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Messieurs-Dames de l’Illustre Compagnie, voici pourquoi vous devriez voter pour Olivier Mathieu à l’Académie française (14 décembre 2017)

Republication d’un article de ce blog du 12 septembre 2015

article repris partiellement ce jour d’hui sur le Blog en Défense de David Hamilton :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/20/messieurs-dames-de-lillustre-compagnie-voici-pourquoi-vous-devriez-voter-pour-olivier-mathieu-a-lacademie-francaise-14-decembre-2017-par-jean-pierre-fleury/

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Pour célébrer l’anniversaire de l’écrivain Olivier Mathieu, dit Robert Pioche.

Je publie cet article sans le dire à Olivier, en espérant que ce soit pour lui une surprise, une bonne !
Le 14 octobre 2015 au soir, Olivier Mathieu fêtera dans son restaurant habituel dans le centre de Paris, en compagnie de quelques amis, me dit-on, son cinquante-cinquantième anniversaire. C’est donc l’occasion de lui adresser tous nos vœux les plus sincères.
Olivier Mathieu est le premier biographe d’Abel Bonnard ; il est le premier écrivain à avoir présenté sa candidature à l’Académie française sous trois identités diverses ; il est aussi le premier écrivain dont la candidature à l’Académie a été, en une occasion, refusée !…

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aAndré Baillon (1875, Anvers ; 1932, Saint-Germain-en-Laye)

Rappelons que le 14 octobre est une date importante pour Olivier Mathieu : déjà, sa grand-mère Marie de Vivier était née le 14 octobre (en 1899). Journaliste, écrivain, stalinienne ; dernière amante du grand écrivain communiste André Baillon, mort suicidé en 1932 ; première à défendre Michel de Ghelderode après la seconde guerre mondiale ; plus tard dédicataire de « Tempo di Roma » (le célèbre roman d’Alexis Curvers).

bAdémar Martens dit Michel de Ghelderode (1898-1962), flamand d’expression française est, avec Maurice Maeterlinck et Fernand Crommelynck, l’une des figures marquantes du théâtre moderne belge.

Elle a publié un grand nombre de livres et de romans (par exemple chez Plon, Marabout, La Palatine…) et notamment, à Paris en 1971, un beau roman, « Cent pages d’amour, lettre à un petit garçon » dont on trouve le texte intégral sur Internet et dont Olivier Mathieu est l’unique personnage. Marie de Vivier est décédée en janvier 1980, dans les environs de Paris.

La mère d’Olivier Mathieu, Marguerite Mathieu (née le 8-8-1925), auteur de plusieurs ouvrages scientifiques, chercheuse et enseignante universitaire, décède quelques années plus tard (12-8-1988), et son père (qu’il n’a pour ainsi dire pas connu, l’ayant rencontré deux ou trois fois dans toute sa vie) en 1991.

L’ENFANCE.
Olivier Mathieu naît le 14 octobre 1960 (enfant prématuré, il perd dès le 19 octobre son frère jumeau, prénommé Jean-Philippe). Au milieu des années 1960, il est primé lors d’un concours national de dessin organisé par Le Figaro. Au cours des mêmes années 1960, il rencontre et fréquente des amis de sa grand-mère ou de sa mère, des artistes et des écrivains comme René Magritte, Hergé, Alexis Curvers, Robert Poulet, Paul Werrie et maints autres.

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Livre de Paul Warrie « imagé » (sic) par Hergé en 1934. Bel exemple de ladite « ligne claire » : Chaque élément du dessin qui contient des crayonnés forme une cellule isolée et reçoit une couleur donnée qui se trouve ainsi séparée de sa voisine par un trait d’encre noire d’épaisseur constante.

 dTroisième hors-texte, à l’encre de Chine et à la gouache blanche, de l’édition originale du Lotus Bleu (éditions Casterman, 1936). Ce hors-texte est absent des rééditions de l’album. Cette planche évaluée à 1.000.000 / 1.500.000 euros, devrait atteindre une somme rondelette le 5 octobre prochain lors d’une vente aux enchères à Hong Kong !

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Robert Poulet vers 1931.

Je cite de mémoire. Marly-le-Roi, années soixante. Poulet âgé, à Marie de Vivier : « J’ai croisé votre petit-fils hier, il m’a encore fait cot-cot !… »

En 1969, il écrit trois exceptionnelles « comédies  érotiques », publiées au début des années 1980 (et aujourd’hui disponibles sur le site du jeune écrivain suisse Daniel Fattore). Vers 1971 et 1972, Olivier Mathieu se produit à la Salle Pleyel, à Paris, au sein de l’orchestre pour enfants Alfred Loewenguth.

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MARIE DE VIVIER, dernière amante d’André Baillon.

ebÀ lire sur : http://www.fattore.com/CentPagesDamour.htm avec des corrections manuscrites de l’auteur et des notes d’Olivier Mathieu.

Après une enfance pauvre mais heureuse pendant laquelle il ne fut pas scolarisé (il est éduqué à la maison par sa mère), puis le passage de son bachot en « candidat libre » (juillet 1978), et enfin le refus d’effectuer son service militaire (il est resté pacifiste, et l’on rappellera son opposition, par exemple, aux guerres du Golfe), Olivier Mathieu a publié encore très jeune des recueils de textes et de poèmes aux éditions Ouvertures de Liège (voir le catalogue de la Bibliothèque royale de Bruxelles) alors dirigées par M. Jean-Claude Bologne (l’actuel président de la Société des Gens de Lettres). En 1981, Jean-Claude Bologne (dans le « numéro spécial Alexis Curvers » de la revue Ouvertures) remercie Olivier Mathieu parce que ce dernier lui a présenté Alexis Curvers. Vers 1983 (plus ou moins à l’époque où Olivier Mathieu est en année de licence à la fac), une nouvelle d’Olivier Mathieu est primée à l’occasion d’un concours littéraire organisé par la MNEF.

Chantant même brièvement, vers 1980, dans un groupe de rock un peu punk qui se produit dans les boums de banlieue, Olivier Mathieu a ensuite fréquenté plusieurs milieux artistiques et politiques (y compris des milieux d’extrême-gauche et d’extrême-droite), avant d’abandonner rapidement tout militantisme et de se consacrer exclusivement à son œuvre littéraire. Il s’est vite éloigné, et cela depuis très longtemps (début des années 1990), des milieux d’extrême droite qu’il a fréquentés pendant très peu de temps. Et des milieux d’extrême droite, il semble utile de le rappeler, au milieu desquels il disait (et écrivait, aussi, signant noir sur blanc) qu’il N’était PAS d’extrême droite.

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gLES CANDIDATURES « ludiques » à l’Académie française d’un humoriste.
Premier biographe d’Abel Bonnard, et auteur de dizaines de livres dont une quinzaine de romans du « Cycle de Robert Pioche », ce grand humoriste qu’est par ailleurs Olivier Mathieu a également été le premier écrivain à se présenter à l’Académie française, sous trois noms différents ! Non seulement donc sous son nom d’Olivier Mathieu, mais aussi sous les pseudonymes de « Robert Pioche » et de « Robert Spitzhacke ». Robert Pioche est le pseudonyme d’Olivier Mathieu depuis 1971, date où ledit pseudo est attesté dans le roman de sa grand-mère, « Cent pages d’amour ». Quant à Robert Spitzhacke (spitzhacke, en allemand, signifiant justement pioche), c’est le pseudonyme sous lequel il s’est présenté encore en 2014, lors de l’élection où se présentait Alain Finkielkraut. Le mystérieux « Robert Spitzhacke » fut cité dans divers journaux (notamment Le Figaro, voir le prochain paragraphe). La radio France-Culture, le jour de l’élection (10 avril 2014), a encore parlé d’Olivier Mathieu.

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Le danger de la montée de Robert Spitzhacke à l’Académie française ?… Mais non, c’était juste un canular à la façon d’Olivier Mathieu !
On a lu par exemple dans Le Figaro n° 21 667, vendredi 4 avril 2014, p. 26 :
« L’affaire agite l’Académie avec des conséquences inattendues. Un inconnu, Robert Spitzhacke, qui se définit sur son blog comme un « candidat anti néo-con, adversaire d’Alain Finkielkraut », se présente contre lui, reprochant même à la presse, dont le Figaro, de faire campagne pour l’essayiste. Le choix de l’Académie serait donc simple: Alain Finkielkraut ou Robert Spitzhacke. On n’ose y penser ».

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La candidature censurée.
Ajoutons, pour être un rien plus complets, qu’Olivier Mathieu est aussi le premier écrivain dont la candidature a été refusée (en une seule occasion) par l’Académie française, en 2007, et cela contre le règlement même de l’Académie !… Chose d’autant plus extraordinaire qu’Olivier Mathieu possède toujours le courriel de l’Académie, qui lui confirme que sa lettre de candidature a bien été reçue, mais qui ne l’officialise pas sur le site de l’Académie… A noter cependant qu’ensuite, après cette unique entorse au règlement, l’Académie a de nouveau respecté ses statuts, en acceptant toutes les candidatures déposées par Olivier Mathieu.
Une voix contre Giscard.
Olivier Mathieu a d’ailleurs obtenu une voix sous son pseudo de Robert Pioche à l’Académie française, en décembre 2003, contre M. Valéry Giscard d’Estaing, ex-président de la République. Une voix qui avait provoqué l’ire, dans Le Figaro Magazine, de M. Philippe Bouvard.

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Robert Pioche (alias Olivier Mathieu) élu à l’Académie française ?
Quand le Figaro se demande :
« Verra-t-on élu le farfelu Robert Pioche, qui défie les académiciens à un duel de dictée, chaque battu s’engageant à voter pour lui ? »
http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/03/21/01006-20090321ARTFIG00197–les-dessous-d-une-elec-tion-.php

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Critique littéraire.
(Et collaborateur, bien avant Houellebecq, de la Nouvelle Revue de Paris).
Olivier Mathieu fut critique littéraire pendant les années 1980 (il signa par exemple à de multiples reprises dans la Nouvelle Revue de Paris, revue parue sous le patronage de l’Académie française, ou dans le Spectacle du Monde et dans plusieurs autres titres prestigieux). Olivier Mathieu se trouvait notamment parmi les signataires principaux du numéro de la Nouvelle revue de Paris n° 8, en compagnie par exemple de J. Dutourd.
A lire une remarquable nouvelle littéraire d’Olivier Mathieu, Anniversaire, dans la Nouvelle Revue de Paris.

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Lors de la mort de G. Dumézil, nous conseillons de lire l’excellent article, « L’Humanisme de G. Dumézil », qu’Olivier Mathieu avait publié dans le Spectacle du Monde (n° 299 du 01/02/1987).

jGeorges Dumézil (1898-1986)

A signaler aussi, en 1986, pour le 80e anniversaire de son ami Alexis Curvers, l’article d’Olivier Mathieu titré « Tempo di Roma » du n° 306 (septembre-octobre 1986) de la revue Itinéraires.

Article dont Alexis Curvers le remercia par une lettre chaleureuse. Leur amitié – leur première rencontre datait du milieu des années 1960 ! – dura jusqu’à la mort d’Alexis Curvers, en 1991.

kAlexis Curvers (1906-1992)

A signaler, et à recommander chaudement, la lecture de :
http://docslide.fr/documents/chiens-et-chats-dans-loeuvre-dandre-baillon-et-dans-celle-de-marie-de-vivier-article-dolivier-mathieu-dit-robert-pioche-dans-la-revue-nouveaux-cahiers-andre-baillon.html
(cf. Les Nouveaux Cahiers André Baillon, n° 6, année 2008)

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« Le grand méconnu de la littérature française contemporaine ».
Impossible de les énumérer toutes, mais parmi ses nombreuses collaborations journalistiques, citons encore par exemple, au cours des années 2000, deux articles dans la revue universitaire belge de gauche Nouveaux cahiers André Baillon. Ou encore en 2010, Olivier Mathieu a publié presque coup sur coup deux articles de grande qualité (sur François Villon et sur F.S. Fitzgerald) dans la revue Eléments. Le rédacteur en chef de la revue Eléments était Michel Marmin.
Et c’est Michel Marmin (autrefois assistant de Pierre Schaeffer au Service de la Recherche de l’ORTF) qui a justement écrit dans Eléments (en 2010) qu’Olivier Mathieu était « le grand méconnu » de la littérature française contemporaine.
C’est un avis que nous partageons.

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« Les Modérés ».
Premier à republier Abel Bonnard, Olivier Mathieu avait notamment été le premier à republier « Les Modérés », en 1986, aux éditions du Labyrinthe (dirigées par un journaliste, Alain de Benoist).
Les republications d’Abel Bonnard effectuées par Olivier Mathieu au cours des années 1980 ont ensuite engagé divers personnages, beaucoup plus tard, à essayer d’imiter son exemple. Nous disons bien : essayer…

lalbUn titre tant d’actualité !

Les Petits Bonheurs.
Entre 2007 et 2014, la presque totalité des livres d’Olivier Mathieu ont été publiés à l’enseigne des « Petits Bonheurs » à Nantes. Ses œuvres sont évidemment répertoriées, comme c’est le cas pour les livres publiés en France, sur le catalogue de la BNF (Bibliothèque Nationale de Paris).
Pas dans les « bonnes » librairies…
Romancier et poète, blagueur et à l’occasion blogueur, Olivier Mathieu est l’auteur d’un très grand nombre d’ouvrages, qui ne sont (hélas) pas toujours faciles à trouver. Il y a à cela une infinité de raisons, mais pour n’en évoquer ici que trois, il est bien connu que les gens lisent de moins en moins ; qu’Internet a probablement détourné beaucoup de personnes des livres imprimés ; et aussi parce qu’Olivier Mathieu, certainement trop anticonformiste et indépendant d’esprit pour cela, ne fait évidemment pas partie du fameux circuit dit des « bonnes » librairies.

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Olivier Mathieu fait aussi partie des personnalités dont on a annoncé la mort, par erreur, par mauvaise foi ou simplement par blague, de leur vivant.
La mort d’Olivier Mathieu a été annoncée, il y a quelques années (2006), par des gens dont on ignore s’ils étaient simplement mal informés, ou mal intentionnés, ou éventuellement les deux. En tout cas, la nouvelle farfelue a été publiée par un petit journal d’extrême droite, Rivarol. Curieuse déontologie journalistique, même s’il faut reconnaître que ce journal a ensuite reconnu son erreur et présenté ses excuses. Dont acte. La nouvelle n’aura donc sans doute abusé que quelques intellectuels (?) présumés ou amateurs, lesquels auront sans doute (en tout cas, on l’espère pour eux) appris de la sorte qu’il ne faut pas recopier tout ce qu’on lit dans les journaux, et notamment dans les feuilles d’extrême-droite. Nul doute en tout cas qu’après sa (vraie) mort, il y aura d’autres biographies – écrites par des historiens de la littérature – d’Olivier Mathieu. En 2006, il s’est exclamé en riant : « Normal que je meure deux fois, puisque, jumeau, je suis né deux fois, non ? »

nAntoine Rivaroli (1753-1801) dit : le chevalier de Parcieux, le comte de Rivarol, l’auteur du Petit Dictionnaire, le comte de Barruel, un citoyen actif ci-devant rien, le chevalier de Kermol, R.V.R.L., Salomon…

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Au cours des années (il a été marié pendant près de dix ans, en secondes noces, avec une universitaire française publiée aux PUF), Olivier Mathieu a préfacé divers ouvrages comme, par exemple, il y a quelques années, « l’Anthologie Emile Boissier », qui propose des textes du poète nantais rassemblés par Jean-Pierre Fleury, écrivain, poète, et docteur en sociologie de l’Université de Nantes.

Olivier Mathieu sujet de plusieurs ouvrages.
Jean-Pierre Fleury a publié il y a plusieurs années de cela une (première) biographie d’Olivier Mathieu, qui a pour titre : « Olivier Mathieu dit Robert Pioche, le dernier romantique ».
Olivier Mathieu a été cité par d’innombrables personnages, écrivains (ou, en certains cas, de présumés écrivains), par exemple dans le Journal intime de Marc-Edouard Nabe (« Olivier Mathieu a détrôné Marc-Edouard Nabe »). Signalons que l’on trouve sur le site Internet de Marc-Edouard Nabe un extrait d’un roman érotique (2013) d’Olivier Mathieu, « Jouissive à Venise ».
Pour conclure, Olivier Mathieu a d’ores et déjà été le sujet d’une biographie (celle écrite par Jean-Pierre Fleury) et de deux romans (nous avons d’ores et déjà évoqué, ici, le roman « Cent pages d’amour » de Marie de Vivier ; Paris, 1971). Sans parler, évidemment, de quelques bouquins qui, dans les années 1980 ou 1990, lui ont consacré parfois des dizaines de pages (un seul exemple, ici : le « livre » de Christophe Dechavanne, La fièvre du mardi soir, 1991).
Olivier Mathieu est entré, de son vivant, dans environ quatre ou cinq dictionnaires ou encyclopédies (entre autres le « Quid » qui, dans sa dernière édition en date, rappelait la voix obtenue par Olivier Mathieu, à l’Académie française, contre Giscard).

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Olivier Mathieu à la « une » du Figaro (2011).
Encore tout récemment, en avril 2011, le directeur du Figaro Littéraire, Etienne De Montety, a écrit un article en première page du « Figaro » pour saluer le talent littéraire d’Olivier Mathieu. C’était à l’occasion d’une élection académique qui a donné l’occasion à Olivier Mathieu de publier un « Eloge poétique de Maurice Druon » (éditions des Petits Bonheurs).
L’amoureux des promenades sur les bords de la Seine.
Grand amoureux de Paris, ville dans la proche banlieue de laquelle il est né, Olivier Mathieu était allé aller distribuer un tract devant l’Académie française.
Il s’agissait d’un tract poétique, rédigé en alexandrins réguliers. Chose encore plus anachronique, désuète, charmante et émouvante, car il convient de toujours souligner l’extrême sensibilité poétique et artistique d’Olivier Mathieu, ce dernier avait dédié son tract à son parrain bouquiniste, Ferdinand Teulé, ancienne figure de première importance de la littérature prolétarienne.

oDe gauche à droite : Ferdinand Teulé, Henry Poulaille fondateur du Groupe des écrivains prolétariens de langue française et René Bonnet en juin 1938, à l’époque du Musée du Soir (1935-1940). Courant littéraire dont on peut trouver de grands précurseurs du côté de Jean-Jacques Rousseau, Agricol Perdiguier, Jules Vallès, ou encore Charles-Louis Philippe et Charles Ramuz. D’essence libertaire au sens le plus large du terme, il convient de le différencier dudit Mouvement populiste d’une part, et des écrivains staliniens de l’entre-deux-guerres d’autre part. « Il est exact que Poulaille n’aime pas Staline, mais cela ne l’empêche pas qu’il puisse être un prolétaire honnête. Il est anarchiste, mais qui n’est pas anarchiste en France ? » écrivit Paul, Adolphe Loffler, écrivain communiste hongrois ami de Poulaille, dans son Journal en 1931.

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Olivier Mathieu n’a plus (il ne veut plus avoir) de blog depuis plusieurs années (pourtant, sauf erreur de notre part, celui qu’il a ouvert en 2014 sur Mediapart, au moment de l’élection académique d’Alain Finkielkraut, est resté en ligne) :
http://blogs.mediapart.fr/blog/robertspitzhacke

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A relire un indispensable entretien accordé par Olivier Mathieu et paru dans la presse française dès 2003 :
http://www.fattore.com/Confession.htm

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A conseiller, pour finir, sur le site « Afrique-Asie », la lecture d’une « lettre ouverte » (avril 2014):
http://www.afrique-asie.fr/menu/actualite/7476-lettre-ouverte-de-robert-spitzhacke-a-alain-finkielkraut.html

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Nous avons cherché, dans ce tout petit article, à parler d’Olivier Mathieu de façon certes rapide, non exhaustive, mais nous ne croyons pas utile d’évoquer le « guet-apens médiatique » fameux dans lequel il est tombé en 1990, invité sur TF1 par un journaliste-histrion et se retrouvant violemment frappé par un commando paramilitaire d’un groupuscule juif d’extrême droite, et également opposé à un autre groupuscule appartenant celui-là à l’extrême droite française. Il devrait apparaître comme fort triste que beaucoup de gens aient en effet eu intérêt, à cette époque-là, à profiter de l’indéniable idéalisme (certains diront : de la naïveté) d’Olivier Mathieu.

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L’Olivier Mathieu de 2015 ressemble étrangement à l’enfant qu’il fut. Dit-il d’ailleurs autre chose, aujourd’hui, que ce qu’il a toujours dit ? A jamais gibelin au guelfe et guelfe au gibelin, anti-nationaliste parce qu’européen, anti-chrétien parce que païen depuis son enfance (et également excommunié par débaptisation en 2008), anti-militariste et anti-belliciste depuis toujours, révolté par la peine de mort (il prit position publiquement contre la pendaison de Saddam Hussein), anti-colonialiste, favorable à l’avortement et absolument pas hostile au « mariage » des homosexuels, de sensibilité écologique, végétarien et anti-corridas, anti-capitaliste (mais, en revanche, jamais anti-communiste), Olivier Mathieu est philo-européen (il ne s’agit pas, on l’aura compris, de l’Europe des bureaucrates et des banquiers), il est philo-palestinien, il est favorable à sa propre conception du socialisme, bref il est philo-énormément de choses mais peut-être est-ce surtout et avant tout un amoureux de la poésie et de la littérature, de l’humour et de la dérision, de la vérité, de la liberté vraie, en un mot du dépassement des vieux clivages ! Ses « modèles » sont (pour n’en citer ici que quelques-uns) Don Quichotte, le Ménippe de Lucien, le Cyrano de Bergerac de Rostand, le « brave soldat Chveïk » de Jaroslav Hasek, etc.

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pMenipo Filosofo, estampe de Goya
d’après le Moenippus de Vélasquez (1639-1640)

Fin août 2015 : de nouveau, les images de « Ciel mon mardi » du 6 février 1990 sont diffusées, sur TMC (filiale de TF1), dans l’émission « Ces émissions qui nous ont marqués ».
Une certitude, le passage d’Olivier Mathieu à « Ciel mon mardi » ne sera pas oublié…
Olivier Mathieu reçoit beaucoup de courriels, ou aussi de lettres par voie postale à son domicile parisien. Des lettres qui contiennent un peu de tout, et qui vont du lecteur sincère au complet farfelu, en passant par certains individus qui ont visiblement du temps à perdre. Récemment, un correspondant m’a annoncé que l’article de Wikipédia sur Olivier Mathieu pourrait être bientôt supprimé. Ah bon ? Et après ?… Vu le nombre de lieux communs, d’inexactitudes (volontaires ou involontaires ?) de l’article en question, une telle suppression serait plutôt une bonne nouvelle, je trouve. « Ma foi », a réagi Olivier Mathieu par une boutade à prendre au second degré, « en ce qui me concerne la disparition de Wikipédia passerait inaperçue. Celle de ce mauvais article, encore davantage. Je ne fais pas partie de la culture, ou du partage de la culture – ou du partage de l’ignorance ? – Wikipédia »…
Il faut certes avouer que si des internautes, souvent anonymes, se permettent de supprimer de Wikipédia des auteurs indépendants, on vit une drôle (ou pas drôle) d’époque… Mais c’est ainsi : Olivier Mathieu (ancien collaborateur de la NRP, auteur de dizaines de livres, une voix à l’Académie française en 2003, « grand méconnu de la littérature française » selon Michel Marmin, poète qui a fait la « une » du Figaro en 2011…) « risque » d’être effacé de Wikipédia par des gens qui… n’ont probablement pas écrit, publié ou fait le mille millième de ce qu’il a fait.
Ces gens ne s’intéressent pas à Olivier Mathieu pour lui, et pour son œuvre littéraire ou ses recueils de poésie. Ils s’intéressent à lui juste quand on repasse à la téloche de vieilles images réchauffées du « guet-apens » chez Dechavanne…  Les braves gens… Les pauvres gens…

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Portrait de Monsieur de Cyrano Bergerac
Le Doyen sc. M DC LXII

La Terre ne fut importune,
Je pris mon essor vers les Cieux.
J’y vis le Soleil et la Lune,
Et maintenant j’y vois les Dieux.

pb

Charles Le Bargy dans Cyrano de Bergerac. Dessin de Paul Delaroche (1886-1914)

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En attendant d’avoir le plaisir de rencontrer prochainement Olivier sur les bords de la Seine, bon anniversaire de notre part et, aussi, de la part de plusieurs de ses amis (certains sont cités dans cet article) et lecteurs vraiment fidèles !

Jean-Pierre Fleury – le 27 septembre 2015.

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Cerise sur le gâteau, finissons, si vous voulez bien, en citant l’éditorial de « une » du Figaro. Un article paru en 2011.

« Candidat à l’habit vert, il sait discourir en vers ».

« Depuis la mort de Cocteau, il n’y a plus guère de poète à l’Académie française. C’est ce qu’a dû penser Olivier Mathieu, candidat au trentième fauteuil. Hier, jour d’élection, quai de Conti, il distribuait un tract où l’on pouvait lire un poème en alexandrins consacré à Maurice Druon. C’était l’éloge que, s’il était élu, le candidat se proposait de prononcer : « En ce jour d’hui, merci, pour l’immortalité/Que vous me conférez en m’offrant, respectable/Un auguste fauteuil… » Passons sur le nombre de pieds, un peu approximatif… Les 200 vers – ou peu s’en faut – évoquent la vie de Druon, Le Chant des partisans et Les Rois maudits. Mathieu rappelle l’hostilité de l’académicien à la féminisation du cénacle : « Il préférait sous la Coupole un mâle esprit. » Le dithyrambe est aimablement dédié « aux académiciens, aux bouquinistes des quais de la Seine, aux passants ». On ne fait pas plus bucolique. Les immortels sont-ils restés insensibles au lyrisme de Mathieu ? Ont-ils été choqués de voir un candidat aller vite en besogne, s’imaginant déjà élu ? Le rimailleur n’a recueilli aucune voix et c’est Danièle Sallenave qui a été élue au premier tour. C’est à elle qu’il reviendra de prononcer l’éloge de Maurice Druon. Certainement en prose. Quant à Mathieu, il ne lui reste, pour se consoler, qu’à relire Baudelaire, son frère d’infortune : Exilé sur le sol au milieu des huées /Ses ailes de géant l’empêchent de marcher »…
Editorial du Figaro, Etienne de Montety, 8 avril 2011.

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r

 

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Il n’est bon bec que de David Hamilton.

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A titre posthume, David Hamilton, notre éternelle et immuable admiration

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LES ENFANTS PEUVENT MENTIR OU SE TROMPER, EUX AUSSI : UN CAS D’ÉCOLE

En cette époque totalement désaxée où la démocratie (bourgeoisie), enfin ce qu’il en reste, est bafouée tous les jours, il n’est pas étonnant que les préjugés sexistes anti-mâles de pseudo féministes à la sauce Femen ou autres envahissent jusqu’à la nausée les sphères médiatiques des larbins de la désinformation, de la propagande et des partis pris.

Le schéma est simple : les mâles sont tous des pervers et violeurs en puissance. Et les enfants eux-mêmes sont mis au parfum de ce fantasme de réalité.

Le jour même où Flament (Flavie) sévissait sur France5, la cour d’appel de Dijon cassait la mise en examen d’un professeur des écoles (comme on dit aujourd’hui) dans une affaire d’attouchements.

Après un an de soupçons, et de vindicte populacière de la part des ignorants des faitsmais heureusement aussi grâce à un fort soutien familial et local, Éric Péclet, instituteur de 43 ans, suspendu de l’Éducation nationale, a obtenu la levée de sa mise en examen devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon (Côte d’Or). En novembre 2016, ce père de famille avait été mis en examen pour le « viol » (sic) d’une de ses élèves âgée de quatre ans au sein de son école, dans le bourg de Genlis.

L’enseignant vient donc d’être placé sous le statut de « témoin assisté« , stade intermédiaire entre le statut de simple « témoin » et celui de « mis en examen » (inculpé, disait-on auparavant). À la différence du simple témoin, le témoin assisté bénéficie du droit d’être assisté par un avocat et a donc accès au dossier de la procédure ; il peut demander à être confronté avec la ou les personnes qui le mettent en cause et peut agir en nullité contre des actes qu’il estimerait irréguliers.

Mais ça n’en fait pas encore un « mis en examen » innocenté et blanchi. Baignant totalement dans les lieux communs de l’idéologie dominante et des causes judiciaires « à la mode » (avec quelques retards sur d’autres pays en notre contrée qui fut autrefois l’exemple à suivre, le fleuron de l’Humanité si l’on peut dire) la balance de la Justice dont les fléaux semblent pipés, a bien du mal à accorder quelque crédit à un « salaud d’enseignant homme », pédéraste potentiel (ou pédophile comme on dit aujourd’hui, bien qu’il n’y a rien de « philique » en cela, comme je ne cesse de le répéter).

Il faut quand même savoir que cet homme subit cette accusation, de plus en plus jugée comme inique par les gens sensés, sur la seule parole d’une gamine de maternelle de quatre ans qui l’a accusé d’avoir « gratté son zizi » disons, contre les faits eux-mêmes.

En effet, et par chance si l’on peut dire, le jour de ce prétendu acte « scolaire », ce maître n’était exceptionnellement pas seul à assurer la classe. Or sa collègue ne masque pas sa perplexité : elle a toujours certifié aux gendarmes que ce dernier ne s’est retrouvé seul avec les enfants que pendant cinq minutes, et encore, entre la salle de classe et la cour de récréation. « Je ne vois pas de créneau propice à ce genre d’acte », confie également la directrice de l’école.

Mis en examen pour « viol et atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité », il a même connu la détention dite provisoire.

Heureusement pour lui encore, il s’avère, qu’à la fin mars de cette année, quelques jours après sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, que l’expert qui a examiné la culotte de la fillette (puisqu’il a fallu fouiller jusque-là) a mis au jour une tache de sperme sur le devant du sous-vêtement, dont l’ADN correspond à un proche de l’enfant. Ainsi qu’une trace de sang au même endroit. Le saignement étant contemporain au viol. Ce dernier « justifie la présence de son liquide séminal par une contamination après un mélange de vêtements. Une hypothèse de « transfert secondaire » pourtant très improbable », concluent les gazettes.

Voilà quelqu’un — un homme et un enseignant, doublement suspect de nos jours, une forme de « délit de sale gueule »— qui allait payer, payer sans doute cher, pour l’acte ignoble d’un autre, un autre qui est visiblement un très proche de la fillette mais qui lui — comme c’est étrange — n’a pas de nom ainsi qu’on peut le constater dans les comptes-rendus des gazettes.

Ce sont Les Risques du Métier comme titrait déjà en 1967 le film d’André Cayatte où s’illustra Jacques Brel, en une époque alors bien loin de toute obsession accusatrice ou diffamatrice médiatiques.* Certains supportent comme ici, d’autres en meurent : suicides dans l’opprobre et le désarroi total…

Si Eric Péclet s’était suicidé, Flavie Flament en aurait conclu que c’était un « aveu » !?

Jean-Pierre Fleury.

* Scénario réalisé d’après un roman de Simone et Jean Cornec, de la fameuse Fédération Cornec de parents d’élèves (aujourd’hui la F.C.P.E.). Jean Cornec est également l’auteur de : Au préjudice du doutelivre qui date de 1986.

Le monde admirable des jeunes filles humaines et sexuées de David Hamilton

Publié le 17 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

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pour une version illustrée, c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/17/le-monde-admirable-des-jeunes-filles-humaines-et-sexuees-de-david-hamilton-5/

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La société actuelle a pour objectif de robotiser l’homme. Tout comme Internet existait déjà dans les années 1970, mais presque personne ne le savait, les robots sont sans doute d’ores et déjà officieusement quelque part. Dans dix ans, dans vingt ans, ils seront officiellement là. L’avenir d’une humanité déshumanisée est le robot. Ou pour paraphraser Aragon (« la femme est l’avenir de l’homme »): le robot est l’avenir du taré. Et notamment, le sex robot.

Oui, le sex robot: dès aujourd’hui, 2017, il est possible d’imprimer en trois dimensions votre compagnon (ou votre compagne), voire votre mari (ou votre épouse). L’imprimerie en trois dimensions, le début – ou la continuation – de l’horreur technologique. L’horreur à la portée des caniches (pour paraphraser, cette fois, Céline). Vous n’y croyez pas? Vous ne le savez pas? C’est que vous ne voulez pas vous renseigner.

Dès aujourd’hui, 2017, il existe un robot (son nom: Harmony) créé par un certain Matt Mc Mullen, fournisseur de la société californienne RealDoll. Tout ceci va marquer la fin de l’amour, de l’émotion et tout simplement des relations humaines. Pour 10.000 euros (dès aujourd’hui, 2017) vous pouvez acheter un robot capable de vous distinguer. Et pour 5000 euros, vous avez droit à la version base. Songez que (aujourd’hui, 2017) les sex toys ont un chiffre d’affaires que j’évalue à 30 milliards de dollars par an.

Songez que dès aujourd’hui (2017), à Barcelone, Espagne, existe un bordel (Lumi Dolls) où les gens font l’amour avec des robots pour 120 euros de l’heure.

Qui sait s’il est « légal » ou « illégal », aujourd’hui, de faire l’amour avec un robot de « mineure » ? Qui sait si ce sera – demain –  « légal » ou « illégal »?… Les législateurs, un jour ou l’autre, et à mon avis très rapidement, devront se pencher sur la question… Songez que pour la seule année 2017, RealDoll vendra (au moins!) mille modèles de robots sexuels. Et que le business des gens qui font l’amour par téléphone avec des robots augmente vertigineusement.

Vous vous montrez favorables (comme moi) au mariage des homosexuels? Ou alors, vous trouvez cela scandaleux? Dans l’un et l’autre cas, VOUS ETES DEPASSE. Ridicule. Out.

