend lui-même des informations largement rendues publiques par la presse) le fils de François Chain, neurologue, et de Marie-Claire Cornély, psychothérapeute. Lors d’un entretien, il a évoqué ses grands-parents maternels, des juifs d’Europe Centrale déportés durant la Seconde Guerre mondiale. Emmanuel Chain a été marié avec Catherine Joubert, psychiatre et, c’est ce qui nous intéresse ici, il a également fréquenté l’animatrice Flavie Flament.

Il l’a même fréquentée extrêmement jeune, car il existe des photographies (certaines ont été diffusées sur Internet) de lui (né en 1962) en compagnie de Flavie Flament (née en 1974)  aux alentours de 1989.

Je me réfère notamment à une photographie parue sur Internet où, sous couvert d’écriture phonétique, quelqu’un a orthographié le nom Chain en « Chein ». Mais sans aucun doute, il s’agit d’une photographie d’Emmanuel Chain, de Flavie Lecanu (et aussi de deux autres enfants). La photographie est prise à la belle saison (peut-être même en Normandie à Port-Bail).

http://moustic50.skyrock.com/576519240-Flavie-Flament-&-Michael-Chein-che-po-komen-sa-sicri.html

Notons le nombre impressionnant de psychothérapeutes et de psychiatres autour de lui, et aussi que la carrière d’Emmanuel Chain a commencé avec son émission « Capital », sur M6, en 1988, juste l’année de Flavie Lecanu Miss OK 1988.

Emmanuel Chain avait trente ans en 1992. Et l’on serait donc curieux de savoir quand il a fréquenté Flavie Flament car, à part de rarissimes articles, leur relation n’a jamais bénéficié de beaucoup de publicité « médiatique ».

« Le journaliste de Capital a eu plusieurs histoires d’amour plus ou moins officielles avec des personnalités publiques (Mazarine Pingeot notamment) », lisait-on dans Elle du 25 février 2016.

Tandis que sur un « Portrait d’Emmanuel Chain » publié sur le site de l’Observatoire des journalistes et de l’information médiatique, ojim.fr, on lit que : « Emmanuel Chain est né en août 1962 à Neuilly-sur-Seine. Fils d’un neurologue, François Chain, et d’une psychothérapeute, Marie-Claire Cornély, il a été marié avec une psychiatre, Catherine Joubert, avant de se rapprocher, un temps, de Mazarine Pingeot, la fille adultérine de François Mitterrand ou de Flavie Flament. Emmanuel Chain a évoqué dans un entretien le sort de ses grands-parents maternels, des juifs d’Europe Centrale, déportés durant la seconde guerre mondiale ».

https://www.ojim.fr/portraits/emmanuel-chain/

Peu après la création de la société Eléphant & Cie, ladite société a produit «Unisexe», le « magazine multithématique » présenté par Flavie Flament. Sur M6.

Encore en 2014, la société de production d’Emmanuel Chain, Eléphant & Compagnie, avait un « contrat d’exclusivité » avec Flavie Flament.

Savez-vous qui a produit le téléfilm « La Consolation » et « FLAVIE FLAMENT : VIOL SUR MINEURS, MON COMBAT CONTRE L’OUBLI » (un film de 70 minutes écrit par Flavie Flament et Karine Dusfour et diffusé sur France 5 le mercredi 15 novembre 2017 à 20h50)? Je vous le donne en mille: Béatrice Schonberg, Thierry Bizot et Gaël Leiblang. Et Emmanuel Chain (Eléphant Doc).

Elephant Doc est une filiale de la société Elephant & Cie d’Emmanuel Chain.

Bref, le téléfilm « Mon combat contre l’oubli« , consacré à la « pédophilie » présumée (mais jamais condamnée, à supposer seulement qu’elle ait existé, par quelque tribunal que ce soit) de David Hamilton, ce téléfilm compte parmi ses principaux producteurs Emmanuel Chain dont la devise a longtemps été « Aime et fais ce que tu veux », et qui fréquentait Flavie Lecanu (future Flavie Flament) quand celle-ci avait l’âge de quinze ou seize ans et qui, selon son portrait publié sur le site de l’Observatoire des journalistes, s’est « notamment rapproché » d’elle.

Le journal Voici numéro 677 (30/10/2000) évoquait lui aussi ce rapprochement entre Emamnuel Chain (48 ans) et Flavie Flament (26 ans), qu’il connaissait depuis que cette dernière avait quinze ou seize ans.

Il est même possible de penser que la maman de Flavie Lecanu, Madame Catherine Lecanu, servait de nounou aux enfants que l’on voit sur cette photo :

http://moustic50.skyrock.com/576519240-Flavie-Flament-&-Michael-Chein-che-po-komen-sa-sicri.html

 

L’important, c’est de combattre contre l’oubli.

Grâce à Flavie Flament, un pas de géant dans l’enquête sur la mort si étrange de David Hamilton

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/01/01/grace-a-flavie-flament-un-pas-de-geant-dans-lenquete-sur-la-mort-si-etrange-de-david-hamilton/

Publié le 1 janvier 2018 par defensededavidhamilton

 

***

David Hamilton « a su que c’était fini pour lui. Quatre heures après, on le retrouvait mort » (Flavie Flament):

cette phrase ne semble poser aucun problème à personne?

*

La presse au sujet de la mort, et de l’heure de la mort de David Hamilton.

A une heure inconnue (à midi ou le soir?), David Hamilton aurait été vu dans un restaurant du quartier (Céline Carez, Le Parisien, 29 novembre 2016, 7h00): « Il a pris un croque-monsieur, se souvient Alexis, le chef du restaurant la Marquise, 29, boulevard du Montparnasse ».

« Dans la soirée » (Paris Match, 3 décembre 2016): « Il avale des médicaments. Son corps est retrouvé dans la soirée, asphyxié, un sac plastique sur la tête ».

« Le 25 novembre dernier » (France Soir, 30 novembre 2016) : « Le suicide par ingestion de médicaments a été envisagé dans un premier temps. Mais l’autopsie exclut ce scénario ».

Avale-t-il des médicaments ou l’autopsie exclut-elle ce scénario? Les journalistes de Paris Match ne devaient pas avoir le numéro de ceux de France Soir, ou réciproquement.

« Dans la soirée du vendredi 25 novembre 2016 » (Hélène Garçon, Femme-orange): « Des médicaments ont été retrouvés sur place, à proximité du corps ».

Ah bon, arrivés là de quelle façon?

« Vers 18–19 heures » (Public.fr, 28 novembre 2016 À 06h59): « Il était avec un collaborateur qui l’a quitté vers 18–19 heures » (déclaration anonyme de quelqu’un qui est présenté comme un ami de David Hamilton, qui parle d’un autre « collaborateur » anonyme de David Hamilton).

Moi, j’ai vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui… (vous savez quoi)

« 20 heures 55 (Closer, Louis Ritot, le 25 novembre 2016 à 22h52): « Il est mort à 20h55 »

« 20 heures 55 » (Téléstar, 25 novembre 2016 à 23h20): « Il est mort vendredi 25 novembre à 20h55 selon les informations de Closer« 

« Entre 20 heures et 21 heures » (Le Progrès, 25/11/2016 à 22:44, mis à jour le 26/11/2016 à 07:27): « C’est son voisin qui a prévenu les secours, entre 20 et 21 heures ».

UN POLICIER. « A 20 heures 30 » (Téléstar, le 25 novembre 2016 à 23h20): « C’est un voisin, policier qui exerce en Seine-Saint-Denis, qui a découvert le corps du photographe, accusé de viol notamment par Flavie Flament, à 20 heures 30 ».

NON, UNE FEMME DE MENAGE. « Dans la soirée » (Le Parisien, 25 novembre 2016, 23h10 puis 26 novembre 2016, 9h00): « C’est sa femme de ménage qui l’a découvert dans son appartement du boulevard Montparnasse (VIe arrondissement) un sac plastique sur la tête. Il pourrait s’agir d’un suicide ».

(C’est sûr, il « pourrait » s’agir).

« Peu après 20 h 30 » (Le Point, 25/11/2016 à 22:42, modifié le 26/11/2016 à 17:55) : « Âgé de 83 ans, le célèbre photographe britannique a été découvert inconscient et allongé sur le sol, avec un sachet sur la tête, peu après 20 h 30 par un voisin »

« Peu après 20 heures 30 » (Le Monde avec AFP, 25.11.2016 à 23h09; mis à jour le 26.11.2016 à 02h55): « Les pompiers ont été appelés peu après 20 h 30 ».

« Vers 21 h 30 » (Le Monde avec AFP, 25.11.2016 à 23h09; mis à jour le 26.11.2016 à 02h55): « Son décès a été constaté vers 21 h 30 ».

« Peu avant 21 heures » (Europe 1, 21h57, le 25 novembre 2016, modifié à 13h15, le 26 novembre 2016): « David Hamilton avait été retrouvé inanimé vendredi soir par son voisin, qui avait prévenu les secours peu avant 21 heures ».

« Vers 21 heures 30, UNE femme de ménage » (Le Parisien, Yves Jaeglé, 26 novembre 2016, 7h00): « David Hamilton, 83 ans, a été retrouvé mort hier soir à son domicile parisien, près de Montparnasse, la tête enveloppée dans un sac plastique. Il se serait suicidé. C’est une femme de ménage qui l’a découvert. Le décès a été prononcé vers 21 h 30 ».

« Vers 21 heures 30, SA femme de ménage » (L’Humanité, 25 novembre 2016): « C’est sa femme de ménage qui l’a découvert dans son appartement du boulevard Montparnasse (VIe arrondissement) un sac plastique sur la tête. Selon l’AFP, son décès a été constaté vers 21h30 et des médicaments ont été découverts à proximité du corps ».

David Hamilton, voilà un homme qui mangeait un croque-monsieur mais qui se payait une femme de ménage, en horaire nocturne en plus.

« Peu après 21 heures » (Femme actuelle, 26 novembre 2016): « Selon nos confrères d’Europe 1, c’est vers 20h30 que les pompiers et le Samu sont intervenus. (…) Il est décédé peu après 21h des suites d’un arrêt cardiaque ».

« A 21 heures 28 » (Céline Carez, Le Parisien, 29 novembre 2016, 7h00): « A 21 h 28, son décès a été prononcé ».

« Aux alentours de 22 heures » (Public.fr, 28 novembre 2016 À 06h59): « Le photo­graphe David Hamilton s’est suicidé ce vendredi 25 novembre aux alentours de 22 heures ».

« Aux alentours de 22 heures » (20 minutes, mis à jour le 05/12/16 à 10h20): « Le Britannique de 83 ans a été retrouvé inconscient dans son appartement à Paris, dans la soirée du 25 novembre, aux alentours de 22 heures ».

« Peu après 23 h 15 » (Le Monde avec AFP, 25.11.2016 à 23h09; mis à jour le 26.11.2016 à 02h55): « un périmètre de sécurité était mis en place par les forces de police a proximité de son appartement du boulevard Montparnasse (6e arrondissement) »

Heureusement, Flavie Flament donne un coup de main à l’enquête.

En effet, elle déclare dans Elle (20 octobre 2017) ce qui suit.

« Élodie m’a laissé un message, un soir, sur la page Facebook de mon émission à RTL, « On est fait pour s’entendre » : « Bonjour, je m’appelle Élodie, j’ai 27 ans, j’ai porté plainte contre David Hamilton. » Je m’en souviendrai toute ma vie car c’est le moment où j’ai senti que tout basculait. On était déjà plusieurs mais, pour nous, les faits remontaient à plus de vingt ans et ils étaient prescrits. Dès que j’ai eu le message d’Élodie, j’ai prévenu les autres. On était prêtes à témoigner autour d’elle. Au même moment, des journalistes sollicitaient David Hamilton pour le faire réagir, il menaçait de porter plainte pour diffamation contre moi et les journaux, mais il ne l’a jamais fait! Je n’attendais que cela : s’il l’avait fait, j’aurais pu m’expliquer devant la justice. Il le savait. Cette guerre de tranchées a duré plusieurs semaines. Et quand il a appris, le 25 novembre, par un journaliste, qu’Élodie était avec nous, il a su que c’était fini pour lui. Quatre heures après, on le retrouvait mort dans son appartement ». (Flavie Flament, 20 octobre 2017, dans le journal « Elle »).

Si Elodie a contacté Flavie Flament sur sa page Facebook, en plus, cela laisse des traces et on peut donc savoir facilement la date de cet épisode, et constater qu’il n’y avait aucun contact entre elles avant.

On remarquera aussi le « J’ai prévenu les autres. On était prêtes à témoigner autour d’elle ». Ce qui en bon français signifie que, recevant sur une page Facebook un message signé Elodie, Flavie Flament tout de suite « prévenait les autres » et que ces « autres », quoique ne connaissant pas encore Elodie (puisqu’Elodie venait d’entrer en contact sur la page Facebook de Flavie Flament), étaient automatiquement et d’ores et déjà prêtes à « témoigner autour d’elle ».

Pourtant le plus intéressant réside dans le fait qui suit: Flavie Flament a donc tenu, par cet entretien à Elle, à faire savoir au public que, le 25 novembre 2016, elle était au courant des appels téléphoniques que recevait David Hamilton, ainsi que de leur contenu.

Le 25 novembre 2016, Flavie Flament était au courant des appels téléphoniques que recevait David Hamilton, de leur contenu et aussi de l’heure exacte de la mort de David Hamilton puisqu’elle dit, avec une louable précision : « quatre heures après, on le retrouvait mort dans son appartement ».

Pas trois, pas cinq: quatre. La presse, comme on a vu, est très imprécise. Heureusement, pas Flavie Flament.

Et donc, grâce à Flavie Flament, il va bientôt être possible de déterminer l’heure exacte de la mort de David Hamilton.

Il suffirait aussi que Flavie Flament nous dise à quelle heure a eu lieu  cet appel d’un(e) journaliste à David Hamilton, d’autant plus que selon Flavie Flament il y a en outre un effet de cause à effet (« il a su que c’était fini pour lui. Quatre heures après, on le retrouvait mort ») entre cet appel et la mort du vieil homme de 83 ans.

Et puis, le (la) journaliste aussi pourrait dire l’heure de son appel. Ben oui, elle pourrait, d’autant plus que:

      • David Hamilton avait publié un communiqué disant qu’il ne se serait plus exprimé sur le sujet; à quoi servait de lui téléphoner?

      • est-ce le rôle d’un (d’une) journaliste (qu’en pense la « déontologie journalistique »?)  que d’appeler un vieux monsieur de 83 ans pour lui donner des « informations » concernant la collègue Flavie Flament; laquelle, trois jours avant, avait en outre été nommée à la tête d’une « mission de consensus » par Madame le ministre Rossignol?

      • pourquoi un(e) journaliste appelait-elle David Hamilton, sur l’ordre de qui appelait-on David Hamilton? Et cela, pour lui parler « d’Elodie », Elodie dont la plainte contre David Hamilton, au demeurant, avait abouti à un non lieu?

Mais bon, ce qui ne sera pas dit je le dirai dans mon prochain livre. A bientôt!

 

Olivier Mathieu

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Quand David Hamilton « a su que c’était fini pour lui. » Mais qu’est-ce qui était fini pour lui, Madame Flament ? Le droit de vivre ?

LES « SENS CACHÉS » D’UNE MACHINE À LAVER DONT LA PORTE EST OUVERTE

Étrange, non ?!

Le 25 novembre 2016 au soir, à 22 heures 57 donc juste un moment après la mort de David Hamilton, la belle-fille de Flavie Flament (la même belle-fille qui, le lendemain, postera un tweet « Justice est faite » en relation avec la mort de David Hamilton) se contente de poster (sur Pictame – Online Instagram Post Viewer) l’image de cerveaux qui se trouvent dans une machine à laver qui a la porte ouverte.

Image et commentaire qui détonnent par rapport au reste du compte Pictame de cette jeune femme.

Une correspondante dit : « Tes photos sont vraiment chelou ». De quelles photos s’agit-il? On a, ici, un dessin.

Un correspondant ajoute: « A toi d’en trouvée (sic) le sens ».

La première correspondante répond: « Tqt (t’inquiète pas), je l’ai trouvé ».

