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Quand David Hamilton craignait d’être assassiné… avant son présumé « suicide »

En Défense de David Hamilton

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La mort de David Hamilton à Montparnasse, 25 novembre 2016

EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

Hommage aux jeunes filles pures et angéliques, innocentes, éternelles, de David Hamilton

EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

 

EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

À REGARDER

De la chaîne En défense de David Hamilton

https://www.youtube.com/channel/UCS6eEThmk3qmh7Q9GTbGrKQ

11/11 1918, 11 heures — 11/11 2018, 11 heures : IL N’Y A QUE LA VIE QUI COMPTE

Il y a ceux qui dénoncent le méchant Pétain de la Collaboration et/ou l’ignoble Pétain ennemi des juifs. Il y a ceux qui adulent le formidable Pétain « stratège » de la Guerre de Quatorze ; la petite chose macronienne semble en faire partie…

Entre tout ça, je me contenterai d’être le contempteur de toutes les boucheries guerrières insensées qui comme chacun sait, ou devrait savoir, sont toujours faites sur le dos des peuples en des visées impérialistes et conflits entre gens du « beau monde » qui se connaissent, se fréquentent à l’occasion et surtout n’en meurent jamais. Ce qui finalement, de nos jours, place la bourgeoisie largement en-dessous, éthiquement parlant si l’on peut dire, de la noblesse d’épée d’autrefois.

Et j’aimerais que l’on évoque au moins un peu le Pétain de la répression des mutineries de dix-neuf-cent-dix-sept. Mais aussi la veulerie des lampistes fusilleurs. Comme je l’ai déjà rappelé sur ce blog à la suite de Boris Vian : « le lampiste est le vrai coupable ».

***

I

Tilloloy. C’était le bon coin. À part les obusiers qui tapaient sur Beuvraignes à midi, il ne s’y passait jamais rien. J’en ai gardé le souvenir d’une robinsonnade, la plupart d’entre nous ayant construit des huttes de feuillage et les autres dressé des tentes, les Boches se trouvant au diable vauvert, quelque part, au fond de la plaine, du côté de Roye.

Par une belle matinée du mois de juin, nous étions assis dans l’herbe qui envahissait notre parapet et cachait nos barbelés et qu’il allait falloir faucher et faner, nous étions assis dans l’herbe haute, devisant paisiblement en attendant la soupe et comparant les mérites du nouveau cuistot à ceux de Garnéro que nous avions perdu à la crête de Vimy, quand, tout à coup, cet idiot de Faval bondit sur ses pieds, tendit le bras droit l’index pointé, détourna la tête la main gauche sur les yeux et se mit à pousser des cris lugubres comme un chien qui hurle à la mort :

Oh, oh, regardez !… Quelle horreur !… Oh, oh, oh !…

Nous avions bondi et regardé avec stupeur, à trois pas de Faval, planté dans l’herbe comme une grande fleur épanouie, un lys rouge, un bras humain tout ruisselant de sang, un bras droit sectionné au-dessus du coude et dont la main encore vivante fouissait le sol des doigts comme pour y prendre racine et dont la tige sanglante se balançait doucement avant de tenir son équilibre.

D’instinct nous levâmes la tête, inspectant le ciel pour y chercher un aéroplane. Nous ne comprenions pas. Le ciel était vide. D’où venait cette main coupée ? Il n’y avait pas eu un coup de canon de la matinée. Alors, nous secouâmes Faval. Les hommes devenaient fous.

— …Parle, espèce d’idiot ! D’où vient cette main ? Qu’est-ce que tu as vu ?…

Mais Faval ne savait rien.

—… Je l’ai vue tomber du ciel, bredouillait-il en sanglotant les mains sur les yeux et claquant des dents. Elle s’est posée sur nos barbelés et a sauté à terre comme un oiseau. J’ai d’abord cru que c’était un pigeon. J’ai peur. Quelle horreur !…

Tombée du ciel ?

Il n’y avait pas eu un avion de la matinée, pas un coup de canon, pas une explosion proche ou lointaine. Le ciel était tendre. Le soleil, doux. L’herbe printanière, pleine d’abeilles et de papillons.

Il ne s’était rien passé.

Nous ne comprenions pas. À qui était cette main, ce bras droit, ce sang qui coulait comme la sève.

À la soupe ! cria le nouveau cuistot qui s’amenait hilare avec sa marmite fumante, ses boules emmanchées, ses gamelles, ses boîtes de conserve, son pinard.

Ta gueule, salaud ! lui répondit-on.

Et les hommes se dispersèrent et pour la première fois depuis que nous étions dans ce secteur où il ne se passait jamais rien, ils allèrent se tasser dans les abris, descendirent se mettre sous terre.

Il faisait beau.

Le plus beau jour de l’année.

Seul Faval sanglotait dans l’herbe chaude, secoué de spasmes.

Des mouches bleues vinrent se poser sur cette main. —

Jamais nous n’eûmes la clé de l’énigme. 

Blaise Cendrars, La Main coupée (1946).

II

En me réveillant d’un sommeil de plomb, j’ai vu les quatre cadavres que les sapeurs avaient atteints par-dessous, dans la plaine, et qu’ils avaient accrochés et halés avec des cordes dans leur sape. Chacun d’eux contenait plusieurs blessures à côté l’une de l’autre, les trous des balles distants de quelques centimètres : la mitrailleuse avait tiré serré. On n’avait pas retrouvé le corps de Mesnil André. Son frère Joseph a fait des folies pour le chercher ; il est sorti tout seul dans la plaine constamment balayée, en large, en long et en travers par les tirs croisés des mitrailleuses. Le matin, se traînant comme une limace, il a montré une face noire de terre et affreusement défaite, en haut du talus.

On l’a rentré, les joues égratignées aux ronces des fils de fer, les mains sanglantes, avec de lourdes mottes de boue dans les plis de ses vêtements et puant la mort. Il répétait comme un maniaque : « Il n’est nulle part. » Il s’est enfoncé dans un coin avec son fusil, qu’il s’est mis à nettoyer, sans entendre ce qu’on lui disait, et en répétant : « Il n’est nulle part. »

Il y a quatre nuits de cette nuit-là et je vois les corps se dessiner, se montrer, dans l’aube qui vient encore une fois laver l’enfer terrestre.

Barque, raidi, semble démesuré. Ses bras sont collés le long de son corps, sa poitrine est effondrée, son ventre creusé en cuvette. La tête surélevée par un tas de boue, il regarde venir par-dessus ses pieds ceux qui arrivent par la gauche, avec sa face assombrie, souillée de la tache visqueuse des cheveux qui retombent, et où d’épaisses croûtes de sang noir sont sculptées, ses yeux ébouillantés : saignants et comme cuits. Eudore, lui, paraît au contraire tout petit, et sa petite figure est complètement blanche, si blanche qu’on dirait une face enfarinée de Pierrot, et c’est poignant de la voir faire tache comme un rond de papier blanc parmi l’enchevêtrement gris et bleuâtre des cadavres. Le Breton Biquet, trapu, carré comme une dalle, apparaît tendu dans un effort énorme : il a l’air d’essayer de soulever le brouillard, cet effort profond déborde en grimace sur sa face bossuée par les pommettes et le front saillant, la pétrit hideusement, semble hérisser par places ses cheveux terreux et desséchés, fend sa mâchoire pour un spectre de cri, écarte toutes grandes ses paupières sur ses yeux ternes et troubles, ses yeux de silex ; et ses mains sont contractées d’avoir griffé le vide.

Barque et Biquet sont troués au ventre, Eudore à la gorge. En les traînant et en les transportant, on les a encore abîmés. Le gros Lamuse, vide de sang, avait une figure tuméfiée et plissée dont les yeux s’enfonçaient graduellement dans leurs trous, l’un plus que l’autre. On l’a entouré d’une toile de tente qui se trempe d’une tache noirâtre à la place du cou. Il a eu l’épaule droite hachée par plusieurs balles et le bras ne tient plus que par des lanières d’étoffe de la manche et des ficelles qu’on y a mises. La première nuit qu’on l’a placé là, ce bras pendait hors du tas des morts et sa main jaune, recroquevillée sur une poignée de terre, touchait les figures des passants. On a épinglé le bras à la capote. Un nuage de pestilence commence à se balancer sur les restes de ces créatures avec lesquelles on a si étroitement vécu, si longtemps souffert.

Quand nous les voyons, nous disons : « Ils sont morts tous les quatre. » Mais ils sont trop déformés pour que nous pensions vraiment : « Ce sont eux. » Et il faut se détourner de ces monstres immobiles pour éprouver le vide qu’ils laissent entre nous et les choses communes qui sont déchirées.

Henri Barbusse, Le Feu Journal d’une escouade (1916).

III

Non, c’est affreux, la musique ne devrait pas jouer ça…

L’homme s’est effondré en tas, retenu au poteau, par ses poings liés. Le mouchoir, en bandeau, lui fait comme une couronne. Livide, l’aumônier dit une prière, les yeux fermés pour ne plus voir.

Jamais, même aux pires heures, on n’a senti la Mort présente comme aujourd’hui. On la devine, on la flaire, comme un chien qui va hurler. C’est un soldat, ce tas bleu ? Il doit être encore chaud.

Oh ! Être obligé de voir ça, et garder, pour toujours dans sa mémoire, son cri de bête, ce cri atroce où l’on sentait la peur, l’horreur, la prière, tout ce que peut hurler un homme qui brusquement voit la mort là, devant lui. La Mort : un petit pieu de bois et huit hommes blêmes, l’arme au pied.

Ce long cri s’est enfoncé dans notre cœur à tous, comme un clou. Et soudain, dans ce râle affreux, qu’écoutait tout un régiment horrifiée, on a compris des mots, une supplication d’agonie : « Demandez pardon pour moi…Demandez pardon au colonel… »

Il s’est jeté par terre, pour mourir moins vite, et on l’a traîné au poteau par les bras, inerte, hurlant. Jusqu’au bout il a crié. On entendait : « Mes petits enfants…Mon colonel… » Son sanglot déchirait ce silence d’épouvante et les soldats tremblants n’avaient plus qu’une idée : » Oh ! vite…vite…que ça finisse. Qu’on tire, qu’on ne l’entende plus !… » Le craquement tragique d’une salve. Un coup de feu, tout seul : le coup de grâce. C’était fini…

Il a fallu défiler devant son cadavre, après. La musique s’était mise à jouer Mourir pour la Patrie et les compagnies déboîtaient l’une après l’autre, le pas mou. Berthier serrait les dents, pour qu’on ne voie pas sa mâchoire trembler. Quand il a commandé : « En avant ! » Vieublé, qui pleurait, à grands coups de poitrine, comme un gosse, a quitté les rangs en jetant son fusil, puis il est tombé, pris d’une crise de nerfs.

En passant devant le poteau, on détournait la tête. Nous n’osions pas même nous regarder l’un l’autre, blafards, les yeux creux, comme si nous venions de faire un mauvais coup.

Voilà la porcherie où il a passé sa dernière nuit, si basse qu’il ne pouvait s’y tenir qu’à genoux. Il a dû entendre, sur la route, le pas cadencé des compagnies descendant à la prise d’armes. Aura-t-il compris ?

C’est dans la salle de bal du Café de la Poste qu’on l’a jugé hier soir. Il y avait encore les branches de sapin de notre dernier concert, les guirlandes tricolores en papier, et, sur l’estrade, la grande pancarte peinte par les musicos : « Ne pas s’en faire et laisser dire ».

Un petit caporal, nommé d’office, l’a défendu, gêné, piteux. Tout seul sur cette scène, les bras ballants, on aurait dit qu’il allait « en chanter une », et le commissaire du gouvernement a ri, derrière sa main gantée.

Tu sais ce qu’il avait fait ?

L’autre nuit, après l’attaque, on l’a désigné de patrouille. Comme il avait déjà marché la veille, il a refusé. Voilà…

Tu le connaissais ?

Oui, c’était un gars de Cotteville. Il avait deux gosses.

Deux gosses : grands comme son poteau…

Roland Dorgelès, Les Croix de bois (1919).

IV

Oh ! Vous êtes donc tout à fait lâche, Ferdinand ! Vous êtes répugnant comme un rat…

– Oui, tout à fait lâche, Lola, je refuse la guerre et tout ce qu’il y a dedans… Je ne la déplore pas moi… Je ne me résigne pas moi… Je ne pleurniche pas dessus moi… Je la refuse tout net, avec tous les hommes qu’elle contient, je ne veux rien avoir à faire avec eux, avec elle. Seraient-ils neuf cent quatre-vingt-quinze millions et moi tout seul, c’est eux qui ont tort, Lola, et c’est moi qui ai raison, parce que je suis le seul à savoir ce que je veux : je ne veux plus mourir.

– Mais c’est impossible de refuser la guerre, Ferdinand ! Il n’y a que les fous et les lâches qui refusent la guerre quand leur Patrie est en danger…

– Alors vivent les fous et les lâches !  Ou plutôt survivent les fous et les lâches ! Vous souvenez-vous d’un seul nom par exemple, Lola, d’un de ces soldats tués pendant la guerre de Cent ans ? … Avez-vous jamais cherché à en connaître un seul de ces noms ? … Non, n’est-ce pas ? … Vous n’avez jamais cherché ? Ils vous sont aussi anonymes, indifférents et plus inconnus que le dernier atome de ce presse-papiers devant nous, que votre crotte du matin … Voyez donc bien qu’ils sont morts pour rien, Lola ! Pour absolument rien du tout, ces crétins ! Je vous l’affirme ! La preuve est faite ! Il n’y a que la vie qui compte. Dans dix mille ans d’ici, je vous fais le pari que cette guerre, si remarquable qu’elle nous paraisse à présent, sera complètement oubliée… A peine si une douzaine d’érudits se chamailleront encore par-ci, par-là, à son occasion et à propos des dates des principales hécatombes dont elle fut illustrée… C’est tout ce que les hommes ont réussi jusqu’ici à trouver de mémorable au sujet les uns des autres à quelques siècles, à quelques années et même à quelques heures de distance… Je ne crois pas à l’avenir, Lola…

 Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit (1932)

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La chanson de Craonne-1917

 

IN MEMORIAM FRANCIS LAI, LE ROMANTIQUE

Document INA

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La Course Du Lièvre A Travers Les Champs

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Concerto Pour La Fin d’un Amour – Adagio

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Bande-annonce du film Le Passager de la pluie

Chant : Nicole Croisille

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Bande musicale originale du film Bilitis de David Hamilton

 

À voir également :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/11/08/francis-lai-auteur-de-la-musique-du-film-bilitis-de-david-hamilton-est-decede/

Peinture machinée en salle des ventes  

Le Grain de Sel du 6 novembre courant
Sur le blog de Christine Sourgins
https://www.sourgins.fr/

 

***

Après la machination de Bansky qui a autodétruit une toile de l’artiste chez Sothby’s, sa concurrente, Christie’s, se devait de réaliser une première mondiale. Ce fut fait à New York, le 25 octobre, avec la vente d’une toile peinte grâce à une intelligence artificielle (IA). Le collectif parisien Obvious (évident en anglais) en est l’auteur. L’œuvre fut d’abord proposée à la vente sur eBay pour 10 000 euros, son acquéreur s’est empressé de la revendre chez Christie’s, qui l‘a adjugée à 432 500 dollars,  environ 380 000 euros.

Cette toile, le Portrait d’Edmond Belamy, représente «  un homme vêtu à la mode du XIXème siècle, dont le visage est particulièrement flou, ce qui donne un aspect inquiétant à la toile ». C’est surtout très moche et prouve qu’une intelligence artificielle peut peindre aussi mal que le commun des mortels sauf que l’auteur d’une croûte n’a pas le culot de signer d’une formule mathématique. L’algorithme si ! Cette peinture sans pinceaux ni pigments, est une impression sur toile, grâce aux “réseaux contradictoires” qui coordonnent deux algorithmes opposés. L’un puise dans une banque d’images de 15 000 peintures pour en créer une nouvelle, tandis que l’autre, « a permis d’affiner les propositions » autrement dit ce cafouillage sur le visage, vu mille fois dans les ateliers, quand le peintre, déçu, essuie rageusement sa toile d’un coup de chiffon. Ce portrait fait partie d’une série de 11 tableaux, appelée « La Famille de Belamy », nommée en hommage à l’inventeur des GAN, «réseaux contradictoires génératifs», Jan Goodfellow (en français Bellamy). Il va être content Mr Bellamy : toutes ces tronches en son honneur !

Le problème ce n’est pas l’intelligence artificielle, mais l’humain derrière elle, incapable de comprendre ce qu’il a créé ; une sorte de Frankenstein du portrait qui horrifie même les algorithmes, tentés d’effacer leur monstre. L’informaticien, aux chevilles gonflées, ne voit rien d’autre que son ambition « de redéfinir la place de l’artiste dans un mode où l’intelligence artificielle est de plus en plus omniprésente ». Enivrés, les membres d’Obvious, s’autoproclament « artistes »

Mais de quoi je me mêle ! Y-a-t-il une nécessité sociale ou économique à l’application de l’IA à l’art ?  Est-ce qu’on serait en manque d’artistes ? Rien qu’en France, des dizaines de milliers émargent à la Maison des artistes et nombre d’entre eux… pointent au RSA. Mais que veut ce collectif : mettre encore plus de galère dans la vie de milliers gens ? L’utilité du progrès est de faciliter les tâches humaines pénibles. Or si la peinture est difficile, parfois, elle n’a jamais été considérée comme un travail à la mine ! Evidence qu’Obvious a oublié.  Le produit de la vente de ce tableau servira à faire avancer la recherche collective sur la création par algorithme et à financer la puissance de calcul nécessaire à la production de ce type d’œuvres. Parce qu’en plus de coûter de la matière grise, l’affaire siphonne de l’argent ! La planète surchauffe, les abeilles meurent de pesticides, les plastiques saturent les océans mais à Paris, 3 geeks [sic] de 25 ans, des as des maths,  au lieu de mettre leur cervelle au service de la planète et de l’humanité, ne pensent qu’à entrer dans le livre des records. A l’époque, révolue, des humanités chrétiennes, ne pas faire tout le bien dont on est capable se payait très cher, au jugement dernier.

Sous couvert de progrès, une pleine régression : il s’agit  d’« évaluer les similarités et les distinctions entre les mécanismes du cerveau humain, tels que le processus créatif, et ceux d’un algorithme » autrement dit mesurer  l’homme à la machine.  Cet homme dont la machine devient le mètre étalon, n’était-ce pas le rêve de certains systèmes totalitaires au XXème siècle ?

L’acheteur a souhaité rester anonyme ; il y a de quoi…

Christine Sourgins

Autre gadget numérique, Art selfie de Google, qui vous révèle à quel tableau de musée vous ressemblez. Capital, non, comment avons-nous pu vivre sans, jusqu’ici ?  Gag : l’algorithme de Google n’a pas le compas dans l’œil et une pauvre jeune fille à la chevelure bouclée  qui s’est trouvée rapprochée d’un homme en perruque du XVIIème ! Prendre une femme pour un homme, pas très galants ces algorithmes …

***

Note de J.P.-F.

Le technologisme dans toute sa « splendeur ». Un « art » qui évoluerait avec la technique ? Dans les années soixante, il existait déjà des machines à peindre du n’importe quoi « abstrait » au kilomètre.

 

BELLE ET RE-BELLE INNOCENCE HAMILTONIENNE

 

 

Couverture du n° 9 de la revue de « mode et style de vie » britannique REBEL magazine, printemps – été 2005, par David Hamilton.

 

***

 

– Cher corps délicat et robuste, comment louerais-je ta beauté !