Dans la société occidentale moderne, dans la société planétaire, dans la société globalisée, dans la société née en somme sur les ruines laissées par la seconde guerre mondiale du post-1945, on en est déjà au mariage avec des robots!

En Chine, un certain Zheng Jiajia a épousé un robot-femme, robot créé par ses soins. Vous n’y croyez pas? Vous ne le savez pas? C’est que vous ne voulez pas vous renseigner. Ou c’est qu’on ne veut pas vous renseigner.

Nous allons donc avoir – nous avons déjà, aujourd’hui, en 2017 – des jeunes gens qui perdront leur pucelage avec des robots. Et tout cela va ouvrir des questions juridiques passionnantes: que se passera-t-il quand un robot « homme » violera une femme en chair et en os? Ou quand un homme violera une femme-robot?… Ce ne sont plus des questions de science-fiction. Ce sont des questions qui se posent, voire qui se sont déjà posées, aujourd’hui, en 2017. Ce sont des questions qui seront de plus en plus à l’ordre du jour, d’ici à 2050. Vous verrez. Moi, je ne verrai plus. J’ai déjà vu. Les prophètes voient longtemps à l’avance.

David Levy a écrit un livre qui s’appelle Love and sex with robots. Vous y lirez que des gens payent (et paieront) des fortunes pour se faire fabriquer un robot qui ressemble à leurs idoles. Rien n’interdira à quiconque, surtout pas à des milliardaires hollywoodiens pour commencer, de se faire fabriquer des robots qui ressembleront, comme deux gouttes d’eau, à Marilyn Monroe ou à Brigitte Bardot. On peut imaginer absolument tout: un homosexuel anticommuniste primaire, un jour, pourrait sodomiser un robot de Staline, par exemple.

En d’autres termes, à l’horizon 2050, mais à mon avis sans doute bien avant, on va vers la disparition (et je le déplore) de l’amour et du sentiment humains. Et certes, il suffit de voir la tronche des politicards actuels, ou des « spécialistes » de « l’intelligence artificielle », pour comprendre que le niveau d’inculture, d’illettrisme et de stupidité augmente tellement rapidement que « l’intelligence artificielle » ne tardera pas à supplanter la crétinerie bien naturelle et bien humaine.

Jusqu’aux jours prochains où les robots prendront la place des humains, trop humains. Lesquels seront absolument ravis de perdre le si peu qu’il leur reste de « liberté ».

Liberté, amour, émotion, vérité sont des mots privés de la moindre substance pour environ 98% de l’humanité actuelle.

Et des gens comme David Hamilton, ou comme moi, seront définitivement des retardataires. Comment, cher David Hamilton? Vous prétendiez qu’existassent des hommes et des femmes? Des hommes et des jeunes filles? Vous prétendiez que pussent exister des sentiments entre eux?

C’est sans doute en cela que vous avez semblé scandaleux aux hommes (qui ne sont certes pas des surhommes) d’aujourd’hui. Vous avez proposé, par vos photos, une vision à la fois humaine et sexuée de l’homme (et de la femme, et de la jeune fille).

Les « hommes » d’aujourd’hui, les hommes qui sont tellement pressés de devenir des robots, les hommes qui sont tellement pressés de se faire greffer des microchips, les hommes qui sont tellement avides que l’on remplace leur bonne vieille crétinerie par « l’intelligence artificielle » – l’intelligence sans efforts! l’intelligence sans études! l’intelligence sur demande! l’intelligence en option! l’intelligence pour tous!… alors les hommes cesseront de lire Nabokov, d’admirer Balthus, de révérer David Hamilton.

Ce sera un monde sans prostitution, sans maladies sexuelles, qu’ils vous diront. Ce sera surtout un monde sans émotion, sans Eros et Thanatos, sans sentiments, et sans amour.

Ce sera le monde né sur les ruines de l’après 1945.

Enfants en éprouvette. Féministes heureuses que leur corps leur appartienne, et qui n’appartiendra en effet plus aux hommes abhorrés, puisque l’homme (en tant que genre) perdra absolument toute utilité. Société asexuée. Sociétés d’eunuques robotisés. Société de libres esclaves, où l’ambition de l’homme libre sera de devenir, toujours davantage, un robot.

On pourra alors – par exemple – jeter aux flammes les photos de David Hamilton, quitte à aller ensuite tirer un coup avec un robot relié à l’app d’un smartphone: ce que l’on peut déjà faire, aujourd’hui, en 2017. Vous n’y croyez pas? Vous ne le savez pas? C’est que vous ne voulez pas vous renseigner. Ou c’est – plus probablement! – qu’on ne veut pas vous renseigner.

Ce sera le monde de l’horreur. C’est le monde de demain. Pour qui sait voir, mais seulement pour qui sait voir, c’est déjà celui d’aujourd’hui.

Pauvre monde. Un monde d’illettrés, d’imbéciles et de tarés robotisés. Un monde qui a refusé d’écouter ses grands philosophes, ou ses grands chefs d’Etat,  un monde qui a refusé d’entendre les avertissements salutaires de Heidegger quant à la technologie, ou encore un monde qui – dans un tout autre domaine – a refusé la beauté de David Hamilton est un monde qui ne mérite d’ailleurs rien d’autre – hélas ! –  que de finir robotisé et esclavagisé. Ainsi soit-il.

Flavie Flament, combien de « témoins »? AUCUN VIOL DE DAVID HAMILTON N’A ÉTÉ AVÉRÉ. AUCUN.

Publié le par

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  • ENTRETIEN DE JEAN-PIERRE FLEURY, docteur en sociologie, avec Olivier Mathieu, écrivain.

 

  • « Olivier Mathieu, je voulais vous poser une question… Flavie Flament, selon vous, combien de témoins? »
  • Il faudrait d’abord s’entendre sur le sens du mot « témoin ». N’importe qui peut « témoigner ». Je peux trouver autant de « témoins » que je veux de n’importe quoi. Le seul VRAI témoin est celui dont le témoignage est démontré, sans ombre de doute, sincère et authentique. On a lu dans la presse, il y a un an, que trois femmes avaient « témoigné » contre David Hamilton. Elles ont donc « témoigné »…
  • Dans un tribunal!?
  • Ah non, cher Jean-Pierre Fleury, pas dans un tribunal.
  • Mais où ça, alors?
  • Dans un journal qui s’appelle l’Obs. Elles ont « témoigné » sans révéler leur vrai prénom. Elles se sont fait appeler, si je me souviens bien, Alice et Lucie.
  • Et comment est-ce que ça a fini?
  • « Alice », pour autant que l’on sache, est retournée plusieurs fois aux séances… Elle a porté plainte contre lui… dix ans après les faits présumés. Non seulement elle avait multiplié les séances, mais encore il y avait prescription. David Hamilton a nié les accusations. Lucie, elle, aurait (toujours selon la presse) « demandé l’arrêt des essais lors de la seconde séance ».
  • Il y a eu une troisième personne pour « témoigner »?
  • Une autre présumée victime, oui, une autre accusatrice. Il l’aurait violée en 1967, à Ramatuelle. Evidemment, il y avait également prescription.
  • Alors, Flavie Flament, combien de « témoins »?
  • « Témoin » 1, Flavie en personne. Testis unus, testis nullus.
  • Et puis?
  • Deux ou trois femmes qui accusent dans la presse, anonymement, un homme mort (et qui ne peut donc plus se défendre). Je répète: pas dans un tribunal, à visage découvert. Dans la presse, et anonymement. Et elles évoquent des faits anciens, voire très anciens (1967…), qui sont des faits prescrits. Ou qui ont débouché sur un NON LIEU. Mais malgré l’ordonnance de non lieu, à la téloche et dans la presse on continue à présenter ces accusatrices, ces violées présumées, ces accusatrices comme des « victimes »…
  • Flavie Flament déclarait il y a un an:  Nous sommes cinq femmes dont les viols sont avérés, c’est une déclaration au JDD.
  • « Avéré » signifie « reconnu comme vrai, certain, établi ». Que la dame Flament le veuille ou non, c’est le sens donné par les dictionnaires, et c’est le sens que donnent à ce mot ceux qui savent le français.
  • Et donc?
  • Et donc, aucun viol de David Hamilton n’est avéré. Un nombre (très limité) de femmes ont accusé David Hamilton, dans la presse et anonymement, de « viols » (des viols présumés par elles), généralement des dizaines d’années après les faits supposés (par elles supposés) et qui étaient prescrits. David Hamilton n’a été condamné à rien, au moins une plainte contre lui a débouché sur un NON LIEU A POURSUIVRE. En d’autres termes, aucun viol dont a été accusé David Hamilton n’a été, n’est ou ne sera « avéré ». Dire qu’un ou des viols commis par David Hamilton auraient été avérés démontre que qui parle ou ment, ou déraisonne, ou ignore les rudiments élémentaires de la langue française.
  • C’est amusant, cher Olivier Mathieu. Flavie Flament fait des accusations unilatérales  au-delà du délai de prescription, elle continue à présenter comme des « témoignages » (sic) des faits présumés qui ont débouché judiciairement sur un NON LIEU, et elle annonce que les viols sont « avérés »! C’en est cocasse.
  • Certes, traduire « NON LIEU » par « faits avérés« , c’est amusant. Mais que voulez-vous? La Flavie est animatrice de téloche. Ce n’est ni Heidegger ni Héraclite.

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury,

 

Le monde admirable des jeunes filles humaines et sexuées de David Hamilton

à lire sur le blog En Défense de David Hamilton 

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Publié le 17 mai 2017 par defensededavidhamilton

La société actuelle a pour objectif de robotiser l’homme. Tout comme Internet existait déjà dans les années 1970, mais presque personne ne le savait, les robots sont sans doute d’ores et déjà officieusement quelque part. Dans dix ans, dans vingt ans, ils seront officiellement là. L’avenir d’une humanité déshumanisée est le robot. Ou pour paraphraser Aragon (« la femme est l’avenir de l’homme »): le robot est l’avenir du taré. Et notamment, le sex robot.

la suite ici : 

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/05/17/le-monde-admirable-des-jeunes-filles-humaines-et-sexuees-de-david-hamilton/

Misère que du Mort…

republication d’un article de ce blog du 13 avril 2017

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cet article se trouve également sur le BLOG en DÉFENSE de DAVID HAMILTON sous le titre : David Hamilton, victime du « viol des foules » https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/04/13/david-hamilton-victime-du-viol-des-foules/

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   Dessin de Matisse (1943).

Il est plutôt triste de constater que les journaleux à la petite semaine et autres pisse-copie médiocres, incultes et de caniveau, sans oublier les pigistes de rien et sans dignité, de tous les principaux media (je veux dire des titres papier, radio ou télévision connus, mais de moins en moins reconnus, qui monopolisent l’information de masse), non contents d’être tous propagandistes « comme un seul homme » de l’idéologie dominante mondialiste, se font également, comme en un réel régime totalitaire, propagateurs des rumeurs et ragots, du dénigrement systématique de certains, de la diffamation et du mensonge répétitifs et organisés, ou des pires accusations sans aucun droit de réponse, et plus encore — si l’on peut dire — du silence et de la mort sociale médiatique. Et cela en totale impunité. C’est dire où en est rendue également la Justice de notre pays. Sans même parler de la Morale qu’il ne faut évidemment pas confondre avec la pudibonderie hypocrite contemporaine. Ce « quatrième pouvoir » est à abattre.

Ceci est applicable à tous les domaines. Je pourrais citer ici tout un tas d’exemples rien que dans le monde des idées, de la recherche historique et de la liberté d’expression bien mise à mal ; ou présentement dans celui de la « campagne présidentielle » où la manipulation des citoyens atteint un niveau tellement énorme qu’il en devient totalement visible, même par nombre de naïfs courants, mais fort heureusement aussi quasi risible (peaux de bananes à l’encontre de certains candidats, publicité sidérante et mensongère au profit ou au détriment d’autres, sondages (aux plus offrants) totalement truqués, faits en dépit du bon sens, sans aucune méthodologie, etc.). Il y a un côté « viol des foules » assez grotesque, ou si l’on préfère de propagande « très gros sabots », par les crétins médiatiques sans honneur, bornés et haineux de service.


On a vu, pour ce qui nous occupe, je veux dire par rapport à David Hamilton que nous nous faisons forts de défendre, toute cette bassesse à l’œuvre, cette veulerie, cette dégueulasserie. Diffamation, insulte, pousse au suicide, et qui sait pousse au meurtre prémédité, autrement dit à l’assassinat. Non seulement dans ladite « presse à scandale » et « presse pipole », mais dans toute la presse, même celle que l’on nomme encore, et je ne sais trop pourquoi, sérieuse. Et ceci même a été repris et amplifié sans preuve, mais par préjugés du moment, sur ledit « lieu de liberté » nommé Internet, par tous les courageux anonymes de la populace suiviste, haineuse et hurlante.

Ces journaleux, comme le rappelle avec justesse un précédent article du Blog en Défense de David Hamilton (auquel je renvoie), continuent de s’acharner sur David Hamilton post mortem, en toute impunité et ajouterais-je même, par bêtise crasse. La feuille de choux (de gauche?) dénommée « Nouvel Observateur » ose encore titrer en avril 2017 : « Flavie Flament, violée par le photographe David Hamilton alors qu’elle avait 13 ans ». Oubliant de préciser : « … sur la foi seule de l’intéressée et en toute diffamation, d’elle et de nous, d’aujourd’hui un mort, au casier judiciaire vierge pour toute l’éternité ».

Le petit journal à cancans fait dire à Flavie la mal prénommée (Flamort lui conviendrait tellement mieux), ou si l’on préfère à Fla-qui-ment, des énormités telles celles-ci : « Nous avons été écartées de tout : ses appartements ont été tranquillement vidés des preuves qu’ils devaient contenir. Ses ayants droit gèrent désormais une « œuvre » infréquentable dans laquelle nous apparaissons toujours ».

« Appartements … tranquillement vidés ». Que désirait-elle ? Aller fouiller chez le mort ? Mais pour qui se prend-elle ? Et de quelles preuves parle-t-elle ? Moi, j’aurais bien aimé, à propos de preuves, qu’il y eût une enquête sérieuse de menée pour rechercher d’éventuelles traces laissées par d’éventuels assassins. Ses ayant droits ? Ceux-ci ont eu l’intelligence de se taire, de ne rien laisser filtrer à qui que ce soit depuis la mort de David Hamilton.

Ce n’est pas l’Oeuvre majuscule et sans guillemets (je rectifie), qui est infréquentable, mais toi.

La femelle de rien du tout, la petite arriviste médiateuse, la starlette des émissions populacières, l’exhibitionniste pipole impudique et fatalement laide en sa vulgarité, la traumatisée mythique, l’obsédée d’une gloriole minable, la mythomane aux fantasmes, la haineuse des hommes, la ménopausée du ciboulot, la très médiocre écrivassière, en résumé : cette « bête et méchante » à prétention d’écrivain Lecanu, divorcée Flament, vient encore de sévir tout récemment, dans une émission de télévision dont je me suis empressé d’oublier le nom tant tout cela est odieux.

Pour surenchérir sur la une de Gala d’il y a quelques années, titrant : « Sexy Flavie, l’amour rend belle… Sur 30 pages Flavie Flament, la star de TF1, nous présente les produits vedettes de l’été » (quel niveau!), voici, quelques années en arrière, la fla-mante religieuse, la traumatisée anorexique. Pour plagier Michel Colucci : « Poupinette le cas tout nu… Une ancienne speakerine. Ça les esquinte, hein ! Elle arrive, elle est là sur sa petite chaise :  » Avant votre émission préférée, faites donc un poison surgelé … Hamiltoooooonnn, bien sûr ! » Ça fout les boules, hein ! » Enfin, comme dirait l’autre, : « le mal, le méchant, le laid et le faux vont souvent de concert. » Elle nous fait du flafla, et tout son flafla ment.

De cette petite femme j’ai retenu, l’écoutant en diagonale et en rediffusion, sa « faconde » imbécile, son blabla, ses grands mots, son bluff, ses affirmations creuses et assurées, sa diarrhée langagière et mentale de bas étage. Et aussi certains silences pesants ou réponses un peu courtes. Mais avant tout, son adéquation totale aux démons répressifs anti-mâles basés sur de fausses théories psychiatriques qui ont déjà fait beaucoup de mal ailleurs, dans le monde occidental en particulier.

En cette émission elle nous abreuve ainsi de phrases toutes faites, de sortes de slogans, de banalités, elle parle de « protéger nos enfants », ce lieu commun, elle évoque « le mouvement citoyen », cette chimère fameuse, cette tarte à la crème « de gauche ». Là, je me dis, serait-elle socialiste pour employer une telle expression, ou bien la flamante a-t-il été totalement contaminée par la rossignole ? Elle dit : « des artistes nous rejoignent ». Chante beau merle… Moi personnellement, je me disjoins et je ne suis pas le seul.

« Des artistes… », de nos jours lorsque l’on a dit cela, on a tout dit dans le petit milieu politico-médiatique, manque plus que des « fouteux » et autres intellectuels de premier plan (sic). De quels artistes parle-t-elle ? D’individus du genre d’un Olivier Jeanne-Rose par exemple. Moi non plus, j’ignorais totalement qui était cet individu, mais on m’a mis devant les yeux l’article d’un certain Roni Bar titré « The can of worms opened after iconic photographer accused of rape commits suicide » (La boîte de Pandore ouverte après que le photographe iconique accusé de viol s’est suicidé 1) (cf. haaretz.com, le 6 décembre 2016). En voici un morceau choisi :

Generations of photographers have tried, and still try, to achieve the blurry effect named after British photographer David Hamilton, whose signature style was called the « Hamilton Blur. » It helped create nostalgic-romantic pictures, somewhere between memory and dream.

You achieve [the effect] by smearing Vaseline on the lens,” explains Parisian fashion photographer Olivier Jeanne-Rose, thereby killing the magic. “You see? Even at the symbolic level, there were hints of what happened there. »

« Des générations de photographes ont essayé, et essayent encore, d’obtenir l’effet flouté désigné du nom du photographe britannique David Hamilton, dont le style de signature était appelé «flou hamiltonien». Il a contribué à créer des images nostalgico-romantiques, quelque part entre mémoire et rêve.

« Vous obtenez [l’effet] en étalant de la vaseline sur la lentille », explique le photographe de mode parisien Olivier Jeanne-Rose, tuant ainsi la magie. « Vous voyez ? Même au niveau symbolique, il y avait des allusions sur ce qui se passait alors. »

Que dire de cette andouille, ce jaloux sans doute et plus sûrement encore ce minus habens? Sa simple réflexion le range de fait au côté des non-artistes et autres simples techniciens faiseurs de photographies. L’un des milliers de ces photographes interchangeables sans style identifiable, sans une once de poésie, sans talent.

Heureusement, il reste encore de vrais artistes, même dans la mode, qui semblent apprécier David Hamilton – lui le photographe intemporel et non étiquetable – une sorte de gageure dans ce milieu si virevoltant de collection en collection et d’éphémère en éphémère, au renouvellement incessant ; mais certes aussi cyclique et en réaction aux mœurs du temps.

« C’était l’âge de l’innocence. Aujourd’hui, nous sommes dans l’âge de la vulgarité. Si cela ne choque pas, cela n’intéresse pas. »

Voici ce que pouvait écrire encore en 2015, je ne parle pas sur l’homme diffamé mais sur l’artiste pas encore bafoué, Émilie Faure (in Le Figaro Madame du 11 juin 2015, article titré : La Mode estivale sous l’influence de David Hamilton) :

« Fraîche et teintée d’érotisme, la mode estivale s’inspire des images au flou artistique du photographe britannique.

Dans les années 1980, ils tapissaient les murs des chambres des adolescentes. Aujourd’hui, les clichés de David Hamilton sont épinglés sur les moodboards des stylistes. De Clare Waight Keller chez Chloé à Isabel Marant et Véronique Leroy, la tendance seventies est vue par le prisme du photographe et réalisateur de Bilitis. Ses demoiselles évanescentes aux cheveux piqués de fleurs fraîches et à la peau brunie par le soleil, perdues dans leurs robes de crépon de coton, incarnent bien la fille de l’été 2015. Contacté par téléphone – il est en reportage au Montenegro -, l’artiste britannique ne mâche pas ses mots : « Pour moi, la mode revisite toujours le passé. On ne fait que recycler. D’ailleurs, les robes grecques que nous avions bricolées pour Bilitis en 1977 avec des chiffons de soie et quelques bouts de dentelle s’inspiraient de modèles vieux de 2 000 ans. »

« Que les designers lui rendent hommage sur les podiums de la saison? David Hamilton s’en fiche pas mal. Les vêtements utilisés lors de ses prises de vue, même s’ils ont fait la joie de bon nombre de hippies, étaient des voiles de pudeur destinés à masquer la nudité. « David Hamilton n’est pas un photographe de mode, avance le créateur et collectionneur de prêt-à-porter Olivier Châtenet. La plupart des mannequins enfilaient trois carrés de soie noués sur les épaules, des “non-vêtements”. En revanche, la véritable blouse roumaine repérée dans sa campagne pour L’Air du Temps de Nina Ricci, dans les années 1970, est devenue la pièce incontournable du vestiaire féminin de l’époque. Toutes les femmes en réclamaient et l’adorent toujours quarante ans plus tard. Elle symbolise bien l’esprit folklo – on ne disait pas “rétro” ou “vintage”, on appelait cela “la mode de la Côte d’Azur”, car, si un Yves Saint Laurent ou une Sonia Rykiel affectionnaient ces mêmes coupes blousantes, il était essentiellement question de petites pièces peu coûteuses achetées en bord de mer. »

Laissons ici encore quelques créateurs du monde de la mode féminine nous dire :

– Bilitis comme Emmanuelle a nourri bon nombre de mes collections estivales, confie la créatrice Véronique Leroy. L’atmosphère de ces images, le romantisme qui en découle évoquent la sensualité plus que le sexy. La nudité est suggérée, c’est une séduction sans volonté de séduire, plus facile à assumer qu’une surcharge d’efforts. Le personnage de Bilitis plaît aux hommes l’air de rien, et la Française est un peu comme cela.

– Cette influence ne tombe pas du ciel, elle arrive parce que l’époque est lourde et anxiogène, assure Thierry Colson. On a envie de se réfugier dans plus de douceur, on étouffe.

– C’est rassurant de se référer à ces photos, dit Sophie Mechaly, la fondatrice de Paul & Joe. Elles se révèlent aux antipodes des images hyper-sexuées hideuses de la télé-réalité qui font fantasmer les adolescentes de nos jours. Et croyez-moi, les mères préféreraient que leurs enfants s’inspirent de la fraîcheur de Hamilton ! J’y perçois moins de l’érotisme que de la candeur.

– David Hamilton m’a toujours énormément influencée, explique Giada Forte. Je n’ai jamais décelé de perversité dans son travail. Il est parvenu à exhaler la sensualité des femmes dès leur plus jeune âge. Il n’y a rien de choquant là-dedans. Comme ses photographies, impossibles à ancrer dans le temps, nos vêtements se veulent intemporels, ils se portent et se reportent, et le corps l’emporte sur tout le reste.

– Aussi féminine que cool, elle promet une dégaine, une attitude, assure Marie de Reynies, responsable du marché mode femme au Printemps. Avec ses robes en guipure et ses couleurs pastel, le défilé de Chloé a clairement donné le ton et la direction commerciale de la saison, alors que depuis cinq ans c’était la mode plus radicale de Céline qui était suivie. L’austérité a laissé place au grand retour de la féminité.

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La ie, blouse roumaine traditionnelle.2

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http://www.dailymotion.com/video/xjnitq_bilitis-titre-l-arbre-musique-francis-lai-bo-film-david-hamilton-photos-david-hamilton_creation

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Notes :

1 – ou… se soit (simple supposition).

2 – ie (deux syllabes, accent sur le « i »), ia avec l’article défini féminin postposé ; du latin [tunicæ] linæ, tunique en lin.

Ma candidature hamiltonienne à l’Académie française (14 décembre 2017)

Publié le 16 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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pour une version avec illustrations, c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/16/ma-candidature-hamiltonienne-a-lacademie-francaise-14-decembre-2017/

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Sauf erreur de ma part, la liste des candidats à l’élection académique du 14 décembre 2017 est close…

Les candidats sont donc, je les cite tous:

La presque totalité des académiciens ont reçu mes livres, ou quelques-uns de mes livres consacrés à David Hamilton. A certains académiciens, j’ai remis (ou j’espère remettre) mes livres en mains propres.

Je suis naturellement ouvert à tout débat, ou à tout échange par exemple épistolaire non seulement avec les académiciens, mais aussi avec mes adversaires à cette élection, ou avec certains d’entre eux, s’ils le désirent.

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Je suggère en outre  à mes amis écrivains et / ou blogueurs, voire aux amis et admirateurs de David Hamilton :

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Mon espoir, qui démontre je l’espère amplement mon optimisme et ma confiance dans l’humanité, est enfin que les grands journalistes français, et les immenses aussi, et les gigantesques idem, et les fanas de «  » »déontologie » » » ibidem, et les moins grands et puis les minuscules et les tout petits nains, ne disent pas sur mon compte trop de conneries. Je sais que ça vous est difficile, mes amis. Merci toutefois, d’avance, à la tellement brillantissime élite des journalistes. Vous m’aurez tant fait rire et je vous aime…

Olivier Mathieu.

 

PORTRAIT ROBOT DU VIOLEUR. Quand la FL(otte) mouillait à Cap d’Agde, la FL(otte) était d’abord froide puis bonne

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Publié le 16 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

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Début d’un roman que j’ai décidé d’écrire.

En exclusivité, la première phrase.

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Quand la Fl…otte (ensemble des forces navales d’un État ou d’une compagnie) mouillait ( http://www.herault-tribune.com/articles/16572/cap-d-agde-creation-d-une-zone-de-mouillage-et-d-equipements-legers-zmel/ ) à Cap d’Agde, la Fl… otte (en argot, l’eau)  était d’abord froide puis elle était bonne.

*

***

Ajout de J.-P.F.

Tiens ! un vieux dessin de feu Charb… du temps (1991-92) où il fut anti-impérialiste, avec l’idée de départ piquée à Binet (Les Bidochon en vacances, 1981), évidemment avec un dessin plus extrémiste, enfin, je veux dire extrêmement gauche, d’un créateur limité et laidophile qui semble n’avoir jamais été au charbon.

 

LE PARADOXE HAMILTONIEN

IL NE FAUT PAS CONFONDRE

L’INCITATION AU VIOL

précédemment évoquée, invoquée et contestée, voir :

https://lequichotte.wordpress.com/2017/11/15/crachats-sur-david-hamilton-jusqua-la-nausee/

ainsi que :

ELODIE: le dogme des « attouchements sexuels » imaginifiques de David Hamilton, DURA LEX SED LEX

 

AVEC L’EXCITATION TRAUMATIQUE …

  Ici, l’excitatrice (et non pas l’excitateure) de face…

et de fesses, ruminant des histoires de fèces (traumatiques) pour son prochain bouquin (traumatisant)

puis, faussement excitée, mimant (véridique!) de la face un orgasme considérable (de lapin)

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Pour en juger sereinement Olivier Mathieu propose un débat télévisé, arbitré par Carrère d’Encausse — débat qu’il espère fructueux, et sans fesses à face à notre Poupette nationale.

C’est à lire ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/15/je-voudrais-repandre-la-bonne-semence-dans-un-debat-facial-avec-flavie-appel-a-marina-carrere-dencausse/

Crachats sur David Hamilton, jusqu’à la nausée

Publié le 15 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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     Jean Hugues, La Muse de la Source, marbres polychromes et bronze, 1900
Musée d’Orsay, Paris

« C’est quand même atroce d’avoir donné un nom artistique à un violeur multirécidiviste », déclare aujourd’hui dans la presse et à la téloche une personne (« Elodie ») qui aurait servi de modèle à David Hamilton,  en 2004.

Les trois-Grâces-1763, Charles André Van Loo

Il y aurait donc eu, selon ses déclarations (qui n’engagent certes qu’elle, mais sont en plus relayées par la presse), des séances de photos (chose assez logique, s’agissant d’un photographe et d’une modèle) où les parents auraient été « interdits » et avec des « massages qui dérapent, des pénétrations » (c’est ce qu’on lit, et ce qu’on va lire ces jours-ci, dans la presse, jusqu’à la nausée)…

 

Portrait présumé de Gabrielle d’Estrées
et de sa sœur la duchesse de Villars

« Cet homme, il a fait paraître normal le fait de regarder des enfants avec un regard sadique », ajoute Elodie, qui semble oublier ou ignorer qu’elle ne peut pas contrôler la nature du regard que l’un ou l’autre portent ou porteront sur une photographie, un tableau ou une sculpture. Personnellement, je regarde une photo de David Hamilton sans aucun regard « sadique », par exemple.

Loth et ses filles, Jan Matsys

 « Ses ouvrages sont des appels au viol », ajoute Elodie, encore elle, qui enfonce le clou: « Que la France ait laissé faire ça, c’est pas normal ». 

Diantre… Elodie non seulement ignore que, David Hamilton étant mort, toute action à son encontre (dura lex sed lex)  est impossible mais en outre elle souhaite donc, si je comprends bien, dicter à la France ce qui est « normal » ou « pas normal »?

Zeuxis peignant les filles de Crotone (manuscrit du Roman de la rose, ms m.0948)
1525

Elle « souhaite », pour finir (mais est-on certain que ce soit fini?) « que son flou hamiltonien ne figure plus dans le dictionnaire ».

Bref, Elodie veut aussi expurger le dictionnaire?

Maillol

Et tout ça va avoir de l’écho dans « Viols sur mineurs : mon combat contre l’oubli », diffusé ce mercredi 15 novembre 2017 sur France 5 à 20h45…

Venus d’Urbino

Est-ce que le tableau de Courbet, L’origine du monde, est une incitation au viol?

Courbet

Est-ce qu’Elodie, demain, va suggérer que l’on jette aux flammes, par exemple, le tableau qui suit? Ou tous les tableaux du Caravage, qui fut un assassin, et de l’école caravagesque?

Dites-nous, Elodie, faut-il supprimer le mot « caravagesque » du dictionnaire?…

Mars châtiant l’Amour de Bartolomeo Manfredi

POUPETTE AU CONCILE CADAVÉRIQUE

« Comment les parents pouvaient-ils laisser leurs jeunes filles avec quelqu’un qui les recevait nu ? » (“¿Cómo podían los padres dejar a sus hijas pequeñas con alguien que las recibía desnudo? » dans l’article originel cité par ailleurs). « Flament est indignée » (« Flament está indignada ») Et d’une, il me semble bien qu’il n’y a qu’elle qui évoque cette situation de nudité (présumée) du photographe. Et de deux, le Cap d’Agde, que ses parents fréquentaient, était un lieu de nudisme avéré et c’est sur ses plages que David Hamilton trouvait, dit-on, une partie de ses modèles (nudistes). Et c’est au Cap d’Agde, un soir d’été, que Poupinette aurait rencontré le Grand Méchant Loup (méchant loup, du moins selon ses propos — je plaisante un peu car malheureusement, il n’y a plus que ça à faire, c’est tellement grotesque et pathétique).

Je recopie un journaleux ou une journaleuse, peu importe (article de ce début novembre 2017 repris par un grand nombre de gazettes) : « Après six années de psychanalyse, à laquelle elle a recours avant d’en «crever», les vannes s’ouvrent. » Toute la famille d’origine de la petite Poupette, et David Hamilton, et les accusés (bien souvent) à tort pourraient remercier le gourou qui a mis en tête de Poupette que tout venait de mauvais rapports avec sa « mère perverse ».

Je répète encore une fois que sur quelques photos publiques, publiées dans la presse d’alors (je parle essentiellement de la seconde moitié des années quatre-vingt) où on les trouve ensemble, elles font toutes deux très bonne figure. Et je peux citer ici le témoignage de son frère Olivier (je crois ne pas avoir suffisamment parlé jusqu’ici de ses propos essentiels déjà cités par ailleurs, sur le blog En Défense de David Hamilton).

Voici ce que déclarait, parmi d’autres choses, Olivier Lecanu à Thomas Durand de Gala le 25 octobre 2016 (repris dès le lendemain, ou peu de jours après, par plusieurs titres pipoles et autres, mais totalement enfoui, oublié depuis par les media) :

— Quand j’ai commencé la lecture de La Consolation, je me suis dit que j’avais peut-être loupé quelque chose. Mais en avançant, j’ai pu constater le décalage entre la réalité et les écrits de Flavie.

— À treize ans, Flavie en paraissait deux de plus. Mais ma mère lui faisait confiance, elle savait lire dans son regard. Elles étaient super complices. Leur lien épatait tout le monde dans notre entourage. C’est incompréhensible. Il y a encore cinq ans [plutôt dix ans, début de la fâcherie familiale], Flavie assurait à mon père et à ma mère qu’ils étaient des parents formidables.

Aujourd’hui, novembre 2017, cette dernière ose dire publiquement (désignant par là ses propres parents) : « Il y a des parents qui sont défaillants » avec dans le viseur sa propre mère en particulier.

Citons à nouveau l’article de ce début novembre 2017 : « Elle s’est tue longtemps, refoulant ses souvenirs, «enfermés à double-tour en soi», c’est «l’amnésie traumatique», poursuit-elle. Jusqu’à ce qu’un choc affectif vienne rompre le verrou. Pour elle, ce fut le décès «absolument dévastateur» de son grand-père en 2009. » Dans l’article de Gala de 2016 on peut lire : « Comme elle l’explique, ce n’est que lors d’une séance chez un psy, en voyant une photo d’elle datant de cette fameuse époque [de ses treize ans], que sa mémoire lui est revenue. »

Redonnons ici la parole à son frère Olivier, « autrefois complice avec l’animatrice » (les gazettes dixerunt) :

— Contrairement à ce qu’elle dit, tout cela ne lui est pas revenu subitement, on en parle dans la famille depuis longtemps. On savait qu’il s’était passé quelque chose. Elle évoque aujourd’hui un viol. A l’époque, Flavie s’est plaint de gestes déplacés à ma mère et mes parents ont aussitôt interrompu les séances chez ce photographe. Mon père et ma mère auraient été avertis de ce qu’elle raconte dans son livre, ils auraient réagi plus fermement, évidemment.