Ce n’est ici qu’un dialogue insignifiant, semble-t-il, comme il y en a tant sur les réseaux sociaux entre adolescents.

 

Mais un dialogue qui a lieu le 25 novembre 2016 quelques heures après la mort de David Hamilton, dont il est plus que certain que la belle-fille de Flavie Flament était avertie (toute la presse en parlait, il avait été trouvé chez lui asphyxié, la tête dans un sac de plastique et la porte de son appartement ouverte).

Mort de David Hamilton qui lui inspirera, dès le lendemain: « Justice est faite ».

Mais la première réaction de la damoiselle Lou Pachkevitch, sur ce réseau social, juste après la mort de David Hamilton, a été de publier un dessin d’une machine à laver légendée : lavage de cerveaux, dessin auquel un de ses correspondants attribue un « sens » caché.

Lequel?

Olivier Mathieu.

DAVID HAMILTON : récapitulons l’année 2017

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/31/david-hamilton-recapitulons-lannee-2017/

sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

LES PHOTOS « PAR HASARD » SUR FLAVIE FLAMENT

Ce n’est pas sans stupeur que l’on trouve publiquement, sur la Toile, plus exactement sur le compte Instagram officiel de Flavie Flament (https://www.instagram.com/flavieflamentoff/) certaines des photographies prises d’elle (à l’époque elle s’appelait encore Flavie Lecanu) par David Hamilton, photographies que l’on doit dater de 1986 et de 1987.

Publication de photos un peu étonnante. Ne voulait-elle pas les « faire interdire »? Les faire disparaître à tout jamais ? Maintenant, elle les diffuse ou rediffuse elle-même, non sans narcissisme — puisqu’elle publie des photos d’elle-même.

Tout ça va comme d’habitude dans le sens d’une fascination jamais démentie de Flavie Flament pour David Hamilton.

Certes, rien ne ressemble plus, dit-on, à l’amour que la haine.

Une autre question: dans « La Consolation », elle raconte qu’une photo d’elle est tombée « par hasard » devant ses yeux, chez son psychiatre le docteur spécialiste en « mémoire traumatique » David Gourion.

En consultant le compte Instagram de Flavie Flament, on est amené à supposer qu’un certain nombre de photos ont encore plu « par hasard » devant elle, ces derniers temps…

Enfin que penser d’une Poupette, encore une fois grotesque, qui s’indigne de ceux qui font « du profit sur le dos des victimes de viol de David Hamilton » ? N’a-t-elle pas elle-même tiré profit et usé jusqu’à la corde des photographies du « vieux photographe » comme elle l’appelle dans l’édition originale de son œuvrette ? Et ceci dès l’élection de Miss OK! 1988…

DAVID HAMILTON : JUSTICE EST FAITE ?

Le 26 novembre 2016, au lendemain de la mort de David Hamilton, la fille du compagnon de Flavie Flament publiait ce tweet : « Justice est faite ».

Qu’est-ce que cela veut dire? Justice de qui? Justice divine?

Le « suicide » d’un homme de 83 ans inspire cela : « Justice est faite »?

Justice est faite : par qui a-t-elle été faite?…

 

 

Qui est Vladimir Pachkevitch, le fiancé de Flavie Flament?

Publié le 29 décembre 2017 par defensededavidhamilton

 

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Qui est Vladimir Pachkevitch, le fiancé de Flavie Flament?

Je vais vous parler aujourd’hui d’un Vladimir qui n’est pas Nabokov.

Depuis quatre ans environ, Flavie Flament a souvent déclaré à la presse – donc au grand public – qu’elle vivait avec un certain « Vladimir », qu’elle en était amoureuse, qu’elle songeait à l’épouser, etc.

En 2015, par exemple, dans Paris Match, Flavie Flament décrivait ce Vladimir comme un « homme doux, passionné de cuisine ». Deux ans plus tard, toujours dans Paris Match, elle affirmait qu’elle pourrait se marier avec lui: « Je n’exclus aucun bonheur. Je vis depuis quatre ans avec mon fiancé, qui est d’un soutien extraordinaire. Il n’appartient pas au milieu du showbiz. Il est conseil en immobilier commercial. »

La presse ajoutait: « Ils vivent ensemble dans une maison à Boulogne dans les Hauts-de-Seine, avec ses deux enfants à lui »

Le 11 juin 2015, Flavie et Vladimir étaient présents parmi les spectateurs du Stade de France, et photographiés. Pure People du 12 juin 2015 écrivait : « Le duo a profité du show au même titre que de nombreuses célébrités ».

A son tour Gala, le 28 octobre 2016, se demandait: « Flavie Flament: Qui est Vladimir, son amoureux? »

Le même journal Gala (24 novembre 2017) remettait ça et se redemandait: « Flavie Flament et Vladi­mir complices au Parc de Princes : qui est son compagnon ? » L’article était cette fois illustré par une photographie de Flavie Flament « avec son compagnon Vladimir lors du match PSG-FC Nantes au Parc des Princes, le 18 novembre ».

Mais le compagnon Vladimir n’avait pas de nom de famille. Flavie et Vladimir s’affichaient en public, la presse publiait des photographies d’eux et pourtant personne ne donnait, ou ne semblait vouloir donner de réponse à la question de savoir qui était donc « ce charmant agent immobilier », cet « homme doux et passionné de cuisine »…

Flavie Flament amou­reuse : qui est Vladi­mir, son compa­gnon depuis quatre ans ?

http://www.voici.fr/news-people/actu-people/flavie-flament-amoureuse-qui-est-vladimir-son-compagnon-depuis-quatre-ans-640720

PHOTOS – Flavie Flament et Vladi­mir complices au Parc de Princes : qui est son compa­gnon ? IL EST SON PREMIER SOUTIEN DANS LES ÉPREUVES

http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/photos-flavie-flament-et-vladimir-complices-au-parc-de-princes-qui-est-son-compagnon_409598

Flavie Flament: Qui est Vladi­mir, son amou­reux? DANS LA TOUR­MENTE, L’ANI­MA­TRICE PEUT COMP­TER SUR SON HOMME

http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/flavie_flament_qui_est_vladimir_son_amoureux_377374

La presse unanime en témoigne, le grand public a le droit de savoir que Vlad s’appelle Vladimir Pachkevitch, né le 14 mars 1976.

Sa société Mlp Developpement Investissement, ouverte le 13 avril 2004 à Suresnes, a énormément « voyagé ». Elle a en effet été fermée le 10 mars 2009 puis rouverte au Perray-en-Yvelines (de février 2009 au 4 octobre 2011), puis encore rouverte à Flexanville (Yvelines) du 20 mai 2011 au 7 avril 2016. Vladimir Pachkevitch (qui, au fait, est également prénommé André) est depuis le 15 février 2016 gérant de la SARL (créée le 1er avril 2004 sous le numéro 452790918 au greffe de Nanterre) UDEOS, qui se trouve domiciliée à Boulogne-Billancourt et dont les statuts ont été tout récemment remis à jour le 2 mars 2016 (transfert du siège social et changement de la dénomination sociale). Société immatriculée sous le numéro 452790918 au greffe de Nanterre et qui a réalisé pendant l’année 2013 un chiffre d’affaires de 20 800,00 € (le total du bilan a diminué de 53,35 % entre 2012 et 2013, car en 2012 le chiffre d’affaires était de 102 802,00 pour un résultat net de 127 856,00 euros).

« Vladimir » est passionné de cuisine, selon Flavie Flament. Cela correspond certainement à la vérité puisque « Vlad » (comme l’a surnommé la presse) a dirigé la société Co.Zak, qui gérait l’établissement « La cabane de massepain », une société de restauration rapide sise à Franconville (ouverture le 6 avril 2004, fermeture le 5 juin 2007). La société mère, Co.zak, basée à Rueil-Malmaison, immatriculée le 3 juillet 2001, a été fermée au printemps de 2008 à la suite de deux jugements qui la condamnaient pour insuffisance d’actifs (liquidation judiciaire effectuée par Patrick Legras de Grancourt, liquidateur judiciaire au tribunal de commerce de Nanterre, en date du 13 mars 2007 et du 18 mars 2008).

Vladimir Pachkevitch est principalement gérant de trois sociétés, actuellement, toutes domiciliées à la même adresse (17 rue Denfert Rochereau 92100 Boulogne-Billancourt):

  • première société, l’UDEOS au capital de 1 500 € et qui s’occupe donc de « Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion »;

  • deuxième société, la ROPCO RETAIL OPTIMISATION CONSULTING au capital de 2 000 € qui, elle aussi, s’occupe de « Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion »;

  • et enfin, troisième société, la FAZ.

La FAZ, qu’est-ce? Je vais vous l’apprendre. Vladimir Pachkevitch est en effet le président de la FAZ, une société créée par ses soins le 17 novembre 2016 (c’est la date du dépôt des statuts constitutifs, longs de 18 pages). C’est une société anonyme par action simplifiée à associé unique, au capital de 1 000€. Le siège social de cette entreprise est situé lui aussi 17 rue Denfert Rochereau à Boulogne-Billancourt. Et quel est le secteur d’activité de FAZ? La programmation et la diffusion, plus exactement encore l’édition et la diffusion de programmes radio. Logique puisque Flavie Flament est une femme de radio, non?

« Je vis depuis quatre ans avec mon fiancé, qui est d’un soutien extraordinaire », a déclaré Flavie Flament.

Elle a très souvent insisté sur le soutien que lui a apporté Vladimir pendant « l’Affaire David Hamilton ».

« Flavie Flament sait que son compagnon Vladimir et ses enfants (…) seront toujours présents pour la soutenir au quotidien », écrivait par exemple Pure People du 5 novembre 2016.

« Flavie Flament se réjouit aujourd’hui de compter sur le soutien de son homme Vladimir », a-t-on lu partout.

Voilà un homme qui, une semaine avant la mort de David Hamilton, ouvrait une société spécialisée dans l’édition et la diffusion de programmes radio. Vladimir Pachkevitch ne doit-il pas être aussi un spécialiste de communication? En novembre 2016, qui sait si Flavie Flament a bénéficié non seulement de son indéfectible soutien, mais aussi de ses conseils.

Le fiancé de Flavie Flament (que l’on a vue sur des milliers de « une » de journaux depuis vingt ans) mérite-t-il ainsi de rester dans l’ombre?

Olivier Mathieu

Où il est question de la pouliche Catiflavie et du cheval Lecanu

Publié le 28 décembre 2017 par defensededavidhamilton

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/28/ou-il-est-question-de-la-pouliche-catiflavie-et-du-cheval-lecanu/

***

 

En 1988, après avoir été élue « Miss OK » par le magazine OK Age tendre, Flavie Lecanu (future Flavie Flament) faisait plein de déclarations passionnantes.

Par exemple celle-ci.

C’est extrait de OK Age tendre, n° 690, 3 au 9 avril 1989 page 25.

On épluche tout ça, t’inquiète.

En d’autres termes, à OK Age tendre, on faisait croire aux futures pauvres candidates de « Miss OK » que l’on pouvait s’acheter une pouliche grâce à de « l’argent de poche »… Sans préciser sans doute que, pour avoir un cheval, il faut des écuries et de l’espace, et que ce n’est certes pas donné  à tout le monde.

Par chance pour elle, chose que ne précisait pas OK Age tendre,  Roger Luce, grand-père de Flavie Lecanu, était éleveur de chevaux depuis 1981 (1622 courses, 95 victoires):

http://www.letrot.com/stats/fiche-homme/roger-luce/YmJ8YAIAdw/eleveur/dernieres-courses

Il avait même appelé une de ses pouliches « Catiflavie« . Née en 1990 avec une robe bai, Catiflavie n’a gagné qu’une seule course. C’était le 12 octobre 1992, pour le Prix des Primevères sur l’hippodrome de Caen. Montée par Jean-Etienne Dubois, Catiflavie avait alors remporté la course en 1’21″3, faisant gagner à ses propriétaires la somme de 3811 euros. Dans toute sa brève carrière, les gains de Catiflavie se sont élevés à 5 869 €. Dans deux autres courses, toutes en octobre 1992, elle s’est en effet placée une fois quatrième (à Vincennes) et une fois troisième (Prix des Marguerites, Caen, montée par Alexis Collanges).

Un autre des chevaux de Roger Luce s’appelait « Saint Trop » (et lui a fait gagner 62 014 euros en 1984), la ville de Saint Trop devait beaucoup plaire dans la famille, ma foi; un autre cheval, né en 1977, s’appelait plus explicitement encore « Lecanu« .

La pouliche Catiflavie: http://www.letrot.com/stats/fiche-cheval/catiflavie/bWJ5YgcIAwcW/courses/dernieres-performances

Saint Trop: http://www.letrot.com/stats/fiche-cheval/saint-trop/bGZaZwQJAQsW/courses/dernieres-performances

Lecanu: http://www.letrot.com/stats/fiche-cheval/lecanu/Y2VaYAUFAQAS/courses/dernieres-performances

Le total des gains de Roger Luce s’est élevé, entre 1981 et 1993, à environ un million d’euros.

Voyez, cheval par cheval, les gains de M. Roger Luce:

http://www.letrot.com/stats/fiche-homme/roger-luce/YmJ8YAIAdw/eleveur/effectif#sub_sub_menu_fichehomme

OK Age tendre préférait causer « d’argent de poche »…

C’est comme ça qu’on racontait les choses, à OK Age tendre, aux adolescentes de l’époque qui, elles, achetaient sans doute OK Age tendre – les pauvres – avec leur argent de poche.

Dans sa Consolation, Flavie Flament (page 157) cite en effet Naltina, elle affirme et confirme que c’est son grand-père qui lui a donné ce cheval.

Donc, pas « d’argent de poche » là-dedans. Ou alors, à quinze ans elle avait beaucoup d’argent de poche.

Et OK Age tendre n’avait rien à voir là-dedans.

Le problème, les copains, c’est que maintenant on va avoir un livre (avril 2018) qui est un livre précis, documenté, informé, et qui ne se laisse pas raconter de conneries. Merde alors!

LE MONDE DES VICTIMES INTERLOPES

Se lit aussi sur le blog EN DEFENSE DE DAVID HAMILTON :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/25/le-monde-des-victimes-interlopes-un-billet-de-jean-pierre-fleury-sur-laffaire-david-hamilton/

***

Que nous enseigne la lecture du « roman » La Consolation?

Que son auteur, selon ses propres dires, fut une fille émancipée sexuellement très jeune, tout de suite obnubilée par sa beauté et par son intelligence, qui avait le désir de décrocher le gros morceau (Miss OK 1988 à 15 ans), et décidée visiblement (il suffit de relire la presse pipole de ces vingt dernières années) à ce que l’on parle d’elle tantôt comme « belle fille » dans les pages pipole, tantôt comme « victime » (victime des hommes, dont elle se plaint à longueur de pages) et maintenant comme « écrivaine » (sic).

Et voilà pourquoi, hélas, il y a eu l’affaire David Hamilton: c’est-à-dire la mort tragique de David Hamilton.

Tout ça est (hélas)  très révélateur de ce monde interlope (heureusement qu’Olivier Mathieu n’écrit pas un poème, je pense avoir une idée de la rime qu’il trouverait à interlope, pour définir ce monde).

Qui s’assemble se ressemble.

Les accusations de Flavie Flament – des accusations tardives, hors délais de prescription, et improuvables – ne pouvaient donc guère s’adresser qu’à un gros morceau passé de mode et isolé, David Hamilton.

David Hamilton n’était pas un qui s’assemblait, parce qu’il ne ressemblait à personne. On pourrait dire la même chose d’Olivier Mathieu: il ne s’assemble à personne. En tout cas, à personne de contemporain.

A-t-on remarqué, au fait, qu’à ma connaissance toutes ces vedettes, ces actrices ou pseudo-actrices ou ex-actrices, ces présentatrices de téloche etc, affirment toujours avoir été violées par des gens mondialement connus, cela peut-être à défaut de vivre avec des hommes mondialement connus?…

Combien de femmes ne pensent-elles pas: « Moi! Moi! Moi! », mais… sans être Barrès.

« Moi, cette personne d’importance », c’est le credo des petites têtes d’aujourd’hui…

En tout cas, il ressort de tout ça que les accusations de Flavie Flament apparaissent chronologiquement avec la mort de son grand-père, mais aussi au début de son présumé déclin à elle : après son mariage avec Benjamin Castaldi nationalement connu des journaux à sensation et de leur lectorat.

