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COMMUNIQUÉ DE L’U.J.F.P.

Nous sommes juifs et nous sommes antisionistes

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

mardi 19 février 2019, Nous sommes juifs, héritiers d’une longue période où la grande majorité des Juifs ont estimé que leur émancipation comme minorité opprimée, passait par l’émancipation de toute l’humanité.

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Union Juive Française pour la Paix UJFP

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Nous sommes antisionistes parce que nous refusons la séparation des Juifs du reste de l’humanité.

Nous sommes antisionistes parce que la Nakba [la Catastrophe en arabe], le nettoyage ethnique prémédité de la majorité des Palestiniens en 1948-49 est un crime qu’il faut réparer.

Nous sommes antisionistes parce que nous sommes anticolonialistes.

Nous sommes antisionistes par ce que nous sommes antiracistes et parce que nous refusons l’apartheid qui vient d’être officialisé en Israël.

Nous sommes antisionistes parce que nous défendons partout le « vivre ensemble dans l’égalité des droits ».

Au moment où ceux qui défendent inconditionnellement la politique israélienne malgré l’occupation, la colonisation, le blocus de Gaza, les enfants arrêtés, les emprisonnements massifs, la torture officialisée dans la loi … préparent une loi liberticide assimilant l’antisémitisme qui est notre histoire intime à l’antisionisme,

Nous ne nous tairons pas.

La Coordination nationale de l’UJFP, le 18 février 2019

ACADÉMIE FRANÇAISE : L’ACADANÉMIE A ENCORE FRAPPÉ EN SON SEIN !

Je ne sais pas (je doute) si c’est seulement une question de sénilité :

Communiqué de l’Académie française

Le 20 février 2019

Déclaration de l’Académie française

L’Académie française, indignée par les attaques antisémites dont ont fait l’objet deux de ses membres, Mme Simone Veil et M. Alain Finkielkraut, s’élève fermement contre ces actes inacceptables et tient à exprimer sa fidélité à la mémoire de Mme Simone Veil et sa solidarité à M. Alain Finkielkraut.

***

Ma contribution lexicographico-logique envoyée à icelle :

Le 20 février au soir.

Madame / Monsieur,

Je suis étonné d’apprendre, par votre communiqué de ce jour, que l’institution chargée de dire le bon usage de la langue française, et même de légiférer sur le sujet (ce qu’elle semble d’ailleurs abandonner à d’autres ces temps derniers) confond allégrement deux mots et deux contenus fort différents.

D’une part, l’antisionisme (attitude d’opposition au colonialisme, racisme, régime d’apartheid et j’en passe, à l’encontre des Palestiniens devenus étrangers en leur propre pays) nullement critiquable et simple attitude de bon sens de l’énorme majorité de la population française. « Sale sioniste ! »

Celui qui était visé était Juif, mais tous les Juifs ne sont pas sionistes, fort heureusement, comme tous les sionistes ne sont pas Juifs, ce qui est encore assez malheureux quand on voit ceux qui autrefois et ceux qui aujourd’hui soutiennent le plus fortement le sionisme ; pas toujours des anges de raison.

D’autre part, l’antisémitisme (qui soit dit en passant est une mauvaise expression, puisque l’énorme majorité des Juifs ne sont pas sémites, mais ce sont bien plutôt les Arabes qui le sont). « Sale Juif ! » expression condamnable ; mais pas plus que « Sale Blanc ! », « Sale Noir! », ou « Sale Arabe! ». Et je passe sur les « gros mots «  et les expressions nettement plus vives et plus triviales.

« Je n’ai pas entendu « Sale Juif! »  » nous a dit d’ailleurs Monsieur Finkielkraut (cf. JDD).

Antisémitisme, attitude raciste parmi toutes les attitudes racistes de l’Univers, étant entendu qu’il existe des Juifs avérés et militants (je ne dis pas pratiquants, car un grand nombre de Juifs ne fréquentent plus les synagogues) qui sont racistes.

Monsieur Finkielkraut appartenant, justement, à cette dernière catégorie. C’est lui, pas un autre, un homme qui se présente comme philosophe ! qui a dit autrefois « haïr la France », qui navigue dans les eaux nauséeuses de l’islamophobie et de l’arabophobie, qui a trouvé qu’il y avait trop de Noirs dans l’équipe de France de football, et qui s’affiche clairement comme sioniste (donc raciste, suprémaciste, etc. Je renvoie plus haut).

Que Monsieur Finkielkraut assume !

Si l’Académie française n’est plus capable de faire la différence entre l’antisionisme et l’antisémitisme (car tel est le nom consacré), cela devient grave !

Mais pourquoi, finalement, l’Académie française devrait-elle échapper à la décadence française généralisée ?!

Jean-Pierre Fleury, écrivain.

RÉFLEXION DU JOUR

Trouvé sur Internet ce commentaire anonyme sensé :

L’évolution de l’espèce humaine doit se caractériser par un élargissement de sa conscience et de son intelligence. Or, à quoi assistons-nous ? à une lente décrépitude de sa conscience et de son intelligence. C’est précisément ce qui a conduit les grandes civilisations à la barbarie : l’Égypte, La Grèce, Rome, … Perte des repères, instabilité intellectuelle, désacralisation, rétrécissement des intelligences, avidité matérielle, corruption, égocentrisme… Et bien oui, nous cheminons allègrement, nous aussi, vers une nuit profonde : la barbarie dans toute l’acception du terme. Les civilisations comme les empires ne sont pas éternels. Restons confiants cependant : nous redresserons un jour notre civilisation de toutes ses ruines fumantes.

CE SONNET NE MANQUE PAS D’AIR

 

Dans la haie, au-dedans du bois,

Faible oiseau, un moineau sans poids

Veut que tienne, en un bel exploit,

Haut le nid, c’est là son emploi.

 

Mais voilà que le vent « fi, loi ! »,

Un gandin de mauvais aloi,

S’est levé, au-dessus des mois,

Et suspend, tout là, les émois …

 

De ce piaf qui voit que son toit

Vole aux cieux, de ci, de là, pouah !

Yeux matois, le vent rend pantois …

 

Bel oiseau, passe-l’eau bohème,

Qui se dit : « Ça manquait de poix,

Ainsi choit, ma foi en poème ».

GILETS-JAUNES — BRIGITTE BARDOT

Babette s’en va-t-en guerre !

Notre Brigitte nationale, celle qui fut notre Marianne – pas l’ersatz de l’Élysée, déité-mère très secondaire de l’asexué Jupiterounet – a rencontré des Gilets Jaunes de Fréjus.

Elle leur a dit, entre autres, et sous les applaudissements: « Vous êtes formidables … Ne lâchez rien… Je vous soutiens à fond, à fond… »

« Pourquoi les soutenez-vous ? » Lui ont demandé des journaleux.

La réponse a fusé en une déclaration publique et très officielle, pleine de bon sens :

« Je les soutiens parce qu’ils ont des couilles. »

Paroles d’experte.

Que dire de plus ? Rien !

Si ce n’est ceci :

https://www.youtube.com/watch?v=S_abwYH0EnQ

 

 

MORCEAUX DE CHOIX DE FINKIE

Coucou nous revoilou

Le pseudo-philosophe (dont le talent est au moins égal à celui de Bernard Henri le bello-philosophe mondialiste) et académicien Finequellecrotte, a monté sa petite provoc encore une fois. Et comme c’est curieux, alors que revient sur le devant de la scène médiatique et politique l’éternelle litanie « antisémite » dont on a soupé. Et avec tout ce qu’il fallait pour enregistrer la scène et les propos.

De dangereux individus l’auraient traité de sioniste.

C’est la vérité. Il est sioniste, de la catégorie hystérique.

Ce propos, ce terme (sioniste) serait antisémite, selon tous les crétins médiatiques et politicards. Ce qui est normal finalement dans le monde à l’envers dominant ; ou pour mieux dire, ce qui est la norme du monde à l’envers dominant.

Si être « antisémite » (entre guillemets), c’est contester le tribalisme, le racisme, le suprémacisme, le bellicisme, la mise en apartheid, la barbarie, de l’État voyou israélien, alors je suis « antisémite ». Sauf qu’il n’y a pas beaucoup de sémites chez les sionistes (Finkie le premier) et que les sémites sont avant tout les arabes.

En attendant que penser du grand penseur (justement) Finequellecrotte, adorateur en sa jeunesse du génocidaire Mao affameur des Chinois dans les années 50, sans parler du reste, et pédophile du moins autrefois (je parle de Finkie, bien que Mao…), écrivant (par exemple, mais il y en a bien d’autres du même acabit) :

« J’avais l’impression que le fait d’être juif faisait de moi le porte-parole naturel des opprimés : les Black Panthers aux États-Unis, les peuples colonisés. Je croyais qu’il y avait a priori une sorte de fraternité des victimes de l’histoire. – Je suppose que vous vous sentiez solidaire des Palestiniens ? – Non, jamais. » (Passages, juillet-août 1988).

« Je suis né à Paris mais je suis le fils d’immigrants polonais. Mon père a été déporté de France. Ses parents ont été déportés et ont été assassinés à Auschwitz. Mon père est rentré d’Auschwitz en France. Ce pays mérite notre haine : ce qu’il a fait à mes parents fut bien plus violent que ce qu’il a fait aux Africains. » (entretien au journal israélien Haaretz du 17 novembre 2005)

« Le métissage, c’est le mariage mixte ! Vraiment ! En tant que juif je ne devrais pas dire ça… Le juif en moi n’aime pas ça. Il y a cette idée que ce peuple juif, aussi vieux que le monde continue à vivre. Je le souhaite. Mon fils épouserait une non-juive, je n’en serais pas malheureux comme l’auraient été mes grands-parents, mais je ne sauterais pas de joie ! » (Nouvelles d’Arménie Magazine, décembre 2013)

Dernière précision, cet élu des Dieux (pardon, de son dieu, même s’il se dit sans doute athée) voue à ses gémonies hégémoniques particulières la basse plèbe des pouilleux. Atteint de galbino-gilettite galopante et viscérale ; il n’aime pas les pauvres et les perdants. C’est d’ailleurs pour ça qu’il est remis en place.

En attendant ce sont les plus pauvres et les plus démunis qui portent ledit « gilet jaune « , à défaut d’étoile de la même couleur. Mais après le gilet jaune porté spontanément, la rouelle obligatoire (pas celle de porc, l’autre) viendra peut-être pour eux ; qui sait ? Vu l’état calamiteux de l’État ! Ou de ce qu’il en reste…

Perpète pour Pépette?

Publié le 15 février 2019 par defensededavidhamilton

***

Je ne suis pas communiste mais j’apprends par la presse qu’un élu communiste a été condamné à un mois de prison parce qu’il aurait essayé d’embrasser quelque Pépette (ce qu’il nie, au demeurant). J’avoue qu’une telle information laisse pantois et consterné.  S’il est évident que le viol doit être condamné dès lors qu’il y a des aveux de la personne accusée, ou des preuves indéniables de sa culpabilité, en revanche je me demande comment définir une société où l’on peut être condamné pour avoir tenté d’embrasser quelqu’une. Tenter d’embrasser une Pépette, c’est lui faire une proposition. Jusqu’à hier, elle acceptait ou refusait (et souvent, d’ailleurs, acceptait après avoir refusé une ou plusieurs fois). Point final.

Désormais, le risque est que Pépette aille porter plainte, parfois quarante ans plus tard. Il n’y a qu’un seul mot pour définir cela: FOLIE. Folie pure. A quelle société veut-on arriver? Au train où vont les choses, on arrivera à une société insexuée ou asexuée, où les garçons ne prendront plus le risque d’embrasser les filles. C’est peut-être le but recherché?  Il sera vite atteint. Cette folie est d’autant plus incroyable que tout ça – en plus – est rétroactif. En gros, n’importe qui peut être accusé pendant quarante ans. Vous pouvez vous retrouver, chaque matin, avec les gendarmes à votre porte, si Pépette a porté plainte contre vous parce qu’elle vous accuse d’avoir cherché à l’embrasser, trente ou quarante (pourquoi pas cinquante ans. ça viendra) plus tôt, dans une boum adolescente. Vous ne vous souveniez plus d’elle mais ce sera à vous de prouver que ce n’est pas vrai. J’appelle tout ceci : FOLIE.

Je ne suis pas catholique mais j’apprends par la presse qu’un nonce italien du Vatican a été accusé d’avoir mis trois fois la main, où il ne faudrait pas, à un employé de la mairie de Paris. Ici encore, il me paraît étrange que l’on semble ranger dans une même catégorie le viol (qu’il faut condamner), la main baladeuse, et le baiser volé. Un peu comme si on assimilait l’attaque à main armée, le vol d’une pomme dans un supermarché, et celui d’un Carambar dans une boulangerie. Je n’étais pas présent lorsque l’homme d’Église aurait tripoté le fessier de l’employé de mairie. Le problème à ce point est qu’il faut éviter toute foule, renoncer à toute vie sociale et, de nette préférence, ne pas prendre le métro. Parce que n’importe quelle Pépette, dans une réunion, peut dire (en restant anonyme) que vous lui avez glissé une main, et même présenter ses « témoins ». Mauvaise publicité pour vous, car vous vous retrouverez accusé « d’agression sexuelle ». Que faire? FOLIE.

Je ne suis pas homosexuel mais j’apprends par la presse qu’un jeune Américain, homosexuel proclamé, acteur de profession, raconte en pleurant à la télé qu’il aurait subi une agression homophobe. Sa version ne convainc pas tout le monde, c’est le moins que l’on puisse dire, puisqu’il y a  des gens pour penser que son agression a été une mise en scène. On a le sentiment que certaines « victimes » (présumées), comme ce monsieur, rêvent d’un monde où le seul « témoignage » suffirait à condamner qui que ce soit. Il est évident que toute personne qui se plaint d’avoir subi un tort peut dire comme ce monsieur:  « Au début, je pensais qu’en disant la vérité, ça suffirait parce que c’est la vérité. Puis je me suis demandé « comment peuvent-ils douter? Comment ne peuvent-ils pas y croire? C’est la vérité »…  Non, par bonheur, la « vérité » d’une seule personne, en droit, ne suffit pas. Heureusement. A toute accusation doit pouvoir rétorquer une défense, et « la » vérité émerge (en tout cas, on l’espère) d’un débat contradictoire et de l’exposition des arguments et preuves des deux parties. Sinon: FOLIE.

Pas une semaine, pas un jour, pas une heure où toutes les plus minuscules vedettes de la téloche, jusqu’à la dernière, ne « libèrent la parole » pour raconter leurs (présumés) traumatismes enfantins. La victimisation, dans l’esprit de certains, ça peut rapporter des pépètes, ou de la pub gratuite.

Il me semble, à moi, que les victimes sont aussi les gens accusés injustement et ceux qui se suicident à la suite de campagnes de presse, d’insultes, de diffamations. Ou dont on veut manifestement gâcher la vie ou ruiner la carrière pour le crime affreux d’avoir essayé de rouler un patin.

Si je devais passer un mois à l’Hôtel de la République pour chaque fille que j’ai essayé d’embrasser dans ma vie, je prends perpète…

Perpète pour Pépette…

BLAGUE À PART

Hier tantôt je suis tombé sur France-Info (télé) (il est très rare que je m’y attarde plus de quelques secondes) sur quelqu’une qui nous disait que quelques députés (je ne sais de quels partis) s’élevaient contre la loi (toute relative) du non-cumul des mandats : « nous sommes députés, mais si nous avions été maires aussi, nous aurions pu saisir, appréhender le problème des Gilets Jaunes ». « On aimerait que l’Assemblée revienne sur cette mauvaise idée de non-cumul », était plus ou moins la conclusion.

Il y aurait où rire, si chaque jour un peu plus la société française ne virait dans le totalitarisme et l’autoritarisme, la propagande médiatique éhontée, la répression des Gilets Jaunes, la pré-campagne électorale macronienne, et l’absence de toute volonté de changer au niveau gouvernemental, tout ça dans une ambiance de très grande médiocrité politique et morale d’ « élites » de la décadence bien fatiguées, nulles, grotesques dont l’une des références est Hanouna, le crétin absolu, réelle tête d’abruti.

On est chez les fous… dangereux et sans aucune âme. Toxiques, liberticides, dénués du moindre bon sens ou totalement salauds,

Comment virer toute cette clique politique (celle au pouvoir ainsi que ces autres guignols de « l’opposition » de gauche et de droite, d’extrême-droite et d’extrême-gauche) et retrouver un véritable pluralisme au niveau des media ?

À ce propos à regarder et écouter :

https://youtu.be/gspzziijw_Q

LA BRIGADE ANTI-CRIM’

 

Moi, je suis de la BAC

(Car je n’ai pas mon bac)

L’élite des matons

Qui chasse les ratons.

La BAC : un métier valorisant mais exigeant.

Alice, fille de gendarme, ne savait pas trop vers quel métier se diriger ; son goût pour le respect des valeurs, des règles et l’envie de servir les autres [sic] l’a incitée à passer le concours de gardien de la paix, puis à entrer à la BAC, la brigade anti-criminalité. Être à la BAC est exigeant. C’est un choix de vie…

 

Quand je joue à la guerre,

Je choisis qui n’a guère

Les moyens, ni le goût

De contrer nos ragoûts.

 

Je tape dans le tas

Et mets en sale état

Le menu peuple las

Des gueux et cancrelats.

 

J’éborgne et blesse et frappe ;

Et je passe à la râpe

Des êtres anodins.

Je jouis dans mon dédain.

 

 

Mais, ne me dites pas

D’avancer pas à pas :

Je reste à quelques lieues

Des malfrats de banlieues.

 

L’agrément « garnements »

(Don des gouvernements)

Leur ouvre un droit matraque

À me rendre patraque.

 

Je les laisse brûler,

Apeurer, pulluler,

Maintenir sous leur coupe

Leurs voisins et leurs troupes.

 

 

Et ne me dites pas

D’avancer pas à pas :

Je laisse bien agir

Les casseurs, et vagir…

 

Les milices d’État

De tous nos potentats,

Prétendus anti-fa

Dont le Mal s’attifa.

 

Si par hasard cocasse,

J’en chope un qui concasse

Le peuple (« tous fachos »),

Justice ? Ô peu m’en chaut !

 

 

Je suis sicaire heureux,

Un tantinet peureux,

Lâche et décérébré,

Pas assez célébré !

 

 

LA VIE À S’ÉBROUER

 

Un vague bruissement, qui mène le ruisseau

Sous les rameaux usés par les temps détestables,

Au sombre et froid chaos profond de rocs instables,

Donne une âme à des eaux d’oubli, dans un sursaut.

 

Aucun faune, ni nymphe y a posé son sceau ;

La solitude y est totale et délectable

Pour qui cherche à se perdre en ce lieu indomptable,

Du côté d’une mort sans soleil en arceaux.

 

La vie est là, à s’écouler, et goutteler,

S’évaporer, parfois geler ; à s’atteler

À des moments indifférents au cours du temps.

 

La vie est là, à s’enliser dans la rigole,

À s’embourber près d’un Ankou qui en rigole,

Lui qui éteint le plus vibrant, le plus luttant.

L. D. H.

 

Ce fut l’Anachronique

Qui, dans ses émois doux,

Peignit tous les mois d’août

Des tendres harmoniques

 

Dont le Temps, ironique,

Fixa dans l’amadou,

En nuances d’adoux,

L’Éternité chronique :

 

Un Présent où marine

La sépia d’Inactuel

Méconnu du factuel.

 

Moisson qui nous serine

Des frissons d’émotions,

Fragiles dévotions.

 

N.B. Je viens juste de me rendre compte que les initiales de « Leonard David Hamilton » formaient le même sigle que celui de la « Ligue des Droits de l’Homme ». Qui l’eût cru ?

PATHÉTIQUE ESTHÉTIQUE

 

C’est la Lune acronyque

Qui mirage au Levant

Dans le jour soulevant

Un Soleil lymphatique.

 

Sa pâleur sympathique

Se tend, comme souvent,

De rides, sous le vent,

Qui glosent sa chronique.

 

Elle a vu, dès avant

L’extrémité des nuits

Le Tout de nos ennuis ;

 

Et, d’un globe savant,

Arrondit, amenuit *

Ce qui, à l’âme, nuit.

 

* j’utilise ici le verbe de moyen-français « amenuir » qui signifie : diminuer, affaiblir, ôter de sa valeur, amoindrir, ou encore, se polir (cf. en particulier le Dictionnaire Godefroy) ; une forme parallèle à « amenuiser « .