J’ai suggéré dans un précédent article, il y a déjà quelques mois, que David Hamilton l’a peut-être un peu trop admirée… avec les mains plutôt qu’avec les yeux ; mais aucun viol, ni aucune violence ou contrainte là-dedans. On dirait alors des caresses interdites, quelques attouchements. Je ne dis pas que c’est bien, je constate, ou plus exactement je suppose, point final. Et je mets donc ces faits invérifiables au conditionnel, même si la proche famille de Poupette les a entérinés (sans preuve après tout ; Poupette est quelqu’un qui ne me semble pas fiable sur la véracité ; on rencontre des contradictions ou des versions différentes dans ses propos).

Maintenant, voici une autre phrase vraiment choc du frère :

— Je l’ai revue avec ce type [sic] des années plus tard. Pourquoi traînait-elle à nouveau avec lui, si elle en avait été dégoûtée ? À 17 ans, Flavie demandait à passer des week-ends en dehors de la maison, maman lui donnait l’autorisation. Cette façon de réécrire l’histoire, c’est de la folie pure.

Moi, je n’entends plus du tout parler de ce témoignage du frère, surtout pas ! car il va à l’encontre de la campagne médiatique nationale (et même internationale) de diffamation contre les hommes. Pour de bonnes ou mauvaises raisons (pour les diffamateurs et diffamatrices se sont toujours des bonnes), cela reste des diffamations et une manière de jouer démagogiquement avec la vindicte populaire (pour ne pas dire populacière) et la lâcheté des petits anonymes devant leur écran d’ordinateur. C’est se faire propagandiste à grande échelle des rumeurs, des affirmations à sens unique, du fond malsain humain.

Toujours est-il donc qu’elle aurait continué à voir son « satyre » après qu’il l’eut photographiée. Ce qui serait un curieux effet d’amnésie fulgurante. À treize ans on sait que l’on se fait violer et on ne l’oublie surtout pas ! Et encore moins à chaud si l’on peut dire. Du moins est-ce l’idée généralement répandue (en premier lieu chez les psys), et qui me semble la plus rationnelle. À trois ans, je veux bien croire (et je le crois bien volontiers) que c’est totalement différent, mais pas à treize, à un âge où les filles sont souvent pubères.

D’ailleurs, toute la suite, et en premier lieu la suite immédiate de son histoire personnelle ne cadre pas avec quelqu’une qui aurait subi un viol. Par exemple : Miss OK ! 1988 (voir ce que l’on a déjà écrit sur le sujet dans de précédents articles). Déjà cette volonté de se faire voir, de faire parler d’elle, d’elle reconnue par les media (une constante d’autant plus actuelle qu’elle est plongée au tréfonds de ce monde miteux des médiateux). Tout l’inverse de la personne traumatisée, atteinte dans son être.

« C’est l’amnésie traumatique » nous dit l’ânesse exploitée financièrement durant six ans par son gourou de psychanalyste (ou mieux : de psychanaliste vu la place occupée (et préoccupante) par les excréments dans les bafouilleries de l’auteur, autoresse, autrice, écrivaine — rayer les mentions inutiles). Exploitée certes, mais pour un « si bon rendu » ! dirait-elle. Je dirai, moi, une belle récompense pour un charlatan à fort degré de dangerosité à l’encontre de la santé mentale de gens déjà chancelante au départ. Un bel encouragement à désastre psychologique, familial et social.

« Le choc affectif qui est venu rompre le verrou », comme dit plus haut par les gazettes « ce fut le décès «absolument dévastateur» de son grand-père en 2009″. C’est là qu’il est intéressant d »ouvrir La Consolation. Poupette nous apprend dans cette œuvrette impudique, que son Papa et son Papy chéris 1 cocufiaient allègrement mère et grand-mère. Je ne sais si elle dit vrai. Roman, pas roman ? elle aime jouer sur l’ambiguïté confortable.

En règle générale, Poupette n’aime pas les hommes (les mâles) qui, à ses dires, « sont tous des salauds ». Antienne qui n’est qu’un banal lieu-commun pseudo féministe. Là, elle fait notable exception et semble même trouver un plaisir fielleux, malsain, malade, à présenter grand-père (paternel, maternel ?) et père en joyeux cocufieurs. Ces deux-là, elle les aimerait encore morts. Encore morts ou en corps morts ? On peut d’ailleurs se poser la question, puisque ces deux-ci sont muets à tout jamais.

Avouons que la logique mentale de Poupette semble être une volonté haineuse et tenace, malade, de harceler ante et post mortem David Hamilton et sa mère « la perverse ». De nos jours où il faut tout féminiser, nous dirons plutôt « la mère verse » pour faire dans la psychanalyse lacanienne « à la ‘yau de poêle ». 2 Harceler sa propre mère, sa « complice » ancienne, responsables de tous ses maux réels ou imaginaires, fantasmés à sa sauce (assez stade anal, comme déjà dit). Il convient maintenant qu’elle fasse le maximum de mal à sa mère. Serait-ce la conséquence d’une ménopause prématurée mal assumée ? (je blague) Redonnons ici la parole à son frère Olivier :

Gala: Qu’est-ce qui a motivé la rédaction de La Consolation, selon vous?

Olivier Lecanu: Flavie m’a dit ouvertement qu’elle voulait s’attaquer à notre mère, qu’elle souhaitait qu’elle se foute en l’air [sic]. Alors, l’excuse de la mémoire traumatique… Je ne sais pas si ma sœur suit un traitement, mais à l’évidence, elle ne va pas bien. A l’inverse de ce qu’elle prétend, nous avons toujours pu parler de tout avec nos parents. Flavie est sans doute celle qui en a le plus profité, elle a bénéficié d’une grande liberté.

Quand on lui évoque le livre et les propos de sa sœur, il déclare : « C’est pour nous totalement hallucinant! Elle entremêle des faits réels et des passages complètement romancés. » Le journaliste de Gala, Thomas Durand qui sort ainsi du rang des larbins médiocres, a été d’ailleurs le seul à lui poser une vraie question de vrai journaliste (à l’ancienne). Une question qui pourrait déranger l’accusatrice et son « thérapeute » :

Gala: Pensez-vous que ses souvenirs aient été manipulés?

Olivier Lecanu: Flavie est certainement une bonne cliente pour les psys. Elle sort des événements de leur contexte. Elle assure notamment que notre père faisait preuve de violence à mon égard. J’ai pu recevoir une beigne, parce que j’avais fait une grosse bêtise. Mais je n’étais pas un enfant battu. Excédée, ma mère lui a peut-être dit une fois qu’elle était mauvaise. Mais mes parents ont fait comme ils ont pu, avec trois enfants dont le plus jeune, notre petit frère Max, avait de graves problèmes de vue. Avec Flavie, tout prend des proportions incroyables.

« Avec Flavie, tout prend des proportions incroyables… » Son frère ne pouvait pas mieux dire puisque l’Affaire Flament est devenue de portée nationale grâce à (à cause de) toute cette maffia des media qui a repris sans ciller les propos, les allégations diffamantes de leur consœur (connesœur en écriture féministe) et de son complice, le nullissime Ardisson.

C’est ici qu’il convient d’ajouter que, de nos jours, des quatre pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire, médiatique), deux seuls comptent encore dans notre « démocratie » totalitaire : L’exécutif qui donne ses ordres pour que la société se mondialise, s’uniformise, accepte toutes les dérives « sociétales » (en particulier libertines), et l’organe de propagande, de diffamation de délation et d’accusation publique qui met ça dans la tête de la « valetaille populaire » dont fait partie tous les anonymes et « courageux » crétins qui applaudissent les propos des maîtres et déblatèrent sur Internet.

C’est donc pourquoi, après le film La Consolation, une pseudo-fiction, une autre chaîne de télévision nous propose pour le quinze courant un dit documentaire, avec en vedette, à nouveau, Poupette qui, à nouveau, va faire fis du délit de diffamation et du non-respect dû aux morts. Elle et la télévision complice. Et l’on entendra des « témoignages » (combien de ces « témoignants » fréquentent un psychanalyste dogmatique et d’esprit étroit ? je l’ignore). Des victimes appelées à la barre de la téloche (mais sans partie adverse).

Je ne sais trop pourquoi (si, en fait je le sais, je le dirai une prochaine fois) ce procès, sans prévenu et sans le moindre avocat de la défense, suivant d’un an une exécution préventive, me fait penser aux procès moyen-âgeux faits aux animaux ou même aux morts. Tel le procès du pape Formose (pape de 891 à 896) qui une fois mort fut sorti de sa dernière demeure, sa dépouille mise sur un fauteuil et jugée, « assistée » par un clerc qui répondait pour lui aux accusations, à la demande du pape qui pris sa suite, un certain Étienne VI.

Ce fut le Concile cadavérique où le nouveau pape fit reproche au précédent de mauvais choix politiques. Sentence dite, ses habits de pape lui furent arrachés, les trois doigts de sa main droite servant aux consécrations et bénédictions lui furent coupées et son corps fut jeté dans le Tibre.

Je me réjouis que la masse imbécile des justiciers auto-proclamés (Poupette et Ardisson compris) ignorent tous le lieu où David Hamilton repose (à moins qu’il n’ait été incinéré).

1 – Qu’elle n’a pas daigné visiter, l’un et l’autre, lorsqu’ils étaient mourants à l’hôpital, de peur, disait-elle, de rencontrer sa mère. Je dirai plutôt : de peur d’affronter sa mère. Son père est mort en 2014.

2 – Cf. François George : L’Effet ‘Yau de poêle de Lacan et des lacaniens (Hachette, essais, 1979) (à suivre) 

POUPETTE LECANU OU MADAME SANS GÊNE

Republication d’un article de ce blog datant du 5 juillet dernier. 

***

Non contente

– d’avoir roulé dans la fiente sa plus proche famille, qui lui a d’ailleurs tourné le dos ; d’avoir exploité la notoriété d’un artiste pour « faire la pub » d’un pseudo-« roman », une œuvrette d’une profonde médiocrité d’écriture, vulgarité d’expression, pensée malade maniaque, vocabulaire indigent ;

– d’exploiter maintenant la mort de ce même artiste, dans un film télévisuel de la chaîne de télévision d’État France3, un film qui sera un torchon d’indécence et est actuellement en cours de réalisation ; après l’avoir diffamé et poussé au suicide, ou poussé quelque exalté, analphabète primaire et anonyme à son assassinat ;

la petite Poupette Lecanu alias Flavie Flament, la « spécialiste » d’État « du viol » et plus encore grande traumatisée, comme on peut le voir depuis des années dans ses exhibitions, sans art aucun, sur le papier peu hygiénique de la sous presse pipole, ou dans des vidéos où, en histrionne impudique et pas traumatisée pour deux sous, elle simule, dit-elle, un orgasme,

est non seulement obsédée de notoriété nauséeuse mais également amoureuse du pognon.

On la savait déjà portée sur les « petits avantages » (euphémisme) des notes de frais à la télévision, on la savait également procédurière, obtenant plusieurs dizaines de milliers d’euros de « dédommagement » pour « atteinte à sa vie privée » (78.500 euros par exemple en 2006), alors qu’elle a toujours tout fait pour ne pas avoir de vie privée et que l’on puisse parler d’elle à tout va, et alors même que dix ans plus tard elle a diffamé sans vergogne et traîné dans la boue David Hamilton dans une entreprise de manipulation de ladite « opinion publique », opinion qui n’est jamais que celle des media de masse.

En 2011, Flament a également obtenu 10.000 euros de dédommagement d’un site hébergeur dépendant du journal « Le Monde ». Voyez la logique alambiquée des juges. En 2009, un quidam y annonçait la mort de Poupette des suites d’une « surdose médicamenteuse ». L’hébergeur fit alors un billet qui reprenait cette rumeur de mort médicamenteuse pour la contester : « Flavie Flament va très bien (…) Une rumeur morbide circulait depuis un blog, mais l’animatrice est bel et bien en bonne santé » y ajoutant une photo de la partie civile si l’on peut dire, comme on en trouve des centaines de la chicanière sur Internet.

Dans un premier temps, Flament fut déboutée, mais en appel, les juges déclarèrent qu’en reprenant la rumeur originelle, bien qu’en la contestant clairement, l’hébergeur était passé d’hébergeur à éditeur, que dire l’objet de la rumeur était une atteinte à la vie privée, et y ajouter une photo, une atteinte au droit à l’image.

Quand on voit ce qu’a fait subir en 2016 Flament à la notoriété et à l’image de David Hamilton, je me dis que cette dernière est un être sans foi ni loi. Je suppose même que la moindre photographie de cette glauque « personnalité » pourtant publique (et plutôt « exhibitionniste »), doit être monnayée au prix fort par les gazettes de la décadence.

Et voici maintenant, apprends-je tout récemment, que cette dernière aurait des velléités sinon d’arnaquer le contribuable, du moins de proposer au titulaire du droit de préemption urbain, en l’occurrence à la communauté de communes « Cœur Côte fleurie » regroupant onze communes dont Deauville et Trouville, où est sis son bien, une partie des terres entourant son manoir (sic et mazette!) à un prix défiant le bon sens. 532.680 €. pour 8.878 m². La proposition intercommunale serait de 27.000 euros. Soit elle accepte, soit elle s’en remet à un tribunal qui irait très probablement dans le même sens que les autorités communales, soit elle renonce.

Il y a une dernière solution, l’expropriation pure et simple de cette parcelle de terre qui permettrait l’extension d’un « parc à vocation tertiaire ». Et là, elle devrait se contenter de ces 27.000 euros.

Un manoir à Trouville-sur-mer, haut-lieu du littoral de la Manche avec Deauville, Le Touquet (-Paris-Plage), lieux qui rassemblent toute la chienlit bourgeoise, affairo-politico-médiatico-« artistique » (sic) parisienne ; le « gratin » de cette société spectaculaire-marchande. Cela résume assez bien le fond de cette arriviste grotesque, retorse et madrée ; intéressée, prête à tout.

Mais jusqu’où s’arrêtera-t-elle ? comme aurait dit Coluche.

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Il n’est que de lire ce genre de commentaire à la vidéo de YouTube : « L’Enquête : L’affaire David Hamilton – Stupéfiant ! » https://www.youtube.com/watch?v=MHTnaIiDoK8, pour se rendre compte de la gravité de la situation en France :

 

Valentin GIl y a 2 semaines

Qu’il aille se faire enculer (sans jeu de mot) serieux il a rien dans la tête ces mecs la qu’ils se prenne une balle dans le crâne putain sa ferais du bien à tout le monde !!!!!!! fils de chien, nique t’es mort sa bâtard !!

Incroyable. On doit donc constater que, depuis plusieurs mois, aucun « modérateur » (sic) de You Tube n’a songé à effacer un commentaire qui exprime autant de haine. En effet, ce « Valentin » devrait apprendre, s’il l’ignore, que la peine de mort a été abolie en France et que ce n’est pas à lui de la rétablir. Mais on constate donc que, suite aux accusations unilatérales de Flament (dans son bouquin « La consolation »), il s’est trouvé des internautes (exemple, ce Valentin) pour proférer des menaces de mort. Répétons : Flament a affirmé avoir été « violée ». Mais, y compris dans le cas où cela aurait été vrai, David Hamilton – en France, en 2017 – n’aurait certes pas reçu une balle et, en outre, ce n’aurait pas été à ce Valentin d’en décider, mais à la justice. On a donc ici un certain Valentin qui se rend coupable de menaces de mort et d’outrage à la mémoire d’un mort, et donc à tous le moins de DEUX délits que le Code pénal juge répréhensibles et condamnables. Mais personne ou presque, et, redisons-le, aucun « modérateur » de You Tube, n’a fait effacer ce commentaire. Que fait la police ? Que font les fonctionnaires de police chargés de surveiller Internet ?… Ne parlons pas de l’orthographe de « Valentin »…

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Cet article se trouve également sur LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON. Ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/07/05/poupette-lecanu-ou-madame-sans-gene-par-jean-pierre-fleury-docteur-en-sociologie-de-luniversite-de-nantes/

ENTRETIEN EXCLUSIF. Un an après sa mort, David Hamilton plus présent que jamais

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Publié le 13 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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Pour une version avec illustrations c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/13/entetien-exlusif-un-an-apres-sa-mort-david-hamilton-plus-present-que-jamais/

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  • Bonjour Olivier Mathieu.

  • Bonjour Jean-Pierre Fleury.

  • Nous sommes en novembre 2017. Il y a quasiment un an, le photographe David Hamilton mourait. Il avait 83 ans. Pour honorer sa mémoire, vous vous présentez le 14 décembre 2017 à l’Académie française. Mais puis-je vous poser quelques questions?

  • Naturellement, Jean-Pierre.

  • Vous avez été, entre autres, journaliste d’investigation. Dans un grand journal, en tout cas, vous l’avez été et votre rédacteur en chef était un très fameux journaliste d’investigation. Vous avez été l’ami et le collègue de fameux journalistes d’investigation de votre génération, et des précédentes. Tout le monde sait cela…

  • Pardon de vous interrompre, cher Jean-Pierre. Comme toujours, ici comme ailleurs, ceux qui savent le savent.

  • Soit. Vous avez été en 2017 l’un des seuls, voire le seul, à faire oeuvre d’investigation au sujet des circonstances de la mort – des circonstances tragiques – de David Hamilton. Quelles ont été vos sources?

  • Mes sources ont été au nombre de trois. La première a été la presse. Il suffit d’avoir un cerveau en état de fonctionnement pour constater que le récit médiatique qui a été fait de cette mort, des causes de cette mort, de l’heure de cette mort, etc, a été un récit absurde, contradictoire, plein de failles. Vous parlez d’investigation. En effet, mon livre « C’est David Hamilton qu’on assassine », dont j’ai emprunté le titre à Gilbert Cesbron et dont la préface a été écrite par un écrivain et journaliste du calibre de Roland Jaccard, est une investigation parfaite. C’est la presse qui, elle, n’a pas fait oeuvre d’investigation. Un exemple, parmi d’autres. Je suis le premier et le seul à avoir publié l’acte de décès de David Hamilton. Cet acte de décès affirme que le jour du décès n’a pas pu être établi. C’est une nouvelle explosive. Aucun journaliste n’a repris l’information! Devant les mille doutes au sujet de ce « suicide », tout le monde a accepté cette version – une version pourtant douteuse.

  • Et votre deuxième source?

  • La deuxième source aurait dû être les autorités judiciaires. Il y a eu mort d’homme, et mort d’un personnage public et mondialement connu. Cet homme avait 83 ans. Il avait été traité « d’enculé » et de « connard » quelques jours auparavant à la télévision et il était la cible et la victime d’une campagne de presse et de haine sur les réseaux « sociaux ». Or, je n’ai pas connaissance d’une conférence de presse des autorités, déclarant le jour, l’heure et la cause de la mort. Il y a mieux. Dans la presse, on a vu un éditeur de Flavie Flament déclarer: « On nous a parlé d’un suicide ». Voilà un point qui mériterait qu’on l’éclaircisse.

  • Expliquez-vous mieux, Olivier. Merci.

  • Très volontiers, Jean-Pierre. Il n’y a eu aucune conférence de presse officielle au sujet des circonstances de la mort de David Hamilton. La presse a dit tout et son contraire. Plusieurs heures ont été annoncées, qui seraient l’heure de son décès. Des journaux ont parlé de médicaments, d’alcool. Aucun, en revanche, n’a eu le courage de signaler que tout cela aurait éventuellement pu être une mise en scène. La chronique judiciaire est pleine de telles mises en scène… En l’absence d’une prise de position officielle des autorités, je suis donc surpris de voir qu’une dame, une des personnes qui ont édité le bouquin de la dame Flament, annonce qu’un mystérieux « on » lui a parlé de suicide. Qui est ce « on » ? Comme je suppose qu’il ne s’agit pas du boucher du quartier, ou d’un anonyme au comptoir d’un bar, je suppose que ce « on » a un nom. Qui est donc ce « on » qui annonce, à l’éditeur de la dame Flament (la dame Flament qui a publié un livre contre David Hamilton, et a participé à l’émission où son collègue Ardisson a insulté ignominieusement David Hamilton…), qu’il se serait agit d’un suicide? Comment? Il y aurait donc eu quelqu’un, un membre des forces de l’ordre, pour donner des informations confidentielles et exclusives, concernant la mort d’un citoyen, non pas au grand public, mais à un proche de l’accusatrice de l’homme qui est mort?... Une telle attitude ne serait alors EVIDEMMENT pas conforme à la fameuse « déontologie » policière. Un enfant de cinq ans devrait le comprendre…

  • Pouvez-vous rappeler, Olivier Mathieu, la source de ce que vous affirmez?

  • Toujours. Je n’ai jamais rien dit, dans ma vie, que je ne puisse prouver. Tout simplement parce que je suis un excellent journaliste d’investigation… (Il rit).  Voyez donc http://www.huffingtonpost.fr/2016/11/25/flavie-flament-devastee-par-la-mort-de-david-hamilton-quelle_a_21614405/

  • Effectivement, c’est effarant. Dans un article des 25 et 26 novembre, cette dame, amie de la dame Flament, dit tranquillement :  « On nous a dit que c’était un suicide ». La question est donc: quel membre des forces de l’ordre a communiqué avec l’éditeur de la dame Flament, le jour de la mort de David Hamilton, en lui donnant des renseignements sur sa mort?…

  • Ma troisième source a consisté à parler avec divers amis de David Hamilton, la plupart sont restés anonymes. Mais un de mes amis parisiens, lui aussi fort doué pour l’investigation, est allé interroger aussi ceux qui ont déclaré à la mairie le décès de David Hamilton. Et qui l’ont déclaré, d’ailleurs, hors délais légaux.

  • Cher Olivier, avez-vous d’autres choses à révéler, peu avant le premier anniversaire de la mort tragique de David Hamilton?
  • Beaucoup d’autres!… Tout est d’ailleurs en sécurité, dans mes dossiers, à Paris et ailleurs, chez diverses personnes. J’ai mis des clés USB en sécurité là où il le fallait. Dans tous les cas, mes informations sortiront. Un jour ou l’autre. La dame Flament a publié un bouquin, elle en a extrait un film. Le sujet: le viol qu’elle affirme avoir subi; le viol (présumé) dont elle a parlé alors que les délais de prescription étaient dépassés; le viol que sa propre famille, selon maints articles de presse, nie ou met fortement en doute. Un viol au sujet duquel (si toutefois on croit encore bon d’en causer) il reste encore tant de zones d’ombre… Or, un tel sujet – le viol présumé de Flavie Flament, qui affirme avoir été violée deux fois le même jour, une fois sur le balcon et une fois sous la douche – ne peut pas rester dans l’ombre, c’est évident. L’édition et la télé s’en occupent. Dès lors, ne convient-il pas de faire la lumière, toute la lumière à son sujet?!

  • Effectivement, David Hamilton le mérite, tant il a été insulté. Non seulement les insultes publiques et télévisées, préméditées, d’Ardisson, mais simplement le fait que l’on ait traité David Hamilton, et cela en l’absence de toute condamnation judiciaire, de « violeur » et de « bourreau ». David Hamilton a été insulté, en outre, sur les réseaux sociaux par une quantité d’anonymes.

  • Vous avez raison, cher Jean-Pierre Fleury. J’engage d’ailleurs mes amis, mes lecteurs, et les admirateurs de David Hamilton à opérer des captures d’écran de toutes les insultes, y compris des menaces de mort contre David Hamilton, de son vivant. Tout cela pourra servir, un jour ou l’autre. Comme dit l’autre, il ne faut et il ne faudra « jamais oublier ».

  • Pourquoi déteste-t-on tant David Hamilton?
  • Les raisons de cette haine, comme celles de l’amour, sont sans doute mystérieuses.
  • Cher Olivier, encore quelques questions. David Hamilton était-il un photographe « glauque », comme disent les jeunes d’aujourd’hui?

  • A mon avis, pas du tout. Je suppose que je suis (encore…)  libre de ne pas trouver « glauque » David Hamilton. Le Parlement français n’a pas édicté de loi, que je sache, pour me dire si je dois aimer ou pas tel ou tel photographe… David Hamilton a photographié des paysages, des fleurs, des hommes. Il a aussi photographié des jeunes filles. Et même s’il n’avait photographié QUE des jeunes filles, c’eût encore été son affaire. A moins que l’on ne veuille interdire demain de photographier des jeunes filles, ce n’est pas un délit. Sinon, il va falloir jeter aux flammes des siècles de peintures qui ont représenté des femmes ou des enfants nus. Je crois pour ma part que David Hamilton était un photographe limpide, diaphane, transparent. C’est cela que le siècle de la laideur et du mensonge ne lui a pas pardonné.

  • Votre candidature du 14 décembre 2017 à l’Académie?
  • Jeudi prochain (dans trois jours), je pense que l’Académie va annoncer la candidature – la « grosse » candidature – d’un écrivain. Le prochain élu, probablement. Je me bornerai comme d’habitude à espérer qu’un académicien ait le courage et le bon goût de voter non seulement pour moi, mais surtout « pour David Hamilton ». Il y a peu d’espoir, ça va de soi!… Dès qu’il s’agit d’académie française, on voit surgir des tas de petits conformistes attirés par toute cette pacotille, ce clinquant vétuste… Les journalistes très probablement vont y aller quant à eux de leurs approximations, ils vont lancer leurs petits anathèmes contre moi et / ou contre David Hamilton, ils vont démontrer leur conformisme ordinaire, tellement ordinaire…  Mais comme me le disait récemment mon ami Phrère Jac, écrivain situationniste, dans un bar parisien, je suis un « passeur ». Nous vivons l’époque de la Nuit. Entre la Lumière et le retour possible de la Lumière, j’aurai été ce qu’a été David Hamilton aussi: un passeur.

  • Cher Olivier, comment définiriez-vous l’insouciance hamiltonienne des années 1970?
  • Par exemple cet instrumental : https://www.youtube.com/watch?v=YV5_qDdnv6o

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury.

Le livre C’est David Hamilton qu’on assassine

Republication d’un article de ce blog du 28 mai 2017.

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Le livre C’est David Hamilton qu’on assassine a eu le mérite, pour l’occasion, de fédérer plusieurs admiratrices et admirateurs de l’œuvre de David Hamilton. De ceux qui persistent et signent au-delà du tragique 25 novembre 2016 (25 novembre : journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes !) et de la mort « curieuse » de David Hamilton. Il a eu aussi le mérite de faire fonctionner les méninges et de donner à s’exprimer à plusieurs personnes. Écriture, dessin, peinture, vidéo. Création, réflexion. C’est la meilleure forme d’hommage que l’on puisse rendre à l’artiste mis au rang médiatique ultime de la DAMNATIO MEMORIAE ; et entériné par nombre de crétins anonymes et autres « rebelles » d’Internet totalement dans le moule de la domination, de l’ignorance et de l’inculture crasse.

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De fait, la mort de David Hamilton est malheureusement éclairante sur les mœurs dévoyées de la France, cette catin de Marianne. Et ceci est applicable à plein de domaines de la société.

Et quand j’écris le mot « mœurs » je veux dire à la fois « morale » (un mot qui a pratiquement disparu de la nov-langue alambiquée ou controuvée contemporaine qui en a fait le « politiquement correct »), « politique » (ou plus exactement : politicaillerie, quincaille politicienne), « médiatisation de masse » (presse, radio, télé, et même en partie Internet), « distraction sous culturelle » (gens du spectacle, de la « variété » et des « arts dégénérés » subventionnés). Autant de lieux de pouvoirs et de propagande/publicité de plus en plus étroitement confédérés et métissés (mot qu’ils adorent). Agissant de concert.

C’est ce que l’on nomme « la société du spectacle », qui est moins une accumulation d’images (et de sons) ordonnés à la sauce des anti-valeurs bourgeoises, qu’un rapport social à sens unique, de domination idéologique. Ou si l’on préfère d’une forme contemporaine de l’aliénation des masses, du viol des foules, de la réification ou marchandisation des hommes, de l’endoctrinement menant tout droit à l’inconscience ou fausse conscience de nombre de milieux populaires et plus encore. *

Pour le dire autrement, la société du spectacle est encore (bien que cela se fissure de plus en plus) le bloc historique de la domination capitaliste (ou si l’on préfère l’expression majeure de l’hégémonie culturelle), à l’heure technologiste exacerbée, des media audio-visuels omniprésents et quasiment omniscients. *

C’est cette même et unique forme de domination, cette bourgeoisie dominante plus exactement qui vient de réaliser un véritable coup d’état par « grands media » interposés en imposant au second tout le face-à-face « anti-fasciste » grotesque entre la marionnette du mondialisme totalitaire Macron et la Marion (dite Marine) Le Pen du tribalisme anti-arabe. Coup d’état par la manipulation, le dénigrement, le détournement ou l’imposition au silence, le matraquage publicitaire, le jeu des sondages, la répartition subtile des « opposants » et autres techniques de propagande unifiée tant dans le domaine public que privé. Bien aidé ou plus exactement, bien piloté par la Finance, le gouvernement en place, la Justice soumise, et les moutons bêlants des « arts » et autres idoles vénérées par la vile et décérébrée populace qui, pour notre malheur, a non seulement le droit de hurler avec les loups, mais également le droit de voter.

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Eh bien, je dirai qu’il en a été de même dans l’ignoble manipulation qui a mené à la mort de David Hamilton. mais tout ça n’a pas fait autant de bruit. Ou plus exactement, l’hystérie médiatique n’a duré que quelques semaines, le temps de mettre sous le boisseau et, si l’on peut dire, « hors d’état de nuire, la « bête immonde ».

Je ne répéterai pas ici les formes qu’a pris ce triste cirque médiatique national. Cet anathème généralisé. Quasi seuls (les exceptions se comptent sur le doigt d’une main, peut-être de deux, mais pas plus) tant le Blog en Défense de David Hamilton que le blog Lequichotte ont assez longuement dénoncé le procédé de mise à mort de l’homme tout en soutenant l’artiste. Il suffit de s’y référer.

Maintenant que la chape de plomb de l’opprobre et du silence recouvre, enserre le corps et la mémoire du vieil homme passé de mode, du solitaire diffamé, de l’artiste décrié, il me semble bienséant, justifié, moral que sorte un livre sérieux et parfois grinçant ou ironique, enfin tout plein de sensibilité et pétri de sentiments, un livre d’émotions et de réflexions sur le pourquoi de tant de haine.

* Voir Marx, Engels, Feuerbach, Stirner, Lukács, Mannheim, Gramsci, Tchakhotine, Gabel, Debord, etc.

EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — DEVONS-NOUS UN COQ À ESCULAPE ?

Republication d’un article du présent blog du 12 janvier 2017.

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cet article se trouve aussi sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/12/devons-nous-un-coq-a-esculape-article-de-jean-pierre-fleury/

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… Déjà presque toute la région du bas ventre était froide ; découvrant son visage (car il se l’était couvert), Socrate dit et ce furent là les derniers mots qu’il prononça : « Criton, nous devons un coq à Esculape. Payez cette dette, ne soyez pas négligents. »
– Bien sûr, fit Criton, ce sera fait. Mais vois si tu n’as rien d’autre à nous dire ? »
À cette question, Socrate ne répondit plus rien ; au bout d’un petit moment, il eut un soubresaut. L’homme lui découvrit le visage : Socrate avait le regard fixe. Voyant cela, Criton lui ferma la bouche et les yeux…

(Platon, Phédon)

C’était au printemps 399 avant notre ère, dans la prison des Onze (les magistrats de la cité), en présence de plusieurs disciples et amis, Socrate venait de boire la ciguë (la grande ciguë, la plus virulente). Et ceci alors que la cité d’Athènes était au plus mal ; cinq ans auparavant, au terme des guerres du Péloponnèse, Athènes avait subi une grande défaite face aux Spartiates, qui imposèrent alors le régime dictatorial des Trente. Régime qui fut mis à bas quelques mois plus tard, non sans dommage « collatéraux » pour ladite démocratie athénienne (une démocratie à esclaves, il faut quand même le dire ; et une démocratie uniquement masculine ; enfin une forme de démocratie plus ou moins aristocratique).

Beaucoup attribuèrent cette défaite à une prétendue perte des valeurs traditionnelles. Des boucs émissaires furent rapidement trouvés : les philosophes. Ainsi furent brûlés des œuvres de Protagoras mort déjà depuis une vingtaine d’année, un homme qui doutait, un agnostique qui affirmait « des dieux, je ne sais ni s’ils sont, ni s’ils ne sont pas ». Il en fut de même des sophistes et de Socrate. C’était la chasse aux sorcières, en l’occurrence aux « mauvais philosophes ».

Un certain Mélétos auteur d’une Oedipédie et de chansons à boire, un curieux poète (délateur) qui n’est plus évoqué de nos jours que pour cet acte, accusa Socrate de ne pas reconnaître et de nier les dieux de la cité, de vouloir introduire une divinité nouvelle (ce qu’il nommait son démon – grec daimon – auquel il disait obéir), et de corrompre la jeunesse en en faisant de mauvais citoyens tels Alcibiade, Critias et Charmide, personnages connus et mal aimés de leur temps, même si sans doute jamais aucun ne reçut son enseignement.

Avant de mourir, il énonça donc cette phrase citée ci-dessus et restée célèbre qui a fait couler beaucoup d’encre et développer de multiples explications. Dans la mythologie grecque, Esculape, Esclépios en grec, fils d’Apollon, fut foudroyé par Zeus pour avoir ressuscité ou tenté de ressusciter des morts grâce au sang de la Gorgone qui lui avait été donné par Athéna, le sang coulé du côté droit qui est un remède merveilleux, tandis que celui qui a coulé du côté gauche est un poison violent. Il est cependant le dieu de la médecine, désigné sous l’appellation de « médecin irréprochable ». Le sang du coq comme le sang du côté droit de la Gorgone guérit du malheur, du malheur de vivre, d’être homme, de subir les maladies, les injustice des sociétés, et au final de se voir imposer la mort contrainte ou naturelle… chacun y voit la chose à sa manière.