David Hamilton, au fond, a-t-il  simplement été victime de la petitesse des ambitions du monde moderne et contemporain? Le monde des éternelles victimes…

J.-P. F.

MON OPINION SUR UN CERTAIN 25 NOVEMBRE 2016

se trouve aussi sur le blog En Défense de David Hamilton, ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/24/fin-2017-lopinion-de-jean-pierre-fleury-sur-laffaire-david-hamilton/

Il est assez évident, il est de plus en plus évident pour moi que tout, dans la mort de David Hamilton, a semblé et semble s’être enchaîné dans un scénario « sans accroc » finalement, bien huilé et peu improvisé. Dans un tempo et selon une modalité sans défaillance. Même le jour de la mort, du moins le jour de la présumée découverte du corps, doit-il grand-chose au hasard? En tout cas, tout se clôt sur une porte entrouverte (en désaccord, il me semble, avec la discrétion de David Hamilton) et sur une affirmation invérifiable : « suicide ». Avec une autopsie-éclair. Ensuite, on a entendu des termes convenus et hypocrites, des supputations contre la présumée « lâcheté » du mort. De la part de personnes qui sont peut-être  très bien au fait de ce qui s’est vraiment passé (voire elles-mêmes dépassées par les événements).  Enfin, un silence d’une pesanteur infinie. Ce ne serait pas la première fois que l’on assisterait à ce genre de choses. Puis suit aujourd’hui encore l’utilisation politique et publicitaire de la victime de la damnatio memoriae.  Dont les accusateurs ne sont peut-être aussi qu’un des éléments du puzzle.  Juste là pour redire leur haine, pour réclamer des purges politiques d’autres temps.  Peut-être plus comme des idiots utiles que comme uniques coupables…

Attendons le livre d’Olivier Mathieu (avril 2018) et on en saura davantage…

Jean-Pierre Fleury

À LA NAOÙ, D’UN PAS D’JAOÙ

À Noël, d’un pas d’coq, le jour grandit, la vie renaît.

Miz Kerzu : mois très noir : décembre.

Valse écossaise écrite par Florence Pinvidic pour deux accordéons diatoniques.

https://www.youtube.com/watch?v=kQdnElb4XHI

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à voir et écouter aussi dans un tout autre genre :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/24/d-n-s-i-nous-maintiendrons-vive-la-flamme-de-loeuvre-de-david-hamilton/

Roland Jaccard : « Olivier Mathieu à la recherche de Dawn Dunlap en fleurs »

https://www.youtube.com/watch?v=BRrTu3Zz-Fc&feature=youtu.be

No milk today… ma Douéoù ! 1966, mes quinze ans ! Je l’avais complètement enfouie dans mes souvenirs avec approximativement les deux premiers vers de la chanson (j’ai toujours été un cancre en anglais), et j’apprends aujourd’hui que c’était chanté par les Herman’s Hermits… presque trop tard.

Comme un éclair tout ce temps-là a ressurgi en moi, frissons. Voilà que je parle comme Flavie Flament maintenant…

***

No milk today… A symbol of the dawn… Chanson très anglaise où, au petit matin, passe de porte en porte, le laitier.

No milk today, / My love has gone away. / The bottle stands forlorn, / A symbol of the dawn. / No milk today, / It seems a common sight, / But people passing by / Don’t know the reason why…

Pas dlait ce jour / Qu’est parti mon amour. / La bouteille est en daube, / Un symbole de l’aube. / Pas dlait ce jour, / Un spectacle courant / Mais les gens passant là / N’en savent le pourquoi…

(Ajout du 26 décembre.)

David Hamilton et son film (une nomination au Festival de Cannes 1972) « Les jeunes filles en fleur »

Publié le 21 décembre 2016 par defensededavidhamilton

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version avec illustrations ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/21/david-hamilton-et-son-film-une-nomination-au-festival-de-cannes-1972-les-jeunes-filles-en-fleur/

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« Les jeunes filles en fleur », film de la sélection offcielle (hors compétition) du Festival de Cannes 1972

C’est très curieux: les journalistes savent des tas de choses, semble-t-il, sur David Hamilton… Mais aucun journaliste n’a parlé de son film « Les jeunes filles en fleur » dont, si je ne m’abuse, aucun « rédacteur de Wikipédia » ne connaît vraisemblablement (à ce jour) l’existence…

Il est certes très étrange que personne ne parle jamais du film de David Hamilton « Les jeunes filles en fleur« , un film de 1972 qui, si mes informations sont exactes, fut présenté (section hors compétition) au Festival de Cannes 1972 (pour rafraîchir la mémoire à tous: du 10 au 24 mai 1972).

Voyez: http://www.festival-cannes.fr/fr/archives/ficheFilm/id/7951d51f-f6e6-4472-b114-eef5fbbe93bf/year/1972.html

Les réalisateurs étaient David Hamilton et Philippe Leroi.

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Le scénario et les dialogues étaient de Marita Coustet qui était à cette époque la secrétaire – l’assistante serait un terme plus exact – de David Hamilton.

Les autres collaborateurs étant Yves Rodallec (images)  et Bookie Binkley (musique).

Les acteurs étaient

  • Bo BAKER,

  • Heide KOCH,

  • l’actrice et modèle danoise Mona OSTERGAARD

  • Mandy TEDMANN,

  • Caroline VRIESS.

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Marita Coustet.

Est-il besoin de présenter Marita Coustet, qui fut photographe pour Paris Match et qui fut aussi par exemple l’auteur du script et des dialogues du film encore présenté à Cannes (1976) – Ascension – Les yeux fertiles?

Mais aussi la productrice du Neveu de Beethoven (1985) ? Ou la co-productrice de « Terminus » (1986) ?

 

*

Le cadreur des « Jeunes filles en fleur » de David Hamilton était l’un des spécialistes français (et qui enseigna à la Sorbonne) de ce métier : Yves Rodallec.

Voir: https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Rodallec

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Mais voilà: on parle d’infimes nullités dans la presse, mais ceux qui jugent et condamnent David Hamilton ne savent même pas l’existence de ce film pourtant présenté à Cannes en 1972…

Pire encore: sur la page française Wikipédia consacrée au festival de Cannes 1972, le film de David Hamilton n’est pas même cité.

Il l’est en revanche sur la page anglaise:

https://en.wikipedia.org/wiki/1972_Cannes_Film_Festival

Liste complète:

http://www.festival-cannes.fr/fr/archives/1972/outOfCompetition.html

David Hamilton, élection à l’Académie (14 décembre 2017) et loi du silence

Publié le 14 décembre 2017 par defensededavidhamilton

version avec illustrations ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/14/david-hamilton-election-a-lacademie-14-decembre-2017-et-loi-du-silence/

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L’Académie française (26 votants), dans sa séance du jeudi 14 décembre 2017, a procédé à l’élection au fauteuil de M. René Girard . Les voix obtenues après deux tours de scrutin sont les suivantes :
M. Jean-Louis Benoît : 1, 1
M. Michel Borel : 0,0
M. Michel Carassou : 0,0
M. Yves-Denis Delaporte : 0,0
M. Thierry de Montbrial : 12, 4
M. Olivier Mathieu : 0, 0
M. Eduardo Pisani : 0, 0
Mme Isaline Remy : 0, 0
M. Michel Santi : 0, 0
M. Michel Zink : 8, 15
M. Arnaud-Aaron Upinsky : 0, 0

Bulletins blancs : 1, 0
Bulletins blancs marqués d’une croix : 4, 6

M. Michel Zink est élu au deuxième tour de scrutin par 15 voix.

*

Etonnant… ou pas étonnant du tout?

Les journalistes sont toujours là quand il s’agit de révéler au grand public qu’un écolier de quinze ans (et fan de Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, parfois dit Nicolas Sarkozy) se présente à l’Académie française.

Les journalistes sont toujours là quand il s’agit de révéler au grand public qu’un chanteur, auteur d’une chansonnette (que je me souviens en effet d’avoir entendue chez le coiffeur il y a quelques dizaines d’années)  se présente à l’Académie française.

Les journalistes sont toujours là quand il s’agit de révéler au grand public qu’un farceur se présente à l’Académie française.

Mais les journalistes n’ont pas été là quand il s’est agi d’apprendre au grand public qu’un écrivain, ancien collaborateur de la Nouvelle Revue de Paris (éditions du Rocher, sous le patronage de Jean Mistler de l’Académie française), auteur de dizaines de livres et qui a déjà reçu une voix à l’Académie,  se présentait le 14 décembre 2017 à l’Académie française, cela pour rendre hommage à David Hamilton

Lors de cette élection du 14 décembre 2017, la presse a observé un silence presque total ! Le prétexte de je ne sais quels non événements survenus la semaine passée, et qui n’ont pas la moindre importance, ne saurait être une excuse.

 

A quoi est dû, alors, ce silence très inhabituel?

Au fait que j’aie présenté ma candidature sous le signe de David Hamilton?…

*

Pourtant, ma candidature était bien sûr annoncée sur le site de l’Académie:

http://academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-rene-girard-f37-5

Pourtant, l’écrivain suisse, président des écrivains de Fribourg, Daniel Fattore avait parlé de ma candidature ici:

http://fattorius.blogspot.fr/2017/11/un-photographe-sous-loeil-dun-ecrivain.html

Pourtant, j’ai tous les titres pour siéger à l’Académie, le premier étant de savoir écrire (et la chose n’est plus si évidente que ça sous la Coupole, depuis très longtemps):

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/13/messieurs-dames-de-lillustre-compagnie-voici-pourquoi-vous-devriez-voter-pour-olivier-mathieu-a-lacademie-francaise-14-decembre-2017-par-jean-pierre-fleury-2/

Or non: la  vérité est que la loi du silence veut que l’on ne parle pas de David Hamilton pour en dire autre chose que ce que l’on doit en dire.

Les journalistes sont amusants. Serviles, mais amusants.

Mon troisième livre sur David Hamilton, à paraître (avril 2018)

Publié le 12 décembre 2017 par defensededavidhamilton

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Suite à mon livre C’est David Hamilton qu’on assassine, préfacé par Roland Jaccard, un nouveau livre va paraître en avril, peut-être déjà en mars 2018. certainement, en tout cas, pour le 15 avril 2018 (anniversaire de naissance de David Hamilton, le 15 avril 1933).

 

Mon livre à paraître en 2018, dont je révélerai le titre ultérieurement, sera encore plus dense, encore plus complet, encore plus novateur que le précédent. Ce sera une véritable somme sur David Hamilton, et le tout sera illustré (peut-être par des dessins ou des peintures, de 2017 et 2018,  d’une femme peintre qui vit dans le Sud de la France). L’ouvrage sera diffusé aussi bien que nous pourrons.

Je me permets de suggérer, aux lecteurs intéressés, de me faire connaître dès maintenant leur intérêt et leur curiosité.

LA SUITE ICI :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/12/mon-troisieme-livre-sur-david-hamilton-a-paraitre-avril-2018/

Comme quoi c’est « OK » de lire le blog « En défense de David Hamilton »

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Depuis un an que le blog « En défense de David Hamilton » a été le premier et le seul à le dire, quelqu’un d’autre s’en est finalement aperçu.

On lit donc enfin, dans l’article consacré à Flavie Flament, sur Wikipédia, qu’en 1988 elle s’est inscrite au concours « Miss OK 1988 » au moyen de la photographie de David Hamilton, ou attribuée à celui-ci, qui servira ensuite à illustrer la couverture du « roman » La Consolation. Une photo vraiment fort utile.

C’est la photographie qui, ensuite, selon les déclarations de Flavie Flament à la presse, est tombée « par hasard » à ses pieds à la faveur d’un rendez-vous chez le médecin.

Le « hasard » fait bien les choses, parce que dans La Consolation elle explique que c’est son psy perso, David Gourion, qui lui avait demandé d’apporter son album de photos.

Sur Wikipédia, à ce jour, on lit donc:

  1. Dans le numéro du magazine où sont présentées les 252 candidates présélectionnées, la photo de Flavie Lecanu est l’une de celles que David Hamilton a prises l’été précédent. Elle figurera en 2016 en couverture de La Consolation.

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A consulter :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/09/flament-des-lage-tendre-une-plume-ok-2/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/09/limage-hypermaquillee-de-la-purete-selon-ok-2/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/08/lignominie-la-mort-de-david-hamilton-est-elle-vraiment-ok-pour-les-journalistes-2/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/08/les-propos-a-geometrie-variable-de-la-toute-fraiche-14-ans-miss-ok-1988-2/

Dans le pays en marche et le monde à l’envers, hommage national pour Johnny, aucunes funérailles pour David Hamilton…

Publié le 9 décembre 2017 par defensededavidhamilton

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Tandis qu’à Paris, sur les Champs Elysées, ont lieu (me dit-on) des sortes de « funérailles nationales » pour Jean-Philippe Clerc (devenu successivement Jean-Philippe Smet puis Johnny Halliday puis Johnny Hallyday), je ne peux m’empêcher de songer à David Hamilton.

L’idole des jeunes, Johnny, est morte à 74 ans, début décembre 2017.

David Hamilton était mort, fin novembre 2016, à 83 ans. D’un hiver l’autre…

Johnny, comme David Hamilton, fut accusé de viol. A deux reprises, même, en ce qui concerne Johnny.

Adeline Blondieau, l’une de ses ex-épouses, porta plainte contre Johnny Hallyday, d’abord parce qu’elle s’estimait diffamée par des propos tenus à son encontre dans l’autobiographie Dans mes yeux (février 2013). Dès mars 2013, Adeline Bondieau obtint une victoire contre les éditions Plon qui furent condamnées, en référé, par le tribunal de grande instance de Paris, à lui verser un euro de dommages et intérêts pour diffamation et atteinte à la vie privée. En mai 2014, c’est donc tout récent, la même Adeline Blondieau obtint le renvoi de Johnny Hallyday devant le tribunal correctionnel de Paris. L’audience eut lieu le 22 septembre 2015.  Adeline Blondieau accusa alors Johnny de l’avoir violée lorsqu’elle avait 14 ou 15 ans.

L’avocat de Johnny rédigea un communiqué de presse : « Johnny Hallyday se réserve le droit de prendre les mesures propres à la sauvegarde de ses droits au regard des propos tenus par Madame Adeline Blondieau lors de cette audience ainsi que de toute reprise de ces derniers par voie de presse. »

Notez. Ce sont pratiquement le même ton et les mêmes termes que ceux employés par David Hamilton, en novembre 2016, lors des accusations portées contre lui. A part que son communiqué de presse à lui (il était seul et pauvre) fut pratiquement passé sous silence par la presse.

L’accusation de viol portée par l’ex-épouse de la vedette milliardaire ne put faire l’objet d’une procédure judiciaire : ici aussi, les faits présumés étaient prescrits.
Après avoir été déboutée le 3 novembre 2015, Adeline Blondieau  en juin 2016 l’emporta cependant en appel, la cour considérant que trois passages du livre étaient diffamatoires. Johnny Hallyday et son éditeur furent donc condamnés à lui verser la (modeste) somme de 2500 euros de dommages et intérêts (vraiment pas grand-chose pour Johnny).

Johnny Hallyday a épousé Élisabeth Étienne, dite Babeth, le 1er décembre 1981. Elle avait quatorze ans de moins que lui, étant née en 1957.

Johhny Hallyday était né en 1943. Il a épousé le 9 juillet 1990 – à Ramatuelle, tiens! -Adeline Blondieau qui était née en 1971. Adeline Blondieau s’est mariée à 19 ans. Il y avait donc presque 30 ans de différence entre les époux.

Enfin, Johnny rencontra et épousa Læticia Boudou, de 32 ans sa cadette.

Je n’y vois rien de répréhensible, absolument rien. Non. La chose surprenante, selon moi, réside dans le fait qu’on ait souvent reproché à David Hamilton de s’être marié à une femme beaucoup plus jeune que lui, d’avoir eu une compagne elle aussi  beaucoup plus jeune que lui, et de photographier des jeunes filles.

La chose surprenante (ou, peut-être, pas surprenante du tout) est donc dans le deux poids, deux mesures.

Deux hommes accusés de viols présumés sur mineure: Johnny Hallyday et David Hamilton.