 

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ÉTIENNE CHOUARD, LE « THÉORICIEN » DEPUIS DES ANNÉES DU RIP/RIC, ANNONCE PUBLIQUEMENT QU’IL VOTERA POUR LA LISTE DE L’UPR AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES.

pour Information :

du site de l’UPR du 9 février 2019

Au cours de l’entretien de près de deux heures qu’il a eu avec François Asselineau et qui a été diffusé sur la chaîne UPR TV le 7 février 2019 à 20h, Étienne Chouard a annoncé publiquement qu’il votera, non plus pour Jean-Luc Mélenchon comme lors de l’élection présidentielle, mais pour la liste de l’UPR conduite par François Asselineau lors des prochaines élections européennes le 26 mai prochain.

(Source : https://www.youtube.com/watch?v=p7_FCarbVUM à partir de 1h30mn30s)

Semaine fatidique pour l’Union européenne

Article de Jacques Sapir

Sputnik – rubrique : Points de vue.

Le 8 février 2019

Nous y voilà. La semaine qui vient de s’écouler a vu le visage réel de l’Union européenne qui est en train se dévoiler. Et, ce visage est assez hideux à regarder. Telle Méduse, c’est un visage qui peut pétrifier d’horreur qui le regarde.

Quatre faits soulignent cette «révélation», une révélation qui n’en sera une que pour ceux qui continuaient d’entretenir de vains espoirs quant à un possible changement de l’UE.

État des lieux

Le premier est la déclaration de Donald Tusk, au sujet des «brexiters», qu’il voue naturellement aux gémonies, et qu’il assigne directement en enfer. C’est sans doute un exemple de ce que l’on appelait, dans l’URSS des années 1970, l’amitié des peuples…Le second est un tweet, d’une rare sottise, émis par Valérie Pecresse, responsable du parti  Les Républicains et élue à la tête de la région Ile de France. Ce tweet appelle l’UE à «punir» la Grande-Bretagne pour vouloir sortir de l’UE, ce qui est non seulement scandaleux (l’UE est une «union» de pays libres) mais surtout d’une incommensurable stupidité, quand on sait que la Grande-Bretagne est l’un des rares pays avec lesquels la balance commerciale française soit en excédent.

L’Allemagne, elle, ne s’y est pas trompée, qui demande à ce que l’on ré-ouvre les négociations. Le troisième est le rappel de l’ambassadeur de France auprès du gouvernement Italien que l’on a appris en début d’après-midi le jeudi 7 février. Ce rappel est une réponse non aux attaques dont la France ferait l’objet, attaques qui sont une pure imagination de la part de notre gouvernement, mais en réalité à la rencontre entre M. Luigi di Maio, le vice-Premier ministre italien et une délégation des Gilets jaunes. Le quatrième, plus discret, est la rupture de la position commune entre la France et l’Allemagne sur la question du gazoduc Nord Stream 2.

Cette rupture survient quelques jours à peine après la signature du traité entre la France et l’Allemagne d’Aix la Chapelle. On imagine l’ambiance entre les deux pays… Le gouvernement français, et l’on en éprouve une immense honte, a choisi de céder aux pressions États-Uniennes et accepte de compromettre l’une des bases de sa politique étrangère. Voilà qui rend encore plus risibles qu’elles ne l’étaient auparavant, les prétentions d’Emmanuel Macron à incarner un renouveau de l’UE.

Son «rêve carolingien», qu’il avait formulé dans la campagne présidentielle, s’effondre devant les réalités des intérêts de chaque État. On pourrait aussi y ajouter l’opposition exprimée par le gouvernement italien au projet de résolution de l’UE sur le Venezuela.

Au-delà, ces tensions viennent s’ajouter à celles qui existent déjà, et qui oppose les pays d’Europe centrale aux pays d’Europe occidentale.

L’Union européenne, contre la paix?

Serions nous à la fin du XIXème siècle, ou au début du XXème, on parlerait de risque de guerre en Europe. Chacun de ces faits contient le même potentiel pour un conflit que la fameuse «dépêche d’Ems». Ce qui est frappant est que chacun de ces faits est lié, d’une manière ou d’une autre, à l’Union européenne. L’Union européenne apparaît tant comme la cause que comme le cœur de ces discordes européennes.

Le degré d’animosité entre des pays européens, qui devraient normalement réfléchir à des coopérations réciproques, est sans équivalent depuis 1939. Il est ainsi sans précédent qu’un pays fondateur du Traité de Rome de 1957 rappelle son ambassadeur d’un autre pays fondateur du dit traité. Comment ne pas voir que cette animosité résulte directement du fonctionnement de l’Union européenne? Au-delà, comment ne pas voir que ce même degré d’animosité découle de l’idéologie européiste, autrement dit d’une idéologie non pas en faveur de coopérations entre les pays d’Europe, mais d’une idéologie qui mythifie et sanctifie les fonctionnement de l’UE, et qui les oppose aux fonctionnements de chaque pays européen.

Bien entendu, cette animosité, ces tensions, ne conduiront pas à la guerre. Non pas parce qu’il y a l’UE, mais fondamentalement parce que la présence d’armes nucléaires (en France, en Grande-Bretagne) et plus généralement la présence d’infrastructures et de sites dits «Seveso» rend impossible tout recours à la guerre entre les pays de l’Europe. Mais ce n’est nullement du fait de l’existence de l’Union européenne. Cette dernière, on le constate, est aujourd’hui non pas un « facteur de paix » comme voudrait nous le présenter cette idéologie européiste, mais une cause d’exacerbation des différents entre les pays membres. Sans le développement de ces infrastructures à haut risque, sans la présence d’armes nucléaires, le risque serait réel que les tensions actuelles aboutissent à l’irréparable.

Un constat de décomposition

C’est donc un constat dramatique auquel nous sommes confrontés. Le projet de construction européenne, projet qui s’est matérialisé par les institutions de l’Union européenne, aboutit au contraire de ce pourquoi il avait été théoriquement pensé. De fait, l’Union européenne a créé les conditions pour cette montée de l’animosité entre les gouvernements, si ce n’est entre les peuples. Nous en avions eu déjà une idée en 2015 dans le déchaînement d’insultes en provenance de la presse allemande, mais aussi française (hélas) contre le peuple grec.

On nous dit que l’Europe c’est la Paix. Mais nous sommes bien forcés de constater que l’UE se traduit par une exacerbation des tensions et des conflits au sein de ses membres. Nous voyons aussi aujourd’hui que l’Union européenne s’avère contradictoire, de par ses règles de concurrence et ses règles financières, aux grands projets des années 1970 et 1980, comme AIRBUS ou ARIANE. Cela n’empêche d’ailleurs pas les «euroïnomanes», comme les appellent mes collègues italiens, de prétendre que ces programmes sont le fruit de l’Acte unique et de l’Union européenne, ce qui est évidemment faux.

La question de la souveraineté du peuple, souveraineté qui s’incarne dans celle de la Nation, apparaît bien aujourd’hui comme une question centrale. Par son refus de la souveraineté des peuples, l’Union européenne s’est rendu odieuse. Elle s’avère désormais dangereuse, provoquent une exacerbation des conflits entre les pays membres. Voilà qui constitue un contexte particulier pour les élections européennes qui se tiendront an mai prochain.

 

Hé, oui ! j’ai nom Macron

Sonnet tout macronieux

 

Hé, oui ! j’ai nom Macron et je hais les Français.

Beau comme un macaron, il n’est que moi qui sais *

(Un macaron tout rond de la Maison Trogneux

Un spécial : mac à ronds jusqu’au trognon cagneux).

 

Je les insulte, ou bien encor, je les maudis.

Je n’ai pour culte, et pour accord, que mes audits

À la gloire des dieux qui détruisent la Vie,

Esclavagisme odieux, à la morgue ravie.

 

Attila, mon mentor, ce prince des menteurs, **

M’a lâché, il a tort ; dans mon apesanteur

Je rêvasse éveillé, méprisant, dédaigneux.

 

La racaille intello me soutient, tient ma main ;

Béat-shell à vélo car Ferry et Mamain

Sont régents conseillers du gamin scrogneugneu.

 

 

* indicatif et non subjonctif, c’est une certitude

** Attila, sic

SUR LE R.I.P. : UN TRÈS BON RÉSUMÉ

Alain de Benoist : « Si le référendum d’initiative populaire existait en France, les Gilets Jaunes ne seraient jamais descendus dans la rue »

article extrait du site Boulevard Voltaire du 5 février 2019.

*

Vous disiez, il y a peu, que les Gilets Jaunes devraient faire primer leur revendication en faveur d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC). Or, voici qu’on nous annonce qu’Emmanuel Macron envisage lui-même de faire un référendum. Qu’en penser ?

Le chef de l’État est aujourd’hui en campagne électorale. S’il va jusqu’au bout de son projet, on sait par avance qu’il y a des sujets qui ne seront pas soumis aux Français, à commencer par l’immigration. Édouard Philippe l’a dit clairement : pas question de faire un référendum « sur n’importe quel sujet ». La grande caractéristique du référendum d’initiative citoyenne, que je préfère appeler référendum d’initiative populaire, est au contraire qu’il permet aux citoyens de susciter une consultation sur tous les sujets d’intérêt collectif qu’ils veulent, dans le domaine politique, économique ou social.

En France, le philosophe Emmanuel Mounier fut l’un des premiers à théoriser cette forme de référendum dans son Manifeste au service du personnalisme, paru en 1936. Il n’a rien à voir, bien entendu, avec le référendum d’initiative partagée mis en place en 2008 par Nicolas Sarkozy, dont la complexité et la lourdeur rendaient l’application impossible – ce qui était, d’ailleurs, le but recherché, car il est très difficile à un gouvernement de s’opposer à une majorité référendaire (encore que le même Sarkozy n’ait tenu aucun compte du « non » au référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen en faisant adopter, trois ans plus tard, le traité de Lisbonne par le seul Parlement).

Comme près de 80 % des Français, je suis pour ma part très favorable à ce type de référendum, qui existe déjà (sous différentes formes) dans une quarantaine de pays et qui, dans la mesure même où il résulte de l’initiative populaire, sans que soit nécessaire l’accord du Parlement ou du chef de l’État, n’a pas le caractère plébiscitaire des référendums organisés par un gouvernement. Il a, en revanche, une légitimité supérieure dans la mesure où il réunit des gens qui peuvent par ailleurs voter pour des partis différents, voire opposés. Un tel référendum doit pouvoir être à la fois législatif, abrogatif, révocatoire et constitutionnel. S’il existait en France, les gilets jaunes ne seraient jamais descendus dans la rue.

Quels sont les arguments que l’on oppose au référendum d’initiative populaire, voire à toute forme de référendum ?

Passons sur les obstacles d’ordre technique, qui peuvent aisément être surmontés dès lors qu’un quorum de voix raisonnable (700.000 signatures, par exemple, soit 1,5 % du corps électoral) est fixé pour déclencher la procédure et que sont instaurés les délais nécessaires à la mise en œuvre de la « votation ».

Viennent ensuite des arguments classiques : le peuple serait incompétent pour traiter des choses « complexes », il serait versatile, sensible aux simplifications outrancières des « démagogues », il s’empresserait d’exiger l’impossible, etc. On notera que ces objections pourraient tout aussi bien s’appliquer à n’importe quelle consultation électorale. Il est facile d’y répondre : la politique n’étant pas réductible à la technique dans la mesure même où elle doit arbitrer entre des idées ou des intérêts divergents, le peuple est certainement plus compétent que les élites pour décider de ce qui le concerne, et surtout mieux placé qu’elles pour dire ce qui, dans sa vie de tous les jours, lui apparaît ou non comme insupportable. Le but du référendum n’est, en outre, pas de dégager une « vérité » mais de faire en sorte que coïncident le plus possible la volonté populaire et la politique des dirigeants. Quant à l’« irréalisme » des électeurs, je rappellerai seulement qu’en mars 2012, une proposition visant à instituer une sixième semaine de congés payés a été rejetée par une forte majorité du peuple suisse.

Il y a, enfin, les objections d’ordre idéologique. Les libéraux sont opposés au référendum parce qu’ils sont par principe hostiles à toute forme de souveraineté populaire, ce qui suffit d’ailleurs à montrer que libéralisme et démocratie ne sont pas synonymes. Les peuples ne son, dans l’optique libérale, que des agrégats d’individus : le tout n’est que la somme de ses parties et les collectivités ne peuvent, en tant que telles, exprimer une opinion. « De cette question de souveraineté, bien sûr, le libéral se fiche totalement », lisait-on, le 30 janvier dernier, sur le site libéral Contrepoints ! Une autre officine libérale, l’IREF, écrit sans rire que le référendum est inutile puisque « le marché est déjà l’expression des choix permanents et spontanés des consommateurs » ! Le libéralisme dénonce volontiers le « despotisme de la majorité », mais s’accommode fort bien de la dictature des minorités. Il récuse, en outre, toute décision, même démocratique, qui irait à l’encontre de l’idéologie des droits de l’homme – ce qui pose la question de la légitimité d’une assemblée non élue telle que le Conseil constitutionnel. L’article 3 de la Constitution dit que « la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ». Les libéraux, qui ne reconnaissent que la souveraineté de l’individu sur lui-même, s’en remettent aux seuls représentants, même (et surtout) lorsque ceux-ci ne représentent plus rien.

Le référendum est-il pour autant la panacée ? Et la démocratie directe peut-elle se réduire à ce même référendum ?

Évidemment pas. La démocratie directe est celle qui permet à un peuple d’être politiquement présent à lui-même. Elle a d’abord une dimension locale, voire communale, ce qui lui permet d’irriguer politiquement toute la vie sociale. Le référendum n’a pas non plus pour but de se substituer aux élections. Mais la loi électorale doit être modifiée par l’institution du mandat impératif, qui permet de destituer ou de révoquer tout représentant élu qui viole délibérément ses engagements ou engage une politique allant à l’encontre de ce que veulent ceux qui l’ont élu : le vote n’est, dès lors, plus un blanc-seing. L’autorité du Conseil constitutionnel, du Conseil d’État et des institutions supranationales du type de la Cour européenne des droits de l’homme devrait, par ailleurs, ne plus avoir la toute-puissance qu’on lui attribue actuellement.

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

Flavie Flament, marraine de l’AME

Je ne suis pas vraiment au summum de l’actualité, si bien que je viens seulement de trouver une information concernant celle qui comme l’a dit très justement David Hamilton se fit « un quart d’heure de publicité » et de gloriole sur son dos ; je veux parler de la Flavie Lecanu, ou si vous préférez Flavie Flament – Castaldi – Quatrefages – Pachkevitch… enfin de la blondasse de toute cette cohorte d’hommes qui, à chaque fois, ont « changé sa vie » (cf. la presse pipole et non pipole).

Je viens donc de trouver sur une gazette de l’été dernier (17 juillet pour être précis) une information la concernant. Je me suis dit : tiens, qu’est-ce qu’elle devient la diffamatrice hystérique ? Et je constate qu’elle demeure égale à elle-même.

Dans un premier temps, il faut dire que j’ai été surpris. La feuille de choux, en l’occurrence Actualité Juive titrait : Flavie Flament, marraine de l’AME. Ce qui ne manqua pas de me surprendre, doublement si je puis dire.

Oui, cela fait des années que j’ai connaissance d’une association qui a pour sigle AME. Il s’agit d’une association tout à fait respectable qui s’est faite le défenseur des enfants qui subissent des mutilations rituelles, en particulier les mutilations sexuelles dues au judaïsme et à l’islam.

En effet, l’Association contre la Mutilation des Enfants (AME) qui a été fondée en 1989 « a pour but – je la cite – d’effectuer des recherches sur les différentes mutilations d’enfants, considérées à la fois de façon historique et médicale, et d’en rendre publics les résultats ».

J’ai écrit que j’ai été doublement surpris.

Et d’une, Flavie Flament marraine de l’AME ?! il doit y avoir erreur. Je la voyais mal défendre quoi que ce soit, ou qui que ce soit, hormis elle-même, surtout dans un domaine aussi sensible que celui de deux des trois religions du Livre. Et je la voyais avant tout comme marraine, ou plutôt comme la reine de ses propres états d’âme (et d’une âme bien malade).

Et de deux, j’avais du mal à imaginer une gazette ouvertement juive se déclarer favorable à une telle critique d’un propre rite religieux qui est à la base même du judaïsme talmudique ; en l’occasion, de la circoncision.

Mais dépassant le simple titre de l’article, je constatais bientôt que je me méprenais. Mon AME n’était pas l’AME de Flavie Flament, pas plus que de l’Actualité Juive. Il s’agissait d’une toute autre AME, plus communautariste si je puis dire, une certaine Association pour la Mémoire d’Élisabeth « qui, je cite encore, décerne chaque année des bourses financières à de jeunes adultes en situation de handicap ».

Photo Antoine Flament.

Noble cause diront ici ceux qui me lisent, sauf que je me pose la question de savoir si, cette association née en 2005, a bien le droit de porter le même sigle que « mon » association créée en 1989. Je me demande d’ailleurs, ce que les responsables actuels de « mon » AME en pensent. Et s’il ne sont pas en droit de protester de cette usurpation de sigle.

Enfin, lisant d’un peu plus près l’article je constate que ces bourses ont été décernées pour l’instant (euphémisme) à des personnes comme (nouvelle citation) « Judith Halimi, Jonathan Nadjar, Déborah Lévy et plus récemment Elie Sebban ». Et que « l’aîné de la famille Bernheim a pris les rênes de l’AME comme «un devoir» pour honorer la mémoire de sa tante Elisabeth Bollack et transmettre son énergie de vie, prématurément arrachée. Malgré son handicap moteur, la sœur de Joëlle Bernheim avait fait son Alyah et devait se marier quand elle a été fauchée dans un accident de voiture à Jérusalem ». Comme quoi, soit dit en passant, on ne meurt pas toujours dans un attentat à Jérusalem.

Puis je tombe sur cette phrase étonnante : « Flavie a eu envie de s’investir dans ce projet humain, elle a tout de suite été touchée par ce que nous faisons. Elle est extrêmement sensible et déjà très impliquée ».

Je me pose donc les question suivantes à son sujet :

– Flavie est-elle vraiment habilitée à épouser une cause dont son entourage, sa famille seraient exclus d’office ?

– Ou bien alors, l’ancienne petite catho se serait-elle convertie au judaïsme ? Entend-elle faire son Alyah bientôt ?

– Enfin, puisqu’on est dans les handicaps, est-ce que ses troubles mentaux récurrents, ses problèmes d’hippocampes cérébraux relèvent d’un handicap génétique ou d’un handicap acquis ?

Je me demande également si tous les malheurs de David Hamilton, créés par cette hystérique malfaisante, n’ont pas tenu au fait que celui-ci ne pouvait prétendre à aucune élection tant terrestre que divine.

Coup de pied de l’âne, ou plus exactement de l’ânesse bâtée.

Il est si facile, et si lâche, de s’en prendre à un « petit vieux passé de mode », solitaire et discret, qui plus est, avec toute l’armada médiatique derrière soit ! Quelle honte ! Je ne cesserai de le dire et le redire.

AU FAIT, QUE DEVIENT LE RÉFÉRENDUM D’INITIATIVE POPULAIRE ?

Hé ! L’R.I.P. est ripé ? Requiescat in pace ?

 

Commentaires d’inconnus trouvés sur RT France :

— « La France reconnaît Juan Guaido comme «président en charge» du Venezuela » Quelle France ??? celle du 16ème arrondissement, celle de Neuilly, ou de Saint Trop De Pez ??? mais certainement pas la grande majorité des français, qui seraient beaucoup plus fiers d’avoir un président comme Maduro, plutôt que ce petit roquet arrogant et méprisant !!!

— Macron: « Les Vénézuéliens ont le droit de s’exprimer librement et démocratiquement. » Et nous monsieur Macron, on a le droit ?

— Le seul pays européen qui se sauve est l’Italie. Elle a voté contre la reconnaissance officielle de Guaido par l’UE. Et comme il faut l’unanimité, ce n’est pas passé. Bravo au veto italien. Comme quoi voter populiste ça change un peu.

« LA PETITE MUSIQUE »

La lecture de quelques « poèmes très libres » de Charles Dantzig et Alain Duault, tous deux candidats académiques et auteurs primés (ou si l’on préfère : prisés, je veux dire : munis de prix) m’a inspiré, à propos tant de la poésie en vers que de la poésie en prose, cette très courte

Étude.

La poésie
Sans contrainte n’est rien.
La poésie
Sans musique est néant.

Elle est un chant
Lancinant, révolté.
Elle est un chant
Nostalgique, obstiné.

La poésie
Dit le luciférien.
La poésie
Dit que je suis né en …

Un temps touchant,
Famélique, avorté.
Un temps couchant,
Désolant, butiné.

La poésie
Est inscrite en sa rime.
Nulle hérésie
Sur la portée y prime.

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MACRON LE PUCEAU DE LA VIE

« À LA NAO D’UN PAS D’ JAO » ET AUTRES DIGRESSIONS LEXICALES. ENSEMBLE DE NOTES LEXICOGRAPHIQUES.