***

De nos jours on peut être condamné aussi à boire la ciguë, du moins à des formes modernisées de la ciguë, ni plus ni moins efficaces que cette dernière. La forme même de jugement a pu évoluer également avec le temps ; c’est à la suite d’un procès, pendant lequel Sôkratês passa son temps à se moquer de ses accusateurs d’un mépris tout aristocratique, que Socrate fut condamné par un tribunal. Il fut donc condamné à se suicider si l’on peut dire.
De notre temps le jugement et la condamnation peut se faire à distance. Il suffit de tenir les principaux media et d’organiser une cabale odieuse, amplifiée par toute la valetaille des médiocres aigris et des anonymes haineux, crétins, ignorants.

Mais c’est là qu’est toute la subtilité (sic) des temps « modernes et progressistes », technologistes. Ceux qui accusent et ceux qui condamnent sont les mêmes. Ils ont toute la puissance de la nouvelle agora médiatique et audio-visuelle, tout le poids du développement des rumeurs, toute la complicité sordide et implicite de la populace versatile, imbécile et moutonnière. Celle qui un jour crie d’un seul chœur : « Je suis Charlie, vive la liberté d’expression »et qui le lendemain crie : « Salaud de violeur » en se faisant l’écho d’une rumeur diffamatoire et injurieuse, en direction d’un homme seul – David Hamilton – ne pouvant se défendre, jamais condamné pour viol, ni quoi que ce soit d’ailleurs ; et innocent de toute éternité. Que ça plaise ou non aux simples d’esprit et aux demeurés hargneux.

Media par ailleurs quasi officiels et d’essence totalitaire, bien que « privés », ne dépendant pas explicitement de l’État pour la plupart, qui ont d’acquis, tout le silence complice des autorités tant politiques que judiciaires.

Notre temps est ainsi foncièrement hypocrite et veule. C’est le temps béni des lâches qui insultent du fond de leurs studios médiatiques ; c’est le temps béni des anonymes qui, derrière un pseudonyme sur Internet, insultent et vouent aux gémonies l’individu qui n’est pas dans le moule ou qui est considéré comme déviant. En toute impunité ! C’est aussi le temps des « justiciers » auto-élus sournois qui agissent masqués ou dans l’ombre.

C’est le temps béni où il est « normal » de se suicider quand on dit craindre pour sa vie et que peu de jours avant on déclare vouloir porter plainte contre ceux qui diffament, insultent, traînent plus bas que terre ; où il est « normal » de se suicider en laissant entrouverte sa porte ; sans un mot à qui que ce soit, sans une lettre explicative ou un billet d’adieu ; où il est « normal » d’utiliser pour ce faire un sac en plastique. Certes, Socrate lui aussi se couvrit la tête avant de mourir mais ce n’est pas ça qui l’a fait mourir.

Et puis, l’a-t-on questionné ce sac en plastique ? Lui a-t-on fait cracher les pores et le morceau? Ou si vous préférez : l’a-t-on analysé scientifiquement ? Et puis encore, « il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée », dit-on ; mais que penser d’une porte entrouverte ?

Quoi de plus facile que de trouver l’adresse de la victime David Hamilton (et son numéro de téléphone) sur l’annuaire, de sonner à son interphone, de lui faire ouvrir sa porte sous un prétexte quelconque, puis, une fois chez lui, de le maîtriser (cet homme est âgé), de l’étouffer avec un coussin par exemple, de disperser des médicaments au sol pour ajouter à la confusion, de l’allonger à terre et lui mettre un sac sur la tête par souci de dérision, enfin de ressortir acte accompli, en laissant la porte entrouverte sur le palier de son immeuble, et quitter les lieux tout tranquillement et sans aucun dommage ?

Curieuse mise en scène d’une curieuse affaire, qui ne correspond nullement à cet homme discret, secret, solitaire que fut David Hamilton. À ce dandy. Le sac en plastique ne colle pas dans le scénario. Du résidu de pétrole quand on porte des habits de lin (même élimés comme disent les mauvaises langues), ce serait une espèce de faute de goût. Non, cela ne colle pas au tableau. Même s’il s’agit d’un « pochon »(comme on dit par chez moi) d’un magasin de luxe ou distingué. Et même si David Hamilton n’avait pas de ciguë sous la main.

Trois jours après la découverte de son corps, c’est la gazette pipole Closer, qui ayant eu accès (on ne sait comment) au rapport d’autopsie, déclare en premier (information uniformément reprise par tout le reste des media) que « le photographe de 83 ans est mort d’asphyxie, comme le révèle le rapport d’autopsie, et non pas après avoir pris des médicaments, comme le laissaient pourtant penser les premières informations disponibles. » Et ajoute : « le rapport d’autopsie a été envoyé au parquet et l’enquête a été clôturée ». Autrement dit, personne n’a cherché plus loin. Tout est normal ! Circulez, il n’y a plus rien à voir !

Pourtant France-Soir (du 30 novembre 2016) laisse échapper :  » Des faits qui n’écartent bien sûr pas la thèse du suicide… mais la rendent déjà plus incertaine. Elle reste de toute façon le scénario privilégié par les enquêteurs. »

On ne saurait dire mieux. Et donc, j’ai une question (mais malheureusement en l’air) : ça y est, c’est tout ce que disait le rapport d’autopsie ? Pas même quelque chose sur la date, voire l’heure probable de la mort ?

Et si tout était dit le lundi 28 novembre au plus tard, pourquoi l’enregistrement du décès n’est intervenu que le 9 décembre seulement ? Ceci fera l’objet d’un prochain article.

***

C’est ici que je voudrais dire à la suite d’Aragon, que…  » Rien n’est jamais acquis à l’homme, ni sa force / Ni sa faiblesse, ni son cœur. Et quand il croit / Ouvrir ses bras, son ombre est celle d’une croix ; / Et quand il croit serrer son bonheur, il le broie. / Sa vie est un étrange et douloureux divorce… »

Eh oui, il se dit que, peu de temps après la mort de Socrate, dans un revirement d’opinion parmi les dirigeants manipulateurs et la foule à la fois pleutre et vindicative, l’accusateur de Socrate, Mélétos fut mis à mort, tandis que celui qui le fit comparaître devant son tribunal, Anytos fut banni. Alors que Lycon, celui qui plaida contre lui devant le tribunal, semble avoir échappé à la répression. Du moins c’est ce que Maxime de Tyr, Eutyphron et Diogène Laërce affirment.

Il faudrait donc rappeler aux Mélétos et Anytos de David Hamilton que : succès d’hier, tort de demain, peut-être. L’euthanasie des vieux déviants ou supposés tels, et sur simple dénonciation, n’est pas encore inscrite dans la loi ; le lynchage même médiatique n’est pas encore inscrit dans la loi ; la peine de mort (et c’est heureux) a été abolie en France, du moins, il paraît ; c’est donc inutile de la réintroduire sous une autre forme.

Madame Poupette Flament nous a cinglés de sa rage et déconvenue ; elle s’est déclarée « dévastée » par la mort d’Hamilton, mais pas pour ce que vous croyez ; non, elle a uniquement craché sur ce mort en ajoutant que c’était un « lâche ». Et ce qu’elle a fait, c’est quoi alors ? Je sais, une journaliste, une pigiste, une stagiaire (j’en ai parlé dans un article précédent) a été jusqu’à voir du « courage » (sic) dans cet acte…

Certes, Poupette et son pote n’ont pas dit : « Ah ! le bon temps des exécutions sommaires du Far West, oh ! le bon temps des lapidations proche-orientales, etc. »

Poupette et compagnie sont pour la solution hellène antique et stylée : le vrai suicide, le faux suicide, le suicide obligé, enfin dans tous les cas la peine de mort induite et provoquée, mais en dentelle. Nil sub sole novi. C’est bien pourquoi nous, les tendres, nous devons, tous ensemble, un coq à Esculape ; mais juste en pensée et en symbole.

* Pochon : Régional (surtout Ouest). Petit sac en toile, en papier ou en matière plastique.

À LA SAINT MARTIN…

« À la Saint-Martin, l’hiver est en chemin, manchons aux bras et gants aux mains. »

En ce jour de commémoration de la boucherie fratricide européenne, et alors même qu’il ne reste plus une seule Gueule-Cassée ou Poilu vivant, citons ce quintil bien connu de celui qui après avoir trop souvent chanté, à mon goût, les « beautés » techniques et « féeriques » de la guerre, mourut quelle dérision ! de la grippe espagnole le 9 novembre 1918 :

Voie lactée ô sœur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivrons-nous d’ahan
Ton cours vers d’autres nébuleuses

Et plongeons-nous dans ces articles, du jour, du blog En Défense de David Hamilton :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/11/la-vieille-dame-du-quai-de-conti-roland-jaccard-et-les-jeunes-filles-en-fleurs/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/11/nen-deplaise-aux-petits-porcs-et-aux-cochonnes-ratees-le-regne-de-david-hamilton-fut-est-et-sera-celui-de-la-beaute/

LADY D’A. L’A DIT

Tout ça est fort laid et gluant ; tout cela est d’une véracité douteuse, très douteuse.

Moi, lorsque j’ai lu ce que Patti D’Arbanville a dit de David Hamilton (voir le blog En Défense de David Hamilton du 2 novembre 2017, c’est là : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/02/apres-trente-ans-de-memoire-traumatique-olivier-mathieu-a-son-tour-revele-il-y-a-trente-ans-un-fameux-animateur-de-teloche-voulait-me-faire-une-fellation/) la co-vedette du film Bilitis avec Mona Kristensen (dont ce fut à ma connaissance, la seule apparition au cinéma), je me suis dit, attristé : tiens, encore une, c’est une véritable épidémie mondiale médiatisée, une pandémie gigantesque et uniforme, une manipulation de grande ampleur, le retour des possédées de Loudun !

David Hamilton « le satyre sournois », tenant sur ses genoux Patricia (dite : Patti) D’Arbanville, « l’indignée posthume »

Une femme qui crache sur un homme, sur un mort, et je dirais même une femme qui crache dans la soupe. La voilà Patti, bullaire comme un pape. Et voici David Hamilton avec toutes les tares des hommes (les non-femelles) :

– Dragueur, paraît-il (somme toute, comme tous les animaux mâles de la Terre, non ? ; je crois que ça se nomme « instinct naturel », c’est dans les gènes et les hormones, en vue de faciliter la reproduction des espèces ; pas bête la Nature, Dieu, les dieux, ou tout ce que vous voudrez !) ;

– Exploiteur, paraît-il (voulant se faire du blé avec des photos dénudées de celle, Patti, qui s’était fait alors une spécialité des films érotiques) ;

– Et amateur, paraît-il, de photos d’enfants dénudés (photos dont il aurait été l’auteur). Parfaitement douteux, improuvable !

Je ne sais pas ce qui manque au tableau. Mais, ne pousse-t-elle pas, vraiment un peu loin, le bouchon, la Patti sans sympathie ni empathie, en affirmant que ces enfants auraient eu entre deux et sept ans ; quelle précision ! Ou lorsqu’elle prétend que David Hamilton « avait des livres et des livres de ces images », j’imagine qu’elle veut dire « des albums ». Et plus encore quand elle affirme qu' »il pensait que c’était son oeuvre majeure. » Sic et rien de moins. Affirmation gratuite, non ?

Remarque en passant : David Hamilton s’est toujours refusé à avoir des enfants, cause de sa rupture avec Mona Kristensen avec qui il est resté en très bons termes toute sa vie, comme avec Gertrude sa seconde compagne et la seule avec qui il se maria. David Hamilton et les jeunes enfants : beau sujet de thèse. Non ? Et on peut continuer avec : David Hamilton et les jeunes filles ; puis enfin avec : David Hamilton et les femmes. En attendant, il a assez dit et répété que seules les jeunes filles l’intéressaient esthétiquement, artistiquement parlant. Alors David Hamilton perfide et menteur en plus du reste ?

« Maintenant que j’y pense, pourquoi n’ai-je pas été voir la police ? » conclut la Patricia. Moi, je réponds (si les faits eussent été avérés) : parce que ça l’aurait empêchée de poursuivre le tournage et d’encaisser son cacheton. Et puis qu’aurait-elle pu dire, exactement à la police, en ces temps moins tordus que de nos jours ? David Hamilton collectionne des photos d’enfants dénudés ? Oui, et alors ? Ces photographies, si elles ont existé (et elles n’ont probablement pas existé), étaient du domaine du privé et ne mettaient en scène aucun acte sexuel ou répréhensible, apparemment. Ce n’est plus trop au goût du jour, mais autrefois toutes les familles possédaient des photos de leurs enfants nus, bébés mis en scène sur des coussins, photographies sortant généralement de l’atelier de professionnels de la photo. Et puis, bis repetita placent, l’Histoire de l’art connaît tant et plus de peintures ou de sculptures d’enfants nus. Certains montrent même leur zizi. Ô grand malheur !

En notre époque d’extrême confusion, de décadence, de déclin de l’intelligence moyenne (qui n’était déjà pas si élevée) il est des crétins (juristes entre autres) pour assimiler ce genre de photos dénudées (de bon ou de mauvais goût ? c’est un autre sujet) ou même les photos de jeunes filles d’Hamilton à de ladite pédophilie que personnellement je nomme d’un terme plus juste : pédérastie. Le jouisseur ou la jouisseuse charnels d’enfants.

Pédérastie active (qui passe à l’acte), si l’on peut dire, allant jusqu’à la barbarie et le crime à la Dutroux… Pédérastie active populaire. Pédérastie active avec prostitution de mineurs souvent liée à l’homosexualité masculine de certains milieux huppés et bobos, comme celle qui est encore pratiquée par de grands moralistes « progressistes » et donneurs de leçon « au menu peuple ». Il est un mort récent de cet acabit, très connu des media, qui fut ainsi favorable à l’adoption et à l’achat d’enfants finalement. Pour en faire quoi ? La réponse me semble évidente. Tout ça serait dans l’ordre logique des choses, nous inculquent les media de masse. Mais par contre, cela semble normal d’incriminer – ante et post mortem (?!) – David Hamilton de « mauvaises photos » et encore plus de pédophilie, pour certains. Le monde à l’envers et désaxé comme toujours.

Je ne sais pas ce que pense Patricia D’Arbanville (ancienne actrice donc de films érotiques en son jeune âge), je m’en doute, à l’aune du puritanisme protestant intégriste anglo-saxon qui gagne hystériquement les contrées autrefois « libérées » d’Europe occidentale (mais dans ce domaine, pas libérées par l’oncle Sam), des photographies suivantes (nombreuses sur Internet) qui sont de Sally Mann (celle au contraire qui ne salit pas l’homme)photographe nord-américainelongtemps décriée et même pourchassée par l’hypocrisie ambiante de son triste pays :

The Good Father (1990) —

Le Bon Père. Pour l’anecdote : il s’agit très probablement du mari de Sally Mann et de ses deux filles. Pour comparaison, voici La Vierge à l’Enfant entourée des Saints Innocents de Rubens…

… et La Sainte Famille à l’escalier de Poussin…

 

*

Photo : Sally Mann

Photo : Sally Mann

*

… et La Sainte Famille de Michel Ange :

Ou encore… La Sainte Famille (c’est moi qui lui donne ce titre), photo de 1996 de Andreas H. Bitesnich que je ne mets pas ici pour son « esthétique » mais pour son contenu :

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LE VRAI SCANDALE DAVID HAMILTON

Republication d’un article de ce blog du 5 décembre 2016

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Cet article est la reprise exacte de l’article que j’ai donné hier sur le blog : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/

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Je n’étais pas là, je n’en sais rien sur le fond, mais j’essaye simplement de comprendre. Et de réfléchir logiquement sur la forme.

Il existe dans la famille Lecanu une commune histoire qui, de ce que l’on peut en percevoir et retenir par la presse: il tournerait (conditionnel) autour de gestes déplacés et/ou d’attouchements d’un homme adulte, David Hamilton, sur une gamine de treize ans, Flavie Lecanu. Histoire partagée, je répète, par tous les membres de la famille. Autrement dit, ce que l’on appelle un secret de famille. Le genre de chose que l’on ne dévoile pas comme ça. Mais qui n’a jamais conduit à quelque plainte ou quelque poursuite judiciaire que ce soit. Dans une société normale, je veux dire, une société réellement démocratique et possédant un réel État de droit, on devrait fermer le ban ici, en rester là ; mais ce n’est pas le cas…

VRAIS ET FAUX PSYS

Car, un jour, environ vingt-cinq ans après, la personne qui en aurait été la victime décide de « faire une thérapie ». C’est ici que j’aimerais savoir qui est le thérapeute, « le gourou » ou « le thérapeute » (je reprends ici des termes employés par les membres eux-mêmes de la profession) ; et sur la base de quelles théories ou pseudo-théories il, ou elle, pratique. Là-dessus, les gazettes sont totalement muettes.

Il faut savoir qu’il suffit de peu de choses finalement pour exercer en tant que psychothérapeute. C’est tellement vrai qu’un médecin et député qui a nom Bernard Accoyer, lors de l’examen de la loi du 9 août 2004 qui réglemente la profession de psychothérapeute, a proposé un amendement qu’il justifiait ainsi :

« Des personnes, insuffisamment qualifiées ou non qualifiées, se proclament elles-mêmes «psychothérapeutes». Elles peuvent faire courir de graves dangers à des patients qui, par définition, sont vulnérables et risquent de voir leur détresse ou leur pathologie aggravée. Elles connaissent parfois des dérives graves. […] Cette situation constitue un danger réel pour la santé mentale des patients et relève de la santé publique. Il est donc indispensable que les patients puissent être clairement informés sur la compétence et le sérieux de ceux à qui ils se confient. Il convient donc de considérer les psychothérapies comme un véritable traitement. A ce titre, leur prescription et leurs conduites doivent être réservées à des professionnels détenteurs de diplômes universitaires, attestant d’une formation institutionnelle, garantie d’une compétence théorique, pouvant être doublée d’une expérience pratique« . (Octobre 2003)

Bien évidemment, ce texte se heurta à l’opposition farouche de ceux qui n’avaient pas tous les titres requis, et avant tout du puissant et bien établi « lobby » des psychanalystes de toutes sortes. Tellement farouche que la loi, votée le 9 août 2004, n’a vu son décret d’application publié que le 20 mai 2010. Or, entre temps, le texte de Bernard Accoyer a été partiellement vidé de sa substance et les psychanalystes ont ainsi obtenu le droit de revendiquer le titre de psychothérapeutes en étant dispensés partiellement de la formation et du stage pratique prévus. Le texte du décret ajoute en outre que les formations peuvent avoir lieu en dehors du cadre universitaire (n’importe quel institut privé par exemple, sans aucun contrôle).

LE MÊME DROIT POUR TOUS ?

Les éléments essentiels du décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 relatif à l’usage du titre de psychothérapeute (qui fait référence à deux lois de santé, celle du 9 août 2004 et celle du 21 juillet 2009 concernant la protection des patients), énonce :

Article 1 — L’inscription sur le registre national des psychothérapeutes mentionné à l’article 52 de la loi du 9 août 2004 […] est subordonnée à la validation d’une formation en psychopathologie clinique de 400 heures minimum et d’un stage pratique d’une durée minimale correspondant à cinq mois effectué dans les conditions prévues à l’article 4.

L’accès à cette formation est réservé aux titulaires d’un diplôme de niveau doctorat donnant le droit d’exercer la médecine en France ou d’un diplôme de niveau master dont la spécialité ou la mention est la psychologie ou la psychanalyse.

Article 2 — Par dérogation aux dispositions de l’article précédent, les professionnels mentionnés au cinquième alinéa de l’article 52 de la loi précitée sont dispensés en tout ou partie de la formation et du stage dans les conditions prévues par l’annexe 1 du présent décret. [annexe qui définit le contenu de la formation]

Or, ce cinquième alinéa dit ceci :

5- Le décret en Conseil d’État définit les conditions dans lesquelles les titulaires d’un diplôme de docteur en médecine, les personnes autorisées à faire usage du titre de psychologue dans les conditions définies par l’article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d’ordre social et les psychanalystes régulièrement enregistrés dans les annuaires de leurs associations peuvent bénéficier d’une dispense totale ou partielle pour la formation en psychopathologie clinique.

Encore un bel exemple de la manière dont on dit et écrit le droit en France, tant au Parlement qu’au Conseil d’État. « Le droit est le même pour tous » comme on peut le voir une fois encore.

Psychiatre, psychanalyste ou psychologue, il y a diverses sortes de « psys », mais ce qu’il importe de connaître, c’est avant tout, sur quelles théories, méthodes de consultation (séances) et traitements médicamenteux pour les médecins, se basent ceux qui pratiquent la psychothérapie.

Ici je renvoie à deux articles précédents de ce bloc qui évoquent

1/ les dérives pour ne pas dire les « dégâts collatéraux » de certaines « psychothérapies »,

2/ le syndrome des faux souvenirs (ou des souvenirs modifiés) induits.

VRAI OU FAUX SOUVENIR ?

En attendant, je note, je lis dans les gazettes que Flavie Flament née Lecanu a vu un psychiatre (sans autre détail, malheureusement) et qu’alors, elle s’est souvenue de tout grâce à une photo d’elle, datant de ces années anciennes, et, je cite : « C’était comme un message que Poupette, la petite fille que j’étais, m’envoyait. Là, j’ai compris et j’ai murmuré ‘j’ai été violée’. »

Dans ce qui relève avant tout de la sensation et de l’émotion non désirées, du ressenti et du subi, de la rage et de la révolte, de l’agression et du refus je m’étonne de lire : j’ai compris. Or, il n’y a rien à comprendre. À l’âge qu’elle avait (treize ans, ce n’est pas trois ans), en règle générale on ne peut oublier un tel traumatisme. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est la majorité des psychothérapeutes. Ou alors Poupette serait une exception, comme par hasard. Ce scénario ressemble à ce qui est bien, ou plutôt très mal connu de nos jours par « le grand public ». Poupette ne serait-elle pas victime de la fausse mémoire induite ? Ou de la manipulation, de la transformation de souvenirs ?

Je recopie ici à nouveau un texte provenant du site (très éclairant) http://psyfmfrance.fr/:

« Cette lutte contre la fausse mémoire ne doit pas être confondue avec le combat légitime et indispensable mené contre les pédophiles et les incestes avérés. Les témoignages de jeunes enfants ayant subi des abus sexuels véridiques n’ont rien à voir avec de faux souvenirs remontant à 20 ou 30 ans en arrière, suggérés par un thérapeute et qui ne sont pas corroborés. Les violences réelles subies par les victimes ne sont généralement pas oubliées, bien au contraire. Mais la mémoire est malléable et l’implantation de faux souvenirs, par des techniques de manipulation mentale, est aujourd’hui expérimentée et prouvée par les scientifiques du monde entier. »

Le nœud du problème se nomme donc en fait : idéologie psychanalytique poussée jusqu’à l’absurde ; « idéologie totalitaire » nous disent les professionnels sérieux, dont les dérives amènent 1/ des catastrophes chez la personne « soignée » et dans tout son entourage, 2/ un attachement sans fin (que l’on retrouve déjà chez Freud) entre le dogmatique « thérapeute » et le fragile patient, 3/ et, autre élément également essentiel et récurrent (que l’on retrouve également chez Freud) le coût financier à payer pour être soigné. On cite le cas de patients de plus en plus perturbés (le plus souvent des femmes), ayant rompu les ponts avec tout leur entourage familial, s’étant lancés dans des procès toujours du même type (abus sexuels dans l’enfance et même la petite enfance, incestes…), et ayant donné (parfois de la main à la main) des dizaines de milliers d’euros à des charlatans non conventionnés ou dépassant allègrement les tarifs conventionnés (les gens du milieu évoquent le cas de séance à 300 euros !). Oserai-je ajouter que ce dernier côté a un aspect très bobo.

MÉMOIRE RETROUVÉE OU MÉMOIRE INDUITE ?

Pour le dire autrement tout tourne autour de ce que le milieu appelle la T.M.R. Thérapie de la Mémoire Retrouvée que l’on devrait nommer plus justement : Fausse Thérapie de la Mémoire Induite. De nombreux et sérieux ouvrages existent sur le sujet ; dont des livres ou des rapports, ou des études de professionnels du milieu de la psychothérapie.

La France ayant toujours un temps de retard, il faut savoir que cette forme de « thérapie » a été dénoncée au moins depuis les années quatre-vingt, puis en grande partie abandonnée dans les pays anglo-saxons et nordiques toujours à la pointe de ladite modernité, y compris la plus folle ou sordide.

Ces ouvrages dénoncent la fausse thérapie, et en même temps la juteuse thérapie de gourous irresponsables et même coupables. Les délires de pseudo-thérapeutes voyant dans toute maladie mentale un traumatisme lié à un mauvais traitement familial ou de proches pendant l’enfance (abus divers, mauvais traitements, violence, viol, inceste…).

Le tout exploité en un total manque de discernement, et plus encore avec un goût prononcé de scandale qui rapporte (l’argent est également présent ici) par toute la « médiocrassie médiateuse » (sic). Ceci dans le temps même où le gouvernement français entend faire allonger le délai de prescription (voire le supprimer) concernant les viols et les abus sexuels. En total accord donc avec la pseudo-thérapie de la mémoire retrouvée. En tout domaine, ce gouvernement « socialiste » est à côté de la plaque, ou plus exactement semble spécialisé dans toutes les « incohérences » pseudo-progressistes et à la remorque de toute prétendue avancée de la « modernité » quelle qu’elle soit.

On en arrive donc de nos jours à une confusion totale, mêlant ensemble quasiment, le tortionnaire barbare avéré Dutroux à l’innocent (il n’a jamais été condamné par la Justice et ces femmes avaient tout loisir de porter plainte depuis bien longtemps) David Hamilton. Et à désigner du doigt des pédérastes, peut-être là où ils ne sont pas ; et peut-être pas, là où ils sont.

Il faut savoir que (je cite encore le site psyfmfrance.fr) « les psychanalystes adeptes de la ‘théorie’ qui vont aller ‘chercher le traumatisme d’enfance qui explique tout’ » généreraient chaque année de « fausses croyances » auprès de 350 à 450 000 victimes directes. Chiffres avancés par le secteur médical et hospitalier lui-même. Sans compter les victimes indirectes bien plus nombreuses, dont celles qui ont passé injustement des années en prison, ou pire encore qui se sont suicidées, ne supportant pas d’être accusées à tort. » « Preuve de culpabilité » dirait la jounaleuse à esprit court Flament.

UN ROMAN OU QUOI ?

J’ajouterai que Flavie Lecanu ex épouse Flament et ex épouse Castaldi, écrivain (en tout cas, si c’est bien elle qui a écrit son livre) et nouvelle « experte » dans le domaine du viol, est journaliste de « grands » media (elle est passée par Antenne 2, la Cinq, Canal +, M6, TF1 ; elle est maintenant à RTL). On sait trop bien ce que sont les journalistes, surtout de nos jours. Elle fait donc partie intégrante du spectacle du monde dominant, de la communication unilatérale et de la propagande idoine. Du petit monde politico-journalistico-publicitairo-« chaud-bise ».

Enfin, le monde qui tient les manettes du spectacle en tant que rapport social de domination, aliénation et propagande.

Autre remarque essentielle, son livre, comme il est précisé en quatrième de couverture est un « roman » et non une autobiographie, même s’il est largement basé sur des éléments autobiographiques (ce qu’on nomme parfois : autofiction). À ce sujet, je voudrais citer ces passages de son « roman » (très mode, soit dit en passant) non pas pour évoquer des faits réels ou inventés, mais pour dire comment elle énonce, ou plutôt annonce, sa supposée amnésie passée :

[Elle est face à un homme] « qui vous ordonne de vous allonger sur un balcon et qui commence à s’adonner à des choses où l’on sait pour le coup que là, c’est grave ». « Là, je pars de mon esprit, je me dissocie de moi-même. J’abandonne mon corps qui finalement sera piétiné [sic]. J’abandonne mon innocence finalement [sic]. Je vis l’instant sans être là. » [Puis, elle ne dira rien à sa mère] « persuadée que ce serait incompris ». [À la télévision, elle ajoutera :] « Dans mon esprit, j’étais comme un petit déchet. Je ne méritais pas que l’on me défende, qu’on s’insurge pour moi ». [Ce que semble bien contredire tout ce qu’a pu énoncer sa famille d’origine avec laquelle elle est maintenant fâchée, en voulant particulièrement à sa mère (cf. le début de cet article)]

UN DÉNI ?

Maintenant, des lecteurs pourraient me dire : Et, le déni, ça existe ! Sa famille refuse de voir les chose en face. Je réponds : Non ! la famille ne refuse pas de voir les choses en face, mais elle ne voit et n’entend plus les mêmes choses qu’autrefois ; la version a changé. « Elle exagère, invente des faits, mêle la réalité à la fable », disent-ils : donc son livre est bien un roman qui n’a aucunement valeur de témoignage.

Et j’ajoute, oui ! le déni, ça existe, mais malheureusement, si l’on peut dire. Je parle de la notion pseudo-scientifique du déni (Verleugnung) lancée dans le monde « intellectuel » par Freud, celui qui a pratiquement tout faux sur tout. Le déni : (prétendu) refus de considérer une partie de la réalité. En psychanalyse, (prétendu) refus tant de la réalité externe qu’interne (esprit) qui, au final, renvoie à l’ »explication » des psychoses ; la dénégation, le mensonge, l’oubli, renvoyant quant à eux, aux névroses.

Dangereuse et liberticide théorie puisqu’elle aboutit de nos jours à des excroissances, des « métastases » dans des domaines extérieurs à la maladie mentale. On voit donc tous les « grands penseurs » conformistes définir les pensées « déviantes » (par rapport aux opinions dominantes ou imposées), comme autant de marques (négatives, blâmables et condamnables) de déni. Le déni, délit.

Déni « complotiste » ou « conspirationniste » de la réalité apparente du spectacle audio-visuel. C’est l’esprit totalitaire qui arrive même à ranger la volonté de réviser les doctrines ou les conceptions officielles dans le domaine de la manie pathogène et du non-scientifique car « hyper-critique » ; en d’autres temps et autres lieux, ceci menait tout droit à l’hôpital psychiatrique.  Ô Saint Staline !

IL N’Y A PAS DE FUMÉE SANS FEU (RENGAINE BIEN CONNUE)

Et d’autres lecteurs me diront : Ce n’est pas une, mais trois ou quatre autres femmes qui maintenant se plaignent de ce qui leur est arrivé. Une dans les années soixante (on est en 2016 quand même !). Une dans les années quatre-vingt, une dernière enfin dans les années quatre-vingt-dix.

1, puis 2, puis 3, puis 4. Je ne sais pas si se sont les langues qui se délient. J’ai noté que toutes quatre donnent un scénario identique à leurs allégations, mais également qu’elles ont pris contact entre elles, autrement dit qu’elles se sont concertées et donc que leur témoignage n’est plus trop valide. Je veux dire par là que leurs témoignages ne sortent pas de procès-verbaux de police ou de juges d’instruction, sans connaître les versions les unes des autres, et que devant un tribunal (qui n’a d’ailleurs plus aucune raison de statuer depuis longtemps), cela ne vaut rien. Et je demande à mes lecteurs : connaissez-vous l’Affaire des possessions d’Aix-en-Provence (1609-1611), celle des Démons de Loudun (1632-1637), celles des possessions de Louviers (1642-1647) et d’Auxonne (1658-1663) ?

Certes, on n’en est pas là ; fort heureusement, sauf qu’ici il y a eu mort d’homme, non pas brûlé vif comme Urbain Grandier (en un déchaînement des passions les plus basses et un viol des foules), mais mort d’homme on ne sait trop comment, ni pourquoi au fond des choses.

Et j’y vois quand même plus d’un point commun dans les deux chasses aux sorcières : Urbain Grandier et Léonard David Hamilton n’étaient pas ou plus en odeur de sainteté et détonaient par rapport à leur époque. L’un prêtre catholique, séducteur avait « enceinté » deux jeunes filles dont l’une vivait avec lui si bien que son évêque l’avait frappé d’une interdiction d’administrer les sacrements, puis il rendit folles hystériques les religieuses de la contrée ; l’autre avait un goût prononcé de photographe et cinéaste pour les fraîches jeunes filles ; l’un s’opposait à la destruction des murailles de la ville, au déplacement d’un grenier à sel vers une ville voisine et entretenait de bonnes relations avec les nombreux protestants de la ville ; l’autre (David Hamilton) rejetait les XXe et XXIe siècles dans leur laideur, méprisait l’empire nord-américain, aimait les vieilles pierres du Midi, et pratiqua longtemps le nudisme au Cap d’Agde, haut lieu sulfureux et devenu presque anachronique de nos jours ; l’un avait écrit un violent pamphlet contre Richelieu : Lettre de la cordelière de la reine mère à M. de Baradas , ou encore un Traité du célibat des prêtres ; l’autre (David Hamilton) avait publié des recueils photographiques aux tendres jeunes filles dénudées et réalisé quelques films essentiellement du genre érotique ; enfin, pour l’un, plus du quart de la population de Loudun venait d’être décimée par une épidémie de peste (soit 3700 personnes environ) ; et pour l’autre, on est en un temps de délabrement considérable et de retour en arrière de la société. Et surtout d’extrême confusion intellectuelle mélangeant tout et son contraire, et de totale partialité. Pour ne pas dire de propagande uniforme en tous domaines.

QUELQUES RAISONS EXTRAJUDICIAIRES ?

J’ajoute encore, tares rédhibitoires :

David Hamilton était sorti de rien. « Je suis né à Londres en 1933, de parents qui n’avaient aucune relation dans un quelconque milieu artistique. La peinture, la musique, la photographie, cela ne m’intéressait pas dans mon enfance. J’ignorais même ce que c’était » (in revue Photo, n° 81 de juin 1974).