David Hamilton appréciait certainement les jeunes filles, son œuvre photographique immense et immortelle le démontre. Il fut marié à une femme beaucoup plus jeune que lui.

Johnny non plus ne devait pas être gérontophile, il suffit de ne considérer ici que la différence d’âge avec la plupart de ses épouses.

Macron (25 ans, mais de moins, que Brigitte) vient de rendre hommage à Johnny  (drôle d’hommage, d’ailleurs, je trouve, pour un président français: « Il a porté un bout d’Amérique dans notre Panthéon »). Comme le disait tout récemment un très bon article dans Causeur, les Français sont en train de devenir des Américains comme les autres.

Curieuse, cette société telle qu’elle devient peut-être, où ce qui est « mal » c’est d’apprécier les jeunes filles (mais on fait une exception pour certains, à commencer par Johnny) et où c’est donc « bien », supposé-je, où c’est peut-être même le Bien absolu, d’être ou d’être un petit peu gérontophile.

Nietzsche avait déjà parlé de tout ça: ça s’appelle l’inversion des valeurs.

Alors: funérailles nationales, sur les Champs Elysées, pour Jean-Philippe Clerc devenu Johnny Hallyday, et dont je ne sais plus trop s’il était belge, suisse, américain, français ou autre chose. Il fut en tout cas naturalisé français seulement à 18 ans, en 2006 il voulait redevenir belge, l’année suivante il s’installa en Suisse, au moins fiscalement il était américain. Voilà donc un excellent Français qui  plaît beaucoup à Macron.

« Funérailles (quasi) nationales », « hommage populaire »  pour Johnny sur les Champs Elysées.

Mais aucunes funérailles pour David Hamilton!

Pourquoi donc ce deux poids et deux mesures?

D’Abel Bonnard à David Hamilton en passant par Jean d’Ormesson, Louis Henri Jean Farigoule et Johnny, propos sur la variabilité des « dignités » et « indignités » nationales

Publié le 7 décembre 2017 par defensededavidhamilton

 

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pour l’article avec ses illustrations, c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/07/dabel-bonnard-a-david-hamilton-en-passant-par-jean-dormesson-louis-henri-jean-farigoule-et-johnny-propos-sur-la-variabilite-des-dignites-et-indignites-nationales/

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Jean d’Ormesson (qui va avoir droit me dit-on à un hommage national aux Invalides), que je n’avais personnellement rencontré qu’à une seule reprise, vers 1986 ou 1987, à l’époque où je collaborais à la Nouvelle Revue de Paris, avait été élu, en 1973, à l’Académie française dont il était le doyen d’âge.

D’Ormesson occupait le fauteuil n° 12, celui d’Abel Bonnard (1883-1968) – fauteuil qui avait cependant été attribué à Louis Henri Jean Farigoule (mieux connu comme Jules Romains) en 1946, après la seconde guerre mondiale. Abel Bonnard avait en effet été condamné en 1945 pour « indignité nationale », une peine remise à l’ordre du jour spécialement pour lui.

Lors de l’absolution judiciaire d’Abel Bonnard, à Paris, en 1960, François Mauriac s’était vivement inquiété dans Le Figaro à l’idée que son ancien ami Abel Bonnard (désormais absous de cette accusation « d’indignité nationale ») ait été en droit de venir réclamer, à Jules Romains ce douzième fauteuil. Mais Abel Bonnard n’avait plus aucune envie du tout de vivre en France, il était donc reparti pour Madrid où il était décédé, le 31 mai 1968.

Marie Merdrignac, dans Ouest France, aujourd’hui, consacre un article à l’Académie française. Elle y écrit que le fauteuil n° 12, celui qu’occupait encore récemment Jean d’Ormesson, serait « vacant ». C’est bien évidemment une erreur, quiconque connaît un tant soit peu l’Académie française sait que la vacance de ce fauteuil n’a évidemment pas été déclarée.

En revanche, la vacance du fauteuil de René Girard a été déclarée, elle, et l’élection aura lieu la semaine prochaine, le 14 décembre ( http://academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-rene-girard-f37-5  ).

Je présenterai ma candidature du 14 décembre 2017 sous le signe de David Hamilton, dont la mort n’a certes pas suscité (comme pour Jean d’Ormesson et même Johnny) d’hommage national, ou de proposition de deuil national. Je trouve cela fort dommage, personnellement.

En attendant de me représenter peut-être Quai de Conti lorsque le fauteuil de Jean d’Ormesson sera déclaré vacant, dans un an (sans doute au début de 2019).

 

L’AMI DAVID VA SE SENTIR MOINS SEUL AD PATRES

« Tout ce que vous peignez peut être retenu contre vous. » (Pierre Alechinsky)

« Thérèse rêvant » à ne pas confondre avec « Jeune fille au chat » :

Encore plus tarés que des français, les habitants de New-York ?

On a coutume de voir dans les américains de cette contrée du nord-est des États-Unis des gens un peu moins bornés et un peu plus ouverts (« européens ») que ceux des fins-fonds du pays aux mentalités primaires de sectaires protestants bien hypocrites qui divinisent avant tout cette « culture qui accepte l’artificialité des armes et de l’argent mais refuse le naturel du sexe. » (Guillaume Champeau, site Numerama, Internet).

Or, on a appris avant-hier, (cf. le New York Post du 3 décembre), que « New Yorkers call for removal of Met Painting that « sexualizes » girl », autrement dit que des new-yorkais (ou si l’on préfère : des nouilles hors quai) réclament le remisage d’une peinture du Metropolitain Museum of Art qui sexualise [sic] la jeune fille.

Une pétition circule, mais fort heureusement la direction du Musée reste de marbre comme (je suppose) les atours du bâtiment, du moins pour l’instant. Pétition où l’on peut lire le dernier prêche à la mode :

The artist of this painting, Balthus, had a noted infatuation with pubescent girls and this painting is undeniably romanticizing the sexualization of a child,” writes Mia Merrill, 30, a New York City entrepreneur who started the petition.

Given the current climate around sexual assault … The Met is romanticizing voyeurism and the objectification of children.”

*

« L’artiste de ce tableau, Balthus, avait un notable engouement pour les jeunes-filles pubères et cette peinture idéalise indéniablement la sexualisation d’un enfant », écrit Mia Merrill, 30 ans, entrepreneur new-yorkais qui a lancé la pétition. »


« Compte tenu du climat actuel autour de l’agression sexuelle … Le « Met » est en train d’idéaliser le voyeurisme et la réification [la chosification] des enfants. »

*

On peut donc constater qu’une simple peinture figurative, datant d’avant la Seconde guerre mondiale (1936 ou 38 selon les sources), donc bien « ringarde » ou « kitch » aux yeux des « modernes », par un revirement, renversement du réel, devient un objet de scandale artistico-moral en 2017 en rapport avec les soi-disant bonnes mœurs du moment. Plus scandaleux encore qu’une pissotière à la Duchamp (ce grand fumiste des ready-merdres) qui, je crois bien, se trouve dans ce même musée. Voilà quelque chose que les meilleurs critiques du pseudo-art moderne (situationnistes et autres) n’avaient pas encore envisagés, il me semble.

Personne ne sera sans remarquer que le tableau, l’unique tableau visé est celui d’un peintre français d’origine polonaise : Balthus.

Voilà donc que le deuxième de la trilogie artistique  » Nabokov (1899-1977) – Balthus (1908-2001) – Hamilton (1933-2016)  » reçoit, post mortem, du mondialisme contemporain puritain, pudibond et prude (du moins en apparence) les foudres des ligues de vertu, ou plus précisément ici de pétitionnaires à l’esprit (et aux fantasmes?) tordus. Notons que Lolita de Nabokov fut édité en France à la fin des années cinquante avant de l’être aux États-Unis ; et que David Hamilton élut domicile en France.

Que dire alors des fresques (catholiques, donc toujours nimbées de paganisme) de la Chapelle Sixtine qui ont été remises en leur état d’origine sous Jean-Paul II ? En effet, ces dernières qui abordaient la cause de la nudité originelle, oeuvre de Michel Ange et de son atelier (1505-1512) furent une première fois « censurées » et retouchées par un élève de Michel Ange à cause de la Contre-réforme (la pire époque du catholicisme en tous domaines qui singea et en rajouta sur le protestantisme naissant) et plus précisément suite aux directives du concile de Trente de 1563 ; puis d’autres voilements et caleçonnades suivirent.

C’est ainsi qu’en 1994, Jean-Paul II — que je ne savais pas espiègle — énonça que la Chapelle Sixtine était le véritable sanctuaire du corps humain et était un témoignage de la beauté de l’homme créé par Dieu. Quoi de mieux pour un dieu d’amour ? Les mal-pensants y verront de l’idolâtrie et bien évidemment une confirmation que tout le clergé romain était, est et sera de toute éternité torturé par la chair et potentiel pédéraste (pédophile comme on dit aujourd’hui).

Enfin, j’aurais une (vaine) suggestion à soumettre aux censeurs amerloques : pourquoi ne pas remplacer le tableau de Thérèse rêvant par un vrai sujet pris dans le monde réel ? Je veux dire substituer au tableau une photographie, pas une de David Hamilton, « bien sûr », mais une adaptée au Metropolitain Museum of Art de New-York ? Par exemple, celle-ci qui a fait le tour de la Terre, et qui est de Nick Ut (Vietnam, 8 juin 1972, après un bombardement au napalm) :

Mais, on me dit que ce n’est pas possible non plus. Déjà à l’époque, il fallut attendre quatre jours, soit le 12 juin pour que la photographie paraisse dans le New York Times. Non pas pour des problèmes techniques, ni même politiques, mais parce qu’il fallut quatre jours aux « grands rédacteurs » de « l’immense journal » de « la si belle démocratie pas belliciste pour deux sous » pour se décider à publier la photo d’une jeune personne nue ! Finalement, devant l’importance « choc » de cette photographie (donc somme toute, bon coût financier), elle fut publiée ; le journal s’engageant à ne pas en faire d’agrandissement (!) et, paraît-il, en floutant légèrement la région pubienne de la petite fille, Kim Phuc, qui brûlée, après 14 mois de soins et 17 opérations chirurgicales, s’en est sorti. C’est aujourd’hui une mère de famille qui vit au Canada. Elle a été nommée Ambassadrice de Bonne Volonté de l’UNESCO en 1997.

Ouais, bonne volonté… y a du boulot !

En attendant, à chacun de juger de ce qui est le plus indécent ou le plus obscène ou le plus chosifiant : le dénudé ou la guerre ? La chair ou le napalm ? …

 

COMPLÉMENT AU POÈME CI-DESSOUS

Un quelconque ou une quelconque imbécile, je ne sais plus qui c’est… ah si ! je crois que ça me revient (ce pourrait être une personne que j’ai précédemment citée et qui fantasmait sur le sort que David Hamilton réservait à ses jeunes modèles (mais il pourrait bien ne pas être le seul : je me demande s’il n’a pas piqué cette idée tordue à un ou à une autre accusateur·e·trice·toresse·teuse (j’essaye de ne pas en oublier, de crainte de passer pour un ignobl macho sexist et harceleur potentiel (sic)))), un quelconque crétin donc (mot dont on dit qu’il serait la déformation du mot chrétien, du latin christianus, innocent) affirmait par écrit que le viol était inscrit dans les photographies mêmes de jeunes filles commises par le « satyre sournois ».

Jeunes filles visage fermé, sérieux et retenu, regard triste et ailleurs, lèvres closes sans même un semblant de sourire et encore moins de rire (on réserve ça aux photos de vacances, disait David), comme figées pour certaines. Il, ils ou elles (pardon ! j’allais encore vous oublier mes princesses, ce que c’est que l’atavisme !) auraient pu évoquer les corps purs de tout fard et de tout apprêtage, hormis d’intemporels voiles chamarrés, chapeaux, foulards ou fleures (sic ; je mets un « e », c’est un mot du féminin, j’ai raison, non ?!), menus objets de décoration non précieux. Autrement dit : nature.

Photographies indubitablement post-stuprum pour les fins limiers des fantasmes et les fines psychologues de l’infâme diffamation ou si l’on préfère de la délation diffamatoire, donc…

C’est ne rien comprendre à la photographie d’art et plus généralement à l’Art, le vrai, en son entier. L’Art vrai, ce qui est tout en-haut, au-dessus même des dieux… ou de Dieu, Ernest Hello et Léon Bloy eux-mêmes (un comble !) n’ont pas dit autre chose.

Pignoufs de plumitifs diffamateurs malades et créateurs de ragots mortifères… Petits humanoïdes…

SEMPITERNELLEMENT

Poème revu et corrigé.

Photographie D. H.

 

Ô toi vaguant au coin du bois précieux,

Hume, au serein, le parfum des sapins

Lourd et empreint d’un vieux fond d’aubépin

Lorsque la brume, en suspens, dit aux cieux :

*

— Mon ciel de lit d’un coton malicieux

Sourd de la Terre et, tel un galopin,

Voudrait déjà que, sur moi, l’aube ait peint

Ses rayons d’or, vernissés, délicieux.

*

Mais, toi vibrant en jeunesse éphémère,

Tu le sais trop que la vie est chimère

Et lui enjoins de mimer l’éternel.

*

Le regard loin et le sourire enclos,

Tu infléchis le souhait, frais éclos,

D’un temps sacré et monde maternel.

*

Variantes de : Ô toi vaguant au coin du bois précieux, :

Ô toi trônant au coin du bois précieux, ;

Ô toi sourdant au coin du bois précieux,

Variante de : Mais, toi vibrant en jeunesse éphémère, :

Mais toi trônant en jeunesse éphémère,

 

 

« Advice to little girls » (Mark Twain) : aïe aïe aïe que Madame Flavie Michu Michue va-t-elle pas encore libérer sa parole?

Publié le 1 décembre 2017 par defensededavidhamilton

 

pour l’article illustré, c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/12/01/advice-to-little-girls-mark-twain-aie-aie-aie-que-madame-flavie-michu-michue-va-t-elle-pas-encore-liberer-sa-parole/

 

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Le prochain qui va avoir (ou pourrait avoir) des problèmes (pour le sac de plastique, c’est trop tard, il est déjà mort), le prochain dont des sans oeuvre vont déclarer vouloir rendre l’œuvre infréquentable, c’est (qui sait?)  Samuel Langhorne Clemens, né le 30 novembre 1835 à Florida dans le Missouri (États-Unis) et mort le 21 avril 1910 à Redding, Connecticut (États-Unis), dit Mark Twain.

Parce que voilà, en 1908, il a dit par exemple ceci : “I suppose we are all collectors… As for me, I collect pets: young girls — girls from ten to sixteen years old; girls who are pretty and sweet and naive and innocent — dear young creatures to whom life is a perfect joy and to whom it has brought no wounds, no bitterness, and few tears.1

Et le grand écrivain se faisait photographier avec des jeunes filles, Madame Michu! Il jouait aux cartes ou au billard avec!

Et son livre, « Advice to young girls » ! Avec des illustrations d’un Vladimir en plus (mais non, c’est pas Nabokov!)

Bref, la chasse aux « sorciers » continue. Ou encore, elle ne fait que commencer.

Curieuse, vraiment,  cette propension à vouloir faire correspondre le passé aux dogmes moraux du présent…2

Si l’opération était menée, il faudrait jeter aux flammes pratiquement toute la littérature, la poésie, la peinture, la sculpture et la photographie du passé…3

Et dans les écoles, on apprendrait que la littérature française a commencé avec Madame Michu. Flavie Michu.Michue en écriture « inclusive ».4

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Notes de moi (J.-P. F.)

1 – Soit en français quelque chose comme : Je suppose que vous êtes tous collectionneurs… pour ce qui est de moi, je fais la collecte de chouchoutes : des jeunes filles – filles entre dix et seize ans ; filles qui sont mignonnes et douces et naïves et innocentes – chères jeunes créatures pour qui la vie est joie parfaite et à qui il n’est advenu aucune blessure, aucune amertume et peu de larmes.