– Il n’y a de réelle beauté, de réelle bonté, de réelle vérité que celle qui oublie les apparences éphémères et confesse l’Éternel.

– Crie ta beauté sans relâche,

Trace autour de nous un cercle magique.

*

Hugues Rebell extraits de Chants de la pluie et du soleil (Librairie Charles, Paris, 1894).

Cajole ton porc…

***

L’écrivain André Baillon, suicidé au début des Années 1930, eut pour dernière maîtresse ma grand-mère Marie de Vivier. Lors de leur tentative de suicide par barbituriques, qui eut lieu à Marly-le-Roi, elle se réveilla, lui pas.

C’est par fidélité à André Baillon que ma mère décida d’habiter, et que moi-même j’habitai à Marly-le-Roi entre 1969 et 1984. André Baillon est inhumé dans le cimetière de cette ville.

Quelques imbéciles m’accusent de prétendre que Baillon serait mon grand-père. Chose certaine, si c’est le grand-père de quelqu’un, c’est de moi. Pas d’eux.

Voici André Baillon, en couverture du Crapouillot du premier décembre 1922, entre un porc et une poule – comme l’autre entre le boeuf et l’âne gris…

André Baillon, Le Crapouillot du 1 décembre 1922

J’évoque André Baillon, en quelque occasions, dans mon livre qui vient de paraître, « Je crie à toutes filles mercis » (532 pages, format 17 X 24 cm, couverture en couleurs, tirage 2000 exemplaires). Livre dont le dernier chapitre est intitulé Philosophie de la Jeune Fille chez David Hamilton.

Un livre plein de révélations sur ma propre vie, sur quelques-uns des innombrables écrivains que j’ai fréquentés dès mon enfance, et plus en général sur un demi-siècle de fréquentation des milieux littéraires.

Un livre de haute qualité, dont il est par conséquent extrêmement logique que ne parlent et ne doivent parler que des artistes authentiques…

ENZO APICELLA (1922 – 2018)

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Lingerie et robes à fleurs par David Hamilton

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Une photographie rare de David Hamilton, prise en 2000 (ou antérieure à 2000).

 

Saviez-vous (par exemple) qu’en 1973, David Hamilton a collaboré à un numéro de Vingt ans (1er mars 1973) consacré à Jane Birkin?

En couverture de ce numéro, on lit: David Hamilton, l’amour romantique.

En couverture (Vingt ans, 1973), Jane Birkin ; et David Hamilton, l’amour romantique

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Saviez-vous (par exemple) que dans le n° 92 de Décoration internationale, David Hamilton a publié un article (ainsi que Jean D’Ormesson)? C’était dans le numéro du 1er juin 1986.

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Saviez-vous que dans le n° 2 (01/01/1977) de la revue Grand Angle, David Hamilton était à l’honneur?

En haut à droite de la couverture: Rencontre avec David Hamilton.

Grand Angle n° 2, 1977, Rencontre avec David Hamilton

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Saviez-vous qu’il est indispensable à tout amateur de David Hamilton de trouver la belle revue Madame Figaro du  08/07/2000 ?

MADAME FIGARO : mode, retour au romantisme, lingerie et robes à fleurs photographiées par David Hamilton

En couverture de Madame Figaro (2000), David Hamilton

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Saviez-vous qu’Eric Troncy a consacré un intéressant  article à David Hamilton dans la revue Numéro, n° 82 (01/04/2007)?

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Saviez-vous que la revue Record (n° 51, du 17/04/1976) mettait à la une David Hamilton et Noureev?

NOUREEV / David Hamilton

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Saviez-vous que le film « TENDRES COUSINES » de David Hamilton faisait la une de la revue Pariscope n° 652 (19/11/1980) ?

PARISCOPE n° 652, « Tendres cousines » à la une

Un document rarissime sur David Hamilton et Twen, seule et unique avant-garde européenne de l’après guerre

***

Le magazine allemand Twen, aujourd’hui disparu, a eu une influence énorme sur les années 1960 et 1970, partout en Europe. Publié au moment même de ce que l’on appelait alors (et parfois à tort) la « révolution sexuelle« , Twen a été une revue extrêmement lue, qui a connu un grand succès de public.

On peut dire que la seule et vraie avant-garde européenne de l’après guerre, c’est Willy Fleckhaus et Twen. Et David Hamilton.

Willy Fleckhaus a été capable de réunir autour de lui bien des noms, par exemple Richard Avedon et Sam Haskins mais surtout – pour ce qui nous intéresse sur ce blog – David Hamilton.

Twen est aujourd’hui une revue souvent très coûteuse sur le marché de la bibliophilie, certains numéros semblent impossibles à trouver.

Notamment, est presque introuvable le numéro où l’on aperçoit David Hamilton en couverture. C’est un numéro qu’il est très difficile de trouver sur Internet. Cherchez, vous verrez!…

Le blog « En défense de David Hamilton », aujourd’hui, publie cette admirable couverture. Une couverture historique.

Peut-être la couverture la plus rare et difficile à trouver du n° de TWEN avec David Hamilton (chemise sombre, pantalon blanc, chapeau) lors d’une séance de photographies. Numéro de TWEN de juin 1970.

Post scriptum: rappelons aux gens qui aiment ou disent aimer David Hamilton, ou croient le connaître, la parution toute récente de mon livre « Je crie à toutes filles mercis« , ouvrage hors commerce (532 pages, format 17 X 24 cm, couverture en couleurs, tirage 2000 exemplaires), ouvrage destiné à un public très restreint. Le quatorzième chapitre de ce livre est intitulé Philosophie de la Jeune Fille chez David Hamilton.

A lire:

http://maxstolzenberg.com/2018/10/28/je-cries-a-toutes-filles-mercis-and-two-other-erotic-novels-of-olivier-mathieu/

Et à regarder:

Je crie à toutes filles mercis : on en parle déjà

***

Après l’écrivain Roland Jaccard  https://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Jaccard   sur You Tube,

c’est au tour du grand photographe allemand Max Stolzenberg de publier ce merveilleux article sur mon livre « Je crie à toutes filles mercis« .

http://maxstolzenberg.com/2018/10/28/je-cries-a-toutes-filles-mercis-and-two-other-erotic-novels-of-olivier-mathieu/

***

EXTRAIT, choisi par Max Stolzenberg,

DE

« JE CRIE A TOUTES FILLES MERCIS«

***

Pourquoi ai-je aimé David Hamilton?
C’était un homme qui, en France et au vingtième siècle, disait de son propre
milieu, celui de la photographie, qu’il ne s’y connaissait aucun ami.
David Hamilton tenait farouchement à son indépendance et n’était membre
d’aucun club, d’aucune association, d’aucune loge, d’aucun mouvement, d’aucun
syndicat, d’aucun parti.
David Hamilton constatait qu’il avait passé chez ses anciens employeurs les
années les plus ennuyeuses de sa vie.
David Hamilton déclarait noir sur blanc que ses éditeurs étaient des incompétents.
David Hamilton, né à Londres, médisait des Anglais.
David Hamilton se gaussait des pseudo-révolutionnaires. Et de la pseudo-avant-
garde artistique.
***
David Hamilton, l’homme qui n’aimait pas les femmes.
David Hamilton, l’homme qui aimait, c’est tellement différent, les jeunes filles!
David Hamilton disait: Un pour cent du monde est blond.
Puis il photographiait les filles brunes comme les blondes.
David Hamilton, ami de l’éternité, de la beauté, du classicisme.
David Hamilton était un homme libre.
David Hamilton confiait: «Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours refusé
de me conformer. Je me suis insurgé de façon subtile mais ferme contre la banalité
du monde où j’étais né. Je n’ai jamais accepté la vie telle qu’on me la présentait et
j’ai toujours cherché des horizons meilleurs en fuyant la grisaille de Londres»…
Une toute petite goutte de nectar au milieu des égouts du monde moderne.
Voici ma définition de l’oeuvre de David Hamilton.
Est-il étonnant qu’Olivier Mathieu ait aimé David Hamilton?
Un jour, Roland Jaccard m’a écrit ceci: «David Hamilton vous doit beaucoup».
C’était comme si le compliment me fût venu, d’outre-tombe, de David Hamilton
en personne.

On ne retrouve jamais les jeunes filles, toutes les filles, celles qu’on a eues,
celles qu’on a perdues, celles qu’on n’a jamais eues, qu’en les écrivant.
Voilà, c’est fait.
***
Ironie du destin, peut-être les jeunes filles les plus mystérieuses, les plus essentielles,
les plus lacérantes resteront-elles absentes de l’inventaire donjuanesque,
de tout catalogue de Pierre Louÿs, de tout album de David Hamilton, des romans
de Roland Jaccard et de ces Mémoires éphébophiles.

Photographie de Max STOLZENBERG, ami de David Hamilton. Photo empruntée au site http://maxstolzenberg.com/, auquel nous renvoyons

***
Ma philosophie de la Jeune Fille a été celle de l’érotisme envisagé comme un
jeu. Dans l’oeuvre photographique de David Hamilton, tout pareillement, il n’y a
pas de sexe. Pas de sexe génital, en tout cas, parce que le sexe génital n’est pas
intéressant. La pénétration, c’est de la boucherie. J’ai préféré que les nymphettes
me prodiguent des fellations. J’ai privilégié le cunnilingus. Vive le monde idyllique
– mille fois plus réel que l’autre – de la pure sensualité hamiltonienne. Il avait
mille fois raison aussi, le personnage du film Emmanuelle qui définissait l’érotisme
comme l’art d’humaniser l’acte sexuel. L’érotisme authentique est le règne des jeux
enfantins, des étreintes saphiques, et de la passion suprême de Humbert Humbert
pour Lolita. David Hamilton ne m’aurait certes pas contredit. Je suis heureux et
fier que mon existence entière ait été inspirée par une sensualité non génitale,
libérée de la pornographie qui est celle de la pénétration.
A toutes les putains, à toutes les coquillardes, à toutes les passantes, à toutes
les jeunes filles de David Hamilton, à toutes les héroïnes de Roland Jaccard, à
toutes les Lolitas de Vladimir Nabokov, aux filles qui m’ont perdu, aux filles qui
m’ont sauvé, à toutes les pures salopes, à toutes les salopes pures, je crie à toutes
filles mercis.
A toutes filles auxquelles un souvenir était dû, mercis!

(extrait de : JE CRIE A TOUTES FILLES MERCIS)

David Hamilton et le photographe allemand Max Stolzenberg, été 2016

Je crie à toutes filles mercis …

Recension du livre d’Olivier Mathieu sur le blog du photographe allemand Max Stolzenberg:

http://maxstolzenberg.com/2018/10/28/je-cries-a-toutes-filles-mercis-and-two-other-erotic-novels-of-olivier-mathieu/

 

Olivier Mathieu : un coup de feu dans la nuit ! Une autobiographie sans concession !

UNE VIDEO DE ROLAND JACCARD

DU BLOG DE CHRISTINE SOURGINS

Le Grain de Sel du

mardi  23 octobre 2018 :

Les tulipes du déshonneur

*

Le nouvel adjoint à la maire de Paris, Christophe Girard, vient d’annoncer que la Ville de Paris a enfin trouvé où planter les encombrantes tulipes de l’artiste américain : dans les jardins aux alentours du  Petit Palais. Toute l’affaire est résumée sur le site de Contrepoints : cliquez

Pour les lecteurs des précédents Grains de Sel, soulignons ce qu’il y a de nouveau dans ce rebondissement : le cadeau payant de Jeff Koons nous est présenté désormais comme un cadeau forcé. Continuer de le refuser friserait l’incident diplomatique. L’amitié franco-Américaine serait menacée car les tulipes ont le soutien de l’ancienne ambassadrice des Etats-Unis en France, Jane Hartley.

La servilité de la mairie de Paris relève-t-elle alors d’une forme de colonisation culturelle ? C’est ce que pensent certains observateurs qui rappellent qu’autrefois le colonisateur envoyait ses soldats cachés derrière les missionnaires mais qu’aujourd’hui, il missionne des hommes d’affaires dissimulés en artistes, ce dont Koons semble la caricature vivante. Sous couvert de bienfaisance, le colonisateur s’installe en terrain conquis et y prodigue ses valeurs en remplacement de celles du colonisé ; en France, les cadeaux sont  gratuits et on n’a jamais vu un homme offrir un bouquet et exiger qu’il soit placé au milieu du salon. Koons, tout sourire, nous rééduque à rebours. Enfin, le colonisé finit souvent content de l‘être, il échange tous ses biens contre de la pacotille ; dans les cas extrêmes, le colonisé se colonise tout seul… Or ici, l’ancienne ambassadrice Jan Hartley n’appartenant pas à l’administration Trump, aucun risque de voir le bouillant président américain s’émouvoir. La Ville de Paris déploie donc un zèle que personne ne lui demande.

*

Franck Riester, le nouveau ministre de la Culture, spécialiste de l’audiovisuel, du numérique et de la loi Hadopi, a commencé son règne en inaugurant la Fiac. Après Aurélie Filippétti (2012-14), Fleur Pellerin (2014-16), Audrey Azoulay (2016-17),  Françoise Nyssens (2017-18) …il est le 5ème ministre en 6 ans ! Un poste hautement instable. C’est pourquoi le ministre, le voudrait-il, n’a guère le temps de changer les choses : les ministres passent, l’administration demeure, or elle est acquise à l’AC, qui est, en France, un « art bureaucratique »…

Christine Sourgins

*

Fiac : Foire [sic] Internationale d’Art Contemporain.

ORAISON

Fuit le temps de toute raison.

Au pied même des monuments,

Unissant Victoire ! à Tu mens

Rien n’obvie aux contes « maison ».

*

Il appert alors qu’illusion

Se nommera « légende » ou « mythe »

S’accommodant des trous de mites

Ou louvoyant de confusion.

*

Nonobstant l’Histoire impavide

Rognant propagande… appât vide.

***

En complément, des Œuvres complètes de Millevoye à Paris, chez Ladvocat, libraire – M DCCC XXIII ; tome III, pages 179 et 295…

*

L’indépendance de l’homme de lettres.*

(court extrait)

*

La noble indépendance est l’âme des talents ;

Rien ne peut du génie enchaîner les élans :

Ce n’est point pour ramper qu’il a reçu des ailes.

Le sage, en ses écrits au vrai toujours fidèles,

À des succès honteux n’immole point ses mœurs.

Éloigné des partis et sourd à leurs clameurs,

D’un tardif repentir s’épargnant l’amertume,

Il ne vendit jamais ni son cœur, ni sa plume.

*

* « Cette pièce a remporté le prix de l’Académie française, en 1806 ».

*

La Vérité

*

Fille du ciel, une vierge inconnue,

Timide et chaste, et pourtant toujours nue,

A notre encens : Vérité, c’est son nom.

Chacun poursuit cette belle ingénue ;

De temps en temps on croit la saisir… non,

Telle faveur n’est jamais obtenue ;

Et les amants de cette autre Junon

Comme Ixion n’embrassent que la nue.

*

Note de mythologie :

Il s’agit ici de Junon, moins en tant que reine des dieux et protectrice des femmes qu’en tant que déesse de la fécondité ; et plus précisément de la fécondité philosophique, poétique ou littéraire.

Ixion : mortel qui prit une nuée du nom de Néphélé pour Héra. Il s’accoupla avec elle, croyant abuser d’Héra. Il fut confondu par Zeus qui lui avait tendu ce piège, et qui le condamna alors au Tartare. De l’union d’Ixion avec Néphélé naquit la lignée des centaures, mi-hommes mi-chevaux.

DAVID HAMILTON GENTLEMAN-PHOTOGRAPHE.

Photographie de Jean-Philippe Balter prise en 2011, lors de la séance photographique où David Hamilton prenait des clichés en vue d’une exposition de treize (malheur!) de ses photos sur Le Songe de Poliphile.

David Hamilton, toutes les personnes qui l’ont connu le disent ou l’ont dit, fut un homme que l’on pourrait qualifier de charmant, voir charmeur à l’occasion, mais particulièrement calme, posé, retenu. Discret. Pas très bavard et encore moins « grande gueule ». Rarissimes, quasi inexistants sont les mots ou les attitudes qui montreraient en lui un vulgaire, un goujat ou même un esprit impudique, quand bien même il eût « fleureté » avec les interdits écrits ou non de son époque.

Dans le genre vulgaire, mais à sa manière, j’ai de lui juste en tête cette photographie, un clin d’œil en fait, où il se risque à faire un doigt d’honneur, qui lui va aussi bien qu’une trompette à un manchot, totalement annihilé par son sourire et son regard rieur.

Il n’est pas connu pour avoir beaucoup fréquenté les salons où l’on se montre et « où l’on cause ». Où l’on décide des normes et modes du moment. Très rarement invité dans les media. Ceci explique cela ; je veux dire que rien n’a pu le protéger du déferlement médiatique abject à son encontre.

Si l’on veut oser une comparaison, on dira que David Hamilton – décoré de rien – fut à l’Art vrai (sans énormément de moyens financiers, d’entregent mondain, de portes ouvertes, sauf à l’époque inattendue pour lui où son art intemporel colla à la mode libérée post-soixante-huitarde, véritable quiproquo finalement), ce que fut Bergé à l’art dégénéré dont ce dernier fut le mécène, le marchand, le promoteur, le souteneur, le maquereau.

Bergé : grand officier de la Légion d’honneur, officier de l’ordre national du Mérite, commandeur des Arts et des Lettres (sic), officier de l’ordre d’Orange-Nassau (Pays-Bas), grand-croix de l’ordre du Ouissam alaouite (Maroc, l’un des lieux de ses « dérives »). Être antipathique, aux mœurs malades (cf. le livre de Fabrice Thomas : « Saint Laurent et moi : une histoire intime » (Hugo Document)). À gerber sur Bergé !

De même que le conservateur et Décadent (dans le sens artistique du terme) David Hamilton fut à la Pensée et à la nuance qui élèvent ce que fut le pseudo-anarchiste (du moins, en son jeune temps) et décadent sans majuscule (au sens vulgaire du terme) Bergé à l’esprit déréglé qui avilit et abaisse, propre à notre époque ; et dont le « talent », le porte-monnaie et la présence politico-médiatique furent le pur produit de sa fréquentation d’invertis « prestigieux », style Cocteau, Buffet et Saint-Laurent (il fut le pygmalion – dans le sens banal et « anartistique » du terme – des deux derniers, surtout du second), le tout lié à l’air d’un temps détestable.

Photographie : idem

***

Le premier, David Hamilton, jeté dans la boue médiatico-politique, le second, Bergé, porté aux nues de ce même milieu détestable et détesté par une bonne partie des français de bon sens ou réellement artistes.

Et qui plus est, le premier (David Hamilton) jeté dans la boue sans preuve, par des êtres représentant parfaitement le mensonge propagandiste, la vulgarité de notre époque inculte, infectée de bassesse, infestée par de pseudo-théories psychanalytiques criminelles, voire mortifères. Il n’est que de lire quelques pages des ouvrages de son premier assassin médiatique pour se rendre compte du monde sidéral qui sépare l’esprit pollué et très perturbé, foncièrement minable de cette accusatrice, du monde hamiltonien fait de douceur, de beauté, de réserve et de mesure, sans une once de vulgarité.

J’ouvre un de ses livres qui « dans un style poétique incisif et très imagé » (c’est son éditeur qui ose l’écrire en quatrième de couverture) nous raconte, par exemple, ceci (j’ai tassé le texte qui dans l’original est constamment tiré à la ligne) où vous pourrez admirer son caractère « effectivement » poétique et « intrinsèquement » imagé :

« Elle [c’est l’auteur, « l’autrice » qui se raconte] grimpe sur lui, le regarde et ne doute plus. Il fait voler son chemisier, lui dévore le cou. Elle se cambre, halète, se débat. Elle descend en léchant son ventre, s’arrête sur le froid de la boucle de sa ceinture, la viole à chaque cran, saisit son sexe, dur, en même temps qu’il lui entrave ses seins pleins [vantarde!]. Ils se regardent. Pétrifiés [sic].