Il n’était pas du milieu de la photographie ou de l’art contemporain, mais bien plutôt un marginal et un solitaire hors de son temps. « Je n’ai guère d’amis dans ce milieu » (idem) « L’indépendance : je ne suis membre d’aucun club, association, mouvement ou syndicat interprofessionnel qui ergote à longueur de journée sur la place de la photographie dans le monde moderne ou le libellé des factures et les prix. Tout cela, pour moi, est une vaste blague » (ibidem)

C’était un franc-tireur qui, après bien des petits boulots, dont des emplois manuels, avait commencé la photographie vers l’âge de trente ans et affirmait : « Je ne connais rien à ce qu’on appelle la technique photographique. Depuis le début de ma carrière, j’ai le même type d’appareil. Je le connais, le possède bien et sais parfaitement ce que je peux en sortir. Je ne tente aucune expérience et n’utilise aucun accessoire. Je ne connais rien d’autre et je m’en fous. Dans mon petit viseur, j’ai tout ce que je désire. Pourquoi devrais-je changer ? Pourquoi irais-je expérimenter un grand angle ou un télé-objectif ? » (ibidem) Cependant, il aimait préciser « je n’ai aucune technique photographique, mais j’ai un don, celui de la composition » (ibidem)

Enfin, indépendamment de ne pas aimer son temps, il ne récusait pas l’étiquette de réactionnaire, mais je dirais plutôt, à voir quels étaient ses goûts, qu’il fut un conservateur ; et avant tout un classique éternel comme il le disait lui-même. La peinture qu’il affectionnait allait de la Renaissance aux impressionnistes.

PRESCRIPTIONS ET AFFAIRE CLASSÉE SANS SUITE

J’aurais envie de dire aussi que pour un lynchage médiatique (voire plus : on n’a toujours pas de réponse satisfaisante au fait qu’Hamilton ait été retrouvé mort ou mourant dans son entrée alors que sa porte était entrouverte, d’autant que l’on sait maintenant mieux qu’il craignait pour sa vie depuis un mois, donc qu’il n’avait aucunement envie de se suicider) quatre personnes c’est bien peu face aux centaines de jeunes filles qui ont croisé l’objectif du « pédophile », « bourreau » ou « satyre » (c’est selon les gazettes).  Mais également suffisant au temps des media de masse qui amplifient et concentrent tout.

D’une part, que cela plaise ou non, nous sommes encore un peu dans un État de droit, il y avait prescription pour les trois premières affaires. D’autre part, ce qu’a dit ou laissé entendre Flavie Flament publiquement, et plusieurs fois, relève de la diffamation pure et simple. Il en est encore plus du journaliste Ardison, un « justicier » bien au chaud dans ses studios, un coutumier du fait ; ou je dirai plus exactement : un pousse-au-suicide, ou peut-être même un pousse-au-crime.

La quatrième femme (celle qui a accepté de s’exprimer à visage découvert), suite à une plainte déposée par elle dans les années 2000, a été déboutée : il y a eu un non-lieu sur son affaire. Je voudrais préciser à ce propos que cela fait quelques années déjà que la police scientifique est apte à dire s’il y a eu viol ou non, les tests ADN sont très « pointus », bien évidemment à condition de porter plainte suffisamment rapidement (ces jeunes filles à l’époque n’avaient pas de parents ?).

Je ne sais pas si la Justice a eu raison ou tort de classer « sans suite » la plainte de cette jeune femme. J’espère que c’est sur de bonnes raisons, sur absence d’indices ou de preuves tangibles ou suffisantes. Mais ce qui est assuré est que cette affaire-là avait été définitivement close.

LE DIFFAMÉ EN EST MORT

En attendant, le diffamé en est mort. Flavie Flament s’en indigne d’une curieuse manière (preuve d’aveu, manque de courage…). Moi, personnellement, je m’indigne plutôt de l’irresponsabilité, du parti-pris de cette maffia journaleuse qui entend faire la pluie et le beau temps (du temps dominant, toujours, quitte aux plus grands retournements de veste ou plus grands écarts qui soient) et se substituer, sans aucun dommage, à la Justice et même aux lois. Et de son manque de vrai courage, elle qui aime tant hurler avec les loups. Ou plus exactement qui aime tant, si médiocre, médiocrissime, mener la sinistre danse de la masse compacte des moutons bêlants.

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Annexes à l’article.

Jean-Jacques Naudet : En fait, le seul secret de vos photos, c’est la fille ?

David Hamilton : Oui, c’est vrai. C’est ma vie, mon obsession, mon univers. Mon secret, si vous voulez. C’est la carotte qui fait marcher l’âne David Hamilton. J’affirme souvent que la fille que je préfère est la prochaine. C’est vrai, je suis ainsi. A la réflexion, ce n’est pas tout à fait exact. Entre une fille et une photo, je choisirais sans doute la photo. Elle, au moins, ne vieillit pas. (revue Photo).

Jean-Jacques Naudet : Réactionnaire?

David Hamilton :

Mais je le suis, et je m’en fous. J’aime ce monde [du passé], je n’ai rien à voir avec la société d’aujourd’hui. J’adore ce monde de la décadence qui disparaît peu à peu. Comme endroits, j’aime le décor de chez «Maxim’s» (pas la clientèle, car elle a changé), le « Carlton » à Cannes, l’« Hôtel de Paris» à Monte-Carlo, le «Beverley Hills Hôtel » à Los Angeles, l’« Algonquin » à New York et le « Royal » à Londres. J’aime les gens habillés comme Fred Astaire et les personnages d’Oscar Wilde. Je n’ai pas à être à la mode, je suis classique. C’est une mode éternelle. J’aime les Rolls-Royce et les bijoux de Cartier, la mode vestimentaire des années 1920.

Jean-Jacques Naudet :

Cinématographiquement ?

David Hamilton : Visconti, naturellement, et tous les vieux décadents. « Mort à Venise » est un chef-d’œuvre, ainsi que « Roméo et Juliette» de Zefirelli.

Jean-Jacques Naudet : Que détestez-vous ?

David Hamilton : La vulgarité. […] L’avant-garde, les pseudo-révolutionnaires […] Le bruit, la fureur, la pop française, de la vulgarité tout cela ! Courrèges et ses jupes à mi-cuisses pour mémères de quarante ans.

LES OGRESSES ET LES PRINCESSES

La laideur hystérique, la vulgarité et le décati, la haine tordue et hideuse occidentale :

 

L’Occident des Femelles (pardon, des Femens) est fini. À la poubelle de l’Histoire tout ça ! Beurk !

La beauté, la noblesse innée, naïve et encore virginale africaine :

Une leçon d’esthétique et d’humanité féminines.

LE TEMPS DU NON-SENS

Republication d’un article paru sur ce blog le 13 mars 2017

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Paru également sur LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 13 mars

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/03/13/le-temps-du-non-sens-par-jean-pierre-fleury/

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En complément à l’article du 11 mars paru sur le blog « En Défense de David Hamilton », il faudrait ajouter à cette liste édifiante que, quinze jours avant la mort de David Hamilton, comme on me l’a fait remarquer, une campagne nationale auprès des media fut lancée par un Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV), afin que ces derniers évoquent le dispositif d’aide aux victimes d’agressions sexuelles et fassent connaître le numéro d’écoute des victimes de viol.

Voilà, je trouve, un curieux nom : « Collectif Féministe Contre le Viol. » « Collectif féministe » sent déjà son gauchisme à plein nez, mais passons. Oui, curieuse appellation que ce Collectif Féministe Contre le Viol ! Je comprendrais mieux l’existence d’un « Collectif pour la défense et le soutien des personnes violées » ; mais « contre le viol » ça n’a pas de sens ; c’est un peu comme si on évoquait un « Collectif contre le vol » ou une « Association contre le crime ».

Qui plus est un collectif « féministe », pas même « féminin » (je rappelle quand même que les viols concernent aussi des victimes masculines, des jeunes garçons en particulier), donc une officine communautariste de militantes de ladite cause pas même féminine, mais féministe et dont on connaît trop bien les excès castrateurs et les outrances virophobes, pour certaines.

Dans l’article d’Estelle Bertrand que le magazine féminin « Marie-Claire » a consacré à l’événement (numéro du 15/11/2016) je lis des perles comme celles-ci : « Était-ce un viol ? », « Je voudrais seulement savoir si ce que j’ai vécu est un viol ? », qui me laissent pantois. Car je précise que ces questions ne sont pas celles d’enfants, mais d’adultes ou jeunes adultes. Or, cela ressemble à l’air du temps : voir, comme on l’a dit et répété déjà maintes fois, tout le mal qu’a pu faire ou que peut faire encore la pseudo-théorie, au freudisme sectaire et frelaté, de la « mémoire traumatique », ou pour le dire autrement des faux souvenirs induits par des techniques de manipulation d’esprits malades et fragiles.

On en lit de nos jours sur le sujet ! C’est même, a-t-elle dit il y a quelque temps dans « Libération », la faute à un policier (un homme, évidemment…) si l’épouse d’un chef de cuisine connu du milieu parisien, Sylvie Le Bihan, n’a pas porté plainte lorsqu’elle s’est fait violer à l’âge de dix-sept ans, raconte-t-elle, par trois hommes dans les douches d’un camping où elle était monitrice de vacances… Côtes cassées, fractures aux jambes en prime, le policier lui aurait dit de laisser tomber. Drôle de policier non ? Encore une qui est partisan d’allonger le délai de prescription des viols jusqu’à trente ans après la majorité, soit 18 + 30, jusqu’à l’âge de 48 ans. Autrement dit, pour des faits supposés remontant le cas échéant à un demi-siècle, presque comme pour les « crimes contre l’Humanité » non prescriptibles.

Elle ne porte pas plainte. Sa famille ne la pousse pas non plus. Tant pis pour elle, c’est ce que beaucoup auront envie de se dire… Et il lui faut trente ans au-delà de sa majorité pour qu’elle se décide à porter plainte, contre trois X qu’elle ne connaissait pas : quel sens, là encore ? Il faudrait déjà retrouver les trois présumés coupables. D’ailleurs, généralement, au bout de trente ans, on ne peut plus rien établir, prouver ou vérifier… sauf à accuser sans preuves, parole contre parole… et éventuellement condamner au hasard de l’opinion publique dominante, et de celle des jurys des cours d’assises.

FAUX SOUVENIRS PROVOQUÉS OU AMNÉSIE TRAUMATIQUE ? SCIENCE OU PSEUDO-SCIENCE ?

Republication d’un article écrit par moi (J.-P. F.) et paru sur ce blog le 15 janvier de cette année. 

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cet article se trouve également sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/14/affaire-david-hamilton-faux-souvenirs-provoques-ou-amnesie-traumatique-une-tribune-libre-de-jean-pierre-fleury-ecrivain/

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 » Si les Français doivent traverser le même épisode tragique que les Américains lors de la guerre des souvenirs, je les plains sincèrement ». (Elizabeth Loftus, interrogée par Stéphanie Trastour dans le Monde Magazine du 4 octobre 2014, p. 22, à l’occasion du premier procès en France d’un thérapeute des faux souvenirs. Ou si l’on préfère d’un gourou à diplômes manipulateur).

« Eu égard au viol présumé de Flavie Flament par le photographe David Hamilton, des voix se sont élevées pour réclamer que le viol ne soit pas prescrit. […] Il me paraît plus judicieux d’inciter la victime mineure à se confier à un adulte compréhensif et de déposer plainte dès que possible. […] Au lieu de réclamer que le viol ne soit pas prescrit, il vaut mieux encourager les victimes à déposer plainte dans les délais impartis. » (Martine Moscovici, avocat)

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Donc grâce à la « gauche » « socialiste » « progressiste » gouvernementale qui ne recule devant rien pour abreuver Populo de gadgets « sociétaux » ou de mœurs, dont il n’a que faire, et qui n’amuse que la galerie bobo, lui qui aimerait autre chose que le chômage, la décadence programmée de l’Europe et l’avilissement du pays, Flavie Lecanu-Flament se retrouve investie d’une mission gouvernementale qui, je pense, doit totalement la dépasser (largement aidée fort heureusement par un juriste de profession) mais aussi la combler dans sa soif on dirait maladive de notoriété à n’importe quel prix (prix à payer par les autres, bien sûr). Piloter une commission de réflexions de professionnels des secteurs psychiatriques et juridiques sur le viol.

Je résume l’enjeu : qui va gagner d’entre les extrémistes et les modérés, les idéologues et les pragmatiques, les féministes obtus(es) et les raisonnables ? Poupette ou la mesure ? sur la question de savoir s’il est souhaitable et sensé de prolonger ou pas la durée de prescription pour le crime de viol, voire pour les ultras de la rendre imprescriptible.

Rappelons que la prescription d’une infraction est le temps pendant lequel le présumé coupable peut être poursuivi. Dans le cas d’une agression sexuelle, qui en droit est un délit, la prescription est de trois ans, mais si la présumée victime était mineure au moment des faits supposés, elle est de 10 ans au-delà de sa majorité, autrement dit la prescription court jusqu’à ses 28 ans inclus. Dans le cas d’un viol, qui en droit est un crime, la prescription est de 10 ans, mais en cas de minorité, elle est de 20 ans au-delà de la majorité, soit jusqu’à l’âge de 38 ans inclus.

La pénétration (vaginale, anale, buccale) avec quelque « instrument » que ce soit, est ce qui fait la différence entre l’agression sexuelle et le viol.

Pour schématiser…
D’un côté (ils sont très généralement à gauche, on dirait que ce côté dudit échiquier politique a le chic pour endosser un bon nombre de coups tordus et de causes liberticides et répressives, du moins quand ça les arrange) il y a ceux qui, nourris à la mamelle d’une théorie psychanalytique, déjà en soi contestable mais ici réductrice, mécaniste et simpliste à l’extrême (une sorte de pseudo-théorie comparable au maoïsme au sein du marxisme, c’est-à-dire le pire) sont pour l’allongement de cette période, et même pour la rendre imprescriptible.

Et de l’autre (ils sont très généralement « du métier », je veux dire du milieu de la psycho-thérapie, psychiatrie, psychologie) il y a ceux qui prudents et raisonnables pèsent le pour et le contre, savent faire la part des choses, ne sont pas des doctrinaires et des dogmatiques sûrs de leur fait (ou pour le dire autrement : esclaves des généralisations hâtives qui confinent aux préjugés les plus courants et autres lieux communs).

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Parmi les plus hystériques de la répression et de l’allongement des durées de prescription, il y a par exemple une certaine Muriel Salmona, « psychiatre-psychothérapeute » qui est la présidente de l’Association Mémoire Traumatique et Victimologie et qui défend son fonds de commerce, pour ne pas dire son bout de gras puisqu’elle est ainsi « chercheuse et formatrice en psychotraumatologie et en victimologie ».

Celle-ci n’y va pas par le dos de la cuillère puisqu’elle semble bien favorable soit à un allongement de la durée de prescription de vingt à trente ans, soit à faire partir la prescription du moment où la victime prend conscience du préjudice subi (!), soit à une imprescriptibilité comme tel est le cas des crimes contre l’humanité (voir son site sur Internet).

Et je suppose que si une nouvelle Flavie Flament se présente au-delà du délai de trente ans, elle demandera à ce qu’il soit prolongé jusqu’à quarante ans. Je ne sais pas si on se rend bien compte à quel point tout ceci est absurde. Au bout d’autant d’années, c’est « parole contre parole », il y a très rarement des témoins des faits supposés, et il n’y a plus aucun élément de preuve ; et dans ce cas l’accusé est presque toujours le perdant. Coupable, ou non coupable surtout. Comme le dit justement l’avocat en droit de la famille Martine Moscovici, sur son site Internet, « il est déjà difficile de rassembler des éléments de preuve lorsque le viol est ancien, qu’en sera-t-il trente ans après les faits ? c’est quasi impossible d’autant plus que le violeur présumé niera les faits. »

De même en est-il de vouloir mettre le crime de viol (certes, qui n’est pas rien) sur le même plan que des crimes contre l’humanité ; ce qui est rabaisser ses derniers ; c’est manquer de mesure, et même de simple bon sens.

De même en est-il enfin de cette idée totalement saugrenue de vouloir faire partir la prescription du moment où la victime aurait pris conscience du préjudice subi, auquel certains, comme Muriel Salmona, ont déjà trouvé un nom : délit occulte. Diverses personnes du monde judiciaire, tant avocats que magistrats, ont mis l’accent sur le fait que l’on ne peut donner comme point de départ du délai de prescription les seules déclarations, à jamais invérifiables, d’une personne (femme ou homme d’ailleurs, on oublie souvent ces derniers) sortant de sa supposée amnésie et déposant tardivement plainte pour viol, personne qui plus est, partie prenante et accusatrice.

Martine Moscovici dit encore à ce sujet : « À supposer qu’une victime de viol perde soudainement la mémoire de l’agression, accepter de faire partir le délai de prescription du jour où le fait lui revient en mémoire aurait pour conséquence de la laisser seule décider du point de départ de ce délai. En effet, personne ne pourra jamais vérifier : – si l’intéressée a été vraiment victime d’une amnésie concernant le viol, – quel jour exactement le fait est réapparu dans sa mémoire. »

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Délit occulte dit Muriel Salmona. Effectivement, il s’agit bien d’un délit occulte, mais dans le sens de l’occultisme, invérifiable et né dont ne sait où. Enfin si, on c’est d’où. Brigitte Axelrad (professeur honoraire de philosophie et de psychosociologie, co-auteur de Les ravages des faux souvenirs, ou la mémoire manipulée, déjà cité dans de précédents articles) a questionné sur le sujet Scott O. Lilienfeld, professeur de psychologie à l’Université Emory à Atlanta auteur, entre autres, de 50 Great Myths of Popular Psychology (Wiley-Blackwell, 2012), 50 Grands mythes de psychologie populaire (cf. le site « pseudo-sciences.org » de l’Association Française pour l’Information Scientifique, AFIS). Voici une partie de cet entretien :

Brigitte Axelrad : Le phénomène des faux souvenirs est-il encore populaire aujourd’hui ?
Scott O. Lilienfeld : Oui, la croyance que les souvenirs de traumatismes précoces, comme l’abus sexuel, peuvent être complètement oubliés pendant des années puis récupérés sous une forme précise en thérapie des décennies plus tard, continue à être largement répandue.
BA : Comment l’expliquez-vous ?
SL : Elle s’est répandue dans le grand public grâce en grande partie aux nombreux films populaires, émissions de télévision et romans. Elle est également soutenue par un certain nombre de praticiens, en particulier ceux qui sont influencés par les écrits de Sigmund Freud et de ses disciples.
BA : Quelle est la position de la communauté scientifique ?
SL : Cette croyance n’est pas étayée par des preuves scientifiques. En fait, elle est fortement contredite par les preuves. Ces faits expliquent pourquoi elle a été rejetée par la grande majorité de la communauté de la science psychologique, notamment d’éminents experts sur la science de la mémoire. Ironiquement, même Freud lui-même, qui a d’abord cru aux souvenirs retrouvés d’abus d’enfants, a fini par penser que ces « souvenirs » étaient en fait des fausses reconstructions, qui ont souvent été implantées par inadvertance par des psychothérapeutes.

Autrement dit, il n’existe aucun mécanisme de mémoire connu où la remémoration soudaine de souvenirs oubliés depuis longtemps peut se produire. De nombreuses études démontrent que les personnes qui ont subi un traumatisme terrible, […] ne les oublient pas. En fait, comme le trouble de stress post-traumatique le démontre amplement, la plupart du temps ces gens ne se rappellent ces expériences que trop bien. Bien sûr, dans de rares cas, les personnes oublient des expériences traumatisantes. Mais la plupart de ces cas isolés peuvent être expliqués par d’autres causes, telles que des lésions cérébrales résultant de la guerre ou, dans une étude largement citée, un coup de foudre qui a fait perdre conscience à une personne.

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Richard J. McNally est professeur de psychologie à l’Université Harvard. Ses études concernent plus particulièrement les troubles anxieux ; il est aussi l’auteur parmi d’autres ouvrages de Remembering Trauma (2003) dont un chapitre, le huitième est consacré à la « false memory of trauma » , a aussi fait l’objet d’un entretien avec Brigitte Axelrad :
— En quoi la croyance des partisans de la théorie du refoulement est-elle sujette à caution ?
— Les théoriciens de l’amnésie dissociative traumatique (c’est-à-dire du refoulement) citent de nombreuses études à l’appui de leurs revendications, mais ils comprennent apparemment mal les preuves qu’ils citent. C’est-à-dire qu’ils confondent ce concept de refoulement avec d’autres phénomènes de mémoire. Voici les sept confusions les plus fréquentes.

En voici un résumé.
Ces « théoriciens » psychanalytique du refoulement « exacerbé » (« J’ai appelé refoulement ce processus supposé par moi et je l’ai considéré comme prouvé par l’existence indéniable de la résistance. » Sigismund Schlomo Freud, Cinq leçons sur la psychanalyse) confondent :
— « mémoire et problèmes de concentration qui surviennent après un traumatique » ; « les gens traumatisés ont souvent à la fois une tendance à l’oubli dans la vie de tous les jours ET à se remémorer des souvenirs envahissants du traumatisme. »
— « un codage sélectif avec une incapacité à se souvenir des traumatismes. Par exemple, lors d’un événement traumatique, la victime encode l’arme d’un voleur, tout en omettant d’encoder son visage. »
— « l’amnésie psychogène [le fait de tout oublier, y compris son nom, son histoire personnelle] avec une incapacité spécifique à se rappeler un traumatisme. »
— « l’amnésie organique [des suites d’une atteinte physique du cerveau lors d’un traumatise] avec le souvenir refoulé du traumatisme. » Par exemple des enfants frappés par la foudre ne se souviennent pas de la mort simultanée de certains de leurs camarades, non pas par refoulement, mais parce qu’eux-mêmes ont été frappés par la foudre, mais non mortellement.
— « le refus de divulguer l’abus [à un moment donné ou à une personne donnée] avec l’incapacité de se le rappeler ». J’ajouterai qu’il en est de même pour toute personne qui voudrait occulter, mettre au rancart quelque « mauvaise action ».

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Et points essentiels ici :
— Il ne faut pas confondre « l’amnésie infantile » avec des souvenirs refoulés de la petite enfance. Amnésie infantile que tout à chacun a pu constater. On se souvient de très peu de choses de notre prime enfance ou seulement de quelques faits marquants (ou traumatismes, y compris de certains rêves récurrents ou cauchemardesques) ; ou de pseudo-souvenirs, demi-souvenirs ou souvenirs construits ou reconstruits à partir de ce qu’on a pu nous dire, ou à partir d’une photographie ou d’un objet par exemple.
Et ceci n’est pas une vue de l’esprit, c’est un fait physique puisque dans les premières années de notre vie, notre cerveau était encore immature, ne possédait pas encore ou imparfaitement le langage articulé, les concepts abstraits, ne maîtrisait pas encore son corps, était dénué de tout savoir sauf ceux finalement innés et inconscients relevant de la survie. On parle de l’âge de raison que l’on a fixé à sept ans. Je ne sais si l’on peut fixer l’âge des souvenirs raisonnés au même âge.

— Il ne faut pas confondre « ne pas penser à quelque chose pendant une longue période » avec une incapacité à s’en souvenir. L’événement a été enregistré, encodé, mais a été oublié négligé tout simplement parce qu’il n’était pas traumatique sur le moment, ou perçu comme anodin ou non compris sur le fond. Donc ceci concerne également essentiellement un âge prépubère. Le souvenir d’un attentat à la pudeur peut, par exemple, ressurgir suite à la lecture d’un article, la vision d’un émission de télévision en rapport avec ce sujet. C’est seulement à ce moment-là que le souvenir peut devenir émotionnellement traumatique, parce que la personne comprend ce qui lui est arrivé au travers de ses yeux d’adulte.

Retrouver des souvenirs oubliés, abandonnés dans un coin du cerveau, et ceci généralement d’une manière inattendue, est un fait patent dont chacun a pu faire l’expérience ; chacun de même a pu constater qu’il s’agit très généralement de souvenirs anodins ou jugés anodins au moment des faits, ou infimes, ou rares liés à des sensations, des situations retrouvées, revécues. Et surtout que cela ne dépend aucunement ou très rarement de l’action ou de la sollicitation d’un tiers.

Il en va tout différemment en ce qui concerne les dites « thérapies de la mémoire retrouvée » (TMR) qui mettent en jeu un « thérapeute » et des techniques de « stimulation » pour ne pas dire de manipulation d’une personne fragile mentalement et influençable, qui parfois cherche tout simplement à faire plaisir au « thérapeute ».

Écoutons encore Brigitte Axelrad demandant à Richard J. McNally :
— Que pensez-vous des procédés comme l’hypnose, l’imagerie guidée… utilisés par des thérapeutes pour récupérer des souvenirs d’abus qui auraient été commis il y a 30 ou 40 ans ?
— Ces procédés n’ont pas de capacité spéciale pour débloquer des souvenirs, mais il existe des preuves suggérant qu’ils peuvent favoriser des faux souvenirs. Cela signifie que les images qui font surface au cours de ces procédures peuvent facilement être prises à tort pour des enregistrements d’événements authentiques.

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Ces procédés ont moins la capacité de débloquer des souvenirs que de manipuler des malades qui viennent consulter en toute bonne foi et très généralement en détresse, des thérapeutes contestables. Manipuler pour toujours arriver à la même chose, à la même rengaine psychanalytique : si vous allez mal dans votre tête c’est que vous avez subi des agressions sexuelles lorsque vous étiez enfant, voire très jeune enfant. Et généralement par des proches, voire des très proches. C’est aussi simpliste, binaire et sectaire qu’un discours « socialiste » du genre : qui n’est pas avec nous est contre nous, et qui est contre nous est réac, facho, nazi, etc. Et donc à force de chercher des agresseurs on finit bien par en trouver. Et le gourou, le charlatan parfois très titré, est satisfait.

Et celui ne fait pas rire comme un Lacan aux jeux de mots explicatifs ridicules. Il persévère le père sévère ! et autres fadaises. Ici, il crée de véritables désastres, la mort d’un homme comme l’époux Sauvage, la mort d’un homme comme David Hamilton. C’est pourquoi a été créé en 2005 une association telle l’A.F.S.I., Alerte Faux Souvenirs Induits, « par un groupe de parents, injustement accusés de maltraitance ou d’abus sexuels par leurs enfants majeurs. Ces abus seraient survenus pendant leur enfance ; ils n’en avaient aucun souvenir auparavant ; ils les « découvrent » 20, 30 voire 40 ans plus tard, au cours ou à la suite de séances dites de thérapies de la mémoire retrouvée et qui les ont amenés à ces dénonciations calomnieuses entraînant une rupture immédiate avec leur famille. » (AFSI) 

Donc à faire empirer gravement, voire irréversiblement, leur propre état mental, l’étendre à toute leur famille et amis, briser des renommées, faire condamner des innocents et entraîner des suicides de personnes ne supportant pas de telles accusations. « Ces accusations entraînent la destruction des familles, la dépendance aliénante des enfants envers leur thérapeute, leur destruction psychique, intellectuelle et financière. » (idem) La finance, ne pas oublier ce dernier point, certains y ont laissé des fortunes. Je l’ai déjà évoqué dans un article précédent. Plus c’est cher et plus la « thérapie » est bonne, c’est bien connu. » Chaque famille a une histoire différente mais la technique est identique pour tous les thérapeutes déviants, souvent auto-proclamés, qui usent de leur pouvoir de suggestion pour « induire » via diverses techniques de manipulations mentales, des abus d’inceste et de maltraitance, chez leurs patients, entraînant chez eux une destruction psychologique grave ainsi qu’une dépendance aliénante envers leur thérapeute. »

Pour d’autres temps et autres lieux, on nommerait tout ceci : lavage de cerveau, viol des esprits, manipulation des âmes fragiles, pratiques sectaires. Et comme le rappelle le site Psyfmfrance : « les dérives sectaires ne sont pas l’apanage des seuls «charlatans» et pseudo thérapeutes non diplômés. » Ce qui est encore plus grave.

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Il faut savoir que l’Affaire Flament qui a abouti à la mort d’un homme – David Hamilton – qui jusqu’à plus ample informé était innocent et le demeurera (que ça plaise ou non), est symptomatique d’une société déboussolée, en mauvais état économique, politique, social, esthétique et éthique ; et infectée de théories fumeuses bobos, tout ce féminisme ressemblant étrangement à un machisme inversé, comme l’antifascisme qui confine au fascisme à l’envers et l’antiracisme au racisme à l’envers.

Il n’est pas dénué de sens de voir qu’elle intervient au même moment que l’Affaire Sauvage. Jugée deux fois en assises, et condamnée deux fois par un jury populaire, pour le meurtre de son mari, mais totalement amnistiée par le petit chef de service de l’Élysée de notre république bananière, qui dénature tout ce qu’il touche et sa fonction, et désavoue par là la chose jugée et les gens du peuple qui ont jugé dans les règles du droit, suite à des manifestations de féministes (qui plus est, combien de lesbiennes dans le tas ?) totalement hors de la réalité des faits, cette femme est donc devenue, au même titre que Flament, un modèle de la manière dont doivent être réglés les problèmes et traités les hommes (les mâles) en notre société. Ce qui n’est pas si différent du Far West des colons ou de la république islamique des terroristes et autres paumés manipulés. Ici j’y vois encore une analogie avec les systèmes politiques d’idéologie marxiste-léniniste qui encourageaient la délation des parents par leurs enfants.

Comme le rappelait Florence Rault, que nous avons déjà évoquée dans un précédent article, et qui est avocat en défense des affaires de délinquance sexuelle sur mineurs, dans Le Figaro du 29 janvier 2016 : « Le traitement de « l’affaire Sauvage », illustre jusqu’à la caricature ce qu’est devenu le débat public. Approximations, ignorance, inculture juridique, androphobie, hystérie, se marient pour imposer UNE vérité et la mettre au service d’UNE cause. […] Le récit que la clameur vient de nous infliger est tout simplement faux. […] Lorsqu’on essaye d’enrôler le juge, cela ne peut se faire qu’au détriment à la fois de la vérité, et du respect des libertés publiques. Le juge n’est pas là pour faire triompher une cause, aussi honorable soit-elle. Il est là pour juger des faits de transgression de l’ordre public. Et dans une démocratie, c’est lui qui est légitime à le faire. »

Elle ajoute encore qu’il ne faut pas confondre justice et féminisme. Enfin, elle dénonce très justement comme pour Flament, le traitement médiatique de cette affaire. Pétitions, manifestations et charivari. Quel est ce monde politique, des media, de ladite culture qui nous a imposé ce déni, ce nouveau déni, ce déni de justice caricatural ? si ce n’est celui qui nous mène en autres domaines à la ruine de la nation.

L’Affaire Flament (« j’ai été violée ») et l’Affaire Sauvage (« je ne suis pas du tout coupable ») se ressemblent par plus d’un point, et conjuguent les pires excès des dérivatives chasses aux sorcières, pâtures d’une partie du peuple, celui qui n’a pas d’autre nom que populace moutonnière, tourbe grossière, troupeau de la démagogie.

Et je voudrais dire, car c’est au centre du débat, que dans l’Affaire Flament comme dans l’Affaire Sauvage a été très largement utilisée, mais très rarement explicitée cette fameuse théorie de « la mémoire retrouvée ». Voici ce qu’en dit cette même Florence Rault à propos de l’Affaire Sauvage :
Jacqueline Sauvage aurait brutalement été confrontée aux souvenirs de 47 ans de martyr jusqu’alors refoulés. On entend trop souvent que la preuve de l’abus résidait justement dans le fait de ne pas s’en souvenir. Et qu’un «flash» miraculeux aurait révélé les causes d’un mal être et permis de « commencer à se reconstruire ». Concernant les accusations d’inceste, celles-ci n’ont été formulées que plus de trente ans après les faits allégués. La théorie de la mémoire retrouvée fait partie des fables que l’on retrouve souvent dans les affaires d’allégations d’abus sexuels. Le phénomène des souvenirs induits ou mémoire retrouvée commence à être connu de la justice pénale et certains ne se laissent plus leurrer. C’est toute mon expérience professionnelle qui me le démontre. Oui, on peut mentir sur ces choses-là.

Cette tendance à tout excuser d’une femme (« pauvre femme ») n’est pas nouvelle. Certains se souviennent peut-être de cette histoire (qui fit pleurer dans les chaumières) d’assassinat de cet homme (violent et, circonstances aggravantes, d’extrême-droite) par sa fille. Ou du moins c’est sa fille qui avait endossé l’assassinat. Un livre était même sorti, écrit par son avocate, expliquant tout de l’histoire jusqu’à ce que la mère dévoile, au-delà du délai de prescription (tiens !) que ce n’était pas sa fille, mais elle-même qui avait tué son mari.

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Dernière précision et non des moindres, cette « théorie » plus que hasardeuse et simpliste d’un hyper-freudisme du « retour du refoulé » de bazar, dont Freud lui-même serait revenu après bien des années, qui plus est invariablement rapporté, réduit à l’unique aspect (mythique) d’histoires d’abus sexuels, de viols et d’incestes, semble avoir été dévolu, du moins au départ aux jeunes enfants. Or, par une génération sectaire et globalisante (totalitaire), elle s’est retrouvée s’appliquer au pré-adolescent, adolescent, et au final aux individus de tous âges. Des déjà grotesque Falment, et encore plus grotesque des Sauvage et bien d’autres, des deux sexes d’ailleurs ! Mais l’accusé étant pratiquement toujours un homme. Flament n’était plus un petit enfant à treize ans, mais une jeune fille, peut-être même une petite femme. Quant à Sauvage, son pseudo-thérapeute irresponsable et diabolique aurait dû être co-inculpé, ce qui je pense n’a pas été le cas.

Mais c’est toute cette pseudo-théorie qui est vaseuse.