2 – Passé jugé pourtant rétrograde, réactionnaire, victorien. Éclatante époque victorienne à l’avant-garde du capitalisme, qui vit 1/ l’explosion de l’industrie et de la finance, la multiplication d’innovations techniques, son lot de déshumanisation des classes laborieuses et de contestation sociale violente ; 2/ l’éclosion éphémère de pseudo-sciences humaines (tels le darwinisme social, dont le chantre français fut Zola, la phrénologie et la physiognomonie à la Lombroso qui « reconnaissait » les criminels à leur tête et dénonçait l’antisémitisme comme une pathologie) ; 3/ le tout dans une atmosphère de puritanisme à faux-culs et à poufs, et d’hypocrisie anglicane exacerbée. Ce qui n’est pas sans certaines analogies, sur les trois points, avec l’ère sarkhollando-macronienne.

3Une bonne part de l’art religieux y compris.

4 – Ou plus précisément, selon le canon en vogue de ladite écriture « inclusive » après avoir connu ceci pendant des années : Michu(e) : Michu·e avec un « point du milieu » ou « point central » que l’on ne trouve que dans les caractères spéciaux ; effectivement, c’est assez spécial !   Pauvre monde décati ! Et borné… Pauvr géni humain (sans ‘e’ puisque masculin, hein ! c’est bien ça ?). Au fait, pour de vrai, vous connaissez le féminin de « génie » ? Non, et bien il paraît que c’est « génisse ».

Quelques films conseillés en guise de CONSOLATION (ah ah ah ah ah ah ah !) au néo-puritanisme des sheriffes féministes planétaires de la délation Publié le 30 novembre 2017 par defensededavidhamilton

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/30/quelques-films-conseilles-en-guise-de-consolation-ah-ah-ah-ah-ah-ah-ah-au-neo-puritanisme-des-sheriffes-feministes-planetaires-de-la-delation/

 

Mes toutes prochaines propositions à mon protecteur, Macron, pour la France qui balance!

Publié le 29 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

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A peine élu à l’Académie française, le 14 décembre 2017, je rencontrerai donc Emmanuel Macron à l’Elysée.

Par mon activité d’académicien, chaque jeudi, je proposerai entre autres de promouvoir et de mettre en œuvre  l’amitié et la parfaite égalité entre chiens et chats, sans parler des porcs et des truies.

Je suggérerai d’ailleurs, avec toute la fermeté nécessaire,  que l’on s’élève contre toute insupportable discrimination basée sur l’appartenance à la race porcine, ou mieux encore aux races porcines, qu’elles soient à oreilles tombantes (Race craonnaise, Race Normande, Porc de Miélan, Race Bretonne, Race Lorraine, Race Boulonnaise, race Flamande, Race de Bourdeaux ou Drômoise) ou à oreilles dressées ou horizontales (Races de Loches et de Montmorillon, Race Périgourdine, Race de Cazères, Race Béarnaise, Race Marseillaise, Race Bressanne) et pardon si j’en oublie.

Balance toute discrimination, dirai-je. Ce sera une société admirable. Balance ton Porc. Balance ton Canari. Balance ton Poisson rouge. Balance ton Flamant.

Tout le monde balancera tout le monde. Une fois que tout le monde aura balancé tout le monde, restera à balancer qui te balance. La balance simultanée, comme l’orgasme du même nom. Ah ça balancera !

Enfin, je proposerai au Président, protecteur de l’Académie française, que les mauvaises pensées, les pensées concupiscentes, les arrière-pensées graveleuses, les rêves libidineux et les fantasmes lubriques soient aussitôt verbalisés et impitoyablement punis par une police de l’amnésie traumatique et des arrière-pensées.

O.M.

Nous portons le deuil de David Hamilton

Olivier Mathieu, écrivain, candidat à l’Académie française le 14 décembre 2017 au fauteuil de René Girard, sous le signe de David Hamilton.

Roland Jaccard, écrivain, romancier, essayiste, éditeur, psychologue.

Phrère Jac, situationniste (Paris), auteur d’un texte dans « C’est David Hamilton qu’on assassine » (livre d’Olivier Mathieu, édité par Jean-Pierre Fleury, et préfacé par Roland Jaccard)

Agnès Degrève, auteur d’un texte dans « C’est David Hamilton qu’on assassine », doctorante en philologie et histoire orientales (Université catholique de Louvain)

C.D., professionnelle de l’édition, directrice d’un magazine paraissant en France, auteur d’un texte dans « C’est David Hamilton qu’on assassine »

Sébastien Guillet, écrivain, cinéaste, auteur d’une vidéo intitulée « L’été n’arrive qu’une fois »

Jean-Pierre Fleury, écrivain, éditeur, docteur en sociologie.

David Hamilton et son miraculeux suicide le Jour du Cochon…

Publié le 28 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

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Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie l’Université de Nantes:

  • On assiste en ce moment à une formidable campagne en faveur de « l’amnésie traumatique ». J’en ai déjà parlé, j’en reparlerai sans doute, pour ne pas dire certainement, un jour ou l’autre. Mais qu’en pensez-vous?

Olivier Mathieu, écrivain:

  • Une terrible campagne médiatique, en effet. Et j’emploie terrible dans le sens qu’il a. Pas dans le sens, qu’il n’a pas, où l’employait Johnny en disant « cette fille, elle est terrible ».

Jean-Pierre Fleury :

  • L’amnésie traumatique n’est-elle pas une espèce d’invention, rejetée par le monde scientifique?

Olivier Mathieu :

  • Je partage globalement cette opinion. Qu’il convienne de poursuivre et le cas échéant de punir des crimes, c’est le rôle des sociétés. Cela dit, et bien dit, on peut se poser bien des questions. Un viol sur enfant, par exemple, est-il davantage horrible que le viol d’une vieille femme? Je pense qu’il l’est tout autant. Mais pas forcément davantage.  Ce que je ne voudrais pas, c’est que l’amnésie traumatique soit de l’ordre de la  lubie et de la vengeance.  Imaginons même que Flavie Flament (qui y pratiquait le naturisme avec ses parents) ait vu David Hamilton nu au Cap d’Agde. Chose à prouver, car personnellement je n’y étais pas et je n’ai jamais vu que des photos de lui habillé. Mais même si quelqu’un est en mesure de décrire la nudité, ou par exemple le système pileux de quelqu’un, cela ne me semble pas argument probatoire de viol. Quand j’étais petit, j’ai vu des membres de ma famille nus (d’ailleurs, ils pratiquaient eux aussi le nudisme) mais ils ne m’ont pas violé… La question est et elle demeure que sans preuves matérielles, sans preuves médicales, sans des preuves de mille natures, la reconnaissance d’un « viol » est tout simplement impossible, surtout des décennies après… Cela reste de simples affirmations unilatérales, des allégations qui n’engagent strictement qu’elle, comme dans le cas de Flavie Flament. Tant que le droit sera ce qu’il est, rien ne remplacera jamais, en tout cas c’est à espérer, l’argument probatoire: la preuve !

Jean-Pierre Fleury:

  • Donc, ce que vous dites est : prudence!? Comme vous le savez, les Américains ont connu beaucoup d’excès en la matière notamment dans les années 1990. Tout cela est documenté. Des gens ont été accusés – comme David Hamilton, par exemple, l’a été –  par de présumées victimes qui pouvaient même être de bonne foi, sur la base de « souvenirs » qui leur étaient revenus des dizaines d’années après les faits présumés mais dont on s’est aperçu, dans trop de cas, que ces souvenirs étaient complètement bidonnés: ils avaient été fabriqués par les psy ceci et psy cela.

Olivier Mathieu :

  • Vous avez totalement raison. La question est que l’on ne peut pas condamner quelqu’un sur les seules allégations d’une personne qui, des dizaines d’annèes après, déclare avoir souffert d’amnésie traumatique… Sinon, on entrerait dans une époque de folie complète, et de dictature larvée. On entrerait dans une nouvelle « religion ». Ce n’est pas parce qu’une personne déclare qu’elle a été violée il y a trente ou quarante ans que c’est forcément vrai.  Ce n’est pas parce qu’elle est sincère, ce n’est pas parce qu’elle est convaincue de ce qu’elle dit que c’est forcément vrai. Par exemple, il y a des millions de gens, de croyants, qui ont la certitude que le monde a été créé en sept jours par « Dieu ». Ils ont donc cette certitude, et on la leur laisse. Mais est-ce que quelqu’un va me dire que ça aussi, c’est une preuve « scientifique »?… Comprenons-nous bien. Il ne s’agit pas, pour moi, de nier le « traumatisme » qu’a pu éprouver quelqu’un qui a effectivement été violé.  Il ne s’agit pas non plus de nier le traumatisme de quelqu’un qui a été induit par son psy à s’inventer sincèrement des souvenirs, mais de faux souvenirs. Mais une et une seule chose reste claire pour moi, comme je crois et je veux croire pour toute personne sensée. Il est impossible de faire – et cela, pour le viol sur mineurs – une exception aux principes généraux et pratiquement universels de la justice. J’entends par là qu’on ne peut pas supprimer la nécessité sine qua non,  pour celui ou celle qui porte une accusation (et une accusation aussi grave), de démontrer la réalité et la véracité des faits en question.  En d’autres termes, si David Hamilton avait été visé par un procès (et il ne l’a pas été), la justice n’aurait pas pu courir le risque de punir un innocent. Si, pour obéir à la campagne féministe planétaire actuellement en oeuvre, on introduisait dans la loi française un principe exceptionnel pour le viol sur mineurs, un principe qui donnerait alors  à l’accusation une apparence et un vernis de bonne foi systématique, alors on aurait ouvert la boîte de Pandore de l’injustice!…

Jean-Pierre Fleury:

  • On passerait des « lois mémorielles » aux « lois mémorielles traumatiques »…

Olivier Mathieu:

  • En ce qui concerne cette « amnésie traumatique », on en arriverait à un paradoxe. Jadis on condamnait les gens parce que leurs accusateurs se souvenaient et démontraient qu’ils ne mentaient pas et se souvenaient de faits réels et effectivement délictueux ou criminels. Demain, on condamnerait en revanche parce que des femmes NE se souviendraient PAS, parce qu’elles auraient oublié, parce qu’elles se souviendraient à l’improviste. Or, il convient de le rappeler et que cela plaise ou ne plaise pas à Madame Flament et à ses consoeurs et amies, des souvenirs et, mieux, des allégations de souvenirs ne sauraient – par bonheur – avoir une valeur probatoire. Ce ne sont que de simples allégations. En droit, du vent.

Jean-Pierre Fleury:

  • Je crois moi aussi que la campagne de presse actuelle, que vous définissez comme une campagne de presse féministe planétaire, et que l’on pourrait sans doute définir aussi par un mot anglais, celui de  lobbying, n’a pas grand-chose à voir avec la justice la plus élémentaire. Pourtant, elle s’en revendique. En vérité, me semble-t-il, elle bafoue et met à bas les principes les plus classiques du droit puisqu’elle sacralise les allégations des accusatrices, et cela de façon systématique, au détriment de la parole de l’accusé.  Je ne suis pas certains que la conception de la justice du Moyen Age, celle que  nos modernes féministes définiraient probablement et avec mépris comme « moyenâgeuse », fût vraiment différente ou inférieure…

Olivier Mathieu:

  • Si tout cela se met en place, on ouvrira des procès. Les journaux donneront la parole à des actrices victimes (victimes présumées et, souvent, actrices présumées aussi). On s’en prendra à des « mauvais » présumés. Hélas, je crains que les gens pauvres, les femmes anonymes, celles qui ont été violées dans des banlieues par exemple, ne pourront avoir accès à tout cela. Les avocats et les psys, ça coûte cher. Tout le monde ne peut pas se le permettre. Oui: ouvrir des procès, cela signifie aussi enrichir des avocats et des psys. Sans parler des sous qui seront demandés aux accusés. Car les victimes (ou présumées telles), en tout cas certaines victimes du monde bling bling souffriront d’amnésie jusqu’à un certain point, mais pas au point d’oublier de chercher à gagner en notoriété, en victimisation et en bon pognon… Vous parliez des Etats-Unis, cher Jean-Pierre Fleury. Là-bas, beaucoup de psys se sont fait une spécialité, si j’ose dire, dans la création de faux souvenirs, de souvenirs induits, et ils ont parfois recours dit-on non seulement à la suggestion, mais encore à l’hypnose. On peut imaginer, et faire davantage qu’imaginer, qu’ils prennent leur pourcentage sur les dommages et intérêts éventuellement obtenus. L’appât du gain…

Jean-Pierre Fleury :

  • Comment conclure?

Olivier Mathieu:

  • Aucun écrivain, aucun journaliste, aucun juriste sensé ne devrait sérieusement défendre la conception de « l’amnésie traumatique ». A moins de prétendre bouleverser le droit tel qu’il est connu aujourd’hui… En droit, faut-il le rappeler, le doute profite et doit profiter toujours à l’accusé. Aucune condamnation ne peut jamais se baser sur des propos, si ces propos ne sont que des allégations unilatérales. Cela dit, il y a pire. Il faudra comprendre (et ce sera aux historiens de l’avenir de le faire) pourquoi et comment des groupuscules féministes sont soudain soutenus inlassablement, et cela depuis plusieurs mois, par l’ensemble du monde médiatique occidental en général et français en particulier. D’où tout cela est-il né?… Qui a en quelque sorte décidé que l’on devait revenir à la guerre des sexes jadis décrite par Nietzsche?…

Jean-Pierre Fleury:

  • De la pseudo-science?…

Olivier Mathieu:

  • Mais combien, je le crains, d’erreurs judiciaires à venir… Mais j’ai encore deux craintes.

Jean-Pierre Fleury :

  • Lesquelles?

Olivier Mathieu:

  • Que l’on veuille aboutir à un véritable apartheid entre le sexe masculin et le sexe féminin. On y arrive d’ailleurs, ou pire encore on y est déjà. Médicalement, les femmes n’ont plus besoin des hommes, par exemple, pour avoir des enfants… Maintenant, on entend dire que la parole des femmes – quand elles accusent des hommes de les avoir violées – ne saurait être mise en doute… Je connaissais l’infaillibilité pontificale… Pour l’Église catholique, le  dogme selon lequel le pape ne pourrait se tromper (!!!) dans son pouvoir ordinaire et extraordinaire lorsqu’il s’exprime ex cathedra en matière de foi et de morale… Et maintenant, l’infaillibilité de la parole des accusatrices féministes?… Vous comprenez, cher Jean-Pierre Fleury, qu’on baigne – ou que l’on va baigner – dans la folie complète et totale? Et enfin, une dernière chose.

Jean-Pierre Fleury :

  • Je compte écrire un livre entier pour répondre à une question très simple. Que s’est-il réellement passé le 25 novembre 2016? Comment est mort David Hamilton, et pourquoi? Par quel fantastique miracle, ayant 365 jours en 2016 pour se suicider, ou 329 si vous préférez, David Hamilton se serait-il « suicidé » justement le 25 novembre? Pourquoi, par quelle mirifique coïncidence, par quel extraordinaire hasard, ou pour quelle autre raison se serait-il (s’il s’est) « suicidé » le jour de la journée de la violence contre les femmes? Je vais poser des questions à beaucoup de gens, je vais demander cela y compris à des mathématiciens, à des spécialistes de logique et de statistique aussi… Le 25 novembre, me dit-on, cinquième jour du mois de frimaire dans le calendrier républicain, était dénommé « jour du cochon ». Coïncidence, hasard, me direz-vous. Mais certainement… Moi, je vais pourtant enquêter là-dessus. Mon enquête, relayée par mes collaborateurs, avance. Un miracle, non? David Hamilton qui disait craindre pour sa vie, David Hamilton qui voulait porter plainte pour diffamation, David Hamilton qui ne risquait rien judiciairement, David Hamilton qui n’avait jamais été condamné à rien, qui choisit pourtant de se « suicider » juste le Jour du Cochon. Juste un an avant « balance ton porc« . Un précurseur! Et qui se suicide avec la porte ouverte, puis dont l’acte de décès (après autopsie!) indique que le jour de son décès n’a pu être déterminé… Extraordinaire non? PS : pas de sac de plastique pour moi, merci

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury.

La grande chasse médiatique au « sorcier » David Hamilton

Publié le 28 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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Tout le monde connaît, tout le monde emploie l’expression de « chasse aux sorcières », parfois à tort, quand il s’agit d’évoquer un jugement abusif conduisant, généralement, à la mort de l’accusé(e).