Il lui dit : « je t’aime. » Elle souffle : « moi aussi. » [Ça, ce n’est vraiment pas ordinaire!] Elle se dresse au-dessus de lui, ne le quitte pas des yeux, s’accroupit et descend doucement, très doucement pour mieux le recevoir. Et se faire pénétrer. Doucement. Progressivement [ou « progressistement » ?]. Le sentir en elle lui fait exploser la tête, le sang dévale à gros flots dans ses veines, les pores de sa peau ne sont plus que des clitoris béants [sic] en attente de la langue salvatrice…

Elle s’envole, décolle, à la cadence de ses hanches, en recevant les poussées passionnées de son amant. Ils ne se quittent pas des yeux, sidérés [encore] par la situation, emportés par le plaisir. Elle passe ses mains dans ses cheveux tout en le regardant, saisit une poignée, la serre, gémit, scrute son regard partagé entre douleur, plaisir et soumission [sic, rigolo pour une féministe dans le vent]. Il la retourne, lui plaque le buste sur le matelas, elle lève ses hanches, lui offre ses fesses…

Il lui prend les cheveux, la pénètre, la prend sauvagement, fort, passionnément. Il lui prend son corps, son cœur, son âme [mazette, rien que cela ? Non, car aussi…]. Il lui prend son cerveau et envoie brûler au ciel tout ce qui la fait souffrir.

Il vient fort, très fort. La bouscule. Il râle, il souffle. Elle gémit, soumise [encore], tremblante sous ses poussées; son visage s’enfonce dans les oreillers, son buste se soumet [et à nouveau, décidément que de soumission !], ses yeux se ferment sous le plaisir, elle s’abandonne, se perd et s’oublie. Ils jouissent ensemble. Et s’écroulent. [Je saute une demi-douzaine de courtes phrases …] Elle n’est plus seule. »

(Les Chardons, Cherche-Midi, Paris, 2011 ; roman (sic) ; pages 177 à 180)

Pouf ! Je rappelle que ce passage est écrit par une personne qui a écrit deux pseudo-romans pour nous expliquer qu’elle fut au plus bas, déprimée et tout. Qu’elle avait subi beaucoup de malheurs. Du moins, est-ce elle qui l’a dit. Cela serait bien la première fois qu’une déprimée ayant des crises d’angoisse (une « abandonnée », une « victime » si j’ai bien compris) serait apte à recevoir une séance de sexe comme thérapie. Ou alors, fort curieuse déprimée. Mais passons !

***

Eh, oui ! on est ici bien loin, on est si loin – pour prendre ce simple exemple – de l’illustration photographique du Songe de Poliphile donnée par David Hamilton en exposition en 2012 (cf. mon article https://lequichotte.wordpress.com/2016/12/27/david-hamilton-et-le-combat-du-reve-damour/).

Et l’on est, bien évidemment, à l’opposé de cette histoire initiatique, magique et mystérieuse, allégorique voire ésotérique, développée au sein de cette quête amoureuse (d’amour courtois) de Polia, le double féminin de Poliphile. Polia qui est aussi le nom latin d’une pierre précieuse de couleur grisâtre, non identifiée à ce jour. L’évocation de l’anti-péché originel puisque l’histoire s’achève lorsque Polia et Poliphile goûtent enfin au fruit du Temple, et sont alors admis dans un monde supérieur.

C’est, par excellence, le conte renaissant naturiste (au sens premier du terme : du domaine du sacré) ; baroque, rococo et romantique avant la lettre, développé au sein de l’Hypnerotomachia Poliphili. Le Combat d’amour en rêve de Celui-qui-en-aime-plusieurs (ou de Celui-qui-est-aimé-de-plusieurs). Ouvrage de référence de la Renaissance italienne, puis européenne en général. Tant sur le plan philosophique qu’artistique (à la base entre autres, des jardins renaissants). L’un des principaux codes pagano-chrétiens développant les principes éthiques, esthétiques, culturels de la Renaissance.

Il s’agit à l’origine d’un manuscrit anonyme rédigé en grec, latin et « langage vulgaire » (italien dialectal), achevé vers 1467 (soit quatre ans après la disparition de Villon, cet homme encore tout empreint de Moyen-âge) et publié à Venise, accompagné de gravures sur bois, seulement en 1499 (soit trois ans après la naissance de Marot, notre premier sonnettiste à l’image des Italiens).

Ouvrage généralement attribué à Francesco Colonna (1433/4-1527), moine dominicain vénitien (l’acrostiche formé par les lettrines des têtes de chapitre de l’ouvrage livre la phrase latine suivante : Poliam frater Franciscus Columna peramavit, soit mot-à-mot : Polia, le frère Francesco Colonna sur-aima). Il sera traduit/adapté en français par Jean Martin en 1546 sous le titre de : Hypnerotomachie, ou Discours du songe de Poliphile, deduisant comme Amour le combat à l’occasion de Polia. [etc.]

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Une courte adaptation belge du Songe de Poliphile :

https://www.youtube.com/watch?v=ERY_0yrrCN4

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Pour revenir sur le sujet David Hamilton, nous dirons que le comble de l’absurdité a été atteint avec les accusations improuvées et improuvables contre lui ; accusations sans aucun fondement, de la part de quelques pauvres femmes, s’exprimant au détour ou au-delà de la quarantaine, aigries, « désillusionnées », (c’est le cas semble-t-il d’Alice et plus encore d’Élodie), voire fragiles et manipulées par des charlatans de la psychanalyse la plus dogmatique et la plus infantile (c’est le cas de Flavie), qui feraient pitié s’il n’y avait pas eu mort d’homme, certes âgé, mais encore bien actif et plein de projets ; « suicidé » alors même qu’il craignait depuis quelques semaines sérieusement pour sa vie. Comme il a été déjà dit ici ; et plus encore sur le blog en Défense de David Hamilton.

Je me demande (mais je ne suis pas le seul) si David Hamilton n’est pas mort « par où il a péché » pour employer une expression courante. Mais que l’on me comprenne bien, il ne s’agit pas ici de rajouter une couche aux fantasmes sexuels de détraquées, mais de rappeler que notre photographe a toujours aimé s’entourer de jeunes et jolies jeunes filles ou jeunes femmes. Le temps au moins de les photographier. C’est indéniable. Qui nous dit que, par manque de vigilance, il n’a pas été estourbi par quelque beauté (anatomique, uniquement), ou par quelque complice mâle d’icelle, à qui il aurait ouvert inconsidérément son huis, un certain vendredi de novembre 2016.

Les fantasmes sexuels dévoyés, nocifs, menteurs (l’essentiel des pensées de certaines – mais aussi de certains – dont elles parsèment leur entourage ou inondent leurs « adversaires »), n’ont jamais été le fait du délicat David Hamilton, mais bien de celles qui n’ont eu de cesse de l’accuser, de l’abattre, de l’écraser sous le rouleau-compresseur médiatique plus que complaisant, complice, et ceci prae et post mortem. Elle est, pour moi, une preuve de son innocence ; ou pour le dire autrement une contre-preuve ad hominem (« hominem » désignant le gang des accusateurs et accusatrices qui ont reporté sur lui leurs propres délires).

Je pense ici en particulier à la Mère (amère) Flament, mais également à la Mère D’arbanville, guère plus fine et guère « lady » en l’occasion *, ou encore à la Mère Breillat (certes diminuée dans ses jugements depuis son attaque cérébrale de 2005 et l’extorsion de ses fonds en 2009) qui, d’apparence, semblent bien toutes mal vieillir, jusqu’à accorder quelques coups de pieds de l’ânesse à un corps déjà sans vie. Ou encore au Père plagiaire, agressif et caractériel Ardisson.

Triste vieillesse pour eux ! Triste vieillissement !

Et pour ce qui est en particulier des médiateux, comment ne pas remarquer le pire… Comme l’exprimait déjà en 1912 un homme très lucide concernant le « problème » de ladite modernité (il s’agit de Karl Kraus, cf. Pro Domo et mundo ; Éditions Gérard Lebovici, Paris, 1985, p. 68) : « le journalisme, qui parque les esprits dans son étable, s’empare entre-temps de leurs pâturages ». Les pâturages, ici ce sont ceux du monde artistique de David Hamilton mis à sac et ruinés (du moins provisoirement) par des petits hommes et des petites femmes de si peu qui seront vite oubliés par la postérité. Ce qui n’est certainement pas le cas de David Hamilton.

***

Depuis son jeune âge, David Hamilton ne fut jamais qu’un gentleman, un gentilhomme gentil homme, une espèce de dandy comme la Grande-Bretagne en cultive encore un peu. Il a appris les « bonnes manières » – saupoudrées d’un certain flegme, d’une certaine retenue, de timidité ou de distance toute « british », du moins telle que le français que je suis imagine cette réalité (qui est loin d’ailleurs d’être la réalité d’un grand nombre de britanniques) – venues sans doute de son oncle versé dans les arts et des gens « distingués » qui le recueillent pré-adolescent lorsqu’il fut réfugié dans la campagne anglaise.

Homme réservé, distingué, discret, poli, si peu vulgaire et finalement plutôt pudique, dont seule la beauté (féminine éphémère, des sites et paysages éternels … et plus généralement de l’atemporel) avait grâce pour lui, mérite également que l’on s’attarde sur la vérité concernant sa mort. En contempteur de la laideur et du mensonge véhiculés par ses médiocres accusateurs et accusatrices, tant portés pour ne pas dire dominés par l’esprit contemporain de bas-étage et de si faible moralité. De si riquiqui grandeur morale (je parle ici moins de mœurs que de valeurs par eux inconnues ou dénigrées). Ce marigot immonde médiatico-politico-financier, ces « élites » grotesques d’un temps hyper-propagandiste et totalitaire où Vérité (et moralité) riment avec normalité imposée, y compris la plus immorale soit-elle pour le commun des mortels.

C’est le monde inversé ; pour le dire, encore une fois, avec les mots mêmes de Karl Kraus (o. c., p. 119) :

Malheur à l’époque où l’Art ne fait pas vaciller la Terre et où, devant l’abîme qui sépare l’artiste de l’être humain, c’est l’artiste qui est pris de vertige, et non l’être humain. »

Bien évidemment, il est ici question de l’artiste vrai et entier, celui qui a du métier, un savoir-faire, une tête réellement pensante et un esprit libre ; un poète, un artiste du Beau (redondance !), ce dernier fût-il le plus terrible ou tragique qui soit.

Photographie : ibidem.

Note :

* Je ne sais ce que pourrait en penser de nos jours l’anglais mystique Steven Demetre Georgiou, né de mère suédoise et de père chypriote grec, élevé à l’école catholique, dit Cat Stevens, converti à l’islam depuis bien longtemps, pour devenir Yussuf Islam. « Ils sont fous, ces (grands) Bretons ! » Après l’anglais dandy, l’anglais excentrique ! Certes, ce dernier est un peu d’importation.

Yussuf Islam en 2009, en compagnie de Fauzia Mubarak Ali, son épouse et mère de ses cinq enfants (quatre filles, un fils), dont on apprend, après le retour de son époux à la chanson profane, qu’elle lui a interdit de chanter en concert sa chanson fétiche de 1970 « Lady D’Arbanville ». L’honneur est donc sauf !

À lire sur le site du photographe allemand Max Stolzenberg, ami de David Hamilton

http://maxstolzenberg.com/2018/10/19/new-book-by-well-known-french-writer-olivier-mathieu-to-be-published-soon/

 

Olivier Mathieu: « JE CRIE A TOUTES FILLES MERCIS » (Mémoires, 532 pages, 19 octobre 2018)

Du Blog en Défense de David Hamilton  Publié le 19 octobre 2018

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PHILOSOPHIE DE LA JEUNE FILLE

CHEZ DAVID HAMILTON

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Olivier Mathieu

 

Je crie à toutes filles mercis

 

Mémoires éphébophiles.

(Paris, octobre 2018).

 

Mon livre « Je crie à toutes filles mercis » (l’allusion à François Villon est évidente), sous-titré : « Mémoires éphébophiles« , est paru, ce 19 octobre qui est aussi le jour où, jadis, mourut mon frère jumeau.

532 pages, couverture en couleurs, format 17 X 24 cm.

Illustrations internes (photographies dont je suis l’auteur).

2018.

Première édition, 2000 exemplaires.

Date officielle de parution : 28 octobre 2018 (anniversaire de Dawn Dunlap, née le 28 octobre 1964).

Réservé à mes amis, à mes lecteurs, et aux bibliophiles.

Et à quelques jeunes filles.

Un livre à lire sur les cimes.

 

Les « Mémoires éphébophiles » sont, d’abord, les mémoires de ma vie sentimentale. Ils se situent, de la sorte, dans la lignée du « Catalogue chronologique et descriptif des femmes avec qui j’ai couché » de Pierre Louÿs.

Mon emploi du terme « éphébophile » pourra surprendre, et pourquoi pas donner lieu à une facile ironie,  mais j’emploie ici le mot « éphèbe » comme substantif féminin,  au sens de «jeune fille ».

Exemple littéraire, extrait d’autres mémoires fameux: « La vive épousée ne veut pas se reconnaître dans la délicieuse éphèbe représentée par le captif » (Chateaubriand, Mémoires, tome 4, 1848, page 443).

Mes mémoires « éphébophiles » me permettent dès lors des digressions sur la Philosophie de la Jeune Fille de David Hamilton.

J’ai dédié le livre à Roland Jaccard.

Il y est donc question de David Hamilton, de Vladimir Nabokov, de Lolita, de Roland Jaccard, de Dawn Dunlap, etc., et d’une infinité d’autres personnages et sujets.

 

Il s’agit enfin des mémoires d’un écrivain et du regard qu’il lance sur près d’un demi-siècle de littérature.

Mon livre va être offert à des amis écrivains (et adressé à quelques journalistes).

Bonne lecture à tous!

 

Au sujet de mon titre

Je crie à toutes filles mercis

*

A  Chartreux et a Celestins.
A Mendians et a Dévotes.
A musars, a claquepatins.
A servans, et filles mignotes
Portans surcotz et justes cotes,
A cuidereaux d’amours transsis
Chaussans sans meshaing fauves botes,
Je crie a toutes gens mercis.

A filletes monstrans tetins
Pour avoir plus largement hostes,
A ribleurs, mouveurs de hutins,
A bateleurs, traynans marmotes,
A folz et folles, sotz et sotes,
Qui s’en vont siflant cinq et six,
A marmosetz et mariotes,
Je crie a toutes gens mercis.

Sinon aux traistres chiens mastins,
Qui m’ont fait chier dures crostes
Maschier mains soirs et mains matins,
Qu’ores je ne crains pas trois crotes.
Je feisse pour eulx petz et rotes;
Je ne puis, car je suis assis.
Au fort, pour éviter notes,
Je crie a toutes gens mercis.

Qu’on leur froisse les quinze costes
De gros mailletz, fors et massis,
De plombées et telz pelotes.
Je crie a toutes gens mercis.

François Villon

A lire : «François Villon, l’éternel poète des enfants perdus» (Olivier Mathieu), dans le magazine Eléments n° 133.

http://www.revue-elements.com/elements-L-empire-du-bien-le-politiquement-correct.html

UN LIVRE UNIQUE EN SON GENRE

Attention, l’ouvrage sera très rapidement épuisé.

 

 

Le tragique 25 novembre 2016 et la mort de David Hamilton, personnage prodigieusement « politiquement incorrect »

Le tragique 25 novembre 2016 et la mort de David Hamilton, personnage prodigieusement « politiquement incorrect »

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Un entretien avec Olivier Mathieu, pour la sortie de ses mémoires (28 octobre 2018, 532 pages, préface de l’auteur, 14 chapitres, format 17 X 24 cm).

Un entretien qui apporte aussi des informations inédites, originales, exclusives sur David Hamilton et la mort dramatique de ce dernier (25 novembre 2016).

FRIEDERIKE, photographie de Max Stolzenberg, empruntée à son site Internet

*

Début de l’entretien

  • Question: Vous allez publier, le 28 octobre, un gros livre de 532 pages, vos mémoires. Je viens d’achever la lecture.  Le quatorzième chapitre est dédié à la « Philosophie de la Jeune Fille chez David Hamilton« . Vous n’oubliez donc pas Hamilton.
  • Olivier Mathieu : Non, je ne l’oublie pas. (Rire).

 

  • Ce livre dresse une « liste » de vos jeunes filles.
  • Olivier Mathieu: Dès la préface, dès les premières pages, je fais des allusions littéraires au mythe éternel de Don Juan, au « Catalogue » de ses belles chanté par Leporello, ou encore à Pierre Louÿs et à son Catalogue descriptif et chronologique des femmes avec qui j’ai couché.  Il convient de distinguer – évidemment –  entre liste et inventaire. A ce sujet, je renvoie à la préface de mon livre. Ce que je veux juste ajouter ici, c’est qu’il est sans doute possible de considérer aussi, ne serait-ce que d’un point de vue romancé, la vie de David Hamilton comme une longue théorie de jeunes filles.

 

  • Théorie est, si je ne m’abuse, le premier mot de votre livre.
  • Olivier Mathieu: Et l’oeuvre de David Hamilton fait défiler une véritable théorie de jeunes filles. Un de ses albums est titré, par exemple: Souvenirs de vacances. Dans mes mémoires, comme dans les souvenirs de David Hamilton, il y a un indispensable devoir de mémoire, une volonté de se souvenir.

 

  • Dans le dernier chapitre du livre, vous énumérez aussi une partie de ce qui, effectivement,vous rapproche de David Hamilton.
  • Olivier Mathieu: A un certain moment, David Hamilton ne vendait plus de livres. Les ventes ne lui permettaient en tout cas plus de conserver son train de vie d’avant. Il a dû vendre son Aston Martin, il a dû se défaire de son studio de Cap d’Agde. A une époque où il devenait aussi de plus en plus difficile de trouver des modèles  qui correspondaient à ses désirs, à ses goûts esthétiques, par ailleurs, il a affronté la vieillesse, qui arrivait. Dans les années 60 et 70, il avait eu d’excellents collaborateurs (je suis en contact avec certains, ou avec des membres de leurs familles quand ils sont décédés). Mais quand il a vieilli, il a croisé de plus en plus de gens malhonnêtes qui ont profité de sa naïveté, de sa gentillesse. On l’a berné. C’est de notoriété publique. Dans beaucoup d’opérations commerciales, il n’a pas gagné un seul centime. David Hamilton n’était pas un marchand, il n’était sans doute pas fait pour la société d’aujourd’hui. Pour arriver jusqu’à lui, par ailleurs, il fallait souvent passer par des gens qui, c’est le moins que l’on puisse dire, ont été très discrets après sa mort. Je n’ai connaissance d’aucun attaché de presse, d’aucun représentant, d’aucun avocat qui ait pris la parole, le 25 novembre 2016 et depuis, pour le défendre… Et puis, David Hamilton l’avait peut-être « cherché », mais il avait beaucoup d’ennemis.

 

  • La chose étonnante est peut-être qu’il n’ait pas subi d’autres attaques, avant celles de 2016.
  • Olivier Mathieu: N’en croyez rien. Je ne pense pas qu’il soit exagérément romanesque de dire que, dans les années 1990, il a été dans la ligne de mire. J’en parlerai tôt ou tard, ou d’autres que moi le feront.