C’est ainsi Muriel Salmona déjà citée, qui arrive à dire une chose et son contraire, tout d’abord que (selon elle) « les enfants mettent beaucoup de temps pour réaliser ce qui leur est arrivé, pour ne plus être écrasés par la peur, la culpabilité et la honte, ne plus être terrassés par le traumatisme et leur mémoire traumatique » ce qui laisse donc entendre qu’ils sont parfaitement conscients de ce qui leur est arrivé, et qui poursuit immédiatement en ajoutant : « ils sont surtout fréquemment frappés d’amnésie traumatique. Ces amnésies traumatiques peuvent durer des décennies. » Ce qui semble bien en être l’exact opposé. Enfin, elle prétend que l’on ait chiffré des amnésies partielles (nouvelle catégorie non définies et pour le moins curieuse dans sa formulation) « pour près de 60% des victimes de violences sexuelles dans l’enfance ou complètes pour 38% à 40% d’entre elles. »

Bien évidemment tout ce fatras est repris à satiété sur les media, y compris, comme de bien entendu, les media dont on paye la redevance, par exemple dans « Allô, docteurs » l’émission médicale qui a le vent en poupe. Où l’on trouve le docteur et chirurgien ORL Michel Cymès, connu pour ses approximations, sa partialité, son manque de courtoisie, ses débordements politiques, ou encore sur le fait qu’il cumule les revenus possédant par ailleurs une société « organisatrice de foires, salons professionnels et congrès » d’un capital social de 600.000 euros ( 394.100 euros de chiffre d’affaires en 2013).

Et bien évidemment encore tout ceci entre dans le cadre d’une confusion totale et sans nuance, entre ce qui relève de la complaisance vis-à-vis des vrais pédérastes ou pédophiles, ou violeurs de certains milieux, et ce qui relève des fantasmes non seulement de la presse à scandale mais de l’ensemble des media, tirant à vu sur l’artiste David Hamilton suite aux « révélations » d’un « écrivain » miteux, sans morale, sans talent faisant sa réclame au prix de la Mort.

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Je voudrais clore cet article en évoquant une nouvelle fois le nom d’Elizabeth F. Loftus, psychologue dont les travaux ont trait à la mémoire humaine. Elle a ainsi effectué de nombreuses recherches sur la malléabilité des souvenirs. Et pour ce qui nous occupe présentement sur la fabrication et le fonctionnement des faux souvenirs, et desdits souvenirs retrouvés d’abus sexuel durant l’enfance Elle est, d’entre autres nombreux ouvrages, l’auteur (en collaboration avec Katherine Ketcham) de The Myth of Repressed Memory — False Memories and Allegations of Sexual Abuse qui date de 1994 et a été traduit en français sous le titre de Le syndrome des faux souvenirs et le mythe des souvenirs refoulés — ces psys qui manipulent la mémoire.

C’est une personne qui plusieurs fois, il y a déjà quelques années, a été menacée y compris de mort, agressée, et même insultée par un procureur, entravée dans ses recherches, harcelée, accusée de faire le jeu des pédophiles et même de se livrer à des rites sataniques. Quasi Barbe bleue (on peut lire ou écouter de tels délires chez nous également, pas besoin d’en faire la publicité). Elle a déclaré en 2010 que lorsqu’elle a commencé à s’intéresser aux souvenirs refoulés, elle n’imaginait pas qu’elle deviendrait « la cible d’invectives incessantes et de harcèlement en bande organisée ».

Le délire quoi, la déraison. On y est maintenant, nous en France, mais comme nous ne sommes plus qu’une colonie des États-Unis, tout nous arrive dix à quinze ans après. Et de préférence le pire.

Ignoble et immonde, le harcèlement contre David Hamilton

Publié le 8 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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Pour une version plus illustrée, suivez ce lien :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/08/ignoble-et-immonde-le-harcelement-contre-david-hamilton/

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Formidable puissance médiatique de Poupette née Lecanu divorcée Flament divorcée Castaldi…

Un livre médiocre qu’elle a signé, un bouquin mal écrit, pauvrement écrit, présenté comme « roman », est devenu un téléfilm de « fiction » (écrit ou co-écrit par la même), et aurait conduit (me dit-on) environ 4 millions de téléspectateurs devant les écrans…

4 millions de téléspectateurs ont donc assisté à cette « vengeance » (à titre posthume qui plus est!) contre un artiste qui fut et demeure le plus grand photographe de la seconde moitié du Vingtième Siècle, mais ne peut plus se défendre puisqu’il est mort…

Une « vengeance » aussi, contre la mère de Poupette Lecanu, une dame dont on aimerait bien entendre les arguments (et à laquelle mon ami et éditeur Jean-Pierre Fleury vient d’ailleurs d’écrire une lettre pour l’assurer de son – et de notre – soutien).

Livre et film qui bénéficient d’un soutien médiatique absolument étonnant, pour ne pas dire grotesque et inquiétant – mais qui manifeste de quels prodigieux appuis bénéficie la dame Poupette née Lecanu divorcée Flament divorcée Castaldi…!

Nous, du blog « En défense de David Hamilton », nous avons modestement battu hier, pour la deuxième fois cette semaine, notre record absolu de vues du blog en un seul jour. Des dizaines d’internautes ont aussi « retweeté » nos articles.

Roland Jaccard (qui, je le rappelle, a préfacé mon livre « C’est David Hamilton qu’on assassine« ) vient de consacrer une vidéo au journal « Causeur » de cette semaine, qui consacre sa « une » à l’immonde chasse à l’homme actuellement mise en oeuvre par le harcèlement des féministes (ou supposées telles).

C’est ici : https://youtu.be/_ltmcMiMrAc

Tout pareillement, Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes, poursuit sur son blog « Lequichotte » sa collaboration intellectuelle à notre entreprise de défense de David Hamilton.

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A part ça, rien ou pas grand-chose… Quand nous essayons de demander un peu d’aide, un tout petit peu d’aide pour nous soutenir dans ce débat intellectuel au sujet de David Hamilton, en général nous ne recevons pas de réponse mais nous heurtons, comme toujours, au même habituel égoïsme humain trop humain. Dans toutes les batailles, les rats quittent le navire…

Moi, imperturbable, je continue et j’entends continuer mes recherches au sujet de la mort si curieuse de David Hamilton. Le 14 décembre 2017, j’ai déposé ma candidature à l’Académie française, « au nom de David Hamilton ».

C’est de David Hamilton que je parlerai et que je parle aux académiciens avec lesquels je suis en contact épistolaire, voire ceux qui m’accorderont une visite (comme on le sait, ces visites sont « secrètes », de par le règlement de l’Académie française).

Je ne suis certes pas un inconnu à l’Académie française, où j’ai reçu une voix en 2003. Académie française qui avait placé sous son patronage la « Nouvelle Revue de Paris » à laquelle je collaborais jadis.

 

 

NOUVEAU. Une vaste entreprise de diffamation publique (délit condamné par le Code pénal) de David Hamilton, avant et après sa mort, relayée par la télévision payée par les sous des contribuables!

Publié le 7 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

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Flavie Flament et Thierry Ardisson ont monté une belle comédie, une sombre comédie, une triste comédie dans « Salut les Terriens » sur C8, le 22 octobre 2016.

Vous vous souvenez? Ardisson « demande » à Flament « s’il  pouvait révéler l’identité » de David Hamilton…

Et la dame Flament : « C’est à vous de voir Thierry »…

Alors, Ardisson: « Il a aujourd’hui 83 ans. Je sais pas s’il regarde la télé mais t’es un bel enculé, connard va. »

Cela, c’était la version officielle, tant que David Hamilton était en vie: et tout ce petit monde craignait, et tous les journalistes craignaient  une plainte en diffamation…

Aujourd’hui (novembre 2017), David Hamilton est mort. (Suicidé?)

Alors, la vérité se fait peu à peu.

On lit donc :

http://www.lci.fr/people/la-consolation-qui-etait-david-hamilton-le-photographe-que-flavie-flament-accuse-de-viol-dans-le-telefilm-de-france-3-2014484.html

« Je ne peux pas donner son nom car j’ai aujourd’hui 42 ans, et j’avais, selon la loi française, jusqu’à l’âge de 38 ans pour pouvoir me retourner contre mon bourreau », expliquera durant l’enregistrement Flavie Flament à l’animateur. « Je ne peux pas le faire aujourd’hui parce que je suis non seulement victime, mais je pourrais être en plus accusée de diffamation. » C’est alors que l’homme en noir propose de le faire à sa place, dans une séquence « bipée » au montage…

Or, entre « C’est à vous de voir Thierry » et une PROPOSITION de monter tout ça, il y a une belle différence. Il y avait donc coup monté et préméditation.

Ardisson fait SEMBLANT de proposer à Flament de révéler le nom. Elle sait qu’il va le lui demander. Et son « C’est à vous de voir Thierry » est parfaitement hypocrite.

Car, pour autant que je sache (et il faudrait poser la question à des avocats sérieux), que la dame  Flament dise ce qu’elle veut ne signifie pas que sa parole soit vérité révélée. Cette dame a affirmé, elle a prétendu avoir été « violée » lorsqu’elle
était âgée de 13 ans. Or, qu’elle le veuille ou pas, l’article 7 alinéa 3 du Code de procédure pénale prévoit que le délai de prescription du crime de viol commis sur mineur est prescrit après un délai de vingt ans, et cela à compter de la majorité de la victime.

Inutile de causer d’amnésie lacunaire post-traumatique, etc, etc, etc, car cela ne change absolument rien. Le point de départ du délai de prescription reste identique (voir: Crim., 18 décembre 2013, n° 13-81.129).

Ardisson a donc décidé, de commun accord avec Flament, de jeter à la hargne et à la haine des internautes  le nom d’un homme de 83 ans, présenté comme l’auteur d’un « viol ».

Sinistre comédie: au montage, le nom a été (partiellement)  « bipé ». Toutefois, plusieurs justiciers présents dans le public ont « tweeté » ce nom.

De la sorte, tout avocat devrait confirmer que Flament, Ardisson et le public ont été coupables du délit de
diffamation publique (imputant un fait qui portait atteinte à l’honneur et à la considération de David Hamilton, article 29 de la loi du 29 juillet 1881; voir aussi: TGI Paris, 20 janvier 2015 : Légipresse 2015, p. 212).

Dura lex sed lex…

Aujourd’hui, (presque) toute la caste médiatique poursuit son oeuvre – méthodique et insensée –  de diffamation. A l’encontre d’un mort.

Roland Jaccard : « Faites entrer l’accusé, David Hamilton » !

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/06/roland-jaccard-faites-entrer-laccuse-david-hamilton/

À LIRE ÉGALEMENT :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/06/amis-de-david-hamilton-ou-etes-vous-est-ce-la-tout-votre-courage/

 

Soyez pas trop intelligents, les journaleux, si je suis candidat à l’Académie française le 14 décembre 2017 au nom de David Hamilton, merci M’ssieurs Dames!

Publié le 5 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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Rappelons que Giscard « d’Estaing » fut élu à l’Académie, en 2003 (19 voix) et qu’Olivier Mathieu, dit Robert Pioche, n’en reçut qu’une. C’est normal, on est dans le monde à l’envers.

http://www.academie-francaise.fr/actualites/election-de-m-valery-giscard-destaing-f16

Sur l’élection de Giscard à l’Académie,  voir aussi

http://www.centrisme.free.fr/vge.htm

« Le 11 décembre 2003, il est élu à l’Académie française au fauteuil numéro 16, laissé vacant par la mort de Léopold Sédar Senghor, obtenant 19 voix sur 34, contre deux voix à Michel Tack et une au romancier Olivier Mathieu, dit Robert Pioche ».

Y en a qu’étaient pas contents, j’comprends ça, en 2003.

C’était le cas par exemple d’un gros intello, le dénommé M’sieur Philippe Bouvard.

Diantre, Bouvard, il écrivait dans le « Figaro Magazine » (c’est pas de la gnognotte, ça, le Figaro Magazine) du 20 décembre 2003 :

« J’essaye d’imaginer Robert Pioche, le parfait inconnu au bataillon académique qui, face à Giscard, a obtenu une voix, l’autre jeudi, sous la Coupole. Qu’a-t-il écrit en dehors de quelques lettres adressées à sa famille lorsqu’il faisait son service, naguère, à Colmar ou à Nancy ? Sans doute profite-t-il aujourd’hui d’un repos d’autant plus mérité que son absence de talent et d’ambition l’a dispensé de briguer la place de quiconque. A moins qu’il ne s’occupe des chevaux de Maurice Druon à la campagne. Peut-être a-t-il effectué quelques menus travaux de plomberie au domicile de Jean Dutourd. S’il n’a pas d’oeuvre, il a une famille. Son épouse – qu’on surnomme «la bonne Pioche» – lui a donné une ribambelle d’enfants qui n’ont pas davantage défrayé la chronique avant de prendre leur retraite en même temps que lui. En tout cas, Robert Pioche est un modeste : il n’avait pas fait acte de candidature au fauteuil de Léopold Sédar Senghor ».

(Bouvard, le pauvre, Fig Mag, décembre 2003)

C’était raté, M’sieur Bouvard, parce que Robert Pioche (Olivier Mathieu) s’est fait réformer du service militaire. Il n’a fait son service ni à Nancy ni à Colmar, M’sieur Bouvard, parce qu’il ne l’a jamais fait du tout.

Sur son « absence de talent », M’sieur Bouvard, il est probable que Robert Pioche (Olivier Mathieu) préfère le sien au vôtre.

Robert Pioche (Olivier Mathieu) ne s’est jamais occupé des chevaux de Maurice Druon. En revanche, en 2011, il a écrit un livre, « Eloge de Maurice Druon », qui a suscité les éloges que m’adressait (il y a six ans, en 2011) Etienne de Montety, en première page du Figaro.

UNE du FIGARO 8 avril 2011

Robert Pioche (Olivier Mathieu) n’a jamais été plombier chez Dutourd . En revanche, en 1986, Olivier Mathieu partageait la « une » de la Nouvelle Revue de Paris, lors de la parution du numéro « Jean Dutourd ».

J’vous ai jamais vu à la Nouvelle Revue de Paris, Bouvard.

Par contre vous m’avez invité un jour aux « Grosses Têtes » et j’ai refusé, parce que la médiocrité ça m’fait pas bander, vous voulez qu’on en cause?

Sur son « absence d’oeuvre », M’sieur Bouvard, il est probable que Robert Pioche (Olivier Mathieu) préfère la sienne à la vôtre.

Robert Pioche, cher M’sieur Bouvard, ne prendra pas sa retraite, parce qu’il n’a jamais travaillé de sa vie comme esclave appointé à l’inverse de M. Bouvard, pour la bonne, simple et suffisante raison que le travail salarié le fait chier. Bonne retraite à vous, alors, M’sieur Bouvard.

Enfin, M’sieur Bouvard, si vous pensiez à vérifier ce que vous écrivez avant de le publier, vous sauriez que Robert Pioche avait – contrairement à ce que vous écriviez – bel et bien déposé sa candidature à l’Académie. Vous imaginez, M’sieur Bouvard, qu’on peut recevoir une voix à l’Académie sans y avoir candidaté?

Présentez-vous, Bouvard, après quoi on verra si vous y recevez une voix…

Voyez ici : http://www.academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-leopold-sedar-senghor-f16

Photo de David Hamilton parue dans la presse anglaise, 1980.

Mais alors, pourquoi tant de méchanceté, M’sieur Bouvard ? Pourquoi ?…

Deux jeunes filles françaises (carte postale de 1900)

Essayez de pas vous montrer méchants, M’ssieurs Dames les Journaleux et les Journaleuses, si je suis candidat le 14 décembre 2017 au nom de David Hamilton…….

Ah nom de Dieu, que vous m’aurez fait rire avec votre épaisse intelligence, les Journaleux!

D.H.

Soyez gentils, les journaleux que votre intelligence elle est grande, ah que vous allez le prouver comme d’hab,  j’en suis certain!

Statue (Arno Breker)

Affaire David Hamilton. Flavie Flament ou le dépassement de l’autofiction littéraire par l’automiction merdique

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Publié le 4 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

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Il n’est certes pas facile de définir, avec les mots qui s’imposent, l’affaire Flament-David Hamilton et ses suites. Pourtant, pour quiconque aurait encore un cerveau, les évidences que voici sont indéniables.

David Hamilton (qui était alors encore en vie) a été « accusé » de « viol » dans un bouquin de Flament, La Consolation, une merde chiée en octobre 2016, et qui se présentait comme un « roman ».

Parenthèse. Naturellement, parler de « roman » est excessif pour ne pas dire ridicule. Mieux encore, parler de « roman » en causant de Flament, c’est insulter tous les romanciers du passé. La Consolation est un amas de feuilles de papier, mises les unes à la suite des autres, et mon tempérament écologiste fait que, je le dis ou le répète, on ne peut que regretter amèrement que l’on abatte des arbres pour imprimer de telles choses. A mon humble avis, il est nettement plus important de fabriquer du papier hygiénique, dit plus communément PQ, pécul. Je ferme la parenthèse. Tirons la chasse.

Toujours est-il qu’un citoyen britannique de 83 ans, vivant en France depuis des dizaines d’années, a été accusé dans un pseudo-« roman » mal écrit, pas écrit du tout, un « roman » littérairement nullissime.

Il a été accusé de façon extrajudiciaire, au sens où le mauvais livre de l’illettrée Flament, ou d’un pisse-copie,  n’a en effet pas été pissé, écrit, publié dans le cadre d’une procédure pendante devant la moindre juridiction que ce soit.

Or voici maintenant que, après la mort de David Hamilton, Flament republie l’urine littéraire jaillie de son encrier (s’agit-il de pollakiurie diurne, de nycturie, d’urgenturies?) mais en citant, cette fois, le nom de David Hamilton: ce qu’elle n’avait pas eu le courage de faire, du vivant de ce dernier…

Donc, après avoir été accusé de « viol » de son vivant, voici David Hamilton accusé de « viol » après sa mort. On baigne en pleine absurdité, voire dans la folie pure et simple!

On constate que PERSONNE – sauf (bien entendu) le blog « En défense de David Hamilton » – ne semble s’étonner de ces moeurs qui sont non seulement étranges, mais tout simplement ignobles!… PERSONNE n’attaque Flament en diffamation. On trouve ici ou là des gens qui vendent les oeuvres artistiques de David Hamilton, ce qui doit faire gagner des sous à quelqu’un, mais en revanche, on ne trouve PERSONNE pour défendre sa mémoire devant les tribunaux.

Or, selon l’article 34 de la loi du 29 juillet 1881, les diffamations dirigées contre la mémoire des morts peuvent être poursuivies et réprimées si les auteurs de ces diffamations ont eu l’intention de porter atteinte à l’honneur ou à la considération de leurs héritiers, époux ou légataires universels vivants.

Voilà donc la seule et vraie question: est-ce que les héritiers ou légataires universels de David Hamilton ne se sentent pas lésés dans leur honneur par les affirmations « romanesques » (sic) de Flament qui présentent, post mortem, le grand photographe comme un « violeur »?…

Par ailleurs, on lit aujourd’hui dans Marie-Claire : « Flament y raconte la trahison des adultes, de sa mère en particulier. Assoiffée de rencontres avec des célébrités, elle n’a pas hésité à livrer, sa fille mineure à un homme en vue de l’âge de son père. Forçant sa fille à se rendre chez lui pour y subir le pire, la mère vivait ainsi une aventure par procuration, lui envoyant des lettres enflammées que Flavie devait recopier pour faire croire qu’elle en était l’auteure ».  (« Auteure »: sic).

Voilà donc des attaques directes de Flament contre sa mère. On est curieux de savoir si sa mère va porter plainte en diffamation contre sa fille, et ce qu’elle va répondre à sa fille. On est curieux de savoir si ces lettres existent encore, et si elles seront un jour analysées (notamment, et non exclusivement, par un graphologue).

En outre, dans le cas où de telles lettres auraient existé, David Hamilton aurait donc été la victime d’une mise en scène, puisqu’on apprend maintenant qu’il aurait reçu des lettres qu’il pouvait s’imaginer avoir été écrites par Flavie Flament.

Il est enfin parfaitement grotesque, mais aussi inquiétant, de constater que l’acte de décès de David Hamilton indique que « la date du décès a été impossible à déterminer » (j’ai été, sur ce blog, le seul et l’unique à le dire) mais qu’AUCUN journaliste n’a daigné reprendre l’information. Mais comment donc? On peut donc mourir, en France, par « suicide » (???) présumé, toute la presse peut parler de « suicide ».

Toute la presse peut reprendre les nouvelles (les non nouvelles) au sujet des cystalgies, cystites, infections urinaires ayant sans doute pour origine la bactérie intestinale de type Escherichia Coli, auxquelles on doit la carrière « littéraire » (je plaisante) de Flament.

Toute la presse peut nous entretenir des sensations de brûlures à la miction, des envies de plus en plus fréquentes de pisser sur du papier ses urines troubles ou tachées de sang, de Flament.

Mais en revanche aucun journaliste ne reprend la SEULE information digne de ce nom, à savoir que la date de la mort de David Hamilton a été « impossible à déterminer », selon son propre acte de décès… N’est-ce pas inquiétant?

Dans un pays normal, les publications ou republications de Flament ne devraient pas susciter davantage de curiosité que les traces de merde ou de menstrues, ainsi le veut la nature, qu’hommes et femmes laissent, ainsi le veut la culture occidentale, dans le PQ que nos contemporains utilisent, supposé-je, pour la plupart d’entre eux et d’entre elles.

Une question encore. Flament avait défini la mort du grand photo­graphe comme un acte de « lâcheté ».

Republier après sa mort son pauvre petit bouquin minable de merde, serait-ce donc du « courage »?

HAMILTON à l’Académie française, un vieux désir d’A.H. et d’O.M.

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Ah mais oui !

Arsène Houssaye, dans L’histoire du 41 e fauteuil de l’Académie française, proposait déjà  le nom de Hamilton afin qu’il siège parmi les Immortels

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Hamilton ).

Et voilà pourquoi, pour ma part, je propose à titre posthume l’élection de Hamilton (*) à l’Académie française, à travers ma candidature

( http://www.academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-rene-girard-f37-5   ) du 14 décembre 2017.

Amusant, non?

 

( *) David Hamilton.

TOUTE RESSEMBLANCE AVEC DES NOMS OU DES PERSONNES, DES ÉVÉNEMENTS OU DES SITUATIONS EXISTANT OU AYANT EXISTÉ NE SERAIT QUE PURE COÏNCIDENCE

À l’heure où les bien-pensants, je veux dire les non-pensants dominants harcèlent, en tous domaines, et sans vergogne aucune, les morts et les mourants, je voudrais redire quelques mots sur ce cas exemplaire (non pas comme modèle à suivre, mais comme archétype).

Avec cette femelle d’Homme pseudo écrivain haineuse, vulgaire, exhibitionniste 1, médiocre et mythomane, tenue par quelque gourou « psy » et « moderne » 2, obsédée par sa gloriole toujours dans le ton du moment, et acharnée dans son harcèlement publicitaire « hamiltonien » ante et post mortem grotesque et affligeant, on n’a pas de gants ni de pincettes à prendre. 3 « J’ai été élevée dans l’idée que j’étais une mauvaise » confie-t-elle aux médiateux les plus vils. Tu l’as dit bouffie… de suffisance.

Je n’irai donc pas par quatre chemins pour dire qu’il est honteux qu’un service public de télévision participe en ce moment — donc avec nos deniers — à une entreprise de bassesse éthiquement très contestable et plus encore juridiquement répréhensible.

Je ne reviendrai pas sur tous les aspects du lynchage public scandaleux et de la mise à mort abjecte de David Hamilton (suicide ou assassinat, question éternellement en suspens). Il suffit de se reporter au blog en Défense de David Hamilton (https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/) ou de mon présent blog qui en ont longuement parlé.

Je voudrais juste faire quelques remarques sur l‘actuel et interminable (en un ou deux mots) filon publicitaire, sur le cas tout nu et d’espèce de celle que je ne veux même plus nommer de son vrai nom, et de tout cet entourage médiatique à la fois obscène et complaisant, entregent maffieux et propagandiste, délateur et complice. Tout ce petit monde de la télévision mais aussi en l’occurrence de pseudo festivals, qui est l’image même des dominants de notre société totalitaro-« démocratique ».

*

Je lis dans les gazettes encore une fois tout et son contraire, si l’on peut dire :

– L’œuvrette sans valeur (et sans jeu de mot) La Consolation (qu’il conviendrait mieux d’appeler La Consternation) — redisons-le encore une fois — est maintenant classée « autobiographie », alors même qu’elle a été éditée comme « roman ». Lâcheté de l’éditeur Lattès sans doute, face à la justice. Scandale sans dommage éditorial. Il est quand même malheureux qu’il faille rappeler qu’un roman est une « histoire feinte, écrite en prose, où l’auteur cherche à exciter l’intérêt par la peinture des passions, des mœurs, ou par la singularité des aventures. » (Littré).

– De cette œuvrette est sorti un téléfilm éponyme qui en serait une « libre adaptation ». Ainsi, penserions-nous, encore moins réelle et de plus faible véracité.

– Enfin, ce téléfilm a été « sacré meilleur téléfilm au Festival de la fiction TV [sic] de la Rochelle 2017 » ! Donc il ne devrait plus avoir grandchose ou ne plus rien avoir avec la vérité et la réalité des faits supposés.

*

Je n’évoquerai pas plus que ça les dithyrambes gazettesques, à rire, alloués au téléfilm des copains-coquins. Mais je citerai cependant cette phrase :

« … la libre adaptation de l’autobiographie de Flavie Flament, « La Consolation », est portée par la saisissante interprétation de Léa Drucker, magistrale dans le rôle de la mère perverse, et Lou Gable dont c’est le premier rôle. La fiction sera suivie d’un débat animé… »

Joli débat en perspective et dont on connaît déjà la teneur. D’autant qu’il sera « animé » par Carole Gaessler, la voix de son maître sur FR3. Mais plus important : je note que la « libre adaptation de l’autobiographie » serait également une « fiction ». Pour qui a encore un peu de jugeote — et de français — une « adaptation d’autobiographie » ne peut pas être une « fiction ». Même adaptée une autobiographie est censée conserver un lien avec la réalité passée. La fiction est totalement imaginaire. Elle ne peut avoir que des liens ténus, accidentels, de pur hasard avec le réel.

Et relisons la citation. « Saisissante », « magistrale », « perverse ». Le poids des mots. Je ne sais pas, ce qu’en pense la vraie mère du cas nu — ou plutôt je m’en doute — qui sur des photographies des temps incriminés semblait très bien s’entendre avec sa fille qui ne donnait nullement l’impression d’une fille traumatisée. Enfin, chacun peut se faire une idée de la rage présente de l’ex Poupette vis-à-vis de sa mère et de sa famille proche. Il suffit de consulter les vidéos ou la presse pipole sur Internet.

Remarquons encore accessoirement que ce téléfilm « sera diffusé en prime time [sic et sans même des guillemets] mardi 7 novembre sur France 3″. Ce qui en bon français se dit tout simplement : en début de soirée. Mais ceci est encore un autre sujet, une marque de fabrique des journaleux adulateurs de tout ce qui n’est pas français et de préférence anglais. Et qui font et défont une bonne part des modes langagières, toutes plus pitoyables les unes que les autres. Vraiment triste époque en tout qui semble avoir fait son adage et son mode de vie de : tout ce qui n’est pas français, et en premier lieu tout ce qui est américano-impérialiste, est mieux et meilleur.

*

Au final, on ne serait être surpris d‘entendre la grande spécialiste française du viol, de renommée internationale 4, relater des faits (délictueux) en ce « joli » raccourci :

“Au départ, je n’avais pas imaginé une adaptation à la télévision. La plume a été mon arme [mazette !] pour faire passer un message et dénoncer un prédateur que je ne pouvais pas traduire devant les tribunaux en raison de la prescription. [Mais Hardi Çon a fait, sans aucun dommage judiciaire, le sale boulot diffamatoire et d’incitation au suicide pour moi] Ensuite, on m’a proposé [tiens, donc !] ce téléfilm qui sera suivi d’un débat, ce qui était essentiel pour moi. J’ai vu dans cette fiction [sic encore] une façon de porter le message, de provoquer la discussion, de toucher“.

Ou déclamer cette énormité : « Le film a le souci d’être fidèle à la réalité dans les moindres détails. Cela m’a extrêmement touchée » alors même que l’adaptation de son oeuvre livresque inoubliable s’est vu décerner, comme déjà dit, le titre de « meilleur TV film au festival de la fiction » Pour mon compte, c‘est d’affliction qu’il faudrait parler ici.

Cette fiction est tellement fidèle à la réalité que je lis : « Les téléspectateurs retrouveront la jeune Lou Gable et Emilie Dequenne dans les rôles de Flavie Flament jeune puis adulte tandis que la mère de l’animatrice sera incarnée par Léa Drucker et David Hamilton par Philip Schurer. » De la fiction, je vous dis ! Qu’attend la mère « perverse » pour porter plainte et faire empêcher la diffusion de cette entreprise méprisable, contestable, justiciable, propagandiste de fausse science psychiatrique, d’atteinte à la mémoire d’un mort ? On n’est plus ici dans le fortuit.

*

Que semble vouloir dire « fiction » pour ces gens de peu de conscience ? Et de peu de français. Sans doute tout ce qui est mis en film avec des acteurs ? Il y a de quoi perdre son français avec ces pignoufs de la communication et de l’animation qui font glisser le sens des mots, le contenu de la pensée en des expressions toutes faites et entendues, sabir médiatique, novlangue démocratico-totalitaire.

De fait, non seulement dans la relation des faits ou supposés faits prétendument objectifs, mais dans les mots eux-mêmes, la confusion est « savamment » entretenue. Mélange d’actes volontaires et involontaires de consciences humaines à minima pourtant sûres de leur fait, et bien atteintes par le nivellement médiatico-technologiste ambiant.

La manipulée manipulatrice elle-même nage — y croit ou fait semblant d’y croire — dans une sorte de fantasmagorie « de bonne foi » (car il s’agit de croyance et de mythe ici et de rien d’autre), de récit captieux involontaire ou inconscient sorti de son cerveau confus et malade.

Oui, comment s’étonner quand on patauge tous, depuis quelques dizaines d’années maintenant, dans le confus audio-visuel 5, où l’on ne sait plus si ce que l’on nous montre et dit est réel ou fictif, document ou publicité, télé-réalité ou télé-montage. Propagande ou information. Manipulation ou véracité. Et de plus en plus, « journalisme » ou délation.

Pour le dire autrement, c‘est le propre du spectacle médiatique d’entretenir les confusions, manipuler la réalité ou la taire. Sciemment ou « tout naturellement ». Il en va de même dans la littérature, la sous-littérature contemporaine perdue entre imagination à bout de souffle, démarquage et plagiat pur et simple.

Pitoyable société présente, en totale régression, où le monde du spectacle, celui des media, celui de la publicité, celui de la finance et celui de la politique ne font plus qu’un, gigantesque pieuvre aux innombrables tentacules dictant le Bien et le Mal, organisant les lynchages médiatiques, contournant totalement ou faisant taire le monde judiciaire bien mal barré lui aussi.

*

Ici, je voudrais donner quelques commentaires, pris sur Internet, qui montre que des inconnus ont souvent plus de bon sens que nos automates « conceptuels » médiateux :

1. On en est là, à adapter des bouquins de Flavie Flament pour réaliser des téléfilms , quelle tristesse …

2. En ce qui me concerne je n’ai pas la prétention de vouloir intéresser la terre entière avec l’histoire de ma vie faite aussi de douleur, de joie, de démons, d’abus ( eh oui, elle n’est pas la seule), de rires , de chagrins et de plein d’autres choses, comme la vie de chacun d’entre nous …

3. Personne pour parler de la détresse de David Hamilton, son nom balancé, sans preuve, sans procès ? Je demande « au cas où« , vu la ferveur avec laquelle certains défendent les « porcs » dont le nom sort sur Twitter, ces pauvres hommes innocents, comme David Hamilton […] et bien d’autres, victimes du mensonge de plusieurs femmes.

*

En ces temps d’hystérie « féministe » 6, qui n’en peuvent mais, où des femmes apparemment très « libérées » (cf. toute la presse pipole, pour ne pas parler des plages l’été) et prêtes à tout pour faire carrière, hypocrites et sans morale aucune, viennent se plaindre de harcèlement des années après les faits, ne serait-il pas temps de dire : Ça suffit ! Fermez-la les abjectes sûres de vous et de vos impunités, laisser tranquille un mort, un mort prématuré « suicidé«  par une médiocre arriviste qui fait fi des lois, un mort innocent jusqu’à plus ample informé. Arrêtez d’alimenter la bassesse et le voyeurisme du chaland ordinaire.

Enfin, pour ce qui est de la traumatisée mémorielle qui entend être et demeurer une célébrité « incontournable » (en un seul mot), je lui prédis une fin douloureuse dans l’oubli total de sa médiocrité.

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Notes :

1. Obsédée par une volonté de paraître, de faire parler d’elle coûte que coûte, mais aussi de gagner du pognon, la châtelaine du Touquet aime ou aima à se montrer dénudée, et pas du tout traumatisée, sur les feuilles de choux pipole ou sur YouTube où par exemple, elle simule un orgasme dans un bistrot devant Stéphane Bern, le sioniste inverti bien connu, ce « bon chic bon genre » monarchiste et macronien.

2. Je donne ici un charabia journalistique que l’on va décrypter en quelques mots. « Auréolé du prix du meilleur téléfilm au festival de la fiction télé de La Rochelle, « La consolation » suit Flavie Flament qui, après un malaise à quelques minutes de prendre l’antenne, consulte un psychanalyste qui décide de revenir sur son enfance. Mais alors que tout semblait idyllique, l’animatrice se remémore des détails sordides, lorsqu’elle avait 13 ans, un été dans le Sud de la France. Car cet été-là, la mère de l’animatrice lui fait rencontrer le photographe David Hamilton, accusé ensuite d’avoir violé la jeune Flavie. » Retenons l’essentiel, ce que je supputais dès 2016 : c’est bien à la suite de la consultation d’un gourou psychanalyste ces dernières années (au-delà du délai de prescription) que la scribouillarde et « alors que tout semblait idyllique » « se remémore des détails sordides, etc. » Cas typique (« classique ») de manipulation mentale (coupable), théorisée sous le nom de « mémoire traumatique », où rien ne manque puisque cela s’est achevé par la rupture avec sa famille d’origine et la mise plus bas que terre de sa propre mère.