De quoi d’autre s’agit-il dans l’affaire David Hamilton?

Les « sorcières » d’autrefois ont été jugées et, dans un grand nombre de cas, réellement exterminées. Ce fut le règne de l’arbitraire. Mais combien de lieux communs à réviser! Pour autant que je sache, la chasse aux sorcières ne fut pas organisée par l’Inquisition et donc par l’Eglise catholique.

N’en déplaise à ceux qui croient encore que le Moyen Âge aurait été une période d’obscurantisme, de mal absolu et de fanatisme, il leur faudrait apprendre l’Histoire et donc, pour commencer, fermer les livres d’histoire officielle.

La chasse aux sorcières… n’a pas eu lieu au Moyen Age! Elle a principalement, voire exclusivement eu lieu – approximativement entre 1550 et 1650 – pendant la période appelée « Renaissance ».  Il est donc inutile d’évoquer le Moyen Age. Mais il y a davantage: peut-être ferait-on bien de parler de ceux qui subissent, ont subi ou subiront une « chasse aux sorcières » au vingtième siècle, et aujourd’hui en 2016. Et si le dernier d’entre eux (le dernier en date) s’appelait David Hamilton?…

Quel fut le nombre de victimes des chasses aux sorcières de l’époque de la Renaissance? Inutile d’employer des chiffres « symboliques » ou destinés à frapper l’imagination et la sensibilité, ou la sensiblerie, des gens.  S’il y a eu des dizaines de milliers de morts dans toute l’Europe, il s’agit d’ores et déjà là de chiffres énormes pour l’époque.

S’il y en a un seul aujourd’hui, c’est trop.

Rien d’étrange, je crois, de parler de « chasse aux sorcières » en ce qui concerne David Hamilton. Ou, si l’on préfère, de chasse aux sorciers (car ce ne sont pas seulement des femmes qui ont été brûlées sur les bûchers, mais également voire surtout des hommes).

Exactement comme dans les procès en sorcellerie de jadis, des gens que l’on a ameutés et apeurés ont fait trop vite, hélas, l’amalgame entre un David Hamilton et un Marc Dutroux. (David Hamilton: «C’est la chasse aux sorcières depuis l’affaire Dutroux. Ce mec a tout foutu en l’air.» )

Les sorcières et les sorciers furent jugés, sous la Renaissance, par des magistrats laïcs, qui rendaient leur « Justice » au nom du pouvoir. Des magistrats laïcs voire davantage laïcs – mais ce serait un autre débat – que les journalistes de 2016.

Au XVIe siècle, la mise en accusation d’une « sorcière » (ou d’un « sorcier »)  se faisait sur dénonciation. Les choses ont-elles vraiment beaucoup changé?  Non. C’est sans doute un fait intemporel, et spécifiquement humain: les « victimes » présumées cherchent toujours un coupable à leurs malheurs et vont dénoncer un quelconque bouc émissaire auprès des juges.

Paradoxalement, sous la Renaissance, c’était donc ceux qui croyaient aux sorcières (ou aux sorciers) qui dénonçaient des innocents auprès de magistrats qui, eux aussi, devaient être convaincus de l’existence des sorcières (et des sorciers).

Le paradoxe est réellement étonnant: des gens qui ne croyaient pas dans la « sorcellerie » ont été brûlés – à la Renaissance, pas au Moyen Age – sur ordre de magistrats qui croyaient aux sorcières, sur plainte de gens qui y croyaient aussi!

C’est bien de ceci qu’il s’est agi, et qu’il s’agit, je le crains, dans l’affaire David Hamilton. Un homme qui n’a jamais été condamné pour « viol » ou pour pédophilie, un homme a été l’objet d’accusations (des accusations qui étaient en outre couvertes par le délai légal en vigueur de la prescription), un homme a été accusé d’être un « sorcier » par des gens (Mme Flament et Ardisson) qui, évidemment, croient ou ont fait semblant de croire en l’existence des « sorciers ».

On pourrait facilement énumérer, tout au cours de l’Histoire, les peuples ou les individus, ou les catégories d’individus qui ont été voués à la mort, au bûcher, à l’extermination par des gens qui semblaient considérer comme leur mission sacrée de combattre le mal, le mal absolu, le Diable, Belzébuth…

Hier, le sorcier (présumé) ou la sorcière (présumée) étaient arrêtés et jetés en prison, puis interrogés (c’est-à-dire sauvagement torturés).

Aujourd’hui, en 2016, les choses sont-elles vraiment plus subtiles? Ardisson insulte, à la télévision, un homme de 83 ans, sans doute désargenté, qui s’appelait David Hamilton. Des milliers d’internautes commencent à hurler, avec les loups, sur les « réseaux sociaux ». Menaces de mort et insultes contre David Hamilton, par tonnes. Aucune justice ne s’en préoccupe. Aucun « modérateur » n’efface ces insultes et ces menaces de mort. Personne ne songe à poursuivre en justice les auteurs de menaces de mort et d’insultes. Aucun avocat ne s’occupe, visblement, des affaires de David Hamilton. A croire qu’il n’avait pas d’avocat: ce qui accrédite la thèse selon laquelle il n’avait plus d’argent.

Les juges chargés de juger et de condamner les sorcières, sous la Renaissance,  avaient l’habitude de confronter les « sorcières » et les « sorciers » présumés à des « témoins ». De ce point de vue, comme on le voit, rien n’a changé. Sauf que même sous la Renaissance, il y avait des juges, chargés de rendre la justice par l’Etat. Aujourd’hui, ce sont les journalistes, certains journalistes, qui se substituent eux-mêmes à la Justice…

Hier, les « sorcières » et les « sorciers »  étaient accusé(e)s d’adorer le Diable, le mal, le mal absolu, Satan, appelez-le comme vous voulez. Les « sorcières » et les « sorciers » étaient confronté(e)s à des « témoins ». Pour les plus récalcitrants,  restait l’épreuve par l’eau. Le présumé sorcier était jeté, pieds et poings liés, dans un puits, parce que les sorciers auraient flotté à la surface.

On te jetait dans un puits, pieds et poings liés: si tu flottais, tu étais un sorcier et on te brûlait sur un bûcher. Si tu te noyais, tu étais innocent… Innocent mais mort.

En 2016, quelles possibilités s’offraient à David Hamilton? Quelles possibilités avait donc un homme de 83 ans, sans argent et sans avocat, pour lutter contre les accusations de Mme Flament dans un livre paru chez Lattès, accusations relayées par pratiquement l’ensemble de la presse pipole, pour ne pas dire l’ensemble de la presse française et internationale ? (Seule exception, exception notable, un article de Régis de Castelnau dans Causeur. Et un autre sur Boulevard Voltaire. Et un article de blog sur Mediapart. Et le blog de Jean-Pierre Fleury, écrivain: https://lequichotte.wordpress.com ).

Subir non l’épreuve de l’eau, mais celle de la télé, tel a été le sort réservé à David Hamilton? Constater qu’une chaîne de télé laissait insulter un homme – un homme qui, la loi française le dit, devait être considéré comme innocent jusqu’à l’établissement éventuel de la preuve d’une sienne culpabilité – et que tous les journaux, d’un même mouvement, se rangeaient du côté de l’accusatrice?

Entre « l’épreuve de l’eau » et le « bûcher », David Hamilton qui arivait de toute façon au terme de sa vie a peut-être choisi le suicide (si c’est en effet d’un suicide qu’il s’est agi). Saura-t-on jamais la vérité? Qu’il ait eu une crise cardiaque, qu’il se soit suicidé, ou – pire encore – qu’il ait été assassiné, qu’en saura-t-on? Je le répète, un mois avant son décès, David Hamilton disait craindre pour sa vie. Son nom, son adresse, son téléphone étaient sur les pages blanches de l’annuaire téléphonique.

Il a été retrouvé un mois plus tard, avec un sac en plastique sur la tête, et la porte ouverte. C’est du moins (ce détail du sac en plastique et de la porte ouverte) ce qu’on lit dans la presse. Y a-t-il eu enquête? La presse n’en dit rien. Où a été enterré David Hamilton? Quand? La presse n’en dit rien. Etrange déontologie journalistique…

Sous la Renaissance (et pas au Moyen Age),  les juges avaient besoin de l’aveu explicite de la « sorcière » ou du « sorcier » présumés… La lecture de tous les livres consacrés à l’argument des chasses en sorcellerie le confirme. Il fallait un aveu, un aveu à tout prix, généralement obtenu sous la torture.

Ici, Mme Flament se transforme aussi en psychologue. Le « suicide » de David Hamilton est, assure-t-elle, un « aveu ». Mais en quoi un suicide est-il forcément le signe d’un aveu?

« Es-tu un sorcier? Es-tu une sorcière? » demandait-on à l’accusé. « Es-tu un sorcier? Es-tu une sorcière? » demandait à l’accusé (qui n’était pas un sorcier) quelqu’un (juge ou bourreau) qui y croyait…

Si la réponse était « non », on passait à la torture, qu’on veuille l’appeler torture d’Inquisition ou torture d’Etat.

La torture, dans les procès de sorcellerie, portait souvent à mort d’homme (ou de femme). Naturellement, face à la douleur physique, combien de « sorcières » ou de « sorciers » ne finissaient-ils pas par « avouer » ce qu’ils n’avaient jamais commis!?

Un beau choix, en vérité. Ou tu n’avouais pas, et tu mourais torturé. Ou tu « avouais », pour faire cesser la douleur, et tu étais condamné à mourir sur le bûcher, observé par la populace des voyeurs qui rigolaient avec la satisfaction d’être « bons », puisqu’ils avaient dénoncé et vaincu le diable…

Le parallèle avec la télévision de 2016 me semble assez clair.

Aujourd’hui,  tu es condamné à mourir, observé par la populace des voyeurs de la télé qui rigolent avec la satisfaction d’être « bons », puisqu’ils ont dénoncé et vaincu le diable…

Et pourtant, un espoir… Le 28 novembre 2016, presque au moment même de la mort de David Hamilton, un livre prenait courageusement la défense du grand photographe.

Un livre dont – tiens ! – personne ne parle!!!

L’auteur fustige pourtant « un Occident qui n’est pas loin de rallumer le bûcher des sorcières — au nom de la liberté, bien entendu. Le photographe David Hamilton, qui fut pendant dix ans universellement célébré pour ses photos d’évanescentes  jeunes — très jeunes — filles nordiques, en a su quelque chose quand son œuvre a été décriée, lui-même menacé de poursuites« …

A LIRE :

https://blogs.mediapart.fr/jacques-delivre/blog/301116/la-mort-du-photographe-david-hamilton-0

Jean-Pierre Fleury:

https://lequichotte.wordpress.com

 

Nous portons le deuil de David Hamilton

Olivier Mathieu, écrivain, candidat à l’Académie française le 14 décembre 2017 au fauteuil de René Girard, sous le signe de David Hamilton.

Roland Jaccard, écrivain, romancier, essayiste, éditeur, psychologue.

Jean-Pierre Fleury, écrivain, éditeur, docteur en sociologie.

Phrère Jac, situationniste (Paris), auteur d’un texte dans « C’est David Hamilton qu’on assassine » (livre d’Olivier Mathieu, édité par Jean-Pierre Fleury, et préfacé par Roland Jaccard)

C.D., professionnelle de l’édition, directrice d’un magazine paraissant en France, collaboratrice du livre « C’est David Hamilton qu’on assassine » (livre d’Olivier Mathieu préfacé par Roland Jaccard)

Sébastien Guillet, écrivain, cinéaste, auteur d’une vidéo intitulée « L’été n’arrive qu’une fois »

David Hamilton et Marc Dutroux : on ne peut comparer l’incomparable.

Publié le 27 novembre 2017 par defensededavidhamilton

***

Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes:

  • Olivier Mathieu, on parle beaucoup ces derniers temps d’une phrase de David Hamilton sur Marc Dutroux. Qu’en pensez-vous?

Olivier Mathieu:

  • Oui, on en parle beaucoup et on en détourne le sens… Après avoir rappelé que toute phrase d’un entretien est rapportée par le journaliste auteur de l’entretien, et qu’elle est donc plus ou moins authentique et plus ou moins correctement rapportée, je rappelle que cette phrase de David Hamilton semble être: « Marc Dutroux a tout foutu en l’air ».

Jean-Pierre Fleury :

Olivier Mathieu :

  • Les choses sont donc claires. David Hamilton rejetait la « pédophilie ». Il estimait que ses photographies NE relevaient PAS de la « pédophilie ». Il rejetait aussi la chasse aux sorcières qui avait lieu – au moins selon lui – depuis la triste affaire Dutroux. L’affaire Dutroux, pour ce que j’en sais, est une affaire d’enlèvement, de séquestration, de viol et de meurtre. Les parents des pauvres victimes auraient certainement souhaité et espéré que la police belge s’occupe mieux de l’affaire Dutroux, quitte à délaisser d’autres tâches!

Jean-Pierre Fleury:

  • Et jusqu’à preuve du contraire, David Hamilton n’a en effet enlevé, séquestré, violé et tué personne. Il n’a été l’objet d’aucune condamnation pour enlèvement, séquestration, viol ou meurtre. Et il ne le sera jamais, à moins qu’on ne vote une lex hamiltoniana condamnant David Hamilton après sa mort…

Olivier Mathieu :

  • Mieux encore, il a souvent condamné la pornographie. Mais c’est ici qu’est le paradoxe: la société qui a inventé et promu la pornographie sous sa forme actuelle, celle du Vingtième siècle – une forme de diffusion massive, technologique, grégaire de la pornographie – c’est cette société-là qui « condamne » et accable David Hamilton, qui était un photographe et un poète de l’érotisme… On rejette l’étotisme et en attendant, des tas de gens se font du fric avec la pornographie, les acteurs de pornographie, les producteurs de pornographie, les diffuseurs de pornographie, les sites de pornographie, etc, etc, etc… On a sali l’imaginaire des masses avec la pornographie de masse. Or voyez-vous, personnellement, je préférerais que mon fils admire des photos de David Hamilton plutôt qu’il ne regarde des films pornographiques d’une bêtise, d’une laideur, d’une médiocrité infinies…

Jean-Pierre Fleury:

  • Revenons à Marc Dutroux…

Olivier Mathieu:

  • Citons un autre entretien de David Hamilton.Serait-il possible en 2007 de photographier de très jeunes filles nues ?DAVID HAMILTON: Non, malheureusement. Dutroux a détruit tout cela et depuis on ne parle que de pédophilie, de perversité. J’ai connu 25 ans d’une extraordinaire liberté. J’aimais la beauté nordique, une certaine ossature, des peaux, des yeux clairs. Je n’ai photographié que cela. Désormais, toutes mes jeunes filles sont grand-mères : elles se sont mariées, elles ont eu des enfants. Je les ai saisies avant la routine, avant que leur vie devienne sérieuse.Comment expliquez-vous ce changement du regard posé sur votre œuvre ?

    DAVID HAMILTON: Il y a clairement eu un avant et un après. En même temps que les affaires de pédophilie, très relayées par la presse, le monde a changé. Aujourd’hui, même chez les artistes, on ne s’intéresse plus à la beauté. Tout n’est que colère, violence : plus c’est vulgaire, mieux c’est. Nous avons changé d’époque.

    https://www.ladepeche.fr/article/2007/09/25/22891-expo-la-nostalgie-david-hamilton.html#ODCzF2J05P12icZt.99

Jean-Pierre Fleury:

  • Quelle lecture en faire?

Olivier Mathieu:

  • Je crois comprendre le français. Dans plusieurs de ses entretiens, David Hamilton parle de Dutroux en l’appelant, par exemple, « ce mec ». Il ne lui manifeste donc aucune sympathie. Il lui reproche ses actes. Il lui reproche d’avoir commis des actes qui ont indirectement éclaboussé son oeuvre de photographe à lui. Il dit qu’il y a eu un avant et un après.

Jean-Pierre Fleury:

  • Grands Dieux! Un avant et un après! David Hamilton avait dit qu’il y avait eu un avant et un après l’affaire Dutroux! (Rire)

Olivier Mathieu:

  • (Rire) Christian De Valkeneer, magistrat belge, a déclaré : « Il y a eu un ‘avant’ et un ‘après’, une révolution culturelle au sein de la justice. »

Jean-Pierre Fleury :

  • Mais là, cher Olivier Mathieu, rendons-nous compte! C’est David Hamilton qui avait osé parler d’un « avant » et d’un « après » Dutroux! (Rire).