 

  • Qu’entendez-vous par là? Qu’on lui a tiré dessus?
  • Olivier Mathieu: Au propre ou au figuré, qu’importe?  Ce n’est pas vraiment le sujet de cet entretien. Je préfère en revenir – pour l’instant – à la question de la « liste » de Don Juan dans l’opéra de Mozart. Ce qui suit aussi est important. David Hamilton n’était pas un photographe professionnel. C’était un immense photographe, un artiste de genie, mais ce n’était pas un « professionnel ». Ce n’était pas un de ces imbéciles, un de ces pédants qui se déclarent, se proclament des « pros ».

 

  • En effet, David Hamilton a insisté des dizaines de fois, notamment dans des interviews datant des années 1970, par exemple dans le grand magazine français Photo, sur le fait qu’il n’était pas et ne se voulait pas un « pro ». Vous avez republié des extraits de l’un de ces entretiens dans votre livre C’est David Hamilton qu’on assassine (préface de Roland Jaccard, 2017).
  • Olivier Mathieu: C’est exact. Que David Hamilton n’ait pas été un « pro » est de notoriété publique depuis au moins quarante ans.

 

  • Et donc?
  • Olivier Mathieu: David Hamilton  a créé un monde de beauté. Il a vécu dans un monde de beauté. C’est ce qu’il dit explicitement dans des dizaines de ses entretiens. C’est le message qu’il communique à travers ses images. Voilà l’idée que je me fais de David Hamilton. Un homme d’âge mûr, un homme sans âge, entouré de nymphes. Les nymphes, d’ailleurs, n’ont jamais d’âge. Les grands poètes non plus. David Hamilton, esthète et philosophe de la Jeune Fille.

Le plus joli site sur le film BILITIS (images du film):

http://mostbeautifulgirlscaps.blogspot.com/2015/02/bilitis.html?zx=7b782305fc113c30

 

  • C’est un peu comme vos jeunes filles à vous, dans vos mémoires.
  • Olivier Mathieu: Ce qui rend intéressantes les jeunes filles de mon passé, ce n’est pas ce que nous avons vécu ou fait ensemble. C’est que moi, j’aie fait d’elle les personnages d’un livre, ou de plusieurs romans. Je suis tenté de dire que David Hamilton a vécu de la sorte. Une vie paradisiaque, une vie sensuelle, une vie romantique. Ce qui donnait la touche finale à sa vie, ce qui donnait un sens à son passage sur terre, c’était la photo. Sa vie, coupée de la photographie, n’aurait pas été complète. Tout comme la mienne aurait été incomplète sans la littérature. Pas de vie sans photos, et pas de photos sans vie. Pas de vie sans romans, pas de romans sans vie. Il ne s’agit pas de photographier des jeunes filles, ou de les écrire. N’importe quel imbécile peut photographier des jeunes filles. La question est de les vivre.

 

  • Et donc, une théorie, une succession, une procession de photographies…
  • Olivier Mathieu: Une théorie de photos, recalquant une théorie de jeunes filles. En Italie, on dit: Da cosa nasce cosa. Tout pareillement, je peux facilement imaginer David Hamilton s’exclamant: « The girls come with the girls« . David Hamilton est un homme qui a suscité des jalousies monstrueuses. Un, la jalousie des photographes contemporains, qui pour la plupart n’ont aucun talent et dont certains ont cherché pathétiquement à l’imiter. Deux, la jalousie des frustrés, des coincés du cul, des bigots, des puritains  et de tous ceux qui n’ont jamais connu une seule vraie jeune fille. Trois, la jalousie des filles, des modèles de David Hamilton qui auraient voulu être « l’élue » de son coeur et de son oeuvre. Certaines de ces anciennes jeunes filles, à l’entrée de la ménopause, en ont conçu une haine rétrospective farouche contre David Hamilton. On a vu les résultats de cette haine.

 

  • Une définition de David Hamilton, selon vous?
  • Olivier Mathieu: un homme libre. Il vivait comme il voulait. Il prenait les photos qu’il voulait. Il illustrait, il enluminait sa vie. Il n’obéissait pas aux ordres des publicitaires, il ne se pliait pas aux modes. Il faisait ce qu’il voulait. Il vivait et inventait une esthétique. Une jeune fille et une photo, pour lui, c’était la même chose. Même si, comme il disait, « la photo, elle, ne vieillit pas« . Je pense qu’il savait très bien que certaines de ses photos valaient moins que d’autres. Lui, il le savait. Ses employeurs ou son public, non. David Hamilton savait, quand ses photos étaient moins bonnes. Et tout ça devait beaucoup le faire rire. Il avait énormément d’humour. Sa personnalité était mille fois plus complexe que ce qu’imaginent et ses ennemis, et les plus médiocres de ses admirateurs…

 

  • Vous aussi, vous êtes photographe.
  • Olivier Mathieu: C’ est un grand mot, appliqué à moi. Photographe? Je suis un amateur. Il m’est arrivé de prendre quelques photos, oui. Certaines d’entre elles illustrent même mon livre. Mais il y a également dans mon livre des photographies dont je ne suis nullement l’auteur. Plus probablement, ma vision littéraire des jeunes filles est fort proche de celle de David Hamilton. Lui par la photographie (mais aussi par l’écriture: songeons aux Contes érotiques), moi par l’écriture (mais aussi, fort modestement, par la photographie), nous nous ressemblons, c’est probable. Je pense que l’article qui suit donne une vision correcte de la « sexualité », je dirais de la sensualité artistique de Hamilton: https://frieze.com/article/sirens?language=de

David Hamilton au milieu de ses modèles

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A LIRE (en allemand):

Zehn Jahre später ist er zu seiner ursprünglichen Liebe zurückgekehrt: „Girls, Girls, Girls. Nicht mehr und nicht weniger“, wie er anlässlich seiner Pariser Ausstellung „Un monde de beauté“ („Eine Welt voller Schönheit“) sagte. „Ich bleibe Gefangener meines Erfolgs. Und das sind Mädchen.“

https://www.welt.de/kultur/kino/article115281002/Ein-williger-Gefangener-junger-Nymphen.html

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A lire (en allemand), avec des phos particulièrement intéressantes :

http://www.spiegel.de/fotostrecke/fotograf-david-hamilton-zum-80-geburtstag-das-nackte-entsetzen-fotostrecke-110304-12.html

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A LIRE (en allemand) :

http://www.spiegel.de/einestages/filmgeschichte-a-948213.html

Photographie extraite du film TENDRES COUSINES de David Hamilton, prise ici sur le site d’un grand journal allemand http://www.spiegel.de/fotostrecke/filmgeschichte-fotostrecke-108056-13.html

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 A LIRE (en allemand, journal suisse):

https://www.20min.ch/schweiz/bern/story/Erotik-Fotograf-David-Hamilton-stellt-in-Bern-aus-13257202

Matin d’hiver, Château de Sully sur Loire 1978.
Photo Léonard David Hamilton
https://www.20min.ch/schweiz/bern/story/Erotik-Fotograf-David-Hamilton-stellt-in-Bern-aus-13257202#showid=93501&index=1

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Suite de l’entretien

  • Question: Olivier Mathieu, est-ce que vous croyez savoir ce qui s’est passé avec les modèles, ou certaines des modèles de David Hamilton? Ou avec certaines de ses accusatrices?
  • Olivier Mathieu: Ce sont je suis persuadé, et seul ceci compte, c’est  que David Hamilton n’a jamais « violé » personne. Le viol est quelque chose de condamnable mais, si quelqu’un réfléchit, il est assez évident que David Hamilton n’aurait jamais eu besoin de « violer » qui que ce soit. Il était entouré de filles. A toutes les époques de sa vie, il était entouré de filles. Certaines, en vieillissant, ont pu être influencées par l’air du temps et regretter, aujourd’hui, ce à quoi elles avaient consenti hier. C’est un phénomène relativement fréquent, je pense, dans la psychologie humaine en général et féminine en particulier. Naturellement, ce doit être la justice qui établit la véracité – ou le mensonge – des allégations de ces dames. Pas les jugements et les lynchages médiatiques

 

  • Venons-en, si vous le voulez bien, au tragique 25 novembre 2016. A quelle heure, selon vous, David Hamilton est-il mort?
  • Olivier Mathieu: Mon enquête le déterminera un jour ou l’autre, c’est en tout cas mon intention, mais c’est une enquête difficile. Elle est d’autant plus difficile que, d’une part, je ne peux jamais être complètement certain des informations que je reçois (la mémoire de mes meilleurs correspondants n’est pas infaillible; tandis que d’autres pour une raison ou l’autre, pourraient se livrer à de la désinformation), et, d’autre part, je désire protéger mes sources. Disons qu’à l’heure actuelle, pour ne parler ici que des appels bien intentionnés, il semblerait que David Hamilton ait reçu un ou plusieurs appels téléphoniques, le 25 novembre. Il en a reçu dès le matin. Et un autre, particulièrement long, entre 15 heures 45 au plus tôt et 17 heures 45 au plus tard, d’une durée d’environ trente minutes. Cet appel aurait donc pris fin au plus tôt à 16 heures 15, au plus tard à  17 heures 45. A 16 heures 15, David Hamilton était encore en vie. Il l’était encore, très probablement, à 17 heures 45.

 

  • L’heure officielle de la mort a été fixée à 19 heures 30. Est-elle plausible?
  • Olivier Mathieu: Oui, elle est plausible.

 

  • Quelles questions restent à élucider?
  • Olivier Mathieu: L’identité de la personne, ou des personnes, qui ont déclaré avoir rendu visite à David Hamilton à la fin de l’après-midi et donc, probablement, après 17 heures 45. Ces personnes, citées par certains journalistes, sont restées anonymes. On aimerait savoir le contenu de leurs conversations avec David Hamilton, et l’état moral dans lequel il se trouvait. En tout état de cause, toutes les personnes qui ont parlé avec lui par téléphone, et celles qui ont affirmé l’avoir rencontré, ont déclaré qu’il avait des projets d’avenir.

 

  • Et donc?
  • Olivier Mathieu: Et donc la question – la question élementaire – est: pourquoi un homme, qui reçoit des appels téléphoniques et des visites jusqu’à environ 18 heures, peut-être davantage, et fait des projets d’avenir, se suicide-t-il vers 19 heures 30? Pourquoi se suicide-t-il en laissant la porte ouverte? Qui a laissé cette porte ouverte?

 

  • De deux choses l’une, ou bien un de ses ennemis, ou un de ses amis.
  • Olivier Mathieu: En effet. Pour quel motif? Est-ce que quelqu’un s’est éloigné en toute hâte? Par exemple après avoir assassiné David Hamilton, ou après lui avoir enfilé un sac de plastique sur la tête? De quoi s’agit-il? D’un acte de violence ou de menaces qui ont mal tourné? Est-ce que quelqu’un, un voisin par exemple, a dérangé l’hypothétique meurtrier?

 

  • Quelle opinion est la vôtre? Un assassinat? Une vengeance? Un meurtre déguisé en suicide? Un suicide réel?
  • Olivier Mathieu: Il ne m’est pas encore possible de répondre, ici. Il peut s’agir d’un ennemi juré – ou d’une ennemie jurée –  de David Hamilton. Il peut s’agir aussi de quelqu’un qui, pour un motif ou pour un autre, avait obtenu sa confiance. Quelqu’un, en tout cas, que David Hamilton a fait entrer chez lui. Voire – ennemi ou ami, ennemie ou amie – quelqu’un qui avait (qui sait depuis combien d’années?) les clés. La porte, c’est une certitude, ne présentait pas de signes d’effraction.

 

  • Comment arriver à une vérité?
  • Olivier Mathieu: Il y a quelque chose au sujet de quoi la presse n’a jamais dit un mot. Il s’agit du téléphone portable de David Hamilton. En effet, à ma connaissance, aucun journaliste n’a jamais évoqué l’existence de ce téléphone. Or, j’affirme ici que David Hamilton possédait non seulement un ordinateur portable (un Mac), mais aussi un téléphone portable. Forcément, ce téléphone contenait ou contient encore la trace des appels qu’il avait reçus le 25 novembre, mais aussi les jours précédents.

 

  • Et donc?
  • Olivier Mathieu: Ou bien ce téléphone, dont il s’est servi le 25 novembre, a été emporté par l’hypothétique agresseur de David Hamilton, ou alors la police l’a retrouvé et l’a restitué  à qui de droit. Il serait intéressant de le savoir,  car ce téléphone (y compris les photographies qu’il contenait peut-être) pourrait révéler beaucoup de vérités au sujet du 25 novembre.

 

  • Vous avez publié le n° de téléphone fixe de David Hamilton sur votre blog. La chose n’était pas très difficile, car ce numéro se trouvait sur les pages blanches, sur Internet, y compris des semaines encore après le 25 novembre 2016.
  • Olivier Mathieu: C’est exact. C’était très facile.

 

  • En revanche, le n° de portable de David Hamilton, à ma connaissance, n’a jamais été publié jusqu’à ce jour sur Internet. A supposer que, comme vous l’affirmez, il ait eu un portable.
  • Olivier Mathieu: je pense qu’en effet, son n° de portable n’a jamais été publié.

 

  • Quel était-il, alors, ce numéro de portable?
  • Olivier Mathieu: Avant de vous répondre, autre chose. Contrairement à ce que beaucoup de gens naïfs croient, David Hamilton s’était énormément modernisé, à la fin de sa vie. Je vous apporte encore une petite information. Par exemple, il employait Instagram et s’amusait avec les filtres d’Instagram, qu’il appliquait aux photos qu’il prenait à l’aide de cet appareil portable. Il savait aussi utiliser à la perfection deux programmes complexes de graphisme et de retouche de photos. Je connais les noms de ces deux programmes, qu’il aimait employer. Je ne dis d’ailleurs pas que c’était forcément une bonne chose, d’un point de vue artistique. Mais, pour en juger, il faudrait voir les photos qu’il prenait ainsi grâce aux nouvelles technologies… Et par exemple, il faudrait retrouver ce téléphone… David Hamilton avait aussi, bien sûr,  au moins une adresse de courriel.

 

  • Pouvez-vous indiquer ici, dans cet entretien, son numéro de portable et son adresse e-mail?
  • Olivier Mathieu: 06 79 28 XX XX. Je garde juste pour moi la fin du numéro, ici remplacée par quatre X.

 

  • Votre but précis, quel est-il?
  • Olivier Mathieu: Savoir qui a appelé David Hamilton, à quelle date, à quelle heure, pendant combien de temps, depuis le déclenchement de l’affaire Flament et notamment le 25 novembre 2016… S’il y a eu des appels malveillants, ou provenant de personnes qui n’avaient pas à appeler David Hamilton…

 

  • Vous dites aussi que David Hamilton avait une adresse de courriel?
  • Olivier Mathieu: Il en avait même plusieurs. Je vous en donnerai une seule, ici.

 

  • Laquelle?
  • Olivier Mathieu: l’adresse professionnelle de David Hamilton était contactXXXXXhamilton@gmail.com

 

  • Tout ceci est inédit, il me semble.
  • Olivier Mathieu: Ce serait à des enquêteurs dignes de ce nom, s’il existait des enquêteurs dignes de ce nom dans cette affaire, d’analyser les deux lignes téléphoniques (téléphone fixe et téléphone portable) de David Hamilton, et ses boîtes de courriels.

 

  • Quel était le modèle de téléphone portable de David Hamilton, ça aussi vous le savez?
  • Olivier Mathieu:  Il y a toute une presse française de bas niveau, de caniveau, qui a affirmé péremptoirement que David Hamilton aurait été un « violeur ». Affirmation qui ne laissait aucune place à la présomption d’innocence reconnue à tout citoyen.

 

  • Et donc?
  • Olivier Mathieu: Ces pseudo-journalistes ne se livrent à aucune enquête originale et indépendante. Et d’autre part, il y a moi.Moi, j’apporte des informations originales, exclusives, inédites.  Mais c’est moi qui ai la pudeur de dire: sauf erreur de ma part. Ainsi, sauf erreur de ma part,  le modèle de téléphone de David Hamilton était un Samsung 4.

 

  • Vous voulez faire comprendre que, si vous connaissez le modèle du téléphone de David Hamilton, son numéro ou ses numéros, ses adresses de courriel, vous en savez davantage sur le 25 novembre?
  • Olivier Mathieu: Pour l’instant, la question est de savoir ce qu’est devenu ce téléphone, s’il a été restitué à des personnes de confiance, et ce qu’est devenu son contenu…

Carte de visite personnelle, et récente, de David Hamilton. Nous avons masqué la fin de son numéro de téléphone, ainsi qu’une partie de son adresse de courriel.

Dernière partie de l’entretien

  • La presse a fait état, en ce tragique mois de novembre 2016, de l’annulation d’une exposition – ou de plusieurs expositions, dans plusieurs villes belges – de David Hamilton.
  • Olivier Mathieu: en effet, la presse en a largement parlé.

 

  • Pensez-vous que cette annulation aurait pu conduire au suicide de David Hamilton?
  • Olivier Mathieu: Très franchement, mon opinion personnelle est que non. J’ai l’intuition que non. Pour autant que je puisse le savoir ou le deviner, et toujours donc sauf erreur de ma part, David Hamilton avait des projets. Il continuait à former des équipes de collaborateurs, ou envisageait de le faire. Des réunions de travail étaient prévues pour les mois suivants. Personnellement, je ne crois pas que l’affaire Flavie Flament (affaire dans laquelle David Hamilton n’avait rien à craindre, d’un point de vue juridique), encore moins l’annulation de cette exposition belge, puissent l’avoir conduit au suicide. A ma connaissance, David Hamilton a continué à faire des projets d’avenir après qu’il eut été mis au courant de cette annulation.

 

  • Alors, votre conclusion?
  • Olivier Mathieu: Je n’en suis pas au stade des conclusions.

 

  • Quelles certitudes avez-vous, pour l’heure?
  • Olivier Mathieu: Je vous dis au moins celle-ci. Un mois avant sa mort, des amis ou des connaissances de David Hamilton ont fait part, dans la presse belge, des craintes qu’ils avaient pour sa vie. C’est de notoriété publique, et très facilement démontrable.

 

  • Et votre certitude?
  • Olivier Mathieu: Ma certitude est que plusieurs personnes, parmi les amis de David Hamilton, lui avaient déconseillé de se rendre à Paris, où il était semble-t-il très esseulé. A mon avis, au moment de l’affaire Flament et du déferlement de la campagne menée contre lui, campagne qui a culminé dans les insultes publiques proférées par Ardisson, il aurait été sage que David Hamilton reste à Ramatuelle ou qu’il passe quelque temps à l’étranger.

 

  • Pourquoi ne l’a-t-il pas fait?
  • Olivier Mathieu: C’est un grand mystère. Qu’est-ce qui l’appelait, le conduisait, le poussait à Paris? Voulait-il déposer plainte contre Flavie Flament, à Paris? Ou autre chose? Je l’ignore. Devait-il rencontrer quelqu’un? Je l’ignore. D’autres de ses amis l’ont-ils convaincu de venir à Paris? Pourquoi? A un certain moment, je n’exclus pas que les intérêts de ses ennemis déclarés aient pu coïncider avec les intérêts d’autres personnes. Il y avait donc à Paris un homme de 83 ans auquel beaucoup de gens voulaient vraiment du mal, voire d’autres qui ne lui voulaient pas autant de bien qu’on pourrait le croire. Dans ses derniers jours, il ne serait pas difficile d’imaginer un homme ébranlé par l’affaire Flavie Flament, par les insultes ordurières d’Ardisson, par l’annulation de l’exposition belge, etc. Allez savoir si, en vérité, il n’y avait pas davantage. Autre chose, qui aurait pu avoir mille fois davantage d’incidence sur son existence que Flament, Ardisson et l’annulation? Je suis tenté de le penser. Cet homme, en tout cas, a fini avec un sac de plastique sur la tête. je n’exclus pas que David Hamilton soit revenu à Paris en devinant, presque en sachant ce qui allait lui arriver. Par sa mort, David Hamilton rejoint Don Juan dans la tragédie.