3. Certes je veux bien accorder quelque circonstance atténuante lorsqu’il m’arrive de lire dans cette presse (de très rares fois, début de réflexion, début de lâchage?) : « son agresseur présumé », « le viol présumé ».

4. Cf. ceci lu dans une gazette quelconque :  » Invitée sur LCI dans l’émission “24h Pujadas”, Flavie Flament est revenue sur le scandale sexuel Harvey Weinstein “Il y avait des signaux, il y avait quand même des rumeurs. Je pense que ces signaux, en général, sont en réalité repérables mais qu’on ne veut pas les voir, qu’on ne veut pas les entendre qu’on a une tendance à les écarter et c’est ainsi que des prédateurs continuent allègrement à méfaire et à faucher des devenirs”, avait-elle fustigé sur LCI. »

5. Le film à charge de Fellini : Ginger et Fred est sorti en 1986 ; c’est au cours de son tournage que Fellini perdra son procès qui l’opposait à Berlusconi à propos des coupures publicitaires de films à la télé. Tout un symbole de la décadence : le juge reconnaîtra l’atteinte à l’intégrité des œuvres mais donnera raison à ceux qui pratiquaient des coupures publicitaires avec l’argument suprême que les spectateurs s’y étaient habitués ! Les veaux…

6. Qui se retrouve dans tous les domaines, comme dans celui de la langue. Au niveau lexical depuis au moins les années quatre-vingt qui a vu l’émergence d’un prurit périphrastique édulcorant, très bien décrit par Desproges, et comme de nos jours lorsque les sagesfemmes hommes (il en existe, personnellement je ne trouve pas qu’ils soient à leur place) deviennent des maïeuticiens (sans doute des philosophes spécialistes du vagin dilaté), lorsque les femmes docteurs, professeurs, auteurs, metteurs en scène sont transformées en cette aberration orthographique de « docteures, professeures, auteures, metteures en scène«  (que des métiers jugés « de qualité »), lorsque enfin, tels en ces jours mêmes, il y a des « crétin.e.s, taré.e.s ou débiles » pour promouvoir une dite « écriture intrusive » dénuée de sens et illisible par le commun des mortels. « Intrusive » : qui a le caractère de l’intrusion ; « intrusion » : le fait de s’intrure, s’introduire sans droit ni titre (verbe tombé en désuétude).

J.-P. F.

Après trente ans de mémoire traumatique, Olivier Mathieu à son tour révèle: il y a trente ans, un fameux animateur de téloche voulait me faire une fellation

***

Publié le 2 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

***

Un article, aujourd’hui, sur Vanity Fair.

On lit (en espagnol) ce qui suit.

http://www.revistavanityfair.es/actualidad/articulos/david-hamilton-retratos-de-una-obsesion/26976

La intérprete Patti D’Arbanville guarda un mal recuerdo del rodaje de Bilitis y de su relación general con Hamilton. En algún momento, además de intentar seducirla, dice, el británico quiso difundir desnudos suyos en postales y pósteres. D’Arbanville tuvo que llamar a su abogado para impedirlo. Durante la película, las cosas tomaron un tono más intenso: “Un día, David nos invitó a cenar a mi marido y a mí a su casa de Ramatuelle. Mona [la novia de Hamilton] también estaba. Había buena comida, buena conversación, todo era perfecto. Hasta que en un momento de la noche nos enseñó un álbum lleno de fotografías de genitales de bebés y de niños de entre dos y siete años, desnudos y fotografiados de cintura para abajo. Tenía libros y libros de estas imágenes, eran su colección privada. Él creía que eran su obra maestra. Cuando vimos aquello, quisimos salir de ahí. Fue horrible. Cuando lo pienso, me pregunto por qué no fui a la policía”.

***

En français, je traduis sommairement (ma connaissance de l’espagnol n’est pas parfaite, contrairement à celle d’autres langues).

L’interprète Patti D’Arbanville garde un mauvais souvenir du tournage de Bilitis et de sa relation générale avec Hamilton. À un moment donné, en plus d’essayer de la séduire, dit-elle, le Britannique voulait publier ses photos de nus sur des cartes postales et des affiches. D’Arbanville a dû appeler son avocat pour l’empêcher. Pendant le film, les choses ont pris un tour plus intense: « Un jour, David m’a invitée avec mon mari chez lui à Ramatuelle. Mona [la petite amie de Hamilton] était là aussi. Il y avait de la bonne nourriture, une bonne conversation, tout était parfait. Jusqu’à un moment où, pendant la nuit, il nous a montré un album plein de photos de parties génitales de bébés et d’enfants entre deux et sept ans, nus et photographiés à partir de la taille. Il avait des livres et des livres de ces images, ils étaient sa collection privée. Il croyait que c’était son chef-d’œuvre. Quand nous avons vu cela, nous voulions sortir de là. C’était horrible. Quand j’y pense, je me demande pourquoi je ne suis pas allé à la police.

***

Voilà qui appelle bien des remarques. La première de ces remarques et que la reconnaissance n’est sans doute pas la vertu première de « Lady D’Arbanville »…

La deuxième remarque est que, ici encore, on a donc des accusations portées après la mort d’une personne; or, il est évident que l’on peut accuser un mort de tout et de n’importe quoi, puisque celui-ci n’a plus la possibilité de répondre et de se défendre.

En effet, j’exposerai ce que devrait comprendre toute personne jouissant d’un cerveau en état de fonctionnement.

Le Code de procédure pénale dit (article 6) : « L’action publique pour l’application de la peine s’éteint par la mort du prévenu, la prescription, l’amnistie, l’abrogation de la loi pénale et la chose jugée. »

Par exemple, si un décès se produit pendant l’instruction, les investigations s’arrêtent aussitôt et aucune juridiction de jugement n’est saisie.

Or, ici, on n’a pas seulement un décès qui se serait produit pendant une instruction. On a les accusations de Lady D’Arbanville, accusations POSTHUMES et rapportées par un journal (Vanity Fair).

 On a des accusations journalistiques – relayées par un journal – contre un homme, David Hamilton, dont le suicide, loin de toute reconnaissance de culpabilité (il avait repoussé les accusations), fut le résultat d’une souffrance liée à une accusation injuste. Je pense que David Hamilton est l’exemple d’un artiste, d’une personne sensible injustement accusée.

Il est évidemment impossible de concevoir un procès sans que le mis en cause ait – du fait de son décès – la possibilité d’exprimer son point de vue et de démontrer son innocence. La Justice n’existe (et encore, pas toujours) qu’en cas de décision rendue par une formation collégiale après un débat public impliquant toutes les parties, dont la défense.

Résumons. Ici, aucune instruction. Des propos prononcés unilatéralement contre un mort, et encore, des dizaines d’années après.

Un journal prétend que Lady D’Arbanville raconte que, il y a des dizaines et des dizaines d’années, David Hamilton aurait – en présence de son épouse, de son actrice et du mari de cette dernière – montré un album, ou des albums, présentant des photos d’enfants nus de… 2 à 7 ans.

A ma connaissance, David Hamilton n’a jamais publié de photos d’enfants tellement jeunes. Personnellement, je doute catégoriquement de la véracité des dires de Patti d’Arbanville.

Enfin, il s’agit d’allégations posthumes, des dizaines d’années après des faits parfaitement présumés, au sujet d’un épisode qui aurait eu lieu chez David Hamilton il y a des dizaines d’années. En Droit, encore une fois, du vent.

C’est un peu comme si je disais qu’il y a des dizaines d’années, dans les couloirs de l’une ou de l’autre téloche, un animateur fameux de télévision (que je croyais et que l’on croit hétéro) m’a proposé de me faire une fellation. Et là, hop, je n’ai pas parlé depuis trente ans parce que je n’arrivais pas à libérer ma parole, et puis moi aussi j’ai droit à la mémoire traumatique ou c’est une chasse gardée de qui vous savez – les étoiles (fades) et les starlettes de la mémoire et de la mémoire traumatique?

Mais non, qu’on se rassure, c’est une blague!

LA FÊTE DES MORTS

Si l’on n’oublie pas (les media sont là pour le rappeler) que le soir et la nuit du 30 octobre est l’Halloween, originellement des contrées celtiques situées au nord de la Manche (All Hallows-Even, soit « the eve of all saints’ day » : la veille, ou la veillée de tous les saints), que le 1er novembre est la Toussaint chrétienne de nos contrées, une curieuse confusion a fait que le 2 novembre, le Jour des Morts, où l’on fête tous les morts, des plus nobles aux plus humbles, des meilleurs aux pires (du moins les morts baptisés dans la religion catholique), a été reporté dans l’esprit des gens, et dans la coutume, à celui de la Toussaint. Toutes vieilles coutumes, d’ailleurs, qui remontent aux temps païens et celtes du culte de Samain.

Coïncidence remarquable, le présent 2 novembre 2017 est aussi le centenaire de cette calamité pondue par la perfide Albion : la Déclaration Balfour faisant fi des « gueux » palestiniens et accordant, par la grâce du colonialisme conquérant d’alors, et de fait, la Palestine aux influents sionistes. Calamité qui empoisonne encore tout le Proche-Orient, comme on sait, et qui ne cessera que le jour où Israël sera contraint de se fondre dans une Palestine musulmane, chrétienne, juive, etc. retrouvée. La Déclaration Balfour ou… le jour des morts palestiniens.

Enfin, s’il est un homme de talent, pour ne pas dire de génie qui a choisi que le Jour des Morts passe juste un peu, pour s’éteindre et achever d’être « devant les cochons », et de cela il y aura un siècle demain (3 novembre 1917) c’est bien Léon Bloy. L’auteur, entre autres, du Salut par les Juifs (dont des passages d’une édition récente ont été censurés par des crétins de justice illettrés) et de Je M’accuse où il ravale Zola au rang d’un médiocre feuilletoniste tirant à la ligne, ronflant opportuniste sans éthique, écrivaillon conformiste et sans lexique (autrement dit, tout l’inverse de Bloy lui-même).

1917, importante année qui vit également des rébellions de poilus aux creux des tranchées … Espérons, en attendant, qu’il ne faille attendre 2117 (si les hommes sont encore là) pour voir notre souhait d’une Palestine réunifiée, réalisé.

Roland Jaccard: « David Hamilton, l’Académie française fort embarrassée »

NOUVEAU. 14 décembre 2017: David Hamilton, un mort candidat à l’immortalité à l’Académie française? Quoi de plus situationniste?

Publié le 27 octobre 2017 par defensededavidhamilton

 

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Site officiel de l’Académie française, 26 octobre 2017:

http://www.academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-rene-girard-f37-5

 

L’élection au fauteuil de M. René Girard aura lieu le jeudi 14 décembre 2017.

David Hamilton et Leni Riefenstahl

Je serai candidat à cette élection.

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Et je placerai cette candidature sous le signe de David Hamilton.

Comme à dire: c’est David Hamilton qui se présentera à l’Académie française, à travers moi, le 14 décembre 2017.

Olivier Mathieu

A lire :

https://lequichotte.wordpress.com/2015/09/12/pour-celebrer-lanniversaire-de-lecrivain-olivier-mathieu-dit-robert-pioche/

 

 

NOUVEAU. David Hamilton: « Se dresser contre ce qui est là et se faire les gardiens vigilants des vivants et des morts » (Héraclite)

Publié le 26 octobre 2017 par defensededavidhamilton

 

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« Ce n’est pas seulement moi, c’est mon nom, et d’une certaine manière ma lignée » qui se présentait à l’Académie française, déclarait en substance Finkielkraut.

« Ce n’est pas seulement moi, c’est David Hamilton qui se présente à l’Académie française », déclaré-je quant à moi.

O.M.,

candidat à l’élection du 14 décembre 2017.

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Pour la première fois, un artiste (décédé le 26 novembre 2016) se présente donc – à travers moi – à l’Académie française (14 décembre 2017) après sa mort: David Hamilton.

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Site officiel de l’Académie française, 26 octobre 2017:

http://www.academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-rene-girard-f37-5

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Qui est le candidat:

https://lequichotte.wordpress.com/2015/09/12/pour-celebrer-lanniversaire-de-lecrivain-olivier-mathieu-dit-robert-pioche/

NOUVEAU. David Hamilton et l’Académie française (14 décembre 2017)

Publié le 26 octobre 2017 par defensededavidhamilton

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      Faites comme elle, lisez « C’est David Hamilton qu’on assassine ».

Site officiel de l’Académie française, 26 octobre 2017:

 http://www.academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-rene-girard-f37-5

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Auteur récemment d’un livre préfacé par Roland Jaccard, je suis l’un des rares intellectuels en France à avoir défendu David Hamilton. Voire le seul. Je m’en honore.

Sur Roland Jaccard: https://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Jaccard

Sur Olivier Mathieu (article exhaustif) :

https://lequichotte.wordpress.com/2015/09/12/pour-celebrer-lanniversaire-de-lecrivain-olivier-mathieu-dit-robert-pioche/

 

 

Je suis candidat à l’Académie française, le 14 décembre 2017, au fauteuil laissé vacant par le décès de M. René Girard.

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David Hamilton a été poussé à la mort il y a un an environ (novembre 2016) et j’entends donc que l’on considère que, le 14 décembre 2017, je serai candidat à l’Académie en l’honneur de David Hamilton, un peu comme si c’était lui qui était candidat à travers moi.

Olivier Mathieu

Voici – voir plus bas – une reproduction de l’original de ma lettre de candidature adressée à Madame le Secrétaire perpétuel de l’Académie, Madame Hélène Carrère d’Encausse.

 

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Vidéo de Sébastien Guillet pour illustrer mon livre « Le portrait de Dawn Dunlap » :

http://sebguillet.fr/2017/ete-arrive-une-fois-deuxieme-film/

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Faites comme elle, lisez « C’est David Hamilton qu’on assassine ».

Faites comme elle, lisez « C’est David Hamilton qu’on assassine ».

 

NOUVEAU. David Hamilton candidat à titre posthume à l’Académie française, ça dérange quelqu’un?

Publié le 26 octobre 2017 par defensededavidhamilton

 

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Site officiel de l’Académie française, 26 octobre 2017:

http://www.academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-rene-girard-f37-5

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Qui est le candidat:

https://lequichotte.wordpress.com/2015/09/12/pour-celebrer-lanniversaire-de-lecrivain-olivier-mathieu-dit-robert-pioche/

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Pierre Dac n’a pas été candidat à titre posthume à l’élection présidentielle?

http://www.lunion.fr/15581/article/2017-02-11/pierre-dac-candidat-titre-posthume-l-election-presidentielle#

Lettre de candidature à l’Académie, pour l’élection du 14 décembre 2017

On ne peut pas recevoir des médailles à titre posthume?

http://www.unaf.fr/pf/IMG/pdf/FORMULAIRE_MEDAILLE.pdf

D.H.

T’en as qui peuvent devenir soldats américains à titre posthume…

http://www.humanite.fr/node/301665

Xavier Jugelé s’est marié à titre posthume:

http://www.20minutes.fr/societe/2077895-20170531-hollande-hidalgo-assiste-mariage-posthume-xavier-jugele

D.H.

Tu peux être décoré posthume:

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/04/14/97001-20170414FILWWW00118-decoration-posthume-pour-leila-alaoui.php

Tu peux recevoir des votes à titre posthume:

https://www.rtbf.be/info/insolites/detail_un-mort-recolte-113-votes-aux-elections-legislatives-britanniques?id=8975762

Avec Gonzague Saint Bris, qui se présenta souvent à l’Académie

Tu peux être élu à titre posthume:

http://www.cnews.fr/politique/video/andre-marchand-maire-reelu-a-titre-posthume-77116

Et David Hamilton n’aurait pas le droit d’être candidat à titre posthume à l’Académie française (à travers moi, Olivier Mathieu) ?…

David Hamilton

Voilà, ça aussi c’est quelque chose que j’aurai été le premier à faire (et donc, le prochain sera un copieur, un suiviste): proposer la candidature d’un mort à l’immortalité.

David Hamilton

« Aimer les dames, cher Olivier Mathieu, est-ce un grand dam!? » Absolument hors du commun: un hétérosexuel sort du silence!

Publié le 24 octobre 2017 par defensededavidhamilton

 

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Wouter Otto Levenbach est un chanteur de « variétés », dont j’apprends sur internet qu’il était né le 4 mai 1944 à Amsterdam dans une famille dont le père, juif, s’était converti au protestantisme. Ce monsieur, qui signe ses p’tits disques « Dave », a aussi publié des bouquins où il raconte notamment l’histoire qui l’unit depuis plus de trente ans à son parolier Patrick Loiseau.

Aujourd’hui, on lit dans Voici:

« Des faits qui remontent au début des années 60 dans son pays natal, les Pays-Bas. À l’époque, celui qui n’était encore que Wouter Otto Levenbach tentait de percer dans la musique. Ce dernier se rend à un rendez-vous avec un éditeur de chanson. Une entrevue qui prend alors une tournure qu’il n’avait pas envisagée. « J’avais 19 ans, il m’a fait boire et tout d’un coup, il avait sa main dans mon slip, s’est-il souvenu. Je sais ce que c’est que de se faire violenter. »

Heureusement, le drame a été surmonté. En 1996, il a même tourné une pub – très spirituelle non ? – pour un fromage de son pays (« Il paraît que Dave n’aime pas les dames » / « Dave aime l’édam »).

Après la libération de la parole des dames, puis celle des homosexuels, puis celle qui ne tardera sans doute pas des transexuels, et je dois oublier pas mal de mots qui s’achèvent par « sexuel » et commencent par une masse étonnante de préfixes, j’ai moi aussi envie de sortir du silence et de « libérer ma parole »… Euh, j’ai le droit?

Voilà: comment dire? Comment sortir du silence?… J’ai un peu le sentiment d’être un minable, en tout cas une minorité: je suis hétéro et aucun monsieur ne m’a jamais mis la main où il ne faut pas! Je n’aurai jamais été à la mode, décidément…

Dawn Dunlap

une photo peu connue de Dawn Dunlap, l’héroïne du film Laura, les ombres de l’été, sorti en 1979 et réalisé par David Hamilton.

 

À voir aussi :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/10/27/happy-birthday-dawn/

 

 

Alors… imprescriptibilité de TOUS les viols? Chiche…

Publié le 23 octobre 2017 par defensededavidhamilton

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Peu après la première guerre mondiale, une pétition contre le viol de guerre signée par cinq millions de femmes des États-Unis fut remise le 15 avril 1919 à Georges Clemenceau. Cette pétition demandait que les victimes de viols de guerre soient considérées comme des « blessées de guerre ».

Lors de la Seconde Guerre mondiale, on s’accordera pour dire que des militaires de toutes les armées, ou presque, se livrèrent au viol. En 1945, ainsi, le nombre de femmes allemandes – des civiles, souvent très jeunes – violées par les soldats de l’armée rouge peut être estimé à 2 millions.

En anglais, lire:

https://www.theguardian.com/books/2002/may/01/news.features11

L’historienne Miriam Gebhardt (Als die Soldaten kamen. Die Vergewaltigung deutscher Frauen am Ende des Zweiten Weltkriegs [en anglais: When the Soldiers Came: The Rape of German Women at the End of the Second World War], München, 2015, ISBN 978-3-421-04633-8) a documenté ces viols de femmes, de jeunes filles, mais aussi d’hommes et de jeunes garçons allemands, par des troupes américaines, britanniques et françaises. A l’Ouest, toujours selon elle, les Alliés ont été coupables de 860 000 cas de viols perpétrés.

Lors du débarquement sur le front Ouest, en Europe, de nombreuses plaintes ont été déposées contre les soldats américains par des femmes françaises, ce que raconte l’historien américain J. Robert Lilly dans un ouvrage intitulé « La Face cachée des GI’s » (en français: J. Robert Lilly, La face cachée des GI’s : les viols commis par des soldats américains en France, en Angleterre et en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, 1942-1945, Payot, 2003); selon lui, plus de 17 000 viols ont été commis par les GIs en France (environ 2 500 à 3 500 cas de viols en France, ayant entraîné seulement… 150 condamnations) et surtout en Allemagne.

Article en français (Monde diplomatique):

https://www.monde-diplomatique.fr/2004/08/RIVIERE/11507

Et en anglais, consulter:

  • Juliet Gardiner, « Overpaid, oversexed, and over here « : the American GI in World War II Britain, Canopy Books, 1992, 224 pages.
  • Mary Louise Roberts, What Soldiers Do: Sex and the American GI in World War II France, University of Chicago Press, 2013.

Mais il a fallu attendre 2001 pour qu’un Tribunal pénal international, celui de l’ex-Yougoslavie, qualifie et condamne le viol comme « crime contre l’humanité »…

On se demande quel avocat, ou quelle association, ou quelle figure médiatique auraient le courage de dénoncer en 2017, ne serait-ce qu’avec 70 ans de retard, les viols subis en 1945 par deux millions d’enfants, de jeunes filles et de femmes allemandes (appartenant aux populations civiles), ou par des milliers de jeunes filles et de femmes françaises, sachant que les victimes étaient souvent des enfants et qu’il s’agissait d’un « crime contre l’humanité« .

On parle de prolonger de dizaines d’années la possibilité donnée aux starlettes de porter des accusations de viols.

Certains parlent d’imprescriptibilité des crimes de viol.

D’accord!… Mais alors, pas seulement les viols dénoncés par les starlettes.

A ce compte-là, je suggère donc quant à moi de prolonger aussi de 70 ou de 80 ans les accusations de viol de guerre, documentées par les historiens mais aussi par les milliers de plaintes déposées par exemple par des milliers de jeunes filles et de femmes françaises en 1945.

Alors… imprescriptibilité de TOUS les viols? Chiche…

 

Mes dix-sept ans :

1968

2016

Jean-Pierre Fleury

Qui sera Madame le ministre d’un futur Ministère de la Parole libérée?

Publié le 22 octobre 2017 par defensededavidhamilton

 

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L’énorme avantage de la « libération de la parole », c’est que j’apprends chaque jour l’existence d’actrices et de ministres. Ce dimanche, à qui le tour, me demandais-je. La réponse n’a pas tardé. Au tour du ministre de la Santé, Mme Agnès Buzyn,  qui a affirmé… avoir été victime de «comportements très déplacés» dans son travail.  «Des chefs de service qui me disaient: ‘Viens t’asseoir sur mes genoux‘ Des choses invraisemblables… qui faisaient rire tout le monde», a-t-elle précisé.

Mais pas des choses qui la faisaient rire, on voit ça.

On ignore si Macron désignera quelque jour prochain un ministre de l’humour, mais en attendant, le ministre de la Santé a lancé une sorte d’appel puisque Mme Buzin a dit attendre «que les hommes se rebellent publiquement, à nos côtés».

Un ministre qui appelle à la rébellion, et publique encore!

Où s’arrêtera la libération de la parole!?

En attendant, l’ex-ministre socialiste Pierre Joxe, l’ancien candidat à la présidentielle Jean Lassalle ou le député LREM de Moselle Christophe Arend ont rejeté les accusations de trois libérées de la parole.

Interrogée sur le cas du député LREM, le ministre Buzin a répondu: «On va laisser faire la justice».

C’est bien le moins.

Les pays où on lynche les gens en place publique sans jugement sont rares, heureusement.

Enfin, sauf dans quelques cas, comme celui de David Hamilton.

Allons, à quand un Ministère de la parole libérée?

Va y avoir beaucoup de candidates.

A demain pour la prochaine dame qui libérera sa parole.

Le grand « crime » de David Hamilton

Publié le 22 octobre 2017 par defensededavidhamilton

 

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Curieuse société, la société actuelle. Une société absurde, grotesque, incohérente. La société de consommation ne peut promouvoir un yaourt, une machine à laver ou une marque de lessive sans une jeune femme à moitié nue, les seins et le cul à moitié ou aux trois quarts à l’air.

Mais ensuite, quand une de ces dames (et combien d’entre elles ne cherchent-elles pas, jeunes, à gagner des sous en tournant des pubs de ce genre?) rend visite à un producteur (par exemple Weinstein) dans une chambre d’hôtel, elle s’étonne (ou se scandalise, de préférence vingt ou trente ans plus tard) si elle reçoit un compliment voire si on lui propose une partie de jambes en l’air?

La société de consommation accepte, elle promeut l’érotisation (à condition que ce soit une érotisation laide et banale, conformiste et grégaire: les magnifiques campagnes de publicité comme celle de David Hamilton pour « L’air du temps » de Ricci étaient l’exception qui confirmait la règle…), il est licite pour cette société de pornographiser le yaourt, la machine à laver, la lessive.

 

Ensuite, si des actrices, ou des pauvres filles sans aucun talent dramatique mais nées dans la société du yaourt mal érotisé espèrent devenir « actrices » et rendent visite à des « producteurs » (des producteurs de laideur et de bêtise), voudrait-on que ces demoiselles et ces messieurs se lisent les oeuvres complètes de Bossuet?…

Combien de femmes n’ont-elles pas, consciemment ou inconsciemment, cherché à ressembler au pauvre modèle de féminité mis en oeuvre par la sous-culture de, par exemple, OK Magazine?…

Beaucoup de femmes actuelles et d’hommes actuels ressemblent hélas à celles et à ceux qui, à la télé, faussement et vulgairement érotisés, essayent de nous vendre des croquettes pour chats ou du dentifrice…

Ce n’est pas la femme, ce n’est pas l’homme, c’est l’humanité occidentale moderne qui est réifiée. Tout est soumis aux mensonges, aux dogmes, au pognon. Tout.

 

Y a-t-il trop de féministes? Non, même pas. Le problème est que le féminisme a trahi les femmes. Qu’y a-t-il de féministe, par exemple, à obliger les femmes à faire passer leur carrière avant leur nature de femmes?… Qu’y a-t-il de féministe à repousser toujours plus tard l’âge de la grossesse? A se détruire la santé avec la pilule pour ensuite avoir recours à la procréation médicale assistée?… Qu’y a-t-il de féministe à ne plus vouloir avoir de règles, jeune, avant de ne plus vouloir avoir la ménopause, âgée?… En tout cas, il n’y a rien de féminin là-dedans. Et moi, je préfère les jeunes filles de David Hamilton aux quadragénaires aigries de féministes pas féminines pour un sou.

Le monde n’était-il pas plus simple, plus beau, à l’époque de David Hamilton, quand les garçons avaient un zizi et les filles un vagin? Et plus exactement, en remontant chronologiquement un peu plus haut, au vrai monde, au vrai univers dont descendait intellectuellement et esthétiquement David Hamilton? (J’en parlerai un jour).

Préfère-t-on vraiment le spectacle (assez émétique) de 2017? Les filles de 1968, au moins, désiraient ou « exigeaient » la jouissance et exécraient la procréation, mais leurs descendantes ont obtenu la procréation artificielle – et que reste-t-il là-dedans de   jouissance?…

 

Où est l’amour libre, où est l’amour tout court? La sensualité a été réduite au sexe réifié et à la capote anglaise… La société d’amour pue. La société d’amour suinte d’amour sauf dans le domaine amoureux, où il n’y a plus d’amour…

 Le néant du capitalisme a englobé le néant des anciens anti-capitalistes dans le grand néant moderne…  Adieu la liberté d’expression (seuls ont le droit de s’exprimer les censeurs, les histrions, les minables)… Adieu la sensualité (ça va de pair)…

Pauvre monde moderne, où on lutte contre le viol dans une société qui pornographise même les yaourts. On lutte contre la prostitution dans une société technologique qui fait subir mille fois pire, infiniment pire à ses administrées. On ne cause que de santé, de même, dans une société qui a gavé les jeunes de pilules cancérigènes ou tératogènes pendant des générations.

 

C’est le monde lepénisto-macronien, tout ça, un monde de perpétuelles promesses électorales impossibles à tenir et où, à force de prétendre défendre la dignité de tout le monde, on ne défend plus celle de personne.

Je me demande parfois, David Hamilton, si on ne vous a pas choisi, justement parce que vous étiez le plus grand, comme cobaye avant la campagne féministe, pseudo-féministe et anti-féminine d’aujourd’hui.

Un monde de beauté, de vérité, d’innocence et de liberté vraies, et d’amour vrai – votre univers, David Hamilton – il fallait absolument éviter cela…

 

Voilà, il est licite pour cette société de pornographiser le yaourt, la machine à laver, la lessive. Mais pas d’érotiser l’amour, la photographie et – cela rime avec photographie – la Jeune Fille… Voilà quel fut votre grand « crime »…

Adieu David Hamilton… Hélas…

 

 

La phrase qu’on aurait aimé lire: « Aucune enquête de justice n’est ouverte pour le moment et David Hamilton est présumé innocent comme tout citoyen avant une décision de justice »…

Publié le 22 octobre 2017 par defensededavidhamilton

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« Faites comme nous, lisez C’EST DAVID HAMILTON QU’ON ASSASSINE »

Une journaliste de Tokyo, une certaine Mie Kohiyama a affirmé sur Mediapart que Jean Lassalle avait tenté de l’embrasser en 2007, dans un ascenseur. Testis unus, testis nullus, pour commencer. Au demeurant, le député des Pyrénées-Atlantiques s’est défendu samedi dans la République des Pyrénées avoir tenté d’embrasser cette dame.

« Aucune enquête de justice n’est ouverte pour le moment et Jean Lassalle est présumé innocent comme tout citoyen avant une décision de justice », lit-on dans le JDD.

La question qui se pose est de comprendre pourquoi personne n’a écrit dans la presse française la même phase au sujet de David Hamilton…

La phrase qu’on aurait aimé lire: « Aucune enquête de justice n’est ouverte pour le moment et David Hamilton est présumé innocent comme tout citoyen avant une décision de justice »…

Cette journaliste japonaise raconte aussi les viols qu’elle aurait subis enfant, en 1977.

On ne peut que redire ici que le viol est condamnable quand il est prouvé et démontré, mais qu’il appartient aux victimes présumées de porter plainte dans les délais impartis par la loi contre leurs agresseurs présumés. Des délais de plus de vingt ans semblent excessifs à toute personne raisonnable.

Quant à une tentative de donner un baiser dans un ascenseur, tentative qui n’a eu aucun témoin et qui n’a peut-être jamais eu lieu, je subodore que Jean Lassalle échappera aux travaux forcés, et je m’en réjouis.

En tout état de cause, une attention particulière doit être apportée aux fausses accusations, qui peuvent être dictées par un désir de vengeance ou une recherche de visibilité médiatique de la part de starlettes de la téloche (ou du cinéma).

 

Des accusations tardives, et aussi des insultes ignobles proférées à la télé par un histrion du nom de Thierry Ardisson contre le grand photographe David Hamilton, ont abouti à la mort de ce dernier, par « suicide » selon la thèse officielle, dans des circonstances parfaitement troubles.

Je me réjouis de constater qu’en France j’ai été le seul à mettre en cause cette version du « suicide ». J’engage mes amis et mes amies, et les abonnés de ce blog, à avertir leurs enfants en leur disant que dans dix ans, dans trente ans, dans cinquante ans, la vérité (comme toutes les vérités) finira par émerger au sujet de la mort de David Hamilton.

J’espère que dans les prochaines générations, quand je ne serai plus là, il se trouvera alors des gens pour dire que j’avais été le premier et le seul à me battre dès novembre 2016 pour la vérité, et aussi pour l’honneur de David Hamilton.

Je remercie Jean-Pierre Fleury (docteur en sociologie de l’Université de Nantes) de republier, sur son blog, les articles de mon blog.

Je remercie Roland Jaccard pour les commentaires qu’il a laissés et laisse sur mon blog.

Je remercie qui voudrait encore se procurer ou diffuser les derniers exemplaires de mes livres, notamment ceux consacrés à David Hamilton ou à Dawn Dunlap.

Je remercie ceux qui laissent des commentaires sur ce blog.

Libération de la parole: et à quand la libération du silence?

Publié le 21 octobre 2017 par defensededavidhamilton

 

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Cela devient simplement grotesque.

  1. Des dames accusent des gens nommément. A mon avis, c’est bien le minimum. Ainsi, une dame accuse Tariq Ramadan de viol (il nie et déclare porter plainte en diffamation). Une demoiselle accuse Pierre Joxe de lui avoir posé la main sur la cuisse,  et le Code pénal ne doit sans doute pas prévoir la même peine pour un viol avéré et une main à la cuisse présumée (Pierre Joxe nie). Des dames accusent de mains aux fesses, si j’ai bien lu la presse, Jean Lassalle et aussi un socialiste du nom de Gilbert Cuzou. Autres plaintes en diffamation en vue… Pareil en ce qui concerne un élu LREM, Christophe Arend (il a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse).

  2. Et puis il y aussi les dames qui racontent leur histoire de viol sans donner le nom du présumé violeur. Ce qui rend la chose encore plus inutile. C’est le cas d’une certaine Mélanie Laurent https://www.msn.com/fr-fr/divertissement/celebrity/mélanie-laurent-agressée-sexuellement-par-un-réalisateur-français/ar-AAtNiDM?li=BBoJIji
  3. On a pour fermer le ban  le cas d’une certaine Chantal Ladesou, une dame septuagénaire qui a « failli » se faire violer (sans doute il y a quarante ans)… Elle non plus, elle ne dit pas par qui. https://www.msn.com/fr-fr/divertissement/celebrity/chantal-ladesou-jai-failli-me-faire-violer/ar-AAtO2J5?li=BBoJIji

J’en oublie forcément. Car demain, tous les jours, il va y avoir une pléthore de dames qui vont porter leurs accusations.

Les jounaux féminins vont avoir de quoi remplir leurs pages.