Donc le solstice d’hiver vient de passer ces temps derniers et trépasser avec Noël et Jour de l’An. « Au gui, l’An Neu‘ » du temps des druides

Dans les campagnes (celles qui ont vu surgir les Pal’tots Jaones, 1 par exemple) du moins dans les contrées de l’Ouest, ou plus précisément hautes-bretonnes, la manière convenue de dire que « les jours rallongent » en fin d’année, avec l’entrée de l’hiver au calendrier, du moins parmi ceux qui entendent faire vivre encore notre vieux « patois » roman, est de dire que « les jours ës longent un p’tit, à la Nao d’un pas d’jao ». Que la durée diurne s’allonge un peu, à « la Noëlle » d’un pas de coq. « D’un pas d’jhao » dit-on en Poitou avec un « jh », un « j » aspiré.

CHAPITRE I

NATALIS DIES

Nao avec une diphtongue (aw) prononcée : àò, âô, àou …, ou parfois même sous la forme d’une diérèse (en deux syllabes) : ahou… De même pour jao.

Nao est une forme dialectale donc populaire plus proche de l’étymologie que la forme française également populaire commune Noël. En effet ce mot vient, nous dit le Trésor de la langue française, « du latin natalis adjectif, «de naissance, relatif à la naissance», natalis dies et par substantivation natalis «jour de naissance» utilisé en latin ecclésiastique pour désigner la Nativité du Christ. »

Mais vu qu’en gallo (le roman de Haute-Bretagne) et quelques autres dialectes, le nom de Noël est féminin, on peut se dire que natalis dies ou dies natalis, jour de naissance, a pu être pris dans son acception féminine avec dies féminin comme on le rencontre parfois au singulier en latin (quand dies n’était pas tout simplement sous-entendu et natalis pris comme substantif). Et ceci d’autant plus facilement que la déclinaison de l’adjectif natalis, natal, de naissance, anniversaire, est la même au masculin qu’au féminin (natale au neutre).

Selon Édouard et Jean Bourciez (in Phonétique française, éditions Klincksieck, Paris 1982 ; § 88 V), s’appuyant sur l’attestation Nodelus datant du début du IXe siècle, une forme ancienne Natālem aurait pu se transformer en *Notāle (mot non attesté, simplement supposé), sous l’influence d’autres mots en « not-« . Par exemple, ceux dérivés de notus, connu, remarqué ; nota, signe, marque, etc. qui ont donné : note, notable, notaire, notoire… en français.

Selon le Trésor de la langue française « l’o de noël (en face de l’ancien français nael, l’italien natale, l’ancien provençal nadal) est dû à une dissimilation des 2 a de natalis. Autrement dit : pour éviter de prononcer « naal » ou « nèèl » on a prononcé « noèl ». Mais ceci n’explique nullement les formes dialectales telles que la forme gallaise Nao ou les formes berrichonnes Nau (nao?) ou (cf. article Noël du Littré).

LES DÉRIVÉS DE NATALE

La forme Nao laisse entendre que le « a » de Natalem/ Natale s’est maintenu en certaines régions romanes. En comparant cette forme avec les mots d’autres contrées latines, on peut reconstruire l’évolution phonétique qui a du suivre l’évolution suivante (ou le second « a » est un « a » long accentué) : Natāle (cf. l’italien Natale) > Natāl (cf. le portugais Natal, l’ancien provençal Nadal, le provençal Nadal ou Nadau, le frioulan Nadâl, le romanche Nadal, puis le ladin Nadé) > Naāl > Nāl > Nāo.

Nao, en gallo est sur le même modèle que chwa (cheval) / chwao (chevaux). De nombreux « l » finaux sont passés au son « o » en français tant commun que dialectal. Le stade « -ao » dérivé de « -al », avec un « l » rétroflexe ou palatal, se rencontre également en portugais.

On trouve également la forme hybride Nael en ancien-français. Quant au mot Natal, il est tout simplement la forme savante de Noël. Autrefois (à l’époque de Littré encore) il était convenu que « natal », féminin « natale », n’avait pas de masculin pluriel. Puis sont apparus, ou réapparus deux pluriels (rares) et concurrents « natals » et « nataux » (cf. Trésor o.c.). Idem pour ses composés prénatal et postnatal.

C’est le Trésor de la langue française qui nous dit encore que l’adjectif natalis substantivé signifiant en langue classique : «jour de la naissance, jour anniversaire», a pris le sens en langue ecclésiastique de « Nativité du Christ«  (Natalis Christi) mais aussi de « fête d’un martyr, d’un saint, jour anniversaire de sa mort, c’est-à-dire de sa naissance à la vie éternelle […] de là, la désignation des fêtes religieuses : latin médiéval natale «fête annuelle» VIIe siècle […] pluriel natales «les quatre principales fêtes liturgiques» XIIe siècle, […] d’où l’emprunt ancien français natal, substantif masculin, pluriel nataus [attesté en] 1241 dans Godefroy [Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle]« .

GÉNÉRATION

Natalis Christi :la Nativité du Christ. Rapprochons cette expression du mot roumain désignant « Noël«  qui est Crăciun (prononcé : creutchoun) ; mot qui semble dériver du verbe latin creātio, -tōnis, action d’engendrer, procréation ; création, élection, nomination ; ou peut-être du supin creatum, sur le point d’être créé, qui a pour but d’être créé. Crăciun comprise en tant que naissance au monde, création d’un fils de Dieu. « Création » se dit creaţie (créatsié) en roumain. Peut-on dire que Crăciun par rapport à creaţie est comme « Noël » par rapport à « natal ». La forme populaire par rapport à la forme savante ? 2

Quant au nom espagnol de Noël, Navidad, il vient plus directement de nātivitās, -tātis, naissance, génération. On rencontre aussi la forme Navidades, un pluriel, sur le modèle de Lunes, Martes, Miércoles, etc. pour lundi, mardi, mercredi, ou encore Buenos Días pour Bonjour.

JAO

Quelques remarques sur le jao. Le coq. Ce mot est l’évolution phonétique populaire normale en français du latin gallus : gallu > gall > gaʎ > gyaʎ > dyaʎ > djaʎ > djaw > jaw > jao (le « l«  géminé semble avoir été très tôt réduit à un seul dans la romanité et avoir été un « l«  rétroflexe ou palatal, écrit ici : ʎ ).

***

Ce qui rend complexe toutes ces « histoires  » étymologiques est que bien souvent, il existe une telle profusion d’attestations dialectographiques emmêlés (du moins là les « patois » ne veulent pas mourir ou renaissent même parfois au gt du jour) que faire la part des origines n’est pas toujours aisé.

Sans vouloir plus développer, on peut noter que les formes « Noël » en « a » sont propres au Sud, plus proches de l’étymologie latine : espagnol Navidad/Navidades (latin : nativitas, nativitatis) ; italien, Natale ; portugais, Natal ; provençal, Nadal, Nadau (latin : natalis dies) ; ou encore en certaines portions du pays d’oïl : cf. Nau ou en Berry, cf. le gallo o.c. (le gallo, du moins en partie, celui du sud, est d’ailleurs un dialecte qui a divers traits phonétiques qui le rapprochent des langues occitanes, comme l’importance du son « ou » sur le son « eu », par exemple).

À comparer avec Noël en wallon : Noié ; dans le Hainault : Noé ; en picard : Noué ; en bourguignon : Noei. À l’inverse, en arpitan (franco-provençal) bressan : Noyé. Les formes Noié/Noyé/Noei sont des manières de résoudre l’hiatus du « t » de « natale », amoindri, assourdi, puis amuï, au cours du temps.

CHAPITRE II

NAUDA

La Nao n’est pas à confondre avec le mot que l’on dit dérivé du gaulois *snauda ou *nauda, terme déduit du bas-latin puis latin médiéval (attestation au IXe siècle) nauda, qui est devenu en français commun (la) noue et dans l’ancien-français et les français régionaux, ou encore les dialectes wallons : la nouhe, la noe, la nohe, la noë (noé ou nô), la nô ; la nowe, la neuwe ; les nodes (hydronyme rare, mais très parlant sur l’étymologie) ; les noues, les noes, les noës ; les noëlles ...

Et je ne pense pas qu’il faille reprendre l’hypothèse évoquée par Émile Littré celui d’un temps où étymologie, lexicologie, dialectologie et phonologie se cherchaient encore en tant que sciences du langage – disant :  » Ce mot paraît être le même que l’ancien français noue, qui signifiait nage, et qui vient de natare, par l’intermédiaire d’une forme latine notare, qui se trouve dans l’italien [nuotare] ». Bien qu’il soit question dans les deux cas (nauda et notare) d’étymons hydronymiques.

Mais on ne nage très généralement pas dans les noes, terrains bas plus souvent gorgés d’eau que mares à canards profondes. Cela dit, il existe une autre noue (également nos et noves au pluriel) dont Littré dit qu’elle est, ici aussi « sans doute l’ancien français noue, nage« . Il s’agit d’un « terme de pêche désignant diverses parties molles de la morue […] entrailles […] foie […] langue […] vessie à air […] » que personnellement je rapprocherais plutôt du latin nux, noix (voir les termes de boucherie formés avec noix de ceci ou de cela) ou du latin populaire nucalis, noyau.

NOUE

Un rappel général sur le sens de ce ou ces mots noue et de leurs variantes phonétiques. La meilleure façon de procéder est sans aucun doute de partir de ce que l’on trouve sur le Dictionnaire d’Ancien français de Godefroy, oeuvre imposante. Et de compléter avec le Littré et le Trésor de la Langue française.

La liste est longue finalement des sens plus ou moins convergents ou très particuliers de ce ou ces mots « multiphonétisés » en français, essentiellement utilisés de nos jours en tant que mots régionaux, hydronymes ou termes techniques (particulièrement représenté dès l’Ancien-français dans l’Ouest et le Centre de la France, mais on le rencontre encore ailleurs, jusqu’en Wallonie par exemple) :

-I –

Termes liés à l’eau :

terrain bas et humide, mare, trou fréquemment recouvert par les eaux ; prairie marécageuse ; pâture humide ;

bras de rivière naturel ou artificiel (ouvert vers l’aval disent certains) où l’eau revient fréquemment, en particulier lors d’inondations ; 3

– intervalle entre deux sillons (ou billons, ou ados : bandes de terre élevées par la charrue au-dessus du niveau du sol environnant) où les eaux de pluie stagnent ;

terre grasse et humide ;

Dans le sens de trou, ou de terre grasse et humide, nous pouvons suivre Littré quant il y voit un dérivé du bas-latin noa (en tant que réduction de nauda) mais pas quand il voit un dérivé du bas-latin novium. Mot que je ne trouve dans aucun dictionnaire latin, si ce n’est comme déclinaison du nom propre Novius.

– II –

Termes de charpentier (non retenus ici), mais aussi de plombier-zingueur :

– rigole à l’intersection des deux pans d’une toiture (ou faîtage), formée par l’assemblage de tuiles creuses ou de plaques de zinc, de cuivre ou de plomb et servant à l’écoulement des eaux de pluie ;

– toute tuile creuse en demi-canal ou plaque qui forme une rigole d’écoulement ; variante : nouette : tuile bordée d’une arête ; noue réalisée sur des tuiles très plates à l’aide de tuiles très bombées ;

Et de paveur :

– partie de pavé de forme triangulaire au droit d’un angle rentrant, composée de deux revers au milieu desquels l’eau peut s’écouler.

Littré voit dans tous les sens de cette noue de niveau II, des dérivés d‘un « bas-latin noccus, d’une origine germanique : ancien haut allemand nôch, conduit » quand le Trésor de la langue française y voit « un bas latin *nauca, forme contractée de *navica «petit bateau», diminutif du latin navis «bateau» (nef). »

Sans préjuger de ces étymologies possibles, nous précisons que certaines de ces noues, au moins dans le sens de : rigole d’écoulement, ont en commun avec les noues de niveau I, l’idée d’eau et d’humidité.

***

Quelques mots pour finir sur les mots Noëlles et Noëllet (cité plus bas). On peut envisager pour ces toponymes un dérivé de nauda de bas-latin ou de latin médiéval du genre : naudula.

Les diminutifs en -ule (-ulus, -ula) peuvent remonter jusqu’au latin classique, ou être de création plus ou moins récente. En règle générale, se sont des mots de création et/ou d’usage savant. Quelques exemples féminins :

Pilule est « attesté dans le Dictionnaire de l’Académie depuis 1694. Emprunt au latin médiéval pilula «petit corps rond, boulette», «pilule», «pelote»« . De pila, balle, boue, globe ;

Ovule vient d' »ovula, dérivé savant du latin ovum« , ovum ou ovu dès l’époque de Quintilien (Ier siècle) ;

Valvule du latin valvulæ, cosse, gousse ; diminutif de valvæ (singulier valva) battants de porte ; introduit dit-on en français par Jean-Jacques Rousseau en tant que terme de botanique.

(Cf. Le Trésor de la langue française).

CHAPITRE III

GAULE ET GAULOIS

Pendant des siècles, dans les têtes et dans les écrits, il y a eu des confusions terminologiques, des confusions sur le sens de mots tels que : franc, françois (français), francien ; Francia, Francie, France ; Franconie. C’était le cas vers 1300, nous disent les historiens. Et encore dans les grandes chroniques mythiques du XIIIe siècle qui évoquent les origines troyennes (sic) des rois de France. Confusions liées à l’enchevêtrement de réalités dynastiques, territoriales, ethniques et linguistiques. De présupposés et autres préjugés religieux liés à une totale ruine de civilisation. Tout était à reconstruire. L’Histoire en premier.

L’idée d’État ou plus exactement l’affirmation concrète d’un État (percevant impôts, etc.) n’est pas si éloignée que ça dans le temps et prend tout son essor avec la Renaissance en France. Et plus précisément d’un État de France. La Franciade de Ronsard, oeuvre inachevée mais néanmoins publiée en 1572, en est l’illustration poétique même.

Il en fut de même pendant un millénaire – on peut dire de la fin de l’empire romain et de la littérature proprement latino-romaine jusqu’au milieu de la Renaissance italienne au sens large (disons 1450, époque de Villon et de Gutenberg, de redécouverte des textes anciens, de traductions en langues vulgaires), avec Gallia (la Gaule) et Galli (les Gaulois) qui demeuraient alors des mots confinés dans quelques parchemins et qui étaient apparemment sortis, en grande partie, de l’usage des populations de langues et dialectes romans sur le domaine de l’actuelle France.

Autrement dit, l’usage des mots « Gaule » et « Gaulois » est finalement toute moderne en français. On peut même dire qu’ils sont essentiellement le fruit de la Révolution bourgeoise française et des historiens du XIXe siècle, mythifiant le passé d’un territoire et de ses peuples, dans une véritable hagiographie de la France éternelle et intangible totalement illusoire, au nom d’une revanche des gueux du Tiers-État gallo-romain, voire même uniquement gaulois et païen, sur la noblesse franque des envahisseurs germains des « origines » convertie au christianisme.

Comme le dit Suzanne Citron : « Sous les Mérovingiens et les Carolingiens […] l’usage du mot Gaule était surtout ecclésiastique. » (Le Mythe national ; E.O. et E.D.I., Paris, 1989 ; deuxième édition, p. 141). Ce sont les Romains qui ont d’ailleurs, non pas créé, mais repris du grec, en le développant dans leurs écrits, l’entité Gallia, Gaule, ou plus exactement Gallæ, les Gaules (voir plus bas note 6).

Réalités floues dès l’époque romaine, étant entendu que les Gaules ne contenaient pas que des populations celtes, ni que tous les Celtes vivaient dans les Gaules ; ni encore que tous les Celtes parlaient une seule et unique langue celtique ; pour la première raison que l’Europe de l’Ouest a connu plusieurs invasions celtiques. D’ailleurs les gaulois de la Gaule centrale, disons des contrées gallo-romaines, ne se désignaient pas comme Gaulois entre eux mais tout simplement comme des Celtes (Celtae en latin, Kelted en breton). 4

Gallia est omnis divisa in partes tres, quarum unam incolunt Belgae, aliam Aquitani, tertiam, qui ipsorum lingua Celtae, nostra Galli appellantur.

La Gaule en son ensemble est divisée en trois parties, dont une est habitée par les Belges, l’autre par les Aquitains [les Basques ?], la troisième, par les Celtes en leur propre langue, les Gaulois dans la nôtre.

écrivit César dans sa Guerre des Gaules. D’une manière générique, sans préjuger d’une présence plus centrale ou plus orientale, les Celtes occupaient alors la plus grande partie des extrémités occidentales de l’Europe : Îles Britanniques, Gaules, Celtibérie, Italie du Nord, Helvétie…

Et c’est donc avec la mort du Moyen-Âge que renaît la réalité historique des Galliæ, et plus précisément d’une Gallia et de ses Galli et Gallæ « à la sauce de l’époque ».

Citons encore Suzanne Citron qui écrit (o.c., pp. 140-41) :

Dès la fin du XVème siècle, dans les milieux un peu érudits, on s’interroge sur l’origine : franque, troyenne ou gauloise […] Jusque-là, la connaissance de la Gaule provenait surtout de compilations en langue vulgaire, et les textes latins de Justin, Tite-Live, César, qui parlaient des Gaulois, n’étaient pas traduits. Jusqu’au milieu du XIVème siècle les ouvrages traitant de la « matière de France » ne soufflaient mot des Gaulois, qui n’existaient pratiquement pas pour un lettré ou un officier royal. (cf. Colette Beaune, Naissance de la nation France ; Gallimard, Paris, 1985). (idem) […]

Les humanistes actualisent les notions de Gaule et de Germanie en leur prêtant celles, qui leurs sont contemporaines, de « France » et d' »Allemagne » (cf Jean Favier, Le Temps des principautés et André Joris, Histoire de la France).

***

Il est même amusant de trouver, déjà, dans les vieux parchemins et premiers dictionnaires de « langue françoise », dès au moins la fin du Treizième siècle, une concordance étroite entre Gallia et France, gallicus et français. Pour preuve ce que j’ai pu relever dans le Recueil Général des Lexiques français du Moyen Age (XIIe – XVe siècle) — I – Lexiques Alphabétiques – Tome premier – publié par Mario Roques (Librairie ancienne Honoré Champion, Paris, 1936) — fascicule 264 de la Bibliothèque de l’École des Hautes Études (Il s’agit bien sûr de lexiques latins-français) :

– Manuscrit de Douai (bibliothèque de la ville), fin XIIIe – début XIVe, dialecte du Nord : Gallia : Franche, gallicus : franchois ; natio : lignee ;

– Manuscrit de la Bibliothèque vaticane, première moitié XIVe : gallus : coc, Gallia : France, gallicus : françoys ; nativitas : nativité ;

– Manuscrits ressemblants du monastère de Conches, 1304 et 1308 & de la Bibliothèque nationale, milieu XIVe, dialecte du Nord : gallus : coc ; Gallia : France ; gallicus. a. um. : franceis ; natiuitas : nativité ; natalis : jour de naissance ; natalicium : idem.

On peut voir que j’ai joint quelques exemples d’autres mots comme natio qui n’avait alors pas encore donné le mot savant : nation, mais qui n’avait encore seulement que celui de « lignée ». Nativitas a déjà donné le nom d’emprunt Nativité (sans majuscule dans les manuscrits) ; Natalis est encore jour de naissance et semble ignorer les formes dialectales populaires qui allaient donner Noël en français commun.

De même, Gallus est déjà le coq et semble ignorer toutes les formes dialectales de ce mot. Dans les deux derniers manuscrits, « gallus : coc«  est glosé : uel franceis uel nomen cuiusdam poete ; ou français ou nom de quelque (quidam) poète. Si je comprends bien le sens, le scripteur nous montre que le rapprochement entre le coq (gallus) et le gaulois (Gallus) que faisaient les Romains autrefois, par un glissement de langue, est devenu tout naturellement le rapprochement actuel entre le coq et le français. La seconde glose est plus obscure ou veut-elle dire tout simplement que Gallus fut porté autrefois comme surnom par diverses familles romaines ; ou désigne-t-elle Gaius Cornelius Gallus, premier préfet d’Égypte, poète et ami de Virgile, introducteur de l’élégie à Rome mais dont il ne reste pratiquement rien de l’œuvre. 5

Littré nous dit fort justement de « Gaule » (Gallia en latin) et plus encore de « Gaulois » (Gallus en latin) que  » cette forme est insolite, attendu que le latin n’a pas gallensis, qui seul aurait pu donner gaulois ; quant à au, il paraît résulter de la résolution de la première [sic] l en u. » En fait, tant « Gaule » que « Gaulois » semblent être des réfections modernes plus ou moins savantes. Avec « -aul » français pour « -all »latin. La terminaison en « -ois » semble arbitraire et relever, par analogie, d’ethnonymes tels que : françois/français, anglois/anglais, portugois/portugais. Il fait même partie des mots qui comme « gallois » ou « bourgeois » est resté « gaulois » sans devenir « gaulais ».