 

  • Où David Hamilton a-t-il été enterré?
  • Olivier Mathieu: j’ignore toujours s’il a été enterré ou si son corps a subi une crémation. J’ajoute que le jour où je le saurai, je n’en parlerai pas publiquement.

 

  • Est-ce que c’est de ses vrais ennemis, ou de ses faux amis, que David Hamilton aurait eu le plus eu à craindre?
  • Olivier Mathieu: C’est une bonne question… En tout cas, voici une autre de mes certitudes. Certaines personnes ont pu avoir de la haine contre David Hamilton, elles en ont sans doute encore à titre posthume. Mais ces personnes ne savaient rien, et ne savent rien du véritable David Hamilton. Beaucoup de ses admirateurs n’en savent pas davantage. Ni cette haine atroce ni cet amour gélatineux n’ont effleuré David Hamilton. La vérité est à chercher non pas dans les caniveaux médiatiques de la presse pipole, ni chez les faux esthètes.  Elle est à chercher à un plan supérieur… Ma conviction est qu’il a vécu pour les jeunes filles, et que sa mort ne pouvait pas ne pas avoir quelque chose à voir, directement ou indirectement, avec l’univers féminin. Qui vit par l’épée périt par l’épée. Lui, il avait vécu par les jeunes filles…

 

  • En lisant votre livre, je vous ai retrouvé tel que je vous connais depuis plus de dix ans. Je vous ai retrouvé tel que l’on vous connaît. Vous avez toujours eu une grande facilité, dans votre vie, pour mettre un terme aux collaborations journalistiques qui ne vous plaisaient plus.  Vous avez souvent été contre vos propres intérêts, notamment d’un point de vue économique… Il a toujours été très difficile de vous plaire… Au fond, est-ce que David Hamilton n’était pas comme cela?
  • Olivier Mathieu : Je crois que oui. Ce sera à ses amis d’en juger. Un jour, en recensant l’un de mes romans, le journaliste Michel Marmin écrivait que j’étais « à prendre ou à laisser ». C’est, je crois, une excellente définition  de David Hamilton. A prendre ou à laisser. Lui et moi, nous sommes authentiques. Hautement politiquement incorrects. Sans David Hamilton, le monde moderne est encore plus terne. Mais il est difficile qu’existent beaucoup de David Hamilton. Et, si vous le permettez, qu’existent beaucoup d’Olivier Mathieu.
  • Autre chose à ajouter?
  • Olivier Mathieu: Pas de sac de plastique pour moi, merci M’sieurs Dames! (Rire).

O.M. / blog « En défense de David Hamilton »

Entretien du 17 octobre 2018.

David Hamilton entouré de jeunes filles… jusqu’au bout

 

A lire encore

Sur l’amitié avec Ernst FUCHS (en allemand) :

http://stodertalfreunde.blogspot.com/2016/11/erinnerung-david-hamilton-geb-1541933.html

 

ÉPHÉMÈRE

*

Souvenirs abattus et rêves transformés,

Ombres des morts vivant, ou des vivants perdus,

Dans la rue, atterré, j’erre entre les vers dus

Aux Villa-Mimosa des temps chloroformés.

*

Beaux éclairs du Passé, ô oiseaux informés !

Venez piauler encor, du creux des ans reclus,

Un amour, de regrets naufragés et perclus

D’immutabilité, pour les non-réformés.

*

Papillons de l’Esprit, imagos amarrés

Aux autrefois perdus, fiers secrets chamarrés,

Égaillez-vous mes doux, mes dolents, mes menus.

*

Pavillon de l’Oubli pour Musée Insensé,

Avant de m’effacer en mon néant, dansez

Le chant de la matière en tous ses drames nus !

« Mon livre sur la Philosophie de la Jeune Fille, afin de préserver et de transmettre la mémoire de mes jeunes filles » (Olivier Mathieu)

***

Photographie David Hamilton (Bilitis, 1977)

Mon livre de Mémoires, dans la lignée du Catalogue chronologique et descriptif des femmes avec qui j’ai couché (Pierre Louÿs), et dont le quatorzième chapitre est intitulé Philosophie de la Jeune Fille chez David Hamilton, pourrait arriver à ses (rarissimes) lecteurs avant le 28 octobre 2018. Un livre, encore une fois, qui aura peu de lecteurs (quantitativement), mais dont je garantis qu’il va être lu par qui il doit vraiment être lu.

J’y parle de mon existence, de mes souvenirs littéraires et sentimentaux, de mes amis écrivains, de la Philosophie de la Jeune Fille, de David Hamilton, de Dawn Dunlap, de Roland Jaccard, de Nabokov.

Un livre drôle, émouvant, instructif.

Photographie extraite du film BILITIS (1977), de David Hamilton

Voici de brefs extraits d’une page consacrée à Dawn Dunlap.

Si je regarde ses photographies prises entre ses douze et ses quatorze ans, il m’arrive de songer que j’aurais dû rencontrer Dawn Dunlap. Dans le souvenir que m’a laissé Laura les ombres de l’été, c’est elle, la fille de mes rêves. Illusion, peut-être. Illusion, sûrement. C’est évidemment David Hamilton qui a inventé Dawn Dunlap. La plupart des jeunes filles de David Hamilton, pour ne pas dire toutes, n’avaient aucun mystère. C’était David Hamilton qui les rendait mystérieuses. Le mystère était dans le regard de l’immense artiste. Les jeunes filles doivent rester inaccessibles. Il ne faut jamais percer leur mystère. Une jeune fille au mystère percé n’est plus rien: c’est une femme. Une femme moderne. David Hamilton photographiait l’absence d’un mystère, en le nimbant. Il donnait à des êtres sans mystère leur plus beau et leur unique mystère. Il les rendait éternelles. Eternellement inaccessibles. Il leur permettait – de par la grâce d’une photographie – de conserver pour toujours leur pureté et leur innocence. Avant que les jeunes filles vieillissent et que, dans la réalité, plus aucun mystère ne soit permis. Même histoire, avec mes jeunes filles à moi. Mieux valait, au temps de ma jeunesse, ne pas savoir ce qu’elles deviendraient demain. Mieux vaut, aujourd’hui, ignorer ce qu’hier elles pensaient. Ou croyaient penser. (…) Ni elle (Dawn Dunlap) ni moi ne retournerons vers notre printemps, ni personne. Il me suffit de savoir que j’ai été le premier à avoir écrit un livre sur elle, et qu’elle l’a lu. Je préfère ne pas savoir à quoi elle ressemble aujourd’hui. L’intelligence suprême de Dawn Dunlap aura été celle de disparaître, de ne plus jamais se faire voir par personne et, par conséquent, de rester à jamais la jeune fille david-hamiltonienne par excellence. Il ne faut jamais croiser la fille de nos rêves, si nous désirons continuer à rêver.

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Film BILITIS (1977) de David Hamilton

Illustrations de cet article de blog: trois photos extraites du film « Bilitis », sorti en France sur les écrans en 1977, film de David Hamilton.

Poème peu connu d’un auteur bien connu.

                                 SONNET

 

J’aime ses grands yeux bleus, sa chevelure ardente

                      Aux étranges senteurs,

Son beau corps blanc et rose, et sa santé puissante

                     Digne des vieux jouteurs.

 

J’aime son air superbe et sa robe indécente

                     Laissant voir les rondeurs

De sa gorge charnue à la forme abondante

                     Qu’admirent les sculpteurs.

 

J’aime son mauvais goût, sa jupe bigarrée,

Son grand châle boiteux, sa parole égarée,

                      Et son front rétréci.

 

Je l’aime ainsi ! Tans pis ! Cette fille des rues

M’enivre et me fascine avec ses beautés crues.

                     Tant pis ! Je l’aime ainsi !

Article de ce jour de la « presse » Internet : Loi sur les « fake news » : l’Assemblée se couche devant l’oligarchie

Je n’ai pas l’habitude de faire de réclame pour le site A & R. Mais là je trouve que c’est assez bien résumé et assez complet. À quelques détails ou nuances près, d’ordre politique, qui n’affectent en rien le fond du propos, je suis en accord avec ce texte.

Françoise Nyssen, chef du service « Culture » (sic) auprès du gouverneur américano-« européen » en fRance Macron, ancienne royaliste tendance Ségolène, celle qui fait fi des lois sur le patrimoine immobilier, et celle qui rend indigne les prestigieuses Éditions Actes-Sud héritées de papa et maman. Honte à toi, vieille cloche !

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Loi sur les fake news : l’Assemblée se couche devant l’oligarchie.

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A & R du 13 octobre 2018.

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« L’Assemblée nationale a adopté dans la nuit de mardi à mercredi [10 octobre 2018] en nouvelle lecture, par 45 voix contre 20, la proposition de loi ordinaire contre « la manipulation de l’information » en période électorale. » (Le Parisien)

Les plus gros et plus puissants manipulateurs d’information ont donc fait voter une loi contre les manipulations de l’information qui les protègent contre toute contre-manipulation de cette même information. Ces menteurs et voleurs s’apercevront que l’information ne leur appartient pas et ils finiront dans les poubelles de l’histoire avec leur loi bidon.

« Le ministre de la Culture, Françoise Nyssen, donnée partante du gouvernement, était présente dans l’hémicycle pour défendre son texte, dans l’attente d’un remaniement qui n’aura pas lieu avant vendredi. »

Pauvre Françoise, qui laissera dans Wikipédia (on ne dit plus « les dictionnaires ») la trace d’un ministre liberticide en France, pays de la liberté d’expression… Il faut y voir le vice de l’oligarchie, qui se sert de la Culture pour tuer la culture française. Un procédé bien diabolique, mais qui n’est pas nouveau.

Nyssen aura fait le sale boulot d’homme de paille pour des puissances cachées, comme Taubira avec sa PMA-GPA pour Bergé et ses amis pervers, ou Gayssot avec la criminalisation de l’antisionisme pour le CRIF. Les Judas du pouvoir profond prennent leur dîme et disparaissent…

On voit bien que cette loi a été préparée pour empêcher la vague populiste de tout emporter en France, sur le modèle italien, lors du scrutin européen de mai 2019. Car la grande peur des dominants, de Macron, d’Attali et de leurs sponsors, c’est bien de se faire dégager par les électeurs qui redécouvrent les vertus de l’indépendance et du nationalisme.

« Les deux propositions de loi – ordinaire, et organique pour la présidentielle – visent à permettre à un candidat ou parti de saisir le juge des référés pour faire cesser la diffusion de “fausses informations” durant les trois mois précédant un scrutin national. »

Comme de bien entendu, le concept très élastique de fausse information est laissé à l’appréciation du pouvoir en place. Pour ce qui concerne la période électorale, cela veut dire que dès février 2019, on ne pourra plus dire une vérité sur Macron et son arrière-boutique oligarchique, sous peine de déplaire à la même bande de banquiers et de menteurs. On a voulu écrire voleurs et menteurs mais on n’a pas 30 000 balles en caisse pour payer une amende de vérité (dépassement de vitesse de pensée). Donc on a mis banquiers, c’est aussi parlant.

Toute la justice va suivre cette infamie. C’est Nyssen qui explique le topo :

« L’intervention du juge “sera encadrée. Pour qu’elle soit justifiée, l’information devra être manifestement fausse et diffusée de manière délibérée, massive et artificielle”, a expliqué la ministre, visant “les nouvelles viralités de l’information” sur Internet et les réseaux sociaux. »

Pouvoir sera donné au CSA, cette chambre enregistreuse de la parole oligarchique et des lobbies, pour punir un média qui ne serait pas dans la ligne. Là, ce sont RT France et Sputnik TV qui sont visées :

« Enfin, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pourra, quant à lui, “ordonner la suspension de la diffusion” d’un service “contrôlé par un État étranger, ou sous l’influence” de cet État, s’il “diffuse de façon délibérée de fausses informations de nature à altérer la sincérité du scrutin”. »

Si l’on était taquin, on dirait que toute la télé française ou presque devra fermer ses programmes pendant la période électorale, pour cause d’influence étrangère, à savoir israélienne. Mais c’est même pas de l’humour.

Tant pis si une loi existait déjà pour limiter la diffusion de fausses infos, la loi sur la presse de 1881, ce qu’il fallait, c’était un outil réactualisé pour pouvoir taper sur les nouvelles sources d’information sur l’Internet. Dire que ça arrive en France, c’est même pas pensable ! Tout ça pour protéger les fesses de Macron et de ses employeurs.

« Les députés de gauche, l’UDI-Agi et Les Républicains ont également pointé une définition non-aboutie d’une fausse information, la difficulté pour un juge de trancher dans l’urgence sur des situations complexes et dénoncé le pouvoir de censure exorbitant accordé au CSA. “Nous doutons que la procédure de référé soit suffisante pour qualifier l’infraction. Cela fait peser sur le juge un enjeu assez lourd avec des risques de pression et d’instrumentalisation”, a fait valoir Constance Le Grip (LR). »

Les Français naïfs ont voté à 66% contre le « fascisme » de Marine Le Pen en mai 2017, ils se retrouvent sous le vrai fascisme de l’oligarchie, des puissances occultes qui font les lois et défont toute liberté.

Le mot de la fin à Françoise Paillasse Nyssen, qui a osé cette défense surréaliste :

« Des critiques qu’a repoussées la ministre. “Face à la multiplication des tentatives de manipulation, il est urgent d’agir”, a lancé Françoise Nyssen. “Tous les garde-fous ont été instaurés”, a-t-elle assuré, ajoutant que ce projet “ne restreint en rien la liberté d’expression”. »

Lamentable. Faut vraiment oser balancer ça quand on est ministre, qu’on laisse voter en son nom une loi nauséabonde, et qu’en plus on invoque la défense de la liberté d’expression ! Cette bande de Judas s’est fait retourner l’esprit par les inventeurs de l’inversion accusatoire ou quoi ?

Et la pauvrette d’en rajouter une couche dans l’absurde :

« “Le premier rempart contre la désinformation et la manipulation de l’information restent les médias et les journalistes”, a souligné le ministre, qui va lancer une mission en vue de la création d’un “conseil de déontologie de la presse”, confiée à l’ex-PDG de l’AFP Emmanuel Hoog. Se félicitant de cette création, qu’il avait proposée, Jean-Luc Mélenchon s’est interrogé sur les suites de cette mission :“ Est-elle faite pour enterrer le sujet ou pour le servir ?” »

Un conseil de déontologie ? Quelle connerie, pourquoi pas Décodex, la fake news qui a laminé ce qui restait de crédibilité au Monde… Quant à l’AFP, quelle rigolade ! C’est tout simplement la centrale de diffusion de la propagande non pas française mais oligarchique en France, nuance…

L’AFP sera en charge du ministère de la Vérité de l’Information. Une AFP chroniquement déficitaire, qui n’intéresse plus les nouveaux médias sur l’Internet, qui ne s’y abonneront jamais (d’abord c’est trop cher), tant l’information y est déformée, orientée, polluée…

Il faut savoir que cette évolution désastreuse généralisée découle d’un texte pondu par un obscur comité d’experts, le CAPS, Centre d’analyse, de prévision et de stratégie [1], qui a travaillé sur les « manipulations de l’information » sous l’égide du renseignement européen, lui-même émanation discrète de l’OTAN. Avec la bénédiction des Américains.

Elle est belle, la France.

Note

1] Nous avons préparé un gros dossier sur la chose.

 

 

« Lettre à l’assassin.e de David Hamilton ».

Publié le 12 octobre 2018 par defensededavidhamilton

***

Dans l’hypothèse où David Hamilton aurait été assassiné, qui sait ce que le vieil homme dit ou chuchote dans la conscience – ou dans ce qui en tient lieu – de son  assassin? Qui sait quelle empreinte indélébile est restée dans cette conscience?

Ne faudrait-il pas le/la plaindre, cet.te assassin.e, puisque ni moi, ni mes collaborateurs, ne lâcherons le morceau?

Oui, plaignons-le /la. Mais souhaitons-lui surtout de jouir du temps qu’il lui reste, avant que la vérité ne finisse par éclater…

*

Il y a un genre littéraire auquel je n’ai jamais touché, c’est celui du roman policier. Et je me dis que, si j’en écrivais un, il pourrait s’appeler par exemple: « Lettre à l’assassin.e de David Hamilton« .

Vous noterez: assassin.e, voilà un mot que j’écris à la mode de 2018 (je crois que cette chose s’appelle « l’écriture inclusive »).

Je m’explique. Non pas dans la littérature, mais dans la réalité, je connais désormais deux ou trois personnes (qui, en revanche, ne se connaissent pas les unes les autres) qui m’ont déclaré avoir parlé avec David Hamilton, le 25 novembre 2016, notamment par téléphone.

Ces deux ou trois personnes (deux habitent en France, une autre à l’étranger), et il s’agit d’adultes sérieux et responsables,  m’ont toutes déclaré que David Hamilton, le 25 novembre 2016, faisait des projets d’avenir.

La question qui se pose est donc de savoir comment et pourquoi David Hamilton, le 25 novembre 2016, faisait des projets d’avenir, s’il avait eu l’intention de se suicider. Et pourquoi il en aurait fait non pas seulement avec une personne, mais avec deux, trois personnes, voire davantage.

Il y a un autre élément auquel tout le monde devrait réfléchir. L’avantage, si j’ose dire, de la société de la surveillance de masse, c’est que les gens qui ont appelé David Hamilton ce jour-là ont conservé (ou sont susceptibles d’avoir conservé) l’horaire de l’appel et la durée de celui-ci. Outre à en connaître, bien sûr, le contenu

Or, on ne sait toujours pas, officiellement du moins, l’horaire de la mort de David Hamilton. Jusqu’ici, on ne peut se baser que sur l’aide sans doute involontaire, voire maladroite, de Flavie Flament, qui a déclaré dans la presse avoir fait téléphoner quelqu’un à David Hamilton, « quatre heures avant » la mort du photographe britannique.

Dans un pays normal, la police aurait enquêté ou enquêterait de nouveau, pour comprendre comment est vraiment mort un homme de 83 ans qui aurait décidé de se « suicider », et cela un mois après avoir déclaré craindre pour son existence.

Dans un pays normal, la police enquêterait pour comprendre comment est vraiment mort un homme de 83 ans qui, insulté à la télévision au mépris de sa présomprion d’innocence, aurait décidé de se « suicider » le 25 novembre 2016, et cela après avoir parlé à deux ou trois personnes, voire davantage, de ses projets d’avenir.

Dans un pays normal, la police enquêterait pour comprendre comment est vraiment mort un homme de 83 ans qui aurait décidé de se « suicider », par pure coïncidence à la veille du jour réservé aux célébrations contre les violences faites aux femmes, en s’enfilant un sac de plastique (un sac de plastique « de supermarché », selon Flavie Flament à la télé) sur la tête puis en laissant la porte de son studio ouverte.

Attention…  Il y a des gens (et des sociétés téléphoniques) qui sont en possession de factures téléphoniques détaillées. Il est donc possible, petit à petit, notamment à l’aide des factures téléphoniques et des traces disponibles dans les appareils, de reconstituer l’emploi du temps de David Hamilton, le 25 novembre 2016. Lequel, lui aussi, avait bien sûr un téléphone fixe.