Olivier Mathieu:

  • En effet, tout le monde a parlé d’un avant et d’un après Marc Dutroux… Il y a eu des livres sur ça…

Jean-Pierre Fleury :

  • Oui, c’est « amusant », si on peut dire. Des dizaines de gens ont parlé d’un avant et d’un après Marc Dutroux. Y compris des magistrats, des écrivains… Mais si David Hamilton osait parler en ces termes-là, alors lui était un « mauvais ». Il avait beau dire que Dutroux, « ce mec », avait « tout foutu en l’air », pour les idiots David Hamilton était « pire que Dutroux », pratiquement…

Olivier Mathieu:

  • Heureusement que David Hamilton n’avait pas un chien, vous voyez ce que je veux dire?…

Jean-Pierre Fleury:

  • (Rire) Oui, je vois ce que vous voulez dire.

Olivier Mathieu:

  • En conclusion, c’est très simple. Je ne vois aucun rapport entre David Hamilton – un photographe de jeunes filles pures, innocentes, des photographies esthétiquement belles – et Marc Dutroux. Je ne vois aucun rapport entre les condamnations judiciaires que le premier (David Hamilton) n’a jamais reçues, et celles que le second (Marc Dutroux) a reçues. On compare, ici, l’incomparable. Il n’y a aucun rapport entre David Hamilton et Marc Dutroux.

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury.

 

 

Un commentaire pour David Hamilton et Marc Dutroux : on ne peut comparer l’incomparable.

  1. Catherine D. dit :27 novembre 2017 à 13:02L’énorme différence est que la jet-set, les politiciens, la police et la justice ont laissé tomber David Hamilton puisque Flavie la justicière se chargeait de tout pour mettre en avant sa pomme – belle aubaine – et principalement de détourner l’attention sur un sujet faux qui brouille l’atroce réalité des réseaux pédophiles alimentés par Dutroux et ses semblables, et cela probablement et souvent pour la jet-set, certains politiciens, petit monde de monstres qui se tiennent tous par la barbichette…

L’ART DES NUANCES

Harvey Weinstein à une époque où, étant puissant (finalement, Hollywood avait été en quelque sorte fondée pour qu’existent des Harvey Weinstein), il avait autour de lui beaucoup de femmes, souvent jeunes, qui formaient la cour de ce « roi » – chaque époque a les rois qu’elle mérite. Elles formaient un troupeau de courtisanes. Aujourd’hui, c’est d’un troupeau de dénonciatrices qu’il s’agit… Le caractère grégaire demeure.

La grande question au sujet de David Hamilton, l’indéfendable

Publié le 25 novembre 2017 par defensededavidhamilton

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/25/la-grande-question-au-sujet-de-david-hamilton-lindefendable/

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Il y a une évidence, pour moi, depuis longtemps.

Cette évidence, c’est qu’en France, tu peux défendre qui tu veux – tu peux défendre Polanski, tu peux défendre Weinstein, tu peux en défendre encore un ou deux autres, inutile de les citer tous, la liste est connue – mais tu ne peux pas défendre David Hamilton. Je le disais, il y a quelques mois, dans mon livre C’est David Hamilton qu’on assassine (édité par Jean-Pierre Fleury et préfacé par Roland Jaccard).

J’ai été journaliste à Paris, je connais les milieux, j’y ai encore beaucoup d’amis ou de connaissances. Aujourd’hui encore, Roland Jaccard, donc une personne qui est très bien insérée dans le milieu intellectuel et journalistique parisien me l’a confirmé, parce que c’est ce que lui ont confié ses amis à lui: en France, tu peux défendre qui tu veux – tu peux défendre Polanski, tu peux défendre Weinstein, tu peux en défendre encore un ou deux autres, inutile de les citer tous, la liste est connue – mais « tu ne peux pas défendre David Hamilton ».

La question est : pourquoi? Pourquoi peut-on défendre Weinstein et Polanski (qui ont tous deux fait des admissions de culpabilité, ou de responsabilité) mais ne peut-on pas défendre David Hamilton, lequel a repoussé de son vivant les accusations portées contre lui?

Ses adversaires sont-ils trop puissants?… Ou faut-il qu’il soit coupable?… Fallait-il, dès le début, qu’il soit coupable?… Etait-il le coupable, l’indéfendable idéal, le « mauvais » désigné d’avance?… Etait-il trop poète, trop artiste, trop doué de sens esthétique pour que le monde moderne puisse supporter son existence et son oeuvre?

Ou quoi d’autre encore? Pourquoi, pour quelle obscure raison David Hamilton est-il (comme le savent tous les journalistes parisiens) « indéfendable » ? Et si telle était la grande – la seule – question?

La réponse expliquerait qu’aucun journaliste n’ait eu l’élémentaire courage de reprendre nos informations au sujet de son acte de décès (en effet cet acte de décès, document officiel, indique que la date de sa mort n’a pas été établie), ou de son absence (officielle) de sépulture ou de funérailles…

DAVID HAMILTON ET LE PLAGIAIRE. DÉLIVREZ-NOUS DES IDIOTS UTILES

Monsieur Jacques Délivré (dont ne sait trop de quoi il serait délivré, si ce n’est sans doute de toute pudeur éditoriale et marqué d’un dégoût prononcé pour les guillemets) recopie sur son blog Médiapart, en des paragraphes entiers légèrement « rewrités », ce qu’on peut trouver sur nos blogs (celui d’Olivier Mathieu et le mien). Il vient de se prononcer d’une manière catégorique sur le talent de celui qui aurait fait de l’art comme un cochon… dans le sens de la présente campagne de propagande grotesque d’épuration des arts par les androphobes ligues de vertu dites féministes, diarrhée de pensées hystériques mélangeant tout, propagée par un grand nombre d’hypocrites et de renégates qui me font penser aux pauvres putes hors d’usage qui se mettent à fréquenter l’église, en pire des bigotes, sur leurs vieux jours.

Entendons-nous bien : étant pour la liberté intégrale d’expression, nous sommes fatalement pour la liberté de démarquage et de plagiat (étant entendu cependant que le plagiat n’est pas trop notre style). Présentement, on n’en n’aurait rien à dire; et nous serions même prêt à renvoyer un lien au blog du plagiaire si le personnage à l’autre bout était un « honnête plagiaire » (je veux dire s’il citait au moins un peu ses sources). Ne dit-on pas que l’imitation est la plus sincère des flatteries ?

Non ! nous ce qui nous dérange est que, dans le fatras d’idées piochées à droite et à gauche — tout et son contraire — maître Jacques délivre des idées totalement opposées aux nôtres. Pour le dire autrement ces plagiats sont intégrés à un ensemble qui n’est pas notre fait. Que ça soit bien clair.

Il en est un, en particulier, de paragraphe, qui vaut son pesant de cacahuètes, comme on disait quand j’étais jeune. C’est celui où maître Jacques délivré de tout complexe nous livre sa farine charançonnée de fantasmes sur les buts qu’aurait poursuivis David Hamilton, et Délivré le dit et l’écrit sur la foi des on-dit médiatiques et autres rumeurs mémorielles traumatiques (sic). Au bénéfice inégal du non-doute et de la corde expéditive.

Oui, on atteint le pompon lorsque maître Jacques nous explique comme s’il y était les intentions artistiques qu’il attribue (de quelle autorité?) à notre photographe :

« Un âge de l’innocence est bientôt terminé», disait à ce propos l’artiste. Cette fin de l’innocence, c’était sans doute pour lui le fait terrible de ne plus pouvoir déflorer tranquillement de très jeunes filles sous emprise. Quel gâchis contemporain! Car, en matière d’innocence, celui qui le restera toujours présumé au regard de la loi, s’y entend comme pas un. Il voulait en effet saisir par ses clichés le moment magique, si ténu, si fragile, où des innocentes sont en passe (malheureusement) de devenir de vraies femmes. Il faut donc savoir cueillir la fleur à peine éclose, et pas encore épanouie totalement; réactualiser, en mode polaroïd, «Mignonne allons voir si la rose…». Le tout étant de se trouver là au bon moment. Accélérer, à sa façon, le trop lent processus de métamorphose; le photographier et en jouir. Gageons que, sur ses intentions réelles, le photographe restait artistiquement flou… Après, la chose commise, plus rien d’intéressant à faire. »

Je n’ai pas envie de commenter de telles inepties. Ces affirmations sont simplement dégueulasses.

Je, nous ne voulons pas être mêlés aux idées « nauséeuses », comme aiment à dire souvent les donneurs de leçon officiels, d’un chantre et d’un chancre des lieux communs et des on-dit invérifiables.

Jean-Pierre Fleury

David Hamilton, « tiens voilà du (de l’Eugène) Boudin » et les fières cohortes dissuasives de l’ordre moral macronisto-macronien

Publié le 26 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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pour une version complète, avec illustrations, c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/26/david-hamilton-tiens-voila-du-de-leugene-boudin-et-les-fieres-cohortes-dissuasives-de-lordre-moral-macronisto-macronien/

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Selon la presse, Macron a annoncé hier la création prochaine d’un «délit d’outrage sexiste» punissant le harcèlement de rue, qui sera «verbalisable immédiatement pour un montant dissuasif».

J’essaye de traduire ce verbiage.

Macron n’a pas proposé (suppose-t-on) la « création d’un délit », mais a suggéré de rendre pénalement délictueux ce qui sera considéré comme un « outrage sexiste ».

Qui seront les juges en la matière?  Si l’on comprend bien, on donnerait la possibilité à des gardiens de la paix de dresser sur-le-champ des procès-verbaux pour sanctionner  « le harcèlement de rue »…

On souhaite énormément de courage aux nouveaux gardiens de l’ordre moral macronien. Ah que les nouveaux gardiens de l’ordre moral macronien ils vont avoir du boulot! D’abord, ils devront être polyglottes. Supposons que je (il s’agit évidemment ici du je philosophique) m’adresse à une femme, dans la rue, en chinois, en hébreu ou plus simplement en italien, pour lui dire quelque chose que pourrait réprouver la morale macronisto-macronienne. Va-t-il donc falloir que les cohortes des nouveaux gardiens de l’ordre moral macronisto-macronien sachent plusieurs langues?

On souhaite énormément de courage aux nouveaux gardiens de l’ordre moral macronien. Ah que les nouveaux gardiens de l’ordre moral macronien ils vont avoir du boulot! C’est bon pour les chiffres du chômage ça coco! Du bon pognon dans les caisses de l’Etat! Mieux que les contraventions! D’abord, ils devront être très psychologues. Supposons que je (il s’agit évidemment ici du je philosophique) lance un regard à une femme, dans la rue, et que ce regard puisse être considéré (qui en décidera?) comme grivois ou obscène – et donc, un regard que pourrait réprouver la morale macronisto-macronienne. Va-t-il donc falloir que les cohortes des nouveaux gardiens de l’ordre moral macronisto-macronien sachent interpréter les regards? Diantre, interpréter un regard, ne voilà-t-il pas quelque chose d’éminemment délicat et subjectif?… Va-t-il falloir procéder à l’uniformisation des regards, ou en tout cas à l’uniformisation de la lecture qui en sera faite? Les nouveaux gardiens de l’ordre moral macronien seront-ils donc capables d’interpréter et de juger de la même façon, dans toute la France, un regard, un geste, un mot?

En tout cas, on leur demandera un « jugement » immédiat (sans appel?) puisque leur boulot consistera à « verbaliser immédiatement« , et à demander au délinquant de cracher illico presto au bassinet.

 Et si un enfant de huit ans insulte (au moins aux yeux des mirifiques psychologues des cohortes des gardiens de l’ordre moral macronisto-macronien) une dame? Et si cet enfant n’a pas d’argent? La prison?

Et si un clochard insolvable adresse un regard suspect (au moins suspect aux yeux des formidables psychanalystes des cohortes des gardiens de l’ordre moral macronisto-macronien) à une dame? Et si ce clochard n’a pas d’argent? On dresse la potence?

On va donc, on se dirigerait donc vers une société, on est dans une société qui a élu M’sieur Macron président de la République, dont le programme de candidat promettait entre autres la création de milliers de postes de policiers. Ah ben ouais, ça va tout changer, la France est en marche mon coco!

Une société où des milliers, des dizaines de milliers de policiers (après quelle formation?) seraient donc habilités par l’Etat à verbaliser immédiatement, et à faire cracher tout de suite – et sans autre forme de procès – des amendes à des gens coupables (coupables selon les cohortes des gardiens de l’ordre moral macronisto-macronien) d’une phrase ou d’un regard non conformes à la morale des temps macronisto-macroniens…

Que sait, que saura un tel fonctionnaire de police des rapports préalables éventuels qui existent, dans un quartier, entre un monsieur (ou une dame) X qui interpelle une femme (ou un monsieur) Y ? Et si d’aventure un monsieur insultait sa femme, ou l’épouse son époux? On n’aura plus le droit de s’insulter dans la rue?

Peu importe, les cohortes des gardiens de l’ordre moral macronisto-macronien se passeront probablement de le savoir. Ils auront carte blanche pour verbaliser immédiatement, « pour un montant dissuasif ». (Dissuasif, Madame Michu, ça rigole pas!)

Et si d’aventure une dame appréciait (!) un regard coquin ou un compliment un peu osé? Est-ce qu’on lui demandera seulement son avis, à la dame? Ou alors, est-ce que les fières cohortes de l’ordre moral macronisto-macronien, leur p’tit carnet de contraventions à la main, se rueront joyeusement sur le délinquant, le voyou, le coupable que ces fins limiers auront désigné et auquel ils enjoindront catégoriquement de sortir immédiatement son carnet de chèques pour régler un montant dissuasif?

Si je dis à une dame, M’sieur: « Tiens voilà du boudin, de l’Eugène Boudin », ça va chercher dans les combien, M’sieur?

Olivier Mathieu.

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ajouts de J.-P. F.

Tiens, voilà du boudin très généré et très tolérant.

C’est la lutteu, finaleu… !

Et le délit d’incitation ou d’exhibition sexiste sur la voie publique, dans les lieux publics et les lieux de culte, c’est pour quand ?

UNE PENSÉE

En ce jour de mémoire et de peine, – que sont nos rêves devenus ?! – et de remerciements, je signe avec mon cœur dans le ciel et sur la terre en souvenir de David Hamilton !

Agnès Degrève.

MUSIQUETTE À AMUSER LES MUSES QUI MUSARDENT OU SE MUSSENT

En hommage à David Hamilton

N.B les paroles restent à écrire …

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L’impossible consolation – hommage à David Hamilton (25 novembre 2017)

Publié le 25 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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C.D. est une professionnelle de l’édition (nous espérons d’ailleurs qu’un jour, elle consacre un article à David Hamilton, en y citant éventuellement notre livre Le portrait de Dawn Dunlap).

C.D. a collaboré au livre C’est David Hamilton qu’on assassine.

Elle nous adresse aujourd’hui cet hommage à David Hamilton (25 novembre 2017).

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L’impossible consolation, par C.D.

Il y a un an vous mouriez, David Hamilton.

La stupeur a figé nos cœurs tout comme elle a figé notre certitude que la boue sale dans laquelle on traînait rageusement votre nom et votre art, depuis quelques semaines, allait enfin rejaillir sur vos accusateurs.

Il y a un an vous mouriez et la rage de ces derniers nous a gagnés. Non pas pour se retourner contre vous et vous vilipender à notre tour, considérant que cette mort – un suicide, a-t-on dit – était un aveu des méfaits que l’on vous imputait. Non. Cette colère a fait battre nos tempes, elle a retourné nos estomacs et nous a ouvert les yeux, une fois encore, une fois de trop, sur l’ignoble dépravation de notre société. Peut-on d’ailleurs encore oser parler de société ? Dans une société digne de ce nom, culture et civilisation sont les maîtres-mots. Respect d’autrui, respect de la loi, transmission de ce respect et transmission de la loi. Volonté de s’élever… Les êtres humains pourvus de discernement refusent désormais d’employer ce terme puisque plus rien ne répond à cette définition. Alors, parlons de gabegie : désordre et fourberie, abrutissement et aveuglement, corruption et CORRUPTION. Dégradation morale tout autant que physique. Ce monde n’est plus qu’un amoncellement d’horreurs, une abomination. La pureté y est saccagée, la beauté s’y putréfie.