CHAPITRE IV

DE LA JAILLE

Si, comme nous venons de l’écrire, l’usage et la définition des mots « Gaule » et « Gaulois » sont plutôt récents en français, cela ne veut pas dire qu’il n’existe ou n’exista pas les formes populaires de ces mots.

Pour le dire plus précisément : les mots « Gaule » (latin Gallia) et « Gaulois » (Gallus, m.s., Galli, m.p. ; Galla, f.s., Gallæ, f.p.) sont des emprunts savants au latin. De nos jours il n’existe plus vraiment de forme populaire de ces deux mots en français courant. Tout juste peut-on en déceler quelques témoignages dans l’onomastique empreinte d’Ancien-français, régionalismes ou dialectismes. 6

J’en veux pour preuve les trois toponymes suivants :

— Saint-Mars-la-Jaille, commune située à la limite Est de la Loire-Atlantique, à toucher le Haut-Anjou ;

— La Jaille-Yvon, commune située à la limite du centre-Nord de ce même Haut-Anjou à toucher la Mayenne, tant le département que la rivière qui est la limite Est de la commune ;

— et La Jaille-en-Noellet, anciens fief et paroisse de l’actuel village de Noëllet, aujourd’hui simple section de la commune d’Ombrée d’Anjou, située également dans la partie Ouest du Haut-Anjou, à mi-chemin environ des deux communes précitées.

Toutes trois situées aux marches historiques de l’Anjou (comprenant alors au Nord la Mayenne angevine) et de la Bretagne.

Il appert que « la Jaille » de ces trois toponymes remontent à une ancienne famille « de la Jaille ». Ici, deux thèses s’opposent.

Première. Autour de l’an Mille, un certain Yvon (Yvonis) fils puîné d’Yves de Bellême dans le Perche (premier comte d’Alençon) fonde la forteresse de La Jaille sur la Mayenne (ce qui deviendra la Jaille-Yvon) et juste au Nord de ce fief, la maison de Château-Gontier dans l’actuel département de la Mayenne.

Seconde. Le troisième fils d’Yves du Creil, noble à la Cour du roi de France Charles le Simple (879-929), un certain Yvon du Creil aurait fondé ce château-fort à la demande de Foulques III dit Foulques Nerra (Le Noir) qui fut comte d’Anjou entre 987 et 1040.

Enfin, toujours est-il que le nom du seigneur possédant la forteresse de La Jaille-Yvon, probablement une simple motte à l’époque, est attestée en 1052 / 1068 sous la forme de Yvo de Gallia ou de Gallica : Yves (ou Yvon) de Gaule. À cette époque il s’agit déjà d’Yvon III de la Jaille.

Le nom « Yvon de la Jaille », ou plus précisément sur les plus anciens documents « Yvo de Gallia » ou « de Gallica » (selon les sources), va se répéter de génération en génération. Le fief et la paroisse d’Yvo de Gallia prendront le nom de La Jaille-Yvon pour ne plus en changer jusqu’à nos jours.

DE GALLIA À JAILLE

Il semble donc que, derrière le nom latin savant « de Gallia », se cachait déjà le nom vulgaire « de la Jaille ». Sur les documents on trouve : de Gallia (de Gaule, originaire de la Gaule ; avec Gallia à l’ablatif) ou de Gallica (de Gaule ; avec le seul adjectif « Gallica » expression tronquée pour « Gallica humus », terre gauloise, pays gaulois ; comme on a « Aremorica » pour « Aremorica humus »).

Il est notable de constater que la forme « jaille » entre dans le cadre normal de l’évolution d’un mot tel que Gallia, en français populaire. Soit Gallia > galia > gaʎia > gaʎie > gaʎ > dyaʎ > djaʎ > jaʎ > jay (écrit : jaille). ʎ est un « l palatal » dit encore « l mouillé » généralement écrit « ill » en français qui est devenu très généralement « y » (yod) en français vers la fin du XIXe / début du XXe (cf. Bourciez, Phonétique française, § 121 & 190). Gallia donne « jaille », comme gabata donne « jatte » et muralia donne « muraille« .

Quant à Gallica… ce mot ne semble pas avoir donné de descendance en français ; on ne connaît pas de « Jaillique«  comme il y a une Armorique.

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Selon les endroits, Jao, Nao ainsi que jay (jaille) se prononcent avec des diphtongues fermées ou bien ouvertes, étant entendu que les deux sons ont tendance à s’accommoder, se fermer tous les deux, ou s’ouvrir tous les deux suivant les localités ou même les individus : Nâô, Nàò, et même Nàhou en deux syllabes ; jâô, jàò, jàou ; jây, jày. Personnellement, dit hors de l’environnement phonique (ou plus précisément phonétique) d’une phrase qui peut tout modifier, je dis généralement : Nàò, jàò et jây.

CHAPITRE V

À LA MARCHE

Si la mise en place du toponyme « La Jaille-Yvon » s’est faite rapidement, il n’en a pas été de même de celui de « Saint-Mars-la-Jaille ». Avant le XIe siècle, ce lieu était, dit-on, nommé « Terre de Mars » (je n’ai pas la référence précise, je suppose qu’elle doit être en latin dans l’original). De quel Mars s’agit-il ? Probablement pas du dieu Mars. Mais plutôt de sa position au limes même du territoire breton jouxtant l’Anjou. Autrement dit à sa marche (sa zone frontière), à sa marge, tous mots qui se disent marz en breton (prononcé « mars » en finale nue). Au niveau étymologique, il y a d’ailleurs des analogies entre « marque », « marche » et « marge ».

« Marche » dans le sens de «province frontière d’un État» est attesté vers 1100, nous dit Le Trésor de la langue française. Ce mot aurait été emprunté au germanique *marka «frontière» (ancien haut allemand marcha). Le latin médiéval marcha, marca dans le sens de «limite» ou «frontière» est attesté dès le VIIIe siècle, et dans le sens de «région frontière placée sous le commandement d’un marquis» à la fin du VIIIe siècle.

Au XIIe siècle, la seigneurie de Mars et la paroisse de Saint-Médard apparue vers la fin du XIe siècle, se partageaient ce domaine. Par un processus curieux de symbiose et de confusion, la paroisse pris le nom de Saint Mars. Abandonnant et « Terre » et « Médard ». D’autant plus facilement « Médard » que « Mars » est la contraction de « Médard » (M[éd]ard) ; ajoutons que le « d » final, qui s’est effacé dans la prononciation moderne de Médard devait déjà se prononcer « s », ou « z ».

Quant à la seigneurie, c’est un certain Olivier de Vritz qui en devint le seigneur à la fin du XIIe siècle et associa son prénom à celui de la paroisse qui devint alors « Saint-Mars-l’Olivier ». Puis, vers 1250, la seigneurie de « Saint-Mars-l’Olivier » passa dans la famille des seigneurs de La Jaille-Yvon. D’où finalement le toponyme de Saint-Mars-la-Jaille.

En 1275, Yvon IX de la Jaille possédait alors quatre châtellenies : celles de la Jaille-Yvon, de Saint-Mars-la-Jaille, mais aussi de la Jaille-en-Noellet, ou encore de Pordic sur la côte du Goëlo près de Saint-Brieuc. Les La Jaille bien qu’habitants avant tout le Haut Anjou ou limitrophe, se présentaient alors comme les héritiers d’une branche cadette de la maison ducale de Bretagne.

L’actuel village de Noëllet – qui depuis la fin 2016 fait partie de la commune nouvelle (selon le terme officiel consacré à la folie destructrice des communes, pour reconstruire de nouvelles formes de cantons plus loin du peuple) d’Ombrée d’Anjou qui regroupe dix anciennes communes – avait nom Noelet entre 1036 et 1056. Son nom changea finalement assez peu, différences orthographiques ou de langue mises à part : Noeletum (circa 1056/1060), Noiletum (ca. 1060/1067), Noilet (ca. 1070/1080), Nuiletum ou Noieletum au XIIe siècle… Ce Noëllet est sans doute à rapprocher des Noue, Noë, Noëlles citées plus haut.

EN RÉSUMÉ

1 – Juste en limite de la Bretagne et de l’Anjou historiques, côté breton, se trouve Saint-Mars-la-Jaille. À une vingtaine de kilomètres au Nord et Nord-Est de Saint-Mars-la-Jaille, autrement dit dans le Haut-Anjou, et plus précisément sur la partie Nord-Ouest du département du Maine-et-Loire se trouvent :

2 – Noëllet (ex La Jaille-en-Noëllet) maintenant commune déléguée sur la « commune nouvelle » d’Ombrée d’Anjou, qui s’étend en gros de Pouancé (son chef-lieu) à Combrée ; cette commune nouvelle qui a pris le nom de la forêt d’Ombrée qui se trouve à proximité de Combrée, occupe la pointe Nord-Ouest du Maine-et-Loire également dénommé Pays de Pouancé, ou Pouancéen.

3 – Pour être complet avec le toponyme « La Jaille ». À l’Est d’Ombrée-en-Anjou la « commune nouvelle » de « Segré-en-Anjou Bleu » selon les « politocrates », ou de « Segré-en-Anjou-Bleu » selon l’Institut Géographique National. Également dénommé Segréen, ou pays de Segré, une sous-préfecture. Parmi ses communes déléguées : Louvaines (le pays des louves ?) sur le territoire de laquelle se trouve le prieuré de la Jaillette, établissement religieux fondé en 1194 par le chevalier Geoffroy Lostoir (Lostorius sur les parchemins) à son retour de la Troisième croisade. Cet édifice fut donné aux moines augustins de l’abbaye du Mélinais située près de la Flèche.

4 – Et juste au Nord-Est de Segré-en-Anjou-Bleu, la commune de La Jaille-Yvon, sur le cours de la Mayenne en limite du Maine-et-Loire.

Notons encore que la rivière qui traverse ce territoire, du moins d’en-deça de Pouancé, depuis la Loire-Atlantique, jusqu’à Segré où elle se jette dans l’Oudon, qui se jette lui-même dans la Mayenne, a pour nom La Verzée. Or, selon certains tant « Ombrée » que « Verzée » seraient des allusions (anciennes) au fait que cette partie de l’Anjou seraient à la marche, à la porte de la Bretagne et de la Mayenne voisine. Je ne saurais en dire plus présentement.

DÉTOUR POÉTIQUE

Pour l’anecdote, notons deux noms d’affluents de la Verzée : le ruisseau des Nymphes (ou de la Nymphe) et l’Argos : brillant, luisant, blanc ; rapide, agile, ou léger en grec ancien.

S’agit-il du géant ou de l’argonaute ? D’Argos Panoptès, « celui qui voit tout », le bouvier aux cent yeux, dont cinquante sont endormis pendant que cinquante autres veillent en permanence, rendant impossible de tromper sa vigilance. Ou d’Argos, l’artisan qui construisit l’Argo avec l’aide de la déesse Athéna et fut pilote des argonautes ? Ou bien encore d’Argos, le brave chien fidèle d’Ulysse ?

CHAPITRE VI

LES LA JAILLE À LA JAILLE ?

La fortune de la famille De La Jaille connue des hauts et des bas, ainsi, vers la fin du XIIIe siècle, les seigneurs de la Jaille-Yvon était grevée d’obligations hypothécaires dont les titulaires négociaient leurs titres. C’est Yvon XI, au tout début du XIVe siècle, qui remonta la pente de sa maison, si bien qu’en 1338, Yvon XII, l’aîné de ses fils, se retrouva à quatorze ans, maître à nouveau de quatre châtellenies. Très grand seigneur, il était banneret en Anjou et en Bretagne, c’est-à-dire qu’il avait droit de lever bannière en vue de réunir une compagnie militaire de ses vassaux.

C’est le Marquis de Brisay qui écrit dans La Maison de La Jaille (in Revue de Bretagne, Vendée et d’Anjou ; volume 39-40 ; par la Société des bibliophiles bretons et de l’histoire de Bretagne) :

Si l’on constate, avec Rymer (Diplômes et traités des rois d’Angleterre, par Rymer, vol. III, pages 536, 547.), que le château de la Roche d’Iré, voisin de celui de la Jaille-en-Noëllet, fut pris et occupé par les Anglais, de 1359 à 1362, on ne doute plus de la réalité des désastres dont les environs de Segré, et par conséquent les biens des la Jaille, subirent les effets pendant la plus violente et la plus inhumaine des invasions. Il est certain que, de cette période de l’occupation anglaise, date la destruction des anciens manoirs de la Jaille et de Saint Mars, lesquels furent, après l’évacuation du pays consécutive aux clauses du traité de Brétigny, réédifiées sur un plan nouveau.

Ces restaurations seraient dues à Yvon XII, puisque des ruines encore existantes en partie révèlent le style du quatorzième siècle. C’est depuis cette époque que Saint-Mars, antérieurement qualifié l’Olivier en souvenir des Olivier de Vritz, ses possesseurs, a ajouté à son nom primitif celui de la Jaille, désignation particulière de la nouvelle forteresse.

Autrement dit, Yvon XII reconstruisit somptueusement les châteaux-forts de la Jaille-en-Noellet et de Saint-Mars-la-Jaille ; et il habita ce dernier, « une forteresse nouvelle » comme écrit De Brisay. Tandis que la Jaille-Yvon n’était plus qu’une ruine de la première période féodale.

Finalement, cette débauche de travaux de reconstruction finit par amener la liquidation définitive des quatre châtellenies des La Jaille qui intervint dans les années 1430/1450. (Cf. également Le Marquis de Brisay : La Maison de La Jaille (H. Champion, Paris, 1910) et Internet : infobretagne.com/famille-jaille-bretagne.) 7

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Mais il n’est pas évident de savoir ce que le mot « Jaille » (Gallia) recouvrait exactement au Moyen-âge, au haut Moyen-âge en particulier. D’autant qu’il avait un homonyme qui ne semble persister encore dans certains parlers régionaux, tel le français de Haute-Bretagne.

Je crois avoir évoqué plusieurs fois un autre mot « jaille » en français qui désigne : toute chose sans valeur, cassée, dépassée, en ruine, mal construite, de mauvaise qualité, inutilisable, de très bas de gamme ; ou encore toute chose ennuyeuse à résoudre, qui se présente d’une façon tordue, dont personne ne veut ; y compris dans l’art ou dans l’écriture.

« C’est de la jaille » est un constat sans appel qui veut dire en fait : « ça ne vaut rien, qu’est-ce qu’on va s’embêter avec ça » ou encore « quelle corvée inutile à venir ». « De la jaille » peut être tout ou rien de déprécié, en tous domaines. Autrement dit « de la jaille », c’est quelque chose qui est bon à être jeté ; et « la jaille » est donc aussi le nom régional que l’on donne à un dépotoir ou à une déchetterie. Le jailloux étant lui-même un collectionneur de choses bonnes à jeter, ou un amoureux de la récupération d’objets plus ou moins défectueux « pouvant servir un jour », c’est-à-dire jamais. D’objets « faillis » ou de « la fagne » comme on dit encore.

Cette jaille-ci n’a rien à voir avec notre Gallia, mais plus probablement avec galla, -æ, qui en latin désignait la galle, la noix de galle, ou au figuré le vin aigre, qui a donné aussi le mot gale avec un seul « l« . « Gale, forme spécialisée au XVIIe siècle comme terme de pathologie, variante orthographique de galle » (Trésor o.c.). Et c’est cette gale-là qui est sans doute a rapprocher de « jaille », du moins par son sens, car phonétiquement il provient plus logiquement de galla avec deux « l« . Tandis que « galle » et « gale » ne sont d’ailleurs que des emprunts savants au latin puisque les « g » initiaux latins devant « a » sont devenus « j » en français courant et populaire, comme déjà dit plus haut.

Le seul problème est que galla, si l’on respecte la logique courante et normale de l’évolution phonétique en français, devrait donner « jal ». Il faut alors imaginer que galla ait pu évoluer en gallea ou en gallia à un moment donné du bas-latin, par confusion avec Gallia.

On peut noter aussi que plus d’un mot en -aille en français, parfois familier, a un côté dépréciatif, péjoratif (cf. canaille, valetaille, marmaille…). Ce qui cadre bien ici aussi.

CHAPITRE VII

BROC’HALL HA GALLAOUED

Venons-en maintenant à évoquer ce que, en Pays celtique, je veux dire en Basse-Bretagne, en Bretagne bretonnante, les mots Gallia, Gallus (pluriel Galli), Galla (pluriel Gallae) … sont devenus.

Rappelons tout d’abord le contexte du côté de la langue bretonne, tel que l‘énonce Suzanne Citron (o.c. page 228), à la suite de François Falc’hun (voir en particulier : Perspectives nouvelles sur l’histoire de la langue bretonne, livre de référence) :

L’Armorique est devenue Bretagne lorsqu’aux IVème et Vème siècles, fuyant les Scots, les Pictes et les Saxons, les « Bretons » quittèrent la Bretagne d’outre-mer. Ils trouvèrent en Armorique une population celtisée, très peu romanisée, qui avait gardé ses mœurs, son organisation sociale et sa langue. Des mélanges linguistiques naquit le « breton », langue écrite qui servit à des usages savants. Dans la région de Rennes et de Nantes, les évêques organisèrent une résistance aux Bretons, et la langue romane subsista. La Bretagne ne fut jamais intégrée au regnum Francorum.

Nous sommes ici à la fin de l’époque proprement gallo-romaine, époque que l’on fait courir habituellement de la conquête de la Gaule (- 52) à l’abdication du dernier empereur romain d’occident Romulus Augustule en 476, d’un empire en partie christianisé. On peut y ajouter la Bataille de Soissons (486) qui marque la fin de tout pouvoir romain en Gaule (avec Syagrius) et l’avènement des Mérovingiens, tandis que Clovis, roi de toutes les tribus franques, est baptisé autour de l’an 500. C’est alors que la noblesse franque s’impose sur une population essentiellement rurale et paysanne gallo-romaine.

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Comme quoi l’histoire linguistique, l’histoire politique, l’histoire des peuples sont liés :

En breton, les termes d’emprunts (modernes) Frs (France), Frsez (Français, singulier), Frsizion / Frsizien (Français, pluriel) sont peu utilisés et très généralement rejetés des puristes. L’occurrence principale, pour ne pas dire essentielle, tourne autour du prénom François/Françoise (forme ancienne de « Français ») prononcé à la mode de Bretagne.

Soit tout un ensemble de variantes et diminutifs (en -ig/ik) tels que : Frañsez, féminin Frañseza, Frañsezig, Frañsezaig ; parfois Frañsoù (traditionnel), souvent Fañch, Fañchig (masculin), Fañchon (féminin), usuels : Soaig, Saig (masculin), Soazig, Seza, (féminin)… (cf Dictionnaire breton Francis Favereau). 8

En rapport avec la Gaule

En rapport avec la France

peuples

Galia : Gaule

Gall, Bro C’hall ou Bro-C’hall* : Pays Gallo (Haute-Bretagne), France. 9

Galian : Gaulois

Gall (pluriel : Gallaoued, Galleued) : Gallo (Haut-Breton, Breton non-bretonnant), Français.

galian : gaulois (adjectif)

Gallez (pluriel Gallezed) : Gallaise (Haute-bretonne), Française.

langues

galianeg : langue gauloise

galleg : langue française.

gallek : français, de langue française (adjectif).

galleger : francisant.

* Bro = Pays ; derrière « bro », « Gall » mute en « C’hall » (c’h = ch allemand de Bach, ou jota espagnole)

(cf. Dialecte de Vannes Vocabulaire breton-français et français-breton par A. Guillevic et P. Le Goff (Lafolye frères éditeurs, Vannes, 1907) ; Roparz Hemon Nouveau Dictionnaire Breton-Français, 6e édition (Al Liam, Brest, 1978 ) ; et Francis Favereau Dictionnaires bilingues (Édition Skol Vreizh) disponibles sur Internet).

Le vénérable Dictionnaire Celto-breton de Le Gonidc (1821 et 1847-50) glose ainsi le mot Gall : « Gaulois, habitant de la Gaule, et aujourd’hui Français, qui est né en France, qui habite la France. […] pluriel gallaoued (en trois syllabes) […] anciennement Galled et Galliz. […] Gall est un nom de famille fort commun en Bretagne ». Et le mot Gall ou Brô-C’hall : « La Gaule, le pays des Gaulois, et aujourd’hui la France, le pays des Français ; é Gall, ou é brô-C’hall : en France ».