Mon travail, depuis deux ans, consiste et consistera à interroger les personnes (je parle de ses amis; pas des appels malveillants, qui occuperont un autre volet de mon enquête) et, donc, à établir ce qu’il disait aux uns et aux autres tandis que le 25 novembre glissait lentement vers le soir.

Il est possible, ou il le sera rapidement, de savoir quel.les journalistes – le cas échéant – ont appelé David Hamilton, ce jour-là (et les jours précédents).

Je suis sans doute la personne la mieux informée, en France, à ce sujet.

Bien sûr, il y a encore des personnes – une, deux, trois personnes – qui en savent encore davantage que moi, et pour cause.

Elles ont encore un peu d’avance sur moi. Un tout petit peu d’avance… Plus pour très longtemps…

Voilà qui pourrait faire un excellent sujet à un roman policier que j’intitulerais: « Lettre à l’assassin.e de David Hamilton« .

Et comme on dit, la réalité dépasse la fiction.

*

Post scriptum : Mes dossiers sur David Hamilton se trouvent en sûreté dans dix endroits en France, par exemple chez des avocats. Pas de sac en plastique pour moi, merci M’sieurs Dames!

 

LA BIBLI. « À » TONTON, TONTAINE ET LARITON.

Trouvé sur Internet :

La famille Mitterrand, vénale ou en déroute, brade la bibliothèque de Tonton. Et ne songe même pas à la léguer à la Bibliothèque nationale qui porte son nom je crois.

« Pour ceux qui seraient intéressés, la Maison Piasa met en vente aux enchères toute la bibliothèque de François Mitterrand. Cette vente se déroule Lundi 29 Octobre et Mardi 30 Octobre à partir de 15H00, chez Piasa, au 118 rue du Faubourg Saint-Honoré – 75008 Paris. On peut visiter les lots à vendre du 26 au 29 Octobre à la même adresse. Certains ouvrages reliés de la main même de Danielle Mitterrand (maroquin rouge, noir ou havane), sont estimés à des prix tout à fait abordables, compte tenu de la prestigieuse origine [sic] de cette collection d’ouvrages, 200 à 300 Euros pour certains d’entre eux. »

Le Figaro dont je n’ai pas la référence en parlerait en ce moment.

Bibliothèque de 20.000 ouvrages dont certains très marqués, dit-on, de l’estampille : « auteurs d’extrême-droite, voire d’extrême-extrême-droite, d’ultra-droite », dont ceux de la Collaboration. Mais qui en sera étonné de la part d’un homme qui en sa jeunesse fut Cagoulard et dont les temps de guerre font encore débat.

(Dans le même ordre d’idée, qui sait, qu’en sa jeunesse également, l’anar Léo Ferré eut quelques sympathies royalistes ? Et qu’il fut tenté, certes très peu de temps, juste après la Seconde guerre mondiale, par le « Parti », je veux dire le parti stalinien ? D’ailleurs, il a mis plus tard des poèmes d’Aragon en musique, dont la patriotique, ou patriote comme on voudra, « Affiche rouge »).

 

Amusant : plusieurs des livres « sulfureux » ayant appartenu à Tonton ont été reliés par « maman Danielle », bien connue pour ses opinions d’extrême-gauche.  Eh, oui ! les extrêmes se rejoignent au-delà de la politique et… de l’amour. Du moins pour ce qui est de la littérature quand il s’agit de reconnaître le talent et le style.  Car on peut être d’extrême-droite ou d’extrême-gauche avec de la bonne plume littéraire. Toujours meilleure, semble-t-il, que celle des modérés aux pensées communes ou mollassonnes. L’Art (avec un grand A) dépasse très largement la politique, d’ailleurs.

Rigolo : cette bibliothèque ne contiendrait pas un seul Sartre et aurait subi le désherbage des ouvrages de Zola. Manque de style !  J’en conclus que Tonton n’était pas totalement mauvais puisque, moi-même, je n’ai aucune sympathie littéraire et humaine pour ses deux auteurs totalement surfaits, du moins telle est mon opinion.

PENSÉE DU JOUR

DU TRAVAIL ARTISTE CRÉATEUR :

« Hélas, m’a dit Bourdelle un jour, pourquoi mourir si vite? Quand on commence à apprendre son métier, il faut disparaître. Si quelque magicien venait me proposer de prolonger ma vie, s’il m’était donné d’exister trois cents ans, j’accepterais aussitôt. Les souffrances, les tristesses ne sont rien devant le travail, la joie du travail. Ce ne serait pas trop de ces trois cents années pour réaliser toutes les maquettes qui m’entourent. L’homme n’existe que lorsqu’il va s’éteindre. »

In (Eugen Avstine dit) Claude Aveline, Journal, 2 octobre 1929 ; cité dans : Antoine Bourdelle, La Sculpture et Rodin (Édition Émile-Paul frères, Paris,1937 : page IX).

Le fruit – 1909

RÉCLAME : « Bientôt: mon livre sur la Philosophie de la Jeune Fille chez David Hamilton » (Olivier Mathieu dixit)

Publié le 11 octobre 2018 par defensededavidhamilton

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A paraître:

Mémoires d’Olivier Mathieu, 532 pages, couverture en couleurs, format 17 X 24 cm, illustrations internes, préface et quatorze chapitres. Titre révélé le jour de la sortie (date fixée symboliquement le 28 octobre 2018, anniversaire de Dawn Dunlap, actrice fétiche de David Hamilton).

*

Il est très certainement émouvant d’attendre mon prochain livre, qui arrivera dans quelques jours de l’imprimerie. Un livre de 532 pages et, qui plus est, de format 17 X 24 cm (le même que mes précédents ouvrages C’est David Hamilton qu’on assassine et David Hamilton suicidé, mais par qui?), en d’autres termes un volume de texte exceptionnel.

Exceptionnel, ensuite, par son contenu, puisque j’y parle de quelques-unes de mes cinq mille coups de coeur (les prostituées, à qui je redis toute mon estime et mon respect) ou de bite (les petites bourges).

J’en profite aussi pour parler, ne fût-ce que rapidement, de beaucoup d’autres choses.

En exergue, ces vers :

A musars, a claquepatins, A servans, et filles mignotes Portans surcotz et justes cotes, A cuidereaux d’amours transsis… A filletes monstrans tetins Pour avoir plus largement hostes… Sinon aux traistres chiens mastins Qui m’ont fait chier dures crostes Maschier mains soirs et mains matins… Je crie a toutes gens mercis.
(François Villon, Ballade de merci).

Et le contenu? Le livre regorge aussi en informations, parfois d’ordre historique, inconnues au grand public (qui, par définition, ne sait rien).

Dans le deuxième chapitre, par exemple, il sera question d’un nom fameux de la collaboration franco-allemande pendant la seconde guerre mondiale. Ses « fans » racontent, au sujet de cet écrivain collaborateur (condamné à mort dans un premier temps), de grosses conneries sur un membre de sa famille qui se serait suicidé par solidarité envers lui… Grosses conneries et gros mensonges. J’ai fort bien connu tout ce petit monde. N’en déplaise aux admirateurs et aux biographes de ce monsieur (que, souvent, ils n’ont jamais rencontré), je l’ai connu quant à moi pendant toute mon enfance, le rencontrant à des centaines de reprises. Et le suicide du membre de sa famille n’a rien eu à voir avec tout ce qu’on dit, strictement rien,  mais juste avec le fait que la personne qui s’est suicidée ne supportait plus le caractère de mon cul, et la psychorigidité de ce type.

Dans le quatrième chapitre, parmi maintes autres révélations historiques, le souvenir de mes dizaines de conversations avec Arno Breker. Et, partout dans le livre, de mes rencontres, de mes amitiés, de mes correspondances épistolaires avec des dizaines des plus grands artistes du vingtième siècle.

Le cinquième chapitre se passe en Serbie, au Mexique, aux Etats-Unis, en Espagne, et dans les salons aristocratiques parisiens.

Le sixième chapitre raconte (par exemple) comment, quelques heures après la mort de ma mère (12 août 1988), j’ai été rendre visite à une prostituée, dans cette rue du Ponceau qui avait été fatale au très bon cardinal Daniélou.

Le septième chapitre décrit l’ignominie des milieux de tarés que j’ai malheureusement fréquentés à l’époque.

Le neuvième chapitre décrit un printemps particulièrement riche (1993) en amours et en épisodes mouvementés, ainsi que la rencontre de ma première épouse dans une rue de Paris liée, depuis ma plus tendre enfance, à mon destin. (Ce chapitre est aussi le récit de mes aventures avec mon ami Jamouille la Fripouille).

Et puis, encore mille révélations inédites, mille épisodes, mille portraits, mille récits hilarants ou émouvants (le douzième chapitre est dédié à la mémoire de David Hamilton), jusqu’au quatorzième chapitre qui, répondant à la longue préface du livre, parle énormément de la Philosophie de la Jeune Fille chez David Hamilton.

Une préface et quatorze chapitres, donc, dont la plupart sont plus longs – et dont tous sont mieux écrits – que 99 % des livres actuellement à l’étal des « bonnes » librairies.

532 pages de pur bonheur.

La chose stupéfiante étant que le livre va être lu par vingt personnes douées – en 2018 ! – d’un cerveau en état de fonctionnement!!!!!!!!!!!!!

Ce qui laisse supposer que cinq ou six personnes, sur les vingt en question, puissent le comprendre!

Un véritable miracle!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Quant aux gogos du grand public, il leur restera les « bonnes » librairies…

Le livre regorgeant de sperme, de pipes et des « giclées pourries » chères à François Villon, l’ouvrage n’est pas destiné aux mémères d’aujourd’hui.

David Hamilton défendu à la télévision, chez Frédéric Taddei, par l’avocat Régis de Castelnau

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Frédéric Taddei, dans l’émission de télévision « Interdit d’interdire« , a donné la parole à divers invités. (Certains pas très bien éduqués, et qui coupent la parole aux autres).

L’un de ceux-ci, l’avocat Régis de Castelnau, a eu le courage de défendre David Hamilton (dans la video qui suit, vers 23:50).

J’avais eu le plaisir, il y a quelque temps, de m’entretenir longuement avec lui par téléphone, puis de lui offrir mes ouvrages sur David Hamilton.

On ne peut que saluer son courage.

 

***

 

AJOUT DE J.-P. F. :

Vous pouvez remarquer que l’émission télévisée dont il est question est celle, sans aucun doute possible, de l’un des rares journalistes qui fasse encore à peu près réellement son métier, dans une société que l’on peut qualifier de « doucement » totalitaire (mais pas toujours douce, car il existe des sujets proprement interdits et criminalisés, ceci déjà depuis une quarantaine d’années et la fin des Trente Glorieuses pour certains). Cela dit, je me doute qu’il ne se permettra pas d’inviter de vrais rebelles et vrais résistants au système. Mais c‘est F. Taddeï qui cependant a déclaré cet été :

Dans un paysage télévisuel sinistré, où les intellectuels, les chercheurs, les savants, les contestataires n’ont plus la parole et où les vrais débats ont totalement disparu, c’est la seule chaîne de télévision [RT, Russia Today] qui m’ait donné carte blanche pour faire ce que je faisais dans Ce soir ou jamais : des émissions intelligentes, sans parti pris, dans lesquelles on pourra discuter de tout, entre gens qui savent de quoi ils parlent, qu’on ne voit pas ailleurs, et qui ne sont pas d’accord entre eux.

(cf. Libération du 19 juillet dernier, « Fredéric Taddeï va animer une émission de débats sur R T France)

Oui ! dans une France « Q par-dessus tête » ou « sans queue ni tête », décadente, colonisée et rendue dingue par l’Empire mondialiste et l’Union européenne (voir le présent guignol grotesque macronien), personnellement je trouve réconfortant de m’informer (entre autres) auprès de media russes où l’on trouve un certain sérieux (du moins sur les sujets graves et importants) ou un indéniable parfum de liberté. Mais je ne suis pas fou et conserve mon œil critique. En attendant, la Vérité me semble très largement plus du côté des media russes et d’une Russie, certes imparfaite et critiquable sur certains sujets, mais très heureux rempart au bellicisme permanent et à la barbarie guerrière d’un empire gangrené en voie de destruction (et c’est bienheureux).

Mais sa mise au rencart (ou si l’on préfère : son éducation au monde réellement civilisé) ne va pas se passer sans de nombreux et très mortifères sursauts du monstre ; et peut prendre des décennies encore. Il fut un temps où des personnes disaient : « plutôt rouges que morts« . Personnellement je dis : « plutôt russes que morts« . Morts physiquement, morts civilisationnellement.

Juste retour du bâton. Ou plutôt : la roue tourne. C’est en 1949 que Radio Free Europe a été fondée par Le National Committee for a Free Europe (sic) contrôlé et financé en grande partie par la CIA. C’est en 1951 que Radio Liberty, a été fondée par l’American Committee for the Liberation of the Peoples of Russia (resic), également financé en grande partie par le Congrès des États-Unis.

Depuis 1976 les deux radios (également présentes sur Internet de nos jours) ont fusionné en vue d’effectuer (j’avais écrit : infecter) un travail de sape de plus en plus aléatoire, contesté et contestable de propagande pour l‘impérialisme décadent (et donc, d’autant dangereux, car prêt à tout). Qui s’indigne de la malveillance et de l’ingérence de cette radio installée depuis 1995 à Prague, et émettant de préférence vers les lieux les plus « sensibles » d’Europe ou du Proche-Orient (par exemple: Kosovo, Iraq, Iran) pour y mettre un bazar permanent en vue que s’y incruste durablement l’Empire, pour le plus grand malheur des peuples ?

Puisqu’on est dans ce domaine de l’information ou de la libre expression, voici quelques sites Internet, de différents styles, que je consulte plus ou moins régulièrement (et peu importent leurs étiquettes) ; mais ce ne sont pas les seuls, loin de là :

https://fr.sputniknews.com/

https://francais.rt.com/

https://www.youtube.com/channel/UCBIyR71Yvq7rWHSF2p-uH4Q

https://www.youtube.com/channel/UC9NB2nXjNtRabu3YLPB16Hg

https://www.youtube.com/channel/UCT67YOMntJxfRnO_9bXDpvw

https://www.youtube.com/channel/UCh8IvbRTnDMj7ebmXDr33hg

Je ne dis pas que c’est parfait, mais ça change de la langue de bois médiateuse dominante ; pour ne pas dire de l‘infecte propagande, totalement hégémonique et totalement inféodée aux maffias mondialistes capitalistes, au totalitarisme uniformisant, dégradant, acculturant et décivilisationnel.

Faire du genou à une jeune fille hamiltonienne: ma couverture ôte le milieu

***

« Je me mettais à côté de Séphora, et je lui faisais du genou sous la table »

(Alphonse Daudet, Les rois en exil, Fayard, 1879, page 182).

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Voici aujourd’hui (8 octobre), en exclusivité, le haut et le bas de la couverture de mon prochain livre (532 pages, 17 X 24 cm, couverture en couleurs, illustrations internes) sur ma philosophie de la Jeune Fille (notamment à travers David Hamilton).

Haut de la couverture

Bas de la couverture

Il s’agit d’une photo datant de l’été 1993.

Au centre de la couverture se trouve, naturellement, le titre de ce livre (qui ne sera révélé publiquement que lors de la sortie, le 28 octobre 2018).

Sur la dernière photo on aperçoit aussi le bas de la quatrième de couverture (photographie de l’auteur, datant de l’été 2017).

DANS LA SÉRIE « ÉCRIVEZ-NOUS DE QUOI VOUS AVEZ BESOIN, ON VOUS EXPLIQUERA COMMENT VOUS EN PASSER »

 

OLIVIER, MON ZEMMOUR — COMPLÉMENTS.

À la note 4 : extrait de l’article de Youssef Hindi L’effroyable imposture Eric Zemmour (E&R, 30 septembre 2018)

Zemmour s’assimile en apparence, sans abandonner le tribalisme juif. C’est ce qui explique pourquoi il confond « assimilation » et « dissimulation » ; et il se trahit lorsqu’il déclare :

« C’est comme moi, je m’appelle Eric, Justin, Léon. Mais, à la synagogue, je m’appelle Moïse. ».

L’on comprend dès lors que la polémique qu’il a déclenchée autour des prénoms étrangers relève de la pure démagogie, voire de la fourberie. Il exige des immigrés, et plus généralement des musulmans, qu’ils adoptent la culture française en se dépouillant de leurs cultures d’origine, sachant bien que c’est une impossibilité. De plus, la dissimulation, pratiquée à travers les siècles par nombre de communautés juives (marranes, sabbataïstes, frankistes, assimilés…), ne fait pas partie des traditions musulmane, maghrébine et africaine.

Et le comble, c’est que ce Moïse dissimulé se rend à la synagogue, non par obligation religieuse, mais par appartenance tribale et raciale, puisqu’il est athée.

La journaliste Anna Cabana rapporte :

« Il a deux vaisselles séparées, une pour la viande, l’autre pour le lait, car dans la Torah il est dit : « Tu ne mangeras pas l’agneau dans le lait de sa mère ». Jean-François Copé [je précise : d’origine juive] n’en revenait pas, lorsque Zemmour lui a raconté les deux vaisselles. Dehors, notre homme mange de tout. Sauf du porc. « Je n’aime pas. » Ah ? Même le Bellota ? « Je pense que j’ai sublimé l’interdit par le goût. » Il ne croit pas en Dieu, mais il fait quand même la prière à la synagogue. Et les fêtes religieuses. Et les bar-mitsva des garçons. On aperçoit une chaîne en or jaune sous sa chemise, on lui demande ce qui y pend, il sort un petit Sefer Torah, les rouleaux du texte saint. »

Éric/Moïse Zemmour, juif dissimulé, célébrant les fêtes juives et les bar-mitsva de ses fils, est marié à une juive séfarade. N’est-il pas alors étonnant d’entendre ce tribaliste pointer du doigt l’endogamie des musulmans maghrébins ?

À ce propos, Emmanuel Todd [je précise encore : d’origine juive] écrit :

« Les jeunes d’origine musulmane ont été l’objet de tant de procès et de condamnations idéologiques qu’il paraît nécessaire et juste de se demander s’ils sont vraiment moins bien assimilés… que certains de leurs juges. On évoque parfois aujourd’hui une ‘‘zemmourisation’’ de la société, transformant le porteur de ce patronyme en icône culturelle. Soyons anthropologue jusqu’au bout, et appliquons à Éric Zemmour les critères usuels d’évaluation du degré d’assimilation… Je suis certain que Zemmour, adepte du politiquement incorrect, ne nous en voudra pas de noter que le nom de jeune fille de son épouse suggère qu’il s’est lui-même satisfait d’un mariage endogame, dans sa communauté d’origine, juive d’Afrique du Nord, alors qu’il est lui-même né à Montreuil. Le Grand Inquisiteur des jeunes d’origine maghrébine est donc moins avancé dans son assimilation que la moitié des beurs d’origine algérienne qui vivent en union mixte… Un détour par l’Académie française, où un corps électoral âgé en moyenne de 78 ans vient d’élire Alain Finkielkraut nous fournit l’exemple complémentaire d’un idéologue, lui-même d’origine juive polonaise, toujours prompt à détecter la dimension ‘‘arabe’’ ou ‘‘noire’’ de nos problèmes sociaux, mais qui n’a pas non plus fait le grand saut dans le mariage mixte, au contraire de jeunes d’origine algérienne, marocaine, tunisienne ou africaine noire. »

Trôner dans les institutions françaises et dans les grands médias, occuper les postes stratégiques et désigner les ennemis, font partie des privilèges accordés par la République française à cette aristocratie illégitime. Et Zemmour a d’autres bonnes raisons d’être attaché à la République :

 Outre le fait que la République naissante émancipa ses coreligionnaires français, c’est grâce à ce régime que sa famille, juive algérienne, est devenue française. En effet, dès l’instauration de la IIIe République, en 1870, les Israélites vivant en Algérie acquièrent la nationalité française avec le décret Crémieux. Un décret émis par le ministre de la Justice de l’époque, Isaac-Jacob- Adolphe Crémieux, qui fut également un haut dignitaire de la Franc-Maçonnerie et le Président de l’Alliance israélite universel[le].