Tous les matins, les beaufs lecteurs de la presse pipole vont se demander, « voyons qui déclare avoir été violée aujourd’hui ».

Tout ça au nom de la « libération de la parole ».

La formule est très à la mode!

J’espère quant à moi que viendra sans trop tarder le temps de libérer le silence…

Je me demande combien de temps ça va durer, oui, toutes ces dames (et ces messieurs aussi) qui au bout de vingt ans, trente ans, quarante ans, ont attendu Weinstein pour se plaindre toutes ensemble, les unes après les autres jour après jour et semaine après semaine, de « viols » improuvables, quand ce n’est pas de « mains au cul » ou de compliments.

On a celles qui jettent le nom d’un type aux journalistes; on a celles qui ne citent aucun nom; on a celles qui ont « failli » être violées.

En général, toutes filles de gens importants, issues de familles aisées, actrices ou ex-actrices ou pseudo-actrices, dames qui ont fait (ou essayé de faire) leurs petites carrières en politique, dames bling bling.

Je me demande ce que doivent penser les milliers de femmes violées auxquelles les colonnes des journaux ne seront jamais ouvertes. Celles qui n’auront jamais un rendez-vous dans les chambres d’hôtel des producteurs hollywoodiens. Celles à qui personne ne propose un « casting ».

On va certainement avoir, prochainement, les émissions de télé, les bouquins, les films de dames qui vont elles aussi « libérer leur parole » pour raconter qu’elles n’ont pas été violées mais que, Madame Michu, ça aurait pu leur arriver…

Je suis très curieux de voir combien des accusations de « viol » ne se dégonfleront pas, devant les tribunaux, comme des baudruches.

La peine de mort a été abolie en France, par grand bonheur.

J’ose espérer qu’elle ne sera pas rétablie et que l’on ne portera pas non plus à l’échafaud des gens accusés (et pas forcément coupables!) d’avoir eu une main baladeuse ou d’avoir sifflé d’admiration au passage d’une dame…

Une certitude, l’ordre moral pue.

Et, qu’on le veuille ou non, cet ordre moral n’est pas ou pas forcément l’apanage des dictatures. L’ordre moral est l’apanage des sociétés démocratiques ou pseudo-démocratiques modernes occidentales.

Des décennies d’aberrations et de non éducation, ce mélange aussi de bureaucratie et de technologie aboutissent au(x) résultat(s) que tout cela devait provoquer.

Je pense qu’un Etat digne de ce nom s’occuperait des affaires de l’Etat, mais laisserait une large liberté à sa jeunesse – tout en lui enseignant l’amour de la beauté et le goût de la vérité. Liberté des moeurs, dans un Etat qui soit un Etat.  On a fait le contraire, en France et en Occident, depuis cinquante ans. Tout part en couilles mais, en revanche, on veut légiférer dans le domaine du sentiment.

On n’a fait que dresser les uns contre les autres les hommes et les femmes. La société « d’amour » a accouché d’une société sans amour, sans émotion, sans sentiment,  pratiquement sans sexe.

On est dans le monde à l’envers. On a tout faussement autorisé aux hommes modernes pour mieux les esclavagiser. Dans le domaine de l’amour qui devrait être celui de la transgression, que de féministes aigries, que de gens d’armes, que de censeurs, de conformistes et de bigots!

Un an après, les circonstances toujours plus troubles du « suicide » (?????) de David Hamilton…

Publié le 21 octobre 2017 par defensededavidhamilton

***

Dans « La Consolation », il y  a un an, Flavie Flament racontait donc « avoir été violée par un photographe célèbre ».  « Elle ne pouvait dire son nom », mais la couverture du bouquin reproduisait une photo de (ou attribuée à) David Hamilton… On sait la suite…

Un an a passé, et France Télévisions va maintenant diffuser un téléfilm adapté de « La Consolation », le 7 novembre, sur France 3, puis un documentaire « Viols sur mineurs : mon combat contre l’oubli », le 15 novembre sur France 5.

*

Flavie  vient aussi de donner un entretien à « Elle ».

http://www.elle.fr/Societe/Interviews/Flavie-Flament-J-aurais-tant-voulu-voir-David-Hamilton-face-a-un-juge-3564290

On y lit notamment ces propos de Flavie Flament : « Au moment de cette première interview, l’homme que j’aime, mes enfants, mon oncle et ma tante me croyaient tous. Mais personne d’autre ».

Ce qui vient donc confirmer que ceux qui, dans son entourage, croyaient Flavie Flament étaient ceux qui n’avaient pas été « témoins » des événements supposés avoir eu lieu, ou qui carrément n’étaient pas nés en ce temps-là…

En revanche, le reste de sa famille…

http://www.voici.fr/news-people/actu-people/viol-de-flavie-flament-son-frere-remet-en-cause-son-temoignage-sur-sa-famille-et-la-tacle-611359

*

Au fait… les autres « témoignages » contre David Hamilton?

Toujours dans « Elle », Flavie Flament répond:

« En tout, une trentaine de personnes nous ont contactées, mon éditrice et moi. Les faits remontent à la période allant de 1967 à 2007. (…) Beaucoup ont souhaité rester dans l’ombre ».

Ah!…

Qui n’est pas resté dans l’ombre?… Euh… Flavie cite de nouveau « Elodie »:

« Élodie m’a laissé un message, un soir, sur la page Facebook de mon émission à RTL, « On est fait pour s’entendre » : « Bonjour, je m’appelle Élodie, j’ai 27 ans, j’ai porté plainte contre David Hamilton. »

L’unique problème, Flavie (est-ce qu’on ne le sait pas, à « Elle »?)  est que… la justice française a rejeté la plainte d’Elodie…

Mais cela, Flavie Flament n’en pipe mot…

Voir:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/03/11/le-dogme-des-attouchements-sexuels-imaginifiques-de-david-hamilton-dura-lex-sed-lex/

*

On croit rêver…

Deux émissions à la télé, un entretien à « Elle », pour évoquer « Elodie »… dont la plainte a abouti à un non lieu à poursuivre contre David Hamilton…

*

Voici quelque chose d’encore plus intéressant.

Sur le 25 novembre 2016, jour de la mort de David Hamilton, Flavie Flament dit (en octobre 2017 donc):

  • « Au même moment, des journalistes sollicitaient David Hamilton pour le faire réagir, il menaçait de porter plainte pour diffamation contre moi et les journaux, mais il ne l’a jamais fait ! Je n’attendais que cela : s’il l’avait fait, j’aurais pu m’expliquer devant la justice. Il le savait. Cette guerre de tranchées a duré plusieurs semaines. Et quand il a appris, le 25 novembre, par un journaliste, qu’Élodie était avec nous, il a su que c’était fini pour lui. Quatre heures après, on le retrouvait mort dans son appartement ».

Mais… Mais… Mais…

Dans « France Soir » du 27 novembre 2016 on lisait: « Flavie Flament explique qu’elle dînait au restaurant avec son nouveau compagnon lorsqu’elle apprit que le photographe amateur de jeunes filles mineures dénudées avait été retrouvé mort dans son appartement ».

http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/mort-de-david-hamilton-pour-flavie-flament-le-photographe-suspect-pedophilie-suicide-scandale

Ce qu’écrivait France-Soir semblait signifier que Flavie avait appris la nouvelle de la mort de David Hamilton par hasard…

Or, selon Flavie toujours (« Elle », octobre 2017), un(e) journaliste (qui donc? des noms! des noms!) aurait avisé David Hamilton « qu’Elodie était avec Flavie »…

Et Flavie elle-même établit un lien de cause à effet entre cet appel d’un(e) journaliste et cette mort…!!!

Relisons : « Et quand il a appris, le 25 novembre, par un journaliste, qu’Élodie était avec nous, il a su que c’était fini pour lui. Quatre heures après, on le retrouvait mort dans son appartement »…

Etrange, est-ce que cette nouvelle n’aurait pas dû être communiquée par un juge, par un avocat?… Qui donc est ce ou cette journaliste (un ami, une amie de Flavie?) qui se chargeait d’appeler David Hamilton ? Est-ce là le boulot des journalistes?

Mais comment? Les journalistes n’appelaient pas David Hamilton pour lui poser des questions, ils ne publiaient pas son droit de réponse, ils ne révélaient pas qu’un homme de 83 ans avait peur pour sa vie…

Mais en revanche, Flavie savait qu’un(e) journaliste avait appelé David Hamilton, et pour lui dire quoi, et quand: quatre heures avant la mort de David Hamilton…

On voudrait comprendre par exemple si le (ou la) journaliste en question a appelé David Hamilton (son numéro était sur l’annuaire) éventuellement sur l’ordre ou le conseil de Flavie Flament.

Le 26 novembre 2016, le JDD demandait à Flavie:

  • « Une image vous est-elle revenue quand vous avez appris la mort de David Hamilton?
  • Non, pas d’image, j’étais dans un état de sidération.

Sidération? Sidération, alors qu’elle savait que, quatre heures avant, un(e) journaliste collègue avait appelé David Hamilton pour lui annoncer « qu’Elodie était avec Flavie »? Ou pour lui dire – ou lui faire croire – quoi d’autre?

Les enquêteurs chargés d’examiner les circonstances – fort troubles – de la mort de David Hamilton ont-ils entendu ce (cette) journaliste qui appelait David Hamilton , ce (cette) journaliste qui était en contact aussi avec Flavie Flament, la femme qui rêvait de le voir « menottes aux poings » face à un juge?…

Tout ceci est-il compatible avec la déontologie journalistique?…

Reste-t-il des enregistrements de la (ou des) conversation(s) téléphonique(s) avec David Hamilton?…

Je répète: les enquêteurs ont-ils envisagé l’instigation au suicide, si l’accusatrice d’un homme déclare en octobre 2017 dans la presse qu’il y a eu lien de cause à effet entre un appel d’un(e) journaliste – appel du 25 novembre 2016 dont l’accusatrice sait ou a dicté le contenu – et une mort survenue quatre heures plus tard par « suicide »?!

Si les enquêteurs ne l’ont pas fait, pour quelle raison?…

*

L’entretien de Flavie à « Elle » est un habituel délire.

Flavie dit par exemple:

« – J’aurais tant voulu le voir face à un juge, les menottes aux poignets. J’aurais voulu croiser son regard dans le box des accusés ».

Et pourquoi pas pendu en place publique? Ecartelé?

Est-ce que les accusés de 83 ans sont « menottés » face aux juges, dans le box ?

Accusés que la loi française tient à considérer innocents jusqu’à leur éventuelle condamnation, Flavie l’ignores-tu?

Flavie, ta vision est un rien médiévale…

*

Enfin, on avance.

Flavie, donc, le jour de la mort de David Hamilton, savait qu’un ou une journaliste téléphonait au photographe, elle savait le contenu de la conversation, et elle était dans un restaurant avec son compagnon.

Le blog « En défense de David Hamilton » a déjà posé la question, il la reposera: quel restaurant? A combien de distance de Montparnasse? Un restaurant habituel du couple? Ou alors, choisi précisément pour ce soir-là? Par quel hasard?

Est-ce le rôle d’une dame – Flavie Flament – qui affirme avoir été violée (mais ne s’est pas adressée à la justice en temps utile) de faire téléphoner un(e) collègue journaliste à un vieillard de 83 ans, en cherchant à l’apeurer en lui parlant d’une autre victime présumée, « Elodie » (dont la plainte a pourtant débouché sur un non lieu)?

Et ensuite, quatre heures plus tard, le vieux monsieur (qui disait craindre pour sa vie, et voulait porter plainte) est retrouvé mort…

La porte ouverte…

Un sac de plastique sur la tête…

Le même soir Flavie est avec son amoureux (c’est beau l’amour) dans un restaurant…

Elle apprend la mort de David Hamilton avec « sidération »…

L’acte de décès de David Hamilton dira, deux semaines plus tard, que le jour et l’heure du décès n’ont pu être établis…

Et tout ça vous semble normal?…

*

Jeudi 26 octobre 2017, le blog « En défense de David Hamilton » donnera – selon toute probabilité, du moins – une nouvelle concernant la mort (et l’immortalité) de David Hamilton…

L’AFFAIRE WEINSTEIN, par Olivier Mathieu.

L’AFFAIRE WEINSTEIN,

par Olivier Mathieu.

La famille Weinstein :

https://www.nytimes.com/2016/11/04/movies/miriam-weinstein-died-miramax.html

https://www.vanityfair.com/news/2003/04/max-weinstein-200304

La Légion d’honneur de Weinstein :

http://forward.com/schmooze/152519/weinstein-awarded-french-legion-of-honor/

Harvey Weinstein Urges Jews to Take on Anti-Semites: « Kick These Guys in the Ass » :

http://www.hollywoodreporter.com/race/harvey-weinstein-urges-jews-take-784210

Jean-Pierre Fleury :

– Olivier Mathieu, vous venez de publier plusieurs livres, sur l’actrice américaine Dawn Dunlap et sur le grand photographe David Hamilton, dont l’un a été préfacé par l’écrivain et psychologue Roland Jaccard. Le même Roland Jaccard a consacré plusieurs vidéos à ces livres sur son canal YouTube. Il y a bientôt un an, David Hamilton est mort. Aujourd’hui on parle beaucoup de ce Harvey Weinstein, né dans une famille juive américaine et dont le père, Max Weinstein, était bijoutier. Voyez-vous un rapport entre l’affaire Harvey Weinstein, d’une part, et ce que certains ont appelé l’affaire David Hamilton ?

Olivier Mathieu :

  • Non. Je vois une affaire Weinstein, mais je ne vois pas d’affaire Hamilton.

JPF :

  • En tant que distributeur, Harvey Weinstein a pris en charge la diffusion de nombreux films dans les salles de cinéma américaines. En 1997, « La vie est belle » de Roberto Benigni. La vie est-elle encore belle pour Harvey Weinstein ?

Olivier Mathieu :

  • Ce monsieur Weinstein, que je ne connais pas personnellement, est accusé de millions de choses dans la presse. Il n’entre pas dans mes intentions de le défendre (il n’a pas besoin de moi) ou de me mettre à crier avec… les dames qui l’accusent. Il y a de grandes différences, il y a des différences essentielles avec l’affaire, la non affaire Hamilton. Weinstein est riche, Hamilton était dorénavant plutôt pauvre, semble-t-il. Hamilton n’est plus de ce monde, qu’il se soit suicidé ou qu’on l’ait directement ou indirectement suicidé, l’action publique est éteinte. Surtout, les accusations contre Hamilton provenaient d’une et une seule personne. Or, personne n’est censé ignorer la loi, et l’adage latin qui est à la base du Droit, « Testis unus, testis nullus », cela veut dire qu’un témoignage unique est à considérer comme nul. La chose peut déplaire à Madame Flament, mais c’est ainsi ; et l’on me consentira de penser que le Droit basé sur des siècles ou des millénaires de jurisprudence ne sera pas remis en cause, même par une intellectuelle aussi prodigieuse que Madame Flament.

JPF :

  • Revenons à Weinstein. « A leurs débuts, en 1979, les frères Weinstein n’étaient que des charognards se jetant sur des films – n’importe quoi sur pellicule – auxquels les autres n’auraient pas touché, même avec des gants. Comme bien d’autres dans le milieu, ils ont quelques mauvais films érotiques sur la conscience (…). Le sexe faisait vendre, ils l’avaient compris », écrivait par exemple Peter Biskind dans Sexe, mensonges et Hollywood. Jusqu’à devenir un producteur puissant, distingué par le Centre Simon-Wiesenthal pour ses actions humanitaires et défini par Jeffrey Katzenberg, comme un « très gentil garçon juif » (« a really nice Jewish boy »).

Olivier Mathieu :

  • Autre différence de taille, les accusatrices de Weinstein l’accusent de son vivant. Weinstein s’est excusé, il semble avoir fait des admissions partielles. Hamilton, non ! Hamilton a nié, il a rejeté les accusations portées contre lui, par le biais d’un communiqué de presse. On a donc, je le répète, deux situations complètement différentes. Incomparables, impossibles à comparer. Mais il y a davantage.

JPF :

  • Davantage ?

Olivier Mathieu :

  • Oui. Je ne sais pas si Weinstein est coupable. Le personnage, croyez-moi, ne m’est pas sympathique. Pourtant et tout d’abord, je ne sais pas de quoi Weinstein est coupable. Personne ne le sait, parce qu’il n’y avait personne – à part lui et ses victimes présumées – dans les chambres d’hôtel où il est censé avoir eu des propos ou des gestes déplacés. Il est évident, en tout cas il est évident à mes yeux que le viol est répréhensible. Il n’en reste pas moins que Weinstein, tout comme Hamilton, a droit à la présomption d’innocence. Ce qui est atrocement gênant est d’entrer dans l’époque du Far West digital, avec des formules comme « balance ton porc » qui engage les gens à « balancer », donc à faire œuvre de délation. Or je pense que la délation est une vilaine chose. Je pense aussi que cela porte à une justice sommaire, qui n’est plus en rien une justice. C’est une justice rendue non pas par les tribunaux mais par une opinion publique – laquelle est, ou risque d’être en partie manipulée. C’est une justice de Far West et d’Epuration sauvage. C’est l’injustice totale. C’est pire que les « fake news ». C’est le conformisme, c’est le puritanisme, c’est l’ordre moral qui déferlent. On ne devrait pas pouvoir dire « balance ton porc », comme si on engageait toutes les femmes à dénoncer un « porc ». Comme si tous les hommes étaient des porcs. Traiter tous les hommes de « porcs » est une généralisation abusive et ridicule.

JPF :

  • Et les accusations contre Weinstein?

Olivier Mathieu :

  • Il y a des choses que je ne comprends pas dans l’affaire Weinstein. Je suis peut-être un imbécile… mais je ne comprends pas très bien cette avalanche soudaine de témoignages contre Weinstein. Cette unanimité soudaine a quelque chose de suspect. Ne pourrait-il pas y avoir des disputes, ou des histoires de gros sous dans une famille comme celle des Weinstein ? Qui a soudain encouragé tant d’actrices à témoigner contre Harvey Weinstein ?… Le risque, ici, est que certains de ces témoignages soient sincères et réalistes, mais d’autres pas du tout. Le risque est que certaines personnes veuillent se faire de la publicité. Or comment le savoir ? Ensuite, de quoi l’accuse-t-on ? Je l’ai dit, le viol est répréhensible. Mais personnellement, je ne crois pas que l’on puisse mettre, sur le même plan que le viol, une tentative que fait un homme de donner un baiser sur la bouche à une femme. Sinon, on arriverait à un monde de complète folie où plus aucun homme n’oserait embrasser ou draguer une femme. En fait, on arriverait à une société asexuée où, en définitive, ce serait l’ordre moral, petit bourgeois et monogamique qui serait renforcé. Si j’ai bien compris, Weinstein a demandé à beaucoup de femmes de le masser. Il a sans doute profité, pour cela, de sa position de richissime producteur cinématographique hollywoodien. Sans aucun doute. Mais est-ce que l’on peut condamner (et condamner à quoi?) quelqu’un qui a demandé à une femme de lui faire un massage ? Et même s’il a demandé à une femme de le regarder se masturber ? C’est d’ailleurs une demande un peu adolescente qui, à mon avis, n’est pas fréquente chez un « violeur ». Un violeur, je suppose, exige. Un violeur ne demande pas. Il se sert. On pourrait aussi imaginer quelqu’un qui demande à une femme de coucher avec lui. Mais demander à une femme de le regarder se masturber ? A ce point, je reviens à ce que je disais, où est le délit si la demande s’adresse à une femme adulte et qui est entrée, de son plein gré, dans une chambre d’hôtel ? Je pense qu’il y a délit à partir du moment où la personne est retenue contre son gré et contrainte par la violence. Mais s’il n’y a pas entrave à la liberté de mouvement de la personne, et s’il n’y a pas violence ? On est plus près, ici, de la drague (un drague de mauvais goût, certes, si vous voulez, mais de la drague) que du « viol ». Quiconque a les yeux en face des trous le comprend. Weinstein n’est pas quelqu’un de fin, ça se voit. C’est peut-être un malade sexuel. Mais jusqu’à quel point la plupart des accusations portées contre lui peuvent-elles être prises en compte d’un point de vue pénal et judiciaire ? Dans combien de cas y a-t-il eu réellement eu viol ? Je suis fort sceptique quant à la réponse. Aujourd’hui que le monde contemporain parle de déboulonner les statues des propres statues qu’il adorait hier, pourquoi ne pas proposer d’interdire les représentations du Don Giovanni de Mozart ? De brûler «Lolita » de Nabokov ? De mettre à l’index les films d’Alberto Lattuada ou au pilon les œuvres de Roland Jaccard ?

JPF :

  • Que faire, oui?

Olivier Mathieu :

  • Weinstein, sauf erreur de ma part, est accusé de viol par les plus ou moins connues Lucia Evans, Asia Argento, Rose McGowan, Lysette Anthony et aussi par une cinquième femme qui souhaiterait garder l’anonymat. On a donc cinq accusations de viol, qui restent à prouver. Par ailleurs les actrices (elles aussi plus ou moins connues) Gwyneth Paltrow, Angelina Jolie, Rosanna Arquette, Emma de Caunes, Judith Godrèche, Léa Seydoux et Cara Delevingne ont ensuite apporté des témoignages pour affimer qu’elles auraient été l’objet des attentions, agressions ou tentatives d’agressions de Weinstein… Je crois qu’une règle d’or serait que tant de dames, tant d’actrices, un peu partout dans le monde, cessent de rendre visite aux producteurs américains ou autres dans leurs chambres d’hôtel. Beaucoup de ces actrices posent nues, parfois depuis leur adolescence. Elles s’exposent dans des films et, en d’autres termes, montrent leur cul aux spectateurs du monde entier, et ça ne semble pas les gêner tant que ça leur rapporte du pognon. Ou tant qu’elles sont jeunes. Parce que quand elles vieillissent, elles commencent à dire qu’elles voudraient brûler les films où elles ont tourné quand elles étaient jeunes… Mais qui croit à tout ça ? Elles ne sont quand même pas nées de la dernière pluie, je suppose. Toute femme peut se douter que, si elle rend visite à quelque homme que ce soit dans sa chambre d’hôtel, il pourrait éventuellement lui passer par la tête d’essayer de la séduire, ou avoir envie de coucher avec elle. Beaucoup de ces actrices, confirmées ou débutantes, n’auraient-elles pas pu ou dû rendre visite à Weinstein dans un bureau ? Est-ce que le fait de lui rendre visite dans une chambre d’hôtel ne pouvait pas, d’ailleurs, lui donner des illusions ?

JPF :

  • On assiste en tout cas à une classique et habituelle multiplication des « témoignages ».

Olivier Mathieu :

  • Oui, et c’est gênant. Il n’y a pratiquement plus une actrice qui, chaque jour, désormais, n’affirme avoir été violée par Weinstein, ou par tel autre. On a même le cas de l’Italienne Asia Argento qui, à ce jour, a déclaré avoir subi TROIS viols ou agressions sexuelles de la part de TROIS cinéastes. Or, autant c’est évidemment la tâche des magistrats de punir le viol, autant la multiplication de « témoignages » (invérifiables, pour des faits supposés et souvent prescrits) ne peut mener qu’à renforcer encore la « guerre des sexes », et à augmenter la distance entre les hommes et les femmes. On a le sentiment d’une société où les hommes de demain seront d’un côté, les femmes d’un autre ; et où un homme aura tout intérêt à ne pas monter dans un ascenseur tout seul avec une dame parce que, si la dame accuse le monsieur au sortir dudit l’ascenseur, il est dans de sales draps… Ce ne sera pas une société sensuelle, non, ce ne sera pas une société innocente, ce ne sera pas une société très hamiltonienne. Hamilton, selon moi, ce n’était pas du machisme. C’était de la poésie, la poésie d’un monde où les poètes rendaient hommage à la beauté féminine. Mais après des années de machisme, c’est aujourd’hui le déferlement du féminisme le plus terre à terre, celui de « l’abhorration » pure et simple du mâle. Or, coupable ou pas (et je ne suis pas juge, ce n’est pas à moi d’en décider), rien ne devrait permettre à qui que ce soit et notamment à des millions d’internautes anonymes, à des « justiciers » autoproclamés, de traiter de « porc » Weinstein. Si celui-ci est coupable, qu’il soit puni. S’il ne l’est pas, rien n’autorise ou en devrait autoriser des millions de gens – qui ne savent rien des faits en question – à insulter un homme. Si Weinstein est malade, qu’on le soigne, le cas échéant. Mais ici encore, voire encore davantage s’il est malade, qu’on ne l’insulte pas. Les insultes, surtout quand elles proviennent des meutes contre un homme seul, sont toujours obscènes et émétiques. Toujours. Est-ce que l’on veut brûler les œuvres de François Villon ou les tableaux de Caravage, exemples parmi tant d’autres, parce qu’ils furent des assassins ? Si l’on brûle demain les œuvres de génies universels coupables d’avoir par exemple épousé des femmes qui avaient dix, vingt ou trente ans de moins qu’eux, on va amputer l’art et il ne restera plus que des minables… Est-ce qu’on voudra aussi ensuite condamner « moralement » Niezsche et Baudelaire et mille autres parce qu’ils allaient aux putes ?… Condamner rétrospectivement qui que ce soit est toujours une parfaite imbécillité.

JPF :

    • Pour conclure ?

Olivier Mathieu :

    • Pour conclure, au spectacle de cette affaire Weinstein, je peux certes subodorer que le monde du cinéma en général, ou du cinéma hollywoodien en particulier, est un petit peu pourri. Avais-je d’ailleurs besoin de Weinstein pour le savoir ?…Mais Weinstein, s’il est coupable, peut-il être le seul et unique coupable ? Qui est vraiment coupable ? Weinstein, ou alors le système qui a produit Weinstein, j’entends par là Hollywood ? La chose la plus triste est que si tant d’actrices ont été violées (avec Weinstein on en serait déjà à 28 !), et certaines à trois reprises (!!!), et cela sur tous les continents à commencer par l’Amérique du Nord et l’Europe, alors je comprends mieux en tout cas que l’art dramatique soit tombé si bas, en particulier en France, depuis une quarantaine ou une cinquantaine d’années. S’il me fallait croire que les actrices modernes des écrans ont cédé à des avances du genre de celles que l’on reproche à Weinstein, je comprendrais mieux leur absence de talent totale. Et cela vaut aussi pour les acteurs, je suppose. Car qui sait combien d’acteurs hommes ont aussi reçu – pourquoi pas ? – des avances de la part de producteurs ? Ils sont lointains, les temps des derniers réellement grands acteurs français de génie, Jean Gabin, Louis Jouvet, etc, des dernières grandes actrices, Arletty, etc, des derniers grands hommes du cinéma comme Michel Audiard. Toujours est-il que Weinstein, même Weinstein, a droit à la présomption d’innocence que l’on a refusée et déniée à David Hamilton. Weinstein a le droit de se défendre. C’est à ses accusatrices de démontrer leurs accusations. Le Droit, au moins en Europe, et le bon sens aussi disent que tout homme devrait être considéré comme innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été démontrée. C’est ce que je pensais pour David Hamilton, c’est ce que je continue à penser. Le bon sens dit aussi que les témoignages tardifs sont à prendre un par un, avec des pincettes, parce qu’ils doivent être examinés et vérifiés. Enfin, le bon sens dit que le monde auquel on risque d’arriver – c’est le monde d’aujourd’hui ! – sera un monde sans drague, sans séduction, sans sensualité, sans émotion. Puisque tout ce qui est fait semble concourir à traquer l’émotion pour la remplacer par la repentance (on en arrive à des messieurs qui, sur les « réseaux sociaux », désormais s’auto-accusent d’avoir eu dans le passé des comportements jugés sévèrement par les tenants des nouveaux dogmes et des nouveaux tabous). Partout c’est le conformisme et l’homologation des êtres humains, dans une vaste et répugnante globalisation des comportements, des modes de pensée et des façons d’aimer !

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury.

Hier, je faisais ce constat tout simple :

« … je ne vois plus aucune différence entre l’imposition par la loi d’une dite « vérité historique », l’imposition par les media du candidat du mondialisme Macron, et les répétitions médiatiques ou politiques, sans dommage, des mensonges diffamatoires… »

Je devrais ajouter que c’est non seulement la Vérité qui est mise à mal mais les porteurs de vérité. Car notre époque n’est pas que médiocre mais fortement plagiaire (ceci expliquant finalement cela). Ce qui n’empêche pas d’ailleurs les plagiaires d’avoir pignon sur rue, tels Attali, Lévy et autres minables.

Asselineau, le partisan affirmé du Frexit, se plaignait ainsi, il y a quelque temps, de voir ses idées pillées et récupérées (reprises de travers, aseptisées) aussi bien par l’extrême-gauche que par l’extrême-droite.

On vient de me mettre, ou plutôt de me remettre devant les yeux l’article d’un certain Jacques Delivré intitulé : De Polanski à Hamilton (cf. blog sur Mediapart, en date du 25 janvier 2017) dont toute la fin, concernant David Hamilton, n’est que la copie mot pour mot ou quasi mot pour mot (idées et expressions) d’un article paru sur le Blog en Défense de David Hamilton.

On ne cite plus de nos jours, on ignore les guillemets. En ces temps médiateux, on se recopie les uns les autres ; vrai ou faux peu importe ; l’opinion dominante de préférence. Et surtout, on snobe ses (bonnes) références. Mais finalement, c’est facile à comprendre pourquoi : les bons auteurs qui sont aussi les moins conformistes qui soient et les seuls esprits libres de notre temps, sont devenus infréquentables pour la grande masse des petites têtes molles et pseudo-penseurs bien dans le ton totalitaire dominant.

Debord en son temps se voulut le plus invisible possible, mais aussi le plus lu. Je crois que de nos jours, il n’y a plus besoin de faire un quelconque effort de discrétion, de retrait anti-publicitaire, de marge pour qui a réellement à dire.

Je lis (article repris d’un autre medium ?) sur MSN que je n’avais pas encore classé parmi les torchons de la « pipole-sphère »  :

« Invitée sur LCI dans l’émission 24h Pujadas, Flavie Flament est revenue sur le scandale sexuel qui touche le monde du cinéma. Pour elle qui a été violée à 13 ans par le photographe David Hamilton, les agissements d’Harvey Weinstein auraient pu être évités. »

Je ne sais pas si tout le monde se rend compte du niveau de déliquescence de cette « information ».

1/

En effet, la bien connue mythomane « traumatisée » et assoiffée de gloriole Lecanu ex-épouse Flament, commissaire politique aux affaires de viols, seraient donc apte à affirmer que les agissements (sic) de Weinstein auraient pu être évités, donc au final, que ses « agissements » (supposés) seraient déjà établis. Elle a la science infuse, celle-là.

De fait, on sait ce que pense la Lecanu de la présomption d’innocence, de la prescription et de la diffamation puisqu’elle s’est assise dessus l’une et l’autre, il y a un an environ, en s’en prenant à David Hamilton avec les conséquences que l’on connaît. Bien aidée par le minable Ardisson. Belle paire de salopards.

Enfin, je pense que l’on peut dire que tout ce qui sort de la bouche de cette gorgone est paroles d’évangile « féministe » tordues, genre « femen ». Insatiable, non contente d’avoir exploité publicitairement David Hamilton dans son bouquin à très faible niveau littéraire, d’avoir tiré sur la ficelle pour en faire un film télévisuel , elle vient encore ramener sa fraise sur une affaire dont elle ne sait rien. Fermera-t-elle un jour son clapet ?

Certes, qui sont les pires : elle, ou ceux qui la font dégoiser ses rengaines malades ? LCI et Pujadas ? … ?? Quelle maffia.

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Mais, ce qui est encore plus extraordinaire est qu’une feuille de choux quelconque puisse écrire : « pour elle qui a été violée à 13 ans par le photographe David Hamilton », alors même que David Hamilton n’a jamais été reconnu comme violeur par la Justice, et qu’il n’a jamais été condamné à quoi que ce soit, et alors même, qu’en tout état de cause, les « supposés » faits étaient prescrits. Que ceci puisse être écrit et répété en toute impunité est sidérant.

Notre société semble avoir atteint un tel degré de décrépitude que les media peuvent répéter sans dommage les pires mensonges, approximations, ragots grotesques comme en leur temps certains systèmes totalitaires. Ou se taire, à leur choix. À l’image de la télévision, réclame, publicité, propagande ne font plus qu’un, mêlant fiction à réalité, vérité à fausseté, dit à non-dit.

C’est pourquoi personnellement, je ne vois plus aucune différence entre l’imposition par la loi d’une dite « vérité historique », l’imposition par les media du candidat du mondialisme Macron, et les répétitions médiatiques ou politiques, sans dommage, des mensonges diffamatoires tels que : « le fasciste untel », « l’antisémite unetelle », ou … « le violeur Hamilton ».

En attendant, je constate que de faits établis, « Paul en ski » n’en est pas mort. Que Weinstein n’en mourra sans doute pas non plus. Et que de faits non établis, ou de non-faits David Hamilton, lui, en est bien mort ! Soit dit en passant, en tous domaines, notre époque aime s’acharner sur les plus vieux.

Tacite — Annales, livre sixième :
… après avoir allégué sur son absence de vagues et frivoles excuses, il passait à de plus graves objets, les haines qu’il encourait pour la République, et demandait que le préfet Macron et un petit nombre de centurions et de tribuns pussent entrer avec lui toutes les fois qu’il irait au Sénat. Un décret fut rendu dans les termes les plus favorables, sans fixation de l’espèce ni du nombre des gardes ; et Tibère, loin de venir jamais au conseil public, ne vint pas même dans Rome. Tournant autour de sa patrie, presque toujours par des routes écartées, il semblait à la fois la chercher et la fuir. (§ XV)
Macron, seul intrépide, fait étouffer le vieillard sous un amas de couvertures, et ordonne qu’on s’éloigne. Ainsi finit Tibère, dans la soixante-dix-huitième année de son âge. (§ L).

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