Personne n’a encore tranché sur le sens exact, sur ce que désignait autrefois en breton « ar Gall ». Savoir à quelle époque est apparu ce patronyme (au moins par écrit) serait source d’information sur son ou ses sens d’origine. Est-ce que cela fait référence aux populations armoricaines que les bretons d’outre-Manche ont trouvées sur place (parlant qui un gaulois tardif, qui un roman primitif, qui un mélange de tout ça) ? À un haut-breton romanisé, non-bretonnant ? Un français ? Un étranger, un breton non bretonnant, ou mal bretonnant, un bretonnant vannetais ? Les solutions sont ouvertes, notons encore que « gall » au figuré peut signifier « bègue » en breton. Et que « mont e Gall » signifie : « aller en pays Gallo » ou « en France ».

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Ce qui est remarquable est que Legall – comme je le redis plus bas – batte tous les records de fréquence dans le Finistère et les Côtes d’Armor, donc là où l’on parle le breton K-L-T (pour le dire très schématiquement, là où l’on parle un breton accentué sur la syllabe pénultième et non finale, comme généralement en breton vannetais ; ou pour le dire autrement, là où le breton parlé est sans doute le plus proche du cornique – qui, fort heureusement pour lui, est en train de renaître de ses cendres en Cornouailles britannique, où les cornouaillais ont d’ailleurs le statut de minorité nationale).

Je dis également plus bas que Legal se rencontre surtout en Loire-Atlantique, particulièrement en Presqu’île guérandaise, sa partie nord-ouest et maritime qui jouxte le Morbihan ; puis dans le Morbihan. Il faut savoir que la Presqu’île guérandaise, qui voit renaître de nos jours des écoles en langue bretonne Diwan, a parlé encore marginalement breton courant du 20e siècle dans les ports en particulier (il s’agissait d’un breton KLT d’immigration) mais aussi avant tout un dialecte haut-vannetais tout à fait particulier, dénommé « dialecte de Batz-sur-Mer » dont on a que quelques traces écrites.

Est-ce que ces Legal-ci sont les mêmes que les Legal-là ? Je veux dire, est-ce qu’ils désignent exactement le même genre de personnes, ont le même sens ? Il faut savoir aussi que les conventions d’écriture locales ou régionales ont pu très souvent diverger et que les états-civils anciens étaient tenus très généralement par des prêtres dont certains étaient bretonnants de naissance, ou d’apprentissage, ou mal bretonnants (la messe en latin arrangeait tout).

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Il est notable que sur cette racine gall le breton se rapproche non pas tant des deux autres langues brittoniques (gallois et cornique) que du gaélique. En gaélique irlandais, gall est un nom ou un adjectif qui a les sens suivants : gaulois, britannique, anglais, étranger, immigré, inconnu, voire extra-terrestre (pour le dire autrement : qui n’est pas irlandais, mais qui est ou a été plus ou moins en contact avec les irlandais) ; « gallo-romain » s’y dit : gall-rómhánach ; les Îles Hébrides : Inse Ghall ; Gaulois : Gallach ; Gallois : Galés ; Galicien : Galego. Quant à gallán il désigne tout autre chose, le menhir. En gaélique écossais, gall a également les sens de : anglais, étranger, inconnu, extra-terrestre, mais aussi d’écossais des Lowlands (ne parlant pas gaélique, à la différence de ceux des Highlands ou des Hébrides) ou encore … cygne (sic).

En gallois, le mot gal (singulatif gelyn) a le sens d' »ennemi », et « anglais/anglaise » (substantif) se dit : Saeson (saxon), Sais (Saxons), Saesnes (Saxonne), Saesnesau (Saxonnes). En français, on a des Langlais (qui ne sont pas nécessairement des descendants d’anglais, mais de personnes dont un ancêtre habitait à un angle de rue ou de tout ce que l’on veut) et en breton, on a des Lesaux (et autres graphies) qui n’ont rien à voir avec le fait d’être sot, mais d’être saxon, d’être un Saoz, un Anglais en breton. Comme le nom noble d’origine bretonne De Kersauzon signifie : de la ville des saxons. « Ville » entendu comme : village, hameau, maison. On a dit plus haut que gall pouvait, éventuellement, signifier « bègue », en breton ; il en va de même avec saoz.

Précisons aussi que les Cornouailles anglaises connaissent le patronyme Argall et dérivés : Argoll, Argill, Orgall (avec deux ou un seul « l »). Le cornique est une langue très proche du breton par le fait même que ce sont essentiellement des locuteurs de cornique qui ont immigré en (petite) Bretagne. (Cf. sur Internet le site : The Argall Family Name.)

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Certains ajoutent encore aux hypothèses courantes, une hypothèse hagiographique, voulant faire des Legall des personnes anciennement désignées par le nom de Saint Gall, fondateur de l’abbaye éponyme, tout à l’Est de la Suisse. Ce denier séjourna en Bretagne et aurait marqué les esprits locaux jusqu’à pousser certains à en prendre le prénom comme nom. Ou par Saint Gallus, évêque de Clermont au VIe siècle.

En fait le sens à donner à Gall entre finalement dans un beaucoup plus vaste domaine ; celui de l’histoire des premiers royaumes armoricains et/ou bretons d’Armorique ; la toponymie, la dialectographie tant bretonne que romane, ont clairement établi divers reculs du breton au cours des siècles ; Falc’hun a brillamment mis en avant l’aspect sans doute très ancien de la (pour simplifier) dichotomie phonétique et lexicale entre le breton KLT et le breton vannetais. Laissant entendre une situation linguistique complexe aux temps anciens, de fin d’antiquité, sur le futur territoire de la Bretagne historique (à cinq départements). Mêlant réalités celtes à réalités romanes.

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Je pourrais ajouter encore plusieurs mots dérivés de Gall, qui montrent l’importance première de ce mot en breton par rapport à la très secondaire racine d’emprunt moderne Frañs, tels que : gallegaj (mauvais français, en parlant de la langue), gallegacher (locuteur de mauvais français), gallegann (baragouiner en français, déraisonner, bégayer…), gallgar (francophile). Ou encore Inizi Gall qui est le nom breton des îles Hébrides (Écosse) apparemment emprunté au gaëlique écossais : Na h-Innse Gall, ou Na h-Inns nam Gall : La Gall de l’Île, L’Île de la Gall.

Ce qui nous renvoie à un tout autre sujet : la recherche du sens premier et de l’origine linguistique de la racine ethnonymique Gall et autres dérivés antiques ou anciens, que l’on retrouve dès latin et grec, et qui se rencontre tel quel ou phonétiquement modifié – ou comme racine d’un mot plus long, en diverses contrées ou peuples de l’Europe et même jusqu’en Anatolie. Y compris dans le nom de plusieurs langues ou dialectes : gaulois, galate ; gaélique, gallois ; galicien, gallo, wallon, valaque (terme générique ancien pour désigner des locuteurs daco-roumains, aroumains, mégléno-roumains ou istro-roumains). Rien n’est simple à démêler en un domaine, l’ononomastique, où le plus souvent on est nommé par son voisin.

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Je voudrais revenir une dernière fois sur Legall et ses variantes en précisant que Gall, très généralement précédé de l’article défini français le est un nom de famille particulièrement présent en Bretagne, tant Haute que Basse (en France plus généralement et en bien d’autres contrées) :

Legall (et ses nombreuses variantes : (avec l’article défini français) Legal ; Le Gal, Le Gall, Le Galle, Le Guall ; (avec un diminutif, -ic = -et ou -ot français) 10 Le Galic, Le Gallic, Le Gallyc ; (avec un pluriel, ou comme mot signifiant « gallo », habitant de Haute-Bretagne) Legallo, Le Gallo, Le Gallou ; (avec l’article défini breton) Ar Gall, Argall, An Gall, En Gall ; (sans article mais avec un diminutif) Galic, Gallic ; (sous forme d’un nom de lieu : « chez le Gall », « de la ville des Le Gall », « ville » étant entendu dans le sens de « hameau » en toponymie) Kerangall, Keragall, Kergall…) serait le 1er ou l’un des premiers noms de famille en Bretagne historique (à cinq départements). Sa présence la plus forte est dans le Finistère, puis le Morbihan et les Côtes d’Armor. Les trois départements, en totalité ou en partie, historiquement bretonnants.

Je ne prétends pas ici faire une étude sur le patronyme Le Gall et dérivés. Mais je note que Legal (ou plus rarement Legall) se rencontre surtout en Loire-Atlantique, particulièrement en Presqu’île guérandaise qui jouxte le Morbihan ; puis dans le Morbihan en compagnie des Le Gal en deux mots, plus rares ; Le Gallo se trouve principalement dans le Morbihan ; Le Gallou, et beaucoup plus rare Legallou, sont en premier lieu en Côtes d’Armor. Mais celui qui bât tous les records en quantité est Legall (beaucoup plus rarement Le Gall) dans le Finistère et les Côtes-Armor avec en tête Brest et Plougastel-Daoulas ! 11

Des formes plus rares telles que Kerangall et Kergall se retrouvent en Côtes d’Armor, ou Le Galle dans le Morbihan.

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Avant de clore, rappelons juste qu’il existe plus d’un dicton évoquant Noël. Par exemple (en gallo) : Queu Tousint, queu Nao ; queu Nao, queu Pacao ! Telle Toussaint, tel Noël ; tel Noël, telles Pâques ! Ou l’archi-connu : Noël aux balcons, Pâques aux tisons. Ou encore, et à l’inverse : Noël gelé promet Pâques fleuries.

En attendant, après un hiver de pluies, pouvons-nous espérer un printemps à venir pas trop gorgé d’eau ?

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NOTES

1 Les Pal’tots Jaones = les Gilets Jaunes.

2 – L’hypothèse crăciun (création) semble la seule vraisemblable par rapport à l’hypothèse crăciun (crèche), pour la simple raison que « crèche » est un emprunt du français à l’ancien bas francique *krippia (d’un plus ancien germanique *kribjon), correspondant à l’allemand Krippe « crèche ». Et que le roumain ne connaît le mot creşă (prononcé : crèchë) qu’en tant qu’établissement accueillant de jeunes enfants.

D’autant que le mot latin pour désigner la mangeoire (qui est le sens premier de crèche) est alveus (-i, masculin) et que le mot de latin ecclésiastique pour désigner la crèche est præsepe (-is, neutre) ; qui en latin courant a les sens de : parc à bestiaux ; étable, écurie ; mangeoire ; lieu où l’on mange ; table ; habitation, logis ; ruche ; mauvais lieu, taverne…

Évolution intéressante du mot « crèche » en français qui est passé de 1- «mangeoire pour les bestiaux» (début XIIe siècle) à 2- «mangeoire où le Christ fut déposé au moment de sa naissance» (1223) puis plus récemment à 3- «asile de nouveau-nés» (1782-88, in Louis Mercier, Tableau de Paris) à 4- «couche garnie d’une paillasse» (1793, les geôles de la Révolution passant par là) ; à 5- «représentation de l’étable de la Nativité» (1803, in Chateaubriand, Génie du Christianisme) ; et enfin, à 6- «gîte misérable» (1905). (cf. Le Trésor o.c.)

3Boire (formes dialectales : boére, boère, bwàr):

Littré :  » Boire (substantif féminin). Nom donné, dans les départements de Maine-et-Loire et de la Loire-Inférieure, aux anses ou petits golfes de la Loire. […] 2° Terme de pêche. Communications que les mares, fossés ou chantepleures [rigoles ouverte dans la berge d’une rivière] ont avec les rivières, ou bien fosses pratiquées sur les bords des rivières. […] Étymologie. Bas-latin borra, creux plein d’eau ; italien borro, fosse creusée par les torrents de montagnes. Sauf ces rapprochements, on ne sait rien sur l’origine de ce mot. »

Trésor de la langue française :  » Boire (substantif féminin). A.− Dans le cours inférieur de la Loire petit golfe formé par le fleuve […] B.− Rigole à ciel ouvert faisant communiquer une masse d’eau stagnante avec une rivière ; fossé pratiqué sur le bord d’une rivière […]. Prononciation : [bwa:ʀ]. Étymologie et Histoire 1343 « fosse faisant communiquer une chantepleure avec une rivière, surtout sur la Loire » […] Terme de la Basse-Loire […] d’origine inconnue [..] ; rapproché ultérieurement du verbe boire : cf. Trévoux, 1704, s.v. boire ; attesté dans la même aire géographique en latin médiéval sous la forme bera en 1110-1130 […] et beria en 1337 […] ; ces formes excluent un rapprochement avec le provençal moderne bouiro « bief d’un moulin » qui représente une forme *boria ; un rapprochement avec l’ancien français buire « écluse » (1321 […]), d’aire géographique picarde et wallonne, réputé d’étymologie inconnue […] est peu probable du point de vue phonétique et vu l’éloignement des deux aires géographiques. […] »

Patrice Brasseur Le Parler nantais de Julien et Valentine (Université de Nantes, 1993) : « Boire. Substantif féminin.  » Étang, mare«  ( communication personnelle de Henri Bouyer). Georges Vivant [N’en v’la t-i des rapiamus!, Reflets du Passé, Nantes, 1980] : bouére. Paul Eudel [Les locutions nantaises, Nantes, 1884] : petite anse navigable dans la Loire.

4 En breton Kelt désigne le Celte, et Keltia désigne la Celtie, l’ensemble des peuples de culture, de langues (toutes en situation de bilinguisme, d’ailleurs, de nos jours) ou simplement de musiques celtiques (la Galice, les Asturies, par exemple, ou certaines contrées de l’Italie du Nord, ou d’Europe centrale ou de l’Est).

5À propos encore de « Gallus » et de « gallus ». Rouvrant, ces jours derniers, à la page 120, le Bulletin de la société archéologique et historique de Nantes et de la Loire-Inférieure de l’année 1936, tome soixante-seizième (Nantes, 1937), je suis tombé sur un article de Marcel Giraud-Mangin intitulé : La bibliothèque de l’archidiacre Le Gallo au XVIe siècle. L’auteur nous livre ce qu’il a trouvé sur un livre ayant appartenu à ce Le Gallo :

un distique en latin qui forme un amusant jeu de mot sur le double sens de gallus, signifiant à la fois Le Gallo et Coq :

Sum Galli, qui me manibus subduxerit uncis

Huic ne quo gallus defuat opto loco.

Ce qui se traduit : « Je suis à Le Gallo ; à celui qui m’aura dérobé de ses mains crochues, je souhaite qu’un coq ne lui manque pas quelque part.

6 En grec ancien, on utilisait finalement plusieurs noms pour désigner les Gaulois et la Gaule ; et les Romains avaient tendance à les suivre en ce domaine. Ce qui a entraîné certains confusions jusqu’à nos jours.

Il y a avait par exemple : Keltikhê qui désignait La Celtique, le monde celte, et en particulier la Gaule ; Keltos (-ôn, pluriel kéltai), dont le Bailly donne comme définition (au pluriel) : peuple de l’ancienne Gaule ; Gallos (latin : Gallus), gaulois, et Gallia (idem en latin) signifiant La Gaule ou Les Gaules. Mais il semble que le nom usuel pour désigner la Gaule était Galatía, mot ambigu car il recouvre aussi d’autres régions telle la région des Galates ; et de même, le nom usuel pour désigner les Gaulois était Galátês, terme recouvrant aussi bien les Gaulois de l’Ouest que de l’Est ou d’Orient (d’Anatolie par exemple). Ajoutons encore Keltoligues (-ôn), Celtes de Ligurie et Keltibêres, Celte-ibères.

7 – À propos de la prononciation de « Saint-Mars-la-Jaille » en français régional : le « s » final de « Mars » ne se fait pas entendre, comme il en est de même avec Saint-Mars-du Désert et Petit-Mars et pour le « c » de Saint-Marc-sur-mer, tous villages de Loire-Atlantique. Le « â » de « jaille » est un « â » d’arrière. En gallo, « Saint-Mars-la-Jaille » se dit : sâ-mòr-lâ-jòy.

8 À propos des voyelles nasales en breton (qui sont d’ailleurs plus nombreuses qu’en français, mais ceci est un autre sujet). Il faut savoir qu’en breton, particulièrement en breton KLT (Kernev ou Bro-Gernev, Cornouaille ; Leon ou Bro-Leon, Léon ; Treger ou Bro-Dreger, Trégor), moins en breton Gw (ou Gu), le breton vannetais, celui du pays de Vannes (Bro Guéned), toute voyelle située devant les consonnes nasales « n«  et « m«  peuvent se nasaliser, ou fermer la consonne ; on dira : brézon-nék, ou bréhon-nék (mais aussi : bré-zou-nék) pour brezhoneg (breton, en tant que langue).

Cette situation se retrouvait autrefois en Ancien-français, généralement marqué à l’écrit par un doublement de consonnes, et se trouve encore dans ce qui reste des dialectes ; ainsi en gallo, ce qui se dit pòm (pomme) en français se dit pon-me ou poume. Mais pour en revenir au breton, il existe des mots qui en cette langue (généralement en finale de mot) ont une voyelle nasale simple, non suivies du son « n«  ou « m«  ; à l’écrit, ces voyelles sont suivies d’un « n«  muni d’un tilde (añ, uñ, etc.) qui ne se prononce ; c’est le cas de Frs, France (qui révèle ainsi son caractère d’emprunt au français) ou de mots tels que am (ici), brem (maintenant), et de nombreuses formes infinitives du verbe tels que gouelañ / goueliñ (pleurer).

On peut noter encore qu’à la différence du mot Frs, le mot Frank (Franc, le nom de l’ancien envahisseur ; ou, en tant qu’adjectif : libre, affranchi, ou encore sincère, ouvert, etc. comme en français) est bien écrit « an », donc se prononce : fra-nk ou fran-n-k, mais pas fran-k qui tout au plus ne peut-être que le prénom Franc prononcé à la française.

À propos du diminutif en breton. Comme en français (français populaire en particulier) et bien d’autres langues, en breton les prénoms d’usage (surnoms, petits-noms) ou même prénoms d’état-civil subissent bien souvent des apocopes, aphérèses affectueuses ou amicales (elles-mêmes parfois redoublées ou simplifiées phonétiquement). Mais également on a recours (plus encore dans le vannetais que le KLT) du suffixe diminutif passe-partout -ig (ik) qui est plus ou moins l’équivalent des suffixes français : -et, -ette, -ot, otte.

Les manières de dire François ou Françoise en collectionne des exemples : 1/ apocope (réduction de la finale du mot) plus simplification phonétique (chute du r), Frañsez devient Fañch ; 2/ aphérèse (réduction du début du mot), Frañseza devient Seza ; 3/ ajout du suffixe -ig (prononcé ik en finale absolue) a – derrière le prénom complet : Frañsezig (masculin), Frañsezaig (féminin) ; b – à la place d’une apocope : Frañsez > Fañch > Fañchig (masculin), Fañch > Fañchon (féminin, prononcé « fañchoñ » en français) ; c – derrière aphérèse : Soaig, Saig (masculin), Soazig (féminin) ; 4/ autre forme d’apocope remplacée par un diminutif particulier : Frañsoù.

N.B. Le suffixe -ou (parfois -o), féminin -ouze/ oére (parfois -èze), est très présent en gallo où il est l’équivalent du français commun ou populaire -eux/-euse ; mais il a aussi un sens marqué de diminutif affectueux, amical, voire ironique. Ou de quelque chose qui se fait à moitié, qui lambine, qui perdure plus ou moins. Dans ce dernier cas, en particulier, il peut être redoublé.

Ex. en français régional breton « pigner » veut dire « pleurer, se plaindre, crier« . En gallo : pignë. Un pignoux, une pignouse est quelqu’un ou quelqu’une qui pleure, plus couramment encore quelqu’un qui a tendance à se plaindre. C’est bien souvent plus qu’un pleureur ou qu’une pleureuse, c’est un pleurnicheur ou pleurnichard, une pleurnicheuse ou pleurnicharde. Ce qui rapproche ce mot « pigner » du français commun « pignocher » qui semble en être un diminutif : manger négligemment, sans appétit, du bout des dents, par petits morceaux ; peintre à petites touches, petits coups de pinceaux, minutie extrême (Cf Trésor Langue Française et Littré). Ou encore faire des manières.

Je connais le dicton : « qui pignoche, vivoche » qui en mon esprit veut moins dire : « qui rechigne sur ce qu’il mange, vivote » que « qui se plaint toujours, vit à moitié » (mais qui est souvent dans la pensée populaire, une marque de longue vie).

Enfin, « pigner » peut être redoublé, comme on dit « pleurnicher » pour « pleurer », sous les formes de « pignouser », « pignousoux », « pignousouse ».

9 – Je ne sais s’il existe un rapport sémantique entre le Pays Gallo et le Goëlo (Goueloù, Goelo, ou Bro-Oueloù en breton) ancien pagus Gouelou, situé juste à l’Est du Trégor. Comme il y a sans doute un rapport entre l’Île de Batz (au large de Roscoff) et l’île de Batz (aujourd’hui presqu’île) sur la côté guérandaise. Ce sujet sera sans doute approfondi dans un article que je désire consacrer à la racine ethno-toponymique « gall ».