 Une autre raison de son amour pour la République anti-catholique a été exposée par Zemmour lui-même, le 27 novembre 2011 lors d’une interview sur Radio Courtoisie :

« Je pense qu’Israël a une pratique de la souveraineté qui est exactement celle qu’avait la France pendant des siècles, c’est ça qui m’intéresse, c’est-à-dire une défense farouche de sa souveraineté, comme la France jusqu’au général de Gaulle, et qu’ils n’hésitent pas à employer la guerre comme moyen de défendre une politique et une souveraineté, exactement comme l’a fait la France pendant mille ans, c’est ça qui m’intéresse. Et je pense que le rapport complexe des Français vis-à-vis d’Israël vient de là. Moi je pense toujours que l’armée israélienne, c’est 1792, c’est le peuple en arme qui se bat avec les généraux de trente ans qui discutent et tutoient les soldats… Je pense que l’armée des Français de 1792 à 1805, c’était ça, exactement la même chose… Les Israéliens ont été installés sur une terre où il y avait déjà des gens, je dis des gens parce que je ne dis pas un peuple, vous savez bien un peuple il faut un sentiment d’appartenance et un destin commun qui n’existait pas chez les Palestiniens de 1948, puisqu’ils se sentaient arabe et c’est tout… »

[…]

 J’expliquais déjà en septembre 2016 que le rôle d’Éric Zemmour était de ramener les Français dans le giron d’Israël – d’où le parallèle, qu’il établit, avec une chutzpah (outrecuidance éhontée) incroyable, entre les armées révolutionnaires et Tsahal, entre la pratique de la souveraineté de la France et celle d’Israël.

***

À la note 6 :

Après réflexion, on peut se demander si cet auteur n’avait pas raison de qualifier Zemmour d’arabe. Le patronyme ne fait pas tout. Et le faciès peut dire plus. On le constate tous les jours en France métropolitaine ou d’outre-mer. De même, s’ajoute aux vrais noms, les noms d’emprunts et autres pseudonymes. Les ancêtres de Zemmour ont pu être parfaitement sémites (indépendamment de toute considération religieuse), mais nommés (par d’autres, comme généralement, ou par eux, c’est bien plus rare) d’un nom à consonance berbère. Enfin, pendant des siècles berbères et arabes ont eu le temps de se mêler (indépendamment de toute considération de langue et plus encore de noms de famille transmis par le père).

Langues, dialectes, parlers arabes et berbères étant d’ailleurs de la même famille dite « chamito-sémitique » ou « afro-asiatique » dont les traits communs les plus remarquables sont les consonnes emphatiques, les racines consonantiques (très généralement trilitères dans les langues sémitiques) aux flexions morphologiques vocaliques internes (grammaire du mot), les affixes dont le suffixe -t, marque du féminin commun à toutes ces langues, une syntaxe privilégiant le verbe en début de phrase (ou moins souvent en fin de phrase), ordre « Verbe Sujet Objet » ou « Sujet Objet Verbe » (a l’arbre des fruits, l’arbre des fruits a, pour la forme française : l’arbre a des fruits).

OLIVIER, MON ZEMMOUR.

À trente diables soit le coqu, cornu, marrane.

(Rabelais, Pantagruel, III, 25)

 

Éric, Justin, Léon, Moïse Zemmour (« C’est comme moi, je m’appelle Éric, Justin, Léon. Mais, à la synagogue, je m’appelle Moïse. » in lepoint.fr, 1er avril 2010), le propagandiste bien connu, officiel et patenté en tous les media, du racisme belliciste et colonialiste sioniste et de la haine conjuguée des arabes, et fort accessoirement du « vrai » (sic) patriotisme français, un pied-noir certes né à Montreuil (mais ainsi en voulut la proche décolonisation de « l’Algérie française ») et par ailleurs, double recalé à l’ENA (ce qui en cela, mais en cela seulement, le rendrait presque sympathique), n’est pas content !

Une de ses interlocutrices médiatiques, d’origine africaine directe ou indirecte, je veux dire d’importation ou née en France (je ne sais et finalement peu importe), dont d’origine africaine comme la sienne, mais un peu plus noire, si je puis m’exprimer ainsi, n’aurait pas un prénom français, mais incontestablement exotique et inadéquat.

Notre Éric (prénom apparu en France vers 1900 et pendant longtemps réservé aux milieux bourgeois, venant probablement du proto-germanique *ainaz (un, unique) et *rīkaz (chef, voir le latin rex, regis, le gaulois rix) par le vieux norois Eirikr) eût voulu, quel chameau ! qu’elle se prénommât Corinne et non pas Hapsatou (comme en quelque tribu lointaine des « négresses« , qui sait « à plateaux »), prénom « qui ne représente pas l’identité de la France » (sic), et à ses yeux nettement plus abracadabrantesque que Moïse. Tiens, donc !

*

Cela m’a fait penser directement au temps pas si lointain où il a fallu se battre pour imposer des prénoms dits « régionaux » à l’état civil. J’ai encore le souvenir bien en tête du jour où j’ai dû me rendre au tribunal pour faire enregistrer le prénom de ma fille qui n’avait pas l’heur de plaire au petit chef du service de l’état-civil nantais, qui avait toute l’apparence, tout le comportement, tout le discours d’un crétin, minable, obtus ; enfin je voulais dire d’un gauchiste de base, petit cadre.

— On est en France monsieur, me dit-il, fort indigné et fort détestable, quand je lui expliquais le comment et le pourquoi, pas même du prénom, mais simplement de l’orthographe bretonne du prénom lui-même breton.

— Mais il y a dix manières d’écrire Mohamed… et là vous les acceptez toutes ?!

— Oui, mais on a des documents d’ambassade, de consulat… (sous-entendu, toi tu n’es rien ou quelque locdu (plouc) primitif et attardé).

Fermons le ban et revenons à notre Herr-Hic! Zemmour docteur ès France, qu’un prénom exotique chagrine car pas fait pour sa francitude, francité, ou plus exactement franchouillardise personnelle toute encline de racisme anti arabe, anti africain, anti musulman, etc.

*

Par contre, je ne crois pas qu’il s’indigne vraiment de tous ces gens généralement de milieux très populaires (racistes à l’occasion) qui donnent à leurs enfants des prénoms nord-américains sortis tout droit de feuilletons ou de films également nord-américains, indigents ou raplaplas ; ou de ces « pauvres«  libyens qui ont prénommé leur enfant « Sarkozy » en remerciement d’avoir été bombardés, avec toute la suite que l’on connaît pour leur pays. Sarközy canaille 1.

Lui-même surtout, Zemmour, semble oublier qu’il doit toute sa francité (par un procédé fort contestable quand on y pense) au trop fameux « décret Crémieux«  qui a accordé automatiquement et collectivement la nationalité française, sur un critère uniquement religieux ou ethno-religieux, à toute la communauté des juifs d’Algérie, qu’ils l’eussent voulu ou non d’ailleurs.

Curieuse annexion. Curieuse francité. La déniant aux musulmans à moins que le musulman (arabe ou berbère) qui l‘eût désiré n’en eût fait individuellement la demande à sa majorité (21 ans). Et ceci quelques mois avant que la Commune, bien seule et contre la bourgeoisie capitulante (ou collabo, si l’on préfère), ne défende seule, comme elle a pu et avec ses limites idéologiques, tout autant l’idée sociale que l’idée nationale.

Et si Zemmour veut bien reconnaître (comment pourrait-il faire autrement ?) ses origines indubitablement nord-africaines, ou si l’on veut maghrébines (comme on dit plutôt de nos jours), il a su faire entendre qu’il n’était pas arabe, comme il le résume à sa manière (cf. L’Express du 11 mars 2010) : « Je suis né à Montreuil en Seine-Saint-Denis. Je ne suis donc pas un immigré […] et mes parents étaient français. Mais mes origines sont en effet berbères et mon nom signifie en effet « olivier » en berbère. » 2

« Mes parents français«  : on vient d’en parler ; « je ne suis pas un immigré«  : c’est jouer sur les mots. Et pour finir : Olivier ! Le symbole de la Paix ? On peut en douter quand on voit son esprit à mettre à feu et à sang l’Hexagone, bien pire en cela que plus d’un vieux français de souche ; ou plus justement dit : bien pire en cela que plus d’un français de vieille souche.

*

Donc, qu’on ne s’y trompe pas, Zemmour – nous dit-il – n’est pas d’origine arabe, pas même juive arabe ; d’accord ? Tout juste berbère. Donc d’une communauté de plus vieux autochtones nord-africains, remontant au moins à l’antiquité.

Mais cela dit, n’est pas qui veut, ni à n’importe quel moment de l’Histoire des peuples et des civilisations, Septime Sévère ou Saint Augustin, tous deux berbères d’origine. Le premier, empereur romain, mais il faut le dire, finalement d’un temps quelque peu décadent. Le second, l’un des principaux Pères de l’Église latine. En cette même époque de décadence païenne et de ruine finale romaine pour trop de siècles européens christianisés.

Je pense que ce que Zemmour veut nous dire est qu’il est comme les colons petits blancs ou grands blancs d’origine française, espagnole, etc. de l’ancienne « Algérie française« , c’est-à-dire du noncamp des arabes dominants d’une Algérie aujourd’hui indépendante (que cela lui plaise ou non), mais quand même des berbères quelque peu rebelles à leurs heures ; et bien évidemment qu’il fait partie d’un monde (illusoirement lié) judéo-chrétien, plus précisément judéo-catholique propre à un certain occident européen, et français en particulier. Bien que la religion musulmane (troisième religion du Livre par son apparition) soit tout aussi imprégnée de néo-judaïsme talmudique (seconde religion du Livre après la ruine quasi totale, la mort du judaïsme antique) et de christianisme hellèno-judaïque primitif (première religion du Livre par rapport à la réalité historique des temps propres à notre ère).

*

Éric – « rebaptisé«  Moïse Zemmour, ce n’est pas même un Gaël Monfils. Monfils, en v’la d’un nom bien d’chez nous, presque trop français. Gaël, en v’la d’un prénom breton et plus généralement celte. Comme quoi un guadeloupéen plus une martiniquaise peuvent donner vie à un parisien breton (du moins d’apparence onomastique), encore que de nos jours il soit plutôt résident Suisse (et l’on sait pourquoi). Par contre, si ce fut le cas autrefois, je doute qu‘à notre époque un non-juif se prénomme Moïse comme notre Zemmour en catimini.

*

En résumé : notre Éric (prénom européen nordique) Zemmour (nom nord-africain berbère) nous dit, si je comprend bien, qu’il est français de souche en tant que juif Crémieux (du temps trouble du gouvernement provisoire auto-proclamé de 1870) aux ancêtres berbérophones, et né en France (droit du sol), mais secrètement Moïse en la synagogue.

Pour prendre mon exemple, à l’inverse de mon double prénom – dont un bout est d’origine hébraïque directe (Jean de Yehohanan par le grec Iôannes, puis le latin Ioannes ou Iohannes), et un autre bout d’origine gréco-latine (Pierre du grec Petros, de petra, roc ; puis du latin Petrus, de petra, pierre ; lui-même traduction de l’araméen Kêfâ, roc, surnom de Simon-Pierre connu sous le nom de Saint Pierre, le premier pseudopape), mon patronyme est du français, pour un plus ancien ou plus dialectal flori ou flouri. 3

J’y vois deux étymologies onomastiques possibles. Soit les Fleury étaient des personnes aux visages marqués de taches de rousseur, soit ils étaient des personnes distinguées, des personnages, des petits chefs de guerre ou noblaillons des temps anciens de haut moyen-âge. Sorte de petits Lévy ou Cohen (l’aristocratie juive) guerriers des contrées maritimes océanes. Guerriers, seigneurs, ou si l’on préfère : bellico-maffieux, bandits de ces temps-là. Je lis sur le Trésor de la langue française : « ca 1100 flur : élite, le meilleur de quelque chose« . Sens qui existe encore en français contemporain.

Mais, en fait, j’ai envie de dire que les Flouri ou Flori ou Flour, etc. primitifs étaient un peu des deux, tachés de rousseurs et quelque peu marginaux violents et pillards. En, effet, là où l’on rencontre le plus de Fleury de nos jours encore, c’est sur la zone côtière manchoise et atlantique, et plus précisément normande et bretonne. Celle qui a le plus, le plus fortement, le plus durablement connu les invasions vikings des époques gallo-romaine, mérovingienne, carolingienne, jusqu’aux prémices de la dynastie capétienne courant du XIe siècle qui coïncide avec la fin de ce que l’on appelle lÂge des Vikings.

Or, il est depuis longtemps reconnu que plus d’un viking fut grand ou petit seigneur de nos contrées, aux temps anciens des mottes féodales garnies de forteresses en bois ou des premiers châteaux de pierre, dominant des populations rurales pacifiques et soumises, de la Normandie bien sûr, mais aussi de la Bretagne, ou ailleurs encore dans ce qui n’était que les balbutiements de la France ; ils s’assimilèrent tout en commerçant, pillant ou colonisant en partie nos contrées comme le firent auparavant, ou en même temps, les Francs à l’encontre des gallo-romains.

Donc les Fleury pourraient être indirectement les attestations onomastiques de réalités physiques ou politiques, autrefois manifestes, d’une petite partie des populations locales de la France actuelle (tâches de rousseurs et/ou statut seigneurial) ou si l’on veut, plus crûment, quelques restes ethniques de gallo-romains plus ou moins mâtinés d’envahisseurs nordiques marins et mariniers, ou tout simplement malfrats.

*

Pour en arriver à dire que si notre Zemmour a un prénom européen apparemment païen, mais surtout un prénom secret hébreu et un nom nord-africain berbère, à l’inverse, un français comme moi a un double-prénom qui doit beaucoup au Nouveau Testament chrétien, et un nom montrant son européanité.

À chacun de conclure comme il l’entend.

Moi, la mienne de conclusion est que notre Zemmour de peu d’amour n’est qu’un vulgaire patriote franchouillard marrane et quelque peu traître. C’est dire qu’il est un ersatz de patriote français, tellement utile pour chanter les gloires et louanges du sionisme et du racisme anti-arabe et anti-musulman qui vont avec.4 Comme le dit Laurent Guyénot (in article « La matrice biblique de l’inversion accusatoire ») : « Zemmour aussi joue au prophète national car son logiciel secret est biblique ». 5

*

En complément voici, pour rire ou sourire un peu, un extrait dEl Manchar ; Actualités du 14 septembre 2016, qui sait remettre le roumi berbère à sa place.

ERIC ZEMMOUR FAIT UNE TENTATIVE DE SUICIDE EN DÉCOUVRANT QU’IL EST D’ORIGINE ALGÉRIENNE.

Par Nazim Baya

Le polémiste très français, Eric Zemmour, a tenté de mettre fin à ses jours ce mercredi 14 septembre, apprend-t-on d’une source médicale. L’ancien chroniqueur de l’émission “On n’est pas couché” aurait posé sa tête sur un rail en attendant le passage du train dans le but manifeste de se suicider. Un modus operandi typiquement algérien comme en témoigne la chanson “Joséphine” de Reda Taliani où le chanteur tente de se tuer d’une façon similaire pour son amoureuse. Eric Zemmour en serait arrivé au suicide après avoir découvert qu’il était d’origine algérienne. Un secret que ses parents se sont gardés de lui révéler jusque-là de peur que leur fils “ne fasse une connerie”, lui qui croyait dur comme fer qu’il était plus français que Charles Martel.

Le polémiste essayiste aurait été pris de doutes quant à sa “francitude” en se regardant dans une glace. Pour mettre les choses au clair, il aurait consulté sa notice wikipedia. Et là, c’est le drame. Eric aurait découvert que non seulement il n’était pas français de souche mais qu’en plus il était d’origine algérienne, et cela aussi loin qu’il serait remonté dans son arbre généalogique. Pris d’un accès de démence, il serait sorti nu de sa maison en courant dans tous les sens : direction la voie ferrée où il aurait tenté de mettre fin à son existence par décapitation à l’algérienne. Un suicide pas très français, en somme.

Mais manque de bol, des passants l’auraient secouru juste à temps lui évitant ainsi une mort certaine. Selon des témoignages concordants, une fois mis à l’abri, Eric Zemmour aurait crié en sanglotant “maintenant que je suis devenu arabe 6 , je rate jusqu’à mon suicide!!”. Si le Zemmour était mort, tout le monde aurait trouvé son compte : ça aurait fait un arabe 6 de moins en France pour lui, et un Zemmour de moins (qui est toujours de trop) pour nous. A l’heure qu’il est, l’auteur du “suicide français” est interné dans un asile psychiatrique à Paris où il s’occupe comme il peut en écrivant des choses délirantes qui seront certainement compilées et publiées par son éditeur lors de la prochaine rentrée littéraire.

Notes de lexicographie et autres :

1 Oui, Charkeuzy la canaille. C’est quand même cet individu qui a fait ôter de la Loi le délit de haute trahison (afin de protéger les politicards et autres collabos du mondialisme de son espèce), puis qui a fait passer outre le référendum du Non de 2005, qui a fait remettre la France dans l’Otan, et qui a reçu de Kadhafi un pactole pour sa campagne électorale avant de le trahir ignominieusement.

2Peut-on risquer la similitude (analogies hasardeuses, ou au moins simple rapprochement d’occasion ?) entre la racine hébraïque (à lire de droite à gauche) עברי, soit de gauche à droite : ‘ B R Y (en français : Hébreu) ; la métathèse de cette racine (à lire de droite à gauche) عربي , soit de gauche à droite : ‘ R B Y (en français : Arabe) ; la racine B R redoublée de Barbaros (en grec), Barbarus (en latin), barbare ; et la même racine B R B R de Berbère (terme qui serait apparu chez les généalogistes arabes entre 700 et 900 environ ; sous les formes barbar, berber, buruburi) ; et probablement par un emprunt au latin ou au grec), passé par l’espagnol Berberos (au pluriel) soit Bereberes en 1667 en français; ou encore d’ H B R Y (‘Ibêria ou Ibêria en grec, Hiberia ou Iberia en latin) qui désigne l’Ibérie (contrée hispanique ou contrée comprise entre la Mer Noire et la Mer Caspienne) ou l’Ebre (Ebro en espagnol).

Certes, on est souvent nommé (péjorativement ou ironiquement) par ses voisins, envahisseurs ou colons. Certes, la Méditerranée a toujours été une très grande brasseuse de populations. Certes enfin, les mariages inter-ethniques et/ou inter-confessionnels ont toujours été bien réels, y compris même dans la famille de Pharaon (chamite égyptienne ou nubienne, indo-européenne hittite ou hellène … et sans doute encore sémitique).

3 – Fleuri : « flouri » en gallo de nos jours, ou mieux « fyouri », localement chyouri ou syouri, etc. Jean : Jouan, Jaon, Jinhou… Pierre : Pièr, Piéro, Pèr, Pélo, Pelo…

4 – Voir Laurent Guyénot (in article « La question crypto-juive et ses origines bibliques ») : « Une conception raciste de la judéité est devenue une caractéristique de la culture marrane. » Et ceci d’ailleurs, parmi les plus déconfessionnalisés dont il ne reste plus que le côté clan (maffia, dirons certains), ou franc-maçonnerie, ou les deux comme dans le B’nai B’rith (les fils de l’Alliance), à défendre et affirmer.