C’en est fini. Le glas a sonné. Non, en fait : le glas n’a même pas sonné pour vous, David Hamilton… Quelle ironie ! Au charnier ! Comme le rêve, la poésie et l’amour. Comme tout ce qui doit disparaître sans laisser de traces. Comme tout ce que l’on fait disparaître de nos mémoires et réapparaître sous un jour « nouveau », reconstruit pour être enseigné selon ce que l’on veut nous faire aimer ou haïr.

Où êtes-vous David Hamilton ? Où sont vos fleurs, vos jeunes filles, vos voyages, et votre lumière magnifique ? Où sont ces œuvres qui condamnent désormais celui qui les regarde et les aime ?

Qu’a-t-on fait de vous, David Hamilton, après vous avoir adulé puis insulté ?

Est-ce que tout le monde a tellement honte ou peur d’avouer la sensuelle douceur éprouvée devant vos images ?

Il est vrai que pour que la formidable gabegie volontairement mise en place par la petite poignée d’individus manipulateurs-de-crétins qui gère notre monde, la peur est l’arme de dissuasion la plus efficace. Il faut avoir peur. De ne pas être comme les autres, d’être rejeté par les autres, de perdre la considération des autres, d’être mis au ban.

Quelle extraordinaire motivation que la peur ! Venir au monde pour avoir peur toute sa vie, quel épanouissement ! Et, bien sûr, transmettre sa peur. Quel projet ! Quelle tristesse…

David Hamilton, depuis un an, rien n’est venu consoler notre chagrin.

David Hamilton, nous vous faisons une promesse, la plus vraie et la plus pure des promesses : comme nous n’avons jamais cessé d’admirer l’artiste que vous êtes et que vous serez toujours, nous continuerons à parler de la beauté de votre art et à transmettre l’amour de cette beauté. Nous continuerons à vous rendre hommage pour nous avoir offert le plus précieux des cadeaux : l’émotion devant la grâce.

Article de C.D.

Du couteau sous la gorge et des tournantes de banlieue jusqu’aux divans des psys à amnésie traumatique radical-chic, un grand pas.

Publié le 25 novembre 2017

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https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/25/du-couteau-sous-la-gorge-et-des-tournantes-de-banlieue-jusquaux-divans-des-psys-a-amnesie-traumatique-radical-chic-un-grand-pas/

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« Balance ton porc », une campagne de délation planétaire technologiquement organisée et politiquement correctement encouragée…

Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes:

  • Olivier Mathieu, nous sommes le 25 novembre 2017. Nul autre que vous, en France, avec une persévérance admirable et dont je vous remercie, n’a pris chaque jour – depuis un an – la défense de David Hamilton. Que pensez-vous de la campagne « balance ton porc » ?

Olivier Mathieu, écrivain :

  • Je l’ai déjà dit. Mais je suis heureux de répondre à vos questions.

Jean-Pierre Fleury :

  •  Vous vous souvenez du hashtag #UnBonJuif. Qu’en penser? Qu’en dire, notamment, par rapport à « Balance ton porc » ?

Olivier Mathieu :

  • Les hashtags de ce genre (UnBonJuif) sont d’évidentes imbécillités. Ou encore, d’évidentes provocations. C’est, en outre, quelque chose d’anachronique. Une idée que se mettent, dans leur absence de cerveau, des imbéciles de néonazis. Dire imbécile de néonazi est d’ailleurs une imprécision de ma part, car entre un imbécile et un néonazi il n’y a, à mes yeux, absolument aucune différence. C’est l’idée, si on peut appeler ça une idée, que quelqu’un leur met dans la tête. La différence est que les hashtags de ce genre suscitent les protestations, par exemple, des institutions juives et/ou du monde politique. On veut les interdire, on les interdit. On organise des poursuites judiciaires, le cas échéant. Mais j’en viens maintenant à « Balance ton porc ». Balance ton porc emploie le même instrument technologique. L’arme du crime est la même: Internet, les réseaux sociaux. Une arme de décervellement de masse.  On est dans l’ordre de la délation – qui est toujours vile – et de l’extra-judiciaire. Mais… Mais, quand on assiste à une telle campagne de délation encouragée (« Balance » est un impératif, « balancer » est un terme argotique qui signifie faire oeuvre de délation), à une campagne de délation planétaire, à une incitation à la délation planétaire comme « Balance ton porc », dans ce cas on n’assiste à aucune protestation scandalisée des institutions étatiques… Les crétins néo-nazis, avec leurs hashtages imbéciles, anachroniques et inutiles, sont désignés comme les mauvais de service. Ce sont des marionnettes et des épouvantails. En revanche, qui dénonce des « porcs », qui « balance » extra-judiciairement (j’entends  par là, hors de tout cadre juridique), et le fait en outre très souvent hors délais de prescription (dura lex sed lex), est soutenu par les institutions, par Madame le ministre, par les gouvernements… Ces délateurs et ces délatrices de « porcs » deviennent des « bons ». Ce sont, quant à eux, les bons de service…

Jean-Pierre Fleury :

  • Certes, cher Olivier Mathieu, on ne pourra jamais dire que vous aurez pensé en troupeau… Pouvez-vous encore préciser?

Olivier Mathieu :

  • Je crois avoir été précis. Mais on peut toujours ajouter quelque chose. Je reproche à « Balance ton porc » ce que je reprocherais à toute campagne de délation planétaire technologiquement organisée et politiquement correctement encouragée. Contre qui que ce soit. Que la cible soit ou ait été dans le passé le communiste, le national-socialiste, le démocrate, le juif, le musulman, l’athée, celui qui pense autrement que moi, la femme ou l’homme, toute campagne massive et planétaire de délation extra-judiciaire est vile et ignoble. Qui n’admet pas cela n’a rien compris. La vérité judiciaire doit être établie par les tribunaux, chose déjà pas facile et parfois sujette à erreurs. Mais des dénonciations souvent anonymes, souvent hors délais légaux, avec les phénomènes « d’émulation » auxquels on assiste en ce moment, ces dénonciations-là, et leur multiplication insensée, me répugnent. Je n’aime pas trop suivre les modes…

Jean-Pierre Fleury :

  • Mais tout comme moi, vous exécrez le viol.

Olivier Mathieu :

  • Je crois que Patrick Eudeline l’a très bien dit, récemment. Le viol d’une fille anonyme, le viol avec un couteau sur la gorge dans une cave de banlieue, le viol dont tu sors avec le visage tuméfié de coups, le viol que tu dénonces le lendemain (ou mieux, le jour même) dans un commissariat, le viol constaté par des médecins, j’y crois volontiers, en principe.

Jean-Pierre Fleury :

  • A quoi croyez-vous moins volontiers?

Olivier Mathieu:

  • Je crois moins volontiers, probablement, au viol des grandes « vedettes », ou des toutes petites vedettes  aussi, qui affirment parfois dix, vingt, trente ou quarante ans après les faits supposés qu’elles auraient été « violées » par des artistes (ou supposés tels), par des cinéastes (ou supposés tels) auxquels elles doivent – parfois ou souvent – leur carrière, avec lesquels elles ont parfois entretenu des relations, et avec qui elles avaient souvent rendez-vous, elles l’admettent elles-mêmes, dans des chambres d’hôtel. Un conseil aux femmes, dorénavant, mieux vaut prendre un rendez-vous, s’il s’agit d’un rendez-vous professionnel, dans un bureau. Et un conseil aux hommes: donnez rendez-vous aux dames en présence de cinq avocats, de quatre huissiers et de trois notaires, sans parler de quelques dizaines de policiers en service. Je crois moins volontiers aux viols qui n’ont pas été constatés médicalement, je crois moins volontiers aux viols qui permettent à certaines un regain de notoriété médiatique, je crois moins volontiers aux viols qui font gagner beaucoup d’argent à certaines anciennes demoiselles. Notez cependant que mon avis importe peu. A titre personnel, j’y crois moins. Mais ensuite, c’est toujours aux tribunaux de faire leur travail, et, si possible, de le faire correctement. En d’autres termes, tout accusé doit être présumé innocent jusqu’au bout. Tout accusé a droit à la présomption d’innocence, c’est la loi et notamment la loi française qui le dit. Il ne s’agit pas de croire, mais de savoir. Le fait qu’il y ait un « témoignage » ne signifie rien. Le fait qu’il y en ait mille ne signifie rien non plus. La multiplication des témoignages ne signifie jamais rien. Il y a aussi des milliers de gens qui se regroupaient, il y a quelques années, en ex-Yougoslavie, et qui voyaient leur apparaître la Vierge Marie… Si quelqu’un me dit qu’il a  vu la Vierge Marie, je ne le crois pas, ou mieux: je n’ai aucune raison de le croire sur parole. Idem pour le Loch Ness, les extraterrestres, etc, etc… Si six mille personnes viennent me jurer la même chose, je n’ai toujours aucune raison de les croire sur parole. Et là, le blog « En défense de David Hamilton » pourrait proposer quelque chose.

Jean-Pierre Fleury :

  • Quoi donc?

Olivier Mathieu :

  • Le blog « En défense de David Hamilton » pourrait envisager de donner la parole à des femmes violées. Mais je ne parle pas de « vedettes » du cinoche ou de la téloche. Je parle de femmes anonymes, de pauvres femmes, de femmes pauvres pour le dire en termes bloyens. Et plus encore, le blog « En défense de David Hamilton » est et serait disponible pour interroger des femmes qui ont été, ou affirment avoir été des modèles de David Hamilton, autrefois. Parce que c’est seulement en s’interrogeant inlassablement que l’on peut arriver à la vérité vraie. Tout ceci pour dire qu’il y a  quelque chose d’un peu lassant à voir et entendre des dames, souvent des dames très riches, faire des déclarations unilatérales et affirmer qu’elles auraient été violées. Alors que personne ne s’occupe – hélas – des femmes anonymes, des femmes pauvres, des femmes violées avec un couteau sous la gorge (pour reprendre ici encore les termes de Patrick Eudeline). Entre le couteau sous la gorge, les tournantes de banlieue, et les divans des psys à amnésie traumatique radical-chic, il y a  de grandes différences…

Jean-Pierre Fleury :

  • Une actrice vient de déclarer, la chose est reprise notamment par la presse italienne, que « Weinstein ne mérite pas même une balle ».

Olivier Mathieu:

  • La chose est très grave. Je ne suis pour ma part ni juge, ni moraliste. Encore moins bourreau. Je trouve cela scandaleux qu’une dame, qu’une accusatrice, veuille ainsi être juge et partie. Prenons l’exemple de David Hamilton. Je crois en son innocence. Il n’a jamais été condamné à rien. Son oeuvre sublime me pousse, aussi, à ne pas croire qu’il ait été un violeur. Mais y compris dans l’hypothèse où il eût été coupable, ce n’aurait pas été à ses accusatrices de le condamner, ou de décider de la peine. La peine de mort a été abolie en France, j’en suis ravi; et, certainement, David Hamilton n’aurait pas été condamné à mort. En tout état de cause, sa condamnation éventuelle – complètement éventuelle!!! – aurait été prononcée par un juge. Pas par une opinion publique manipulée et à qui on répète du matin au soir, « balance ton porc »… Ce n’est donc pas à une accusatrice de dire si Mr Weinstein mérite, ou ne mérite pas, une « balle dans la tête ». Cela, ce sont des méthodes intimidatoires de petits voyous.

Jean-Pierre Fleury :

  •  Flavie Flament affirme avoir retrouvé lors d’un rendez-vous chez le docteur une photographie (la fameuse photo attribuée à David Hamilton), photo qui aurait réveillé en elle le souvenir du « viol » qu’elle affirme avoir subi il y a si longtemps…

Olivier Mathieu :

  • C’est ce que Flavie Flament affirme, en effet. Le problème est que la photo miraculeusement « tombée chez le docteur » est une histoire à dormir debout. Un, parce que cela veut dire, si tu vas chez un docteur avec un livre et que la photo tombe à tes pieds, qu’il faut quand même un sacré « hasard » pour que cela arrive… Deux, cette photo, Flavie Flament la connaissait parfaitement bien puisqu’elle lui avait servi en 1988 pour être élue Miss OK 1988. Vous ne voyez pas un léger « hic », vous, dans le fait de publier une photo bien utile à sa carrière en 1988, puis « l’oublier » et s’en souvenir des années plus tard, en 2016, quand la photo redevient d’ailleurs utile à la publicisation de son bouquin?…  Il y a d’ailleurs des questions à se poser: en 1988, David Hamilton avait-il donné son accord à la publication de cette photo de lui dans le magazine en question? Le savait-il? Voire avait-il conseillé la publication de la photo? LISEZ https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/08/la-photographie-attribuee-a-david-hamilton-bien-utile-a-flavie-lecanu-flament-des-1988-2/Jean-Pierre Fleury :

  • Certes, il y a  beaucoup de questions à se poser. Par exemple au sujet des déclarations de la maman de Flavie Flament, Madame Lecanu. Ou de son frère Olivier Lecanu. Celui-ci, qui est je le répète  le frère de Flavie Flament, a déclaré que sa soeur revoyait David Hamilton des années après 1987. Il n’y a eu aucun démenti. Ici aussi, le blog « En défense de David Hamilton » est, je suppose, à la recherche de tout témoignage, de tout témoignage sérieux, documenté, documentable, au sujet d’une  éventuelle poursuite des relations entre David Hamilton et Flavie Flament après 1987.

Olivier Mathieu :

  • Vous supposez très bien, cher Jean-Pierre Fleury. Tout pareillement, je continue et mes collaborateurs continuent à se poser des questions au sujet de l’acte de décès de David Hamilton, et des circonstances dans lesquelles il a  été rédigé…

Jean-Pierre Fleury :

  • Cet entretien est particulièrement intéressant, je pense. Vous y dénoncez une campagne de délation planétaire technologiquement organisée et politiquement correctement encouragée. Vous y prenez la défense des femmes violées, effectivement violées dans les tournantes de banlieue, avec un couteau sous la gorge. Vous y revenez ou nous y revenons sur la question de la photo qui tombe miraculeusement sous les yeux de Flavie, « chez un médecin ». Vous y revenez sur la question de l’éventuelle continuation des relations, après 1987, entre Flavie, et David Hamilton, Au moins à en croire, jusqu’à ce qu’il y ait un (éventuel) démenti, un démenti crédible, les propos du propre frère de Flavie Flament. Enfin, vous dites à raison qu’entre le couteau sous la gorge, les tournantes de banlieue, et les divans des psys qui ont trop lu Shlomo Freud, les psys à amnésie traumatique radical-chic, il y a  de grandes différences… Encore un mot, pour conclure?

Olivier Mathieu :

  • Volontiers. On parle beaucoup de combattre la haine, sur Internet. En anglais, on appelle ça les haters. Mais j’ai une crainte. Ma crainte est que la campagne « balance ton porc » ne soit une soupape de sécurité. Comme on ne peut pas supprimer les pulsions humaines, on les canalise. La campagne « balance ton porc » permet à tout un chacun, à toute une chacune, de devenir ou de se croire « bon » ou « bonne ». Le porc, c’est toujours l’autre… On dirige les haters contre les (supposés) porcs, et voilà que les haters anti-porcs deviennent fréquentables… Il y a sur Internet, depuis un an et encore un an après sa mort, des appels au meurtre explicites contre David Hamilton. Ces appels au meurtre ont été publiés avant sa mort et n’ont pas été effacés. J’appelle mes amis à en faire, comme moi, des saisies d’écran. Ces menaces de mort contre David Hamilton, ces appels au meurtre contre David Hamilton, ces réjouissances pour la mort de David Hamilton ne semblent déranger personne… Deux poids, deux mesures…?

PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-PIERRE FLEURY

AH… PETITE !

Avertissement :

Le lot commun des esprits simplistes, conformistes et endoctrinés de 2017 (qui sont légion de nos jours, plus encore qu’hier) ne sont pas conviés à écouter cette chanson de 1967 (cinquante ans déjà, Ma Douéoù !) car ils sont inaptes à la comprendre et à la ressentir :