10 Ik (écrit -ik ou -ig selon les orthographes bretonnes) est vraiment un diminutif très prolifique en breton ; il a donné divers prénoms qui sont passés progressivement dans le français courant, comme : Annick, Yannick, Pierrick, Janick, Yvonnick, Soizick, etc. Mais pas Monique qui a une origine latine, ou grecque (de monos, seul, unique ; cf. mónoikos surnom d’Hercule, Monoecus en latin) ou libyenne (Monnica, diminutif de Monna, divinité païenne antique berbère). Certains rapprochant Monica de Monaco. Tandis que certains font de « Monaco«  un dérivé d’une antique racine Men, Mon, Man désignant une hauteur (cf. le breton « menez », mont et « men » pierre, roche) ; et d’autres, de Monaco un antique Herakles monoikos, Héraclès le Solitaire. (cf. Éric Vial, Les Noms de villes et de villages ; Belin, Paris, 1983, pp. 14 et 36). Quand d’autres encore rapprochent « Monaco » du nom du dieu phénicien Melkart ; ou encore dans un autre genre, rapproche « Monaco«  du latin monachus/monacha (du grec monakos, monakès), moine/nonne. Ou bien rapproche le nom local, populaire de Monaco qui est semble-t-il « Mourges« , de formes dialectales occitanes du nom du moine ou de la nonne telles : (masculin) morgue, (féminin) monega, mourgo, etc.

11 Sur le sens de « Le Gall » ou « Le Gallou », diverses hypothèses plus ou moins sérieuses s’affrontent : – en référence au breton : le Gaulois, l’habitant du Pays Gallo, le Français, l’Étranger, celui qui parle mal breton ; en référence au gaélique irlandais : le remarquable (galánta) ; au gaélique écossais : le vaillant (galach) ; – en référence au brittonique gallois ou cornique : l’habile, le puissant (gallois gallu, cornique gallos : pouvoir, capacité…) ; cf. le breton galloud (pouvoir, puissance), galloudus (puissant) ; etc. Certains, même, comme dit par ailleurs, veulent rapprocher ces patronymes de Saint Gall, saint d’origine irlandaise, qui séjourna en Bretagne et aurait fondé l’abbaye de Saint-Gall, en Suisse. On peut noter d’ailleurs l’existence de plusieurs Saint-Gall propres aux Ve, VIe, VIIe siècles : Gal (ou Gall, Gallus) Ier de Clermont (vers 489 – 551) évêque de Clermont en Auvergne ; Gall d’Aoste (évêque d’Aoste en 529 – +546) ; Gall (Gallus) de Suisse, celui que l’on vient de citer (ca. 551 – 646) ; et Gal (ou Gall, Gallus) II de Clermont (? – 656). Dans ces siècles propices à christianisation ou rechristianisation.

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Le petit lexicographe.

Rédigé entre le 22 décembre 2018 et le 2 février 2019.

UN PEU D’HUMOUR ACADÉMIQUE GLANÉ SUR « TWITTER »

Christophe Conte‏Compte certifié @christopheconte

Luc Ferry recalé à l’Académie Française. Motif : « On ne pouvait pas laisser une épée dans les mains de ce type. »

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Thomas Wiesel‏Compte certifié @wieselT

Luc Ferry : « Je demande aux policiers d’utiliser leur arme sur les Académiciens, on va voir s’ils sont si Immortels que ça. »

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Thomas Joly‏ @ThomasJoly60

#LucFerry qui voulait tirer à balles réelles sur les #Giletsjaunes échoue à entrer à l’Académie française, les #Immortels tiennent à le rester

 

Et si les pneus dorés installés sur le grand escalier de l’Opéra de Paris étaient le révélateur des dysfonctionnements de la Macronie?

Lettre ouverte de Jérôme Serri paru dans Causeur.

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Monsieur le président du Sénat,

Deux énormes pneus de tracteur, dorés à la feuille d’or, ornent désormais et pour un an les départs de rampe du double escalier intérieur de l’Opéra Garnier. Ils ont été dévoilés le 30 décembre dernier en pleine crise des gilets jaunes pour célébrer le 350ème anniversaire de l’intégration en 1669 de la Compagnie de danse académique classique à l’Académie royale de musique créée par Louis XIV.

« L’art contemporain fait toujours scandale à l’Opéra de Paris, 35 ans après Chagall », peut-on lire sur le site du Figaro. Il est vrai que le plasticien Claude Lévêque, l’auteur des pneus, a réalisé des œuvres qui, à l’instar de celles de Chagall, sont une part de l’honneur de la France. Voici quelques exemples d’enseignes lumineuses particulièrement subtiles dont il est l’auteur : « Mon cul, ma vie, mes couilles », « Je suis une merde », « Riez », « Nous sommes heureux », « Ta gueule ».

J’entends déjà les petits marquis du marché de l’art faire appel au poncif qui, depuis des décennies, coupe court à toute discussion : « Nos arrière-grands-parents ont raté les impressionnistes, etc. » Vous êtes gaulliste, Monsieur le président du Sénat, et avez dirigé en 2012 un ouvrage collectif, Le gaullisme, une solution pour demain. Eh bien, lisez le passage de L’Intemporel dans lequel André Malraux démontait en 1976 cette énorme ânerie dont nombre de responsables politiques, de conservateurs, de critiques ont abusé pour défendre l’indéfendable (La Pléiade, tome V, pages 922-923). Vous serez un des rares à connaître son argumentation, même si vos préoccupations sont ailleurs comme votre livre le laisse supposer qui, parmi tous les thèmes abordés, a oublié celui de la culture.

La question qui intéresse nos concitoyens n’est pas de savoir si, devant cette paire de pneus en or, vous partagez leur indignation; si vous aimez cette installation ou si vous la détestez ; si, habitué comme tout un chacun à découvrir un Plug anal géant place Vendôme, un Vagin de la Reine dans les jardins de Versailles ou une monumentale Sodomie devant le centre Pompidou, si habitué à d’aussi puériles provocations vous vous en lassez ou non, la question qui intéresse les Français n’est pas là.

Monsieur le président du Sénat, il s’agit de l’Opéra national (dont le directeur est nommé par le ministre) et peut-être de l’argent public, celui des contribuables. Peut-être cet argent, s’il est public, a-t-il été correctement utilisé conformément aux règles en vigueur, peut-être le projet s’est-il imposé pour les 350 ans de l’Opéra avec une nécessité si évidente qu’il n’y a rien à redire. Eh bien, c’est de cela que nous aimerions être assurés.

Loin d’être un partisan du Référendum d’Initiative citoyenne, vous êtes un défenseur de la démocratie représentative. Le Sénat a montré ces derniers mois qu’au nom des citoyens qu’il représentait, à savoir les grands électeurs, il était capable de remplir pleinement sa mission en enquêtant sur l’affaire Alexandre Benalla, réconciliant ainsi, peu ou prou, nombre de Français avec l’institution.

Je suis persuadé que ceux-ci seraient fort intéressés qu’une enquête aussi minutieuse puisse être conduite pour connaître le cheminement de ce projet d’installation de pneus en or au palais Garnier. En pleine revendication des gilets jaunes sur le pouvoir d’achat, revendication soutenue par une très large majorité de Français, ce serait la moindre des choses. Il ne s’agit pas, bien entendu, de remettre en cause la liberté d’expression. Si Claude Lévêque estime qu’il est « une merde », et si son bonheur est de dorer à la feuille d’or des pneus de tracteur, personne ne peut l’empêcher d’user comme il l’entend de sa liberté d’expression. Il y a bien eu le Flacon d’urine de Ben exposé au Grand-Palais en 1972, la boîte de Merda d’artista de Manzoni de 1961 reçue en don en 1994 par le Musée national d’Art moderne au Centre Pompidou. Comme eux, il a le droit de s’exprimer librement. La question n’est pas là. Laissons donc les pneus à l’atelier !

Ce qu’il serait intéressant de connaître, c’est le cheminement du projet de célébration de cet anniversaire. Qui en a eu l’idée ? Y a-t-il eu différentes propositions ? De quel ordre étaient-elles ? Lesquelles ont été retenues ? Qui a pensé qu’il convenait de faire appel à un plasticien ? Y a-t-il eu un concours, un appel d’offre ? Qui était au jury ? Le jury était-il le Conseil d’administration de l’Opéra ? Qui siège à ce conseil ? Quels furent les projets présentés au jury ? Autrement dit, combien de libertés d’expression ont été mises en concurrence et/ou écartées ? Peut-être un plasticien, type Jeff Koons, a-t-il proposé deux lampes géantes dont le tutu eût été l’abat-jour ; le fessier, le globe lumineux ; et les jambes, le pied de lampe ? Le projet retenu des pneus est-il financé par l’Opéra ou est-il financé par une galerie ? La galerie est-elle à l’origine de l’idée ? A-t-elle été contactée avant un éventuel concours ? Si c’est la galerie qui finance le projet, le lieu a-t-il été mis à sa disposition gracieusement ou fait-il l’objet d’un loyer ? A moins qu’un accord ait été passé et qu’en cas de mise en vente dans un an, une partie du montant atteint en vente publique soit reversé à l’Opéra. Qui est le propriétaire des pneus, son auteur, un galeriste, les deux ? Un ensemble de galeristes associés pour l’occasion ? On peut se poser bien d’autres questions. La retransmission des auditions d’une telle commission d’enquête pourrait être à nouveau assurée par la chaîne parlementaire. Le grand débat national auquel le pays est invité est un moment favorable, me semble-t-il, à un tel effort de transparence.

Monsieur le président, ne pensez-vous pas que la commission Culture du Sénat pourrait mener pareille enquête ? Ne pensez-vous pas que, en pleine crise des « gilets jaunes », ce serait avoir entendu leur colère et peut-être commencer de prendre au sérieux la défiance des Français à l’égard des politiques que de s’intéresser, non pas aux pneus en or, mais au chemin qu’ils ont emprunté et aux ornières qu’ils ont pu laisser derrière eux ? Ces ornières, c’est ce que la Commission des lois, au sujet de l’affaire Benalla, appelait les « dysfonctionnements au sommet de l’Etat ». Pour qu’un membre du cabinet de la présidence de la République puisse se croire autorisé à frapper un citoyen dans la rue, il a dû y avoir effectivement un dysfonctionnement. Pour que la réflexion sur la célébration des 350 ans de l’Opéra national débouche sur l’exhibition de deux énormes pneus de tracteurs dorés à la feuille d’or, n’y aurait-il pas eu un certain dysfonctionnement parmi ces élites dont certains observateurs n’hésitent plus à pointer l’oubli de la nation ?

Rondel du pitre Luc Ferry, ce futur académicien

 

Serti de diamants distingués

Mon épée aura son pommeau ;

Avec, et j’y tiens, des émaux.

Ce n’est certes pas pour blaguer.

*

Car, je compte bien dézinguer,

Des Gilets Jaunes, les marmots.

Serti de diamants distingués

Mon épée aura son pommeau.

*

Oui, au fil de ma lame, ô gué !

J’éradiquerai tous les maux,

Les gueux pouilleux et les grimauds ;

Je les enverrai valdinguer,

Serti de diamants distingués.

 

RÉVOLUTION ?

(sonnet)

 

Macron sais-tu, Macron sens-tu,

Ultime avorton du Vieux Monde,

Que tu représentes l’immonde

Glissant sur un verglas pentu ?

 

Toi qui méprises les vertus,

Qui, de morgue et bêtise, abondes,

Lorsque se lâchera la bonde,

De tout, tu seras dévêtu.

 

Comme seront mises à nues

Les politiques de tous bords,

Et médiatiques sans remords.

 

Car le Peuple, élevant les nues,

Reprendra le cours de l’Histoire

Au nom de la Raison… Victoire !

GILETS JAUNES — « Nos États-Majors nous ont donné carte blanche pour nettoyer les rues »

Collectif Autonome des Policiers Île-de-France – CAPIDF

sur Facebook le 28 janvier 2019

Peu après le début de ce Mouvement des Gilets Jaunes, nous n’avons pas manqué de mettre en garde non seulement nos collègues, mais aussi nos « dirigeants » qui n’apportent vraisemblablement pas la réponse aux sollicitations des manifestants parisiens et provinciaux.

Nous avions prédit la tactique politicienne du « Diviser pour mieux régner », thème récurrent qui oppose systématiquement lesdits manifestants aux forces de l’ordre qui ont laissé le costume du « gardien de la Paix » par la force des choses, par la force inavouée des actions de plus en plus violentes de la rue.

Le visage de la Police s’est trouvé changé, le masque du bourreau violent et répressif aidant.

Nous ne sommes plus les Sauveurs des attentats, nous ne mériterions plus les louanges d’une foule en pleurs et reconnaissante. La Police est critiquée, vouée aux gémonies, vilipendée, salie par une frange grandissante de la population. Les gilets jaunes pacifiques se sont raidis, redressés, nous ont fait face dans une rage exponentielle avec les semaines. Les heurts se sont succédés, comme prévu, plus ou moins médiatisés par une presse docile. Les vidéos et fakenews ont surenchéri et ont contribué à une défiance profonde.

Nos troupes sur le tas, qu’ils soient flicards, officiers ou encore commissaires, n’ont jamais connu ce déferlement de violences depuis le début de leur carrière. Nous avons été en état de guerre dans de nombreuses régions de France, ne le nions pas !

Ces esprits échauffés, brûlants, offensifs et va-en-guerre ont contribué à ces violences d’un côté et à une répression sans précédent de l’autre.

Nos États-Majors nous ont donné carte blanche pour nettoyer les rues, les directives ont été jusqu’à aujourd’hui des plus claires : Force doit rester à la loi, dégagez-nous tout ça !!… Nous en voyons les résultats. Plus de 1000 blessés dans nos rangs tandis que les Gilets jaunes en comptabilisent plus de 1600.

Un médiatiquement connu comme pacifique a été lourdement touché ce week-end. Tollé général et la spirale se met en route. Notre ministre de l’Intérieur se félicite rapidement de la saisie de l’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) en vue d’une enquête qui nous donnera vraisemblablement les circonstances dans lesquelles ce leader a été blessé à l’œil. Monsieur Castaner, qui a toujours nié les violences des forces de l’ordre, se montre soudainement fébrile et donne les instructions à la Préfecture de Police de Paris afin que l’enquête fasse la lumière sur cette tragédie.

Dès cet après-midi, des collègues départementaux de la banlieue parisienne se trouvaient dans le pressoir des « Boeuf-Carottes » (la police des polices). Les limiers de l’Inspection Générale sont à pied d’œuvre et leurs investigations vont s’enchaîner tout au long de cette semaine. Car la réponse à apporter est urgente. Il s’agit là d’une victime connue et représentative, cette fois-ci. Et non d’un citoyen lambda.

Chers collègues, rappelez-vous que nous avions prévu ces cas de figure qui vont se généraliser au vu des heurts commis et ceux à venir. La Police veille sur les manifestants, la Police des Polices veille sur nous, constamment, et nous devons le garder à l’esprit.

Cette guerre permanente va laisser des traces au sein des troupes. Outre la fatigue qui va se faire sentir davantage encore, la machine à broyer qu’est notre administration fera son travail de sape et se chargera d’en attraper quelques-uns qui serviront pour exemples, tels des lampistes…

Salis, nous sommes envoyés au charbon. Et voilà où nous en sommes ! Discrédités, jetés trop souvent au bûcher dans l’indifférence des syndicats de police majoritaires qui ne pipent mot, et encore moins sur les directs de plateau TV du samedi après-midi.

Les grenades sont dangereuses, nos lanceurs de patate (LBD) sont dangereux. Quand nombre de policiers sont considérés tout aussi dangereux, il serait opportun de réfléchir sur la suite à donner quant à la gestion opérationnelle et politique de ce Mouvement.

Puisque le couperet s’approche encore un peu plus de nos têtes, chers collègues, ne serait-il pas mieux d’éviter toute utilisation de ces armes et de refuser d’aller au contact dans ces conditions dantesques et de défiance d’une hiérarchie lâche ?

Nous sommes fatigués, nos familles sont inquiètes, nos conjoint(e) et nos enfants n’en peuvent plus, et nous risquons non seulement notre carrière mais aussi notre avenir…

Le président de la République a beau jeu de congratuler ses forces de l’ordre de l’étranger, nous connaissons beaucoup trop le sérail politique et ses collaborateurs de la haute administration et du milieu syndical pour confirmer que l’avenir des troupes s’annonce encore plus sombre que ce que nous avons imaginé dès le mois de novembre dernier.

Quand la bataille des mots politico-médiatiques fait rage dans l’outrance et l’outrage habituels, constatons une fois de plus que nous sommes les cibles privilégiées d’un jeu fomenté par ce petit monde déconnecté des réalités, jeu qui nous abat et duquel nous aurons vraisemblablement beaucoup de mal à nous relever…

Ondine

photo D. H., Suisse 1970

Ton rire est clair, ta caresse est profonde,
Tes froids baisers aiment le mal qu’ils font ;
Tes yeux sont bleus comme un lotus sur l’onde,
Et les lys d’eau sont moins purs que ton front.

Ta forme fuit, ta démarche est fluide,
Et tes cheveux sont de légers réseaux ;
Ta voix ruisselle ainsi qu’un flot perfide ;
Tes souples bras sont pareils aux roseaux,

Aux longs roseaux des fleuves, dont l’étreinte
Enlace, étouffe, étrangle savamment,
Au fond des flots, une agonie éteinte
Dans un nocturne évanouissement.

***

Pauline Mary Tarn, dite Renée Vivien (Londres 1877 – Paris 1909) in Études et préludes.

Les députés et sénateurs au pied du mur, la destitution de Macron ou la Révolution.

 

Trouvé sur AGORA VOX

parEric83

lundi 28 janvier 2019

Sent : Sunday, January 27, 2019 6:00 PM

To : christian.jacob@assemblee-nationale.fr ; valerie.rabault@assemblee-nationale.fr ; jean-luc.melenchon@assemblee-nationale.fr ; andre.chassaigne@assemblee-nationale.fr ; gilles.le.gendre@assemblee-nationale.fr ; franck.riester@assemblee-nationale.fr ; philippe.vigier@assemblee-nationale.fr ; president@assemblee-nationale.fr ; b.retailleau@senat.fr ; p.kanner@senat.fr ; h.marseille@senat.fr ; f.patriat@senat.fr ; jc.requier@senat.fr ; e.assassi@senat.fr ; c.malhuret@senat.fr ; g.larcher@senat.fr 

Subject : Le Président Macron a accumulé de très et trop graves manquements à la fonction présidentielle, la mise en oeuvre de l’article 68 n’est plus un choix mais un devoir impératif

Mesdames, Messieurs, les chefs de groupes parlementaires de l’Assemblée Nationale et du Sénat,

Je vous ai écrit à plusieurs reprises entre avril et août 2018 afin notamment de solliciter l’ouverture d’une enquête parlementaire sur l’ingérence illégale française en Syrie et d’autre part la mise en œuvre de l’article 68 de la Constitution pour la destitution du Président Macron, au regard de ses manquements graves à la fonction présidentielle.

Outre votre silence méprisant, vous n’avez délibérément pas mis en œuvre l’article 68 comme la Constitution le prévoit et d’autre part vous avez refusé d’honorer votre mission de contrôle du gouvernement en n’ouvrant pas l’enquête parlementaire sollicitée.

Aussi, au regard de votre refus de mettre en œuvre l’article 68 et de respecter vos devoirs de parlementaires pour la défense des intérêts du peuple français, vous portez une lourde responsabilité, aux côtés du Président Macron et de son gouvernement, dans la révolte pacifique mais grandissante qui secoue la France depuis près de 3 mois ainsi que dans la nouvelle ingérence française cette fois-ci à l’encontre du Venezuela et de son Président élu Nicolas Maduro.

Dans un lapsus maintenant on ne peut plus révélateur, le 20 septembre 2017, le Président Macron avait déclaré publiquement « c’est pourquoi j’ai décidé qu’en novembre prochain nous sortirons de l’État de droit ».

Chacun peut effectivement constater que le Président Macron et son gouvernement sortent de l’État de droit, pied à pied depuis plus d’un an, avec la complicité active et/ou passive des parlementaires.

Le 26 janvier 2019, le Président Macron a déclaré qu’il reconnaîtrait sous huit jours Mr Juan Guaido comme nouveau Président du Venezuela si le Président Maduro n’annonçait pas une élection présidentielle anticipée sous ce délai. Par cette déclaration aussi hallucinante que scandaleuse, mettant implicitement le feu aux institutions françaises et internationales, le Président Macron a commis un nouveau et particulièrement grave manquement à la fonction présidentielle puisqu’il est notamment le garant des traités.