5 Il s’agit bien évidemment de la Bible hébraïque, le Tanakh ou Miqra. L’Ancien Testament en sa version hébraïque ; ou plus précisément talmudique et réinterprétée, vocalisée par l’intermédiaire du judéo-araméen des premiers siècles de notre ère.

6Petite (ou grande) erreur du rédacteur : lalgérien de souche Zemmour est berbère et surtout pas arabe ! Il tient tant à le préciser « en creux ». Mais il suffit de remplacer « arabe » dans le texte de Nazim Baya par « algérien » et tout est bon.

En 1842, dans le n°2 du 28 février (p.6) de ses Historiettes contemporaines, l’auteur totalement oublié de nos jours Eugène Briffault écrivait : « Les Arabes, ceux que nous appelons des brigands, parce qu’ils défendent contre nous leur patrie, leur famille et leurs biens… ».

En 2018, bien peu sont ceux qui écrivent : « Les Arabes en (ou de) France (sans même parler des Harkis), ceux que nos employeurs ont appelés de tous leurs vœux pour faire les sales boulots sous-payés du temps des Trente Glorieuses, puis que nos « élites » politicardes ont encouragés à s’installer avec femmes et enfants en France pour mieux casser le prolétariat français encore « trop payé », « trop sécurisé », « trop vivant » à leur goût, et plus généralement la population réfractaire au mondialisme délocalisateur et métisseur dans la décadence« .

Philosophie de la Jeune Fille chez David Hamilton (28 octobre 2018).

 

Le 28 octobre 2018 – la date est symbolique puisqu’il s’agit du jour anniversaire de la naissance de Julie Lapham Dunlap, dite « Dawn » Dunlap, l’actrice inoubliable de David Hamilton – l’écrivain Olivier Mathieu annonce la parution de son prochain livre (532 pages, quatorze chapitres précédés d’une préface, couverture recto verso en couleurs, illustrations intérieures), dont le titre sera révélé seulement à ce moment-là. Enormément des illustrations sont des photographies prises par l’auteur.

Il s’agit d’un livre de souvenirs littéraires et poétiques, qui sera aussi l’occasion de passionnantes digressions au sujet de la « Philosophie de la Jeune Fille » chez David Hamilton, de Pierre Louÿs et de son Catalogue chronologique et descriptif des femmes avec qui j’ai couché, etc. 

 

L’ouvrage, strictement hors commerce, est réservé aux amis écrivains d’Olivier Mathieu, il sera aussi envoyé à quelques journalistes mais les personnes intéressées peuvent éventuellement contacter, sur WordPress, le blog « En défense de David Hamilton », si elles désirent acquérir et lire cet ouvrage qui n’a aucune finalité « marchande » mais seulement artistique et littéraire.

Rappelons les précédents livres du même auteur, sur ce sujet: Le portrait de Dawn Dunlap; puis C’est David Hamilton qu’on assassine (avec une préface de l’écrivain suisse Roland Jaccard); David Hamilton suicidé, mais par qui?

J.P.F.

À L’OMBRE DE MES JEUNES FILLES

Un Jean Piat, de la Comédie française, au côté hamiltonien très peu connu :

Le 4 octobre 1975.

FEUILLETAGES VIDÉOS – DAVID HAMILTON

LA DANSE :

 

COLLECTION PRIVÉE :

https://zvideos.ru/watch/OOxKy_LzKX4/collection-priv%C3%A9e-david-hamilton/

 

 

 

L’ALBUM MUSICAL DU FILM « BILITIS »

durée 36:46.

1 Générique 3:28

2 Promenade 3:46

3 Deux Nudités 2:24

4 Ballet du Printemps 2:32

5 Arbre 1:14

6 J’ai besoin d’un Homme 4:31

7 Melissa 4:42

8 Campagne 0:38

9 Scène d’Amour 3:55

10 Arc-en-Ciel 4:37

11 Bilitis 4:59

COURONNE AU TOMBEAU D’ÉTIENNE

Aboli en son corps-bière

Endormi en ses vers laine

Il a lit le beau de l’aire

Où il goûte en sa déveine

*

Le refrain du grand mystère

Au chanfrein d’un éclat d’aile

Qui s’altère en mi la Terre

Sans se taire au souffle d’elle.

*

C’est pour lui l’Autre et Amon

À l’écart inconnaissables

Que reluit par vaux par monts

Des essarts un lit de sable ;

*

Près de l’île Adam prude homme

Annihile à écoper

Un gros lot de vieux albums

En canot tout éclopé.

*

C’est le sort qui s’accommode

À l’instant ès Poésie

De consorts Dernière Mode

Du printemps folle hérésie

*

Qui nouveau se peut plier

Tant prévôt tout alarmé

L’a bruni ce peuplier

De la vie en mal armé.

Le Sexe X de la Génération Z

à lire sur le Blog en Défense de David Hamilton :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/09/13/le-sexe-x-de-la-generation-z/

 

QUIPROQUO À LA BASILIQUE SAINTE GENEVIÈVE.

On me dit qu’au sein de la basilique Sainte Geneviève, des photographies d’une exposition consacrée à la quêteuse de vérité philosophe, sociale, libertaire, ennemi du faux progrès et mystique Simone Weil, auraient été dénaturées par le signe de la croix.

Sacrilège criant et manifeste pour certains. Pourtant, profanation que nenni ! Simone Adolphine Weil fut la plus chrétienne qui soit.  Et elle est parfaitement à sa place en ce saint lieu.

Mon Amant de Saint-Jean

(première version 1937 – version définitive 1942)

par Lucienne Delache, dite Delyle (1913 – 1962).

Musique de l’accordéoniste musette Émile Carrara (1915 – 1973)
Paroles de Léon Agel (1910 – ?)

Je ne sais pourquoi j’allais danser
A Saint Jean, au musette,
Mais il m’a suffit d’un seul baiser
Pour que mon cœur soit prisonnier.

Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l’on croit toujours aux doux mots d’amour
Quand ils sont dits avec les yeux.

Moi, qui l’aimais tant,
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean,
Je restais grisée sans volonté sous ses baisers.

Sans plus réfléchir, je lui donnais
Le meilleur de mon être,
Beau parleur, chaque fois qu’il mentait,
Je le savais, mais, je l’aimais.

Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l’on croit toujours aux doux mots d’amour
Quand ils sont dits avec les yeux.

Moi, qui l’aimais tant,
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean,
Je restais grisée sans volonté sous ses baisers.

Mais hélas, à Saint-Jean comme ailleurs,
Un serment n’est qu’un leurre,
J’étais folle de croire au bonheur,
Et de vouloir garder son cœur.

Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux,
Car l’on croit toujours aux doux mots d’amour
Quand ils sont dits avec les yeux.

Moi, qui l’aimais tant,
Mon bel amour, mon amant de Saint-Jean,
Il ne m’aime plus, c’est du passé, n’en parlons plus. (bis)

QUELQUES RÉFLEXIONS

Au temps favorable, on est toujours moins déçu par les morts que par les vivants ; au temps défavorable, on est toujours plus déçu par les vivants que par les morts. À moins que ce ne soit l’inverse : au temps favorable, plus déçu; au temps défavorable, moins déçu.

La gastronomie n’est jamais rien d’autre que l’art gustatif et masticatoire de vrais chasseurs d’eau distinguée.

Face à la plus jolie des filles, même, qui n’a jamais songé à faire l’inventaire de son ossature, de ses tuyauteries du dedans ? Qui n’a jamais pensé à l’illusion de son apparence, à ses vides intra-atomiques, à ses composés chimiques naturels ? « Étoile de mes yeux, soleil de ma nature, / Vous, mon ange et ma passion ! » Qui n’a jamais murmuré, alors, au tréfonds de son âme, d’aucuns vers baudelairiens ?

De l’intérieur, tout autant que de l’extérieur, les statues de pierre massive ne mentent et ne trichent pas, ou sensiblement moins que les humains. C’est, illusoirement parlant, l’art du plein patent contre la mécanique du délié caché.

Sous l’écran, sous l’écrin, sous la pelisse de la Beauté, pourtant chaque jour renouvelée, mais de plus en plus altérée… sous la pelisse de moins en moins lisse, se cache une machinerie de théâtre diabolique.

Les dieux du corps sont des « mécanos » aux pensées très ingénieuses ; bénéfiques ou maléfiques, c’est selon. En tant et plus d’intermédiaires, que de savants équilibres et de subtiles interconnections ! Ou de luttes internes et de ruptures dangereuses ou mortifères.

Sur les chemins des cimes, tout aux faîtes des sommets, au-delà des forêts, même les plus nietzschéens se font rares. Si rares parmi quelques profanateurs dérisoires de lieux sacrés et autres adeptes de gloriole sans esprit.

Seuls la mise à distance, la vision de l’extérieur, l’écart ou l’en-dehors sont les secrets du Bien, du Bon, du Beau et du Vrai.

C’est la Vie qui tue et non la Mort. « Jusqu’à la fin de ma mort » comme énonçait justement Coluche (je veux dire : avec justesse). Ou si l’on préfère, la mort est consubstantielle à la vie, ainsi (pourquoi l’oublier ?) qu’à la survie animale courante, humains compris.

Vieillir, c’est mourir à petit feu. « Elle n’a pas grandi, elle a vieilli », comme rectifia un jour Desproges.

Le sens de la vie, c’est le non-sens unique qui navigue, sans nul arrêt, du passé au futur, en frisant le présent relatif, impalpable. Insaisissable instant, d’épaisseur nulle mais pourtant infiniment, indéfiniment répété, éternellement renouvelé.

LES DEUX MAÎTRESSES

à Ch. B.

*

Buste robuste à damner les ténèbres,

Franche de hanche en son débordement,

Elle eût rejoint le sombre appartement

Si — culte occulte aux destinés funèbres,

*

N’eût reposé, là-bas, la mulâtresse,

D’ambre sertie en son sublime émoi ;

Donnant son art acide à lime aux mois,

En la langueur d’un drap brodé de tresses.

*

Sur un divan au fond de son alcôve,

Brave ragoût de ses lointains dégoûts,

Jurant malheur dedans ses yeux de fauve,

*

Elle tient bon, serrant précieux le mors

De sa prière en un subtil égout :

Celle qui va — partout ! nommer la Mort.

FACILE VICTORIEUSE (SIC)

Sujet conjoint de philosophie, géographie, histoire, biologie, économie du bac de l’année prochaine.

À partir de ce billet des gazettes sportives :

Facile victorieuse1 du 10.000 mètres en 31’43″29, mercredi à Berlin, la native du Kenya2 Chemtai Lonah Salpeter3, offre à Israël4 sa première médaille d’or dans ces championnats d’Europe. Elle s’impose devant la Néerlandaise Susan Krumins, qui a fini dans un état d’épuisement prononcé (31’52″55) et la Suédoise Meraf Behta Ogbagaber5. Dix-septième, la Française Sophie Duarte termine elle, en 33’56’’57 ;

Et en vous aidant des notes ci-dessous :

1 – sic, pour vainqueur.

2 – qui a pris les choses en mains, ou plus exactement en pieds, dans la course ; ce qui a fait dire au pauvre Oh-Yes de service, de la télévision publique (nous voulons parler de l’inculte et insupportable commentateur sportif – peu sportif – Patrick Montel, ancien enseignant en sa jeunesse paraît-il !) qu’elle était « une lièvre [sic] de luxe ».

3 – aujourd’hui mariée à un israélien qui n’est autre que son mac, pardon son entraîneur, elle est l’ancienne nounou des enfants de l’ambassadeur du Kenya en Israël.

4 – très officiellement « État-nation juif » depuis quelques semaines, avec toutes ses conséquences.

5 – non ! elle n’est pas palestinienne, mais érythréenne ;

Vous commenterez, comme au jeu des « sept z-erreurs », et exemples à l’appui pour chaque discipline, les contradictions, tant du langage que du réel, dans ce ramassé de curiosités contemporaines. En développant comparaisons et analogies, vous direz enfin en quoi, et pour quoi, la civilisation européenne et plus spécifiquement la civilisation dite occidentale est devenue une mascarade grand-guignolesque au bord de l’implosion finale.

SAMEDI DERNIER SUR LE FRONT DE L’OUEST

 

 

Security forces and members of the Bolivarian National Intelligence Service (Sebin) check a building after an explosion was heard near the place where Venezuelan President Nicolas Maduro was attending a ceremony in to celebrate the 81st anniversary of the National Guard in Caracas on August 4, 2018. A loud bang interrupted Maduro’s speech during the military ceremony. / AFP / Juan BARRETO

Vrai attentat aux drones raté ou manipulation ? Qui peut le dire !

 

COMME EN PASSANT — RÉFLEXIONS DE DORAT.

Le doux, léger et badin Claude Dorat (1734-1780), dit le Chevalier Dorat, qui sut ouvrir son salon à la lectures des Confessions de Jean-Jacques Rousseau, écrivain plus profond parfois que ce que l’on en dit, semble avoir écrit quelques paragraphes pour aujourd’hui.

Nous utilisons ici à cet effet, des extraits du tome second des Lettres en vers, et œuvres mèlées [sic] de M. D[orat], ci-devant Mousquetaire … A Geneve … M DCC LXVII. J’en ai juste actualisé l’orthographe.

Dessin de Charles Eisen (1720-1778), gravure de Noël Le Mire (1721-1801) ; o. c. page 61.

Je crois que plus un peuple est corrompu, moins il doit être voluptueux: c’est que la volupté vraie tient à la naïveté de l’innocence, au calme d’un cœur que la vertu tranquillise, et au petit nombre des besoins. Les jouissances trop multipliées sont nécessairement trop rapides : et qu’est-ce qu’un plaisir auquel ne survit pas le charme de la réflexion, et qui meurt dans l’âme, sans y laisser de traces, si ce n’est un vide immense que d’autres plaisirs ne rempliront pas mieux ? (Réflexions sur le poème érotique, opus cité, pages 6 et 7)

Mais on dirait aujourd’hui que tous les esprits se ressemblent, et qu’ils ont perdu cette empreinte originale qui distinguait chacun d’eux, dans les beaux siècles de la Littérature. Un succès dans un genre entraîne tout le troupeau servile des imitateurs ; ils ne voient que le prix, sans mesurer l’intervalle qui les en sépare. Cela n’annonceraient-il pas un relâchement réel dans les ressorts de l’esprit humain ? La variété de la nature prouve la force et les ressources ; elle s’appauvrit, selon moi, dès qu’elle devient uniforme. (idem, page 12)

Ce que la Poësie a de réel pour un Philosophe, c’est qu’elle nourrit la sensibilité, étend l’imagination, et fixe, pour quelques instants, une âme qui s’évite, et un esprit qui se redoute : c’est que, dans ces moments, où tout est sombre autour de nous, elle devient un Prisme heureux qui colore et embellit l’Univers : c’est qu’elle nous aide enfin à charmer l’ennui qui est après le crime, le plus horrible fléau de l’humanité. (ibidem, page 16)

Dessin de Charles Eisen, gravure de Noël Le Mire ; o.c. page 60.

*

La Nature toujours varie ;

D’objets en objets emporté,

Je veux imiter sa magie

Qui naît de la diversité. *

[…]

Tantôt, Disciple d’Hamilton,

Qu’à tous nos Sages je préfère,

Je m’efforcerai, pour te plaire,

D’imiter son aimable ton ;

Tantôt, sérieux par prodige,

Et raisonnable par excès,

Je sortirai de mon vertige,

Je rembrunirai tous mes traits.

[…]

Ici je pense, je suis homme.

Philosophes que l’on renomme, **

Je vous surpasse en ce moment :

L’en atteste la Raison même,

Vous fûtes sages par système,

Et je le suis par sentiment.

[…]

Combien il est doux pour le Sage

De s’envoler dans les forêts.

Et de chiffonner les attraits

De quelques Nymphes de village !

(Le pot-pourri — épître à qui on voudra, o.c., pages 62, 81, 83)

Notes :

* La vraie diversité naturelle, celle des espèces, des cultures, des civilisations; pas, pour donner un exemple contemporain, le métissage décadent ou les communautarismes allogènes aux basques de la consanguinité mondialiste.

** À qui on accorde renommée.

*

Rien de plus dangereux que le despotisme qui s’introduit depuis quelque temps dans les Lettres : tous les esprits y sont ou tyrans, ou esclaves ; si quelque parti domine, on applaudit à ses paradoxes, tandis que l’autre [ou les autres] ose à peine bégayer quelques vérités. Cette tyrannie annoncerait, selon moi, la décadence prochaine des Lettres et des Arts. La mâle liberté d’écrire peut seule hâter la lenteur de leurs progrès ; cest du choc de différentes lumières réunies que naît enfin le jour de la Raison. (Réflexions sur la Poësie, o.c., page 205).

Remarque. Il ne manque pas grand chose pour faire de cette prose de Dorat des périodes musicales, mesurées, de poésie en vers blancs, rimes internes ou assonances. J’y ajoute, retranche ou modifie très peu :

Rien de plus dangereux que tout ce despotisme

Qui s’introduit depuis quelque temps dans les Lettres :

Tous les esprits y sont ou tyrans, ou esclaves ;

Et si quelque parti domine, on applaudit ses paradoxes,

Tandis que l’autre ose à peine bégayer ses quelques vérités.

12 pieds, 12 pieds, 12 pieds, 16 pieds, 16 pieds … Je ne développe pas plus.

Dessin de Charles Eisen, gravure de Joseph De Longueil (1730-1792); o.c., page 133.

AFFAIRES DE MŒURS PERVERSES AU SOMMET

À l’image du monarquignon, grand pervers devant le mondialisme et adolescent attardé qui entend nous mener par le bout du nez, Schiappa, fifille de trotskard franc-maçon (mais ce qui n’est pas une excuse), a accouché d’une loi proprement délirante et folle, mais j’ose espérer inapplicable :

C’est la loi Schiappa… cent balles ; digne du puritanisme le plus hypocrite et le plus délirant des sociétés sous domination des religions protestantes (pour simplifier : anglo-saxonnes) qui ne sont, elles-mêmes, pas sans rapport avec l’islamisme patriarcal féodal à la double mentalité (voir ce qu’il en est par exemple au Kosovo « musulman » lieu de tous les trafics : armes, drogues, organes humains, femmes).

C’est la loi de cette Schiappa-là, Schiappa hauts de nibards à l’air,

auteur (pardon Marlène l’illettrée : auteure), c’est elle-même qui le dit, d’un livre « osé », s’indignant que l’on puisse lui faire la réflexion qu’elle devrait un peu se cacher les enjoliveurs quand elle entend j o u e r La Mère Harpie du « puritanisme au karcher » des rues.

Tant le moindre policier ou gendarme de base que l’homme de la rue a déjà parfaitement compris que, par exemple, des « regards appuyés » était une notion totalement subjective et ne pouvant décemment relever de quelque loi ou délit que ce soit, sauf dans les esprits malades de ceux qui font les lois, quand du moins ils ont le courage de les voter ou… ne les pas voter ((92 voix pour, 8 abstentions et aucune voix contre).

Et ce qui nous attend au final, à moins d’une révolte salutaire préalable :

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Marlène Schiappa veut recruter 10.000 policiers pour ses brigades de la vertu !

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Pourquoi s’en priver ? on est déjà soumis dans le même domaine (et avec vingt ans de retard coutumier) à la dictature et à l’obscurantisme de ladite « mémoire traumatique » (voir les nombreux articles de ce blog consacrés à ce sujet).

Et dans la même logique voici un autre exemple de la France Grotesque des fous narcissiques et pervers qui entendent nous infantiliser et esclavagiser encore un peu plus :