Aussi, députés et sénateurs, vous n’avez plus d’autre choix que de mettre en œuvre, dans les prochains jours, l’article 68 de la Constitution visant à destituer le Président Macron sauf à reconnaître que la Constitution française n’a plus court, que les institutions françaises sont inopérantes, que la France n’est plus un État de droit car des citoyens français, à l’instar du Président Macron, peuvent maintenant reconnaître un nouveau Président de la République, sous 8 jours, si le Président Macron n’annonce pas une élection présidentielle anticipée dans ce délai.

A défaut de mettre en œuvre, maintenant, l’article 68 pour les nombreux et graves manquements du Président Macron à la fonction présidentielle, vous ouvririez sciemment la voie à ce que déclarait en 1962, le Président américain JFK : « A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes ».

En effet, semaine après semaine depuis novembre 2018, seules les autruches peuvent ne pas voir que nous approchons dangereusement de ce point de bascule, ceci d’autant plus que le Président Macron et son gouvernement s’ingénient à faire que les blessés, les estropiés et les mutilés très majoritairement dans les rangs des manifestants ne cessent de croître chaque semaine… alors même que le ministre des Affaires Étrangères, Mr Le Drian, a appelé, le 25 janvier 2019, le Président du Venezuela Mr Maduro  à « s’interdire toute forme de répression de l’opposition, tout usage de la violence contre les manifestants pacifiques ». Ainsi, la devise du Président Macron et de son gouvernement n’est pas « Liberté, Égalité », Fraternité » mais « Faites ce que je dis, surtout pas ce que je fais ».

Aussi, il est en votre pouvoir mais surtout de votre devoir de parlementaires que ce point de bascule, encore évitable mais manifestement recherché par l’exécutif du fait de la politique violente et répressive menée depuis près de 3 mois contre les manifestants pacifiques, ne soit pas atteint car dans le cas contraire, vous en porteriez la lourde responsabilité et devriez en assumer toutes les conséquences aux côtés du Président Macron et de son gouvernement.

Espérant que vous honoriez votre mandat et vos devoirs, que vous représentiez le peuple souverain et ses intérêts plutôt que ceux d’un exécutif autoritaire et destructeur mettant en danger nos vies et la paix en France et que la sagesse soit votre ultime conseillère, je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, les chefs de groupes parlementaires de l’Assemblée Nationale et du Sénat, mes salutations distinguées.

Eric GYSSLER

PS : au nombre des manquements graves du Président Macron à la fonction présidentielle, il convient d’ajouter sa signature, le 22 janvier 2019, du traité dit d’Aix la Chapelle, signature sans consultation préalable du peuple français ni du Parlement ; traité qui abandonne de nouveaux pans de la souveraineté nationale à l’Allemagne et traité dont historiens, professeurs de droit et avocats ont pointé l’inconstitutionnalité voire l’illégalité.

David Hamilton ne pouvait évidemment pas «représenter» le monde moderne, dans son ensemble

***

Bilal Hassani, vingt ans, représentera la France au Concours Eurovision de la chanson 2019 (Tel-Aviv, 14 au 18 mai 2019). Tirant son inspiration de Monsieur Thomas Neuwirth (connu sous le pseudonyme de Conchita Wurst quand cette drag queen autrichienne se travestit en femme à  barbe), l’œuvrette de Bilal Hassani s’appelle Roi (et j’apprends par la presse qu’il y serait question de « l’acceptation de soi »).

Dès 2017, Bilal Hassani, après avoir affiché publiquement son homosexualité sur les réseaux sociaux, a été victime de cyberharcèlement et a reçu des menaces de mort. Par chance pour lui, des tas d’associations (Urgence Homophobie, Stop Homophobie) ont déclaré qu’elles conduiraient devant les tribunaux toute personne qui aurait insulté, discriminé ou menacé ce même Bilal Hassani sur les réseaux sociaux.

Lors de la campagne de presse insensée contre David Hamilton, à la fin de l’année 2016, on n’a malheureusement pas connaissance de prises de position d’associations de ce  genre, lorsque David Hamilton fut ignominieusement insulté, à la télévision, et notamment traité d’enculé par Thierry Ardisson  (« enculé » étant pourtant, selon de nombreux représentants d’organisations homophiles, un terme homophobe).

Victime de cyberharcèlement, lui aussi, sur les « réseaux sociaux », où il était traité de « pédophile » (bien qu’il n’ait jamais été condamné pour pédophilie; bien que les très rares plaintes déposées contre lui aient été rejetées; et bien que soit officiellement en vigueur, en France, la présomption d’innocence), et menacé de mort, David Hamilton n’a reçu le soutien d’aucune association. Ses anciens acteurs et ses anciennes actrices (pas même Macha Méril, l’épouse de Michel Legrand, contemporain de David Hamilton puisque le compositeur était né le 24 février 1932) n’ont pas pris sa défense (à l’exception d’Anja Schüte).

De toute évidence, David Hamilton  ne devait pas être suffisamment moderne. Et il suffit de lancer un simple regard, par exemple, aux portraits de Bilal Hassani et de Conchita Wurst, puis à l’œuvre de David Hamilton, pour saisir à quel point cette œuvre était totalement indigne de « représenter la France ».

L’œuvre de David Hamilton n’était pas susceptible, tout court, de représenter le monde moderne dans son ensemble.

Un monde de délicatesse, de subtilité, de discrétion, d’intelligence et de romantisme. Voilà ce que représentait, et continuera à représenter à nos yeux, l’œuvre – sublime – de David Hamilton.

MICHEL LEGRAND

 

 

 

GILETS JAUNES

montage : auteur inconnu.

GILETS JAUNES RÉVERSIBLES ?

L’ignoble Macron, cet esprit tordu, ce malade mental, qui soutient le nouveau coup d’État (heureusement manqué) yankee au Venezuela et la « démocratie » des putschistes de la grande bourgeoisie vénézuélienne, mais qui n’a encore jamais prononcé le mot de Gilets-Jaunes ce qui lui écorcherait la gueule (fort déplaisante qu’il a), ni évoqué l’état de délabrement de la « démocratie » française, non seulement fait le tour des popotes macroniennes avec notre pognon, mais manœuvre en sous-main (après ce pauvre Lallane) pour l’émergence d’une liste Gilets-Jaunes idoine, estampillée La Raiepublique (ou la Ripouxblique) En Marche.

Sans aucune vergogne, le salopard !

CHAUFFE, MARCEL, CHAUFFE !

VESOUL :

LES AMOUREUX DES BANCS PUBLICS :

TAKE FIVE :

LA NUIT :

C’EST EXTRA :

INDIFFÉRENCE :

OUI, LUC FERRY BOTTE AUX GUEUX

 

 

On me dit le cœur poilu ?! Autrefois j’ai fait des vers *

Et ma sagesse est capée, en diplômes croûte et mie !

Il me presse d’être élu, déguisé en habit vert,

Picassant comme un pivert, en françoise Académie ;

Puis, du fil de mon épée, estourbissant gueux divers,

De ci, de là, à couvert – enfin, la plèbe ennemie.

***

* Des oxyures, variété incomparable de vers classiques.

La haute trahison du traité d’Aix-la-Chapelle – L’analyse irréfutable, article par article, de François Asselineau.

du site de l’UPR :

MA RÉPONSE À MACRON

Mon prince,

J’ai bien voulu condescendre à te lire, je dirais plus exactement à très vaguement te parcourir. Paysage désert affligeant. Petitesse. Néant. Aucune vision historique en tout ça. Conformisme, mouvement de rétropédalage, monde démentiel de régressions. Petites propositions pour amuser Populo, mais Populo n’est plus d’humeur, ou satisfaire les naïfs, sans rien toucher à l’Essentiel, comme de bien entendu.

Ta galerie d’aficionados, je viens d’en percevoir des éléments, certains « écharpe bleu-blanc-rouge » en bandoulière. M’ont l’air pas mal décatis ou avortons, déjà demi-morts ; atterrant ! Bredouilleurs, filandreux, minables. Confrérie sortie des frigos pour du réchauffé. Loin des rues et du monde réel. En des studios sans vie, entourés par tes polices. Tu as un côté étrangement ceauscescuien.

Médiocre esprit, méprisant tes compatriotes, les prenant de haut, alors que tu n’es que l’humble toutou de la finance internationale, et du mondialisme esclavagiste, je sais trop que tu n’es qu’un vague chef de service élyséen d’un pays France très mis à mal.

Ouais, tu n’es pas grand chose et je n’ai aucunement envie de te respecter, comme je n’avais aucun respect déjà pour tes prédécesseurs Hollande, le benêt ennemi des sans-dent et Sarközy le karcher faux ami de Kadhafi. Le respect ça se mérite et ça se travaille ; et l’âge n’y est pour rien. Ni la fonction.

*

Je dirais encore qu’il est plutôt dommage qu’avant de prendre les rênes du pouvoir « suprême » (mais qui n’autorise certainement pas tout), chaque récipiendaire présidentiel (récipient d’air, pour toi en l’occurrence) ne soit soumis d’office à un examen psychiatrique sérieux, serré.

Je pense, comme d’autres, que déjà là, tu aurais été recalé. On peut tout crainte du pervers narcissique que tu es, manipulateur, tordu, comédien, paon creux grotesque jusque dans l’hystérie, ou dans l’abaissement des valeurs morales, artistiques, tout ce qu’on veut. Tu ne sais nullement tenir le rang qui devrait être le tien. J’ai des dizaines d’exemple à te donner si tu veux.

Sorte d’Oedipe Roi raté, qui ne sait même pas ce que c’est que d’avoir des enfants, ou plutôt petite bête fragile finalement sans deux sous d’empathie, kéké de maman Jocaste, infatué de ton vide sidéral, tu passes outre allégrement tes prérogatives ; je te signale que l’UPR a déjà réuni 13 manquements manifestes à ton rôle et à tes devoirs qui dans toute vraie démocratie devrait t’amener en Haute-Cour. Certes tu n’es pas le premier ces dernières années. Mais ça, justement, il faut que ça cesse. Tout ça a déjà trop duré. Abandon du patrimoine industriel national, recours à des opérations militaires sans même en aviser le Parlement, non respect du résultat d’un référendum en Alsace, etc.

Tu foules tes devoirs et nos droits.

*

Mon prince, mon prinçounnet, mon minus : l’heure est à la LREM, La Révolution En Marche, et mon à ta ripoublique qui m’a l’air bien embourbée. Ils sont où tes marcheurs ? Ils ne semblent pas tenir la rue depuis le début ! Je n’entends pas de Vivats pour toi ! Nulle part. En tout lieu et milieu sifflé, pour ne pas dire insulté, voire même menacé sans aucun ménagement ; tu fuis, tu te terres, tu va muter lombric. Chez moi, on dit : béguin (beuguin, beuyin…) Je te vois tout à fait beuguin, long beuguin. Et tu vas bien finir par croiser la Taupe, non pas Jocaste encore, mais tu sais, cette Vieille taupe qui creuse l’Histoire. Méfie-toi : un rien, encore un mot de travers, et ton sort (fatal) pourrait en être scellé.

Apparemment, tu ne connais même pas la Constitution. Comment pourrais-tu la défendre. Et donc en toute logique d’incompétence, tu la bafoues régulièrement. Sans faire exprès, peut-être, ou alors tes conseillers sont des brêles eux aussi… Non, je n’y crois pas : vous n’êtes qu’une assemblé de salauds.

En voici quelques extraits essentiels, de cette Constitution française :

1 – Son principe [celui de la République] est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. (fin de l’article deux)

2 – La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. (début de l’article trois)

3 – Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice [il s’agit de l’exercice de la souveraineté nationale]. (idem)

4 – Les partis et groupements politiques […] doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. (article 4)

Pratiquement tout ce que je dis à suivre est en rapport avec ses idées essentielles qui semblent avoir disparues du fonctionnement de notre République. Sans développer outre mesure, on voit bien que beaucoup de choses ont été dévoyées, ou mises au rencart. Aussi, quelques remarques parmi bien d’autres possibles :

– La République n’est plus du tout un gouvernement pour le Peuple (s’il ne l’a jamais été). Il suffit de voir l’état de délabrement (zones de non-droit, passe-droit, rentes de situation, ententes illicites à caractères maffieux sur tant et plus d’affaires entre finance, politique, justice, media, gouvernement…) et de paupérisation en tous domaines de notre société (revenus, éducation, culture, santé…), des plus pauvres jusqu’aux couches moyennes ; et pour achever le tout : la faconde obscène des nantis, dont tu es le digne (ou indigne) représentant.

– Il est de moins en moins un gouvernement par le Peuple. Les politiciens (et syndicats compris) escroquent de tous bords leurs électeurs, entretiennent leurs juteuses prébendes subventionnées en leur inexorable déclin collectif, l’abstention est devenue massive, ajoutons y encore les votes blancs et nuls. L’absence d’adhésion.

Les plus beaux exemples que le gouvernement ne soit plus celui du peuple et pour le peuple a été ton élection par défaut, suite à un matraquage médiatique totalitaire (avec un finalement bienheureux taux record d’abstentions, votes nuls ou blancs) et en 2008 l’acceptation par la part essentielle de ladite classe politique (section du peuple) de remettre en cause le référendum (du peuple en son entier) de 2005.

Cette forfaiture relève exactement de ce que dénonce et interdit la Constitution : aucune section du peuple (ici en l’occurrence les partis politiques bien aidés par l’essentiel des media publics et privés) ni aucun individu (le président, en l’occasion, il s’agissait de Sarközy) ne peuvent s’attribuer l’exercice de la souveraineté nationale et… passer outre le résultat d’un référendum sans appel. Ou faire l’impasse (ici, ce sont les media, autre « section du peuple »), sur les autres candidats, ou une partie des autres candidats, comme lors de ton élection ; en les snobant, les ignorant ou les caricaturant.

Oserais-je ajouter que notre devise nationale est totalement dévoyée, hors du coup, ridiculisée tous les jours. Qui peut encore évoquer la Liberté, si ce n’est en son jargon particulier la haute-finance mondialiste (section du peuple, pour ne pas dire ennemi interne). Qui peut encore évoquer l’Égalité quand les « deux-poids, deux mesures » (en tous domaines) sont chaque jour manifestes, quand les différences sociales n’ont jamais été aussi marquées, si ce n’est sous l’Ancien-Régime ; quand l’esclavage salarié est renforcé, la sous-culture généralisée, les êtres humains uniformisés et abêtis de sous-télévision propagandiste, publicitaire ou obscène, la masse totalement méprisée.

Quand à la Fraternité, je voudrais la réserver à ce monde encore un peu solidaire et qui agit loin des media, sans bruit, sans écho, ou présentement aux Gilets Jaunes. Macron, tu ne seras jamais mon frère.

Autrement dit. La souveraineté appartient au peuple, rien qu’à lui, et chaque citoyen en détient une part. En premier lieu comme en dernier recours, plus encore dans les sujets les plus importants ou les plus graves, c’est toujours le peuple qui doit être souverain. Ou pour le dire avec les mots de Jean-Jacques Rousseau (cf. Le Contrat Social, 1762) « le souverain n’est formé que des particuliers qui le composent », c’est la « totalité concrète des individus ».

*

En l’état présent des choses, voici un minimum à non pas quémander mais à imposer par un rapport massif de force.

– Ta démission. La démission du gouvernement. La dissolution de l’Assemblée Nationale et du Sénat. La nomination selon la loi d’un président et d’un gouvernement réduit de transition uniquement chargé des affaires courantes.

– L’organisation d’assemblées populaires (ou « citoyennes », si le mot « populaires » te fait peur et sans trop le gueux) établissant non pas des cahiers de doléances (ou de niaiseries, comme en tes petites réunions privées, sans aucun intérêt ni impact sur l’essentiel, réunissant tous les personnages falots de ton fan-club), mais bien des cahiers d’exigences démocratiques.

– La tenue d’une Assemblée Constituante sur la base de ses exigences. Ce qui veut dire réforme en profondeur de la Constitution ou écriture d’une nouvelle Constitution. Où devraient nécessairement se retrouver, en éléments forts, les poins suivants :

– La proportionnelle intégrale. Cela fait assez longtemps que ça dure de toujours remettre ceci aux calendes grecques uniquement pour satisfaire les politicards. À propos c’est le politicien lui-même qu’il conviendrait de réformer : un mandat et un seul, aucun cumul autorisé, possibilité de rempiler une fois, pas plus, puis on passe la main à un autre citoyen ; j’ai un casier judiciaire, je suis inéligible à vie, point final.

– L’instauration du principe du référendum d’initiative populaire (ou citoyenne). Bien évidemment sur tous les sujets possibles y compris les plus déterminants (par le peuple et pour le peuple). Par exemple, sur notre présence au sein de l’Union européenne, de l’euro, de l’Otan, notre politique migratoire, le remboursement de la « dette », les guerres, le patrimoine industriel national, la politique territoriale, les services publics, le nucléaire, les impôts indirects, le financement de la Sécurité sociale, etc.

– Une remise au clair de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire ; ajoutons y le pouvoir référendaire) ; avec en particulier la refonte des polices et de la Justice.

– La Constitution dit en son article 4 : « La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation. » Ce qui de nos jours n’est plus vérifié. Par l’emprise, quasi totale tant au niveau public (totalement dévoyé) qu’au niveau privé, d’une caste uniforme de propagandistes de l’idéologie mondialiste aux finances intriquées (« section du peuple », quand ses dirigeants et financiers ne sont pas tout simplement de simple origine étrangère). C’est donc tout ledit « quatrième pouvoir », dont on voit trop les dérives depuis des années, qu’il convient de remodeler démocratiquement. Auquel il convient d’adjoindre la mouvance interlope des instituts de sondage, ou encore l’AFP.

– En fait, la gangrène est généralisée. Le vol de la République par une minorité est devenu éclatant, en tous domaines, tout est à reconstruire. Par exemple, celui de l’Art totalement phagocyté par la maffia « conceptuelle », c’est-à-dire la moins artiste qui soit, qui jouit de quasiment tous les monopoles institutionnels et de toutes subventions depuis des décennies, pour le plus grand malheur de l’Art réel et le plus grand profit d’un mécénat pervers.

Pour l’instant voilà ce qui me semble être le plus urgent. Mais j’oubliais :

Ta mise en examen me semble inévitable, du moins s’il reste encore un système judiciaire cohérent. Toi seul pour tes manquements répétés et minables à tes devoirs (voir plus haut). Toi et les tiens pour le recours (gratuit, parfois sadique, on en a des preuves visuelles) par l’intermédiaire de forces de police, qui contiennent manifestement des éléments désaxés qui n’y ont pas leur place, à des armes volontairement mutilantes (et même une qui s’est révélée mortelle) sur des manifestants pacifiques ou des témoins sans aucune défense ; et plus généralement par l’usage d’une violence totalement disproportionnée propre aux pires régimes dont tu es le premier à critiquer les méthodes.

La souveraineté nationale… Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.

Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Jean-Pierre Fleury.

Docteur en sociologie, écrivain, poète…

Trouvé sur le site de l’UPR :

Ces affiches 

s’étaleraient sur les murs de Paris et de plusieurs autres grandes villes.

APPARENTEMENT TERRIBLE

Devant les maîtres-boulangers, Emmanuel Macron a loué, vendredi 11 janvier, le « sens de l’effort » en estimant que « les troubles que notre société traverse sont parfois dus au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu’on peut obtenir [quelque chose] sans que cet effort soit apporté ».

A la veille d’une nouvelle journée de mobilisation des « gilets jaunes », la petite phrase présidentielle a été très remarquée.

(les gazettes)

Je n’ose y voir une réponse du berger à la bergère, du Réel au Père la Poisse, mais le lendemain même a voulu qu’une boulangerie du 9e arrondissement de Paris n’explose deux fois de suite, consécutivement à une fuite de gaz domestique (mais non lacrymogène) tuant, sauf erreur, quatre personnes dont deux pompiers.

Et il m’est revenu à l’esprit le sort, déjà bien oublié, de cette pauvre petite vieille de quatre-vingt ans, Zineb Redouane, décédée dimanche 2 décembre au bloc opératoire à Marseille, après avoir été grièvement blessée la veille au visage par un éclat de grenade lacrymogène lancée par des policiers en direction de son appartement au quatrième étage ! Selon l’une de ses voisines, Zineb, avant de sombrer dans le coma, a dit avoir été « visée » par « deux policiers » armés d’un fusil lance-grenades, alors qu’elle fermait ses fenêtres. Impensable…

La faute à pas de chance ? Ou, la police c’est comme les chasseurs ? Le problème, c’est que, pas plus que pour les chasseurs, il n’est facile de reconnaître un bon flic d’un mauvais. L’habit ne fait pas le moine. D’ailleurs le policier coluccien, résumait bien le problème (c’était en 1975, déjà !) :

Les gens y disent « la police c’est un refuge pour les alcooliques qu’on n’a pas voulus à la SNCF ou aux PTT ». Moi, je dis : c’est exagéré. Moi, je vois, au commissariat que je suis, il y en a au moins, que je dise pas de bêtise … 4 … qui boivent pas. Alors. C’est comme dans les troupeaux, y a toujours des brebis galeuses.

En attendant, en voilà d’aucuns qui ont le sens de l’effort… et de l’honneur…

Plus facile d’éborgner ou de tuer un citoyen anonyme et pacifique que de remettre de l’ordre du côté de la voyoucratie de quartier ou des pitoyables « antifascistes » et « antiracistes » (rejetons des prébendés -ou pré-bandits- ripoublicains) qui ne veulent surtout pas voir, dans leur crasse intellectuelle épaisse de nantis des beaux quartiers « internationalistes » et « asileurs », que le fascisme contemporain (si on veut bien encore utiliser ce mot, fascisme, qui est mort en 1945) c’est le mondialisme incarné en France par Macron en premier lieu et à des degrés divers par toute la clique de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, du Mélenchon à la Le Pen en passant par le premier crétin venu de l’extrême-centre tel ce Goullet de Rugy, que personnellement je n’ai jamais entendu rugir de révolte ou de honte, le microbe !

L’ancien député de ma circonscription qui a le charisme d’une huître polluée et agonisante, un peu comme le Eyrault (de rien du tout). Et oui, Jean-Marc, et oui, François, il faut savoir que le vent tourne toujours, à un moment ou à un autre.

Enfin, je veux dire le vent de l’Histoire – pas celui qui manipule les girouettes en permanence – face à la caste pourrissante devenue fort heureusement totalement inaudible et irrécupérable.

Tournons la page, j’ai lu hier cette idée d’organiser en dehors du Pouvoir, des Assemblées citoyennes ? C’est une idée, « qu’elle est bonne! » ; mais il y en a bien d’autres.

Dans la majorité des esprits et des cœurs ces pignoufs n’ont déjà plus, d’une manière éclatante, de légitimé. Plus aucune légitimité.

LE NOMBRE DE LA BÊTE

SUR LE SITE DE L’UPR JE TROUVE CECI :.

Le « Grand débat » tourne à la pantalonnade avec la démission de Chantal Jouanno !

9 janvier 2019 Actualité, France

La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) voulu par Macron – Chantal Jouanno – a démissionné en direct le mardi 8 janvier lors du journal de 20 heures de France 2. Elle a annoncé son retrait du « pilotage » du « grand débat national » après une vive polémique portant sur sa rémunération en pleine crise des « gilets jaunes ».

Alors que l’un des volets importants de son sale travail allait être d’essayer d’endormir les Gilets jaunes sur la question de la baisse du niveau de vie des Français (dont de plus en plus basculent dans la misère), on avait en effet appris que son salaire personnel s’élevait à la coquette somme de 14 666 euros bruts mensuels !! Soit un revenu quasi-équivalent à celui du président de la République ou du Premier ministre, qui touchent chacun 15 140 euros brut par mois…

Devant l’ampleur du scandale, Mme Jouanno – une proche de Sarkozy – a préféré jeter l’éponge plutôt que de poursuivre cette farce dont le gouvernement a déjà annoncé que rien d’important ne pourrait de toute façon sortir ( https://www.upr.fr/actualite/france/bruno-le-maire-jette-deja-le-masque-pas-question-que-le-grand-debat-national-touche-a-lisf-ni-a-lis-ni-a-quoi-que-ce-soit-dimportant/ )

Ladite éponge n’a été jetée que de façon partielle d’ailleurs, puisque Dame Jouanno, laissant tomber la tâche, semble avoir fait savoir qu’elle conserverait volontiers le salaire….

Conclusion : des Guignols qui prennent la pose de Mussolini

Non seulement le régime de Macron est constitué d’apprentis dictateurs qui se rêvent en petits Pinochet ou Ceaucescu tirant sur la foule, mais c’est en plus une bande d’incapables, pas même en mesure d’organiser un débat qui ne tourne pas au fiasco…..

La solution s’impose : qu’ils dégagent tous !

À commencer par le pathétique locataire de l’Élysée, qui ne parvient plus à dissimuler son incompétence et sa folie sous ses couches de fond de teint et de poudre de maquillage

le 09/01/2019

François Asselineau, Président de l’Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.

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AMUSANT.

Je ne suis aucunement un adepte de la kabbale, mais je dois dire que ce nombre qui, selon d’autres informations, serait exactement : 14.666,66 euros, est absolument remarquable.

Si l’on s’en tient à la Kabbale, sachant que 14.666,66 euros, c’est 44.000 euros divisés par 3, on y trouve mille fois 44, i.e. mille fois le nombre de la plus haute efficacité humaine. Et 3 qui est celui de la communication, du mouvement de socialisation.

Sachant que 14 c’est 2 x 7, on découvre 7 qui est le nombre de la perfection qui côtoie Dieu lui-même. Enfin (mais on pourrait en dire bien d’autres), on rencontre 666 qui est le ou l’un des fameux Nombres de la Bête.

J.P.F.

APRÈS TANT DE DÉSESPOIR

Ce qu’on supputait depuis des années, ce qu’on énonçait parfois sans trop de preuves – je préférerais dire : que l’on devinait d’instinct – que l’on analysait aussi, qui se vérifiait objectivement pour quelques-uns déjà (je pense à ces néants malfaisants : BHL, Kouchner, Attali, etc.), devient manifeste quand on observe et qu’on écoute la quasi globalité de la caste officielle financièro-politico-médiatico-juridico-« intellectuelle ».

 

Non ! On n’exagérait pas, on était même en-dessous de la réalité. Bien que prévisible, c’est quand même pire que l’on pouvait imaginer.

Grâce au poids, au pouvoir de la Pensée (ou de la vraie république) en marche, agissante et populaire, sensée, les langues vipérines de la bourgeoisie gluante et sifflante énoncent enfin à tout va le fond noir de leurs pensées malades.

 

Signe que cette bourgeoisie grande ou petite, de parasites de tous bords politiques, cette clique qui nous suce le sang, cette maffia de salopards détestables, qui n’ont que mépris pour la masse des gueux et demi-gueux, cette bourgeoisie finalement étriquée qui se prétend de quasi droit divin, plus belle, plus intelligente, plus admirable et moins redevable que la plèbe, est en train de vivre en France une déconfiture totale.

Pour des années maintenant. Et j’aimerais croire pour l’éternité. La page se tourne, enfin ! Les masques sont définitivement jetés, ou plus exactement mis à bas par la puissance du Verbe populaire ; et sans possibilité de retour, de reprendre le cours des choses avant l’acte I de la scène I ; la messe est dite, le temps ne sait pas reculer, retourner au passé.

La quasi totalité des partis ne sont plus que des groupuscules sans militants, la presse et autres media subventionnés ou non sont moribonds ; les syndicats sont morts, ou en état de putréfaction très avancée, gangrenés par un arrivisme collabo généralisé.

Ils n’ont plus rien à dire, fors l’insulte !

Enfin (quel bonheur !) les tenants depuis plusieurs décennies du haut-du-pavé de la mode « progressiste » et « cultureuse », et de leur détestable idéologie libéralo-libertine décadente et anti-sociale soixante-huitarde, finit dans la morgue à la fois ignoble et risible de véritables ennemis du peuple.

De bourges crachant sur les pouilleux, les ploucs et les péquenots, les gueux. Allant jusqu’à mépriser les dites couches moyennes et les lettrés qui ne pensent pas comme eux ; ou plus exactement, qui ne partagent pas avec eux le juteux gâteau de copinages du conformisme de la déraison d’un monde inversé, totalement délirant et rétrograde.

Du côté de la gauche, pour ne parler que d’elle, c’est la débâcle totale. Et c’est très bien. Et c’est tant mieux. Et ce n’est pas trop tôt. Du passé faisons table rase… des socialos pour leur petite gueule, des cocos d’opérette, des trotskards totalitaires, des faux écolos et insoumis du dimanche professionnels à vie de la politicaillerie, et des zanards à la Cohn-Bendit ou d’officines totalement dépassées par les événements, à l’idéologie rance et rassie prétendument « antifasciste » et « antiraciste » qui ne veux plus rien dire (et joue le jeu de l’ennemi) quand le seul vrai ennemi est le mondialisme belliciste, mortifère, acculturant, uniformisant, esclavagiste. Et « européiste ». Fossoyeur même d’Europa qui ne reconnaît plus ses peuples.

Le mensonge premier sur la prétendue intelligence ou clairvoyance de minables et médiocres gens de « l’élite », y compris dans les « hautes sphères » universitaires, se confirme d’une manière éclatante chaque jour présent. Cette engeance n’en peut mais, lorsque le tempo de l’Histoire de notre pays est donné par le Mouvement, la Rébellion, la Révolte (la Révolution ?) desdits Gilets Jaunes et de la masse énorme de leurs sympathisants.

Nous n’avons comme adversaire qu’une bourgeoisie sur le retour et aux abois (donc prête à toutes les saloperies contre le peuple), figée, sclérosée, quasiment uniforme de l’extrême-gauche à l’extrême-droite en passant par l’extrême-centre, totalement déconnectée du monde réel.

Radicalement déchue mais encore arrogante, elle s’accroche désespérément à ses prébendes tout en éructant, haineuse et effrayée, son mépris de nantie et son dégoût profond au visage des sans-dents et pue-la-sueur populaire.

C’est le début de la fin pour eux. Au moins ça, c’est clair.

C’est un tout nouveau bloc historique (qui germait depuis des années) qui émerge. Fin prêt (et près), j’espère, pour le printemps prochain. Le vent a enfin tourné pour le Peuple devenu largement plus mature que les puits de sciences et les sommités du savoir et autres patentés des certitudes « bonnes pour Populo ».

C’est au peuple maintenant de dire « cause toujours » même si, en de derniers sursauts de dangereux minables, les animalcules de la valetaille du mondialisme et de la grande-finance entendent encore nous imposer le « ferme ta gueule ».

Oui, que c’est encourageant d’assister à un tel spectacle, tant attendu et presque inespéré.

Que c’est bon d’entendre les bouches du bon sens, de la solidarité et du partage s’exprimer.

Que c’est bien de voir les muets et les sans-grade, les invisibles du spectacle dominant, reprendre leur destin en main. Enfin.

Que c’est beau même d’entendre leurs chansons… leur remise en cause lucide et éclairée de tant et plus de décrépitudes en tous domaines. De critique sociale en action.

Et de les entendre échanger, discuter ce que devrait être une vraie démocratie. De ce qui les regarde au plus profond.

Tout est à reconstruire… pendant que sombre, que tombe aux poubelles abyssales de l’Histoire cette clique de minables dont la morgue, le mépris, l’imposture, le parasitisme, l’aberration multidécennaux sont de puissants ferments de désintégration.

Parmi ces déchets, l’incomparable, l’incommensurable « philosophe » (du genre BHL), ex-ministre de l’Éducation Luc Ferry, de vague cousinage d’ailleurs avec le colonialiste affirmé que fut Jules Ferry…

***

Du site de l’UPR

L’UPR demande à Macron et au gouvernement de condamner avec la plus grande fermeté l’appel de Luc Ferry aux forces de l’ordre « à se servir de leurs armes une bonne fois » contre les « gilets jaunes » et demande l’ouverture d’une information judiciaire contre l’ancien ministre.

8 janvier 2019 Actualité, Communiqués de presse

Ce 8 janvier 2019, sur Radio Classique, l’ancien ministre de l’Éducation Luc Ferry a appelé les policiers «  à se servir de leurs armes une bonne fois  » contre les « gilets jaunes » pour se défendre en cas de débordements dans les manifestations, et a même préconisé l’emploi de «  la 4e armée du monde  » pour « en finir avec ces saloperies ».

Ces propos horrifiants et extrémistes, dignes d’un criminel de guerre, sont d’autant plus irresponsables que la situation politique et sociale est déjà explosive et qu’ils ne peuvent qu’attiser encore un peu plus la colère des « gilets jaunes ». Ils ont été légitimement interprétés par la presse comme un appel explicite à tirer sur les manifestants. Ces propos ont provoqué un énorme scandale, que l’ancien ministre a tenté hypocritement de corriger, mais trop tard.

L’Union populaire républicaine (UPR) condamne bien entendu les violences subies par quelques membres des forces de l’ordre ; mais elle tient à rappeler que le nombre de victimes civiles très grièvement blessées et parfois handicapées à vie, est sans commune mesure beaucoup plus important et que la violence de la répression suscite l’indignation d’une grande partie des Français, ainsi que de la communauté internationale.

Les victimes de la répression policière se chiffrent en dizaines. Cela ne suffit-il pas au « philosophe » Ferry qui pousse désormais à la guerre civile ?

L’UPR demande en conséquence à Macron et au gouvernement de condamner avec la plus grande fermeté les propos de l’ancien ministre de l’Éducation nationale, qui constituent rien moins qu’un appel au meurtre.

L’UPR demande également l’ouverture d’une information judiciaire contre ce singulier « philosophe » dont les propos sont susceptibles de tomber sous le coup de la loi du 29 juillet 1881 qui prévoit une série d’exceptions à la liberté d’expression, dont les cas d’incitation à la haine et à la violence.

entrez puis cliquez sur rendez-vous sur YouTube etc.

AUX CHAMPS ÉLYSÉES

LES GUEUX

GILETS JAUNES

Du site de l’UPR :

Cagnotte officielle en soutien à Christophe Dettinger

https://www.leetchi.com/c/soutient-un-boxeur-gilet-jaune

Cette cagnotte (pour payer ses avocats, etc.) aurait déjà dépassé les 100.000 euros

Les commentaires sont à lire

* * *

Le Gilet jaune Maxime Nicolle

LES GENTILS, LES MÉCHANTS …

Par Marguerite et les autres…

LES MALHEURS DE FLAVIE … FLAMENT

Hooouu !… La vilaine menteu… se !…

Dans un article précédent, extrait du blog En Défense de David Hamilton, il est écrit :

En 1986, alors que la jeune fille est en vacances (sans sa mère) à Cap d’Agde, où habite David Hamilton, a lieu la première séance de photographies.

Or, Flavie Flament dans La Consolation donné comme « roman » par l’éditeur, mais terme surtout pas repris comme argent comptant par les fabricants du télé-film éponyme, et finalement par ceux du documentaire télévisé idoine qui en suivit évoque sa rencontre première avec David Hamilton à la terrasse d’un café au Cap d’Agde, où elle aurait été en compagnie de sa mère, mère « belle ce soir » (p. 69) très fière d’offrir sa fille en pâture au photographe.

Je viens de rouvrir le livre et redis les mots exacts. C’est pages 71 et 72 de l’édition originale :

Alors qu’elle goûte avec délices à la folie des nuits portuaires du Languedoc-Roussillon, happée par ce monde qui grouille et qui virevolte, elle ne le voit pas. Là, juste derrière elle, dans un coin de la terrasse… Tapi comme un prédateur, silencieux comme un fauve, il l’épie […] Sans la quitter du regard, il se lève, se dirige vers leur table… Et maman sourit.

Mensonge. Sa mère n’était pas là cette année-là. Et cette rencontre s‘est passée tout autrement. « Oui, mais mon livre est un « roman » ; c’est écrit sur la page de titre intérieure » saura nous dire l’écrivaine. Ce qui est paradoxal quand on sait que finalement, le sous-titre « roman » mis en couverture du livre de Flavie Flament était là uniquement pour que les éditeurs (peu courageux et il faut le dire co-responsables finalement de la mort de David Hamilton) puissent se dédouaner à peu de frais de toute accusation de diffamation

Ensuite, par un processus sournois et pervers ce « roman » sera devenu « document incontestable et incontournable », alors même que dès le départ il avait bien tout d’un roman, c’est-à-dire d’une œuvre (sic) de fiction. Sortie tout droit des méninges bien malades de son autrice (je ménage mes arrières) ; non sans quelque notable réminiscence, d’ailleurs. Mais j’en dirai plus une autre fois.

Depuis, les pitres ont eu le culot de présenter, sans aucun dommage judiciaire, une seconde édition fautive, où le nom de feu David Hamilton — jamais condamné à rien et innocent de toute éternité — apparaît en toutes lettres comme violeur.

Le summum de l’ignoble foutaise éditoriale a été de préciser que cette seconde édition était une édition « non censurée » alors que le terme exact est : édition diffamatoire qui attente à la mémoire d’un mort. Toujours cette même inversion du réel en cette propagande mafieuse qui fort heureusement, en ces jours hivernaux, est en train de sombrer tête la première. Milieu totalitaire, médiocre, qui dans son culot et sa faconde donne, en tous domaines, la mesure de sa nullité.

J.-P. F.

VIE ET MORT DE DAVID HAMILTON, GENIE DU VINGTIEME SIECLE

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Voici la couverture de la (fameuse) revue littéraire EVERGREEN REVIEW (n° 92, volume 15, septembre 1971). L’une des plus grandes revues littéraires de la seconde moitié du vingtième siècle.

Dans ce numéro-là, on trouvait (par exemple) « Les paroles d’un soldat de l’hiver » de John Forbes Kerry; un essai de Paul Good sur « La politique de la pornographie ».

Et puis, des photographies du tournage de l’un des plus grands films qui ait jamais été, le Decameron (1971) de l’immense Pasolini!

Boccace, Pasolini, le Decameron.

Pasolini:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pier_Paolo_Pasolini

Le Decameron (sans accent, je l’écris en italien):

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_D%C3%A9cam%C3%A9ron_(film)

Et un photographe. Qui était ce photographe?

C’était David Hamilton.

 

Voyez:

https://www.worldcat.org/title/from-the-third-eye-the-evergreen-review-film-reader/oclc/904144247

David Hamilton avait été l’un des photographes accrédités par Pier Paolo Pasolini pour le Decameron!

L’histoire devrait donc retenir qu’un homme – un des plus grands génies de son siècle – David Hamilton – retenu digne par Pasolini de collaborer avec lui, est mort (un mois de novembre, comme Pasolini), dans des circonstances non encore élucidées (comme Pasolini), insulté par… le minuscule Ardisson et accusé par la p’tite Miss OK 1988!!!!!

Tout commentaire serait superflu…

 

 

Tiens! Miss OK dans le calendrier de David Hamilton « Romantik Flair 1988″…

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Bibliophilie.

Suite de nos recherches au sujet des calendriers de David Hamilton.

 

La chronologie de l’affaire Flavie Flament / David Hamilton ne cesse de s’enrichir de nouveaux détails.

En 1986, alors que la jeune fille est en vacances (sans sa mère) à Cap d’Agde, où habite David Hamilton, a lieu la première séance de photographies.

En 1987, autres séances de photos. Comme déjà dit, nous sommes en mesure de préciser les dates, la durée de ces séances, et jusqu’au matériel photographique employé. Il reste des témoins en vie. Certains nous font des confidences.

En 1988, Flavie Lecanu (laquelle, devenue Flavie Flament, accusera en 2016 – et hors délais légaux – David Hamilton de l’avoir violée en 1987) tapisse sa chambre de posters de David Hamilton.

En 1988, aussi, Flavie Lecanu (treize ans) ambitionne de devenir « MISS OK » et pose donc sa candidature en envoyant une photo prise par David Hamilton. La photo en question est publiée par le magazine organisateur de l’élection.

OK! âge tendre n° 640 du 18 au 24 avril 1988
pp 15, 18, 22 (élection Miss OK!, les premières sélectionnées) : la candidate Flavie Lecanu emploie une photo prise par David Hamilton et on lui attribue l’âge de 14 ans. Faux, elle en avait 13.

Mais il y a mieux!

Dès avant 1988, David Hamilton décide de publier, dans le calendrier « Romantik Flair » 1988, imprimé en Allemagne, une photographie – dont il est l’auteur – de Flavie Lecanu. Ce calendrier est diffusé dans une infinité de pays européens: Allemagne, Suisse, Luxembourg, Autriche

Voyez, ici, ce que l’on trouvait imprimé derrière les calendriers « Romantik Flair« .

Calendrier « Romantik Flair », collection personnelle du blog « En défense de David Hamilton »

Qui sait si Flavie Lecanu se vantait, par exemple auprès de ses copines – ou auprès des amies de sa mère – d’apparaître (au moins deux fois en quatre ans, entre 1988 et le mois de mars 1992; car elle apparaît sur « Romantik Flair » encore en mars 1992) sur les calendriers de David Hamilton?

Qui sait si c’est pour cette raison qu’elle tapissait sa chambre de photos du même David Hamilton?

Flavie Lecanu en 1988 dans OK Age tendre

Qui sait aussi quel poids a eu, à l’époque, sur les membres du jury de Miss OK 1988, le fait que la candidate (de treize ans) Flavie Lecanu soit photographiée par David Hamilton?

Photographie parue, dans le calendrier « Romantik Flair » de David Hamilton, 1988

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